Douanes: Le poste frontalier de Kasumbalesa géré par « Zoé »?

Depuis le mois de mai dernier, la DGDA (Direction générale des douanes et accises) a été dessaisie de la gestion du poste frontalier de Kasumbalesa au profit d’une mystérieuse société « Trafigo ». Selon certaines indiscrétions, l’entreprise dont question appartiendrait à Zoé « Kabila ».

A l’heure de l’Internet et des réseaux sociaux, la firme « Trafigo » est introuvable sur la toile. Pas une seule indication sur ses statuts ou son conseil d’administration. Pas une ligne sur son « boss ». Mystère! En pareil cas, les « initiés » ont pris l’habitude de braquer leur regard sur la fratrie « Kabila ». Celle-ci est souvent à l’affût des opérations fructueuses.

Depuis plusieurs mois, cette entreprise aurait été chargée par la DGDA de « sous-traiter » le poste de Kasumbalesa. Un cas sans précédent. Pire, il n’y a jamais eu d’appel d’offres.  « Trafigo » qui a signé un contrat avec la DGDA fait preuve d’un zèle débordant. Elle est occupée à élargir le parking 2 réservé au trafic des « trucks » transportant des marchandises à l’exportation. Elle est assistée par une toute aussi mystérieuse société dénommée « Afrique Service Management ».

Selon une dépêche de l’ACP, « Trafigo » aurait pris la résolution de « moderniser totalement le poste frontalier de Kasumbalesa vue sa position géostratégique et son impact sur l’économie dans la sous-région de la SADC ». L’Agence de souligner que le coût des travaux n’a pas été révélé. Il en est de même de l’origine du financement.

C’est au mois de mai dernier que l’ACP, citant des sources ayant requis l’anonymat, avait annoncé que le gouvernement provincial du Haut Katanga avait transmis la gestion du poste frontalier de Kasumbalesa à la DGDA. « Pour bien répondre aux attentes des transporteurs et opérateurs économiques, la DGDA a concédé à la société privée ‘Trafigo’ l’administration de ce poste douanier », précisait la même source.

Ce « contrat » entre la DGDA et « Trafigo » n’est pas sans rappeler le « contrat d’assistance » digne d’une arnaque signé en décembre 2008 entre l’ex-Ofida et la firme anglo-saxonne « CTC » (Customs Tax Consulting). Les Douanes congolaises étaient bizarrement représentées par le ministre des Finances et son collègue du Budget.

Pour l’anecdote, la CTC a été mise sur pied à la veille de la signature de cette convention. Une convention, par ailleurs, unanimement dénoncée tant par certains députés nationaux que par l’Intersyndicale de la Douane. En cause, son caractère « léonin » et « inopportun ».

En grattant un peu sur l’acronyme « CTC », on percevait l’ombre de « Joseph Kabila » et des personnages sulfureux tel qu’ Alfred Roger Yaghi, ancien président du conseil d’administration de la défunte « Banque congolaise ».

Le poste frontalier de Kasumbalesa est d’une importance vitale pour la DGDA. Depuis 2005, Déo Rugwiza Magera bat tous les records de longévité à la tête de cet organisme public. Quelle est sa botte secrète? La fratrie « Kabila » a plus que jamais mis le pays en coupe réglée.

 

B.A.W.

9 réflexions au sujet de « Douanes: Le poste frontalier de Kasumbalesa géré par « Zoé »? »

  1. Les frangins Tanzaniens Hypo Kanambe-Mtwale (alias « Jo Kabila »), Zoe Mtwale (alias Zoe-levoyou) ainsi que leur soeur ou tante Ougando-Tanzanienne Jaynet, ont pris notre Pays en otage, pillant son patrimoine jour et nuit.

    Les vols a ciel-ouvert au poste frontalier de Kasumbalesa ne sont qu’un point de l’Iceberg de la Mafia Kanambiste

    Sous pilotage de Mwilanya Nehemie, valet de la famille Kanambe-Mtwale, la bande FCC prepare une parodie d’elections pour maintenir cette famille mafieuse dans une presidence-a-vie derriere leur candidat-bidon Shadary.

  2. Il se dit à Kinshasa sous le couvert de l’anonymat que Déo Rugwiza serait le beau-père de Kabila Joseph. Ce qui expliquerait sûrement sa longévité à la tête de la DGDA. Je ne connais pas le poste frontalier de Kasumbalesa pour ceux que j’ai eu à fréquenter comme ceux de Matadi et de Boma la gestion de la DGDA est déplorable, c’est un milieu de la corruption à ciel ouvert. Raison pour laquelle je suppose qu’on en donne à terme la gestion à des firmes privées. L’inconscience et l’insouciance y ont pris des proportions inouïes.

  3. Et il se trouve encore dans ce pays des idéologues attardés, en fait des aveugles volontaires et des cupides mafieux, à nous faire gober que ‘JK’ serait un nationaliste révolutionnaire (référence crasse à son brouillon de père ?) !!!
    Ces vauriens prédateurs entrés en guenilles et bottes de jardiniers sont en mission : représenter leurs commanditaires rwandais et ougandais et en profiter pour piller le pays et ainsi se bâtir un empire financier sur le dos du Congo qui n’est pas leur pays, on le voit à leurs crimes génocidaires !
    La fratrie de ‘JK’, une race à pendre sur la place publique après avoir récupéré tout ce qu’elle nous aura volés !!
    Ce sera une défaite inqualifiable pour nous si demain ils ne recrachent pas le butin de leur rapine !!!

  4. Chers Compatriotes,
    Notre compatriote, le brillant Dr. Michel Pembamoto écrit : « les frangins Tanzaniens Hypo Kanambe-Mtwale (alias « Jo Kabila »), Zoe Mtwale (alias Zoe-levoyou) ainsi que leur soeur ou tante Ougando-Tanzanienne Jaynet, ont pris notre Pays en otage, pillant son patrimoine jour et nuit. Sans vouloir défendre les frangins, je m’inscris en faux contre la manière de présenté ces faits. Trois personnes ne peuvent pas prendre en otage tout un pays sans une grand collaboration des citoyens de ce pays. Lorsque nous présentons ainsi les faits, nous orientons le regard de nos compatriotes lecteurs vers trois individus, en les détournant des collaborateurs qui sont plus que zélés pour maîtriser tout un pays. Alors, orientons nos regards vers les traîtres et collaborateurs et mettons les dans les conditions de ne plus rendre leur coopération possible. Si le peuple est pour le changement, il l’arrachera. Mais si le peuple contribue à cette trahison parce que le traître est oncle, tante, de mon clan, de ma famille élargie, de ma province, de ma tribu, il m’a acheté in T-shirt, il m’a acheté de la bière…. Alors, le changement sera résultat d’un travail qui devra prendre du temps. A moins qu’il y ait un raz-le-bol dans la tanière du loup et les hyènes qui y démeurent ne s’organisent en meute pour tout détruire. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. Elili dit en réaction au post de Michel Pembamoto « … je m’inscris en faux contre la manière de présenté ces faits. Trois personnes ne peuvent pas prendre en otage tout un pays ».
      Cher Elili, en quoi vos deux présentations s´opposent ? Et où est-ce que Michel écarte ou rejette le rôle des collaborateurs d´autant plus qu´à la fin de son post il mentionne la bande FCC ? Bref, vous n´établissez la fausseté de rien ici et vous ne démentez rien ici (au regard de ce que Michel Pembamoto a écrit ou du moins sur base de l´interprétation de ce qu´il a écrit). L´expression « s’inscrire en faux » est faussement utilisée ici. Elle n´est pas justifiée. Elle est trop osée ici. Vous complétez, voire explicitez, mais vous ne réfutez ou démentez rien.

  5. Quel peuple sommes-nous? Je n’imagine pas qu’il y ait un autre pays au monde où pourrait se passer ce qui se passe chez nous depuis 17 ans!
    La prétendue classe politique,que j’ai toujours désignée par ce qu’elle est en réalité c’est-à-dire une association de malfaiteurs, observe avec plaisir et applaudit. Observez l’image en tête de l’article.

  6. Chers Compatriotes,
    Pour une fois, nous parlons le langage complémentaire. Mais cher Procongo, si vous vous mettez en tête que ma réaction n’avait pas pour finalité l’opposition, mais la complémentarité, ce que vous écrivez à la fin de votre intervention, eh bien c’est gagné. Mais le titre de cet article ne met pas en évidence le rôle joué par les collabos. Il faut lire tout l’article pour en arriver à comprendre. Mais le fait dénoncé dans le titre, c’est Zoé. C’est comme le verrou qui a constitué notre débat de la fois passée. Lorsque l’on a jugé la deuxième république du Maréchal, la formule était : Mobutu ceci, Mobutu cela. On ne mettait pas en évidence le rôle des conseillers et d’autres piliers qui soutenaient ce pouvoir là, parmi ces piliers figuraient aussi les grandes Eglises Connues: Catholique, Protestante et Kimbanguiste. En cette période là, j’ai travaillé à ce que l’attitude d’une de ces Eglises change au sujet du pouvoir du Maréchal. Quelques résultats ont été engrangés. J’ai appris que pour faire tomber le toit d’une maison, il faut s’attaquer aux piliers qui le soutiennent. Cher Procongo, je ne suis pas dans la logique d’opposition, je suis dans la logique de complémentarité. Dommage que nous avons choisi d’intervenir sous des pseudonymes, ce qui ne nous permet pas de faire une rencontre et d’échanger. Ne nous trompons pas de cible. Nous avons en face de nous ceux qui sont plus forts parce que plus organisés, ce que leur petit nombre permet de faire facilement. Et nous, Congolais, nous sommes pour l’instant faibles parce que tellement nombreux, nous avons encore un problème de communication et de langage. Une fois cette tour de Babel détruite, nous allons arracher ce qui nous appartient. Que Dieu nous vienne en aide.

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