Crash de l’Antonov 72: Le doute n’est plus permis. Hélas!

Les photos montrant les débris de l’Antonov immatriculé EK-72903 ont été largement diffusées mardi 15 octobre sur les réseaux sociaux. Pour une raison inconnue au moment où ces lignes sont écrites, cet aéronef – affrété par la Présidence de la République -, parti de Goma le jeudi 10 octobre à 13h32 TU pour Kinshasa, n’est jamais arrivé à destination. Il s’est écrasé à 7 kilomètres du village Okoto dans le territoire Kole, au Sankuru. Surcharge? Accident? Sabotage? Aux enquêteurs arrivés mardi 15 octobre au lieu dont question de répondre à ces interrogations.

La tragédie de cet Antonov – une de plus au Congo/Kinshasa – a le « mérite » de mettre à nu l’extrême sous-développement dont souffre l’arrière-pays au niveau des voies de communication. Il a fallu quatre jours pour que les premiers « témoins » équipés d’appareil photo puissent diffuser les clichés de ce qui reste de cet appareil. Et pour constater les dégâts au plan humain. 

L’Etat congolais, âgé bientôt de soixante ans, n’a jamais jugé utile de se doter d’un service de « protection civile » spécialisé en aide aux populations confrontées à des catastrophes. Le gouverneur du Sankuru, Joseph Stéphane Mukumadi, a dû recourir à la « charité » de la Mission onusienne au Congo pour atteindre le lieu du crash par hélicoptère.

Selon la Présidence de la République, des enquêteurs « expérimentés » en ce genre d’accident devaient arriver mardi sur le lieu. Ils pourront bénéficier de l’appui des experts de la Monusco.

La nature ayant en horreur le vide, en l’absence d’informations objectives, d’aucuns avancent l’hypothèse d’une « surcharge » qui serait la cause de la chute de l’avion.

Jusqu’à ce mardi 15 octobre, l’opinion attend désespérément de connaitre l’identité des victimes. Outre Dipanga Divioka, alias « Maréchal », le chauffeur du chef de l’Etat, on apprend que deux personnes ont également été identifiées. Il s’agirait de Patrick Mukadi et de Jules Cizungu. Le nombre des passagers reste un mystère. Et ce aussi longtemps que le « manifeste des passagers » sera tenu secret.

Citant des sources parallèles « proches de la présidence », certains confrères assurent que l’Antonov 72 transportait vingt-sept personnes. Les membres de la garde rapprochée du président Felix Tshisekedi étaient, selon ces sources, au nombre de dix. Lors de la réunion du Conseil des ministres qu’il a présidé le vendredi 11 octobre, « Fatshi » a fait état de huit « compatriotes » qui étaient à bord.

COMPASSION NATIONALE

Le couple Tshisekedi venu réconforter la famille d’une des victimes

Mardi 15, « Felix » et son épouse « Denise » ont rendu visite aux familles des victimes. C’était l’occasion de leur exprimer la « compassion nationale ». Chacun a le droit d’aimer ou de ne pas aimer Tshisekedi Tshilombo. Ceux qui ont eu l’occasion de l’approcher quand il battait les pavés dans les rangs de l’opposition dite radicale ont gardé de lui l’image d’un homme plein de modestie et d’empathie. Un détail plutôt rassurant quand on sait à quel point le pouvoir change les hommes.

Au-delà de l’émotion collective, ce triste événement devrait être l’occasion pour le chef de l’Etat et le gouvernement de faire auditer et restructurer l’AAC (Autorité de l’Aviation Civile). Il s’agit de mettre fin au laxisme qui y prévaut dans l’octroi des licences d’exploitation en matière de transport aérien. Il s’agit également faire estomper les interférences politiques.

Plus grave, des vieux « coucous » interdits de vol sous d’autres cieux peuvent, comme par hasard, commencer une « seconde vie » dans ce Congo-Kinshasa dont les avions sont interdits dans le ciel non seulement européen mais aussi du reste du monde occidental. Une véritable infamie. C’est à croire que la médiocrité est une fatalité.

Plus grave encore, le « Grand Congo », avec ses 2.345.000 Km² souffre d’un déficit en radar. Le pays n’est pas équipé de cet engin à travers l’entièreté de son territoire. Une lacune inqualifiable qui empêche l’Etat congolais d’exercer une « compétence exclusive » dans son espace aérien.

Neuf mois après son investiture à la tête de l’Etat, le président Felix Tshisekedi passe dans certains milieux politiques congolais – et mêmes diplomatiques – pour un « naïf ». Le qualificatif est dénué de malice et de toute méchanceté. « Felix croit que tout le monde est beau, tout le monde est gentil au point de faire une confiance béate aux anciens proches de son prédécesseur dont des membres de la sécurité rapprochée ». L’homme qui parle a requis l’anonymat. « Felix perdra par sa naïveté autant que ses lacunes en matière de gestion des ressources humaines », enchaîne un diplomate.

Tous les doigts accusateurs sont pointés en direction d’un certain Charles Bujiriri Deschryver. C’est lui qui aurait, semble-t-il,  la charge d’affréter des avions pour le compte de la Présidence.

Sous la plume d’un certain « Paul M. », sieur Deschryver  a opposé, mardi, un démenti énergique. Il a fait savoir via les réseaux sociaux qu’il « n’a rien à avoir ni de près ni de loin avec cet Antonov qui a été demandé à l’armée de l’air congolaise par les services du nouvel assistant logistique, […]« .     

Sur les premières photos en circulation, l’Antonov 72 affrété par la Présidence n’est plus qu’un amas de ferraille. Une scène apocalyptique qui incline à penser que le carlingue a été détruit suite à une explosion.

L’opinion attend des enquêteurs à l’oeuvre de faire éclater la vérité sur la cause profonde de cette catastrophe aérienne. L’opinion attend également de connaitre toute la vérité sur « l’état de santé technique » dudit aéronef. Sans omettre de faire la clarté sur la conformité des licences accordées aux  pilotes en provenance de l’ex-Union soviétique.

Sur son compte Twitter, le tout nouveau ministre l’Intérieur, Gilbert Kankonde Nkashama Malamba, a écrit ces mots: « En attendant de recevoir le rapport des experts dépêchés sur le lieu, qui commencent les enquêtes ce mardi 15 octobre en vue d’élucider les circonstances de l’accident ainsi que le bilan à établi à cet effet, j’invite les uns et les autres à la retenue et à éviter toute spéculation ».

 

B.A.W.

26 thoughts on “Crash de l’Antonov 72: Le doute n’est plus permis. Hélas!

  1. Seules la modestie et l’empathie ne suffisent pas pour diriger un pays et il n’est nullement question d’aimer ou de ne pas aimer Tshilombo.
    Le Congo, tel que l’on peut en déduire par les faits et les conclusions du présent article, est un pays à rebâtir sur pratiquement tous les plans (administratif, judiciaire, …) et il n’est pas permis à n’importe qui, sans adéquates capacités intellectuelles pour pouvoir piloter les travaux de réfondation. Chacun à sa place donc: fonctionnaire moyen, chauffeur de taxi, petit entrepreneur, etc. Il s’agit de faire primer l’objectivité et de combattre la complaisance gratuite qui ne conduit nul part, au point de nous auto-détruir. Que l’on cesse surtout de brandir une sordide victimisation tribaliste pour tenter de « se tirer d’affaire ».
    En définitive, chaque minute qui passe avec Tshilombo comme Président simulé est une minute de plus d’agonie de notre pays des mains des tueurs tutsis, ceux-là même dont les ordres se font impérativement exécuter par le précité Tshilombo. A noter que de lui-même, Monsieur Tshilombo ne va pas partir. Il lui manque jusqu’à la capacité de discernement de son incapacité. C’est à nous congolais de le faire partir, d’aller déloger ensuite le barbu qui se terre à Kingakati et de remettre sur les rails le pays et d’organiser enfin une riposte fulgurante contre l’agresseur rwandais.

  2. Modeste, empathique, naif, oui…Mais, tres hesitant et indecisif. Voila les attributs irrefutables decrivant notre PR #5.
    Entre temps, il ne recite que des promesses et se tape des navettes (a l’etranger surtout) tandis qu’ il se fait manipuler par le tres margoulin (voleur) VK a la Presidence, et par le tres roublard vouyou a Kingakati.

  3. Chers Compatriotes,
    Voilà encore un début d’une énigme. Je crois que BAW fait du bon travail. Mais, il ne peut pas nous empêcher de lancer certains cris: révolte !, interrogation… Car, il est quand même surprenant que les accidents d’avion sont devenu banals au Congo Kinshasa. Ensuite, vous ne nous montrez qu’une partie d’identification de l’appareil, mais on n’a pas l’image de ce qui reste de cet appareil. La vision de l’ensemble du champ où s’est posé l’appareil ?, écrasé l’appareil peut livrer certaines informations aux personnes informées en la matière. J’aurais voulu savoir qui sont les enquêteurs, si pas leurs noms parce que c’est sensible. Mais d’où viennent-ils, quelles sont leurs qualités, et quelles sont leurs compétences. Vous pouvez nous dire, le ministre de l’intérieur a envoyé un représentant, par exemple, ou le constructeur a envoyé aussi un chargé d’enquête (l’équivalent de BEA) pour exploiter un peu ce que les restes de l’appareil racontent. Monsieur, BAW, le Secrétaire Général de l’ONU a trouvé la mort, (Accident d’avion), le président Habyarimana du Rwanda, avion abattu, Katumba Mwanke, accident d’avion, général Masiala, accident d’avion, sur cette liste Fatshi à peine au pouvoir, complète avec son accident d’avion qui le fragilise en tant que personne et en tant qu’Être à protéger. Nous demander de laisser le reste aux enquêteurs, c’est vouloir museler l’Esprit Humain, et je m’insurge contre cette phrase qui ressemble à une censure. Laissons les personnes s’exprimer, les enquêteurs pourront nous dire ce qu’ils voudront nous dire. Car, je suis sûr que vous vous savez ce qui s’était passé avec l’accident d’AK 47. Pauvre Félix Antoine Tshisekedi ! Que Dieu le protège et nous vienne en aide.

  4. Un staff de la présidence demande un avion à l’armée de l’air congolaise ( ça existe vraiment ? ).
    Cet avion est en fait un vieux coucou, probablement pourri.
    Les deux pilotes sont des russes ou apparentés. Ce sont d’anciens repris de justice.
    Parmi les 210 super-conseillers principaux, spéciaux, patati patata, personne ne cherche à vérifier si tout est ok ?
    Mais, bon dieu, où a-t-on été chercher ces gens qui entourent et protègent ce président ?
    Dans un pays sérieux, le responsable de la logistique à la présidence devrait démissionner et se mettre à la disposition de la justice.
    Et surtout qu’on ne vienne pas nous raconter que nos 15 millions étaient dans cet avion.

    1. Vital Kamerhe justifiera les $15 Millions « disparus » par le cout d’affreter cette pourriture d’Antonov et ses pilotes-repris de la justice Russe.
      Naif (et/ou complice), FATshi nous promettra tjrs. des enquetes-bidons.

  5. Chers Compatriotes,
    Jo Bongos exprime bien ce que chacun de nous devrait ressentir. On a toujours dit que l’origine locale du président a diamants, beaucoup de diplômés d’université, des pilotes et des avionneurs… Ces gens n’ont pas eu un avion à payer pour le président et pour le pays quitte à ce que leur argent leur soit remboursé après ? Ce sont les russes qui doivent piloter le président Congolais ! Et parmi ces conseillers pas un seul ne connaît l’aviation, le fonctionnement (pilotage), navigation et même contrôle de l’appareil à partir des documents accompagnant… Pas de deuil national !, les Congolais vivent comme si de rien n’était. Voilà une première conséquence de l’amateurisme et de l’excitation. A quand la prochaine ?, Qui?, Où et Comment ? Que Dieu nous vienne en aide.

  6. Nos condoléances aux familles éprouvées.Paix aux âmes d défunts. Chers Congolais
    Que l on prenne une décision une fois pour toutes de retirer ces vieux coucous dans la circulation comme c est le cas dans d autres pays .Nos errreurs nous ratrappent toujours. .Ne cherchons pas de bouc émissaire. Oh c est la faute de sir Deschryver etc.. ces antonov ne sont plus sur le marché à part au Congo.

  7. Je me permets de rappeler qu’il y a eu mort d’homme et que la sagesse et la décence exigent le silence, la méditation et le respect. Que faites vous de notre culture bantoue qui veut que quand le malheur frappe un voisin, c’est tout le village qui sent concerné. Voire certains compatriotes hilares de joie de jubilation dans les réseaux sociaux me donne envie de vomir. Toute cette spéculation aujourd’hui sur le pseudo complot m’attriste profondément. Qu’avons nous à la place du cœur ?. Ceux qui voient le déclin de la RDC à travers ce drame ne méritent que du mépris. Je salue le communiqué du Ministre Nkanonde, j’espère que les agitateurs de son parti ( UDPS ) vont se ressaisir, car, ce parti à la dérive ne rend vraiment pas service au Président Tshisekedi qui est, qu’on l’aime ou pas est un homme plein de compassion. Naïf ou pas, je préfère son humanité à la cruauté bestiale de l’homme venu d’ailleurs. Aux donneurs de leçon, haineux et aux spécialistes de l’injure facile, je leurs demande d’observer un petit moment de trêve, histoire de respecter la mémoire de nos compatriotes qui sont tombés et qui nous manqueront à jamais.

  8. Le quotidien kinois FORUM DES AS a publié, dans son édition du mardi 15 octobre 2019, le témoignage d’une personne ayant assisté aux préparatifs du vol de l’Antonov 72 sinistré. « En effet, un responsable d’une société aérienne travaillant à l’aéroport de Goma a contacté Scoop RDC pour affirmer que le cargo présidentiel a été surchargé dès son départ de Goma.  » …mon cher, quand cet avion a décollé, j’ai secoué ma tête, car je n’en croyais pas mes yeux. Tu t’imagines que de gens sont venus même retirer leurs frets chez nous, disant que là-bas c’était très moins cher. Pire encore, vu qu’il n’y a pas de sièges dans le cargo, certaines personnes ont payé de l’argent aux accompagnateurs du véhicule présidentiel pour passer le voyage à bord de cette jeep officielle ! Ça, je n’arrivais à croire ce que je voyais. Et il faut voir les sacs de haricots, de pomme de terre et de colis de viande qu’ils ont embarqués !  » , raconte ce témoin, visiblement très gêné. »

    1. @ l’Oeuil du Cyclone,
      Priere de re-lire le commentaire (et extraits) de JM Mabiti ci-dessus avant de deconner en t’acharnant sur ceux qui osent emettre de doutes ou critiquer ton FATshi-cheri. Tu n’as pas le monopole du patriotisme !
      En brief, l’emotion et compassion dans ce drame n’exclut pas des reflections rationnelles sur ses causes.

  9. Enquêteurs « expérimentés » dans cette république bananière où le mot « coop » circule dans toutes les bouches, même celle du président de la république (soi-disant)?
    Non, le Congo notre pays a plutôt besoin d’une cure radicale.

    1. Bjr tu es de mauvaise foi. Qu’est ce que tu attends par république bananière? Tu fais de la prose sans en être spécialiste. Vrai, le Président Fatshi a parlé de  » coop » et si tu l’as bien suivi, c’était dans quel contexte ? Est ce tu connais l’origine de ce mot? As-tu fait l’approche analytique de ce concept? Ayez la compassion pour les nôtres qui sont partis ad aeternam. Si toi tu te sens capable, pose ta candidature en 2023 on verra comment tu ferais de la RDC un paradis au cours de ton mandat si tu es élu. Un peu de descence!

      1. @Mentor, Taliban gonflé,
        Connaître l’origine du mot « coop » ou pas, là n’est pas le problème. Dites-nous d’abord où sont passés nos 15 millions de dollars.
        Ensuite dites-nous pourquoi abandonnez-vous 300 bambins à la frontière angolaise?

      2. Cher compatriote Mentor,
        de « boyibaka muke muke » de Mobutu à « COOP »,Rétrocomission » de Fatshi, nous sommes en perdition…Il y a des mots,des vocables qu’une personne ne peut pas dire selon son rang social.Peut être,en petit comité.
        Patriotiquement.

  10. Je souhaite partager les réflexions d’un ami très féru des algorithmes. En mettant l’hypothèse d’un sabotage ou attentat en réserve, il avance qu’il y a du déterminisme dans le sort malheureux de l’Antonov 72 mise en service en 1987. Selon l’ami, on aboutirait inévitablement au crash de cet aéronef, si on intégrait les algorithmes des données suivantes: paramètres techniques (régularité des checks, maintenance…), la conformité des pilotes aux normes, le respect des charges (carburant au décollage, frets,et sa répartition dans le carlingue ), les conditions météo et particulièrement la fiabilité des prévisions, etc.
    Des voies s’élèvent pour relever le manque, connu à cet instant, des communications du pilote après Kindu et avant le crash. Bref, cela induirait qu’un événement soudain et imprévisible s’est produit dans les dernières minutes du vol. Quel type d’événements ?

  11. Chers Compatriotes,
    Jean-Marie Mabiti a bien parlé. Son analyse est quasi complète lorsqu’il énonce des algorithmes des données. L’aviation est un domaine bien complexe. Un événement soudain et imprévisible se serait produit. Bonne hypothèse. Si cet événement imprévisible a été explosif, les débris de l’appareil devraient le déterminer, l’interruption soudaine de la communication peut être conséquence de plusieurs facteurs dont le facteur humain: la manipulation ou la panne du « transpondeur ». Cette interruption peut-elle conduire un avion qui vole normalement avec un équipage compétent à s’écraser ? Quels sont les facteurs qui ont produit cette catastrophe aérienne ? Pour une situation comme celle-ci, il est difficile de penser qu’elle est conséquence d’un seul facteur. Plusieurs facteurs doivent s’être conjugués pour aboutir à ce crash. Mais quels sont ces facteurs ? La question intéressante posée par Jean-Marie reste bien ouverte et risque de se transformer à un mystère. Nous n’avons pas, à ce jour, élucidé le mystère de l’accident de l’AK 47 (qu’il repose en paix). Que Dieu nous vienne en aide.

  12. AFFAIRE CRASH
    Pourquoi nous les congolais avons toujours tendance à vouloir imputer aux autres nos malheurs même quand nous en sommes la cause.
    Disons le nous à voix basse mes frères : Qui a affrété l’Antonov 72 pour le déplacement de la logistique présidentielle ? Et le Président Fatshi , en était-il au courant , le savait-il que son bijou de jeep qui a coûté beaucoup de sacrifices de nous ses concitoyens, son chauffeur bien aimé « Maréchal », ses gardes rapprochés devaient embarquer dans un aéronef de type Antonov?
    La Sécurité du Président, étant une affaire de tous, le Président de doit d’y veiller pour savoir si tout se passe bien au lieu de faire aveuglément et totalement confiance à ses collaborateurs. Car dit-on la Confiance n’exclut pas le Contrôle.
    S’il l’a fait, ce qu’il a permis que son chauffeur bien aimé, sa jeep chèrement acquise, ses gardes rapprochés puissent embarquer tels des commandos suicides ou des kamikazes dans un engin de la mort dont plus d’un décrient le survol de notre espace aérien.
    S’il ne le savait pas, ce que quelque chose n’a pas marché.
    Alors mes frères, nous sommes tous trempés de la tête au pieds et nous nous devons d’être sérieux .
    Arrêtons donc de fouiner éperdument de tout côté et de vouloir à tout prix chercher un bouc émissaire qui porterait à lui seul le fardeau de ce deuil. Nous sommes tous « Sorciers » Ndoki se biso moko, du Président de la République au dernier des citoyens. Car, un Antonov même sans être attenté est par lui-même un danger pour lui-même. Même moi qui vous parle, je ne ferai pas voyager ma famille dans un Antonov. Si je le fais, ce que je n’aime pas les miens.
    Arrêtons nous et gardons une minute de silence en mémoire de nos regrettés compatriotes qui ont perdu la vie en pleine mission de service.
    Ayons le Courage de dire Tout haut que nous avons failli , au plus haut sommet de l’Etat et que nous avons le Devoir Patriotique de rectifier le tir et surtout d’utiliser des Armes appropriées à des objectifs précis.
    Il y a là un problème de Conscience et nous sommes tous concernés, personne n’est épargnée.

    1. @Magh
      N’exagérons rien non plus ; en quoi chacun de nous Congolais est responsable dans ce crash ? Je ne savais même pas que le PR fait ses voyages dans le pays accompagné d »un Antonov alors ne parlons pas du plus bas de la société où les conditions de voyages des hauts d’en haut sont leur dernier souci…
      Il y’a des gens chargés et payés pour cela, commençons d’abord par leur demander des comptes…

  13. Selon Jeune Afrique du 26 Juillet 2011,depuis 2000, le Congo a connu 83 crashs avec 468 victimes.Pour l’hebdomadaire parisien, le pays est est habitué aux catastrophes aérienne,à cause des avions-cercueils, les pistes trouées, personnel non qualifié..Même si le magasine panafricain ,n’évoque pas la surcharge, celle-ci en fait partie.
    La surcharge ne concerne pas seulement les avions, mais aussi les véhicules, les trains, les bateaux. Pour le constater, quand on est à Kinshasa, il faut voir comment son chargés les véhicules qui font la route du Bandundu ou du Kongo Central. Combien des fois les trains ont déraillé au Congo? Combien des fois des embarcations rudimentaires et autres baleinières ont chaviré sur le fleuve Congo, ses affluents et sur nos lacs? Combien des victimes a-t-on déploré? Que fait l’Etat congolais pour que ses drames ne se répètent plus?Comme ces nombreuses victimes ne sont pas les proches de Félix, qui en a fait cas?
    Pour Antonov 72,la piste « accident » ne doit pas être écartée. Pace que les crashs sont monnaie courante au Congo.

    1. Je me suis garde jusqu’ici de partager mon opinion sur le crash de l’ Antonov 72 par consideration pour les disparus et aussi parce que personne ne semble avoir des elements probants pour une opinion fiable dans un sens ou dans l’autre. Comme le dit Kolomabele sur cet espace, ‘la piste « accident » ne doit pas etre ecartee. Pace que les crashs sont monnaie courante au Congo ». En ce qui concerne la securite aerienne, nous sommes champions du monde toutes categories de l’auto-flagellation! Depuis le crash du Type – K, il y a eu tellement des crashs que si nous etions serieux sur la question de la securite aerienne, plus aucun aeronef russe ne volerait sur l’espace congolais! Nous aurions tire la lecon du fait que les avions de type Antonov, ne volent plus ailleurs qu’en Afrique. Comme par hasard la majorite des crashs causes en RDC le sont par ce type d’avions. Nous en sommes meme arrives banaliser le crash d’avions!
      Mais lorsqu’il s’agit du crash d’un avion de l’escorte presidentielle, nous avons le devoir de sortir de la torpeur! L’auto-flagellation doit s’arreter!
      Personnellemnt je ne crois pas a l’hyothese d’un accident. L’ Antonov a ete abattu! Le crash a ete provoque par l’homme de Kingakati. Ce crash fait partie des manoeuvres d’intimidation que Kabila compte utiliser pour diriger le pays par Fatshi interpose. Le message est clair: cette fois-ci c’est l’Antonov 72 de ta suite logistique. La procahine fois ce sera l’avion presidentiel lui-meme!’ Que va faire Fatshi? Ceder a la peur ou prendre la peur par les cornes et sauver la republique?
      Monsieur le President, le peuple vous regarde! Vous n’avez pas droit a l’erreur! Ne nous dites surtout pas que vous attendez les resultats de l’enquete!
      Aux Etats-Unis les racistes qui ne veulent pas d’un Noir sans leur quartier viennent planter une croix enflammee dans son jardin. Le Noir indesirable comprends tout de suite qu’il n’a que trois choix: deguerpir le plus rapidement possible pour aller se mettre a l’abri ailleurs, rester sur place et se faire lyncher, ou tenir tete au racistes en activant tout l’arsenal juridique de l’Oncle Sam et toutes les bonnes volontes pour traquer les racistes et les traduire devant la justice!
      Mr le President, il me revient avec horreur que neuf mois apres votre arrive au pouvoir, vous n’avez opere aucun changement d’envergure au sein des institutions publiques. pour un pouvoir qui est venu nous apporter le changement, c’est plus qu’inquietant!. C’est avec le coeur gros que je vous dis que si vous ne trouvez pas le moyen d’effacer Kabila, Kabila touvera le moyen de vous effacer! Il ne veut plus attendre! Et il vous le fait savoir!
      Binsonji E Madilu

      1. Cher Binsonji E Madilu,
        # Vous avez vite fait de balayer vos doutes initiaux pour une conviction, « le cargo présidentiel a été abattu » ! Je ne vous demanderais pas comment en êtes-vous venu à cette certitude tant pour moi, à ce stade et peut-être pendant bien longtemps, on en sera encore aux spéculations sur les causes du crash, personne même ceux qui en seront au courant ne prendra l’initiative de nous révéler tout surtout si les résultats s’avèrent trop sensibles pour le pouvoir vis-à-vis de l’opinion nationale et même internationale. Sans compter qu’il n’est pas non plus acquis que nous ayons un jour des résultats clairs et exploitables, soit faute d’enquêteurs expérimentés, soit parce que parfois dans ce cas on n’aboutit pas une vérité plausible et pourquoi pas pour des raisons d’État, comme on le dit souvent.
        Et nous voilà obligés à vite transformer, hélas, nos suppositions en convictions selon l’entendement ou le parti-pris d’un chacun. Pas le meilleur des schémas, j’espère juste que ce silence voulu ou imposé n’empêchera pas de renforcer la sécurité présidentielle et celle des engins volants sous l’autorité du pays.
        # Outre cette précaution essentielle m’intéresse une première autre préoccupation, le nombre exact des morts dans ce crash, l’hommage leur dû et l’attention nécessaire aux leurs. Connait-on le nombre exact des voyageurs de ce cargo fatal ?
        Mais m’intéresse aussi la qualité de la « communication présidentielle » : il y’avait moyen de faire mieux et dans tous les cas il faudra qu’elle soit améliorée. Sans outrepasser le secret-défense et les secrets d’État, on attend qu’elle soit là pour rassurer et ne pas prêter à trop de rumeurs nuisibles à la stabilité et à l’image du pays.
        # Pour le reste, permettez, cher ami, que je continue à « spéculer » sur les causes exactes du crash, accident ou sabotage ou carrément attentat. Néanmoins je ferais volontiers miens vos « conseils » d’anticipation et de prudence au Chef de l’État.

  14. VRAI/FAUX DIALOGUE ENTRE FATSHI ET JKK.
    Ce dialogue etait redige fin mai debut juin lors d’un court passage a Kin. L’arrogance de Kabila et des siens etait perceptible dans tous leurs rapports entre le FCC et le CACH. Je le partage avec les lecteurs du CIC qui vont le terminer comme ils voudront, chacun d’apres ses convictions. A la lumiere du crash de l’avion presidentiel, il me semble plus que jamais d’actualite. J’espere qu’on comprendra que Fatshi a plus besoin de soutien que d’opprobe. L’alternative c’est le retour en force de JKK qui ne peut qu’augurer une nouvelle descente aux enfers pour la RDC.
    FATSHI/JKK FAUX/VRAI DIALOGUE.

    FATSHI: Mr le Président…!
    JKK: Gardons les titres pour les media. Votre temps est précieux, le mien aussi. Allons à l’essentiel.
    FATSHI: comme vous voulez! Alors quel vent vous emmène?
    JKK: Mettons les choses au clair! Au cas ou vous n’auriez pas compris le sens de ma demarche, je ne suis pas allé en exil parce que je n’ai aucune intention de m’effacer de la scène politique.
    FATSHI: je n’ai pas besoin d’un dessin pour le comprendre. D’ailleurs vous êtes senateur à vie!
    JKK: je ne suis pas venu parler de ce que la Constitution – ma constitution – me donne comme droit.
    FATSHI: la constitution du peuple congolais!
    JKK: oui, la constitution du peuple congolais. C’est-à-dire ma constitution!
    FATSHI: Vous avez autre chose a me dire?
    JKK: Je n’ai pas termine! je ne suis pas allé en exil parce que j’ai peur de la communauté internationale ou de la rue. Je ne suis pas allé en exil parce que j’ai une grande machine politique, et j’ai des gens qui croient encore en moi.
    FATSHI: C’est évident!
    JKK: Je suppose que vous savez que j’aurai pu imposer Shadary ou Fayulu?
    FATSHI: Si vous êtes venu me faire croire que c’est grâce à vous que je suis là, vous perdez votre temps. Je suis élu par le peuple congolais et je travaille pour le peuple congolais. Je ne vous dois rien Monsieur! Je dois tout à mon peuple!
    JKK: Non, non, non! Je ne parle pas de la legitimité ou de la légalité de votre pouvoir. Comme vous le dites, je sais que vous avez gagné les elections. Mais je vous voudrais simplement vous rappeler que je peux facilement changer l’ordre de choses. Je peux facilement permettre qu’on remette en cause votre legitimité et votre legalité.
    FATSHI: Vous pouvez permettre…! Vous devriez savoir que les Tshisekedi ne cèdent pas au chantage! Mon père n’a pas cedé, et je ne cederai pas non plus!
    JKK: Ce n’est pas un chantage. C’est un avertissement!
    FATSHI: Vous devriez aussi savoir qu’on ne donne pas des avertissementes a un président de la république chef de l’Etat! On lui donne des conseills. Puisque vous avez choisi la voie des avertissements, eh bien allez-y! Advienne que pourra!
    JKK: Je n’ai pas peur de vous, et je n’ai pas peur de ceux qui vous soutiennent! Vous et moi tenons à ce passage civilisé de bâton de commandement. Personnellement je suis protégé par ma constitution et par les miens. Quant à vous, les choses peuvent tourner très vite en votre défaveur si je tire mon épingle du jeu! N’oubliez pas que la CENI et la Cour constitutionnelle sont dans ma poche!
    FATSHI: vous passez donc à la vitesse supérieure, des avertissements aux menaces!
    JKK: Je parle realpolitik, mon ami!
    FATSHI: je ne suis pas votre ami!
    JKK: Je parle realpolitik. J ‘ai la majoritéau sénat, a l’assemblée nationale, dans les assemblées provinciales et dans les gouvernorats. Cela devrait vous rendre un peu plus humble! Je n’ai pas besoin de vous menacer. Je voudrais simplement vous ouvrir les yeux! Il y va de l’interêt de tous!
    FATSHI: notre peuple sait comment vous avez obtenu votre majorité! C’est pour cela que cette majorité n’impressionne personne! L’odeur de la corruption était plus forte que l’odeur des immondices à travers la ville. Si vous comptez sur cette majorité achetée pour destabiliser les instutitions, votre majorité ne vous protegèra pas contre le courroux de notre peuple! Au lieu de proférer des menaces, estimez-vous heureux d’avoir un peuple qui sait pardonner! Oui! Parlons realpolitik! Contrairement à ce que vous pensez, notre peuple ne permettra pas le retour aux affaires de ses bourreaux d’hier.
    JKK: Le rapport des forces n’est pas en votre faveur! J’ai la majorité!
    FATSHI: Le rapport des forces n’est pas en votre faveur non plus, Monsieur! Vous avez une majorité achetée, mais moi j’ai l’Imperium et le peuple! Vouloir m’ouvrir les yeux, c’est verser dans l’arrogance. Et je n’ai que faire de votre arrogance! Vous n’êtes pas en train de parler à un militant du PPRD.
    JKK : J’ai la majorité!
    FATSHI: J’ai l’Imperium! (sur le perron) Jeannot, Veuillez reconduire Mr le Président à sa voiture!

    1. Cher Binsonji,
      # Votre dialogue/fiction m’a, dirais-je, intrigué autant qu’il m’a provoqué quelques sourires : ce que pour moi, vous accordez plus de crédit à Tshisekedi que je lui en reconnais à ce stade.
      Généralement, à vous lire, je constate que s’agissant de notre PR, vous privilégiez volontiers le « souhaitable » au « possible », le vœu à la réalité telle que moi je la perçois, comme si la terre ne tournait qu’au profit des « gentils ».
      La bonne volonté (politique), les bons sentiments de notre Tshilombo National, son empathie et sa proximité avec son peuple ne sont pas à discuter, en revanche sa gouvernance effective ne me semble pas toujours y répondre. Faute d’expérience ou par excès d’enthousiasme à ce niveau, par manque de travail suffisant pour finaliser ses dossiers de façon que ses bonnes décisions soient appliquées et applicables, pour des capacités insuffisantes ? Je ne peux y répondre de manière experte et complète mais traînent une impression de précipitation et une tendance à se suffire (de) et de pratiquer l’annonce facile, ce que veut entendre la population…
      Bien sûr mon avis n’est synonyme ni d’un défaitisme ni d’une appréciation définitive : je ne désespère ni ne crois que son mandat ne puisse produire des fruits à terme ; comme pour une bonne partie de nos Compatriotes, mon vœu est qu’il réussisse d’autant que pour l’heure je ne lui trouve pas raisonnablement d’alternatives comme le suggèreraient certains radicaux adverses. Il est bel et bien là, reconnu dedans et dehors malgré les contestations autour de sa ‘proclamation’. Fonder nos espoirs sur lui est à ce stade le meilleur parti à prendre quitte à l’aider à réussir son mandat par nos critiques et nos conseils. Ma seule réserve est donc qu’à dix mois de son exercice je ne trouve pas encore assez de raisons de passer du vœu à la reconnaissance catégorique des espoirs que suscite notre nouveau PR..
      # Ailleurs, je ne me sens capable ni ne trouve intérêt à commenter en détail votre fiction de dialogue entre le nouveau et l’ancien PR, je répéterais juste que vous avez trop donné le beau rôle au premier et avez fait du second un absent alors que la réalité devant nous montre qu’il est encore bien présent. Jusque quand ? C’est là où pour moi le nouveau ne fait pas assez pour réduire le rôle nuisible de son partenaire, ce devait être pourtant une de ses stratégies. Le rapport des forces entre les deux comme le véritable ayant droit de l’impérium se disputent encore tandis que l’appui du peuple s’il est significativement au profit du nouveau, méfions-nous il n’est pas acquis comme par le passé même récent qu’il détermine exclusivement le sens de l’avenir : il y’aura encore chez nous des démiurges à le forcer selon leur sens. ‘JK’ est l’un deux qui peut encore surgir de l’exil où le peuple veut l’envoyer…

      1. @Nono,
        Sieur Binsonji E Madilu est bien ce que dit son nom: « LARMES & DEUIL ».
        A défaut de voir son gourou jouer son vrai rôle, sieur Binsoji (larmes) n’a que ses yeux pour pleurer. Kiadi kibeni!

  15. ADDENDUM
    « Faute d’expérience ou par excès d’enthousiasme à ce niveau, par manque de travail suffisant pour finaliser ses dossiers de façon que ses bonnes décisions soient appliquées et applicables, pour des capacités insuffisantes OU ENCORE PARCE QUE LE FREIN DE SON PARTENAIRE ENNEMI EST TEL QU’IL NE PEUT AGIR COMME IL AURAIT VOULU ?
    SANS DOUTE POUR TOUTES SES RAISONS ET PEUT-ÊTRE D’AUTRES… »

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