Est-ce qu’on peut fabriquer des avions en RDC?

« Professeur, crois-tu vraiment qu’on peut fabriquer des avions en RDC? »

Tongele N. Tongele
Tongele N. Tongele

C’est la question qu’un étudiant en RDC vient de me poser dans son courriel. Cette question, et tant d’autres questions que reçois, toutes ces questions démontrent le niveau extraordinaire d’imagination, de curiosité, et d’aspiration des jeunes filles et jeunes garçons en RDC. Répondre aux aspirations des jeunes Congolaises et Congolais constitue le fondement de la révolution scientifique, technologique et industrielle en RDC. La tâche de répondre aux aspirations de ces jeunes devrait constituer la raison d’être et l’objectif fondamental et primordial du gouvernement et des institutions d’enseignement et de l’éducation en RDC.

La réponse que je propose à cette question est une réflexion ouverte sur laquelle j’invite tous à y contribuer sans hésitation.

« Professeur, crois-tu vraiment qu’on peut fabriquer des avions en RDC? »
Oui, non seulement je crois, mais je vois qu’on peut fabriquer des avions en RDC. Comment?

  1. Il faut savoir qu’un avion n’est pas fabriqué comme une statut que l’on produit en sculptant un morceau de bois ou un morceau de pierre. Un avion est plutôt monté, assemblé, à partir des pièces et des composants qui sont liés les uns contre les autres, ou les uns sur les autres, par vices, clous, cordes, colles, etc.
  2. Ces pièces et composants ne sont pas uniquement utilisés pour monter des avions; mais ils sont d’abord et avant tout utilisés dans la vie quotidienne pour fabriquer ou produire des multitudes des choses. Ces pièces et composants sont utilisés pour fabriquer, décorer ou équiper des maisons, pour fabriquer des bicyclettes, des voitures, des chaussures, des vêtements, des objets et outils des bureaux, des hôpitaux, etc.
  3. Pour ceux et celles qui ont déjà voyagé en avion ou qui ont observé un avion de plus près, il est facile de constater qu’un avion a une tête, un tronc et une queue. La tête, le tronc et la queue de l’avion sont faits des pièces et composants utilisés dans la vie quotidienne comme expliqué au deuxième point.
  4. Décrivons un peu ces parties de l’avion. La tête de l’avion c’est le poste de pilotage où les pilotes s’assoient et où l’on retrouve les commandes et instruments de vol, ainsi qu’un pare-brise pour la protection et la vision des pilotes. Il y a le tronc de l’avion qu’on appelle fuselage. C »est la partie centrale de l’avion qui accueille l’équipage et les passagers ou le fret. Il y a la queue de l’avion, en forme de croix, constituée par le stabilisateur horizontal et vertical pour équilibrer l’avion. A part la tête, le tronc et la queue de l’avion, il y a les ailes qui assurent la sustentation et supportent le poids de l’avion et de son contenu lors du vol. Les moteurs sont souvent placés en dessous des ailes. Il y a aussi le train d’atterrissage avec des roues en arrière et en avant pour permettre à l’avion de rouler sur le sol avant le décollage et d’atterrir à la fin du vol.
  5. Mais ce sont là les grands composants de l’avions qui sont eux aussi des assemblages et montages de tant d’autres pièces et parties. Par exemple: dans la cabine des pilotes, il y a des petits écrans, des boutons, des aiguilles, des indicateurs électriques et électroniques, des boites et des petits instruments de toute sorte. Mais ces instruments et indicateurs électroniques sont aussi retrouvables dans des téléviseurs, des appareils photographiques, électroménagers, des ordinateurs, etc. Les chaises des pilotes sont les mêmes chaises ou chaises semblables que l’on utilise dans des maisons, des restaurants, des buvettes, des écoles, des hôpitaux, etc. Les chaises des passagers sont installées sur des tapis, et ce sont les mêmes tapis que l’on utilise dans des maisons, bureaux, hôpitaux, etc. Dans l’avion il y a de l’électricité et de lumière; et c’est de la même électricité faite des mêmes ampoules, fils électriques et accessoires électriques que l’on retrouve dans des maisons, écoles, hôpitaux, magasins, bureaux, etc. Dans l’avion les passagers vont se soulager dans des toilettes qui ont des portes. On retrouve les mêmes toilettes dans des maisons et des bureaux, etc. L’avion a des fenêtres (hublots), des rideaux, etc., que l’on retrouve dans des maisons, des bureaux, des hôtels, des écoles, etc. Les ailes de l’avion et le fuselage sont faits d’aluminium et d’acier que l’on utilise pour faire des tôles, des assiettes, et des parties des voitures, etc. Ces pièces d’avion sont liées ou connectées les unes sur/contre les autres par clous, vices, cordes et/ou colles, que l’on utilise dans toute sorte des choses de la vie quotidienne. Les roues et pneus d’avion sont faits des mêmes matières que les roues et pneus des voitures et des bicyclettes.

Bref, les descriptions ci-dessus, au cinquième point, montrent que pour fabriquer un avion, il faut savoir fabriquer des pièces et des composants que l’on utilise pour monter un avion. Ces pièces et composants sont des produits manufacturés qui sont utilisés pour beaucoup d’autres besoins de la vie quotidienne.

Concrètement, il faut savoir fabriquer des petites choses comme vices et tourne vices, clous, cordes et colles; car ces sont ces mêmes outils qui sont utilisés pour assembler les pièces et composants d’un avion. Il faut savoir fabriquer des chaises pour des maisons, des écoles, des hôtels, etc., car ce sont ces chaises qui sont modifiées et adaptées pour les pilotes et les passagers d’avion. Il faut savoir fabriquer des verres pour l’eau à boire, des verres pour des lunettes, des verres pour des fenêtres, des verres pour des montres, etc., et ce sont ces verres qui sont transformées en hublots et pare-brise d’avion. Il faut savoir faire des aiguilles, des boutons, des fils électriques, des ampoules, des isolants plastiques, des prises du courent, des tissus pour rideaux, etc., car ce sont ces mêmes éléments qui sont modifiés et utilisés pour monter un avion. Il faut savoir faire des pneus des bicyclettes et des voitures, il faut savoir faire des petits tuyaux d’aluminium, il faut savoir faire des assiettes en aluminium et acier, des cuves de toilettes, etc., car ce sont ces mêmes éléments qui sont adaptés pour le montage d’un avion. Il faut savoir monter des ordinateurs, des petits appareils électroménagers, des petits robots, etc., car ce sont ces pièces électroniques qui sont utilisées pour l’instrumentation de pilotage dans la cabine d’avion.

La première question qu’il faut se poser serait la suivante: est-ce que les écoles et les enseignements en RDC pourvoient les jeunes filles et jeunes garçons avec les connaissances, capacités et habiletés pour créer des petites entreprises et usines pour fabriquer des aiguilles, des boutons, des fils électriques, des ampoules, des verres, des appareil électriques et électroménagers pour la vie quotidienne et pour éventuellement être modifiés et adaptés aux avions? La deuxième question qui est semblable à la première est la suivante: est-ce que les présidents et recteurs des universités, les professeurs, et le corps d’enseignants, est-ce qu’ils ont comme priorité la création des programmes académiques et la formation des étudiantes et étudiants à acquérir et développer des connaissances, compétences et habiletés techno-professionnelles pour transformer sur place les immenses ressources naturelles de la RDC en produits finis utilisables dans des maisons, des écoles, des hôpitaux, des bureaux, et aussi utilisables pour monter des avions en RDC? La troisième question qui est aussi similaire aux deux premières est la suivantes: est-ce que le président de la RDC, les ministres, les députés et sénateurs, les gouverneurs et assemblées provinciales, est-ce que les dirigeants de la RDC s’efforcent de mobiliser, sensibiliser, encourager, supporter et appuyer les jeunes filles et jeunes garçons de la RDC à acquérir et développer des connaissances, compétences et habiletés techno-professionnelles pour créer des compagnies et usines pour produire sur place ce dont le pays a besoin y compris le montage des avions? Et la dernière question qui est encore une fois semblable aux précédentes est la suivante: est-ce que les jeunes filles et garçons qui poursuivent des études supérieures et universitaires en RDC sont préoccupés par l’objectif d’acquérir et développer des connaissances, capacités et habiletés techno-professionnelles pour se lancer à la fin de leurs études dans la création des petites compagnies et usines pour fabriquer sur place, à base d’immenses matières premières en RDC, des biens manufacturés y compris le montage des voitures, des bateaux et des avions, afin d’éradiquer le chômage et la pauvreté, lancer la RDC sur le chemin de l’industrialisation et faire de la RDC le moteur de la révolution technologique et industrielle en Afrique? Ne se contentent-ils pas simplement de mémoriser des théories et formules pour passer d’examen et obtenir un diplôme afin d’aller chercher un poste dans le gouvernement, avec le rêve de s’enrichir à l’instar des médiocres incompétents à la tête du pays qui pillent les richesses du pays en connivence avec les exploiteurs étrangers au détriment des habitants de la RDC?

Mais sachant que les jeunes Congolaises et Congolais sont des talentueux, et sachant que les aléas politiques de l’heure bientôt disparaitrons avec leurs agents porte-malheurs, j’en appelle aux jeunes filles et jeunes garçons de la RDC à regarder en eux-mêmes, aux fin fonds de leurs cœurs et âmes, pour se redécouvrir, pour découvrir les forces et ressources intérieures, afin de rejeter les tentations de médiocrité facile, et de s’engager à acquérir et développer les connaissances, compétences et habiletés pour arriver à produire tout ce dont le pays a besoin sur place y compris de montage des voitures, des trains, des bateaux et des avions. Oui, je crois vraiment qu’on peut fabriquer des avions en RDC.

 

Par Tongele N. Tongele, Ph.D.
Docteur en génie mécanique et professeur d’université aux USA
tongele@cua.edu

13 réflexions au sujet de « Est-ce qu’on peut fabriquer des avions en RDC? »

  1. Bonjour, je me permet d’intervenir dans le débat et apporter ma modeste contribution, donc, je voudrais dire ceci, je ne sous estime pas votre analyse et chaque personne a le droit de rêver, moi à votre place je lui répondrais très sincèrement que cela n ‘est pas du tout possible pour multiples raisons, économiques, technologiques et tant d’autres. j’observe également que vous avez omis d’expliquer quelle différence y t elle entre d’une part fabriquer et d’autre part monter ou assembler en usinage, en fait c’est ca les questions essentielles, toutes ces choses que ca soit en termes des ressources ou de compétences doivent être MAÎTRISER je dis bien MAITRISER
    , Au stade ou le Congo se trouve actuellement, un tel programme ne pas envisageable du tout que ça soit en rêve ou dans la réalité, par manque de moyens tout simplement; c’est facile de comprendre, quand ‘on arrive pas à résoudre la question de la pauvreté explique moi un peut par quel miracle va t on CONCEVOIR ET FABRIQUER UN AVION ? c’est de l’utopie, ce qu serait possible, aller cultiver le champs, produire et se nourrir, le reste viendra après, nous sommes encore à ce stade là, voilà, il ne faut pas mettre le charrue devant le bœuf

  2. Chers Amis,
    On peut construire un avion en RDC. Mais il faudrait d’abord savoir quel avion on peut construire en RDC. Un ULM trois axes, un Ulm deux axes avec une aile delta, un cessna caravane sont des avions que l’on peut construire au Congo, même maintenant. Mais vous imaginer que l’on peut construire un A380 d’Air Bus au Congo, maintenant est impossible, dans l’avenir c’est possible pour plusieurs raisons. Nous avons un problème actuellement. L’argent ne circule pas suffisamment au Congo. Tous ceux qui ont pris l’argent de l’Etat d’une manière ou d’une autre sont des personnes qui n’aiment pas que certaines réalisations au profit de la population aient lieu en RDC. Vue sous cet angle, la construction d’un avion en RDC reste encore de la rêverie. Sinon, c’est possible. La réaction qui me précède m’étonne: l’avion a déjà était conçu, toutes les recherches sur les machines volantes plus lourd que l’air qui ont été réalisées dans le monde ne nous laissent pas un champ large d’investigation pour concevoir quelque chose d’original en dehors de ce qui a été fait. Mais avec l’utilisation de l’ordinateur, une conception d’un autre type d’appareil volant peut avoir lieu au Congo. Pour cela, il faut d’abord la matière grise et les instruments de travail capables de répondre aux exigences d’une telle recherche. Une fois que l’appareil est conçu, il faudrait avoir un atelier qu’il faut pour le montage, car, les différentes pièces peuvent être sous traitées. Il faudra aussi qu’à partir d’un certain type d’appareil, la fabrication des pièces doit se faire selon certaines normes, et l’utilisation d’un alliage qui doit répondre aux besoins pour lesquels l’appareil est conçu. Il faudra aussi se rendre à l’évidence qu’une telle oeuvre, même réalisée sur le territoire congolais ne pourrait être réalisée uniquement par les Congolais. Les avions plus gros actuellement fabriqués en Europe sont rarement l’oeuvre d’une seule nationalité. Oui, le Congo et les Congolais ont des compétences humaines qui peuvent avec l’aide des moyens modernes concevoir un avion. Ceci est un travail d’un centre de recherche. Le montage cependant reste possible pour les petits avions, et un peu compliqué pour les avions lourds et hyper lourds. Que Dieu nous vienne en aide.

  3. Bien sûr, M. M Boko Ba Nuole, on peux fabriquer des avions en RDC. Nous possédons les pré-requis: les hommes qui peuvent apprendre; les matières premières entrant dans la fabrication des équipements d’un avion qu’on peut façonner nous-mêmes; des plans existent de par le monde que l’on peut obtenir à travers les mécanismes de transfert de technologies. Il ne reste que l’ambition. Au lieu de nous lamenter, en longueur des journées, que nous sommes occupés par d’autres Africains, rêvons de fabriquer des avions et autres équipements modernes. Et donnons-nous les moyens d’y arriver. « Le monde appartient aux optimistes. Ceux-ci font tourner la Terre, alors que les pessimistes observent la Terre tourner. » Ainsi parlait Mgr Odon De Wilde, Evêque du Diocèse de Niangara, dans les Uélé.

    1. Monsieur Jean Marie Mabiti il faut bien comprendre une chose,la différence qui existe entre parler et faire, je ne veux pas m’attarder à de débat stérile, vous avez raison de rêver, alors continue à vivre dans cette bulle

  4. Attention les amis de nous attarder sur une critique trop rapide comme pour vous inviter à prendre garde à cet adage chinois combien instructif : « Lorsque le Maître dans sa sagesse désigne la lune, les disciples dissipés ou encore limités, eux, ne voient que le doigt qu’il désigne » .
    Ainsi donc selon ma pauvre compréhension de son exposé, lorsque le patriotique et didactique Professeur Tongele trouve nécessaire de nous rapporter cette question d’un lecteur « Est-ce qu’on peut fabriquer des avions en RDC ? », je vois dans sa réponse au-delà des impondérables techniques et logistiques, la volonté politique absente dont notre Etat d’aujourd’hui aurait pu se doter pour affronter des défis en fait à notre portée mais dont son irresponsabilité nous prive. La lune et non le doigt qui la désigne…
    Alors Tongele nous rappelle que la tâche formelle et patriotique dévolue à l’Etat et à ses institutions d’enseignement est de répondre effectivement aux aspirations légitimes des jeunes et de la Nation dans ce domaine, ce qu’ils ne font pas.
    Il le dit expressément : « il appelle nos jeunes à regarder en eux-mêmes, au fin fonds de leurs cœurs et âmes, pour se redécouvrir, pour découvrir les forces et ressources intérieures, afin de rejeter les tentations de médiocrité facile, et de s’engager à acquérir et développer les connaissances, compétences et habiletés pour arriver à produire tout ce dont le pays a besoin sur place y compris de montage des voitures, des trains, des bateaux et des avions. Oui, je crois vraiment qu’on peut fabriquer des avions en RDC. »…

    Alors nous pouvons nous demander si fabriquer des avions relève de quelque possibilité ou priorité chez nous, est -il que vaut mieux qu’un leader politique « fonde sa crédibilité en introduisant dans son programme des recommandations intelligentes pour enseignement technique et scientifique y compris sur les avions avec l’objectif d’un développement effectif de nos populations comme nous l’enseigne ici le Professeur Tongele ?
    L’utile investigation utile ici est de s’enquérir sur les motivation et artifices du régime et bien sûr des stratégies et tactiques à notre encontre. Qu’en est-il en ce moment ?

  5. Tres bien dit Mr. JM Mabiti car Mr. Boko(haram) Ba Nuole fait parti de ces pessimistes assis qui vont observer le ciel tourner jusqu’au jour ou il verront ecrit sur un avion. »made in RDC »

  6. Cher Jean Marie,
    Vous avez bien parlé et vous avez bien cité l’Evêque Odon de Wilde qui était l’Evêque du diocèse d’Isiro-Niangara. Mais une question cependant, où avez-vous vu la réalisation des mécanismes de transfert de technologie ? Car, selon ce que je sais, dans le domaine des technologies, il y a de l’espionnage pour pouvoir faire aussi ce que les autres font et que l’on n’arrive pas à faire; il y a aussi la vente des brevets et même des technologies déjà dépassées dont les propriétaires veulent se séparer en en tirant quelques sous. Je partage votre point de vue quand vous parlez de notre perte de temps lorsque nous nous plaignons des autres africains qui occupent notre pays, lorsque nous savons, par ailleurs, que ceux qui ont rendu cet état des faits possible et qui continuent à soutenir l’insoutenable sont des congolais eux-mêmes. Depuis que nous sommes tombés dans cette situation, les Congolais parlent moins du développement de leur pays, et plus du changement de régime politique, cela sans faire d’autocritique pour qu’ils développent une mentalité qui leur ouvrirait la voie vers un Bien Etre collectif dont aucun congolais ne serait exclu. Nous avons tous ce défi à affronter et nous devons éviter des manipulations qui nous conduiraient vers un autre régime dictatorial. Pour l’instant le pays a besoin d’une transition de cinq ans pour faire une remise au point: institutions républicaines, les Congolais nouveaux gagnés à la cause du pays plutôt qu’à celui de famille, clans, provinces… Que Dieu nous vienne en aide.

  7. << Chacun de nous est nécessaire à l’édification de notre pays par son travail, par ses connaissances, par son dévouement, par ses réflexions et je dirais surtout par sa claire conscience nationale. »

    Telema Congo, Augustin Dokolo Sanu, 1966.

  8. Professeur,
    Un pays incapable de contrôler l’entrée sur son territoire des vaches migrantes venues du Rwanda ne peut raisonnablement être en mesure de fabriquer des avions. Mais avec la magie congolaise, tout est possible. On dit même que la France vient de battre la Belgique au mondial grâce à un féticheur congolais. Le même féticheur qui gère la ferme de Bukangalonzo, en pleine faillite.

  9. Chers Compatriotes,
    Ne confondons pas le Congo avec le gouvernement congolais qui est en place dont la mission n’est pas le Congo, mais l’exploitation du Congo au profit de je ne sais quel système. Je reviens ici au Constat de MBTT qui concerne les Congolais qui sont à l’extérieur et qui sont comptés parmi les sommités dans plusieurs disciplines universitaires, mais qui sont incapables de produire le même résultat une fois de retour au Congo. Construire un avion n’est pas du même domaine que la protection des frontières. Il est bien normal que l’on établisse une telle comparaison lorsque l’on est déçu, et dépité par ce qui se passe au Congo. Remarquons que les avions n’ont pas été construits de par le monde par la volonté politique. Ce sont les privés, dans le domaine de recherche des connaissances qui ont lancé les recherches pour faire voler le plus lourd que l’air. Les premières usines de fabrique des avions ne sont pas nées avec l’aide des gouvernements des pays concernés. Ce sont les privés, et lorsque l’armée a découvert l’importance de l’aviation dans les opérations militaires, alors le pouvoir politique s’est intéressé aux avions. Nous avons donc ici une question qui devrait nous inviter à la réflexion sur ce qui se passe au pays. Nous sommes tous concernés par ce qui se passe au pays. Debout Congolais plus que jamais d’actualité, mais ici dans l’unité et pour recouvrir notre dignité bafouée. Que Dieu nous vienne en aide.

  10. PROFESSEUR
    NO PROBLEM POUR FABRIQUER UN AVION COMMERCIAL OU DE TYPE MILITAIRE DE COMBAT.
    QUANT A MOI, COMME LE GRAND KONGO POSSEDE TOUTES LES MATIERES PREMIERES DIGNE DE CE NOM, NE VOYEZ-VOUS PAS MON CHER PROF AVANT TOUT A VOLER LES FORMULES SCIENTIQUES POUR NOUS PERMETTRE DE FABRIQUE LA BOMBE A ET H, POUR DISUADER TOUS NOS MECHANTS VOISINS?
    DU FAIT D’AVOIR UNE BOMBE A ET H, MEME SANS AVION POUR LE TRANSPORT DE SES ARMES NUCLEAIRES, NOS VOISINS AURONT TOUJOURS PEUR DU GRAND KONGO, N’EST-CE PAS?
    ON NE SE MOQUERA PLUS DU GRAND KONGO.
    IL Y A DES PHYSICIENS ET BIOLOGISTES RETRAITES RUSSES, UKRAINIENS MISENT EN RETRAITE PREMATUREE PAR LES NEO-CAPIALISTES SAUVAGES QUI CHERCHENT DU BOULOT DANS LE DOMAINE EN QUESTION, ET N’EXIGENT PAS DES SALAIRES EXORBITANTS.
    QUE DITES-VOUS PROF A PROPOS DE MES IDEE PEUT-ETRE BIDONNES POUR LES UNS ET GENIAL POUR LES AUTRES?
    BREF, LA DIVISION DU TRAVAIL DOIT S’IMPOSER DANS CE GIGANTESQUE PAYS KONGO cad LES UNS SONT LA POUR LA FABRICATION DES MISSILES, D’AVIONS, SOUS-MARINS, BOMBES etc PAS POUR DECLARER LA GUERRE A SES VOISINS AFFAIBLIS, MAIS DISUADER TOUS LES MECHANTS VOISINS ET PAYS. AINSI NOTRE KONGO, NE SERA PLUS HUMILIE ET CHOSIFIE.
    AUX SCIENTISTES ET INTERNAUTES DE CIC, DEFENSE DE RIGOLER A MES IDEES !
    MERCI.

  11. @ COMPATRIOTE RAZ,
    CE N’EST M. BOKOHARAM LA MECHANTE ORGANISATION TERRORISTE QUI TUE NOS FRERES NOIRS NIGERIANS. A TRAVERS SON BOKO, A MOINS QUE JE TAPE A COTE, LE COMPATRIOTE BOKO DOIT ETRE UN NE KONGO, DU CLAN DE POOL cad UN MUISI KINTUMBA / MUSUNDI. A CEUX QUI NE SAVENT PAS, BOKO EST UNE VILLE DES BAKONGO SUR LE LONG DU FLEUVE KONGO OU LES CLANS SONT LES MEMES AU KONGO-CENTRAL, BOKO EST LA VILLE OU ETAIT NE LE TRES ELOQUANTHISTORIEN ET PHILOSPHE PRESIDENT MASSAMBA NDEMBANI OU DEBAT APPELLE  » MASSAMBA DEBAT « . CE GRAND ELOQUANT PRESIDENT AIMAIT DE DISCUSSIONS ET DEBATS POLITIQUES. UN PROFESSEUR , IL ETAIT TRES INTELLIGENT, PAR SES DEBATS POLITIQUES ET DISCUSSIONS, IL APPRENAIT AUX AUTRES SON SOCIALISME KONGO, BAKONGO, DISAIT MA DEFUNTE MERE BIOLOGIQUE DANS SES CARNETS DU KONGO QU’ELLE NOUS A LAISSE COMME HERITAGE. MASSAMBA DEBAT POUR LES INTIMES, DEBAT A CAUSE DES DEBATS ET DISCUSSIONS  » LES KINZONZI  » QU’IL AIMAIT AU DESSUS TOUT.
    LORSQUE CET ILLUSTRE PERSONNAGE  » MASSAMBA NDEMBANI OU DEBAT PARTAI CHEZ LUI A BOKO, SON VILLAGE ET SA VILLE NATALE, TOUS LES BOKOIS, LES VILLAGES ENVIRONTS ET LES NE-KONGO
    DE L’AUTRE COTE DU FLEUVE, SE RASSEMBLAIT LE SOIR A PLEIN AIR POUR ECOUTER LES MESSAGES
    DE LA PROPRE BOUCHE DE CET ILLUSTRE PRESIDENT NE-KONGO DU KONGO BRAZZAVILLE.
    CECI DIT, M. BOKO N’EST PAS CE MECHANT BOKOHARAM QUE NOTRE RAZ A SOUVENT LE RAZ-LE-BOL.
    MON CHER RAZ, POUR VOTRE INFORMATION, SACHEZ QUE LA VILLE DE BOKO, SOUS LA COLONISATION FRANCAISE, ETAIT UNE VILLE TRES PROSPERE DU POINT DE VU DE L’AGRICULTURE ET LA PECHE, SELON LES ECRITS DE MA DEFUNTE MERE SUR SES CARNETS DU KONGO.
    L’IDEE DE CONSTRUIRE UN AVION OU RAQUETTE N’EST PAS SI MAUVAIS;, A CONDITION QUE NE SOIT PAS UN AVION QUI VOLE JUSQUE 15 KM ET FINALEMENT N’A PAS DE FORCE DE MONTER JUSQU’A 10.000 Km D’ALTITUDE ET FINALEMENT TOMBER SUR LES TETES DES BADAUDS VENUS ASSISTER A L’INAUGURATION DE CE MASTODONTE OU RAQUETTE  » AIR TRES REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU KONGO, EN SIGLE  » A T RDK « .
    CHERS COMPATRIOTES, VOUS QUI AVAIENT VECU AU GRAND KONGO SOUS KUKU NGWENDO WA ZAMBA MOBUTU SESE SEKO LE MARECHAL. AVIEZ-VOUS ENCORE LA MEMOIRE COURTE QUOI!
    LE FAMEUX RAQUETTE CONSTRUITE PAR LES SAVANTS KONGOLAIS, NE VOUS DISENT RIEN?
    SON ESSAIE A MALUKU EN PRESENCE DES TOUS LES CORPS DIPLOMATIQUES ACCREDITES AU GRAND KONGO, DES GENERAUX MOBUTISTES MABUMU NDUNDA A 15 ETOILES FULL OU CET ENGIN SPATIAL ( SESE SEKO RACKET OU SESE SEKO SPOUTNIK ), SON ESSAIE NE DURA QUE 2 OU 3 MINUTES, EN DIRCTION DU CIEL. CE FAMEUX ENGIN SPATIAL A 2 Km D’ALTITUDE S’ECRASA EN L’AIR OU LES DEBRIS ONT FAIT DES DEGATS ENORMES SUR LES BILANGA YA MANIOC ET NGUBA DE NOS PAUVRES MAMANS. CETTE SCENE D’HORREUR AVAIT PROVOQUE LA DEBANDE DES GENERAUX MABUMU NDUNDA ET DES DIPLOMATES EN SE PIETINANT LES UNS ET LES AUTRES ET SURTOUT EN ABIMANT LES PLANTES DES MADIOKO ET CACAUETTES DES NOS PAUVRES MAMAN.
    AUJOURD’HUI, LEDIT TERRAIN EST DEVENU ARIDE, RIEN NE POUSSE, TANDISQUE NOS PAUVRES MAMANS N’ONT PAS JAMAIS ETE DEDOMMGEES. LES DOLEANCES DE NOS PAUVRES MAMAN BILANGISTES N’ONT JAMAIS ETE REPECTEES PAR CE MTOTO WA TANZANIA. MAIS POUR CONSTRUIRE DES VILLAS SOMPTUEUSES EN TANZANIE, LA EN TOUT CAS NZIMBU EKELE MINGI ET L’ARGENT COULE COMME DANS UN ROBINET A BILLET A KINGAKATI CITY. C’EST PAS BON.
    MOI, VOTRE COMPATRIOTE EN CHAIR ET EN OS, DEPUIS MA NAISSANCE A L’EXTERIEUR DU KONGO, COMME JE LE DISAIS PLUS HAUT, GRACE AUX CARNETS DE MA DEFUNTE MERE BIOLOGIQUE QUE JE LIS SOUVENT DANS LE BUT DE BIEN D’APPROFONDIR MES CONNAISSANCES ET SURTOUT CONNAITRE CE GRAND PAYS DE NOS ANCETRES, PAYS OU J’AI ETE DEUX FOIS DANS MA VIE ET PAS SOUS CE REGIME DE FAKWA DE MTOTO WA TANZANIA ET DES BIBOMA BOMA DES NOS PAISIBLES COMPATRIOTES, EN CONNIVENCE DES TOUS LES TRAITRES ET COLLABOS KONGOLAIS QUE NOUS CONNAISSIONS TOUS.
    BREF, CONSTRUISONS TOUS CE QUE NOUS VOULONS SUIVANT LES CRITERES DE DIVISION DE TRAVAIL ET SURTOUT N’OUBLIONS PAS, LA CONSTRUCTION D’UNE BOMBE A ET H, UNE VERITABLE ARME NUCLEAIRE POUR DISUADER NOS VOISINS ET LES FORCES NEGATIVES QUI VOLENT NOS RICHESSES MINIERES DU SOL ET SOUS SOL EN BANDE ORGANISEE.
    SURTOUT, FAISIONSTRES ATTENTION AUX ESSAIES DE CES ENGINS, CAR EN CAS DE NON REUSSITE, CROYEZ-MOI, C’EST L’APOCALYPSE PUR AU GRAND KONGO DE NOS ANCETRES.
    A BON ENTENDEUR SALUT!
    BON WEEK END A TOUS. KONGOLAIS TELEMA , NGONGA EBETI!

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