Etat de non-droit: Quand l’AG de l’ANR se substitue au Procureur

Le mercredi 15 août dernier, on apprenait l’arrestation du ministre de la Solidarité et des affaires humanitaires, Bernard Biango Sango. Celui-ci serait impliqué dans une affaire de détournement présumé de plusieurs centaines de milliers de dollars. L’interpellation de ce ministre n’a pas réellement surpris. La surprise est venue lorsqu’on a appris que l’homme était « gardé à vue » dans un des cachots de l’Agence nationale de renseignements, autrement dit la sûreté nationale. On cherche en vain le rapport existant entre cette affaire et la mission de « surveillance » dévolue à l’ANR. Les mauvaises habitudes ont décidément la peau dure. Depuis dimanche 18 août, un document intitulé « Réquisition d’information » circule sur les réseaux sociaux. Il émane de le haute direction des « services ». De quoi s’agit-il?

Revêtue de la signature « par la délégation » de l’administrateur général adjoint de l’ANR Jean-Hervé Mbelu Biosha, cette « Réquisition d’information » est adressée à l’inspecteur général des finances.

Pour l’essentiel, le patron de la sûreté nationale congolaise demande au numéro un de ce grand corps de l’Etat de remplir quatre « devoirs »: Auditer tous les décaissements des fonds du Trésor public en faveur de tous les ministères, depuis l’investiture du président Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à ce jour; Saisir tous les bons de retrait de fonds émis par les différents ministères depuis l’investiture à ce jour; Exiger de ces différents ministères tous les dossiers par eux initiés pour sortir ces fonds et rédiger des rapports circonstanciés sur lesdits dossiers.

La démarche de cette Agence est dénuée de toute base juridique. Elle ne cesse de susciter un tollé d’indignation. La raison paraît simple: les agents de l’ANR ont le statut d’officier de police judiciaire (OPJ). Ils sont, à ce titre, des auxiliaires de justice et travaillent sous l’autorité du ministère public qui est seul compétent pour déclencher l’action publique. Dans le cas sous examen, la « réquisition d’information » devait émaner du procureur général près la Cour de cassation.

On ne pourrait s’empêcher de relever, par ailleurs, que l’ANR n’est pas habilitée à donner des directives à l’Inspecteur général de finances. Celui-ci relève de la tutelle du ministre des Finances. Ignorance? Incompétence?

Au plan juridique le document querellé est imputable à l’administrateur général de l’ANR, Justin Inzun Kakiak. Le « numéro 2 » Mbelu Biosha ne pourrait être blâmable que s’il avait agi à l’insu de son supérieur. Il semble que l’AG Inzun était absent. Il avait accompagné le chef de l’Etat au 39ème sommet de la SADC à Dar Es Salaam, en Tanzanie.

Autres questions. Le président « Fatshi » était-il informé de cette démarche? Si oui, pourquoi a-t-il préféré confier ce dossier aux « services » en lieu et place des autorités judiciaires? Si non, pourquoi Mbelu Biosha a semblé profiter de l’absence de son « titulaire » Inzun pour poser cet acte qui n’est ni plus ni moins qu’une usurpation de pouvoir? Inzun était-il au courant? Aurait-il flairé la « gaffe » en laissant la « patate chaude » à son adjoint jugé plus proche de la Présidence? L’ANR a-t-elle été instrumentalisée par un groupe d’intérêt? Qui représente ce groupe? Des questions qui restent, pour l’instant, sans réponses.

SÛRETÉ DE L’ÉTAT OU POLICE POLITIQUE

Le décret-loi n° 003-2003 portant création et organisation de l’Agence nationale de renseignements précise en ses points 2 et 3 que celle-ci a pour attribution « la recherche et la constatation, dans le respect de la loi, des infractions contre la sûreté de l’Etat » et « la surveillance des personnes ou groupes de personnes nationaux ou étrangers suspectés d’exercer une activité de nature à porter atteinte à la sûreté de l’Etat ».

Durant les années « Joseph Kabila » (26 janvier 2001- 24 janvier 2019), l’ANR a été détournée de sa noble mission de sûreté de l’Etat en se cantonnant dans un rôle de « police politique ». La sécurité nationale n’était plus dans son agenda. L’Agence s’est comportée en une milice au service des intérêts du PPRD et de ceux de son « initiateur ». Les opposants politiques et autres contradicteurs du régime ont été traqués et brimés.

A titre indicatif, l’opinion congolaise a encore frais en mémoire l’arrestation mouvementée, en octobre 2013, de l’administrateur-délégué de la Cohydro d’alors, Birindwa Lutshuera, en plein travail. L’action était conduite par l’administrateur principal du département intérieur, autrement dit le contre-espionnage, Jules Katumbwe bin Mutindi. Des coups de feu ont été entendus. Nul ne sait la raison.

Natif du Kivu, Birindwa ne dirigeait nullement un groupe armé. Il ne représentait pas non plus une menace pour la sécurité nationale. La raison de cette « expédition » est plus prosaïque. Il lui était reproché d’avoir passé commande de fuel auprès d’un autre fournisseur que celui désigné par la nomenklatura kabiliste représentée par Louise Munga Mesozi, alors ministre du Portefeuille.

On pourrait épingler tant d’autres exemples pour illustrer l’interventionnisme des services de renseignements. C’est le cas notamment des pressions exercées, en 2016, par l’administrateur général Kalev Mutond sur la juge-présidente Chantal Ramazani Wazuri du tribunal de paix de Lubumbashi/Kamalondo. La juge avait reçu l’ordre impératif de « condamner » l’ancien gouverneur Moïse Katumbi Chapwe dans le fameux contentieux immobilier avec le Grec Stoupis. « Il est plus qu’étonnant de constater que l’administrateur général adjoint Mbelu Biosha n’ait même pas jugé utile d’adresser une copie de sa réquisition d’information au procureur général près la Cour de Cassation », commente un magistrat kinois.

On ne peut qu’espérer que le président « Fatshi » va se pencher sur ce dossier.  Il devrait rappeler à la haute direction de l’ANR qu’elle n’est pas exonérée de l’obligation de se soumettre à la légalité. Et que l’Agence doit se conformer au « nouvel ordre politique » intervenu le 24 janvier 2019. Un nouvel ordre politique que se veut l’antithèse de l’Etat de non-droit de jadis.

Ne faudrait-il pas « dépolitiser » l’ANR en la détachant de la Présidence de la République pour la placer sous la double tutelle des ministères de la Justice et de l’Intérieur? Ne faudrait-il pas nommer un magistrat ou un juriste, à l’expérience éprouvée, à la tête des « services »?

 

Baudouin Amba Wetshi

45 thoughts on “Etat de non-droit: Quand l’AG de l’ANR se substitue au Procureur

  1. Les experts définissent l’État de droit comme un système institutionnel dans lequel la puissance publique est soumise au droit. En d’autres termes, c’est un État dans lequel les normes juridiques sont hiérarchisées de telle sorte que sa puissance s’en trouve limitée, chaque règle tirant sa validité de sa conformité aux règles supérieures.
    Un tel système suppose, par ailleurs, l’égalité des sujets de droit devant les normes juridiques et l’existence de juridictions indépendantes. Pour avoir une portée pratique, le principe de l’État de droit suppose l’existence de juridictions indépendantes, compétentes pour trancher les conflits entre les différentes personnes juridiques en appliquant à la fois le principe de légalité, qui découle de l’existence de la hiérarchie des normes, et le principe d’égalité, qui s’oppose à tout traitement différencié des personnes juridiques. Et un tel modèle implique l’existence d’une séparation des pouvoirs et d’une justice indépendante. En effet, la Justice faisant partie de l’État, seule son indépendance à l’égard des pouvoirs législatif et exécutif est en mesure de garantir son impartialité dans l’application des normes de droit.
    TOUT CELA ÉTANT INEXISTANT DANS CE CONGO DIT « DÉMOCRATIQUE », IL EST DONC HONTEUX ET IMPUR D’OSER PARLER D’ÉTAT DE DROIT DANS CE PROTOGONDWANA.

  2. Il n’y a rien de neuf sous le ciel congolais et il n’y aura rien de neuf tant que nous n’aurons pas compris que la réflexion précède la construction de la démocratie de même que de l’Etat de droit.

  3. Cher BAW
    Avec tout le respect qui vous est du pour votre long et noble combat pour l’avenement de l’Etat de Droit dans notre Pays, vous semblez brouiller deux dossiers distincts dans votre article ci-haut:
    1. De la Forme: Le droit qu’aurait – ou pas – l’ANR d’ecrouer quelqu’un (ministre ou DirCab soit-il) pour malversations financieres avec – ou sans – l’intervention prealable d’un Procureur.
    2. Du Fond: La cupabilite de ce ministre dans le detournement de deniers publics et la sanction qu’il lui faut – inclu cachot ou prison.
    Si sur base de preuves ce ministre aurait commis ce detournement, sa presence a l’ANR ou aux tribunaux est hors debat, C’est un Voleur !
    Quant a « la Forme », qui semble vous preoccuper cher BAW, rappelez-vous que nos magistrats, allant du PGR Flory Numbi aux subalternes et meme aux juges de la (pretendue) Cour Supreme, notre appareil judiciaire est corrompu. Ce ministre pourrait simplement ‘graisser les pattes », et s’en tirer en toute impunite. Est-cela l’Etat de Droit…?
    Quoiqu’imparfaite, l’intervention de l’ANR dans ce dossier contre ce ministre vereux est bienvenue – qu’importe la Forme – vu l’evidence.
    Nous encourageons l’ANR d’aller au bout de sa logique et demander a l’Inspection Generale de Finances d’auditionner aussi la Presidence de la Republique – inclu la cascade des contrats leonins « gre-a-gre » qu’octroie l’affairiste Vital Kamerhe en l’absemce de Gouvernement.

    1. Ce que vous dites c’est vraiment du grand n’importe quoi, dans un état de droit il y a des principes, des règles et des normes qui doivent être respectés par tous ( notamment par l’ANR). La non usurpation des rôles et fonctions est l’un de ces principes. Il y a aussi la présomption d’innocence, vous en faites quoi ? En RDC, c’est connu il y a des disfonctionnements invraisemblables dans les institutions et cela doit cesser. Vous ne pouvez pas soutenir qu’un organe de l’état se rende coupable de violations des règles, principes et normes alors qu’au même moment l’on exige au citoyen lambda le respect de ces mêmes principes et règles. L’ANR ne doit pas être au dessus des lois et soutenir des entorses à ces règles, c’est soutenir l’état de non droit… CQFD.

    2. # Ne mélangeons peut-être pas tout : je ne crois pas qu’il y’ait un Congolais qui ne se félicite pas que des ministres suspects de détournements de deniers publics soient enfin poursuivis mais est-ce une raison de s’accommoder sans critiques dune instruction qui ne respecterait pas la loi ? Un ministre soupçonné a été vite arrêté par l’ANR puis relâché et une « Réquisition d’information » a été imposée à l’Inspecteur général des finances par la même ANR pour un audit de la gestion financière des ministres sortants.
      A ma connaissance l’ANR comprend aussi chez nous la Sûreté intérieure, on comprend alors que ses renseignements puissent débusquer les présumés coupables pour jouer ainsi légalement son rôle d’auxiliaire de la justice. Le problème ici est que sa réquisition aussi publique ressemble beaucoup à une sommation à l’endroit de l’autorité judiciaire du secteur financier. Du coup voilà des soupçons de voir sa légitime collaboration se substituer en une charge de ministère public pur et simple, le grand risque d’une violation de la loi dans cet État de droit que nous voulons construire.
      # Mais il y’a plus, la présence de l’ANR aidera-t-elle davantage à atteindre la vérité et la justice recherchée ? C’est à voir ! Qu’en sera-t-il en effet de la suite de l’instruction avec les Services visiblement à la manette ? L’on n’aura pas tort de se demander si l’Inspecteur des Finances auquel la Réquisition d’Informations a été adressée instruira librement une affaire lui soumise publiquement (à dessein ?) par la puissante ANR. Je veux dire qu’on ne peut écarter que l’Inspecteur choisisse en conséquence ses coupables sans toujours s’encombrer de la vérité des faits, au moins le risque existe dans cette configuration et nos espoirs en tomberaient dans l’eau…
      # Et comme je l’ai dit plus haut, quels sont les non-dits autour de l’ANR et du pouvoir (ici la coalition FCC-CACH dans laquelle les deux composantes peuvent ne pas poursuivre le même objectif) dans l’ébruitement de cette « affaire » ? Simplement le souci de la vérité et de la justice qui élèvent et servent le pays ? Quid alors de nombreux autres cas suspects de détournements dans lesquels l’ANR ne voudra ou ne pourra mettre son nez pour les envoyer devant la Justice ? Voilà donc une entreprise qui aurait dû être un petit pas vers l’État de droit qui risque de n’être qu’un énième pas sur place parce que justement on ne l’a pas respecté, ce qui nous aurait pourtant donné une garantie de plus pour l’atteindre. Espérons que la suite démentira nos craintes…

    3. Cher Marcel Bunduki,.;
      Je crois que BAW s’est attaché à la « forme » d’abord parce que le « fond » – poursuivre des responsables suspects des détournements de deniers publics – ne souffre d’aucune querelle. Et puis ce que vous appelez « forme » n’est ici que le respect de la loi, elle risque donc d’affaiblir le « fond » si elle n’est pas conforme aux règles.
      Enfin rappelons que c’est plutôt une bonne nouvelle que nos dirigeants ne soient pas au-dessus de la loi, aucun Congolais ne pense le contraire et tout le monde espère qu’ils répondront bel et bien de leurs méfaits. En passant pourquoi l’audit des ministres sortants ne concerne que leur exercice après l’investiture de Tshisekedi et pas avant. Et le Premier ministre ? Et surtout quid de tous les autres fossoyeurs du pays y compris le Président sortant, sa famille et sa clientèle proche, qui écument nos richesses depuis des années ? Initiative trop politicienne que celle de l’ANR, mais qui en serait le bénéficiaire attendu ?

    4. Une belle réponse à notre aîné ! Malheureusement le congolais demande une chose et son contraire ! Surveiller et interpeller des cas des blanchissements, des pillages et d’escroqueries des biens publics est sûrement une des missions des services des renseignements internes ! Ici en Occident, les services des renseignements dans le cadre de leurs missions de surveillance a des yeux et des oreilles partout où l’Etat et ses biens sont en jeux ! Le Congo qui a un appareil judiciaire très faible avec des trous dans les raquettes a encore plus besoin de ses services des renseignements internes et externes en attendant la professionnalisation et le sérieux de son appareil judiciaire !

    5. Je suis pleinement d’accord avec vous. L’ANR meme avec ses bavures, est parmi l’organe presque mieux organise dans ce pays.
      Quel est ce juge que les congolais peuvent avoir confiance aujourd’hui.
      L’ANR fait son travail.

  4. DEUX POUVOIRS
    1. POUVOIR LEGISLATIF
    Pourquoi le Parlement qui a ce pouvoir de « contrôle » sur le gouvernement n´exige pas l´audit que l´ANR impose..?
    2. POUVOIR JUDICIAIRE
    Si l´ANR peu se passer des parlementaires ou des juges.. lol Le PGR peut faire ce travail et n´a pas besoin d´une intervention de l´ANR.
    Le detournement des fonds par des ministres n´a rien á avoir avec la « surêté de l´Etat ».. une notion sovietique.
    ASPECT POSITIF
    Maintenant, les congolais savent qu´il faut absolument réformer les organes de la sécurité áu Congo quand l´ANR peut s´improviser « pouvoir » législatif et « pouvoir » judiciaire en recherchant des crimes contre la surêté de l´Etat dans la gestion financière du gouvernement.

  5. # On voit aujourd’hui au Congo l’omniprésence publique des « Services » (l’ANR) alors que leur fonction de police pour la « sureté de l’État leur recommande de rester discrets (« Services secrets », dit-on) pour être autant efficaces. Aujourd’hui non seulement l’Administrateur de l’ANR est ostensiblement de tous les estrades et voyages mais aussi ses réquisitions et arrestations sont devenues publiques illuminant les pages des journaux. (En passant à peine connait-on les noms de ces gens dans les démocraties confirmées alors leurs visages ?). C’est dire que plus qu’ailleurs le politique a perdu de sa superbe, il a besoin pour affirmer son autorité de s’appuyer sur des auxiliaires forts comme l’armée, la Police, les Renseignements ou une Justice expéditive inquisitoriale.
    # Est-ce dire aussi que notre nouveau PR qui peine à installer son autorité, gêné qu’il est par son puissant prédécesseur et partenaire, en aurait davantage besoin ? Quand police politique à la traque d’ennemis internes réels et supposés, impuissance et illégalité de l’État s’encanaillent autant, nous nous trouvons vite devant un « État failli ». Ça tombe à pic la nouvelle administration nous vend un « État de droit » ; alors plutôt que de veiller laborieusement à la légalité de bien des actes commis par nos autorités publiques devenues omnipuissantes, la Commission de Changement des Mentalités qui est annoncée nous servirait en arrière garde d’outil pour lutter que ces violations ne deviennent pas si « normales » aux yeux de tous, un autre « fait accompli » qu’on nous impose d’accepter sans broncher. Peut-elle aider un pays enfin conscient de ses droits de se lever à la moindre alerte et ainsi castrer en amont tous ces flibustiers en col blanc ? Kiekiekieeeee.

  6. Kiekiekieee, je réexamine la photo de Sieur Justin Inzun Kakiak et contrairement à son prédécesseur Kalev Mutond dont la tronche intriguait à milles lieues, lui ressemble à un gendre parfait. Et me voilà dans des digressions personnelles…
    Kiekiekieeeee, bien son physique n’augure pas de sa personnalité, souvent un brin maléfique et désinhibée à ce poste d’autant qu’on le dit plus proche de l’ex-raïs autant diabolique et pas toujours en phase avec son successeur. Le hic c’est que sous Tshisekedi le flicage politique (politicien) et illégal continue comme sous ‘JK’ : c’est le cas de ce Ministre et cette « Réquisition d’information » émanant des « services » adressée à l’inspecteur général des finances pour un audit de la gestion financière des différents ministères depuis l’investiture de Tshisekedi (et d’ailleurs pourquoi pas depuis avant ?).
    Question dans la ligne de ce que j’ai dit ci-haut : pourquoi tous nos dirigeants ont-ils coutume à « criminaliser » même leurs bons actes ?
    Un audit des derniers ministres est tout à fait indiqué, légitime et légal, pourquoi le pouvoir est-il alors obligé d’utiliser des moyens en violation de l’État de droit et ici l’amateurisme et les non-dits de Tshisekedi y ont-ils avoir quelque chose ?

  7. Si Tshilombo avait vraiment voulu mettre de l’ordre dans cette agence, il eut été plus indiqué qu’il nommât quelqu’un d’autre à la place de Kakiak qui assure la continuité de Kalev et permet à aka Kabila de garder la main.
    Le changement doit aussi passer par le changement des hommes. Dans les forces armées comme dans les services, notre Tshilombo national n’a rien touché. Sans doute que le deal mafieux de kingakati y est pour beaucoup.
    6 mois = 10% de mandat et 0% d’objectif atteint.

    1. « n´a rien touché. »
      Pcq il devait toucher pour vous faire plaisir.
      Pcq il devait toucher suivant votre ‘tempo’.
      ET L`IDIOTIE, c´est quand on commence son post par reconnaître qu´il a déjà touché, mais on ne veut pas de Kakiak. Diomi, Diongo, Katumbi et co. qui sont libres maintenant sont mieux placés pour dire si c´est 0% d´objectif atteint.
      Quand la mauvaise foi prend le dessus sur la critique rationnelle, on devient ridicule.

  8. Chers Compatriotes,
    Les Congolais ont choisi une voie qui est plus profitable à ceux qui utilisent le moyen de l’Etat pour leurs propres intérêts et les intérêts de ceux qui les soutiennent dans ce projet contre l’intérêt suprême de la nation. Quand MBTT écrit : « Il n’y a rien de neuf sous le ciel congolais et il n’y aura rien de neuf tant que nous n’aurons pas compris que la réflexion précède la construction de la démocratie de même que de l’Etat de droit ». Je suis tout à fait d’accord avec lui. Mais une question que je me pose. En sommes-nous là par manque de réflexion ou parce que la réflexion a été orientée dans le sens des intérêts égoïstes ? Je pense que la volonté de conduire le pays à la forme de gestion de la chose publique profitable à tous les citoyens devrait précéder toute action politique allant dans le sens de la construction de l’Etat des droits pour tous les citoyens. Cette volonté ne peut être constatée. Car, si elle existait vraiment, on ne serait pas dans la configuration actuelle où un chef d’Etat sortant a tous les attributs du pouvoir jusqu’à avoir encore des fidèles qu’il peut convoquer n’importe quand, n’importe où dans le pays, et n’importe comment. Quand on sait les crimes qui ont été commis sur le territoire congolais par le pouvoir sortant, ce ne sont pas nos militaires qui soutiendraient un tel pouvoir. Qu’on ne me donne pas l’alibi des Rwandais qui occupent le pays, car, c’est injurieux pour les Congolais. Les Tutsis qui ne font pas la moitié de la population Rwandaise ne peuvent pas prendre en otage les institutions congolaises sans le soutien des Congolais. Le jour où les Congolais comprennent qu’unis, ils sont capables de changer le cours de leur histoire dans l’intérêt de tous, ce jour là sera le Jour de Libération. Mais il tarde à venir. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. Cher Elili,
      Vous avez tres bien dit. Qu’en depaise donc aux paresseux (pseudo-) intellectuels et apprentis-politiciens qui se reconnaitront sur ce site et qui passent tout leur temps a nous rabacher les oreilles avec l’occupation imaginaire de la RDC par les Tutsis. Que de laches !
      Permettez-moi de citer ci-dessous un passage resumant l’essentiel:
      « ….Cette volonté ne peut être constatée. Car, si elle existait vraiment, on ne serait pas dans la configuration actuelle où un chef d’Etat sortant a tous les attributs du pouvoir jusqu’à avoir encore des fidèles qu’il peut convoquer n’importe quand, n’importe où dans le pays, et n’importe comment. Quand on sait les crimes qui ont été commis sur le territoire congolais par le pouvoir sortant, ce ne sont pas nos militaires qui soutiendraient un tel pouvoir.
      Qu’on ne me donne pas l’alibi des Rwandais qui occupent le pays, car, c’est injurieux pour les Congolais. Les Tutsis qui ne font pas la moitié de la population Rwandaise ne peuvent pas prendre en otage les institutions congolaises sans le soutien des Congolais….. »

      1. @Alidor Semayote,
        N’affirmez-vous pas une chose et son contraire à la fois?
        « …paresseux (pseudo-) intellectuels et apprentis-politiciens […] qui passent tout leur temps a nous rabacher les oreilles avec l’occupation imaginaire de la RDC par les Tutsis. »
        Et ensuite vous étayez la réfléxion de Elili qui ne nie pas totalement qu’il y a une occupation rwandaise:
        « Les Tutsis qui ne font pas la moitié de la population Rwandaise ne peuvent pas prendre en otage les institutions congolaises sans le soutien des Congolais. Le jour où les Congolais comprennent qu’unis, ils sont capables de changer le cours de leur histoire dans l’intérêt de tous, ce jour là sera le Jour de Libération. Mais il tarde à venir. »

      2. PS
        En bon Tutsi vous-même, vous tentez là de faire oublier aux Congolais qu’à l’entrée de l’Afdl, Laurent-Désiré Kabila avait commis la grosse erreur de nommer James Kabarebe comme chef d’état-major des armées de la RDC. Et pourtant le même James Kabarebe fut officier des renseignements en Ouganda avant 1994, chef d’état-major en RDC entre 1996 et 1998, puis ministre de la Défense du gouvernement rwandais, du dictateur Paul Kagamé, de 2010-2018.
        Lisez l’article de notre compatriote Roger Bongos qui écrivait:  » Les 35 généraux, tous d’origine tutsie, œuvrent de l’intérieur des armées, des renseignements militaires pour transmettre toutes informations sensibles au Rwanda. Le but est également déstabiliser les forces de la Fardc, qu’elles soient moins efficaces et surtout sous les bottes des forces négatives ». Il y a plus de 20 ans, les Fardc sont infiltrées par des rwandais nommés Généraux. D’ailleurs, une liste -à actualiser-circule encore sur les réseaux sociaux:
        01. Général Jean BIVEGETE: Auditeur Général de l’armée (Haut magistrat militaire)
        02. Général MASUNZU: Cmd Adjoint 10ème Région militaire/Bukavu
        03. Général MALICK KIJEGE: Inspecteur Général de l’Armée (ex. G4-EMG) FARDC/KINSHASA
        04. Général OBED RWIBASIRA: Cmd 5ème Région militaire à Kananga/Kasaï-Occidental
        05. Général MUSTAPHA MUKIZA: Cmd Base militaire de KITONA (Bas-Congo)
        06. Général Charles BISENGIMANA: Inspecteur Général Adjoint De La Police Nationale/Kinshasa
        07 Général JEROME GAKWAVU: EMG/FARDC-Kinshasa 08 Général BOSCO NTAGANDA: Ancien Chef d’Etat Major du CNDP (Maintenant A la CPI, Lahaye, Hollande)
        09. Général Laurent NKUNDA: Chef du CNDP devenu M23 ( maintenant au Rwanda)
        10. Colonel BONANE: Cmd 4ème Brigade en Ituri
        11. Général MAKENGA SULTANI: chef du M23 en rébellion au Nord-Kivu
        12. Colonel KAMANZI François
        13. Colonel MUNYARUGERERO Françoise: Cmd de la Police de l’enfance/Nord-Kivu
        14. Colonel MUHINDO François: Cmd de la Brigade Delta à Kichanga/Masisi
        15. Colonel François ZERO BRAVO: EMG-Armée mixée de NKUNDA, (81ème Brigade FARDC)
        16. Colonel MUTEBUTSI Jules En exil au Rwanda après la rébellion de Bukavu, Juin 2004
        17. Colonel ROHORIMBERE: Dispo/EMG-FARDC 18 Colonel GISHONDO ELIE: Dispo/EMG-FARDC
        19. Colonel PADIRI Jonas: Cmd Brigade EQUO à Kimoka-Sake/Nord-Kivu
        20. Colonel BOLINGO MATANE: 10ème Région Militaire/Bukavu
        21. Colonel BIRORI Benjamin: Conseiller Militaire/Ruberwa (En Formation En Chine)
        22. Colonel BISOGO Venant: Dispo/EMG-FARDC (en rébellion au Sud Kivu : G47)
        23. Colonel WILSON: Cmd adjoint de la brigade ALPHA à NYANZALE-MWESO
        24. Lt Colonel MUNYAKAZI: EMG-Armée Mixée de NKUNDA (83ème Brigade FARDC)
        25. Lt Colonel Claude MUCHO ½: Cmd brigade Charly à Mushaki/Masisi
        26. Lt Colonel INNOCENT Ex ½ : G4 AFDL/RCD aujourd’hui G4 E.M-Armée mixée de NKUNDA
        27. Lt Colonel KABUNDI ½ : Cmd brigade EQUO à KIKOMA SAKE/Nord-Kivu
        28. Lt Colonel BISAMAZA ½: Cmd brigade BRAVO/RUTSHURU au Nord-Kivu
        29. Lt Colonel NIYIBIZI: Cmd du Br. de la Brigade EQUO/Nord-Kivu (Source: FARDC)

  9. La demande de l’ANR à l’inspecteur général de finance est normale dans un Etat de droit, voir le décret loi portant création et organisation de l’ANR.
    11 janvier 2003. – DÉCRET-LOI n° 003-2003 portant création et organisation de l’Agence nationale de renseignements.
    TITRE Ier DE LA CRÉATION ET DE LA MISSION
    Art. 1er. — Il est créé un service public doté de l’autonomie administrative et financière dénommé Agence nationale de renseignements, en sigle «A.N.R.».
    Art. 2. — L’Agence nationale de renseignements est placée sous l’autorité du président de la République.
    Art. 3. — Sous réserve d’autres missions lui conférées et à lui conférer par des textes particuliers, l’Agence nationale de renseignements a pour mission de veiller à la sûreté intérieure et extérieure de l’État.
    À ce titre, elle a pour attributions notamment:
    1. la recherche, la centralisation, l’interprétation, l’exploitation et la diffusion des renseignements politiques, diplomatiques, stratégiques, économiques, sociaux, culturels, scientifiques et autres intéressant la sûreté intérieure et extérieure de l’État;
    2. la recherche et la constatation, dans le respect de la loi, des infractions contre la sûreté de l’État;
    3. la surveillance des personnes ou groupes de personnes nationaux ou étrangers suspectés d’exercer une activité de nature à porte atteinte à la sûreté de l’État;
    4. la protection de l’environnement politique garantissant l’expression normale des libertés publiques, conformément aux lois et règlements;
    5. l’identification dactyloscopique des nationaux;
    6. la recherche des criminels et autres malfaiteurs signalés par l’organisation internationale de la police criminelle, INTERPOL;
    7. la collaboration à la lutte contre le trafic de drogue, la fraude et la contrebande, le terrorisme, la haute criminalité économique ainsi que tous autres crimes constituant une menace contre l’État ou l’humanité.
    Art. 4. — L’Agence nationale de renseignements exerce ses activités sur l’ensemble du territoire national et à l’extérieur du pays.

    1. @GBC
      #Pour éviter de faire de l’ANR une institution toute-puissante comme vous semblez le faire et ne pas faire une confusion sur ses réelles prérogatives, permettez-moi deux interrogations personnelles de profane à partir de la lecture de quelques articles sur sa création et ses missions que vous nous citez :
      #- Art. 3. — Sous réserve d’autres missions lui conférées et à lui conférer par des textes particuliers, l’Agence nationale de renseignements a pour mission de veiller à la sûreté intérieure et extérieure de l’État. Elle a à ce titre des attributions notées ici sur 7 points dont l’essentiel tourne autour de la « SURETÉ DE L’ÉTAT.
      MIS QU’EST-CE DONC CELLE-CI, autrement dit QUAND Y’A-T-IL ATTEINTE A LA SURETÉ DE L’ÉTAT ?
      Je me m’imagine en effet que ce n’est pas n’importe quel bruit du marché ou domestique, et pas n’importe quel délit de droit commun et n’importe quel conflit politicien participent de la sûreté de l’État. Ainsi SE DEMANDER SI TOUS SES HABITUELS DÉTOURNEMENTS DE DENIERS PUBLICS PAR NOTRE CRASSE POLITIQUE CONSTITUENT EN TANT QUE TELS DES « ATTEINTES A LA SÛRETÉ DE L’ÉTAT » N’EST PAS UN EXERCICE VAIN ET PARTISAN !
      # Une tentative de définition de la « Sûreté de l’État » et des activités attestées des « Services » !
      Sauf quelques nuances selon les pays, les « Services » ont coutume de se concentrer sur la lutte contre ce qui est considéré comme « subversion » (extrémisme, sectarisme) politique intérieure et extérieure, sur le contre-espionnage géopolitique et économique, sur les activités « terroristes », le crime organisé, sur la protection des hautes personnalités de l’État, sur son indépendance, son intégrité territoriale, sa sécurité, sur la forme républicaine de ses institutions, les moyens de sa défense et de sa diplomatie, de la sauvegarde de sa population, de son potentiel scientifique et économique et de son patrimoine culturel, etc, etc… Ils sont ainsi chargés de recueillir et traiter les renseignements sur toutes ces matières au besoin en liaison avec les institutions similaires des autres pays mais leur objectif officiel c’est aussi contribuer au développement d’une société démocratique et de l’État de droit.
      Retour à notre interrogation : y’a-t-il eu des crimes et/ou délits flagrants contre les intérêts fondamentaux de la nation au point de se condamner que l’ANR intervienne si ouvertement à tout prix plutôt que les juridictions de droit commun ?
      # Au point 2 de ses attributions il est noté : la recherche et la constatation, DANS LE RESPECT DE LA LOI, des infractions contre la sûreté de l’État, cela suggère que les Services sont soumis à un contrôle, je suppose d’abord du Ministère de la Justice et ses dépendants et bien sûr du Parlement. Je suppose aussi que leur statut et le code de la procédure pénale leur interdisent de procéder à l’arrestation directe des personnes, ils n’ont pas cette autorité mais leur première fonction étant de récolter les informations ( leurs « officiers traitants » travaillent avec leurs « informateurs » à recueillir des « renseignements » sur des personnes, des mouvements, des organisations, des événements…) qu’ils livrent le cas échéant aux autorités judiciaire et au passage en faisant appel aux forces de l’ordre régulières avec lesquelles ils sont une relation structurelle. Ce n’est donc pas en vain que le nouveau PR a résolu de nous débarrasser des cachots opaques et illégaux de l’ANR. Notons en passant que la nature discrète de ses activités non seulement choque lorsque celles-sont mises à la lumière comme aujourd’hui mais aussi habituellement partout elles ne s’affichent en public que lorsqu’il est question des déboires (médiatiques) que pour leurs authentiques succès de principe confidentiels.
      LA PROCEDURE ENGAGEE ICI A-T-ELLERESPECTE SCRUPULEUSEMENT LA LOI ? EN CAS DE NON-RESPECT FAVORISE-T-ELLE LA VERITE ET LA JUSTICE DES FAITS SUSPECTS ?
      Il semble bien qu’en matière pénale seul le Procureur de la République (et ses dépendants territoriaux ) a qualité de mettre en branle l’action publique, d’accomplir ou faire accomplir les actes de l’ANR même en cas d’urgence où il est alors besoin de passer par des juges d’instruction selon leurs sièges.
      # Au final, y’a-t-il vraiment place à une querelle entre nous ? L’interrogation essentielle des Congolais critiques aux dernières pratiques de l’ANR ne tourne pas autour du soupçon à instruire des ministres présumés coupables d’incurie financière, tout le monde se félicite que ce soit enfin le cas, mais tourne autour du risque que les modalités douteuses empruntées n’en flétrissent le succès. Selon moi même la lecture attentive des attributions de l’ANR n’écarte pas une usurpation du pouvoir dans le cas présent. Devons-nous nous passer de celle-ci parce qu’enfin les délits querellés seront ainsi poursuivis ? Ce n’est pas sûr que les procédures et les juridictions normales n’auraient pas fait mieux. Nous en sommes à ces interrogations (existentielles ?), sans doute avons-nous aussi compris que chez-nous les Services sont facilement politisés, au service du pouvoir du moment…

    2. Oui l’ANR vient de pousser plus loin son Mandat dans cette optique.
      Selon JeuneAfrique d’aujourd’hui, 21/8/2019, le viseur de l’ANR se braque sur le duo Tshilombo et son majordome Kamerhe a la Presidence. (Voir entre autres recentes magouilles le contrat bidon a une firm obscure « ZAWAL » dans laquelle se retrouvent les proches du margoulin Vital Kamerhe)
      Tous ces Voleurs inclu ministres, dir-cabs et conseillers meritent de sanctions exemplaires (inclu sejour a Makala) malgre leurs vides promesses hypocrites de lutte contre la corruption.

  10. Cher Compatriote GBC, aucune des dispositions énumérées par vous ne donne à l’ANR l’autorisation de donner des injonctions à l’Inspecteur Général des finances. Aucune! Et pourtant notre compatriote BAW l’a si bien dit quand il déclare: »les agents de l’ANR ont le statut d’officier de police judiciaire (OPJ). Ils sont, à ce titre, des auxiliaires de justice et travaillent sous l’autorité du ministère public qui est seul compétent pour déclencher l’action publique. » Dans ses prérogatives, l’ANR peut disposer des informations ayant trait à des malversations financières à charge des gestionnaires de l’Etat. Mais dans un cas pareil, il faut suivre la procédure et verser ces informations à qui de droit. Ce n’est pas plus compliqué que ça. C’est ça l’Etat de droit! Je tiens à vous rappeler ici que l’ANR est un service de l’Etat qui bénéficie des subsides du Gouvernement et qu’à ce titre, c’est plutôt l’Inspecteur Général des finances qui a autorité pour auditer les finances de l’ANR et non pas à l’ANR de lui donner des injonctions sur ce qu’il doit faire. Le souci de BAW est de nous faire comprendre que l’ANR, pas plus qu’aucune autre institution du pays, ne peut se placer au dessus des lois. Et là dessus BAW a toujours été constant et je l’en félicite. Nous avons dénoncé de telles pratiques sous Mobutu, nous l’avons dénoncé sous LDK, nous l’avons dénoncé sous Joseph Kabila, nous le dénoncerons sous F.A Tshisekedi. Le fait pour Tshisekedi de perpétuer les pratiques honnies du régime Kabila me laisse sans voix. Comment peut-il de la sorte chausser les bottes laissées par Joseph Kabila? 32 ans dans l’opposition! N’ont ils pas eu le temps de refléchir sur les tares de notre système de gouvernance et de proposer des solutions idoines pour sortir le pays de l’ornière? C’est vraiment à désespérer pour la RDC.

  11. Chers Compatriotes,
    Notre compatriote KUM fait une très belle présentation de la situation du Congo occupé par les Rwandais. Ma question est de savoir quelle est la finalité d’une telle analyse. Si c’est pour dénoncer, tant mieux; si c’est pour informer, c’est bien pour ce qui ne le savent pas. Mais si c’est pour dire aux Congolais, telle est la situation et on n’en peut rien, c’est là que je me dis, il fait le jeu de ceux qui sont dans cette logique. Je repète l’exemple que j’ai déjà invoqué. Après l’indépendance, il a suffi qu’un officier belge écrive : avant l’indépendance est égal à après l’indépendance, pour que la force publique réagisse. Lorsque nous sommes infiltrés comme le décrit Kum, quelle serait la réaction de ceux qui se sentiraient brimés par cet état des choses ? Un grand problème pour la situation du Congo est que les auxiliaires qui permettent à ces Rwandais d’être efficaces sont des Congolais. Regardons-nous. Elili ne nie pas la présence des Rwandais sur le territoire Congolais. Mais cette présence serait suicidaire si la majorité des Congolais capables de réagir se mettaient debout pour contrer ce projet qui viendrait de Kigali. Mais disons-nous la vérité; sans Laurent Désiré Kabila et sa bande d’aventuriers congolais, les Rwandais que nous dénonçons maintenant auraient eu d’énormes difficultés à réaliser ce qu’ils ont fait jusque là. La présence que nous dénonçons maintenant a été dénoncée par ceux qui voyaient l’arrivée de Kabila de mauvaise augure. Mais tous ceux qui pouvaient réfléchir en ce moment là étaient excités au simple fait que Kabila allait chasser Mobutu. Mais, ils ont fermé les yeux sur les actions criminelles qui se commettaient déjà en ce moment là. On n’était pas disposé à se poser des questions concernant la mort de Kisase Ngandu, les tueries de Kisangani qui n’ont pas de monument jusque là (corrigez moi si je n’ai pas d’informations à ce sujet)… Cher KUM, vous verrez qu’à chaque étape que les Rwandais qui ont servi l’AFDL avançaient les Congolais laissaient faire parce qu’être complices de ces nouveaux seigneurs étaient presqu’un privilège. Nous sommes allés juqu’au Ridicule : « Kabila Désir » n’est pas l’oeuvre d’un Rwandais, mais d’un Conglais professeur d’université qui ne voyait pas ce qui se passait à l’Est et qui ne pouvait pas non plus se rendre compte de ce qui était de se passer au Kasaï-Central. C’est ce qui est révoltant KUM. Les Tutsis ne sont pas cinq millions, il ne peuvent pas occuper quatre-vingt millions sans les auxiliaires congolais. S’il vous plaît 29 officiers qui paralysent toute une armée ? Il y a de quoi se poser des questions. Certains amis de l’Afrique de l’Ouest n’arrivent pas à comprendre ce qui se passe au Congo. Les Congolais doivent bien se regarder en face. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. @Elili
      Nuance : LDK qui nous a amené les Rwandais a été le premier homme public à dénoncer sa bourde, ça lui a valu d’être tué tandis qu’une invasion guerrière embrasait tout notre pays.
      Ailleurs, tout à fait d’accord avec vous, rien de cette invasion, de cette occupation n’aurait été possible, n’est possible sans la participation des Congolais de souche, du début à aujourd’hui.
      # Qu’auraient-ils dû faire, que devons-nous faire pour y mettre fin ? D’abord en parler encore et encore sinon insister encore et toujours et non pas minimiser publiquement les faits comme s’amusent certains d’entre nous. En parler, le dénoncer ne donne nullement le message que nous n’y pouvons rien mais d’affronter la dure réalité en face et d’alerter nos Concitoyens. Ça ne suffit certes pas mais c’est nécessaire.
      Pour le reste que nos dirigeants évitent de nier la part des Rwandais et autres dans les malheurs de notre pays contrairement à la réalité historique que maints rapports pertinents ont documenté. Comme l’a fait si coupablement notre nouveau PR. L’insécurité à l’Est de notre pays est non seulement la preuve des ingérences meurtrières de nos voisins orientaux mais une épine mortifère à nos pieds qui fait que sans son extirpation, les chances de notre pays à atteindre un meilleur développement, la paix, la sécurité et la cohésion nationale sont malmenées. C’est pratique d’aller mendier la solidarité de nos voisins de la SADC par la création d’une « coalition anti-terrorisme » pour éradiquer les groupes armés qui sèment la mort, mais la clé c’est de monter un front militaire dissuasif à l’Est. Tshisekedi a prévu à juste titre de relever commandants et troupes souvent complices à l’Est, 7 mois après cette proclamation, rien n’a été fait.
      # « Nous regarder en face » pour sauver notre pays bien sûr mais c’est réaliser ainsi que chasser les occupants et la dictature encore en place exige certes une mobilisation plus active des Congolais mais éradiquer en plus ses agents locaux exige davantage une intelligence, un savoir-faire et une audace que seul le pouvoir politique doit porter. Pour que les Congolais cessent de « fermer les yeux » sur leur démission sinon leur complicité tacite face à l’invasion génocidaire des occupants et des dictateurs, ils ont encore hélas besoin d’un homme et d’une équipe convaincus et courageux qui leur servent de porte-étendard sur le champ de bataille. D’où quelques espoirs déçus ou en train de l’être en voyant faire la nouvelle administration issue de l’opposition à l’occasion de cette alternance pacifique que les Congolais avaient fini par digérer malgré les conditions iniques de son avènement…
      Vivement le « changement », le « déboulonnage » !!!

    1. « Enquête sur le fonctionnement du réseau d’infiltration et du système d’occupation de la République Démocratique du Congo par le Rwanda
      Par Honoré NGBANDA – APARECO
      12 Février 2015 »
      = http://www.info-apareco.com/wp-content/uploads/2017/03/Dossier-Enqute-sur-le-fonctionnement-du-rseau-dinfiltration-et-du-systme-doccupation.pdf
      « Ce document vous présente donc un bref résumé d’une longue et difficile enquête de plusieurs années. Il vous décrit donc très succinctement le fonctionnement d’un vaste réseau clandestin du lobby tutsi rwandais qui est parvenu à infiltrer au sein de l’Armée et de la Police nationales congolaises plus de 25 mille militaires et 354 officiers rwandais parmi lesquels 32 généraux, 140 colonels et 70 majors…! La plus part de ces infiltrés ont reçu frauduleusement des noms d’identité des ethnies congolaises et ont été disséminés particulièrement dans les 7e, 8e, 9e et 10e Régions militaires1basées dans la Province orientale et dans celles du Maniema, du Nord et du Sud Kivu à l’Est de la RD-Congo. Leur mission est d’y préparer la balkanisation de notre pays et son annexion au Rwanda et à l’Ouganda. Ce document vous révèle en plus l’identité des officiers et des hommes politiques rwandais, à Kigali comme à Kinshasa, qui sont les piliers et les pivots de ce puissant réseau d’infiltration et du système d’occupation conçu à Kigali et exécuté par Kinshasa. […] »

    2. @mopape
      Les vrais nazis, c’est vous et vos frères rwandais qui massacrent les nôtres à Minembwe et à Beni pour occuper nos terres.
      Mais kala te…

  12. @ Elili:
    Merci encore pour votre replique magistrale que vous administrez aux nullards se tremoussant sur ce site – inclu surtout KUM que vous citez ci-dessus, et qui s’amuse a nous reciter les noms de (29) officiers Rwandais « colonisant » son Pays. KUM ne comprend rien de votre « These » qui est simple et claire comme l’eau de roche: Ce sont les Congolais – inclu l’aventurier-soulard LDK – qui trahissent, vendent (de mines) aux etrangers, et detruisent leur Pays.
    Alors, qu’est-ce qui empeche ce (lache) mec d’aller « liberer » son Pays de l’emprise Rwandaise comme le fit jadis Patrice Lumumba des colons Belges?

    1. Alors cet Alidor Semayote a un problem sérieux! Peut-être du sable ou de l’eau dans sa caboche.
      Si j’ai bien compris Elili, il fustige le fait que je dénonce des faits concrets mais sans en proposer des pistes de solution, une critique comprehensible. Mais ce rwandais d’Alidor Semayote qui n’y pige rien pense que lui et Elili ont la même perception des choses, que nenni!
      Peut-être qu’il faut que quelqu’un le lui explique cela en Kinyarwanda!

  13. Chers Compatriotes,
    je remarque que Nono écrit : « Nuance : LDK qui nous a amené les Rwandais a été le premier homme public à dénoncer sa bourde, ça lui a valu d’être tué tandis qu’une invasion guerrière embrasait tout notre pays ». LDK était le premier a dénoncer sa bourde ? Etes-vous sûr qu’il était le premier ou il était devant des faits tels qu’il ne pouvait plus nier ce qui se passait ? Ensuite, il dénonce sa bourde et il ne change rien. Qu’a-t-il fait après avoir dénoncé sa bourde ? Une telle bourde, « trahison d’un pays », peut-il être dénoncé sans prendre des précautions ? C’est reconnaître que LDK agissait à l’inspiration de la bière dont il était bien friand. J’ai suivi sa conférence de presse qui a précédé, et j’avais le dégoût. Ensuite, quand vous dites qu’il a été tué à cause de cette dénonciation publique, c’est que vous n’avez jamais suivi le document sur la venue de l’AFDL. Qu’est-ce que Kabarebe disait à Joseph Kabila à Kisangani. Il faut être naïf pour penser que les Rwandais qui venaient n’avaient pas une idée derrière la tête et n’avait pas envisagé plusieurs scenari au cas où leur homme de paille sortait du canevas lui imposé. C’est comme « Tshisekedi Fils actuellement ». Nous ne savons pas dans quoi il est, ne sachant pas ce que lui même a signé, et je crains que lui-même ne sache pas où il a mis ses pieds. Il suffit tout simplement que ses « alliés » sentent qu’il ne correspond plus à ce qu’ils veulent, nous pouvons encore avoir une re-édition de l’exécution extra-judiciaire du Mzee, cette fois revue et corrigée. Mzee a été le premier traître du pays, parce qu’il avait le ventre plus gros que les yeux. C’est mon point de vue depuis le 17.05.1997. Car, il n’a pas voulu s’inscrire dans la logique de la Conférence Nationale Souveraine et il est arrivé dans la bonhomie et la naïveté avec les associés hyper dangereux. Ce que j’écris maintenant, je l’ai dit en 1997, mais je n’étais en contact avec Congoindependant.com. J’écrirais quand le moment viendra. Mais je crains que mon livre soit cher et n’atteigne pas le public que je pourrais viser. En écrivant ceci, je ne dit pas que vous êtes moins intelligent que moi. NON, vous êtes intelligent et vous avez la bonne lecture de la situation, selon votre point de vue que je respecte. Mais ce que j’écris ici n’engage que moi. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. @Elili
      Mon propos n’est point de défendre LDK, mais de noter que quand on se fait tuer pour avoir dénoncé une alliance et qu’on provoque une guerre – la guerre sera longue et populaire et nous la retournerons au Rwanda d’où elle vient, disait-il – son procès mérite une nuance ; c’est tout ce que j’ai souligné.
      Pour le reste, je vous laisse libre d’ergoter à votre façon sur cette séquence historique de notre pays, ce n’est vraiment pas ma préoccupation, je préfère penser au présent et au futur plutôt qu’à gloser et polémiquer sur ce passé.

  14. KUM@
    C’est toi qui a un probleme serieux , Tu as le mal de Rwandais ???peut -tu aller voir un jour un psychiatre ??tu me rappelle ton grand Frere YORODIA , qui as extermine les tutsi de Kinshasa les traitant de Vermines ,(1998) il croyait qu’il serait immortel ??tu risque d’epouser ses idees, faites attention !!!ces gens la dont tu as cite ce sont des congolais a part entiere , et ce n’est pas toi qui octroi la nationnalite , tu es un simple citoyen lamda ,encore moins un legislateur.

    1. @Mopape, figure parfaite de l’ubwenge rwandais,
      Une anecdote personnelle : il y’a cinq ans ou un peu plus, alors que je faisais un tour fortuit au quartier latin, je vois étonné le vieux Yerodia sortir du célèbre Hôtel Lutetia vers 16h. Étonné à plusieurs titres et d’abord parce que je le savais sous embargo international à cause de l’épisode 1998. Salutations faites en kintandu, c’était une vieille connaissance, je m’enquis des motifs de sa présence à Paris : soins médicaux et revoir ses amis de France où il a passé une grande partie de sa vie. Quid alors de son embargo ? C’est du passé et maintenant beaucoup d’Occidentaux ont compris que ma colère et mes incitations à réprimer la « vermine rwandaise » étaient moins xénophobes que relevant d’une légitime défense.
      Nous avons passé une grande partie de la soirée ensemble car je l’avais convaincu de l’accompagner Rue des Écoles où nous avons diné ensemble et beaucoup de « confidences glanées. Taxis, repas… me coutèrent cher parce que je lui avais demandé de prendre tout en charge mais je ne le regrette pas…

      1. QUE DU COQ-A-L’ ANE ET « ART DE BAVARDER POUR NE RIEN DIRE » D’UTILE ! NONO, TROUVES UN MEILLEUR EMPLOI DE TON TEMPS !

  15. @Mopape,
    Oust! Ici c’est pas un espace pour les partisans de l’Ubwenge, votre culture rwandaise du mensonge.
    Dès votre jeune âge, on vous apprend à vous travestir, à vous dissimuler et à ne jamais dire ce que vous pensez.
    Travestir et dissimuler sont des qualités d’une bonne éducation chez vous. On vous dit qu’il ne faut pas vous dévoiler devant n’importe qui, surtout pas devant un étranger.
    Alors que venez-vous chercher dans cet espace congolo-congolais où ne doivent primer que des valeurs et principes essentiellement basés sur la vérité

  16. Effet Dunning-Kruger : une personne incompétente tend à surestimer son niveau de compétence.
    la personne incompétente ne parvient pas à reconnaître la compétence de ceux qui la possèdent
    la personne incompétente ne parvient pas à se rendre compte de son degré d’incompétence
    à partir d’un certain niveau de savoir, la personne se remet en question et réalise qu’elle ne connaît pas tout sur le sujet. Je crois qu’il y a beaucoup de gens au Congo qui ont ce problème

  17. @KUM&NONO
    J’ai toujours repondu a des induvidus comme vous que le chien aboie et la carravane passe , cette communaute dont vous faites allussion existe en RDC avant meme la creation de la RDC ,vous finirez par vous suicider, vous pendre comme votre grand frere que j’ai cite la haut , le conseil que je vous donne ce de garder silence .A bon entendeur salut .
    laisse moi aller au boulon je ne pas le temps a perdre ici avec des ignorants comme vous deux .

    1. OUI. EN EFFET, IL S’ AGIT ICI D’UN RAMASSIS D’IGNORANTS AIGRIS.
      PAR DESSUS CE SONT DES FAINEANTS ET LACHES QUI NE FONT QUE SE DECHAINER QUOTIDIENNEMENT SUR CIC; CE AU LIEU D’ ALLER « LIBERER » LEUR PAYS DE « L’ EMPRISE TUTSI » QU’ILS S’IMAGINENT.

    2. @mopape & alidor semayote
      Il semble même que cette  » communauté  » ait vécu aussi en Finlande, avant même les Vikings. C’est vrai ? Ubwenge ?

  18. Chers Compatriotes,
    J’ai l’impression que notre compatriote n’a pas l’habitude de me lire, mais de se lire lui à travers mes écrits. Lorsque Nono écrit: « Mon propos n’est point de défendre LDK, mais de noter que quand on se fait tuer pour avoir dénoncé une alliance et qu’on provoque une guerre – la guerre sera longue et populaire et nous la retournerons au Rwanda d’où elle vient, disait-il – son procès mérite une nuance ; c’est tout ce que j’ai souligné », c’est qu’il n’a pas compris mon propos. On ne l’a pas tué parce qu’il a dénoncé une alliance; on l’a tué parce qu’il devait être tué, les Rwandais étant arrivés à Kinshasa, ce qui était leur but. Pourquoi LDK n’a pas dénoncé l’exécution de Kisase Ngandu ? « Ergoter » à notre façon », c’est cela aussi la démocratie, c’est cela aussi la dialectique « thèse »-« antithèse ». Mais sur ce dossier, je crains que celui qui ergote ne soit pas celui que l’on montre du doigt parce que l’on bénéficie de certaines considérations sur le site. LDK est un monsieur qui ne mérite aucune considération, pour avoir trahi le pays. C’est mon point de vue depuis toujours et le je défendrai en son temps. On glose et on polémique sur le passé pour ne pas tomber dans les mêmes erreurs. Car, pas un siècle après cette bourde de LDK, sur ce site le M23 était proposé comme l’alternative à Kabila. Le présent n’est efficace que quand il est fonction du passé. Nono ne regarde que le présent et l’avenir ? Eh bien, c’est son droit. Je n’ai pas à la juger sur ce point. Mais qu’il ne considère pas cette manière de voir comme étant l’unique et la plus efficace quand on doit parler du pays. « Un arbre qui ne reconnaît pas ses racines ne peut pas produire » de fruits. LDK a trahi le pays et certains compatriotes dans tout le pays continuent dans cette voie pour des raisons évidentes. Félix est parmi eux, dans la mesure où ce qu’il a fait n’est connu que de lui et même pas de sa propre base. Solution ? Révolution. Que Dieu nous vienne en aide.

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