Discours sur l’état de la Nation: une épreuve réussie mais les inquiétudes demeurent

Tout en appréciant cette démarche, la VSV exprime des inquiétudes sur la matérialisation effective de la vision du Président de la République si ses partenaires de la coalition ne lui laissent pas les mains libres. Il est donc clair que la cohabitation politique au pouvoir est la vraie épine sous le pied du chef de l’Etat.

La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) a suivi avec intérêt le discours sur l’état de la Nation prononcé, vendredi 13 décembre 2019, par le chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès.

La VSV apprécie le fait que le Chef de l’Etat ait abordé l’essentiel de toutes les questions et préoccupations d’intérêt national notamment, la situation politique, sociale, économique, sécuritaire du pays, les relations avec les autres Etats, les perspectives et ses nombreuses réalisations depuis son avènement au sommet de l’Etat, particulièrement dans le cadre de son programme de cent premiers jours.

Globalement, c’est un bon discours sur l’état de la Nation, en ce qu’aucun point essentiel n’a été laissé de côté y compris les questions de réconciliation nationale et de l’opposition politique en passant par la lutte contre la corruption, le détournement des deniers publics, la justice à restaurer pour tous, qu’ils soient pauvres ou riches,..

La volonté manifestée et la détermination du Président de la République d’aller plus loin pour répondre aux aspirations de la population rdcongolaise l’ont, sans nul doute poussé à décréter l’année 2020, une année de l’action.

Tout en appréciant cette démarche, cependant, la VSV exprime des inquiétudes sur la matérialisation effective de la vision du Président de la République si ses partenaires de la coalition ne lui laissent pas les mains libres. En effet, l’opinion publique a la nette impression que ces derniers ne veulent pas voir le Président de la République réussir ses actions au risque d’être désillusionnés dans leur volonté jusqu’au boutiste de revenir coûte que coûte au pouvoir, alors qu’ils ont montré leurs limites dans la gestion de la chose publique pendant près de 18 ans de règne.

Il est donc clair que la cohabitation politique au pouvoir est la vraie épine sous le pied du chef de l’Etat. D’ailleurs, même si ce dernier privilégie la réconciliation en essayant d’éviter d’en rajouter, le président Félix Tshisekedi a lui-même reconnu les soubresauts et les pamphlets « oratoires » des uns contre les autres au sein de la coalition augurant d’un lendemain incertain entre partenaires politiques.

A ce sujet, des exemples éloquents en font foi. Sinon comment peut-on comprendre jusqu’aujourd’hui qu’une ordonnance portant nomination des mandataires de l’Etat à la Société Nationale de Chemin de fer (SNCC) et à la Générale des Carrières et des Mines (Gécamines) signée depuis de nombreux mois par le chef de l’Etat, soit bloquée jusqu’à ce jour par le FCC sous divers prétextes. Comment comprendre, tout récemment, l’opposition, les critiques acerbes du FCC et l’interpellation par la Commission des Affaires extérieures du Sénat dirigée par l’honorable Francine Muyumba du FCC de Mme le ministre d’Etat et ministre des Affaires étrangères (CACH) pour avoir rappelé de façon définitive trois Ambassadeurs, celui du Japon et les Représentants permanents de la RDCongo respectivement aux Nations Unies (à New York aux Etats Unis) et à Genève en Suisse pour « manquements graves ». L’honorable Francine Muyumba suggère même à Mme le ministre d’Etat de revenir sur sa décision alors que cela rentre dans le cadre de ses prérogatives.

Eu égard à ce qui précède, la VSV recommande à la population rdcongolaise:

  • La vigilance tout azimut face à une coalition politique qui ne rassure pas et susceptible d’exploser à tout moment en veillant à la sauvegarde des acquis de l’alternance politique;
  • La surveillance stricte et sans faille du respect de ses intérêts supérieurs et ses aspirations profondes par tous les gouvernants quels que soient leurs rangs respectifs;
  • La mobilisation permanente pour dénoncer les anti-valeurs tels que la corruption, le détournement des deniers publics, les injustices criantes, le clientélisme, le tribalisme, le népotisme…

Fait à Kinshasa, le 16 décembre 2019

 

LA VOIX DES SANS VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME (VSV)

4 thoughts on “Discours sur l’état de la Nation: une épreuve réussie mais les inquiétudes demeurent

  1. # « Discours sur l’état de la Nation: une épreuve réussie… » : du jargon de la VSV au français facile cela signifie que la VSV apprécie que le Chef de l’État ait abordé l’essentiel des questions et préoccupations d’intérêt national, les perspectives et nombreuses réalisations depuis son arrivée au sommet de l’État. Qu’il n’ait laissé aucun point essentiel de côté est donc ce plus de sa part qui les a touchés mais « les inquiétudes demeurent », ajoutent-ils, dans la mesure où « la matérialisation effective de la vision du Président s’avère difficile à prendre corps aussi longtemps que les partenaires de la coalition (FCC) ne lui laissent pas les mains libres pour mettre en œuvre sa vision…
    # Du coup pour se sortir d’une coalition aussi conflictuelle qui n’augure que des lendemains chaotiques, la VSV appelle la population à « un devoir de vigilance pour sauvegarder les acquis de l’alternance politique et à une mobilisation permanente pour pour dénoncer les anti-valeurs tels que la corruption, le détournement des deniers publics, les injustices criantes, le clientélisme, le tribalisme, le népotisme… » Mais encore ?
    # Mais encore : bien d’accord avec ces tièdes recommandations mais n’en faut-il pas plus d’où mes questions insistantes même à vous VSV :
    – Ne voyez-vous pas que la logique de votre constat devrait plutôt vous envoyer à vous adresser à Tshisekedi, le Chef de l’État qui jusque-là se satisfait trop facilement d’une coalition qui lui est pourtant nuisible ?
    – Mutatis mutandis ne croyez-vous pas que c’est donc moins de l’alternance pacifique ni du discours du PR y compris son décret d’une année 2020, année de l’action que vous devriez vous satisfaire et que vous devriez célébrer mais convier vigoureusement le Chef de l’État à lever en tête du peuple le bâton de l’action, du combat pour écarter d’une façon ou d’une autre son faux partenaire ?
    Ce n’est pas aussi facile, je l’accorde, mais quand même…

  2. Pfff. Bullshit. Boring… Vive les Maï Maï Makesa ANPK (Armée Nationale du Peuple Kongo)… Ingeta

  3. Oui, Messieurs des Mille Voix pro Tshilombo. Faisant suite aux deux derniers points de vos recommandations ci-haut, le peuple congolais par ma bouche, demande à Tshilombo de penser déjà à se suicider, pour sa haute trahison d’avoir demandé à la Cour Internationale de Justice (CIJ) l’annulation de la condamnation de l’Ouganda pour son agression contre notre pays, les installations de la Prison Centrale de Makala l’attendent et d’où il ne sortira plus jusqu’à la fin de ses jours.
    A propos d’anti-valeurs de corruption et détournements des deniers publics, est-il de rappeler que Tshilombo et son ami rwandais Kamherere n’ont pas encore réintégré dans les caisses de l’Etat, les 15 millions de dollars des revenus pétroliers du Kongo Central.

    1. …Les 15 millions de dollars que Tshilombo et son ami rwandais Kamherere ont VOLÉS.
      Autre chose, Messieurs des Mille Voix Pro Tshilombo, désormais, dans vos poêmes pour votre « amour » Tshilombo, veuillez toujours dissocier le mukongo du Kongo Central de votre vocable chéri et soporifique « peuple ».

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