Congolais de mère et de père congolais…

Wina Lokondo
Wina Lokondo

Noël Tshiani, peu connu des Congolais jusqu’il y a quelque temps, a sans conteste réussi son coup: celui de se faire connaître par un grand nombre de ses compatriotes et de se placer au centre du débat politique. Sa proposition de revisiter la loi électorale en y insérant entre autres conditions pour tout candidat à l’élection présidentielle d’être de nationalité congolaise « né de mère e de père congolais » divise actuellement l’opinion, entre ceux qui conçoivent la nationalité dans son sens universel de relation juridique entre « un » individu et « un » Etat faite des droits et des obligations réciproques entre les deux, et ceux qui y ajoutent des considérations sociologiques et identitaires, de « pureté génétique ». Tropicale conception hitléro-maurasso-lepenienne de la nation.

Ancien fonctionnaire au Fond monétaire international, Noël Tshiani a décidé, après une longue absence, de regagner le pays et de le servir. L’homme s’est senti une vocation présidentielle en 2018. A défaut d’avoir pu devenir le suprême calife, il a été amené à revoir ses ambitions à la baisse et estime aujourd’hui être le mieux qualifié pour diriger la Banque centrale du Congo. Pour en convaincre l’opinion, le « docteur » Tshiani écume les studios de télévision où il égrène ses « nombreux » titres académiques et fait valoir sa « longue » carrière dans le domaine des finances. On l’entend causer, avec force chiffres, sur son programme économique, sur son « plan Marshall » pour le Congo. Mais la mayonnaise n’avait jusque-là pas pris: l’économiste ne parvenait pas à capter l’attention des Congolais qui le trouvaient trop cérébral, théorique. Il finit par comprendre qu’il lui fallait faire « comme tout le monde », comme la majorité des acteurs politiques congolais: faire du populisme, prendre ses compatriotes par l’épiderme et les tripes, par le sensible, par le discours qui les emballe: l’identitaire. Et ça a marché! Le voilà devenu le nouvel héraut de la « congolité », thèse monopolisée jusqu’ici par les Honoré Ngbanda et les Muhindo Nzangi à laquelle il ajoute une couche de plus: la condition d’ascendance génétique et congolaise pour tous ceux qui sont appelés à occuper des fonctions régaliennes. « Efficace » et « sûr » moyen, dit-il, de protéger le pays des « trahisons » et des « infiltrations ». Anachronique, ignoble, vexatoire et inutile idée.

Anachronique quand on sait que bien des Etats modernes, ouverts et « humanisés& » ont retiré de leurs Constitutions les notions de grande et de petite nationalité – honteux vestiges des régimes racistes et ségrégationnistes – qui violentent la belle idée démocratique d’ « égalité » de droit entre citoyens d’un même pays. Ignoble et vexatoire que certaines personnes, se prévalant d’être de « sang non souillé » par un quelconque mélange, se donnent le pouvoir de désigner – par une loi! – d’autres hommes et femmes comme des « potentiels traîtres à la nation » du fait que circulerait dans leurs veines un « sang impur », celui de la déloyauté, déloyauté serait inscrite dans l’ADN de tout enfant issu des parents de nationalités différentes, proclamé ainsi individu « suspect » et « dangereux » qu’il faut absolument et éternellement éloigner de la haute gestion du pays, et ce, malgré son caractère personnel, son éducation, sa compétence, sa moralité, ses preuves d’attachements au pays, ses réalisations économiques et sociales en faveur de son village, de sa province, bref de ses concitoyens!

La « saine » congolité de Noël Tshiani est inutile car elle n’a jamais épargné le Congo de turpitudes de ses dirigeants, de leur corruptibilité, de leur faiblesse morale. L’histoire du pays foisonnent d’exemples des Congolais de pure souche qui l’ont politiquement trahi et économiquement truandé sans le moindre état d’âme. Moïse Tshombe et Albert Kalonji furent bien des « Congolais nés de mères et de pères congolais ». Ceci ne les empêcha pas de comploter avec des puissances étrangères et d’accepter de « saucissonner » leur pays au profit de ces dernières. Laurent-Désiré Kabila fut aussi de pure ascendance congolaise. Pour son intérêt politique personnel, il accepta de conspirer contre son pays et de faire entrer des cohortes de Rwandais au Congo à qui il confia les plus hautes fonctions régaliennes de l’Etat. Pour un presque similaire comportement, le maréchal Pétain avait été condamné à mort en France après la Deuxième guerre mondiale. « LDK » a, lui, été déclaré « héros national » par d’autres Congolais nés… de mères et de pères congolais! On aura longtemps difficile à le comprendre…

Les pillages des richesses économiques du pays ne sont pas le fait des seuls étrangers « voraces ». Plusieurs dirigeants des entreprises publiques, présumés mauvais gestionnaires et détourneurs, et actuellement épinglés par l’Inspection Générale des Finances, sont presque tous des « Congolais nés de mères et pères… congolais ». Leurs génotypes bien congolais ne les ont pas pour autant disposés à bien faire, à gérer avec patriotique amour le portefeuille de l’Etat… congolais. Il leur est notamment reproché de conclure des marchés publics de gré à gré, marchés qu’ils ont souvent et préférentiellement accordés aux… étrangers qui tiennent aujourd’hui toute l’économie du pays. La « combine » Kamerhe-Jammal en est l’illustration.

Le discours de la « congolité » nous rappelle celui de « l’ivoirité » qui avait mis la Côte d’Ivoire à feu et à sang. Trois successifs présidents ivoiriens, Henri Konan Bédié, le général Gueï et Laurent Gbagbo, y avaient recouru et avaient ainsi cru pouvoir barrer la route de l’élection présidentielle à Alassane Ouattara, ancien premier ministre ivoirien nés des parents d’origine burkinabè. On fit croire aux Ivoiriens, par un discours identitaire alarmo-catastrophiste, que leur pays disparaîtrait de la carte de la Terre si ce dernier devenait président de la République de Côte d’Ivoire. Il n’en a pourtant rien été. Alassane Ouattara l’est finalement devenu en 2011. La situation économique et sociale du pays est meilleure depuis dix ans que pendant la décennie de présidence de Laurent Gbagbo, Ivoirien « de mère et de père ivoiriens ». Autres exemples: Jerry Rawlings et Barack Obama, respectivement des pères écossais et kenyan, n’auront pas été des citoyens déloyaux vis-à-vis du Ghana et des Etats-Unis du fait de leurs ascendances paternelles étrangères. Les Ghanéens et les Américains les ont d’ailleurs plébiscités parmi les meilleurs présidents que leurs pays ont connus.

Le débat sur la « congolité de mère et de père… congolais » de Noël Tshiani prend déjà une mauvaise tournure. Elle vient « tronçonner » davantage un pays où l’unité nationale peine à se refaire après des années de guerres civiles et d’apologie de l’ethno-régionalisme. Puisse le « technocrate » – qui prétend être respecté à travers le monde – sortir de son dévoiement identitaire et garder cette « honorabilité » de plus en plus entamée par les attaques ad hominem qu’il reçoit de ses contradicteurs qui lui refusent le droit de parler de la nationalité congolaise, lui qui aurait acquis la nationalité américaine. Noël Tshiani peut servir utilement le pays en se replongeant dans ses réflexions sur le « plan Marshall » pour le Congo, retrouver son domaine économique et laisser le boueux terrain politique à ses professionnels « acrobates ».

 

Wina Lokondo

18 Commentaires on “Congolais de mère et de père congolais…

  1. L’utilisation des mots forts et excessifs dans cet article me donne envie de vomir. Nazisme, Lepenisme, congolité. Noël Tshiani n’a fait que poser le problème pour susciter le débat dans un pays démocratique. Il n’a retiré la nationalité à personne, mais il a fait une proposition qui consiste à protéger notre pays contre certaines pratiques. Tout ce qui est excessif est insignifiant, Mr Wina Lokondo se conduit en donneur de leçon, qu’il se souvienne de ces hauts gradés de l’armée qui se sont souvenus de façon opportune qu’il n’étaient pas congolais parce qu’ils avaient des ennuis avec la justice internationale. Mr le redresseur de tort, un peu de modestie vous fera réfléchir avant de porter de jugement de valeur de façon aussi péremptoire. Tout le monde sait que la personne que vous soutenez ici, qui s’est enrichie de façon scandaleuse a payé et corrompu certaines consciences pour le besoin de la cause. Mais le Congo n’est pas à vendre cher monsieur. Il a une âme et une identité n’en déplaise aux profiteurs de tout acabit.

  2. Cher Lokondo,
    Désolé de ne pas voir comme vous tout en noir la proposition de Tshiani et non plus de ne pas en faire aujourd’hui un problème majeur du pays. Quelles que soient toutes ses motivations Tshiani a d’abord fait usage de sa libre expression livrée ici à tout le pays. Pour moi, proposer de verrouiller à sa façon l’accès à la magistrature suprême n’est ni une infamie morale ni une calamité politique, seuls son timing et son arrière-plan personnalisé me heurtent. Pourquoi en effet les Congolais ne réfléchiraient pas et ne débattraient pas à ciel ouvert des conditions particulières du candidat PR comme partout ailleurs sans tout de suite y voir une discrimination coupable envers certains d’entre eux ? Les raisons de cette proposition ne sont pas après tout utopiques, sorties de nulle part. J’aurais juste voulu qu’on ait le temps d’y réfléchir plus sereinement et d’en décider ensemble par exemple via un referendum correct !

  3. Du BLABLABLA LOKONDOÉEN
    1. Vous avez disposé de suffisamment de temps pour produire un bon article réfutant rationnellement les arguments de Tshiani. Malheureusement, à la place, vous nous livrez un torchon honteux pour un prétendu intellectuel. Au lieu de débattre de la thèse de TSHIANI, vous avez préféré deébattre de la thèse caricaturée de TSHIANI. Un procédé non-intellectuel et honteux. BAFUTI YO ? Trop de faussetés, falsifications, manipulations dans votre piètre texte. Voyons :
    RAPPEL : LOKONDO rappelait dans „RDC: Adieu unité nationale“ (sept. 2020) cette belle époque de la 2. République pendant laquelle „les ondes de l’Office zaïrois de radio et télévision berçaient les Zaïrois, du matin au soir, par le refrain de l’ode mobutienne à l’unité nationale « Tata bo? Moko! Mama bo? Moko! Ekolo bo? Moko! »“. Aujourd’hui le nostalgique Lokondo est amnésique et ne se souvient plus que la question de Tshiani qu’il dénigre sous le vague terme de congolité était bien posée sous Mobutu (cf. Les conditions pour devenir Président du Zaïre). Comment décrier cette question comme séparatiste, hitlérienne… sans condamner le mobutisme et lui reprocher de séparatisme, de discrimination ? Lelo nde ekomi mabe ? Mobutu et Tshiani avec la même idée. Mais Mobutu célébré comme unificateur. Tshiani désavoué comme séparatiste. Quelle contradiction de Lokondo !!!
    2. „Tshiani a réussi son coup: celui de se faire connaître par un grand nombre de ses compatriotes et de se placer au centre du débat politique“ : FAUX. Tshiani a posé un problème pour un débat démocratique auquel vous renoncez ilamentablement.
    3. „entre ceux qui conçoivent la nationalité dans son sens universel de relation juridique… et ceux qui y ajoutent des considérations sociologiques et identitaires, de « pureté génétique ». Tropicale conception hitléro-maurasso-lepenienne de la nation“ : DES MOTS POUR TOUT FALSIFIER et finalement POUR NE RIEN DIRE. Ridicule !
    4. „Pour en convaincre l’opinion, le « docteur » Tshiani écume les studios de télévision où il égrène ses « nombreux » titres académiques et fait valoir sa « longue » carrière dans le domaine des finances“ : Comment propose-t-on un debat démocratique ? LOKONDO, aveuglé, et trahi par son subjectivisme débridé, dénigre ici les moyens democratiques de communication et discussion rationnelle. Katumbi peut déplacer, nourrir et mobiliser des journalistes pour parler de sa personne et de ses idées. Et Tshiani ne peut pas se présenter aux différents studios pour proposer un débat ?
    5. „Il finit par comprendre qu’il lui fallait … faire du populisme, prendre ses compatriotes … par le discours qui les emballe: l’identitaire.“ : Restez sur des faits au lieu de vous perdre dans des interprétations légères. Par ailleurs, la question de l’IDENTITÉ est-elle un sujet tabou dans une démocratie ?
    6. „Le voilà devenu le nouvel héraut [Sic! le nouVEAU héraut] de la « congolité », thèse monopolisée jusqu’ici par les Honoré Ngbanda et les Muhindo Nzangi: Dans quelle mesure l’ont-ils monopolisée ?
    7. „Anachronique quand on sait que bien des Etats modernes, ouverts et « humanisés& »: Quand on ne fait pas comme certains État dits ‘modernes’, on est anachronique ? Ki humanisme eye kosala nini awa dans un débat démocratique de souveraineté ?
    8. „ont retiré de leurs Constitutions les notions … qui violentent la belle idée démocratique d’ « égalité » de droit entre citoyens d’un même pays“ : Dans l’article cité supra („RDC: Adieu unité nationale“), LOKONDO A CÉLÉBRÉ MOBUTU COMME GRAND UNIFICATEUR alors qu’il n’avait pas retiré l’article de ‘père et de mère’. Par ailleurs, la limite d’âge n’est-elle pas discriminatoire ? Respecte-t-elle cette prétendue égalité ?
    9. „Ignoble et vexatoire que certaines personnes, se prévalant d’être de « sang non souillé »“ : LOKONDO MANIPULATEUR ! Nulle part Tshiani (tout comme le Mobutu unificateur de Lokondo) parle de souillure et dit que c’est que „certaines personnes“ qui vont décider ou se donner „le pouvoir de désigner…“ Ne connaissez-vous plus la notion de majorité dans une démocratie ?
    10. „… dans leurs veines un « sang impur », celui de la déloyauté, déloyauté serait inscrite dans l’ADN de tout enfant issu des parents de nationalités différentes“ : BON SANG ! Présenteez correctement la position de Tshiani (qui reprend le Mobutu unificateur de Lokondo) et essayez de la réfuter avec des arguments rationnels et solides. Mpo nani lokuta ya boye ? Tshiani n’a pas parlé d’ADN, encore moins d’exclusion „éternelle“. Il a circonscrit le contexte de guerres et d’infiltration dont le Congo est victime et formulé, par conséquent, sa proposition. Suana na ye rationnellement.
    11. „et ce, malgré son caractère personnel, son éducation, sa compétence, sa moralité, ses preuves d’attachements au pays, ses réalisations économiques et sociales en faveur de son village, de sa province, bref de ses concitoyens!“ : Cette discrimination se fait déjà sans ladite loi Tshiani. LOKONDO VRAIMENT ! Kiadi !
    12. „L’histoire du pays foisonnent d’exemples des Congolais de pure souche qui l’ont politiquement trahi et économiquement truandé“ : TSHIANI LE NIE PAS ! Il rappelle que les uns, on peut les poursuivre; mais pour les „50-50“; cela peut se compliquer s’ils s’abritent derrière l’autre nationalité. Tshiani ne dit pas que les „100%“ sont des saints.
    13. „Le débat sur la « congolité de mère et de père… congolais » de Noël Tshiani prend déjà une mauvaise tournure. Elle vient « tronçonner »…“ : C’est plutôt des FALSIFICATIONS ET MANIPULATIONS du genre lokondoéen qui menacent l’unité nationale. La proposition de Tshiani concerne les Congolais de toutes les ethnies. Inutile de faire peur aux gens en agitant kitendi y’apologie de l’ethno-régionalisme et d’empêcher les Congolais de discuter sereinement jusqu’à la victoire de meilleurs arguments.
    14. „Puisse le « technocrate »… garder cette « honorabilité » de plus en plus entamée par les attaques ad hominem qu’il reçoit de ses contradicteurs qui lui refusent le droit de parler de la nationalité congolaise, lui qui aurait acquis la nationalité américaine“: SOUDAIN, LOKONDO ne condamne plus la discrimination ; celle-ci est bonne quand elle est pratiquée contre Tshiani. Lokondo, le soi-disant non-anachronique. moderne, humaniste, défenseur d’égalité, demande à la victime Tshiani d’aller voir ailleurs et ne s’offusque pas des attaques AD HOMINEM qu’il subit de la part de ses détracteurs. Au contraire, Lokondo y ajoute des attaques AD PERSONAM [L’attaque ad hominem = confondre un adversaire en lui opposant ses propres paroles ou ses propres actes. L’attaque ad personam = manœuvre déloyale visant à discréditer son adversaire sans lui répondre sur le fond. LOKONDO EST DANS LE DÉLOYAL.]
    15. „Noël Tshiani peut servir utilement le pays en se replongeant dans ses réflexions sur le « plan Marshall » pour le Congo, retrouver son domaine économique et laisser le boueux terrain politique à ses professionnels « acrobates ».“ : LOKONDO finit HONTEUSEMENT de recommander à TSHIANI une proposition qui – sans s’en rendre compte – passerait aussi bien aux ‘politiciens 50-50’ qu’il défend, à savoir „servir le Congo loyalement à d’autres postes que ceux de souveraineté“. Sacré Lokondo ! Tala ba contradictions ebele !

  4. @ Permettez-moi , svp, une digression je vous assure plus innocente et et plus inoffensive que les hauts-le-coeur sur une proposition qui aurait le déshonneur de diviser les Congolais en « grande et de petite nationalité » : en effet l’indignation et le refus de l’esclavage volontaire auquel veut nous soumettre notre PR en cédant légalement au Rwanda l’or et les autres minerais de notre sous-sol méritent mieux notre attention.. Et c’est à l’occasion d’une remarquable tribune sur le Net d’un Compatriote que je viens de lire. En comparison les nausées après la proposition de verrouillage de l’accès aux hautes fonctions du pays en les réservant aux Congolais nés de père et de mère Congolais ne font pas l’affaire. (En passant la grande démocratie que sont les Usa qui réserve le poste de PR aux seuls Américains nés sur leur sol n’est-il pas plus folklorique ?).
    @ Revenons à ma tribune ! Je sais qu’il y’a parmi nous des Compatriotes qui se montrent quelque peu indifférents à ce que Tshisekedi et Kagame signent des accords qui pour le Congo aliènent la souveraineté d’une partie du pays devenue une simple marchandise sans l’aval du Parlement ni l’avis des Citoyens du coin à travers lesquels le Congo cède légalement l’or sorti de notre sous sol au Rwanda pour y être raffiné. Moi cela me révolte au plus haut point . C’est une démission incommensurable de notre souveraine et pire une haute trahison à la Nation. Un Compatriote s’en est inquiété et a posé le problème en des termes très dignes en écrivant « L’intelligibilité de l’histoire de l’or Congolais cédé au Rwanda » . Le texte est visible sur le Net Congolais et nous oriente selon moi à plus utile et plus instructif pour notre pays. Dans tous les cas, moi, il m’a réchauffé le cœur et l’esprit.

  5. Deux biais à éviter pour une approche réaliste : 1) Pdt Mobutu « né de mère et de père congolais » n’a-t-il pas ruiné la RDC? Noël Tshiani devrait plutôt dire « de lignée ethnique congolaise d’1 ou 2 parent(s) ». 2) Quant aux cas emblématiques(B.Obama, J.Rowlings, N.Sarkozy, …), de telles illustrations n’équivalent pas car la RDC a ses spécificités propres et nécessite des réponses propres. À propos, depuis 1960 les approches «copier/coller» (càd, des politiques reproduisant ce qui se passe en occident en matière de structure institutionnelle, démocratie, éducation, économie, santé, religion, …sans tenir compte de nos réalités propres) constituent l’une des raisons de la crise éternelle en RDC. NB : en RDC la musique s’est développée sans copier les étrangers. ça devrait être pareil pour la créativité-inventivité dans les autres domaines.

  6. @Kulutu,
    La  » Kasaïsation  » de l’espace politique congolaise n’est-elle pas une forme de  » créativité-inventivité  » ?
    Histoire de tenir compte de nos réalités propres…

    1. @ Kiekiekie, ndeko Jo Bongos, la « kasaïsation » de l’espace politique du pays ?! Je viens de lire sur le Net un papier qui énumère tous les postes sensibles du pays hélas confiés aux originaires du Kasai, du PR à plus bas : la République du Kasai ! Le papier avait juste oublié les récentes nominations dans l’armée qui concernent quasiment tous des kasaïens
      @ Le hic c’est qu’à Kinshasa trônent partout des panneaux contre le tribalisme commis sûrement par le Service gouvernemental de communication. Kiekiekie, n’y a-t-il personne autour de notre Tshilombo National pour le prévenir que sa « créativité-inventivité » est la preuve indubitable qui fait de lui le Président le plus tribaliste de l’histoire de notre pays ? C’est un constat vérifiable pas un acte de haine, de jalousie et de tribalisme …

      1. NONO
        Quand on a refusé de voir ou de parler des appartenances ethniques des leaders de l’opposition devant voter à GENÈVE,
        quand on se complaît à traiter de Kasaïen quiconque réfute ou relève les insuffisances de vos propos contre Félix, on est mal barré, mal placé pour dénoncer sérieusement le tribalisme.
        La mauvaise foi, la haine… ça se cache difficilement. C’est un constat vérifiable.

  7. Wina,
    Vous êtes hors sujet. Vous vous êtes écartés totalement du projet de proposition de Noel Tshiani.
    Le sujet de Noel Tshiani ne concerne pas la remise en cause de la Congolité en termes de nationalité. Il s’agit des critères pour occuper les fonctions de souveraineté comme on peut en trouver partout ailleurs. Vous avez a travers votre papier ici fait des copier et coller, du méli-mélo jusqu’à vous referez de l’ivoirité pour tromper et manipuler inutilement les congolais. Je ne pouvais pas m’imaginer que vous nous ameniez cette dissertation totalement hors sujet.

  8. Chasser le naturel, il revient au galop. Kasaisisation de la politique congolaise, le mot est déjà horrible et franchement détestable à souhait. Mais bon, si c’est ça le débat, alors ce pays n’a aucun avenir. Il suffit de jeter un coup d’œil autour de Tshisekedi pour se rendre compte que la majorité sont des Katangais: son Directeur de cabinet, son porte parole, le responsable de sa communication, dans l’armée, le chef d’état major, Katangais, armée de terre Katangais, au gouvernement, 1er Ministre Katangais Dgda, Katangais….la liste n’est exhaustive, dans les deux assemblées nationales les présidents sont originaires d’autres régions. La haine détruit, il faut se ressaisir mes frères.

    1. Pourquoi crier tout de suite sans arguments à la haine ? Qui veut noyer son chien l’accuse de rage. S’il n’ya pas kasaïsation de l’espace politique dans ce pays, l’affaire est close. Mais s »il y’a bien kasaïsation du pays, quelque décompte imaginaire on fasse, la vérité viendra même par l’escalier pour montrer où se trouve la vraie haine …

  9. NONO
    « Qui veut noyer son… l’accuse de fanatique, djaleloiste, de tshisekediste primaire »
    Quand on a refusé de voir ou de parler des appartenances ethniques des leaders de l’opposition devant voter à GENÈVE,
    quand on se complaît à traiter de Kasaïen quiconque réfute ou relève les insuffisances de vos propos contre Félix, on est mal barré, mal placé pour dénoncer sérieusement le tribalisme.
    La mauvaise foi, la haine… ça se cache difficilement. C’est un constat vérifiable.

  10. RDC : voici en intégralité la liste des ordonnances portant nomination des membres de cabinet du Chef de l’Etat
    Par
    La rédaction d’Actu 30

    8 mars 2019
    Le Président de la République Félix Tshisekedi a signé le mercredi 6 mars huit ordonnances portant nomination des membres du cabinet du Chef de l’État. Ces ordonnances ont été rendues public le jeudi 7 mars via la RTNC.
    Après la nomination de Vital Kamerhe, comme directeur de cabinet, Dr Eberand Kolongele, directeur de cabinet adjoint en charge des questions politiques et juridiques, ainsi que de François Beya, Kasongo, conseiller du Président de la République en matière de sécurité, voici ci-dessous la liste des autres membres qui composeront l’équipe de Félix Tshisekedi.
    Ordonnance portant nomination des directeurs de cabinet adjoint du Chef de l’Etat.
    Olivier Mondonge, Directeur de cabinet adjoint chargé des questions sociales et environnementales
    Mme Guetty Nsiaka Mpanu Panu, Dircaba chargé des infrastructures, ressources humaines et hydrocarbures, énergie et technologies de l’information et de la communication
    Guylain Nyembue, Dircaba chargé des questions économiques et de la reconstruction.
    Ordonnance portant nomination des conseillers spéciaux du Président de la République.
    Conseiller spécial en matière d’investissement : M. Jean-Claude Kabongo
    CS en charge des questions stratégiques : M. Vidye Tshimanga
    CS en matière de lutte contre la pauvreté : M. Bandibanga Kabongo.
    CS en matière de coopération et d’intégration régionale : Mme Destine Kazadi
    CS en matière d’infrastructures : M. Alexandre Kayembe.
    CS en charge de la jeunesse et de la lutte contre la violence faite à la femme : Mme Chantal Yelo
    Conseiller en matière de numérisation : M. Dominique Migisha
    CS en charge de couverture des maladies universelles : M Roger Kamba
    CS en matière d’environnement et développement durable : M. Mosibondo
    Ordonnance portant nomination des conseillers principaux au cabinet du Président de la République.
    Conseiller principal au collège juridique et administratif : Mme Nicole Bwatshia Ntumba
    CP au collège diplomatique : M. Christian Bushiri
    CP au collège politique : M. Daniel Musango
    CP au collège des relations avec les institutions, services et organismes publics : M. Marcel Kalubi
    CP au collège Économie et finance : M. Marcellin Bolomba
    CP au collège Portefeuille : M. Jean-Marie Bamporiki
    CP au collège Planification, agriculture, pêche et élevage : M. Ambroise Kazambu
    CP au collège Commerce international : M. Desiré Muhala Matalatala
    CP au collège infrastructures : M. David Mukeba Kalengay
    CP au collège Mine et Énergie : M. Michel Ebola
    CP au collège hydrocarbures : M. Adalbert Makutu
    CP au collège poste et technologies de l’information et de la communication : M. Freddy Lokaso
    CP au collège Urbanisme et environnement : Mme Kelly Lunda
    CP au collège Travail et prévoyance sociale : Mme Émilie Efinda
    CP au collège Santé et bien-être : M. Benjamin Bola
    CP au collège éducation et recherche scientifique : M. Jean Tezo
    CP au collège Culture, arts et questions religieuses : M. Theo Tshilumba
    Ordonnance portant nomination des membres des services personnels du Président de la République
    Ambassadeurs itinérants : M. Patrick Luabeya, M. Dany Banza, M. André Wameso, M. Nicolas Kazadi, M. Luck Gerard Nyafe
    Haut représentant et envoyé spécial : M. Yesu Kitenge
    Coordonnateur de sécurité interne : M. André Didier Baitowa Pala Mafuta
    Représentants personnels : M. Joseph Luvuezo, M. Yannick Luntadila, M. José Mbuyi Kazadi
    Envoyés spéciaux : M. Remy Kanku, M. Patrick Nkongo, M. Massamba Kinuani, M. Abel Lody
    Assistanste financière : Mme Rose Ntona
    Intendant : M. Alain Taty Bilolo
    Assistant logistique : M. Jean Paul Mulamba
    Assistant personnel : M. Paul Mundela, M. Miché Mulumba, Mme Fanny Bomandeke, Mme Lina Muvaro
    Secrétaire particulier : M. Sylvain Kabongo,
    Chargés des missions : M. Jacques Ilunga, M. Pacifique Kasha Birindua, Mme Clarisse Kanku, M. Simon Siala Siala, M. Gabin Kapena, M. Francis Kayembe, M. Taylor Lubanga
    Coordonnateur administratif : M. Lobo
    Secrétaires administratifs : Mme Blondy Landu, Mme Clementine Tshibola, Mme Mélanie Topango
    Chargé des relations publiques : Mme Bibiche Kabengele
    Ordonnance portant nomination d’un conseiller privé du Président de la République
    Conseiller privé : Fortuna Bisele
    Ordonnance portant nomination des assistants du conseiller spécial du Chef de l’État en matière de sécurité
    M. Yane Fumuatu, M. Jean-Claude Bukasa
    Ordonnance portant nomination d’un Chef de protocole, d’un directeur de la communication, d’un directeur de la presse au cabinet du Chef de l’État et de leurs adjoints
    Service du protocole du Chef de l’État : M. John Nyakeru (Chef du protocole), M. Freddy Kangundia (Chef du protocole adjoint), M. Boba Akombe (Chef du protocole adjoint)
    Service de la communication du Chef de l’État : Mme Lydie Omanga (directrice de communication présidentielle), M. Charles Kilosho (directeur de communication adjoint), M. Jean-Pierre Wafuana (directeur de communication adjoint)
    Service de la presse présidentielle : M. Abraham Lwakabwanga (directeur de la presse présidentielle) M. Giscard Kusema (directeur adjoint), M. Paul Diakiese (directeur adjoint)
    Ordonnance portant nomination du directeur de service médical
    Christian Simba Luzolo

  11. Gouvernement Sama Lukonde : Voici le quota de chaque province et de chaque parti et regroupement politique
    Le premier ministre Sama Lukonde et ses 4 VPM : Christophe Lutundula, Eve Bazaiba, JP Lihau et Daniel Aselo Okito
    Le gouvernement Samba Lukonde publié le lundi 12 avril dernier, n’arrête pas de susciter des réactions en bien tout comme en mal. Si la composition de ses membres, la majorité des nouvelles figures, ne pose pas beaucoup de problème, cependant l’appétit dévorant de l’UDPS, parti présidentiel et de Ensemble de Moïse Katumbi par exemple, et le déséquilibre géopolitique sont décriés. Contrairement aux réactions des uns et des autres sur la représentation géopolitique, l’on note que 4 provinces n’ont pas été représentées au sens tribale du terme.
    En effet, si certains postes ministériels revenaient de droits au pouvoir discrétionnaire du chef de l’État tels que la Défense nationale, l’Intérieur, les Finances, l’EPST et le Numérique, mais l’on remarque que le chef de l’État n’a donné que 2 noms : à la Défense et au Numérique. Néanmoins, l’UDPS s’est octroyée la plupart de postes juteux au point de mettre totalement la main sur le ministère des Finances (ministre et vice-ministre appartiennent tous à l’UDPS). Avec la proximité qu’il y a entre Nicolas Kazadi et Félix Tshisekedi, on peut dire sans peur d’être contredit que c’est le chef de l’État lui-même qui contrôlera les finances publiques.
    C’est le Sud-Kivu qui s’est bien tapé la part du lion avec 7 ministres (Alexis Gisaro, Aimé Boji, François Rubota, Eustache Muhanzi, Gilbert Kabanda, Claudine Ndusi et Amato Bayubazire) suivi de Kasaï oriental avec 6 ministres (Rose Mutombo, Tony Muaba, José Mpanda, Olivier Mwenze, Gisèle Ndaya et Antoinette Nsamba) et du Kongo central aussi avec 6 ministres (Didier Budimbu, Albert Fabrice Puela, Yves Bunkulu, Modero Nsimba, Crispin Mbadu et O’Neige N’sele Mimpa). Le Kwilu se retrouve avec 5 ministres (Didier Manzenga, Eberande Kolongele, Antoinette Kipulu, Nana Manwanina Kiumba et Godard Motemona).
    Les provinces qui ont chacune 4 ministres sont : le Sankuru (Christophe Lutundula, Aselo Okito, Chérubin Okende et Irère Esambo), la Mongala (Jean-Pierre Lihau, Jean-Jacques Bungani, Aimé Sakombi et Elyse Bokubwana Maposo) et le Nord-Kivu (Julien Paluku, Nzangi Muhindo, Désiré N’Zinga, et Catherine Kathunga Furaha). Tandis que le Kasaï central a 3 ministres (Nicolas Kazadi, Patrick Muyaya et Modeste Mutinga). Ont deux ministres chacune, les provinces ci-après : le Haut-Katanga (Augustin Kibassa et Serge Chembo), l’Ituri (Anne-Marie Karume et Samy Adubango) et le Sud-Ubangi (Jean-Lucien Bussa et Jean-Claude Molipe).
    Si le Haut-Uele, le Nord-Ubangi, la ville de Kinshasa et le Mai-Ndombe n’ont aucun membre dans le gouverement Sama Lukonde, le reste des provinces ont chacune 1 ministre : Bas-Uele (Aminata Namasiya), Equateur (Marc Ekila), Haut-Lomami (Véronique Kilumba Nkulu), Kasaï (Adrien Bokele), Kwango (Séraphine Kilubu), Lomami (Pius Mwabilu), Lualaba (Adèle Kahinda), Maniema (Jean-Marie Kalumba), Tanganyika (Christian Mwando), Tshuapa (Guy Loando) et Tshopo (Eve Bazaïba).
    Quant au quota des partis et regroupements politiques : l’UDPS et alliés (11), Ensemble (7), PPRD et Mosaïque (7) UNC (5), ADRP, AFDC-A (4), MLC (3), Personnalités politique (3), Quota du président de la République (2), Société civile (2), AAA (2), ADRP (2), Palu (2), AAB (2), UDPS/KIBASA (1), AAAB (1), CODE (1) et CCU et alliés (1).

  12. Voici l’oeuvre du PR au niveau
    du pouvoir judiciaire :
    1. President de la Cour Constitutionnelle,
    2. Procureur General pres la Cour constitutionnelle
    3. President de la Cour de cassation
    4. President de la Cour d’appel de la Gombe
    5. President du Tribunal de Grande Instance de la Gombe
    6. 9 President nommes au Conseils d’Etat
    du Conseil legislatif:
    1er Vice-President du parlement
    1er Vice-President du Senat
    du gouvernement:
    Vice-Premier Ministre en charge de l’Administration du Territoire.
    Vice- Premier Ministre en charge des affaires etrangeres
    Ministre d’Etat en chargee de la justice
    Ministre d’Etat en charge de l’urbanisme et de l’habitat
    Ministre des Finances
    Ministre des Mines
    Ministre de la Communication et Medias
    Ministre de l’EPSP
    Ministre des ressources hydrauliques et d’electricite.
    Ministre des Transports et Communication
    Ministre des affaires sociales et de la solidarite nationale
    Ministre de la famille, genre et enfants
    Ministre de la recherche scientfique
    Ministre de la peche et elevage
    Ministre Deleguee aux personnes vivant avec handicaps
    Gouverneure de la Banque Centrale
    Regies financieres, etc..
    Tous ces postes reviennent a l’espace Kasai.
    Excepte un seul ministere regalien de la defense nationale qui a ete confie au mbanda du PR, tous les autres reviennent au grand-kasai. Certaines provinces ont ete completement oubliees et d’autres ont des ministeres de seconde zone.
    L’ exhortation de la CENCO au PR d’ il y a deux semaines insiste sur deux choses : veiller a la representativite geographique dans la gestion du pays et eviter toute loi discriminatoire afin d’assurer la coesion nationale.
    Dire que l’espace grand- kasai est mieux servi par le PR ne relive d’aucune exageration ou de haine. La bonne nouvelle est que le PR peut effectuer des ajustements correctifs. Il est, après tout, le president de tous les congolais ou mieux pere de la nation et non d’une seule tribu.

    1. Un conseil au staff, membres et sympathisants de l’Udps : calmez-vous et ressaisissez-vous, chers Compatriotes, cessez de crier au quart de tour à la haine tribale à ceux qui vous reprochent d’être parmi les grands tribalistes de ce pays ! Réfléchissez et regardez honnêtement les faits : la réalité devant nous est que le pouvoir en place a fait une part excessive aux originaires du Kasai, ce n’est point une fiction ni une haine tribale et encore moins une exagération mais une réalité dangereuse pour le vivre-ensemble, le Kasai a été excessivement servi par le pouvoir au grand détriment des autres régions. Le Chef de l’Etat serait mieux avisé d’en prendre conscience et pourquoi pas d’y remédier tant qu’il peut !

  13. Un procès dégueulasse. Pouvez vous prouver que toutes ces nominations ont un relent tribale, Je vous signale que le grand Kasaï n’existe pas, le Congo compte maintenant 26 provinces point barre.
    Si vous vous estimez capable d’occuper un poste dans les institutions du pays, vous n’avez qu’à postuler. La plupart de ceux qui critiquent n’ont même pas le niveau. Il faut juger les gens aux résultats, pas aux facies ou à leur patronyme encore moins à la langue.

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