Demain, « Kinshasa leaks »?

Depuis quelques jours, deux mots sont au centre des conversations à travers le monde: « Luanda Leaks ». Traduction littérale: les « fuites de Luanda ». C’est le résultat d’une vaste enquête menée par un consortium de journalistes occidentaux grâce aux documents « hackés » par un lanceur d’alerte portugais. La « victime » de cette opération n’est pas n’importe qui. Il s’agit d’Isabel dos Santos.

L’opprobre qui frappe « Isabel » – que la terre entière célébrait encore récemment comme « la femme la plus riche d’Afrique » – devrait inciter les « grands » du continent et leurs progénitures à une catharsis. Une catharsis devant les inciter à plus de discrétion et de simplicité. La preuve est faite, une fois de plus, que tout passe . Et ce y compris la gloire.

Adulée hier, celle que les caudataires d’ici et d’ailleurs gratifiaient du sobriquet de « princesse » est aujourd’hui abominée. Intouchable hier, elle est devenue infréquentable. Hélas, son mari Sindika Dokolo n’est guère épargné. S’il est prématuré de tirer des conclusions, il est, en revanche, temps d’y puiser quelques enseignements.

Durant trente-huit ans, José Edouardo dos Santos, le père d’Isabel, a régné, au propre comme au figuré, sur l’Etat angolais. Chef de l’Etat, il a fait et défait des carrières. Comme tout dirigeant africain, il ne refusait rien à ses enfants. José Filomeno était à la tête d’un « fonds souverain » évalué cinq milliards de $US. Du « népotisme d’Etat ». Isabel, elle, a été propulsée à la présidence du conseil d’administration de la puissante société d’exploitation pétrolière « Sonangol ». La famille dos Santos a fini par considérer l’Etat comme un « bien personnel ». Qui pourrait lui jeter la première pierre?

Trois années seulement après la « passation de pouvoir pacifique » avec son ancien ministre de la Défense, Joao Lourenço, l’ex-président angolais est contraint de vivre loin de son pays. En Espagne. Sa fille Isabel « rase » littéralement les murs à Dubaï. Elle n’ose pas remettre les pieds à Luanda où les autorités judiciaires l’attendent, sans doute, avec des menottes.

Il semble bien que ce n’est pas la première fois que des « révélations » soient faites sur l’enrichissement de la famille dos Santos. A l’époque où « Papa José Edouardo » était au pouvoir, ces « confidences » glissaient comme la goutte d’eau sur la plume de canard. Depuis le changement intervenu  à la tête de l’Etat, rien ne sera plus comme avant. Mieux, le nouveau « Chef  » paraît convaincu qu’il ne peut y avoir d’alternance sans rupture avec l’ordre ancien.

Ce qui se passe en Angola pourrait s’étendre demain à d’autres nations africaines où les satrapes du moment considèrent l’Etat comme un « butin familial ». Demain, on pourrait assister à des dénonciations similaires sur le Gabon et le Congo-Brazzaville. Et pourquoi sur le Cameroun, le Congo-Kinshasa et la Guinée équatoriale? Dans ces pays, les « familles régnantes » ont mis le pays en coupe réglée.

Qu’en est-il du Congo-Kinshasa? Le 26 janvier 2001, « Joseph Kabila »  succédait à Mzee Kabila décédé dans des circonstances non élucidées à ce jour.

Selon les révélations de « Panama papers » en avril 2016, « Jaynet », la sœur du nouveau Président, s’est rendue, six mois après, dans un paradis fiscal américain pour planquer l’argent et sans doute des pierres précieuses que le défunt Président gardait dans un coffre. Elle était accompagnée d’un certain Feruzi Kalume, fils de Kazadi Nyembwe.

Après dix-huit années passées à la tête du pays, « Kabila » a littéralement « liquidé » les entreprises publiques qui étaient encore viables. Par des joint-ventures qui profitaient plus aux « partenaires », la Gécamines a été complètement désarticulée. La Miba, mêmement. Depuis quinze ans, la direction générale des douanes est dirigée par l’inamovible Déo Rugwiza Magera, un proche parmi les proches de l’ex-président.

Dans un entretien avec « Jeune Afrique » en août 2016, soit quatre mois avant la fin du second mandat de « Kabila », son frère « Zoé » déclarait sur le ton de défi que sa fratrie n’est pas prête « à céder le pouvoir à n’importe qui ». Les évêques catholiques avaient vu juste en écrivant dans un de leurs messages qu’ « une minorité de concitoyens a pris le pays en otage ».

Une année après la passation de pouvoir entre « Joseph Kabila » et son successeur Felix Tshisekedi Tshilombo, la rupture tarde à se matérialiser. L’ex-président parade avec des soldats armés jusqu’aux dents.  L’ancienne majorité parlementaire s’est succédé à elle-même tant au niveau national que provincial. Les « hommes de l’autorité morale » du Fcc sont toujours aux commandes.

Et pourtant, en dix-huit ans de pouvoir, le successeur de Mzee n’a laissé aucun souvenir impérissable en termes de réalisations socio-économiques. Comment pourra-t-il réaliser aujourd’hui ce qu’il a n’a pu faire? Il faut, néanmoins, reconnaître à cet homme un « mérite ». Celui d’avoir mis le « Grand Congo » à genou. Une « mission » réussie. Sa fratrie, elle, s’est énormément enrichie.

On ne compte plus le nombre de « ranchs » que possède l’ex-président « Kabila » (Kingakati, Kundelungu, Kashamata, Kabasha, Ile de Mateba etc.). Le journaliste américain Richard Miniter l’avait crédité d’une fortune estimée à 15 milliards $ US. Cet argent mal acquis se trouverait dans des paradis fiscaux. « Zoé » a été propulsé gouverneur de la province de Tanganyika. La soeur, Jaynet, est à la tête de la commission de Défense de l’Assemblée nationale.

Les révélations des Panama papers et celles de Richard Miniter produisirent un effet assimilable à celui de la goutte d’eau sur la plume d’un canard. Il en est de même des « fuites » organisées par le lanceur d’alerte Jean-Jacques Lumumba. On pourrait dire autant de la publication d’une galaxie de sociétés dans laquelle cette « famille » détiendrait une part majoritaire.

On peut parier qu’après « Luanda leaks », les Congolais de Kinshasa rêvent d’un « Kinshasa leaks ». Depuis quelques semaines, il y a comme un frémissement. On assiste lentement mais sûrement à une « libération de la parole » au sein de l’opinion congolaise. Les « tabous » d’hier sont brisés. Les uns après les autres…

 

Baudouin Amba Wetshi

18 thoughts on “Demain, « Kinshasa leaks »?

  1. Oui, « une année après la passation de pouvoir entre [celui qui se fait appeler] Joseph Kabila et son successeur Félix Tshisekedi Tshilombo, la rupture tarde à se matérialiser ». Mais méfions-nous des apparences tels que les hommages appuyés de Félix Tshisekedi à son prédateur de prédécesseur. Certes, Tshisekedi est gêné actuellement par le deal conclu avec ce dernier mais il ne pense pas moins « qu’il ne peut y avoir d’alternance sans rupture avec l’ordre ancien ». Peu avant de quitter le pouvoir, le sulfureux ministre de l’Urbanisme et Habitat, Joseph Koko Nyangi, a tout simplement distribué le patrimoine immobilier de l’Etat aux bonzes du PPRD. Le dauphin ou, mieux, la carpe de Joseph Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary avait reçu une villa qu’il s’était empressé à mettre au nom de son épouse. Hier, l’Etat a récupéré son bien. Ce n’est qu’un début. La peur commence à changer de camp. Pour sauver la coalition FCC-CASH, le PPRD suggère déjà de sacrifier Jeannine Mabunda, pour avoir osé donner une leçon « constitutionnelle » au chef de l’Etat. Renforcer la base de Tshisekedi au-delà de l’UDPS et UNC permettrait de vite aller en besogne pour que des individus médiocres comme Joseph Kabila et sa coterie politique ressentent le besoin de s’enfuir ou soient jetés en prison.

    1. @ MBTT,
      OBSERVATIONS OBJECTIVES ET CONSTRUCTIVES. TRES BIEN DIT !
      ESPERONS QUE FATSHI EN PRENNE BONNE NOTE, ET SE DEBARRASE DE SA TIMIDITE (SI PAS PEUR) VIS-AVIS DE LA BANDE DES VOYOUS PPRD-FCC ET LEUR AUTORITE TRES IMMORALE DE KINGAKATI..

  2. Cher BAW,
    Croyez-moi, l’enrichissement illicite et autres méfaits de la famille dos Santos ne sont rien par rapport aux dommages causés à la nation congolaise par la fratrie « Kanambe ».
    Celui qu’il faut blâmer aujourd’hui dans la tragédie congolaise c’est Felix Tshilombo dit « Matamasquin », qui a signé un deal consacrant l’annihilation de la nation congolaise.
    « Un chef, c’est fait pour cheffer. » a dit Jacques CHIRAC, mais Tshilombo a été fait « chef » pour se faire rudoyer et dégrader par les occupants rwandais.

    1. Cher KUM,
      Je comprends votre coup de colère. Mais ce qui suit peut vous aider à transcender celle-ci. Nous avions acquis l’indépendance dans de mauvaises conditions. Fallait-il s’en plaindre éternellement ? Non. Il fallait se ressaisir et voir comment réussir cette indépendance ; ce qui n’a malheureusement pas été le cas jusqu’à ce jour. Il en est de même de ce qui nous arrive aujourd’hui. Le résultat de dernières élections générales est une énième illustration du banditisme d’Etat tel que nous l’avons vécu tout au long du régime de Joseph Kabila alors que nous aurions souhaité qu’il reflète la volonté du peuple, conformément à notre Constitution. Mais Félix Tshisekedi est président de la république pendant que le despote honni garde encore la main mise sur tous les autres pouvoirs. Faut-il se plaindre éternellement que Tshisekedi soit arrivé ainsi au sommet de l’Etat ? Non. Il faut se ressaisir et voir comment avec lui à la tête du pays on peut aller de l’avant, en commençant par mettre un terme au banditisme d’Etat incarné non pas par Félix Tshisekedi mais par Joseph Kabila et sa bande criminelle du Front commun des cons (FCC). Je pense que le pays gagnerait beaucoup si, par exemple, les ténors de Lamuka réfléchissaient ainsi, à commencer par Martin Fayulu.

      1. Cher Mayoyo,
        Comme pour saisir « votre » balle au bond – celle contenue dans vos propos -, permettez une question sans prétention : que voulez-vous dire exactement quand vous affirmez, « Nous avions acquis l’indépendance dans de mauvaises conditions » ? C’est dire qu’il y’avait des conditions autres meilleures pour obtenir notre indépendance, lesquelles ? C’est dire que nous aurions bénéficié de ces bonnes conditions nous aurions fait mieux ?
        L’Afrique a obtenu son statut international en tant qu’Afrique en 1960, y’a-t-il en son sein un(des) pays qui a(ont) bénéficié de meilleures conditions pour l’acquérir et en aurait(ent) mieux profité par la suite ? Je me dis que la liberté s’arrache toujours un peu dans la confrontation avec celui qui nous en avait privé et qu’il y’a toujours un travail personnel à labourer pour réussir son indépendance ; nous ne l’avons pas fait jusque-là mais est-ce tant parce que nous l’avons acquise dans de « mauvaises conditions » ?

      2. @Mpangi Mayoyo,
        J’ai l’impression que vous occultez quelque chose, pourtant essentielle. Félix Antoine Tshilombo est l’allié de Joseph Kabila. Comment pouvez-vous critiquer ce dernier et dispenser son allié. Tous les congolais, les ténors de Lamuka inclus, souhaiteraient que ce Kabila dégage et soit traduit devant un tribunal pour tous les crimes qu’il a commis et continue de commettre au Congo. Mais, mais, il y a un congolais qui ne le souhaite pas. Ce congolais, c’est Félix Antoine Tshilombo. C’est lui, qui obnubilé par les privilèges liés à l’exercice du pouvoir, a vendu son honneur en acceptant le deal fatal que sa base de l’UDPS ne cesse de condamner . M’enfin, Mpangi, vous n’allez pas me dire que vous ne savez pas ou ne voyez pas ça ? Pas vous…
        Ce n’est certainement pas Tshilombo qui mettra fin au banditisme d’Etat au Congo. Pour s’en rendre compte, il suffit d’analyser son bilan depuis que Kabila l’a fait roi à ce jour. Vous savez. Martin Fayulu n’y est pour rien.

      3. @Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo,
        Merci pour votre remarque pertinente.
        Mais, dites-moi, Felix s’inscrit-il dans la même logique que vous?
        That’s the question.

      4. @jo bongo & kum.
        Personnellement, je comprends pas le revirement à 180° de notre compatriote et patriote Mayoyo.
        Les élections de 2018 qui ont catapulté Félix à la tête du pays ont été chaotiques aux yeux de tout le monde. Félix lui-même en est conscient. Son alliance avec Kabila et sa tricherie sont des fautes très graves qu’on ne lui pardonne pas. Le « bon peuple congolais » est mis devant un fait accompli.Tout le monde,même au culte du temple de Limete, même la communauté internationale; demande à Félix de rompre son mariage incestueux avec Kabila, mais il ferme les oreilles pour ne pas entendre.Il entretient avec Kabila des rapports fusionnels. Pour Félix et ses partisans, se rapprocher de Lamuka, signifie le dialogue et le partage des postes. Il ne veut pas partager le pouvoir parce qu’il est convaincu qu’il a gagné les élections.Donc il doit gouverner .
        Son bilan d’un an est désastreux. Depuis un trimestre, près de 350 Congolais sont massacrés à Beni. Si cela se passait en France ou en Belgique,le peuple serait descendu dans les rues,toutes dents dehors,pour demander des explications à ses dirigeants.Les médias en feraient la une de leurs édito. Mais au Congo,le pays d’un peuple dépourvu de conscience politique, on crie: » Fatshi-Beton ».
        On lui trouve une excuse: il a la bonne volonté,mais c’est Kabila qui bloque tout.Qu’il se déplace à l’étranger avec une délégation pléthorique qui coûte cher au trésor public, c’est encore Kabila qui est responsable. Cette explication bidon tiendra la route jusqu’à quand?
        Félix cache les crimes de Kabila. Kabila cache l’incompétence avérée de Félix.

  3. # « Kinshasa leaks » comme les derniers « Lwanda Leaks » : un vœu et un regret, du moins pour le moment !
    # Un VŒU car les Congolais et le monde auraient bien besoin d’avoir accès aux « vraies infos » qui révèlent les coulisses des errements criminels de leurs dirigeants qui ont détruit leur pays ! Personne n’ignore en effet qu’au Congo plus qu’ailleurs, corruption endémique, détournements de deniers publics, impunité, exécutions extrajudiciaires, espionnage et diverses violations graves de droits de l’homme ont été le lot de nos pratiques mais nous en savons bien peu dans les détails. Jusque-là les nouvelles qui nous ont été fournies par les canaux officiels des agences de presse, des investigations journalistiques et même par les fuites des autres lanceurs d’alerte (comme les ‘Panama Papers’) ne semblent pas avoir ‘édfié’ l’opinion nationale et internationale, elles passent, comme dit BAW, comme la ‘goutte d’eau sur la plume d’un canard’. Pourquoi ? Largement dans le cas du Congo parce que les présumés coupables étaient encore au pouvoir. N’oubliez pas en effet que le genre de consortium des journalistes qui a travaillé sur l’Angola des Dos Santos, l’a déjà fait au Congo sur l’affaire Kamuina Nsapu au Kasai. Ces investigations peuvent-elles être recyclées pour faire la Une maintenant qu’un changement est en cours, maintenant que le régime de ‘JK’ est parti ou en voie de l’être ?
    # Un REGRET, pour le moment, que nous ne puissions bénéficier des révélations qui éclairent notre lanterne et nous aident ainsi à solder d’une façon ou d’une autre tout un pan de notre gouvernance défaillante. Comme sur d’autres pays, les Congolais eux-mêmes et le monde ont droit à l’information venant de la diffusion des médias et de ces autres canaux et ainsi à la protection de leur liberté d’expression ; bref, à vivre et produire une meilleure histoire commune.
    # Alors question : comment faire ou arriver à avoir aussi nos « Kinshasa Leaks » ?
    La version récente des « fuites », numérique, autant que je sache a été inaugurée ou mise sur le devant de la scène par l’australien Julian Assange où l’on voit que les conditions nécessaires sont :
    – un « lanceur d’alerte » càd une personne, un groupe ou une institution qui de bonne foi par ses convictions et sa connaissance des situations en cause mobilise contre des éléments qu’il considère comme menaçants pour l’homme et la société en livrant au monde des informations cachées, restées officiellement confidentielles parce que dérangeantes pour ceux qui en sont la cause…
    – des sources glanées activement à partir des fuites obtenues des acteurs officiels des situations à investiguer…
    – une caution et une organisation des journalistes ou autres spécialistes qui l’aident à divulguer les fuites obtenues car le principal objectif du lanceur d’alerte est de publier les documents récoltés de plusieurs sources en protégeant néanmoins celles-ci.
    # A noter que les « LEAKS » subissent l’embargo et les condamnations pénales des gouvernements censés être des puissances d’États qui ont tous les droits alors que les fuites révèlent beaucoup de leurs travers relevant de l’abus de pouvoir, arbitraires pour leurs besoins. Le paradoxe s’agissant des pays faibles souvent perclus de violations diverses est que ces fuites sont salutaires pour les citoyens qui les subissent et les opposants quand ils ne servent pas quelque part les fameuses grandes puissances. Vivement des « Kinshasa Leaks » comme un autre support pour améliorer notre gouvernance maintenant que les tabous se lèvent progressivement, que les langues se délient pour condamner tous ses fossoyeurs du pays qui ont opéré dans l’ancien régime. Que la famille ‘Kabila’ et ses proches complices payent serait un jour un excellent fruit des éventuels « Kinshasa Leaks »…

    1. PS
      ALÉAS DE LA DÉFENSE DE LA VEUVE ET DE L’ORPHELIN !?!
      # Je viens de lire que le hacker portugais Rui Pinto, source des révélations sur l’origine douteuse de la fortune d’Isabel Dos Santos, les « Luanda Leaks » mais aussi des « Football Leaks » est actuellement en détention au Portugal accusé de « tentative d’extorsion et divers crimes informatiques liés aux fuites des ‘Football Leaks’ organisés à partir de 2015 ».
      # Pour moi, les hackers et plus généralement les « lanceurs d’alertes » rendent des services aux victimes et au monde par leurs révélations des turpitudes du monde politique et économique international, souvent cachées dans les coulisses de leurs ‘affaires’. C’est quelque part un acte de salubrité internationale contre les lois corporatistes des puissants du monde politique et des affaires international qui lèsent impunément les faibles et leurs adversaires géopolitiques. Je n’ai donc ici aucun argument et aucun intérêt particulier à défendre Isabel Dos Santos et son mari Sindika Dokolo sauf à exiger un procès juste à l’issue duquel ils payeront s’ils sont jugés coupables. Néanmoins un point m’interpelle : n’y a-t-il pas aussi dans cette justice internationale parallèle un parti-pris dans le choix des coupables, certains qui nécessiteraient d’être poursuivis ne le sont pas bénéficiant d’une protection quelque part ?
      # Tenez, voici Me Bourdon l’incontournable avocat des pauvres Africains victimes de leurs dirigeants autocrates, il préside la « Platerforme de Protection des Lanceurs d’Alerte en Afrique (PPLAAF) », est fondateur de SHERPA et avocat de SURVIE, une association qui combat la Françafrique et toujours derrière le « lobby tutsi » qui défend les Tutsi victimes du génocide quoi qu’ils fassent depuis. Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) qui a publié le 19 janvier la vaste enquête sur la base de quelque 715 000 documents baptisés « Luanda Leaks » avait reçu ces données de la PPLAAF de Bourdon.
      Alors une question innocente : Me Bourdon et ses acolytes font certes du bon travail en révélant les malversations des Dos Santos mais seraient-ils aussi diligents pour aller fouiller chez Kagame dont l’histoire est pleine d’ombres suspectes ? Pourquoi depuis 25 ans n’ont-ils pas travaillé sur les multiples violations graves des droits que Kagame, son armée et ses milices ont commises au Congo comme l’a fait l’ONU en 2010 ?

      1. @Ndeko Nono,
        Me Bourdon peut défendre les intérêts de qui il veut. C’est son job. C’est à nous de trouver nos autres  » Bourdon ». Il en existe d’autres. J’en connais même de plus pointus que lui. C’est à nous de vendre notre cause, de trouver nos  » Champions  ». Mais comme les congolais ne sont pas très forts en ubwenge, l’exercice devient difficile. Et si vous ajoutez le fait que nos propres dirigeants, des bouffons soudoyés par nos bourreaux, disent ouvertement le contraire de nos souffrances, cela devient compliqué. Mais esala rien. Comme l’a dit le Pasteur Ekofo, le Congo ne sera pas toujours faible comme il est aujourd’hui.

  4. Si en Angola nous avons eu Luanda Leaks, a Kinshasa nous attendon Kingakati-Leaks, un vaste scandale de detournements et vols des avois de lEtat par la Famille d’imposteurs Tanzaniens « Joseph », Jaynet, Zoe et Selemani Kanambe-Mtwale et leur bande FCC surtout par le biais de leurs caissier Albert Yuma et le mafiosi Dan Gertler.
    Yuma ne parvient pas a nous expliquer la vraie destination de $200 Millions en « blanchissement » venus du mafiosi Dan Gertler et mis sur le dos des Passifs de la Gecamines (suivez mon regard a Kingakati)

  5. INDIGNONS-NOUS (KONGOLAIS) VIVANTS ! Y a un truc que je pige pas ! Paraît-il la RDC versus Hippolyte Kanambe, Jaynet Kanambe et Zoé Selemani Kanambe est un pays démocratique mais il y a une impunité caractérisée innommable qui saute aux yeux, il n’ y a pas pire aveugle celui qui ne veut pas voir… La Patience, la Maîtrise de soi, la Longanimité sont des Fruits du Véritable Saint-Esprit certes mais en réalité les COLONS IMPÉRIALISTES rusés, malins ont instillé aux Africains un esprit de Mensonge, de Peur, de Soumission, de Dépendance, d’Esclavagisme, de Religiosité imbecilisante, de Fanatisme aveugle… L’Esprit de Vérité par contre est un Esprit d’Amour, Sagesse, Force (c’est aussi un fruit de l’Esprit)… Ce qui se passe au Kongo-Zaïre c’est plus qu’une simple agression militaro-économico-politique, c’est un Génocide-Holocauste, c’est vachement irresponsable d’user des termes politiquement corrects, d’accepter passivement l’acharnement diabolique de la Communauté Internationale qui soutient tous azimuts l’imposteur Tutsi Rwandais alias Kabila et son esclave politique Tshilombo-Pétain qui prennent de plus en plus leurs aises… APOLOGIE DE LA DÉMOCRATIE DES FOSSES COMMUNES ! Les mediamensonges impérialistes ainsi que les instances internationales de Droit de l’Homme, de Bretton Woods, des ONG se foutent de la gueule de 90 millions des Kongolais, chez elles en France, en Belgique, en Allemagne, des vieilles démocraties, de Lille à Strasbourg, en Belgique; de Arlon à Bruges et en Allemagne; de Aachen à Berlin Sud, les pays frontaliers n’ont pas agressé les 3 pays cités ci-haut en érigeant des fosses communes… LES FAUX POLITICIENS KONGOLAIS-KONGORAIS S’AMASSENT MALHONNÊTEMENT DES FORTUNES AU DÉTRIMENT DU PEUPLE ! Le Verbe Divin dit ne t’appuie pas sur tes richesses et ne dis pas : elles me suffisent, ne t’appuie pas sur tes richesses injustement acquises, elles ne te serviront à rien au jour de la détresse connue. Ne dis pas : j’ai péché et rien ne m’est arrivé, longue est la patience du Verbe Divin… Tous les faux politiciens farceurs farfelus fanfarons inconscients congénitaux traîtres collabos de la RDC [Tshilombo-Pétain wa Banyarwanda en passant par Fayulu-Lamuka et Bemba-J’ai accepté l’inacceptable] sous la botte des Nomades Occupants Banyarwanda seront jugés sévèrement par l’histoire écrite par les vrais Kongolais… Qui vivra verra… Vive les Maï Maï ANPK (Armée Nationale du Peuple Kongo)… INGETA

  6. BAW,
    D’abord l’Angola a conquis son indépendance,à l’instar d’autres anciennes colonies portugaises,arme à la main. Ensuite il y a eu une guerre civile meurtrière qui a duré 27 ans.Le leader de la rébellion,Jonas Savimbi, ayant été tué,il n’a pas eu de successeur.Ses partisans ont déposé les armes et se sont engagés à mener une lutte de manière démocratique pour accéder au pouvoir. Même si cela est difficile pour l’UNITA, le MPLA le parti au pouvoir a quadrillé tout le pays.
    Il y a eu certes le crimes économiques en Angola et ces autres pays que vous citez. Mais au Congo,à coté des crimes économiques,il y a eu les crimes de sang. Le régime de Kabila a tué et laissé tuer les Congolais. Les assassinats, les massacres,les viols,la destruction d’environnement,on a pas connu ça au Gabon,au Cameroun ou en Guinée Equatoriale. D’ailleurs les crimes continuent.
    L’Angola va récupérer les sous. Peut-être le Congo aussi et ces autres pays victimes de la prédation par leurs dirigeants. Est-ce que Kinshasa Leaks ressuscitera nos morts? Et rendra-t-il la dignité bafouée à nos mamans,à nos soeurs, à nos femmes, à nos filles?
    En faisant de Kabila son allié,Félix à rendu le plus mauvais service au Congo.

  7. MAPPING
    Nkolomabele@ Les congolais devraient maintenir la « memoire vivante » . L´ONU avait publiée un rapport bien documenté sur les crimes de guerre des invasions du Rwanda et de l´Ouganda. Un rapport international sans impact!
    Pire que tout, le nouveau président a tout simplement retardé le payement de plus de 10 milliards de $ que l´Ouganda doit payer pour les crimes de guerre au Congo.
    Avant de nous lancer dans un Kinshasa Leaks, essayons de rendre possible l´existence d´un tribunal international pour le Congo. Tant que nous laissons Felix « reconcilier » le Congo avec des pays agresseurs qui ont le sang des congolais sur les mains. Tant que nous ne faisons rien pour obliger l´ONU a faire usage de son propre rapport.. allons donc, agissons!

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