CPI-Bemba: Aucune date n’a été communiquée pour le verdict sur l’affaire de subornation des témoins

Le Bureau du Procureur de la Cour pénale Internationale (CPI) a requis cinq ans d’emprisonnement et une amende conséquente contre Jean-Pierre Bemba et ses coaccusés « pour avoir mis en œuvre un plan élargi de subornation de 14 témoins ». Les débats ont été clos, sans une annonce de la date du prononcé du jugement.

Les différentes parties ont présenté ce mercredi 4 juillet 2018 les éléments supplémentaires sur la question de la peine.

« Mon Bureau affiche sa solidarité avec les victimes en République centrafricaine depuis plus de 10 ans. Nous avons déjoué les manœuvres de subornation de témoins, qui ont failli faire avorter le procès ainsi que notre quête de justice en faveur de ces victimes. M. Bemba et consorts ont été reconnus coupables et tenus pénalement responsables pour avoir tenté d’entraver l’administration de la justice à la Cour », avait déclaré Fatou Bensouda le 13 juin dernier.

Pour rappel, le 19 octobre 2016, Jean-Pierre Bemba Gombo, Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido avaient été déclarés coupables de plusieurs atteintes à l’administration de la justice, en lien avec la subornation de témoins et la sollicitation de faux témoignages de témoins de la Défense dans l’autre affaire concernant M. Bemba devant la CPI.

 

Par ACTUALITE.CD, 04.07.18

4 réflexions au sujet de « CPI-Bemba: Aucune date n’a été communiquée pour le verdict sur l’affaire de subornation des témoins »

  1. Personnellement, je suis profondément heurté par l’attitude de quasi déni de la chose jugée de la CPI en ce moment, largement inspirée par Bensouda encore sous le choc du désaveu qu’on lui a infligé en Appel. Pour moi il faut qu’elle soit rappelée à l’ordre. Tenez, avant toute chose, je recommande tout celui qui veut approfondir la question ou qui ne les a pas lues, la déclaration du Président de la Cour d’Appel adressée spécifiquement à Bensouda, (sa) Procureure après son regret trop public de la décision finale (= https://www.icc-cpi.int/Pages/item.aspx?name=180614-pres-stat&ln=fr ;= http://www.afrikipresse.fr/international/cpi-acquittement-de-bemba-fatou-bensouda-rappelee-a-l-ordre-par-le-president-de-la-cour ) et cette lumineuse explicitation d’un avocat belge des péripéties de la CPI de la 1ère instance à l’Appel et partant entre les dimensions politiques et purement judiciaires (juridiques) de l’affaire (= http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2018/06/17/affaire-bemba-me-gillissen-defend-lindependance-de-la-cpi/ ) !

    Sinon il faut de suite le répéter et encore plus fort que Bensouda se montre indigne d’être la Procureure d’une grande juridiction internationale en jouant cette revanche mesquine après le lourd blâme en appel de sa première procédure. La voilà en effet sans le moindre scrupule à poser dans le verdict de l’affaire de subornation des témoins tout son refoulé de cette comme si elle se donnait le droit de dénoncer la chose jugée, pis sa propre Cour d’Appel. « Le jugement prononcé en appel était fondé sur des éléments biaisés (par les témoignages subornés) »’, se permet-elle d’avancer, une faute lourde, pour moi…

    Nous attendons tous légitimement la libération définitive de Bemba : n’a-t-il pas été acquitté de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre condamnés en 1ère instance à 18 ans et passé 10 ans à la prison de Scheveningen à La Haye aux Pays Bas ? Que vaut alors à côté cette condamnation secondaire pour subornation de témoins (1 an en première instance (maximum 5 ans)) remise en appel et surtout que vaut juridiquement (et judiciairement) de la charger d’avoir déteint l’affaire principale alors même que les débats menés en première instance concernaient tout cet aspect et ce sont ceux-là qui ont été déboutés en appel…
    C’est clair donc que toute autre décision que la libération définitive à ce stade ne serait qu’acharnement inacceptable et même revanche juridiquement fautive de la Procureure de la CPI défaite lourdement par la juste décision des Juges de sa Cour d’Appel.

    Y’a-t-il une autorité judiciaire internationale à rappeler à Bensouda sa lourde violation de la chose jugée et à pouvoir l’arrêter à temps ?
    C’est elle qui est derrière cette indécision actuelle de la Cour, cette attente inacceptable qu’elle tente d’infliger à un Bemba en liberté provisoire depuis moins d’un mois et après 10 longues années d’embastillement…

    1. Ndeko Nono,

      La CPI est un instrument entre les mains de ceux qui font et défont…

      Ces mêmes – qui font et défont – qui avaient décidé de l’incarcération de JP Bemba, feront de lui, ce qu’ils veulent. Ils peuvent même décider de faire de lui, le futur président du Congo. S’ils le veulent.

      Le reste n’est rien d’autre que du…Shakespeare.

    2. La jouffue Gambienne, par ailleurs epouse d’un copain intime du Mafiosi Dan Gertler, ce dernier Caissier de Kabila et sa bande, etale non seulement son incompetence, mais la peur de justifier les envelopes qu’elle obtient de Kingakati.

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