Congo-Kinshasa: le retour (périlleux) de Moïse Katumbi

Ancien gouverneur de l’ex-Katanga et président en exercice de la toute nouvelle coalition politique « Lamuka », Moïse Katumbi Chapwe rentre au pays, lundi 20 mai, par Lubumbashi. Et ce après trois années passées en exil. Certains observateurs dissimulent à peine des appréhensions pour l’ « intégrité physique » du futur ex-exilé. Au motif que le « général » John Numbi Banza – un des « bad guys » de « Joseph Kabila » – se trouverait, depuis une dizaine de jours, « en mission » dans la province du Haut Katanga. Quel est l’objet de cette mission? Mystère! « Moïse », lui, affiche une sérénité souriante. Mardi 14, il a eu un entretien à bâtons rompus avec des représentants des médias de la diaspora congolaise de Belgique. A savoir: Bobo Koyangbwa (MPBTV), Cheik Fita (Info des Congolais de Belgique), Fabien Kusuanika (Tshangu Tv) et l’auteur de ces lignes pour le compte du journal en ligne « Congo Indépendant ».

Interrogé mardi 7 mai par RFI et France24, Moïse Katumbi a annoncé son retour au Congo-Kinshasa. Cette nouvelle n’avait pas manqué de faire sourire. Et pour cause, ce n’est pas la première que l’ancien Gouverneur annonce son « come-back ». Cette fois, l’homme a « innové » en fixant une date: le 20 mai. Une date chargée de symbole. C’est le 20 mai 2016 que Katumbi  dut solliciter de s’expatriation afin de recevoir des soins appropriés. Il avait inhalé du gaz lacrymogène lancé par des policiers. C’était lors d’une audition au palais de justice de Lubumbashi dans le cadre de la fameuse affaire « Stoupis versus Katumbi ».

Kalev Mutondo
Kalev Mutondo

Coïncidence ou pas, le mercredi 8 mai, l’ancien patron de l’ANR (Agence nationale de renseignements), Kalev Mutondo, publie un étrange « communiqué de presse » dans lequel il s’en prend vivement à certains « anciens camarades du pré-carré de Joseph Kabila » qu’il qualifie de « traîtres » pour avoir, selon lui, « renier » l’homme à qui ils doivent tout.

Moïse Katumbi s’est-il senti personnellement visé par ce texte au ton comminatoire? « Je ne me suis jamais senti visé », a-t-il réagi avant d’ajouter une phrase que chacun pourrait interpréter à sa manière: « Nous savons qui est qui dans notre pays ». L’ancien gouverneur a-t-il voulu dire que « Kalev » lui serait redevable de « quelque chose »?

Tout au long de l’entretien avec les journalistes, Katumbi s’est présenté en « arrondisseur des angles ». Les mots « paix », « réconciliation » et « cohésion nationale » sont revenus à plusieurs reprises dans sa bouche. Comme pour dire que, sans être naïf, son bras de fer avec « Joseph Kabila » fait désormais partie du passé. Est-ce également l’avis de ce dernier qui a la réputation d’un homme à la rancune tenace?

DÉFENDRE LA CONSTITUTION

Pourquoi n’est-il pas « critique » à l’égard du président Felix Tshisekedi? Tout en réaffirmant son appartenance à une opposition qu’il qualifie de « responsable », le président en exercice de la coalition « Lamuka » a reconnu le climat de décrispation politique qui règne au pays depuis l’avènement de « Felix » au sommet de l’Etat. Une situation qui, selon lui, tranche avec la répression des manifestations sous l’ancien pouvoir. « Beaucoup de choses ont été faites depuis l’avènement de Felix Tshisekedi à la tête de l’Etat. Beaucoup de choses restent encore à faire », a-t-il souligné.

Pour Katumbi, son combat politique en tant qu’opposant consistera notamment à empêcher toute révision intempestive de la Constitution. « Nous veillerons à ce qu’on ne touche pas aux articles intangibles de la Constitution ». Une allusion claire à l’article 220 qui stipule: « La forme républicaine de l’Etat, le principe de suffrage universel, la forme représentative du gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical, ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle. Est formellement interdite toute révision constitutionnelle ayant pour objet ou pour effet de réduire les prérogatives des provinces et des entités décentralisés ».

On rappelle que l’ancien président « Kabila » ne faisait guère mystère, dès 2014, de sa volonté de faire modifier le mode d’élection du Président de la République. L’homme tenta, sans succès, d’imposer le suffrage universel indirect. Plusieurs émissaires avaient sillonné quelques pays occidentaux afin de « vendre » cette idée. C’est le cas de l’ancien ministre Tryphon Kin-Kiey Mulumba

Il va sans dire que les faits et gestes de la toute nouvelle présidente de l’Assemblée nationale, Jeannine Mabunda, étiquetée FCC, seront scrutés à la loupe. Ne dit-on pas: qui a bu boira?

Pour l’ancien gouverneur du Katanga, la Commission électorale nationale indépendante devrait être restructurée afin qu’on n’ait plus à faire face à « une injustice programmée ».

Selon des sources bien informées, une « animosité sourde » entre « Kabila » et Katumbi aurait commencé en février 2012 au lendemain de la mort de l’ex-bras droit du « raïs » Augustin Katumba Mwanke (AKM). « Moïse avait très mal digéré le manque d’empathie affiché par Kabila lors de la disparition brutale de l’ambassadeur Katumba », commente un confrère lushois. « Katumbi était très proche de Katumba », enchaîne une autre source.

L’ANNÉE 2023, C’EST ENCORE TROP LOIN!

Les relations « Kabila »-Katumbi se sont muées en « guerre ouverte » à partir du 24 décembre 2014. De retour à Lubumbashi après un long « séjour médical » à Londres, « Moïse » est allé haranguer les Lushois à la Place de la Poste. C’est à cette occasion qu’il lança sa célèbre métaphore d’un « troisième faux penalty inacceptable ». Traduction: pas question de laisser « Kabila » briguer un troisième mandat interdit par la Constitution. La suite est connue. C’est la « guerre »! Katumbi est revenu, mardi 14 mai, sur cet incident en martelant: « Nous avons refusé un troisième faux penalty. Il n’est pas question qu’on accepte un quatrième ».

Numbi et Chebeya en filigrane

Selon des sources, le « général » John Numbi Banza, le célébrissime suspect numéro un dans l’assassinat de Floribert Chebeya et la disparition de Fidèle Bazana, séjourne depuis une dizaine de jours au chef-lieu du Haut Katanga. Serait-il chargé d’exécuter une sorte de « solution finale »? Pour ces sources, « le retour de Moïse Katumbi à Lubumbashi parait risqué pour son intégrité physique ».

« Moïse » a été qualifié de « Judas » par l’ancien Président. Du berger à la bergère, Katumbi n’a pas hésité de répliquer: « C’est Kabila qui a trahi la Constitution ».

En attendant de prendre un vol non régulier lundi prochain à destination de Lubumbashi, Moïse Katumbi Chapwe se voit déjà en « messager de paix ». Il ne rentre pas pour régler des comptes. Il se refuse d’envenimer le conflit entre Martin Fayulu et Felix Tshisekedi. « Ce sont des frères et non des ennemis », a-t-il répété. Il se refuse également d’attaquer « Felix » afin de « consolider la paix et la cohésion nationale ».  Et d’ajouter: « L’avenir du pays passe avant toute chose ».

Compte-tenu du poids politique de « l’Ensemble », va-t-il briguer la fonction de porte-parole de l’opposition? D’après lui, la question sera examinée en toute sérénité par les six leaders de « Lamuka ». Va-t-on assister à une « guerre de chefs » en prévision de l’horizon 2023? Réponse: « L’année 2023, c’est encore trop loin »

 

Baudouin Amba Wetshi

27 thoughts on “Congo-Kinshasa: le retour (périlleux) de Moïse Katumbi

  1. cher BAW,
    Digne fils du Pays, Moise Katumbi, comme tout autre Congolais, est libre de rentrer dans son Pays et y contribuer au developpement.
    Cessons donc de « faire de la ligue » des assassins de carriere de la trempe d’un John Numbi et Kalev Mutond a la solde du Voyou-Voleur Tanzanien de Kingakati. Ces bandits ne nous impressionnent pas.

  2. Katumbi s’est effectivement évertué à arrondir maladroitement les angles, mais il a surtout pratiqué la langue de bois. Slalomant entre démagogie et ambiguïté langagière, il a tout fait pour se placer au centre du débat politique chez nous.Cet ancien Kabiliste bon teint de la première heure ne fait partie d’aucune génération spontanée, son parcours est éloquent à bien des égards, son divorce d’avec celui qui se fait appeler Kabila est une histoire d’ambition mal maîtrisée. Katumbi n’est pas un modèle d’intégrité, je recommande aux congolais qui font parfois preuve de naïveté de lire ce que la journaliste Colette Breackman a écrit sur sa gestion dans l’ex. Katanga. Breackman décrit un homme cassant, arrogant et méprisant vis à vis de ses employés. Représentant de Katumba Mwanke et Kabila dans la province cuprifère, il en a profité pour s’enrichir en un temps record sans attirer l’attention des congolais. Sa brouille avec son  » créateur  » est aussi une question des gros sous, car, la disparition inopinée de Mwanke Katumba a créé un climat de suspicion entre les deux K. Katumbi s’est mis dans la tête le fait que Kabila était le responsable de la disparition de leur tête pensante qu’était Katumba. C’est lui qui coordonnait et régentait tout. C’est ainsi que, fort de cette conviction, et avec le conseil de certains courtisans et petits malins, il a décidé de défier celui qui a fait de lui un homme riche. Il n’a pas quitté Kabila parce que le pays était mal géré, ni parce que Kabila persécutait les congolais, il l’a quitté tout simplement par réflexe d’auto protection. Ceux qui parlent de la gestion rigoureuse de Katumbi au Katanga oublient facilement que c’est lui qui a détruit la voie ferrée dans cette province pour permettre à sa noria de camions d’opérer sans concurrence. En se faisant passer pour le bienfaiteur relève du cynisme. Les congolais doivent ouvrir l’œil et le bon. Il faut se méfier de tous ces illusionnistes qui promettent m’ont et merveilles l’espace d’une campagne électorale. Katumbi dont les limites sont criantes intellectuellement ne fera pas des miracles pour les Congo et les congolais dans ce monde ô combien compliqué et complexe. Son but, c’est de s’enrichir encore et encore, un point c’est tout. Comment celui qui n’était qu’un petit vendeur des poissons est il devenu un homme richissime dans un temps aussi court !!. Cette question vaut son pesant de cuivre et autres.

    1. @Elombe
      Avez-vous un problème avec les zambiens, les italiens, les…
      Pourquoi autant de haine ? Seriez-vous un raciste, un tribaliste ?

    2. Cher Elombe,
      Pour une fois, je partage entièrement le tableau que vous brossez de Katumbi. D’ailleurs en ce qui me concerne, les hommes et leurs bonnes intentions déclarées ne m’ont jamais intéressé. Ce qui m’a toujours intéressé, c’est la recherche d’une voie susceptible d’empêcher le président de la république de recourir au clientélisme politique ; ce qui permettrait finalement de contrôler effectivement son pouvoir. Mais le problème avec vous, c’est que vous ne semblez pas vous rendre compte que ce que vous affirmez avec des mots justes sur Katumbi s’applique également a Tshilombo. Quand par exemple vous notez avec justesse que le divorce de Katumbi d’avec celui qui se fait appeler Kabila est une histoire d’ambition mal maîtrisée, vous semblez oublier que le mariage de Tshilombo avec celui qui se fait appeler Kabila est davantage une histoire d’ambition mal maitrisée. Aucun vice n’est beau. Mais le plus laid de tous, c’est l’indignation sélective.

  3. C’est comme un tremblement de terre qui traverse mes entrailles d’apprendre que les mots « cohésion nationale » fussent sortis de la bouche d’un italo-zambien Moses Soriano. Ceci est la preuve du prolongement de la récréation sous la « présidence » du champion de l’école bouissonnière.
    De quelle décrispation parle t-on? D’une part, Soriano parle en congolais et d’autre part les avions des bourreaux rwandais sillonnent et infestent l’espace aérien congolais, Mushikiwabo vient dispenser un séminaire aux dames congolaises, Ruberwa s’en va manifester sa présence à Kisantu en terre sacrée Kongo, l’on sort Ne Muanda Nsemi pour démontrer la capacité de faire disparaître qui que ce soit à tout moment, on reçoit à bras ouverts le chef d’état major de l’armée génocidaire rwandaise,… Décrispation, va!

  4. Ne pas être critique à l’égard du président nommé Felix Tshilombo et en même temps réaffirmer son appartenance à une opposition «responsable», démontre à suffisance l’ambivalence dans les propos de monsieur Soriano Katumbi. En plus, l’homme n’a jamais fait mystère son attachement et sa fidélité au satrape des mille collines.
    Quoi qu’il en soit, à l’heure qu’il est, les Congolais dans leur majorité se retrouvent en Martin Fayulu comme seul leader capable de mener à bon port les actions visant à s’approprier leur destin.

  5. Cher Baudouin,
    Quand il vous arrive de rencontrer les plus grands animaux politiques de notre pays et qu’ils dénoncent les maux qui rongent notre gouvernance, en tant que journalistes, vous devriez systématiquement leur poser des questions précises sur leurs solutions. Quand, par exemple, Moise Katumbi dit que « la Commission électorale nationale indépendante devrait être restructurée afin qu’on n’ait plus à faire face à une injustice programmée, vous devriez lui demander de sortir les propositions d’Ensemble ou de Lamuka à ce sujet. Un homme politique digne de ce nom qui dénonce un mal dans le fonctionnement de l’Etat doit disposer de « sa » au problème. Et quand il est leader d’un parti politique ou groupement de partis, celui-ci doit avoir une position claire là-dessus. Sinon, on dénonce pour le plaisir de dénoncer et parce qu’il est facile de dénoncer. Remarquez que nous ne savons faire que cela depuis l’indépendance. Résultat, quand les redresseurs de torts arrivent au pouvoir, ils deviennent à leur tour les bourreaux du peuple. Un piège sans fin. Un éternel recommencement. Nous ne sortirons jamais de ce cercle vicieux tant que nous ne mettrons pas l’accent sur les solutions ou les stratégies. Aujourd’hui, nous avons un président de la république qui fut un opposant dit radical. Mais comme ses prédécesseurs, il perd son temps à apprendre aux gouverneurs de province qu’ils ont été élus pour servir « le peuple d’abord ». « Le peuple d’abord » ! Quelqu’un pourrait-il me donner la différence entre ce slogan de l’UDPS, devenu semble-t-il une feuille de route du gouvernement (dixit Mwamba Tshibangu) et celui de « MPR = Servir. Se servir ? Non ! » ? On ne construit pas un Etat avec des slogans.

  6. Monsieur Katumbi parle dans son échange avec les médias de la diaspora de réconciliation nationale. Quel est le contenu qu’il met dans ce vocable « réconciliation nationale »? Est ce une entente renouvelée entre acteurs politiques ? Ou est ce un pardon des politiques toutes tendances confondues envers la population qui a subi de plein fouet leurs errements ? Ou est ce un renforcement de l’appartenance à la communauté congolaise demandée à toutes les composantes de la population congolaise ?

  7. Sa vie n’est pas en danger. Les loups même affamés ne se mangent pas. Katumbi fait partie de ceux qui ont prêté main forte à aka Kabila pour détruire le Congo.
    Qu’il s’occupe de ses affaires en attendant qu’un jour la justice (la vraie) lui demande des comptes et l’envoie derrière les barreaux.
    Quant à son expression orale … mama mia… quelle cata!
    En l’écoutant, j’ai honte pour lui.

  8. # Si le retour d’un Congolais jadis contraint à l’exil sur des condamnations politiques d’une dictature et aujourd’hui lavé de ces faux délits ne peut être que périlleux parce les sbires de cet ancien régime l’attendent au tournant, c’est à désespérer du changement qu’on nous chante.
    Moïse Katumbi a cheminé un bon moment avec ‘JK’ jusqu’au jour où il s’est tâté de lui refuser le ‘troisième faux penalty’. Il est entré depuis en politique à son propre compte, ambitieux et déterminé à devenir lui aussi calife à la place du calife, PR de ce pays.
    # Pendant cet intermède à l’étranger, il a eu le temps, l’intelligence et les moyens de rameuter une opposition à ‘JK » en réussissant de la rassembler autour d’Etienne Tshisekedi à Genval et ensuite par la force de choses autour de Fayulu à Genève. Il n’a pas tout réussi, la preuve, écarté de la course ce n’est pas son candidat qui est devenu PR mais on peut lui offrir une fière chandelle car sans lui on n’aurait peut-être pas connu cette alternance formelle.
    Il reste que Katumbi garde toujours en lui son ambition de devenir un jour PR et regarde à l’horizon 2023, ce que ne lui pardonne pas son ancien camp, ‘JK’ le traitant de Judas et le sinistre chef des sbires K Mutond lui promet à demi-mots leurs foudres.
    # Lorsqu’on entend parler Katumbi comme lors de l’interview qu’il a accordée aux quatre journalistes à Bruxelles, il ne fait pas preuve d’une intelligence lumineuse et d’une verve oratoire consommée (en français ?) mais on aurait tort de le prendre pour aussi léger qu’il y parait. Il n’aurait peut-être pas alors pu accumuler la richesse qu’on lui prête. Son discours peut paraître simpliste mais à le voir contourner les questions en revenant toujours à ses leitmotivs de « paix, stabilité, prospérité, intérêt du peuple, respect de la Constitution, tous des frères »… on voit qu’il a une idée précise de ce qu’il veut pour son avenir politique et surtout pour les lendemains de ce pays.
    Est-il bien taillé pour une fonction de PR, y arrivera-t-il ? Je ne sais mais il ne faut pas vite écarter qu’il joue un rôle significatif sur la scène politique demain. Dans tous les cas Kalev, Numbi et autres auraient peut-être tort de trop préjuger de leur puissance car Katumbi non seulement dispose de quelques ressources personnelles pour résister mais aussi a avec lui une démocratie qui se prépare et ses démocrates comme pas mal de sympathisants ou simples patriotes prêts à être derrière lui…

  9. « Son combat en tant qu’opposant politique consistera notamment à éviter toute révision intempestive de la constitution », dit Soriano. Sur ces mots, qu’en disent les fameux constitutionnalistes, les fameux doctorants en Droit Constitutionnel, les fameux avocats? Pourquoi cette acquiescence devant l’intrusion dans un domaine supposé le leur par un ignare facticement enrichi par la rapine du patrimoine minier des congolais?
    Ces prétendus juristes constitutionnalistes jadis loquaces sur ce site et qui se tapissent aujourd’hui dans un silence coupable des catacombes, ne peuvent-ils pas rétorquer à Soriano, bien qu’il ne soit à la hauteur de le comprendre, qu’au-delà de la révision constitutionnelle FORMELE à laquelle il fait allusion, il y a bien une SUBSTENTIELLE ou matérielle qui se produit au fil des jours au Congo? Que dire des législatures maintes fois reportées, des ministres intérimaires, des directeurs de cabinet qui agissent en Président et Premier Ministre à la fois, … Ici, nous venons de parler de la facette de l’organisation institutionnelle du Droit Constitutionnel. Qu’en est-il des droits et libertés fondamentaux qui conforment le « bloc de contitutionnalité »? Les fameux juristes constitutionnalistes les ignorent olympiquement. Leur Droit Constitutionnel se limite juste à citer des articles d’une charte de l’occupation. Nkenda na mawa.

  10. @Jos Bongos
    Merci beaucoup, Nous sommes tous descendants D’adam et Eve, tous des congolais .NON au discrimination ,stigmatisation, rejet de l’autre , Animosite , Vivons les valeurs ethiques .

  11. 17 Mai 1997 au 17 Mai 2019, 22 ans après la pseudo libération par les Kadogos venus du Rwanda officiellement pour chasser le Mobutisme, officieusement pour occuper le Kongo, déjà 13 millions des morts causés par l’AFDL des Nomades Occupants venus d’ailleurs qui ont concocté 29 stratégies de « corruption » des politiciens pour se sédentariser de force au Kongo…
    Le malheur du Kongo c’est sa classe politique Kongolaise-Kongoraise corrompue !!! Alias Kabila s’est acheté une majorité fabriquée par la CENI pro Rwanda avec Félix Antoine Tshisekedi Tshiiombo aka le Pétain Kongolais comme Président protocolaire. Bientôt le partage du pouvoir entre politichiens sera acté sans le Peuple l’éternel dindon de la farce politico-démocratique qui s’y joue…
    Nous (Combattant Résistant de l’Ombre) n’avons jamais vu un Peuple qui souffe autant mais qui adore ses bourreaux à la folie, c’est le syndrome de Stockholm le symptôme visible du fanatisme aveugle qui est une forme d’esclavagisme mental spirituel moral intellectuel et de la religiosité imbecilisante…
    Des individus pareils comme Moses Soriano alias Moïse Katumbi Chapwe fossoyeur de la Gecamines et de la SNCC sous d’autres cieux devaient rendre compte de leurs multiples crimes économiques contre le Peuple Kongolais Souverain Primaire en lieu et place d’être leur bouche autorisée…
    L’intéressé toujours fidèle à Kingakati et au Rwanda l’homme aux multiples facettes, identités et passeports officiellement en Occident pour se soigner contre des poisons inoculés par la soldatesque Kingakatienne prétend être en danger, annonce quand ça l’arrange qui retournera au KONGO pour combattre ses anciens partenaires politiques du PPRD mués en la coalition diabolico-occulto-satanique FCC-CASH, c’est de la pure démagogie populiste… Sic
    Si selon le Maréchal Foch « Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir » selon la Bible [« Quand il n’y a pas de révélation, le peuple est sans frein » ou « Lorsqu’il n’y a point de vision, le peuple est abandonné » Proverbes 29 : 18]… Ainsi soit-il… INGETA

  12. Chers compatriotes , Tout est fabricable dans notre pays à commencer par les faux dossiers judiciaires, les prisonniers politiques , les incendies, rebellions Adf , Kamwina Sapu, en passant par des faux opposants, et le leader de l’opposition, j’estime que Soriano Moses est un produit récent Made in Kingakati avec une double mission ,abrutir ses soi- disants frères katangais et pérenniser le regne des occupants nomades en contrôlant l’opposition pour qu’elle ne tombe pas dans les mains des congolais d’origine qui sont intransigeants , étonnant pendant que Martin Fayulu se contente d’haranguer la foule ,le tireur de ficelles planifie la surexploitation de la RDC, pour les cinquantes prochaines années , RdCongo est devenue un véritable Bilanga , Shamba, Budimi pour tous les pays prédateurs, Mafa doit illico presto capitaliser , rentabiliser son actuelle aura de draîner la foule et construire vite sa base, sinon le retour de Katumbi et Bemba va lui damer les pions ,vu la nature versatile des Rdcongolais

    1. @ Mwamba rama
      Allant de coq-a-l’ane, tu hallucines en confondant tous ces acteurs…
      Une consultaion psychiatrique t’aiderait….Laisse Katumbi tranquile.

    2. @Mwamba Rama,
      Bravo cher compatriote. En peu de mots, vous avez tout dit.
      Je pense que cette fois-ci la jeunesse congolaise montante de la diaspora et au niveau du pays ne se laissera plus jamais impressionner par quelque énergumène que ce soit. Notre peuple se retrouve aujourd’hui en Martin Fayulu.

  13. Cher Ciement Mwana- Karavia , Il y a actuellement des matériels médicaux comme par exemple le scanneur qui peut vous aider à annalyser vos neuronnes , si possible votre Q.I , j’ai tapé là où ça fait mal, Katumbi est-il métis matriacat ou patriacat ? un blanc tout à fait tantôt Italien , Zambien , neuveu du grand chef Kazembe de Mansa , quand vous quittez Mufulira , vous traversez Monkambo tout droit vers Mansa . vous accusez trop de fanatismes or cette tare héréditaire est un asservissement mental ,tenez le pour dit : Soriano Moses Katumbi 50% Zambien , est un petit dieu seulement aux yeux de ses fans de Mazembe, pour moi , il est un affairiste macchiaveliste , jusqu’à fabriquer les briques cuites et adobes au quartier Kalebuka Briquet , au détriment de gagne- petits, Il est opposant de fabrication locale made in kingakati , pour stopper la dynamique de soulevement populaire qu’incarne les opposants 100% congolais , et abrutir ses soi-disants frères katangais ,mbunga( farine) yake iko na 8000fc/sac .

  14. Cher Clément Mwana-karavia , Je persiste et signe Mnses Katumbi , est un opposant fabriqué de toutes pièces par le laboratoire de Kingakati , aux fins de distraire les congolais comme vous , en quoi Soriano Moses Katumbi , Da Silva Kyungu et Nazem Nazembe Hodrug sont-ils katangais ? mais vous les chérissaient plus , en haissant vos cousins germains Kasaiens tous issus de Sanga Lubangu dans l’empire Luba chez Ilunga Mbidi près du lac Boya à Kabongo Gare vers Kongolo Kindu , Quel aveuglement ! quel asservissement mental ? cher frère Clement Mwana-Karavia ? Karavia Pullman hôtel ? ou Karavia L’avenue qui quitte Kamalondo vers Salama en jonction avec , avenue femme katangaise et l’avenue Gabriel K ? nos frères du Katanga réflichissent uniquement quand il y a retour de la manivelle ,le faire par anticipation pose problème,quelle paresse intellectuelle ! ,aujourd’hui les soi-disants chinois investisseurs ont uniquement comme document le passeport des touristes ,alors qu’ils font des milliards-Mining.

  15. Sincèrement, Katumbi est bon pour rester dans ses affaires et poursuivre d’encadrer Mazembe.
    De la même façon que alias Joseph Kabila et Antoine Félix Tshilombo, il n’a nullement la poigne pour diriger la RD Congo.
    Soyons quand même sérieux et laissons tout fanatisme.
    La RD Congo mérite mieux pour la diriger.
    Ce pays ne doit plus continuer d’être dirigé par des aventuriers de tout bord, et des analphabètes politiques de tout acabit.

  16. Mwamba Rama ,
    1.000.000 de likes . Bravo bravissimo ! J’ espère que cette réplique suffira amplement pour faire refléchir certains fanakwiti à la cervelle de moineau qui n’ ont aucune capacité d’ user à bon escient ce qu’ ils ont dans leurs crânes . Mwana Karavia au fait vous refléchissez par votre anus ou quoi ?

  17. Katumbi a tué la SNCC, Katumbi s’est enrichi derrière Katumba dans le mins etc…,
    on oublie MERZARIO, katumbi était encore un enfant.
    quant on a la chaîne alimentaire du pays (frigoviaf, cabelcom, bon marché etc..) sont transformé en SGA et liquidé ou était katumbi selon vous …
    occupons-nous à chercher des solutions à notre problème Zaïro-congolais au lieu de passer notre temps à s’insulter gratuitement sans proposer aucune perspective …

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