Faut-il que la Cenco observe les futures élections?

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

Dans cet article, nous n’allons pas nous intéresser sur les dispendieuses et inutiles missions d’observation électorale de l’Occident ou de l’Union Africaine (UA) dans les Etats africains. Le rituel est désormais connu. Une flopée d’observateurs étrangers débarque dans un pays. Leur mission déclarée est d’assurer que les élections soient libres, justes et transparentes. Des conclusions et recommandations sont rédigées à la fin du processus. Que les rapports soient positifs ou négatifs, rigoureux ou complaisants, la légendaire indignation sélective occidentale ou de l’UA aidant, le résultat est le même. Il n’y a aucune incidence sur les résultats proclamés, que ceux-ci reflètent ou non la vérité des urnes. Comme l’Afrique évolue encore au stade du Moyen-Age en matière de gouvernance, la comédie se poursuit lors des scrutins à venir.

Nous allons plutôt nous pencher sur l’observation électorale par les Africains eux-mêmes à l’intérieur de leurs frontières nationales respectives. Tel fut le cas de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) qui, lors des élections générales du 30 décembre 2018, a déployé 40.000 observateurs; exploit que tout parti politique ou toute autre composante de la société civile aurait du mal à accomplir. Pour la Cenco et particulièrement au sujet de l’élection présidentielle, le résultat publié par la Commission électorale indépendante (Ceni) constituait un flagrant déni de vérité.

Prenant la parole à Bruxelles le 25 février dernier devant les Grandes conférences catholiques sur le thème « Quel avenir pour le Congo? », l’ancien archevêque de Kinshasa, Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, a déclaré à plusieurs reprises ce qui suit: « Les évêques ont clairement dit que, d’après leurs observateurs, c’est Fayulu qui a gagné les élections ». Lui répondant en écho, son successeur, Mgr Fridolin Ambongo Besungu, n’a pas mâché ses mots dans son message lu dans toutes les paroisses de l’archidiocèse de Kinshasa lors des célébrations pascales ce 20 et 21 avril. Brossant un tableau sombre de la situation du pays, il a constaté, avec raison, que « le désespoir gagne de plus en plus les cœurs des Congolaises et Congolais. Les récents éléments politiques n’ont pas beaucoup réalisé les rêves de notre peuple ». Faisant allusion à la proclamation des résultats de la dernière élection présidentielle, il a expliqué que « les espoirs de tout un peuple ont été brisés et sacrifiés à l’autel des intérêts et calculs égoïstes de quelques personnes créant ainsi frustration et découragement ».

Le chef de la nouvelle bande mafieuse que sont ces « quelques personnes » aux « intérêts et calculs égoïstes » n’est personne d’autre que l’actuel président Félix Tshisekedi. En bon comédien, ce dernier s’est rendu le dimanche 21 avril matin à la messe à la cathédrale Notre-Dame du Congo où il a été accueilli par le cardinal Monsengwo. Celui-ci a souhaité que le mandat de Tshisekedi « soit bénéfique » pour le peuple, consacrant ainsi la réconciliation entre un tricheur doublé d’un traitre à la nation et l’Eglise catholique.

Qu’elle soit catholique ou autre, l’Eglise, il faut le souligner, n’est pas une œuvre divine mais humaine. D’ailleurs, ce n’est pas Dieu qui a créé l’homme. C’est plutôt l’inverse qui est vrai. L’homme a créé Dieu pour répondre aux deux plus grandes questions existentielles: d’où vient-il et où va-t-il après la mort? Raison pour laquelle l’idée que l’homme se fait de Dieu est différente d’une société à une autre et au sein d’une même société, d’une époque à une autre. Raison pour laquelle les hommes s’entretuent même au nom de Dieu.

Cela dit, on comprend que l’Eglise catholique congolaise se réconcilie avec un individu qui a délibérément et ouvertement violé deux des dix commandements qui, selon la Bible, ont été gravés sur la pierre par Dieu lui-même et donnés à Moïse sur le mont Horeb, au désert du Sinaï. Dixième commandement: « Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain. Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain, ni son champ, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien de ce qui lui appartient ». Devant toute la nation, Félix Tshisekedi a convoité la victoire électorale de Martin Fayulu. Huitième commandement: « Tu ne commettras pas de vol ». Le fils de l’éternel opposant Tshisekedi wa Mulumba a allègrement accepté que le despote Joseph Kabila vole pour lui la victoire électorale de Martin Fayulu. Pire, insatisfait d’avoir violé deux commandements, Félix Tshisekedi récidive en violant un troisième, le troisième commandement justement, en se rendant à la messe comme un bon catholique pratiquant: « Tu n’utiliseras pas le nom de l’Eternel ton Dieu pour tromper ».

L’attitude de l’Eglise catholique traduit l’embarras dans lequel l’acte posé par Félix Tshisekedi a plongé toute la nation. Celle-ci se trouve en face d’un tricheur doublé d’un traître qu’elle devrait normalement vilipender. Mais elle doit plutôt le soutenir dans l’espoir de le voir mettre officiellement hors d’état de nuire le despote Joseph Kabila. Publié par CIC le 26 janvier 2019, notre article intitulé « Fayulu, taisez-vous SVP! » traduit le même état d’esprit. Car, dans des circonstances normales, on devrait plutôt encourager Fayulu à poursuivre par tous les moyens la lutte pour la vérité des urnes.

Comme nous-mêmes, l’Eglise catholique est pragmatique. Mais faudra-t-il encore qu’elle déploie des observateurs lors de prochaines échéances électorales? Oui et non.

Commençons par le « non ». Observer un processus électoral et rédiger un rapport pour que celui-ci ne serve à rien ne répond à aucune rationalité. Non seulement c’est une perte de temps et d’énergie, mais c’est aussi et surtout une perte de moyens financiers qu’on devrait allouer au parent pauvre de la politique du ventre chère aux dirigeants africains, à savoir le domaine social. « Oui », si et seulement si la constitution, déjà mal ficelée concernant les fondamentaux de la bonne gouvernance, est reformée pour que l’observation électorale par la société civile conduite par l’Eglise catholique soit dotée de mêmes pouvoirs qu’un juge de touche dans ses missions de surveillance des sorties du ballon de l’aire de jeu et de signalement des positions de hors-jeu des joueurs.

 

Par Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

25 thoughts on “Faut-il que la Cenco observe les futures élections?

  1. Bla bla, rien que du vent. Toute cette agitation n’a qu’un but, ‘endormir ceux des congolais qui veulent voir leur pays sortir de l’ornière. Mr tipo, celui qui se fait appeler Kabila a posé une chape de plomb sur ce pays pendant 18 ans, qu’avez-vous fait pour le déloger ? vos éructations d’aujourd’hui ne sont que l’expression de votre haine envers une tribut. Le redressement du Congo ne vous intéresse pas, vous misez sur l’échec de Felix pour satisfaire vos bas instincts. Au lieu de continuer à rêver, ressaisissez-vous, ce pays a besoin de tous ces enfants. Pour ce qui est de votre champion Fayulu, il a eu son quart d’heure de gloire comme disait Andy Warroll, maintenant, il est temps qu’il arrête de danser le Mukonionio. S’il se complaît dans des chimères, il finiras par perdre ce petit capital de sympathie qu’il a engrangé auprès des congolais. Et vous autres ses thuriféraires et autres jalélistes vous ne lui rendez pas un service. Vous jouez aux Cassandre, vous prophétisez le chaos je ne sais pour dessein !!. C’est vraiment dommage que certains fils de ce pays béni deviennent des chevaliers de apocalypse uniquement parce que ils sont animés par le démon du tribalisme.

    1. @Elombe
      Question blabla, on ne peut pas faire mieux que ce que vous venez de vomir ici. Ce n’est pas dommage. C’est pitoyable !
      Rassurez-vous, vos nouveaux partenaires vont applaudir.
      Mawa !
      Système ya lisu likolo ya lisu !

    2. @Elombe
      Kiekiekieeeeee Kiekiekieeeeee
      Je vous donne en mille chers amis de CI et vous pouvez le vérifier par vous même : il y’a un critère indépassable pour juger « qui est vraiment tribaliste et qui ne l’est pas » !
      Le premier en parle au quart de tour, il le trouve à chaque coin de rue, n’a pas d’autre argument en dernier recours que celui de traiter son interlocuteur de tribaliste. A chaque parole, son sermon est contre les tribalistes ne pouvant réaliser qu’il le fait pour exorciser le démon du tribalisme qui gît en lui-même !
      Dernier critère : ils agissent en meute, s’attirent comme par magie même sans se connaître au préalable et ont le même culte aveugle envers leur Moïse, notre Tshilombo national qu’ils privatisent volontiers comme leur propriété privée. Ce n’est plus le PR de tous les Congolais, c’est le leur propre et l’encenscer à foison est pour eux une autre façon de s’en approprier et croire l’éloigner ainsi des autres Congolais.
      Essayez mon test et vous ne serez pas déçu et vous découvrirez que Sieur Elombe est l’un d’eux, l’archétype du parfait tribaliste illustré.
      ✓ Kiekiekieeeeee Kiekiekieeeeee
      Il blablate avec comme seul argument de tirer sur Fayulu. Pour lui et tous les siens quand on se montre critique envers Tshilombo, on ne peut qu’adorer Fayulu. Pauvres malheureux, leurs rapports avec les politiques sont réduits à l’idolâtrie et la haine. Soit on aime en bloc leur gourou soit on aime l’ennemi qu’ils lui ont fabriqué.
      C’est hélas le travail pitoyable de notre Compatriote Elombe et d’autres comme lui. Voilà comment par exemple son tribalisme lui empêche de lire dans le travail ci-dessus les questionnements essentiels qu’il pose. Pour lui l’interlocuteur qui n’idolâtre pas Tshilombo comme lui est renvoyé dans de le camp de l’ennemi à abattre duquel aucune parole intelligible n’est possible. Quel gâchis !

      1. Cher Nono,
        Il y a un autre critère pour identifier les tribalistes de la coterie du tricheur Félix Tshisekedi. C’est leur indignation sélective. Quand Mgr Monsengwo affirme que le vainqueur de l’élection de 2011 n’était pas celui qui avait été proclamé, le despote Joseph Kabila, mais Tatu Tshisekedi, les tribalistes applaudissent. Mais quand le même Mgr Monsengwo fait la même déclaration sur le résultat de la présidentielle de 2018, il devient un homme à abattre parce que cette fois-ci le tricheur est de leur coterie tribale.

    3. Cher Elombe,
      Ce texte parle d’un homme : Félix Tshisekedi. Vous, vous m’accusez de haine contre une tribu. Doit-on vous apprendre la différence entre un homme et une tribu ? Vous constatez que “celui qui se fait appeler Kabila a posé une chape de plomb sur ce pays pendant 18 ans » et vous me demandez ce que j’ai fait pour le déloger. Doit-on conclure que Félix Tshisekedi a délogé Joseph Kabila ? Et pourquoi ne posez-vous pas la même question à vous-même alors que comme moi, vous êtes congolais ? Vous m’accusez de miser sur l’échec de Félix. Pouvez-vous m’expliquez pourquoi j’ai écrit tout un article demandant à Martin Fayulu de se taire au lieu de poursuivre son combat sur la vérité des urnes, combat voué à l’échec ? Depuis quand est-on tribaliste parce qu’on constate que quelqu’un a triché ? Vous pouvez me croire ou non, je vais être parmi les Congolais qui applaudiront Félix Tshisekedi s’il réussissait à mettre Joseph Kabila KO. Mais cela n’empêchera que Félix reste ce qu’il est, c’est-à-dire un tricheur.

    4. @elombe.
      Quand les fatshistes sont à court d’arguments,ils évoquent le tribalisme et la haine. Mayoyo n’est pas tribaliste. Il bourlingue dans le monde. Une dernière fois,il n’a pas été dans son Bandundu natal,mais dans le Sud-Ubangui. Il nous a fait lire ici même dans le ce site les récit de ses voyages.Il aurait même adopté des enfants pygmées. Une première,du moins pour moi.
      Le triomphalisme et l’arrogance des partisans de Félix trahissent que Fatshi n’a pas gagné cette élection.Une élection,c’est comme une compétition sportive.Soit on gagne,soit on perd. Mais en respectant les règles du jeu préétablies, connues et reconnues par tous les participants et les organisateurs.
      Kabila , sa CENI et sa CC ont fait gagner Fatshi malhonnêtement. Cela crée une grande frustration chez Fayulu et ses partisans. Si le peuple congolais était comme d’autres peuples,le sang allait couler. Kabila,Nangaa et Félix en seraient les responsables.
      Félix et Kamerhe avaient menti aux congolais qu’ils étaient opposants radicaux. Ils étaient, en fait, dauphins de Kabila. En démocratie,on signe pas un partenariat à la veille de la proclamation des résultats;mais bien avant la campagne et on le dit publiquement. Pas en secret,na kundulupe.
      Le souhait du peuple congolais,c’était l’éradication du système hideux de Kabila. Félix a travaillé pour son maintien.Comment Félix a-t-il pu gagner la présidentielle et réaliser un score médiocre aux législatives(-10% aux parlement) et minable aux sénatoriales(3%,0 sénateur pour l’UDPS,le parti présidentiel, et 1 seul gouverneur) et aux locales? C’est quelle démocratie ça? Je n’ose pas évoquer les chiffres de Wina Lokondo. Voyez l’écart entre Félix et Mafa.
      Avant Félix,sa tribu existait. Elle existera aussi,après lui.Si on critique Félix,on ne vise pas sa tribu. C’est Félix,homme public,qu’on critique. Dans la vie humaine,le roublard,le menteur et le traître n’attirent pas la sympathie des gens.Au contre,ils suscitent l’aversion.Personne au Congo ne souhaite l’échec de Félix. Même s’il nous construit des villas avec piscines,cela n’efface pas le mal qu’il fait au peuple congolais.Dans les démocraties civilisées, MAFA,même s’il avait perdu,mérite un peu de respect. Il est devenu un leader d’envergure nationale.
      Je n’ai jamais vu les partisans de Macron traiter Marine Le Pen,François Fillon ou JL Melanchon comme les Fatshiste le font avec MAFA
      .Quand on est au pouvoir,un peu de délicatesse ne fait mal à personne.En tout cas,MAFA est une épine dans la chair de Félix et ses partisans. Il les empêche de savourer leur victoire amère,non méritée.

      1. Cher kolomabele,
        Je suis du Kwilu. J’ai épousé une femme du Bas-Congo. Avant mon mariage, mon père en séjour à Kin me voyant collé à une fille Muntandu m’avait vivement déconseillé d’épouser une femme d’une autre province. Je lui avais demandé pourquoi au lieu d’épouser sa femme, ma mère, dans son village Kamba-Saka, il avait traversé la rivière Pelu pour aller la trouver dans le village voisin de Kamba-Kikwango. Vaincu par la force de mon argument, il avait trouvé une pirouette : « Mais nous n’aurons pas l’occasion de voir tes enfants au village ». Je lui avais répondu qu’il se trompait également sur ce plan. Notre première enfant née, j’ai envoyé mon épouse présenter Kaa Venika à mon père dans sa ferme à Kamba-Saka. Alors que mon père n’avait jamais abattu une seule de ses vaches pour un de ses propres enfants, il l’avait fait pour mon épouse. Un tel comportement est loin d’être celui d’un tribaliste. Kwilois, la dernière fois que j’ai été dans ma province fut en 1978. Depuis lors, je ne visite que d’autres provinces congolaises. Vous l’avez souligné, j’ai même adopté trois fillettes pygmées de la zone de Libenge dans le Sud-Ubangi que j’ai envoyées aux études dans une école privée des sœurs à Kinshasa. Aujourd’hui que les sœurs ne peuvent plus les garder dans l’internat spécial qu’elles ont créé à ma demande et rien que pour mes fillettes, je cherche à les emmener rejoindre mon épouse en Belgique. Un tribaliste n’agit pas de la sorte. Il y a mieux. Alors que l’Université de Lubumbashi était dirigée par un ressortissant de ma province qui avait de surcroit fait ses études secondaires dans le collège où j’ai été également formé plus tard, cela ne m’avait pas empêché d’être meneur d’une grève pour lutter contre l’instauration d’un cachot en plein campus où des étudiants brigadiers détenaient d’autres étudiants pour un oui ou pour un non ; mission que j’avais accompli avec succès. Cela dit, je comprends la réaction des tribalistes de la coterie de Felix Tshisekedi. Ils s’imaginent que leur ethnie est au pouvoir à travers lui. C’est pour cela qu’ils ressentent toute critique contre lui comme une critique contre leur ethnie. Remarquez comment Elili, par exemple, découvre tout d’un coup que la Cour constitutionnelle est une institution respectable dont les décisions doivent être respectées. Voilà pourquoi j’ai toujours insisté que la voie démocratique que nous avons choisie n’est pas la bonne. Où sont les opposants autoproclamés radicaux d’hier ? Mayoyo n’est pas un tribaliste et ne peut l’être. Par ses écrits et sa vision de la démocratie, il milite contre le tribaliste dans son aspect négatif aujourd’hui porté par des membres de la coterie tribale de Felix Thsisekedi.

    5. Cher Elombe, j’avoue que votre prise de position, ainsi que celle des extrémistes de tout bord, me laisse sans voix. Vous me rappelez Israel et le Rwanda de Paul Kagame. En effet, aujourd’hui, il est impossible de critiquer les excès et les abuts qu’Israel commet en Palestine, sans se faire taxer d’antisémite ou de négationiste, c’est à dire de nier l’holocauste. Et pourtant, je peux être contre les crimes commis par Hitler et en même temps critiquer ce que Netanyahou fait dans les territoires palestiniens occupés. C’est du bon sens tout simplement. Il en va de même plus proche de nous avec le Rwanda de Sieur Kagame. Aujourd’hui, ce gars peut dézinguer autant de Congolais et d’opposants à son régime qu’il veut, mais n’ose pas le critiquer, car tout de suite on va t’accuser de nier le génocide et de sympathie pour les génocidaires. En réalité, c’est une technique subtile de conditionnement, qui veut amener les autres à fermer leurs gueules ou à ne rien dire qui aille à l’encontre de la version officielle que ces intégrists veulent nous imposer. Je regrette que certains de nos compatriotes adoptent ces techniques qui sont dangéreuses et méritent condamnation. Dans les propos de notre compatriote Mayoyo, je n’ai pas vu de tribalisme. Croire que Felix Tshilombo n’a pas gagné l’élection du 31 décembre 2018 ne fait pas de vous un tribaliste! Dire qu’il a volé la victoire de son frère Fayulu, ne fait pas de vous un tribaliste! Dire que Félix Tshilombo n’a pas de diplôme universitaire et que c’est un faussaire, ne fait pas de vous un tribaliste! Il faut arrêter avec ça, car vous voulez conditionner les gens et les pousser à ne repéter que ce qui vous fait plaisir. C’est inadmissible, car très dangereux pour le pays. Le Maréchal Mobutu, pour ne parler que de lui, a été traité de tous les noms dans ce pays. Nulle part je n’ai vu les Ngbandi ou les bangala parler de tribalisme. Et pourquoi quand on critique Félix Tshilombo, on doit être indexé de tribaliste anti-kasaien? Revenez à la raison mes frères, sinon à force de bandir cet épouvantail de tribalisme, nous risquons de mettre notre pays à feu et à sang. A bon entendeur, salut!

  2. Cher Mayoyo,
    ✓ Vous semblez avoir opté pour une observation des élections par les Africains eux-mêmes à l’intérieur de leurs frontières nationales respectives plutôt que pour des dispendieuses et inutiles missions d’observation électorale de l’Occident ou de l’Union Africaine (UA) dans les Etats africains respectifs. Ces dernières, dites-vous, n’assurent à terme nullement que les élections observées soient justes et transparentes, elles n’ont aucune incidence sur les résultats proclamés, que ceux-ci reflètent ou non la vérité des urnes.
    Vous vous êtes alors penché sur le cas de l’Eglise Catholique représentée ici par la Cenco qui a été observatrice (bénévole !) de nos dernières élections pour se demander si elle devrait continuer à le faire ?
    ✓ Vous y répondez par Non et Oui selon, après avoir brossé un tableau pas toujours flatteur d’une Cenco tantôt justement critique envers un pouvoir arbitraire et peu bénéfique au pays tantôt complaisante avec le même pouvoir (en l’occurrence avec l’actuel Chef de l’État que vous n’hésitez pas à qualifier de tricheur et de traître).
    NON si son observation ne sert à rien, bonne à être jetée à la poubelle ou à être dénigrée par l’autorité administrative (Ceni) censée organiser et conclure les élections et par l’autorité judiciaire (CC) qui en dernier ressort décide du résultat final en cas de contestation.
    OUI si et seulement si la constitution est reformée pour que l’observation électorale par la société civile conduite par l’Eglise catholique soit dotée de pouvoirs légaux d’arbitre.
    ✓ Quelques remarques pour donner matières à la discussion de vos propositions :
    1° Le premier problème que pose la Loi chez nous ne tient pas d’abord, à mon avis, à sa qualité mais plutôt à la disponibilité que présentent les uns et les autres à la respecter ou non. Du coup jusque-là une réforme même judicieuse de la Constitution n’augure pas à tout prix de sa bonne application…
    2° A ma connaissance, la Loi ne donne qu’à la Ceni le droit de statuer sur les résultats parce que d’abord reconnue comme institution d’appui à la démocratie.
    Quel est le statut légal actuel des observateurs non gouvernementaux, seulement consultatif à la carte ?
    Quel poids leur donnent leur notoriété et la qualité de leur observation ?
    3° Accorder le statut légal d’arbitre électoral à la Cenco suppose sinon d’en faire une égale ou au moins une concurrente de la Ceni à tel point qu’on peut se demander pourquoi seulement la Cenco et pas d’autres observateurs non gouvernementaux ?

  3. ADDENDUM
    4° Nous nous devons donc de souligner que si l’observation de la Cenco a été rejetée c’est parce qu’elle ne servait pas les intérêts du pouvoir organisateur de ces élections. C’est dire que continuer à permettre aux organisations non gouvernementales à observer les élections (il n’y a ni observateurs ni commission électorale spéciale dans les bonnes démocraties, le ministère de l’intérieur ou équivalent y pourvoit) c’est déjà sous-entendre le peu de crédit à accorder à ces États quant à la transparente organisation des élections.
    Cenco ou observateurs occidentaux ou africains dans les élections africaines pose donc la question de la démocratie de nos États.
    Qu’est-ce qui peut changer demain dans ce secteur par exemple au Congo si les changements annoncés se produisent ?

  4. Dans d’autres démocraties, ce sont les ministères de l’intérieur qui organisent les élections. Pourquoi est-ce un problème en Afrique ? Pourquoi recourt-on à ces  » Commissions indépendantes… » qui ne sont pour rien  » indépendantes  » parce qu’elles sont généralement au service de celui qui en nomme les membres.
    Faut-il penser, dans le cas du Congo, par exemple, confier l’organisation des élections à l’ONU ou à l’UA ? Mais peut-on faire entièrement confiance en l’ONU ou à l’UA ?
    C’est l’idée que l’homme politique congolais se fait de son pays qu’il faut absolument changer. Comment ? Un vrai chantier.

  5. Cher Nono,
    Nous nous connaissons depuis un certain temps. Vous savez très bien que pour moi, le système démocratique actuel offre peu ou pas de chance de matérialiser le changement démocratique que nous appelons tous de nos vœux dans notre pays. Cet article ouvre un débat sur la nécessité de l’observation électorale par l’unique institution qui a toujours fait une opposition constructive face à nos dirigeants suspensifs : la Cenco. Ceux d’entre nous qui estiment que le système démocratique actuel peut être reformée, puisque nous avons du mal à imaginer d’autres solutions possibles, j’ouvre ici une piste de solution non pas pour la reconnaissance de la seule Cenco mais de la Cenco comme chef de file de la société civile dans son ensemble. Quand j’avais participé à l’organisation des élections au Liberia en 2004-2005, les résultats étaient envoyés à la centrale de deux manières. Les membres du personnel de la commission électorale l’envoyaient manuellement. Et leurs partenaires de la communauté internationale que nous étions l’envoyaient électroniquement. La compilation centrale tenait compte de ces deux voies et en cas de divergence, le problème devait être réglé. Ceci pour vous dire que dans notre quête légitime de l’Etat de droit et dans notre organisation des élections, voulues transparentes, nous devons être créatifs au lieu de nous complaire dans des schémas déjà explorés et qui ne donnent pas satisfaction. Je préfère ne pas revenir sur notre vieux débat sur l’homme congolais qui serait mauvais au point de ne pas respecter les textes qui seraient bons. Je reste convaincu qu’avec une meilleure disposition des choses, le même homme congolais donnerait le meilleur de lui-même comme il le fait déjà dans toutes les autres sphères d’activités sauf dans la politique. Et la différence entre les autres sphères d’activités et la politique, c’est que dans la politique, le cadre dans lequel nous évoluons n’est pas contraignant.

    1. Cher Mayoyo,
      ✓ Nous devons innover, « être créatifs au lieu de nous complaire dans des schémas déjà explorés et qui ne donnent pas satisfaction. »
      Et vous optez pour « l’unique institution qui a toujours fait une opposition constructive face à nos dirigeants suspensifs : la Cenco… comme chef de file de la société civile dans son ensemble ».
      ✓ Vous savez que dans presque tous les pays africains à democratiser, la règle consacrée est celle des commissions électorales institutionnalisées comme « organes d’appui à la démocratie ».
      Dans votre proposition, vous remplaceriez ces dernières par des organes au préalable privés ou par la société civile organisée.
      Quelle garantie à part la loi, dont je répète qu’elle souffre davantage chez nous de non-respect plutôt que de son absence ou de son défaut de qualité, que cette formule ne soit pas taxée à son tour de partialité ?
      Personnellement, je pencherais pour la coexistence de deux, une commission électorale officielle et des groupes d’observateurs informels à condition qu’une loi reconnaisse ces derniers selon des conditions fixées à l’avance comme agences assermentées dont les résultats doivent être pris en compte, c’est dire devant être confrontés à ceux de l’organe officiel et au besoin prévaloir si leur qualité fait foi.
      ✓ Mon souci est donc la difficulté pouvant aller jusqu’au reproche d’inconstitutionnalité d’institutionaliser à ce point des organes au préalable privés ou même la société civile. Ceux qui se sentiraient lésés même à tort ne manqueraient de formuler les memes reproches qu’à la Ceni.
      La société civile, les bénévoles quelle que soit la noblesse de leur action ou parce qu’ils sont ceux-là sont toujours considérés comme en dehors du secteur étatique et le valent pour cette raison. Les transformer en acteurs quasi étatiques est bien sûr créatif mais ne peut obtenir un consensus qu’au prix d’une audacieuse et laborieuse sensibilisation.
      Pourquoi pas, je suis bien d’accord que le changement tant attendu nécessite bien une refonte de notre architecture institutionnelle…

  6. Cher Jo Bongos,
    A l’époque des dictatures, bien de Ministères de l’Intérieur organisaient les élections dans les pays africains. Si on est passé aux Commissions Electorales Indépendantes qui tardent à être indépendantes, c’est parce que les Ministères de l’Intérieure étaient inféodés aux dictateurs. Maintenant que nous nous rendons compte que les Commissions Electorales Indépendantes sont également inféodées aux despotes, il nous faut innover. A cet égard, les pistes que vous ouvrez peuvent être exploitées une ou deux fois mais pas éternellement. Dans la durée, il faut bien qu’on parvienne à mettre en place des organes organisateurs des élections qui soient crédibles. Pour ce faire, il faut commencer par parvenir à contrôler le pouvoir du président de la république ; ce qui n’a jamais été le cas à cause du clientélisme politique favorisé par la Constitution elle-même. Sans ce contrôle, le président s’enrichit sur le dos du peuple et puise à sa guise dans le coffre de l’Etat, en toute impunité. Ainsi, il peut aisément corrompre les Corneille Nanga même si c’est le Bon Dieu lui-même qui les choisissait pour nous. Et puisque le président de la république agit en toute impunité, il distribue des parts de cette impunité à qui il veut, comme à des individus du genre Corneille Nanga. Je ne pense donc pas que c’est l’idée que l’homme politique congolais se fait de son pays qu’il faut absolument changer. Car cette idée n’empêche pas que l’homme congolais se conduise correctement dans toutes les autres sphères d’activités. Parce que là, les structures sont contraignantes.

  7. Monsieur Fayulu, traître au même titre que Tshilombo, était bien conscient de sa traîtrise beaucoup longtemps avant le déclenchement du prétendu processus électoral. Tenant compte du chaos administratif et organisationnel du Congo, seuls pouraient être considérées valables, des élections qui du point de vue des sondages et de la réalité, se gagneraient quasi par acclamation. A ce titre, si en 2006 et 2011 l’ignare Bemba et le Moïse-traítre Tshisekedi avaient toute la raison de leur côté pour être plébicités par le peuple, il n’en a pas été question maintenant pour Fayulu. Monsieur n’était connu de presque personne et lui-même ne pouvait prédire un vote massif par le peuple de sa candidature. Le peuple qui n’a jamais douté du caractère de traître de Tshilombo, l’aurait voté, à défaut d’obtenir des armes pour combattre l’occupant rwandais.
    Par ailleurs, l’observation du frère Jo Bongos est bien plausible. Elle répond pratiquement à la question du titre de l’article. Nous ne parlerons d’un minimum de fiabilité du système que dès que le gouvernement, par le biais du Ministère de l’intérieur, obtiendra le « fidus » d’organisation du scrutin. Ceci est une chose totalement impesable pour le moment. Le préalable étant sans nul doute de mettre à l’écart tous les étrangers usurpateurs de la nationalité congolaise non seulement du suffrage passif, mais aussi et surtout de celui actif. La réorganisation territoriale et institutionnelle obligeront à l’élaboration d’une vraie Constitution pour notre nation. Il ne faudra aussi pas transiger par mettre sans autre forme de procès à la retraîte toute l’actuelle classe politique pourrie en commençant par Tshilombo et Fayulu.

  8. La démocratie,à l’occidentale,est incompatible avec la mentalité congolaise.
    24 avril 1990-24 Avril 2019,cela fait 29 ans que nous faisons l’apprentissage de la démocratie. Toza ko rond-point.1990-1997, 7 ans de transition mobutienne. Mobutu était assis sur le tabouret présidentiel,observant l’élite politique qui faisait son cirque. En 1996, LD Kabila, un professionnel des rebellions,en retraite,prend la tête des hordes étrangères qui envahissaient le Zaïre d’alors. Il siffle la fin de la récréation en mai 1997.Il installe à son tour une nouvelle dictature.La classe politique de la mouvance mobutiste et de l’opposition se tait. Certains ne demandent qu’une chose:se mettre au service de la nouvelle dictature.Ils avaient oublié la démocratie pour laquelle ils se battaient.Le vieux maquisard rompt le contrat signé avec ses parrains rwandais et ougandais qui l’avaient fait roi.Mécontents,ceux-ci lancent deux nouvelles rebellions:le MLC et RCD. Une guerre longue et populaire. M’zee est abattu chez lui. « Démocratiquement »,Jsoeph Kabila monte au trône laissé vacant par son père en 2001.La paix est signée à Sun City,en Azanie. Un gouvernement de transition 1+4 est formé.
    En 2006, les élections sont organisées. Il y a eu deux présidents élus:un président légal, Joseph Kabila et un président légitime, JP Bemba. Mais c’est Joseph Kabila qui a eu l’imperium. Bemba out.En 2011,des nouvelles élections sont organisées:encore une fois,2 présidents élus:Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi.Joseph Kabila garde l’imperium et Tatu Etienne,libanda ya masano. Bemba,comme Tshisekedi, ne sont soutenus par personne pour obtenir la vérité des urnes. En 2018,encore des élections. Rebelote:2 présidents élus: Félix est président légal et Mafa est président légitime. Le peuple regarde MAFA de loin dans son combat pour la vérité des urnes. Les cadres de sa coalition Lamuka traversent avec armes et bagages dans le camp de Félix,dans l’espoir de recevoir un petit bout de pouvoir pour manger.
    En démocratie,la roublardise,la tricherie,la trahison sont honnies. C’est pas le cas dans la démocratie congolaise,sous les tropiques. « Le drame de l’Afrique(du Congo),c’est que l’homme africain n’est pas encore entré dans l’Histoire »(Nicolas Sarkozy). » La démocratie,est un luxe pour l’Afrique ». Jacques Chirac.
    Au Congo,c’est devenu une habitude. C’est le perdant qui proclamé vainqueur. Et cela ne dérange personne.Ni les intellectuels,ni les membres de la diaspora qui vivent dans des pays des vieilles démocraties. Le peuple congolais n’est ni le peuple algérien, ni le peuple soudanais.Il est congénitalement incapable de se battre pour la vérité et la justice.Nos comportements sont très loin de la démocratie.

    1. @kolomabele,
      « La démocratie à l’occidentale est incompatible avec la mentalité congolaise ». Je suis heureux de vous l’entendre dire même si pour moi, cette forme de démocratie est incompatible non pas à la mentalité congolaise mais à la pluralité du tissu social congolais. Plus nous seront nombreux à nous rendre compte de l’évidence qu’est l’impossibilité de la voie démocratique actuelle à donner naissance à un Etat de droit, ce que je savais et que je crie depuis le 24 avril 1990, plus il y aura de chance pour un changement de cap.

  9. Très ravi de lire l’exhortation de l’évangile selon Saint Mayoyo Bitumba TT, j’estime qu’en tout état de choses , les prémisses d’une bonne élection doivent être établies , automatiquement la conclusion doit être aussi impecc même à 75% , ce qui n’a pas été le cas avec les dernières élections dont les conditions d’organisation sont connues , selon moi il n’y a pas eu élection à vrai dire et prétendre donner le chiffre du vainqueur ou qui a gagné ne m’intéresse pas parce j’aurai à tabler sur les fausses prémisses d’une élection qui n’a jamais été une , en son temps Jean Yves le driant avait parlé de l’arrangement à l’africaine, récemment Tigor Nagy a prétendu que Felix était le 1e président le mieux élu démocratiquement, un vrai baratin au profit de leurs intérêts , Pourquoi la cenco qui prétend détenir le monopole de la vérité , une institution irréprochable, avait donné le glissement inutile d’une année à la Kabilie alors que la constitution était très claire sur la limitation de nombres de mandat ?

  10. Chers Compatriotes,
    Quelle est la pertinence de ce sujet ? Pourquoi l’Eglise Catholique romaine devient une source d’inspiration pour les affaires de l’Etat Congolais ? L’Eglise Catholique romaine s’est-elle déjà regardée elle-même ? L’Eglise devrait mieux faire de se mettre au dessus et non de faire la politique de ses acteurs qui animent ses institutions dont la perfection n’est pas si évidente que peut nous laisser penser l’élève des jésuites qui est un savant sur cette plateforme. L’Eglise Catholique romaine du Congo n’étant pas parfaite, elle ferait mieux de rester humble et de frapper sa culpe. L’Eglise a-t-elle de l’argent à  » moyens financiers qu’on devrait allouer au parent pauvre de la politique du ventre chère aux dirigeants africains, à savoir le domaine social ». Si l’Eglise avait autant d’argent comment elle laisse certains prêtres gravement malades sans s’en occuper ? Je ne vais pas mettre des noms tout simplement par respect à la vie privée. Le diocèse de Kinshasa est-il un modèle de gestion ? Combien des prêtres de ce diocèse ont brillé dans l’immoralité ? MBTT peut-il parler de la politique de ventre dans laquelle l’Eglise Catholique Romaine n’a pas plongé ? Qu’avons-nous vu sous la deuxième république ? Cher MBTT, votre production littéraire que voilà vaut bien pour vous et pour les ngwashi élèves des Jésuites. Mais mon humble avis que vous traiterez d’idiot, sans injurier, est que votre texte n’a pas de raison d’être. Vous voulez prodiguer conseils à l’Eglise Catholique Romaine du Congo, de Kinshasa, de Kikwit etc, le Centre Interdiocésain du rapporteur Shole est là. Mais pour les chrétiens, non chrétiens qui visitent cette plateforme, vous faite de la pollution intellectuelle. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. Cher Elili,
      Quand le premier dignitaire de l’Eglise catholique congolaise s’était prononcé sur les résultats de l’élection présidentielle de 2011, vous aviez trouvé cela normal. Aujourd’hui, vous trouvez cela anormal. Qu’est-ce qui a changé dans votre perception ? En 2011, le tricheur était le despote Joseph Kabila et le malheureux vainqueur de l’élection présidentielle, un frère tribal à vous : Tatu Tshisekedi. Aujourd’hui, le tricheur Felix Tshisekedi est de votre coterie tribale et le malheureux vainqueur, d’une autre tribu. C’est cela l’indignation sélective. C’est cela le tribalisme primaire qui voudrait qu’on soutienne un frère tribal quoi qu’il fasse. C’est cela être un homme sans conviction même quand on prononce le nom de Dieu chaque fois qu’on prend la parole en public.

    2. @Elili
      ✓ Je ne sais si l’Eglise Catholique nécessite autant les quolibets que vous lui lancez tout azimut. Elle professe une doctrine et est composée de prélats, autres auxiliaires et maints adeptes. Je crois que parmi eux il se trouve des membres qui ont à redire sur son fonctionnement en général et sur tel ou tel autre comportement de ses différents animateurs pour laisser entendre que c’est vous qui seriez le seul à leur prodiguer conseils et critiques. Il s’agit ici de l’Eglise Catholique de chez nous dont on connaît le poids politique dans notre histoire et dont les membres sont des citoyens Congolais, sujets politiques à part entière, habilités à donner des orientations citoyennes à leurs goûts. Vous voulez en faire des politiciens parce qu’ils le font moi j’en fait des citoyens actifs attentifs au présent et au destin des leurs.
      ✓ Et plus folklorique vous prenez ces fameux élèves des jésuites en chasse, pour vous rien que des croyants purs et durs et des beni-oui-oui s’agissant de lÉglise. J’en suis un et peux vous affirmer que je ne suis ni l’un ni l’autre, je vous confirmerais même que c’est peut-être en raison de l’instruction et de l’éducation que j’ai reçu chez eux qu’aujourd’hui je me sens un homme libre indépendant de maintes chapelles. Passons…
      ✓ Passons pour nous occuper de votre curieux amalgame entre la vie de l’église catholique en général et le crédit que leur accorde Mayoyo d’avoir toujours été une observatrice rigoureuse de nos elections. N’en êtes-vous pas convaincu pour vous égarer dans des reproches qui ne répondent de rien ?
      La proposition de MBTt vaut certes des critiques fondées mais curieusement vous n’avez été capable de n’en formuler aucune qui tienne le raisonnement, absorbé sans doute à défendre la coterie ou quelque chose de ce genre.
      Voilà l’objet de mon indignation à vous lire déblatérer dans tous les sens sauf là où il eût été nécessaire.
      Nous habitons la Terre des Hommes avec leurs qualités et leurs défauts, croyants catholiques et autres et non-croyants, mais vous n’allez pas me faire croire que ce n’est pas aussi au nom de ce Dieu à qui vous sollicitez intercession à chaque intervention que l’Eglise Catholique veut agir dans la société…

  11. @Elili,
    Ce sujet est pertinent.
    Je vous conseille de le relire. Je crois que vous êtes trop occupé, ces jours, à traiter des dossiers du pays pour le compte de votre frère de tribu, le président de la république. Je crains que vous avez raté l’essentiel.
    Au fait, que viennent faire ici les  » ngwashi élèves des Jésuites  » ? Non cher Elili, votre humble avis n’est pas idiot. Il est tout simplement petit, minable, pathétique. PATHETIQUE et PITOYABLE !
    Oyoki ?
    Na esprit ya bien… Que Dieu vous vienne en aide.

  12. ******Les anti-FELIX parlent toujours sur base de la HAINE et DIABOLISATIONS contre le president FELIX TSHISEKEDI***Depuis quand ces analystes ont fait des efforts pour chaser KANAMBE au pouvoir selon leurs volontés et souhait??***Si vous êtes contre le president Felix, organisez-vous pour les prochaines elections en 2023 et voir si lui-même FELIX ne sera pas capable de remettre la RDC et la vie du people Congolais dans la bonne direction.–VOUS JUGEZ TROP TOT NEGATIVEMENT LE PRESIDENT FELIX TSHISEKEDI QUI N’A PAS ENCORE FAIT MEME PLUS D’UNE ANNEE ET SON GOUVERNEMENT N’EST PAS ENCORE SORTI*****

    1. @Banga
      Pourquoi l’appelez-vous Felix Tshisekedi ?
      Il est né Félix Antoine Tshilombo. Nous savons tous qu’il est le fils de Tatu Etienne. Botuna Mama Marthe ayebisa bino.
      Je ne comprends toujours pas cette absolue nécessité de l’appeler Tshisekedi.

  13. Chers compatriotes,
    A lire les réactions concernant ce que j’ai écrit, je dois accepter l’évidence : congindependant.com est un site d’exutoires psychologiques de MBTT (Évangéliste Politique), soutenu pour la cause par ses ngwashi élèves de Jésuites. Alors, au lieu de débattre on perd son temps à injurier, insulter, stigmatiser en ricanant et en humiliant les plus qualifiés. Quelle perte de temps et d’énergie. Pour quel résultat ? Quelles sont les solutions apportées par MBTT au Bandundu ou dans une autre partie du pays? MBTT, parlez avec les abbés de Kinshasa qu’ils vous donnent le bilan du Cardinal Laurent Monsengwo. Alors la gestion du pays. Le pays a un problème. C’est nous vous et moi. Je réponds pas aux monologues. Soyons véridiques. Et que Dieu nous vienne en aide.

Comments are closed.