Gouvernement: Ilunga Ilukamba 1er

« Une minorité de concitoyens a pris le Congo-Kinshasa en otage (…) ». Les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) avait vu juste dans un de leur message publié en juin 2017. Cent-seize jours après son investiture en qualité de chef de l’Etat, Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a (finalement) nommé, lundi 20 mai, le tout premier chef du gouvernement de son quinquennat en la personne de Sylvestre Ilunga Ilukamba, « DG » de la SNCC (Société nationale de chemins de fer du Congo). Durant 116 jours, « Joseph Kabila » a tenté, sans succès, d’imposer un de ses « hommes d’affaires » à ce poste. Le Congo-Kinshasa est loin d’être sorti de l’auberge.

Blasés par les titres académiques de leurs « excellences » et autres « honorables », les Congolais n’ont guère été éblouis  d’apprendre que leur nouveau Premier ministre est détenteur d’un doctorat en sciences économiques appliquées et enseigne à l’université.

Depuis la seconde moitié des années 80 à ce jour, les ex-Zaïrois ont vu défiler des « surdoués » autoproclamés à la tête tant de la primature, des ministères que des entreprises publiques. Ils ont vu à l’oeuvre des juristes, des économistes, des ingénieurs et des… professeurs. Les résultats sont quasi-nuls en termes d’amélioration de la qualité de vie de gens. Sylvestre Ilunga Ilukamba sera, de ce fait, jugé sur pièces. Et non sur ses discours. La tâche sera tout sauf facile.

Le « Premier » Ilunga Ilukamba est un homme plutôt peu connu sur l’échiquier politique zaïro-congolais. Il n’a jamais attiré l’attention des médias. Il s’agit donc d’une personnalité à découvrir.

PROGRAMME COMMUN DE GOUVERNEMENT

Dans sa première déclaration, le successeur de Bruno Tshibala a promis de mettre l’accent sur la « transparence » et la « bonne gouvernance » tout en assurant avoir conscience de la « lourde responsabilité » qui est la sienne « en ce moment crucial de l’histoire » du Congo-Kinshasa. Il s’est engagé à promouvoir un fonctionnement harmonieux de la « coalition au niveau du gouvernement ». Sans omettre d’ajouter, à l’instar de ses prédécesseurs, qu’il est déterminé à apporter une « amélioration des conditions de vie » de la population.

Après quatre mois « perdus », le chef de l’Etat et « son » Premier ministre devraient commencer rapidement le « boulot » pour… mettre la charrue derrière les bœufs. Il s’agit d’élaborer un « programme commun » de gouvernement sans lequel il n’y a pas de « coalition » digne de ce nom.

Kamerhe et Tshisekedi

Le « CACH » se veut un mouvement réformiste. Etat de droit, bonne gouvernance, lutte contre la corruption et l’impunité tiennent lieu de credo pour « Felix » et « Vital ». Composé des ex-oligarques kabilistes, le FCC, lui, présente tous les contours d’un mouvement conservateur. Ici, la « continuité » semble être le maître-mot.

EMPOIGNADES

Sous d’autres cieux, toute « coalition gouvernementale » commence par le rapprochement des programmes. Celui-ci est suivi par la confection d’un collectif budgétaire. La politique, c’est l’action. Il n’y a pas d’action sans moyens à fin. La répartition de maroquins n’intervient qu’en dernier lieu.

Il ne serait pas surprenant que les deux familles politiques s’empoignent, à brève échéance, particulièrement lors de la formation du gouvernement. D’aucuns parlent de « partage du gâteau ». Une seconde empoignade pourrait intervenir lors de la « définition » du programme « concerté » entre les institutions Gouvernement et Président de la République. C’est bien ce programme qui sera soumis à l’approbation d’une Assemblée nationale dominée, Dieu seul sait par quelle magie, par des « marionnettes » manipulés par une prétendue « autorité morale » tapie à Kingakati.

UNION CONTRE-NATURE

Qui est le nouveau « Premier »? Sylvestre Ilunga Ilukamba est né le 28 mars 1947. Ministre du Plan dans le gouvernement Lunda Bululu (mai 1990), Ilunga a dirigé par la suite le ministère des Finances dans l’équipe du Premier ministre Mulumba Lukoji (mars 1991). Il a été auparavant secrétaire d’Etat dans plusieurs départements à caractère économique (Economie nationale, Industrie, Commerce extérieur, Plan et Portefeuille). Le nouveau « Premier » a été administrateur à l’ex-Zaïre Gulf Oil et Bralima.

On notera enfin que le nouveau chef du gouvernement est ou était membre du Comité scientifique de l’Africa Development (Codesria) et consultant de l’IFDA (International foundation for Development Alternatives).

Coordonnateur de la NSCC (Nouvelle société civile congolaise), Jonas Tshiombela a déclaré que la coalition CACH-FCC doit démontrer sa crédibilité « au niveau de l’opinion » afin que celle-ci puisse lui « faire foi ». En cause, les mauvais souvenirs de la gestion passée de la mouvance kabiliste.

Porte-parole de l’Eglise du Christ au Congo (ECC), le révérend Eric Nshimba dit espérer que la désignation du nouveau « Premier » procède d’un « consensus politique » qui privilégie « l’intérêt supérieur de la nation ». Le religieux exhorte le personnel politique à promouvoir « la réconciliation et l’unité nationale ».

Des observateurs n’accordent aucune pérennité à l’alliance CACH-FCC. « C’est union contre-nature », clament-ils. A tort?

 

B.A.W.

68 thoughts on “Gouvernement: Ilunga Ilukamba 1er

  1. A tous les encenseurs et/ou laudateurs du nouveau 1er Ministre.
    Que dites-vous de ces pauvres salariés compatriotes ? Pouvez-vous me convaincre que votre nouveau 1er Ministre est resté impayé tout le temps qu’il a fait à la SNCC, en même temps que les salariés qu’il avait déjà trouvé avec des arriérés? Ou bien lui, était payé grassement pendant qu’il approfondissait les mois des arriérés de nos pauvres compatriotes agents à la SNCC ? Où est l’esprit managérial dans tout ça ?
    J’insiste, je persiste et je souligne au rouge: tout économiste qu’il est, s’il n’a pas pu faire quelque chose de tangible à la SNCC, ce n’est pas au Gouvernement comme 1er Ministre qu’il le fera.
    Et donc, je n’attends rien de bon de lui.
    A bon entendeur Salut!

  2. Lu pour vous Mbwa asui Mbwa: Muzito aboyi ba plein oyo Katumbi asali na Lubumbashi eleka na chaine na ye.
    Adolphe Muzito aurait interdit la rediffusion des images du retour de Moïse Katumbi sur sa RTVS1
    par liberteplus
    Serge Ntumba est un compatriote congolais résidant en Afrique du Sud. Il preside une importante Ong spécialisée dans la lutte contre la corruption et les anti-valeurs.
    D’après ses sources, l’ex-premier ministre Adolphe Muzito aurait intimé l’ordre à l’administration de sa télévision RTVS1 en vue de rejeter la rediffusion des images du retour triomphal de Moïse Katumbi au Katanga, alors qu’il y avait préalablement une convenance entre l’équipe Katumbi et les gestionnaires de la chaîne.
    Dans un tweet quelques heures avant la descente du Chairman de l’avion, Frédérick Kitenge Kikumba, l’un des proches de Katumbi, a laissé entendre tôt que la RTVS1 était sélectionnée parmi les médias qui devaient assurer une couverture exclusive.
     » Chers compatriotes, je ne cesserai pas de dénoncer le mal et surtout la haine. Selon nos correspondants et temoins oculaires sur place à Kinshasa, sur instruction directe de Mr Muzito, les images de l’arrivée du Président Moïse Katumbi ont été censurées et interdiction de rediffusion sur sa chaîne. Et pourtant les éléments pour la rediffusion ont été appretés par les journalistes de sa chaîne; un simple coup de téléphone de Muzito avait mis tout au frigo. Voilà l’homme qui veut nous donner les leçons de bonne gouvernance », a écrit Serge Ntumba dans un message envoyé sur le numéro WhatsApp de LIBERTÉ PLUS.
    Si donc une telle assertion venait d’être confirmée, elle constituera un élément de plus qui attestera l’écrasement de Lamuka en deux tartines : aile Fayulu et aile Katumbi.
    À suivre…

  3. Cet article permet un débat contradictoire qui définit enfin clairement 2 camps, d’un côté une infime partie du Peuple Kongolais composée des néo Tshilombistes jadis Tshisekedistes devenus bêtement Kabilistes-Kanambistes et de l’autre une grande partie des Kongolais qui sont pour la « vérité des urnes » une 3e fois d’affilée afin de rétablir l’ordre Constitutionnel, l’État de Droit, la Souveraineté du Kongo, parmi ces derniers il y a plusieurs tendances nationalistes qui convergent vers un intérêt commun le départ imminent de alias Joseph Kabila qui détient toujours l’imperium (effectivité du pouvoir) malgré que Félix Antoine Tshisekedi Tshiiombo occupe mollement cette fonction de président « protocolaire »… Le slogan « Kabila dégage » est toujours d’actualité, et ne peut être englouti par la falsafa ou le mantra « Bokomesana » de l’Udps familiale versus Limete Pétunias…
    Nous (Résistants Combattants) disons et persistons que la RDC est une démocratie des fosses communes. C’est en réalité une démocrature-dictocratie où les élites en place se battent après des scrutins réguliers bidons pour garder leurs privilèges. Pris dans cet engrenage électoral biaisé, le Peuple Souverain Primaire est broyé par le « mécanisme vibratoire occulto-satano-nécromancien » qu’utilise la classe politique Kongolaise corrompue toutes tendances confondues…
    Qui est Sylvestre Ilunga Ilukamba ? Faisons fi de son appartenance ethnique qui est louche selon les non-dits. Mais bon sang en Occident un dirigeant qui a lamentablement échoué pour relever une société publique telle que la SNCC qui équivaut à la SNCF (France) et SNCB (Belgique), fleurons de leur économie, ne peut jamais être Ministre d’État encore moins Chef du Gouvernement… Qu’avons-nous (Kongolais) fait pour mériter une telle humiliation collective ?
    Les potins de Kinshasa la poubelle disent que le néo locataire de la Primature « Ilukamba » a des origines Burundo-Rwandaises, le port du nom Bantou n’est qu’une couverture, ailleurs plusieurs vagues d’immigration permettent l’émulation de la société, un Ministre d’origine asiatique en France ou aux USA est jugé par son rendement non par son appartenance raciale certes, l’efficacité de son action ministérielle est le seul critère d’évaluation… Le hic au KONGO ou RDC (République Démocrature du Congo-Kinshasa), le target des ministres estampillés étrangers « Banyamulenge » est de réaliser leur projet de Balkanisation du Kongo, les premières pierres du Gouvernement I « Ilukamba » donneront les grandes lignes de son projet de société Rdcienne…
    37 ans d’opposition boiteuse pour finir dans le bac à sable du pouvoir protocolaire ! Diriger sans avoir le pouvoir c’est être une marionnette, le marionnettiste de Kingakati et imposteur Rwandais alias Kabila fait de Félix Antoine Tshilombo ce que bon lui semble, le fils maudit du Sphinx ressemble plus à un garçon des courses de l’imposteur Rwandais qu’à un Magistrat Suprême la République. Proposé par Hippolyte Kanambe du FCC majoritaire au Sénat, et au Parlement (cooptés nommés par alias Kabila), nommé par le nouveau président de l’Udps familiale, Sieur Sylvestre Ilunga Ilukamba est d’obédience PPRD-FCC, ça frise le ridicule, ça démontre aussi que l’Occupation étrangère Tutsi Power a le vent en poupe au Kongo..
    [« Quand il n’y a pas de révélation, le peuple est sans frein; Heureux s’il observe la loi ! » ou « Lorsqu’il n’y a point de vision (politique), le peuple est abandonné (sans frein); mais bienheureux est celui qui garde la Loi »]… Ainsi soit-il… INGETA

    1. Grande partie de kongolais « la vérité des urnes » et l’infime partie de kongolais de TSHILOMBISTES quelle analyse cette grande partie ne se soulèvent pas subit le diktat de l’infime minorité. 62% de Fayulu sont de mensonges des impérialistes et des évêques immoraux de la CENCO et vous avez mordu à ce mensonge.

      1. @Fataki Jean
        # Encore des arguments qui volent très bas, hélas pour vous…
        # 1. »Les 62% de Fayulu sont de mensonges des impérialistes et des évêques immoraux de la Cenco ».
        Pourquoi pas, sauf que toud nous nous formaliserions volontiers de 38% pour Tshisekedi et de 34% pour Fayulu que la Ceni leur a accordés si celle-ci s’était conformée à la loi en nous en donnant les preuves. En effet au cas où vous ne le sauriez pas la Ceni ne nous a pas fourni les résultats bureau par bureau et pour cause : ils seraient aussitôt contredits par les nombreux témoignages du contraire s’ils tentaient de confirmer leur forfait.
        # 2. Pourquoi quoi la majorité (les 62% de Fayulu !) s’est laissée subir la minorité (les 18 % de Tshisekedi !) sans réagir ?
        Si vous étiez plus futé, vous ne vous contenteriez pas d’y voir qu’une preuve de leur inexistence, vous chercheriez aussi pourquoi ils n’ont pas manifesté en masse leur contestation et vous trouveriez plus d’une raison à cette résilience qui plaide contre votre position.

    2. @Combattant Résistant de l’Ombre
      Zala pe mwa mayele. Ata na internet kaka buzoba. Olobi, je vous cite
      « Cet article permet un débat contradictoire qui définit enfin clairement 2 camps, d’un côté une infime partie du Peuple Kongolais composée des néo Tshilombistes jadis Tshisekedistes devenus bêtement Kabilistes-Kanambistes et de l’autre une grande partie des Kongolais qui sont pour la « vérité des urnes » une 3e fois d’affilée afin de rétablir l’ordre Constitutionnel, « , Question, vous tirez ces conclusions a partir de quoi? Osali sondage te, ozali pe na statistiques te mais on conclure « une infime partie du Peuple Kongolais composée des néo Tshilombistes jadis Tshisekedistes devenus bêtement Kabilistes-Kanambistes et de l’autre une grande partie des Kongolais qui sont pour la « vérité des urnes (…) »».
      Bokolaka pe ko ata buzoba, oyo ya ba conclusion ya boye eza kaka bolole nde akoki kokoma buzoba ya boye. Oyo site oyo eza ya ba valeurs botikala na buzoba na bino na youtube

  4. Procongo,
    Je suis dans la soif de lire votre réaction. Au cas contraire je vous déclare fugitif. En entendant, je suis prêt avec des arguments disponibles à ma possession de mettre un terme à votre délire. Okokima, soit okopatapata mbango ndeko….! Sans blagues.
    J’ai dit !
    Kolomboka

    1. Cher Kolomboka,
      quand je ne vous réponds pas, vous ne devez pas immédiatement croire que vous avez été excellent, vous pouvez aussi vous dire que „Tonton est très pris (et c´est souvent le cas), il pourra s´occuper de moi dès qu´il aura le temps.“ Je ne vais pas quand même changer les priorités de ma vie pour tes paquets de niaserie. Et si d´ailleurs j´avais réagi à chaud, j´aurais dit au regard de ce que tu as écrit que tu es un suka na bolole.
      A. Vous écrivez : „Le peuple congolais, mon peuple est pris au piège par les baluba : une tribu composée des individus orgueilleux, vantard et hautain.“
      B. Curieusement, vous ne vous gênez pas à dire à Elombe : „Je suis au regret de vous vous signaler que vos observations me semble fort orientées à bien des égards… Ici, je donne raison à Nono lorsque ce dernier considère que vous n’êtes qu’un fanatique aveuglé de Félix Antoine Tshilombo votre messie et frère du terroir, un muluba corrompu comme vous.“ Je ne sais pas si NONO que vous citez pourra aussi vous donner raison dans votre bêtise. Celle-ci est si grande dans votre tête que vous voyez de la logique (rationnelle) chez vous et des émotions chez Elombe. N´est-ce ce pas qu´il n´y a pas qu´un bolole qui peut se délecter de l´affirmation du point A.
      C. Et quand je vous fais remarquer votre propre fanatisme, vous me répondez sans honte : „Je sais que vous êtes un « muluba » fort agité, émotionnel et à bout d’arguments. … Une fois de plus, je vous demande de critiquer ma pensée au lieu de vous perdre dans des considérations fantaisistes et sans objet.“ Je suis au regret de rappeler que c´est vous avez un problème mental: Le point A l´illustre bien. Et le fait de qualifier ceux qui n´adhèrent pas à votre bêtise muluba le corrobore. Il faudrait osangisa famille. Un tel problème dépasse les limites d´une discussion rationnelle, car il relève entre autres de l´éducation et de la spiritualité aussi. ELILI a déjà suffisamment et clairement remis les pendules à l´heure en répondant à MAYOYO qui ne s´était pas privé du ridicule non seulement de le taxer de muluba et d´aller demander jusque dans son boulot ce qu´ELILI veut dire en Tshiluba. Ceux qui ne se gênent pas de donner une orientation tribaliste (sur n´importe quelle tribu ou ethnie) aux débats sont à plaindre (Surtout qu´ils ne peuvent pas le prouver. Mawa na soni !). En quittant le terrain du débat rationnel, ils montrent non seulement qu´ils ont des lacunes en réflexion, mais aussi au niveau d´éducation; bakola mabe. Incapabes de réffléchir rigoureusement, ils s´évertuent à identifier l´ethnie de leur interlocuteur. On voit bien que KALEV est bien présent dans leurs têtes. Ils l´ont bien assimilé si bien qu´ils se prennent comme des petits KALEV dans des discussions, l´ANR du forum de discussion. Kolomboka, na buzoba ya ba gamins que vous débitez nde na kokima yo? To nde il fallait na m´empresser pour vous répondre ? Tia! C´est manquer à dire et à faire.

  5. Chers compatriotes ,tout ce qui est dit est vrai , pour la s.n.c.c , il y a deux mois j’ai eu l’opportunité de passer à la direction générale de cette grande socièté ferroviaire , qu’elle fut ma surprise de constater que le bureau du prof en économie appl.était équipé en vielles tables en bois, une couche de peintures délavée, à dix metres delà une porte défoncée filtrant la poisse ,notre prof passait par là avant d’accèder à son bureau dont la seule beauté est l’exposition de nombreuses coupes gagnées par l’équipe de football Lupopo , alors que les services généraux existent , on y trouvait un cabinet privé constitué de neuveux et de nièces qui eux non pas d’arrièrés de salaire comme les cheminots, sa nièce au secrétariat et un neuveu chargé des relations publiques des doublons pendant que la socièté avait formé le personnel aux mèmes postes, les conseilleurs machins-machins j’en passe les meilleurs ,comme il va respecter le job description de la coalition , je lui souhaite plein succès dans sa nouvelle..

  6. @Ndeko Kalueta,
    Nous nous permettons de traduire l’article en question pour tout le monde…
    Congo : VOICI L’ACCORD SECRET ENTRE KABILA ET TSHISEKEDI (par Fulvio Beltrami le 14 janvier 2019 17h30)
    Première partie de l’entretien exclusif avec un homme politique très proche de l’ancien président Kabila qui s’est enfui au Kenya. Le dissident explique en détail comment Kabila et ses conseillers « ont acheté » et ont nommé le président Félix Tshisekedi. Même le Vatican connaîtrait les négociations en détail.
    Les résultats provisoires des élections tenues au Congo le 30 décembre 2019 et publiés le 10 janvier par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) donnent à l’improviste son opposant Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à la tête de l’opposition Union pour la démocratie et le progrès social – UDPS et fils d’Etienne Tshisekedi, l’Opposant historique du pays depuis l’époque du Zaïre du dictateur Mobutu Sese Seko, décédé en février 2017.
    Félix Tshisekedi, après s’être séparé du front uni créé par Martin Fayulu, Moise Katumbi et Jean-Pierre Bemba, s’est présenté comme candidat aux côtés de Vital Kamerhe, vice-président. La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) conteste les résultats provisoires, affirmant qu’ils s’écartent trop des données recueillies par les observateurs d’élections organisés par la CENCO, sans toutefois fournir les données en sa possession.
    La population apprend la victoire de l’opposition sans la joie attendue. On sent qu’il y a du pourri en bas. Les déclarations étranges faites par Tshisekedi augmentent la suspicion. Après avoir pris connaissance des résultats provisoires, Tshisekedi a déclaré qu’il s’agissait là de la vérité issue des urnes, allant jusqu’à remercier la CENI pour le travail accompli en dépit des menaces et des pressions. Il ne manque pas de rassurer le dictateur Joseph Kabila en le déclarant non pas comme un adversaire mais comme un partenaire en alternance démocratique. « Je comprends qu’il est difficile pour beaucoup d’entre nous d’accepter, mais nous devons rendre hommage au président Joseph Kabila », a déclaré Tshisekedi lors d’une réunion impromptue célébrant la victoire, tenue au siège de son parti à Kinshasa. Immédiatement, la majorité présidentielle (une coalition au pouvoir contrôlée par Kabila) félicite Tshisekedi, le reconnaissant comme cinquième président de la République démocratique du Congo.
    Cet échange de politesse n’a pas été apprécié par la majorité de la population. Dans la capitale pour se réjouir de la victoire de Tshisekedi, il n’ya que quelques milliers de militants du parti. La majorité des Kinois préfèrent ne pas participer. « Comment Tshisekedi a-t-il gagné lorsque les électeurs ont voté massivement pour Martin Fayulu, à Kinshasa, son fief électoral? », S’est interrogé un journaliste congolais de Radio Okapi. Le jour même de l’annonce des résultats provisoires, seuls deux chefs d’État africains félicitent Kabila et Tshisekedi: Cyril Ramaphosa, président de l’Afrique du Sud, et Pierre Nkurunziza, président illégitime du Burundi, au pouvoir depuis juillet 2015.
    Martin Fayulu dénonce un coup électoral, déclarant qu’il fera appel à la Cour constitutionnelle et que les données réelles lui auraient permis de remporter la victoire avec plus de 61% des préférences, tandis que Tshisekedi n’aurait pas pu atteindre 19% des voix. « Les données provisoires fournies par la CENI ne reflètent pas la vérité des urnes. Martin Fayulu a remporté ces élections, mais a été privé de victoire par des tours de magie « , a déclaré Jean-Pierre Bemba. La même accusation est adoptée par l’ancien gouverneur du Katanga, Moise Katumbi.
    Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le-Drian, émet des doutes sur les données fournies par la CENI, tandis que son homologue belge, Didier Reynders, utilise des tonalités plus prudentes, indiquant de prendre note des résultats officiels, dans l’attente des événements internes au Congo. Reynders indique que la Belgique a plusieurs doutes sur les données officielles qui seront exposées à une réunion extraordinaire sur le Congo au Conseil de sécurité des Nations Unies. L’Union européenne demande à la CENI de publier les procès-verbaux de chaque centre de compilation, comme l’exige la loi électorale congolaise, afin de confirmer la validité des résultats déclarés. L’Union africaine et les Nations Unies nous invitent à vérifier ces données, en évitant toute forme de violence en ce moment historique délicat pour le Congo.
    Dans plusieurs villes du pays, des manifestations populaires ont immédiatement été organisées contre les résultats de la CENI, violemment réprimés par la police. Le bilan parle d’au moins cinq morts et 17 policiers blessés lors des affrontements. Maintenant, tout le monde se souvient de la sentence énigmatique prononcée deux jours avant l’annonce de la CENI par le célèbre journaliste congolais reconnu, Baudouin Wetshi Amba, directeur du site d’information ‘Congo Indépendant’ « Nous espérons que les résultats provisoires refléteront la véracité des élections et non un accord politique entre Tshisekedi et Ramazani, ce qui permettrait à Kabila et ses oligarques de franchir la porte pour revenir par la fenêtre ».
    Cette phrase est reprise par les médias sociaux et relancée par le «Vatican News» «Selon une source de l’Eglise locale qui préfère rester anonyme, il existe une crainte fondée que le gouvernement actuel ait favorisé un accord entre Tshisekedi et Shadary (Ramazani) donc le pouvoir au détriment de ce qui serait le vrai gagnant, Fayulu. Une manoeuvre politique qui expliquerait aussi le retard avec lequel la Commission s’est prononcée sur les résultats des élections « C’est ce que dit le site d’information faisant autorité du Vatican dans un article publié le 11 janvier dernier sous le titre » Evêques du Congo: les résultats du vote ne sont pas véridiques, mais le chemin de l’alternance est juste ».
    La thèse du coup électoral a également été reprise par une autre agence de presse prestigieuse du Vatican, l’Agence Fides. « Derrière la victoire de Félix Tshisekedi, il y a probablement un accord avec Joseph Kabila. Il n’ya rien de certain – observent les religieux – mais nous soupçonnons depuis longtemps que Kabila et Tshisekedi se sont arrangés. Le fait que Tshisekedi n’ait pas accepté Martin Fayulu comme candidat unique et a proposé à nouveau sa candidature personnelle nous a fait réfléchir, notamment parce que l’opération a été menée avec Vital Kamerhe, un homme politique qui a toujours eu des positions mitigées entre majorité et opposition. Pour l’avenir, un tandem similaire à celui qui existait en Russie, où Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev alternaient depuis des années « , explique l’Agence dans un article du 12 janvier dernier.
    Par nos sources au Congo, nous sommes entrés en contact avec une haute personnalité politique congolaise très proche de la présidence qui a donné une interview confirmant le soupçon d’un accord secret entre le régime et Félix Tshisekedi. L’adversaire a été littéralement acheté par le dictateur Kabila. La taupe de la présidence a pris contact avec ‘The Indro’ le jour même de la publication des données provisoires. L’interview a été rendue publique en Ouganda, où l’homme politique congolais était en transit avec son épouse et ses enfants pour se rendre au Kenya. l’exil choisi en tant que mesure de sécurité préventive. La source a demandé à garder l’anonymat parce qu’il craint que le régime ne puisse menacer ses proches et ceux de sa femme en raison des révélations qu’il a faites.
    Comment expliquez-vous le résultat surprenant des élections? Selon divers résultats partiels non officiels, dont celui de CENCO, Félix Tshisekedi était à la deuxième place. Martin Fayulu à la première place avec un affichage clair des points de pourcentage. C’étaient des nuits blanches entre le 02 et le 08 janvier. Personne n’a dormi paisiblement. Le pouvoir de la famille Kabila devait être maintenu à tout prix, mais le dauphin choisi par le rais était devenu un chien. Les résultats partiels de 26% des sièges détenus par la CENI le 02 janvier indiquaient déjà la nette tendance en faveur du candidat Martin Fayulu. Ramazani a toujours été le dernier, incapable de dépasser le seuil de 20%. Un pourcentage trop bas pour l’augmenter correctement pour lui donner une majorité relative. Avec 38% des sièges, Martin Fayulu représentait 44% des préférences, Felix Tshisekedi 24% et Emannuel Ramazani Shadary 18%. Les données détenues par la CENI étaient identiques à celles recueillies par les observateurs électoraux de la Conférence épiscopale. Il était clair pour nous tous qu’avec ces pourcentages, il était pratiquement impossible de faire gagner le dauphin Kabila. Une première tentative de manipulation du vote a été présentée par la CENI au président Joseph Kabila et à ses conseillers spéciaux le 4 janvier. La CENI avait révisé les résultats du procès-verbal en attribuant 36% à Ramazani, 32% à Fayulu et 26% à Tshisekedi, les 4 autres points étant distribués aux différents candidats mineurs. Lors de la réunion qui s’est tenue au Palais présidentiel dans la soirée du 4 janvier, Kabila et ses conseillers ont jugé la manipulation de la CENI peu crédible, ordonnant à la présidente de la CENI, Corneille Nangaa Yobeluo, de faire une nouvelle proposition. À cette fin, ils ont ordonné à Nangaa de reporter la publication des résultats provisoires, prévue pour le 6 janvier. Ajournement effectué le 15 janvier et nécessaire pour trouver une solution crédible pour maintenir intact le pouvoir et le contrôle sur le pays et ses ressources naturelles par la famille Kabila et les véritables Grands Marionnettistes du Congo.
    Les mystérieux conseillers du rais sont un groupe de dinosaures de la politique congolaise qui ont servi le dictateur Mobutu Sese Seko, impliqués dans l’assassinat du président Désiré Kabila et qui ont donné la direction du pays à un inconnu, fils illégitime de Kabila, qu’il avait eu avec sa femme Rwandaise. Joseph Kabila a pris le contrôle du pays de janvier 2001 à nos jours. Le groupe de conseillers agissant dans les coulisses est connu sous le nom de «clan mobutiste» et constitue le véritable pouvoir au Congo, car la fortune de la famille Kabila est uniquement due à ce lobby secret qui a assassiné Désiré Kabila quand elle a réalisé que le marxiste qui avait combattu Mobutu dans les années soixante aux côtés de Che Guevara avait de sérieuses intentions de faire du Congo un pays normal et démocratique, brisant le cycle des milliardaires du trafic de minéraux précieux, déjà bien structuré depuis les dix dernières années de la dictature de Mobutu .L’un des conseillers les plus influents du « clan mobutiste », qui assume depuis des années le rôle de conseiller spécial du président Joseph Kabila, a soulevé au cours de la réunion la question des résultats obtenus par CENCO, soulignant que ces données constituaient un grave danger de manipulation. du régime: « Si la Conférence épiscopale publie ses données, nous aurons de sérieuses difficultés, car il jouit d’une plus grande crédibilité internationale que nous ». Le conseiller a suggéré à Nangaa de dénoncer des pressions et des menaces irréelles afin de renforcer le rôle apparemment impartial de la commission électorale. « Nous voyons que d’autres résultats crédibles peuvent nous donner la CENI sans oublier que nous devons trouver une solution capable d’empêcher CENCO de publier les résultats en sa possession », a conclu le conseiller spécial du président. Le 7 janvier, la CENI a présenté les autres résultats créés à la table, Ramazani obtenant 34,80% des voix, Fayulu 29,30% et Tshisekedi 24,86%. Le pourcentage de votes attribués aux autres candidats mineurs a également été augmenté de 4% à 11,4%. A ces données, le président de la CENI a également ajouté une explication pour les rendre plus plausibles. amazani aurait perdu à Kinshasa et dans les principaux centres urbains, mais il se serait rendu aux voeux dans les zones rurales où vivent 80% de la population. Au début, Kabila et ses conseillers ont approuvé cette deuxième proposition et déjà les organes de presse du régime ont promu la victoire de Ramazani grâce à des votes ruraux. Le Conseiller spécial, tant au cours de la réunion que lors d’entretiens privés avec le Président, a souligné la nécessité de penser à une autre stratégie, l’abandon de Ramazani. « Le plébiscite obtenu par Martin Fayulu est tel qu’il empêche toute victoire artificielle de Ramazani. Nous devons trouver une autre tête en bois facile à contrôler « . Le conseiller spécial avait toutes les raisons. Le groupe restreint de la présidence auquel j’ai participé a consulté les véritables résultats présentés parallèlement par la CENI à des fins de comparaison. Le 7 janvier, CENI a reçu les procès-verbaux de 54% des sièges répartis dans tout le pays. Ils ont constaté avec horreur que Martin Fayulu était passé de 44% à 46,5%. Il était clair que Fayulu avait gagné. Son taux de victoire aurait facilement pu se situer entre 51 et 54% à l’issue des élections. Fayulu représente la classe des entrepreneurs congolais fatigués du régime, Moise Katumbi et Jean-Pierre Bemba. Il a des connaissances en Occident et en Asie. Il sait se déplacer. S’il était devenu président, ce serait la fin de l’empire Kabila et des marionnettistes. La coalition Lamuka a dans son programme politique une révision radicale du code minier pour le rendre transparent et une guerre sans quart contre les milices hutu rwandaises FDLR et les divers groupes armés congolais Maï Maï qui contrôlent à l’est les territoires où se trouvent les mines illégales de coltan, or, diamants et sont des partenaires commerciaux de la famille Kabila. Un programme visant à détruire l’empire Kabila et celui du «clan mobutiste», associé à la promesse d’ouvrir des enquêtes sur les crimes économiques et contre l’humanité commis par le régime. La déclaration tardive d’amnistie de Fayulu pour Kabila n’a certainement convaincu personne.
    Après la réunion du 7 janvier, il a été décidé de trouver une solution alternative au dauphin Ramazani, sachant qu’il s’agissait déjà d’une carte brûlée. Les noms de Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe sont apparus. La proposition a soulevé de nombreux doutes, mais le noyau dur du « clan mobutiste », composé d’experts politiques âgés de plus de soixante-dix ans, nous a convaincus en expliquant ses raisons. « La famille Tshisekedi ne s’intéresse au pouvoir et à l’argent que depuis le père Etienne, vous le savez bien. Nous l’avons déjà montré lorsque Tshisekedi et Vital Kamerhe ont accepté notre demande de briser le front uni de l’opposition créée à Bruxelles par Fayulu, Katumbi et Bemba. Vous verrez qu’il acceptera avec enthousiasme d’être notre marionnette « .Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe ont été contactés par une délégation du « clan mobutiste » depuis le 8 janvier. Il a fallu trois réunions. La dernière s’est terminée le 10 janvier à 1 heure du matin, deux heures avant la publication par la CENI des résultats provisoires modifiés en faveur de Tshisekedi. Je n’étais pas présent aux réunions mais je connais les détails. Kabila a offert à Tshisekedi la présidence et à Khamere la Vice-présidence, dans des conditions qu’ils se sont engagés à garantir aux intérêts de la famille et du clan.
    Le raisin était disposé à faire entrer Tshisekedi et Kamerhe dans le commerce des minéraux en leur accordant une petite mais importante part du butin annuel, à condition que les futurs dirigeants du Congo appliquent à la lettre les directives politiques dictées par le «clan mobutiste», n’entreprennent pas aucune enquête sur les crimes économiques et contre l’humanité, ne portant pas atteinte au patrimoine obtenu illégalement par la famille Kabila, ne permet à Kabila de rester sur la scène politique en le nommant sénateur à vie. La dernière condition est celle de ne pas apparaître aux élections de 2023 pour laisser la place au retour des députés du président. Tshisekedi et Kamerhe ont tenté de négocier un accord pour eux en augmentant les enjeux. Devant cette tentative, le « clan mobutiste » a parlé clairement, avertissant les deux dirigeants de l’opposition que leur absence de coopération aurait eu des conséquences graves, non seulement pour le pays, mais également pour eux et leurs familles. « Quand le lion a faim, il devient agressif et furieux et oublie de laisser quelque chose à grignoter à ses amis hyènes qui pourraient risquer de mourir de faim », a déclaré l’un des « Grands Vieux Hommes » lors de la deuxième réunion avec Tshisekedi et Kamerhe. Une fois l’accord conclu, la CENI a eu le droit de publier les résultats provisoires. Cette fois, ils n’étaient pas le résultat de manipulations au sein de la commission électorale, mais directement dictés par le « clan mobutiste ». Tshisekedi 38,57%, Fayulu 34,83%, Ramazani 23,84%. L’accord avec Tshisekedi et Kamerhe représente le chef-d’œuvre historique du « clan mobutiste ». Rappelons-nous que ce lobby secret composé de plus de soixante-dix ans a réussi à se débarrasser d’un président idéaliste qui voulait faire en sorte que les intérêts du peuple, Désiré Kabila, sortent indemnes de la deuxième guerre panafricaine menée contre l’Ouganda, le Burundi et le Rwanda. Kabila a remporté deux élections grâce à des fraudes sans précédent en 2006 et 2011, obtenant le soutien de l’Europe et des États-Unis pendant au moins 14 ans. Pour éviter deux révoltes armées, celle de Nkunda en 2009 et celle du M23 en 2012, qui pourraient mettre fin au régime de Kabila sans grandes difficultés mais s’arrêteraient aux niveaux régional et international. Créer un réseau mafieux et criminel qui dépasse les frontières congolaises et implique divers pays d’Afrique, d’Ouest et d’Asie afin de mieux gérer le trafic illicite de minéraux précieux. Ces plus de soixante-dix ans ont parfaitement géré la crise politique née du report des élections de décembre 2016, réussissant à se moquer du Vatican, de l’Union européenne, des États-Unis et des Nations Unies, en évitant une invasion militaire organisée par Washington et Paris et en pilotant les élections. La proclamation de la victoire de Tshisekedi est leur dernier chef-d’œuvre. Le régime sanguinaire et kleptomane sanguinaire de Kabila a réussi à garder intact le contrôle du pays et de ses immenses ressources naturelles, créant ainsi une fausse alternance politique et donnant l’impression qu’un transfert de pouvoir pacifique et démocratique avait eu lieu au Congo pour la première fois. L’exclusion des électeurs Nande de Bunia, Beni, Butembo et Lubero a favorisé les données virtuelles provisoires. 1,2 million d’électeurs ont été exclus qui auraient voté pour 100% Fayulu. Cette décision de les exclure a été prise en faveur de Ramazani, mais elle s’est révélée utile lorsqu’il a été décidé de se concentrer sur Tshisekedi.
    Avez-vous des preuves de ce que vous dites ?
    Laisse moi sourire. Croyez-vous que ce coup électoral a été enregistré dans des procès-verbaux et des accords écrits entre Kabila et Tshisekedi? Si vous pensez cela, alors vous pensez que les deux dirigeants politiques sont stupides. Tous les conseillers du «clan mobutiste» sont des stratèges intelligents, tandis que Tshisekedi est un simple opportuniste politique. Les réunions ont été organisées dans une villa privée du quartier résidentiel de Gombe, à Kinshasa, et un très petit nombre de personnes y ont assisté. Même le Vatican est au courant de ces réunions dans les moindres détails, même s’il n’a pas participé, bien sûr. Ce que je vous ai révélé est également bien connu du Saint-Siège.
    Donc, un pacte entre gentlemen (gentilshommes). Qui garantit que Tshisekedi, une fois en poste, ne suivra pas les traces du président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, qui a immédiatement attaqué la famille Dos Santos pour s’éloigner de son contrôle et renforcer son pouvoir ?
    Je suis désolé mais il n’y a pas de comparaison possible entre Félix Tshisekedi et Joao Lourenco. Le président angolais a réussi à frapper sévèrement les intérêts illégaux de la famille Dos Santos, bénéficiant d’un large soutien au sein du parti au pouvoir, de la police, des services secrets et de l’armée. Il était nécessaire de détruire l’empire Dos Santos pour relancer l’économie étouffée par la famille présidentielle et la corruption. Il fallait également éviter un soulèvement populaire qui se serait facilement transformé en révolution. Face à ces risques, le parti révolutionnaire qui a vaincu le colonialisme portugais et remporté la longue guerre civile contre les fascistes de l’UNITA a apporté son soutien total à Lourenco, préférant la survie de ce parti à celle de la famille Dos Santos.Au Congo, nous avons la situation opposée. Le régime est compact dans la défense de Kabila alors que défendre le dictateur défend ses intérêts. Savez-vous combien provient du trafic illicite de minerais dans notre pays ? Environ 4,5 millions de dollars par mois, tous en noir. De nombreuses puissances régionales sont impliquées, notamment l’Angola, le Rwanda et l’Ouganda, ainsi que des puissances occidentales et asiatiques. Il est vrai que l’Angola, le Rwanda, l’Ouganda, les États-Unis, la France et la Belgique en ont assez du régime de Kabila, car la corruption a atteint un tel niveau incontrôlable que les profits acquis illégalement par ces partenaires étrangers diminuent au profit des profits réalisés par le régime. , mais le « clan mobutiste » est si habile qu’il a réussi à placer ces partenaires dans des compagnons de contrôle. S’ils veulent continuer à voler les ressources naturelles congolaises, ils doivent accepter Tshisekedi, c’est-à-dire la continuation du régime de Kabila avec une marionnette à la tête de l’Etat.
    Felix Tshisekedi est un opportuniste politique comme son père, Etienne Tshisekedi, l’a toujours été. En septembre 1996, le régime de Mobutu Sese Seko s’était effondré. Le dictateur était à l’étranger dans une tentative vaine d’arrêter le cancer de la prostate qui l’a conduit dans la tombe. Le Premier ministre Kengo Wa Dongo avait fui à l’étranger. Etienne Tshisekedi avait à l’époque le soutien de la majorité de la population et l’armée lui avait demandé de soutenir un coup d’Etat facile à réussir. Au contraire, le 10 septembre 1996, le père de Tshisekedi décida d’attendre le retour du dictateur Mobutu pour poursuivre la farce de la Conférence nationale pour le passage démocratique du pouvoir, promu par l’Église catholique mais immédiatement contrôlé par les Mobutistes en leur faveur. Quatre jours plus tard, les troupes rwandaises sont entrées dans Uvira, dans le Sud-Kivu, tandis que les armées ougandaises et angolaises se préparaient à franchir la frontière pour lancer la libération du pays. Félix Tshisekedi est un personnage qui a toujours et seulement voulu accéder à la présidence. Il n’a pas de vision politique. Il est attiré par la bonne vie, l’argent et les femmes, donc facilement corruptible, car, comme on dit en Ouganda, « pour vivre en douceur, il faut beaucoup d’argent » (pour vivre en douceur, il faut beaucoup d’argent). Il ne bénéficie même pas du soutien total de son parti après la honteuse bataille interne visant à ramener le corps de son père à la maison, décédé en Belgique et ayant eu accès au poste de président du parti vacant.
    Le « clan mobutiste » lui a offert la possibilité de réaliser son rêve présidentiel et d’accéder à une part de 4,5 millions de trafics internationaux mensuels de minéraux. Tshisekedi n’a aucune chance d’imiter le président angolais Joao Lourenco, même s’il le voulait. Les départements spéciaux de l’armée, de la police et des services secrets sont fidèles à Kabila et aux Mobutistes, impliqués dans le trafic de minerais, rendant impossible le risque de soutenir le nouveau président s’il voulait liquider le régime actuel. Le «clan mobutiste» a également manipulé les résultats des élections administratives tenues en même temps que les élections présidentielles. C’était un jeu d’enfant, alors que la population et la communauté internationale se concentraient sur le résultat des élections présidentielles. En rejoignant l’administration présidentielle, fixer la date des élections à la fin du mois de décembre a toujours été une tactique du clan mobutiste depuis les élections de 2011. Une tactique extrêmement efficace et sûre. Alors que tout le monde se concentre sur les élections présidentielles et est intoxiqué par les vacances de Noël, le régime manipule facilement les résultats administratifs pour obtenir une majorité au Parlement. Il ne reste plus qu’à se concentrer sur la recherche d’un pourcentage crédible pour imposer le président idéal au maintien du pouvoir par le « clan mobutiste ». Pendant 17 ans, ce fut Joseph Kabila, maintenant Félix Tshisekedi. Il se trouve que même lors de ces élections, le parti de Joseph Kabila a obtenu une majorité bulgare à l’Assemblée nationale, garantissant la possibilité de donner un contre-pouvoir au président fantoche s’il ne respecte pas les accords. Je prédis que dans quelques mois, l’Assemblée nationale proposera un amendement à la Constitution afin de réduire les pouvoirs présidentiels et de l’augmenter à l’Assemblée nationale, sous prétexte de renforcer la démocratie du pays, passant d’un régime présidentiel à un régime semi-présidentiel. Amendement qui sera abrogé après 2023, date prévue pour le retour de Joseph Kabila à la présidence. Pour être encore plus en sécurité, les mobutistes ont imposé à Tshisekedi la nomination du Premier ministre parmi les fidèles de Kabila. Tshisekedi a accepté la condition d’être contrôlé par Kabila, à la fois par l’Assemblée nationale et par son gouvernement par le biais des hommes de confiance imposés. Un choix obligatoire, puisque Tshisekedi n’a pas obtenu la présidence grâce au soutien populaire, mais l’a reçu de Kabila, en échange d’une fidélité totale et de la sujétion.
    [Demain, le 15 janvier 2019, la deuxième partie de cette longue interview sera publiée]
    https://www.lindro.it/congo-ecco-laccordo-segreto-tra-kabila-e-tshisekedi/
    Ainsi soit-il… INGETA

    1. Congo: Kabila, Tshisekedi, «pacte entre messieurs» bien connu du Vatican
      = https://www.lindro.it/congo-kabila-tshisekedi-patto-tra-gentiluomini-ben-conosciuto-dal-vaticano/
      Deuxième partie de l’interview exclusive d’un homme politique très proche de l’ancien président Kabila fuyant vers le Kenya: la diplomatie du Saint-Siège et préférant avaler le crapaud encourager de nouvelles manifestations populaires et risquer d’être attaqué dans son «cœur de métier», l’éducation et la santé.
      Nous poursuivons la deuxième partie de l’interview qui nous a été donnée à Kampala par un homme politique congolais proche de la présidence avant de partir avec sa femme et ses enfants au Kenya, pays choisi pour l’exil volontaire. La source a demandé à garder l’anonymat parce qu’il craint que le régime puisse compter sur ses parents et ceux de son épouse laissés au Congo à cause des révélations qu’il a faites.
      Dans la première partie de l’ entretien, la source nous a expliqué en détail comment le dictateur Joseph Kabila et les deux opposants Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe sont parvenus à un accord et quelle marge de manœuvre les deux futurs dirigeants du Congo ont par rapport à la famille. Kabila. Le rôle fondamental du  » clan mobutiste « , un lobby caché formé dans les coulisses et formé d’ anciens responsables du dictateur Mobutu Sese Seko , qui conseillent Kabila depuis janvier 2001 et constituent en réalité le véritable pouvoir pays.
      Dans la deuxième partie de l’interview, notre source clarifie les raisons du choix de la Conférence épiscopale congolaise et du Vatican concernant la victoire virtuelle grotesque de Félix Tshisekedi, et analyse les répercussions nationales, régionales et internationales de ce « pacte entre messieurs » du futur très incertain.
      L’Église catholique, depuis 1996, s’est battue en première ligne contre le régime de Kabila. Comment avez-vous réagi à cette surprise de dernière minute?
      Au cours des deux dernières années, depuis le report des élections – prévu pour décembre 2016 -, l’Église catholique a tenté de résister à la vague de protestations populaires contre le troisième mandat et aux diverses astuces imaginées par les députés pour rester à la présidence et tenter de s’imposer. comme contre-pouvoir . Les manifestations ont culminé entre 2017 et les premiers mois de 2018. Le régime a réagi par une violence sans précédent qui a touché directement l’Église catholique, tuant également des églises religieuses et en brûlant des églises. Cela a conduit à une rupture totale entre Kabila et le pape François . Cependant, la tactique de répression totale était efficace . Depuis janvier 2018, l’Église catholique s’est abstenue d’organiser des manifestations populaires pour éviter les effusions de sang. De ce qu’il n’offrait plus à son organisation et à son autorité morale, les manifestations s’affaiblirent aussitôt.
      En formant et en coordonnant les 40 000 observateurs électoraux, l’Église catholique a rendu de grands services au pays en assurant la surveillance des élections. En ce qui concerne le nombre d’observateurs, j’ai remarqué que votre journal était confus, indiquant que la CENCO avait organisé 60 000 observateurs. Il s’agit du nombre total d’observateurs présents dans au moins 75% des sièges nationaux. 40 000 ont été coordonnées par la CENCO et 20 000 par la société civile, le parti au gouvernement et les partis d’opposition. Cependant, il convient de souligner que seul le CENCO est parvenu à garantir une couverture étendue des sièges dans le pays. Les réalisations de la Conférence épiscopale nationale du Congo, primée par Martin Fayulu, correspondent à la réalité des urnes et des données mises à la disposition de la commission électorale. Et pourtant, face à la surprise conçue par Kabila, l’Église catholique a jeté l’éponge, prenant des tonalités prudentes et très ambiguës. Donatien Nshole, secrétaire et porte-parole de la CENCO, a déclaré que les résultats fournis par la CENI étaient très différents de ceux recueillis par les observateurs catholiques. Pourtant, il a pris note de la publication des résultats provisoires des élections présidentielles qui ne correspondent pas à la vérité, en acceptant la nomination. de Félix Tshisekedi à la présidence. Tout était présenté comme une occasion d’ouvrir la voie à l’alternance au sommet de l’état. Les évêques congolais et le Vatican sont conscients qu’il n’y a pas d’alternance politique au Congo, étant donné que Tshisekedi jouera le rôle qui était auparavant destiné à Ramazani, à savoir le président fantoche servant la famille Kabila. En dépit de cette prise de conscience et de la mention du complot entre Kabila et les deux opposants, dans « Nouvelles du Vatican», la diplomatie du Saint-Siège a préféré avaler le crapaud plutôt que d’encourager de nouvelles manifestations populaires . Ce choix est obligatoire car le Vatican a tiré les leçons des erreurs précédentes de 1996 et 1998. En 1996, il s’est battu avec acharnement contre le dictateur Mobutu Sese Seko par la création de la Conférence nationale, qui devait garantir le passage de la dictature à la démocratie. Les efforts sont inutiles. Mobutu a repris la Conférence nationale, l’utilisant pour rester au pouvoir, l’Église catholique s’est finalement vue submergée par une rébellion créée par l’Angola, le Rwanda et l’Ouganda qui, en peu de temps, a renversé le régime zaïrois et libéré le pays. En 1998, au cours de la deuxième guerre panafricaine, l’Église catholique a choisi de se ranger du côté de Kabila, combattant à l’est les troupes d’occupation ougandaises et rwandaises par la désobéissance civile et en payant le prix de deux évêques assassinés à Bukavu, la capitale. du Sud-Kivu. Christophe Munzihirwa, assassiné en 1996, e Emmanuel Kataliko, confirmé et décédé en Italie en octobre 2000. Cette aide n’a pas été appréciée par la famille Kabila. Une fois que la paix a été atteinte, en 2004, et que le pouvoir a été renforcé, Joseph Kabila a fortement limité l’Eglise catholique qui espérait entrer dans le gouvernement en adoptant un ton nettement antagoniste. Or, si l’Église catholique essayait de publier les résultats recueillis par CENCO (qui sont les vrais résultats des élections), elle risquerait d’être attaquée dans son «cœur de métier». Le gouvernement pourrait décider de retirer les entreprises communes des années précédentes avec l’Église catholique dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Bon nombre de ces accords remontent à l’ère Mobutu et pourraient être facilement révisés ou abrogés. La révision des accords sur l’éducation et la santé se transformerait immédiatement en une perte financière colossale et en une réduction drastique de l’influence exercée sur la population par le biais de l’assistance sociale. Un risque très réel souligné ces derniers jours par le « clan mobutiste » au sommet du clergé congolais, informant que le régime est prêt aux conséquences extrêmes pour maintenir le pouvoir. En fait, un choix a été fait aux évêques catholiques: préférez-vous appuyer cette solution confortable et honorable pour tous, ou affrontez le chaos total et la guerre civile, où seul le pouvoir des armes aura un mot? Les évêques congolais et le Vatican ont choisi d’accepter la nomination de Tshisekedi, dans l’espoir de se présenter devant le nouveau gouvernement en tant qu’institution morale capable d’accompagner le pays dans le renforcement de la démocratie et d’une véritable alternance. Un désir qui sera brisé brutalement, le régime de Kabila ayant efficacement vaincu l’opposition farouche de l’Église catholique, j’exclue la possibilité que CENCO publie les résultats réels des scrutins qui ont permis à Martin Fayulu de remporter la victoire. Je pense que l’Église catholique les utilisera comme assurance contre le nouveau gouvernement contrôlé par la famille Kabila et les Mobutistes.
      Le choix politique adopté par le Vatican pourrait également influer sur les positions de certains pays européens tels que l’Italie. Éviter un bain de sang est donc un choix forcé, donc peut-être juste pour le moment, mais à moyen terme, ce choix sera à courte vue et à courte vue, car Tshisekedi ne résoudra pas les problèmes du pays, il ne fera que les aggraver. Le Congo a besoin d’un véritable changement politique et si cela est réalisé avec des armes, une horrible saison de conflits et de deuil va s’ouvrir, qui ira au-delà de la dimension de la guerre civile pour empiéter sur la guerre ethnique. Mais la perspective du deuil et de la violence ne peut amener les gens à accepter la situation actuelle d’un pays pris en otage par des criminels économiques qui ne respectent même pas les droits fondamentaux de l’homme. Un petit groupe de personnes puissantes qui ne dépasse pas 30 personnes. Plus la dissolution complète de la famille Kabila et du «clan mobutiste» est différée, il en résulte un réel renforcement de la démocratie au Congo et plus les effets collatéraux et directs de la dictature de Kabila sont dévastateurs.
      Quel rôle jouera Vital Kamerhe dans le futur gouvernement Tshisekedi?
      Vital Kamerhe est officiellement issu de l’ethnie Bashi du Sud-Kivu. En fait, Vital est un hutu rwandais nationalisé congolais. Personnage politique très populiste et démagogue, il nourrit une haine atavique du Rwanda et de l’Ouganda. Il peut représenter un facteur inconnu pour les relations déjà tendues avec Kigali et Kampala et représente un risque pour un futur conflit entre le Congo et le Rwanda. À mon avis, un nouveau nettoyage ethnique pourrait commencer dans les deux Kivus contre les populations congolaises d’origine Banyarwanda.
      Quelles relations seront établies avec l’Angola, le Rwanda et l’Ouganda?
      Pour le moment, aucune position officielle n’a été prise par ces trois pays, qui font partie de la coalition africaine pour envahir le Congo, créée en juillet 2018 par le secrétaire d’État américain Mike Pompeo. C’est compréhensible. En nommant le président Tshisekedi, le rais a joué ces rôles, créant une situation encore plus compliquée. Maintenant, les trois pays antagonistes ne peuvent plus faire appel à la nécessité de libérer le pays du régime de Kabila. Ils auront officiellement affaire à un nouveau président et à un nouveau gouvernement, mais en réalité ils seront obligés de dialoguer avec l’ancien ennemi, Joseph Kabila.
      Quelles seront selon vous les réactions des grands exclus de la course électorale, Moise Katumbi et Jean-Pierre Bemba?
      Les rapports de Katumbi et de Bemba sont déjà bien connus et clairs. Tous deux sont des hommes d’affaires aux fortunes milliardaires, des hommes politiques astucieux et des milices armées. Katumbi et Bemba ont la possibilité de mener une guerre civile s’ils sont soutenus par les milices Banyarwanda du colonel Laurent Nkunda et du M23 et, bien sûr, par des partenaires de l’Angola, de l’Ouganda, du Rwanda et de l’Ouest. Mais voici leur faiblesse. C’est sûrement des gens qui jouissent d’un plus grand respect que Kabila, en particulier Katumbi, mais la possibilité de renverser Kabila avec des armes est liée au choix que les puissances régionales et occidentales sont appelées à faire dans les semaines à venir: s’engager dans une aventure militaire ou accepter le bossu de Kabila. Le même chantage à l’église catholique a été présenté à la communauté internationale. N’es-tu pas content du compromis? Déclenchez une guerre et nous verrons le résultat. Je ne serais pas surpris que la communauté internationale et les puissances régionales choisissent d’accepter Tshisekedi comme président plutôt que de s’aventurer dans une guerre qui doit nécessairement être aussi éclatante que celle de 1996, mais qui pourrait s’enliser et suivre les traces du deuxième conflit panafricain 1998-2004.
      Est-ce que la demande de l’Union européenne de publier le procès-verbal, comme requis par la loi électorale congolaise, sera vérifiée afin de vérifier la véracité des résultats de la CENI donnés au vainqueur Félix Tshisekedi ?
      Ce serait la meilleure solution, mais croyez-moi, aucun procès-verbal ne sera publié. Au lieu de cela, ils les brûlent. Je vous en dis plus. Il a été décidé que la nomination de Félix Tshisekedi à la présidence resterait basée sur les résultats provisoires, comme ce fut le cas en 2011 avec Kabila. Un choix forcé, car tout le monde comprend que compléter le décompte de tous les sièges créerait d’autres difficultés et des données contradictoires, compromettant la victoire virtuelle de Tshisekedi.
      Quels sont les défis auxquels Tsishekedi devra faire face? Sera-t-il capable de transformer le Congo en un pays démocratique, en commençant un développement économique inclusif et en neutralisant les 140 groupes militaires présents dans l’est du pays?
      Tu plaisantes? Félix Tshisekedi n’aura aucune marge de manœuvre ou décision libre. Il en va de même pour son associé, Vital Kamerhe. En conséquence, le nouveau gouvernement n’aura aucune chance de renforcer la démocratie, de créer un développement inclusif et d’imposer la paix et la sécurité dans les diverses provinces tourmentées par des groupes militaires. Tout restera pour le moment, car il répond aux intérêts de la famille Kabila et du « clan mobutiste ». Une situation classique congolaise où la pourriture domine et pourrit la solution devient de plus en plus difficile.
      Qu’en est-il de la déclaration d’indépendance de la riche province du Katanga ?
      La déclaration d’indépendance du Katanga est une affaire sérieuse. Face à ce coup électoral, la détermination des Katang d’obtenir leur indépendance sera renforcée, créant ainsi les conditions idéales pour une révolte armée. Je crois que le Katanga sera le premier problème immédiat du gouvernement Thsisekedi – Kabila.
      Quelles chances Martin Fayulu a-t-il eu d’annuler le résultat des élections communiqué par la CENI à la Cour constitutionnelle?
      Martin Fayulu n’a aucun espoir. La Cour constitutionnelle ne statuera guère contre Kabila, car il est composé de ses hommes de confiance. Le seul espoir de Fayulu est que les puissances régionales et occidentales décident d’intervenir militairement, créant ainsi une confortable rébellion armée. en collaboration avec Katumbi et Bemba. Une rébellion qui, si elle est capable de dissiper le régime, devra reconnaître Fayulu comme président sur la base de véritables résultats électoraux pour assurer une légitimité juridique et internationale. Mais la solution militaire, comme je l’ai déjà dit, ne peut être tenue pour acquise après le tour de passe-passe diabolique de Kabila.
      Apparemment, Kabila a réussi à maintenir le pouvoir avec un truc que personne ne pensait possible. Le Congo se prépare à revenir à la normale pillé par la famille Kabila ou prévoit-il d’autres surprises?
      Le «clan mobutiste» a fait preuve d’un savoir-faire considérable pour rester ancré au pouvoir, tromper le peuple et mettre le Vatican et la communauté internationale en échec. Ce lobby secret est le véritable « grand marionnettiste » responsable de tous les crimes et souffrances infligés à la population. Kabila est leur marionnette, accro à la bonne vie et à la toxicomanie. Tshisekedi se prépare à devenir Kabila en mineur. Dans l’immédiat, il n’y a que deux risques. La guerre d’indépendance du Katanga et l’extermination des Nande. Les Katangs sont en faveur de l’indépendance et certaines puissances occidentales, comme la Belgique, pourraient soutenir la guerre contre Kinshasa pour créer la République du Katanga. Les Belges l’ont déjà fait dans les années soixante. Compte tenu de l’instabilité politique qui a suivi l’indépendance, Bruxelles avait tenté de sauver la région la plus riche par l’indépendance. Ce choix peut être répété maintenant. Je tiens à signaler que 1 000 civils nande ont été tués par l’exclusion des villes de Beni, Bunia, Butembo et Lubero du vote. L’ extermination de ce groupe ethnique originaire d’Ouganda se poursuit. Sous le nouveau gouvernement, la situation s’aggravera. Il y a un plan bien défini pour forcer les Nande à fuir en masse du Congo pour occuper leurs terres et leurs villes par les Hutus rwandais, sous le contrôle de la milice FDLR, responsable du génocide rwandais de 1994. Ils veulent créer un Hutuland sous contrôle. de ces terroristes. Un pacte signé avec Kabila sera maintenu, en particulier compte tenu des liens de Vital Kamerhe avec les FDLR et de son extrémisme HutuPower. Pour le mouvement de libération armée soutenu par les puissances régionales et occidentales, je réserve mes réserves, du moins pour l’avenir immédiat.

  7. Eh NZAMBE NA NGA, c´est ce torchon que d´aucuns nous ont vanté comme un excellent article en italien? Oyo complexe te ? Après avoir posé quelques questions d´analyse critique (Qui parle? D´où parle-t-il ? Que dit-il ? …), je ne vois pas comment on peut balancer une telle misère avec une triple-satistaction-Ingeta ? Kieeee! Mieux vaut encore les élucubrations de Candide Okeke („… Notre agent qui suivait la conversation des membres du Tutsi power dans la parcelle de Ruberwa a failli se faire attraper; heureusement, il s´est caché derrière une colonne du palais de ce dernier…“ Kiekiekiekie !).
    Ceux qui passent leur temps à voir le fanatisme chez les autres étalent ici leur propre fanatisme. Comment être pris au sérieux avec un tel torchon? Faut-il vraiment être érudit pour se gêner de ses légèretés ? Nous sommes presqu´au moins de JUIN, et les autoproclamés résistants nous balancent les bitafuna du mois de JANVIER! Que ne fera-t-on pas pour masquer son échec flagrant, mais aussi sa lâcheté et sa peur d´aller agir sur le terrain. Nous nous retrouvons aujourd´hui en train de parler politique pcq que ceux qui pendant 18 ans ont crié „bilamba ya makasi, soulèvement, 5e colonne…“) ont lamentablement échoué (Zéro action) et sont en train de COMMENTER politique comme tout le monde maintenant. Pire, ils se rabattent sur n´importe quel auteur-propagandiste pour détourner le regard des gens. Est-ce propagandiste qui va nous convaincre qu´il y avait plus des manifestations de protestation que de joie en janvier ? Disque na bino e callé en tout cas ! Eza na pota. Ceux qui ont lamentablement échoué veulent apprendre aux politiciens comment on parle avec KANDA à un adversaire politique. Et c´est curieux qu´on préfère s´offusquer du langage conciliant de Félix et botter en touche quand FAYULU DIT clairement: „KABILA EST UN CITOYEN CONGOLAIS [Je répète: CONGOLAIS]. Il FERA CE QU´IL VOUDRA…“
    Ce propagandiste ne se donne même pas la peine de citer ces plusieurs villes du pays où il y a eu des mnifestations populaires pour couuvrir d´un vernis de crédibilité ses balivernes. Citer Jean-Yves-Le Drian et Reynders impressionne curieusement ceux qui prétendent libérer le Congo. C´est risible non seulement pcq aujourd´hui les deux là affirment le contraire, mais pcq déjà en janvier ils n´étaient pas sérieux (Le Drian qui se prononcait sur le Congo venait d´affirmer que la France ne pouvait pas se prononcer sur les élections au Cameroun par respect du principe de non-ingérence. Ah bon! Reynders, c´est l´homme qui nous parlait de respect de l órdre d´arrivée aux élections de 2011). „LE BILAN PARLE…“ Le bilan parle? Le bilan de qui? Qui parle alors ß
    Ce propagandiste souligne :
    „Fayulu représente la classe des ENTREPENEURS CONGOLAIS fatigués du régime, Moise Katumbi et Jean-Pierre Bemba“ : Fayulu, Bemba et Katumbi, des entrepreneurs? En plus, fatigués du régime? Donc, après s´en être servis et consolidé le pouvoir du „dictateur“ Kabila ! Avons-nous vraiment besoin d´un Italien ou d´un interviewé mystérieux pour nous parler de Bemba et Katumbi ?
    – „Il [Fayulu] a des connaissances en Occident et en Asie. Il sait se déplacer“ : Wow! Une phrase qui doit faire plaisir à ceux qui prétendent ‚résister‘ et ‚libérer‘ le Congo. Nga esali nga soni !
    – „La coalition Lamuka a dans son programme politique une révision radicale du code minier“ : AU PROFIT DE QUI ? Du peuple congolais ?
    – La coalition Lamuka aurait, par ailleurs, un plan de „guerre sans quart contre les milices hutu rwandaises FDLR et les divers groupes armés congolais Maï Maï“: Kiekiekiekie, je pensais que le grand Satan et patron, c´était Kagame. Et ces violences contre la population, les leaders Lamukistes ne l´avaient pas vue avant de se „fatiguer du régime de Kabila“?
    Par ailleurs, c´est bien de critiquer Kabila et, parfois, de vanter son ingéniosité (et de son clan) en fixant, par ex., la date des élections à la fin du mois de décembre („Une tactique extrêmement efficace et sûre“), mais c´est mieux de se demander ce qu´on a fait contre. L´illustration la plus inquiétante du côté de Lamuka (pour rester dans l´esprit du pladoyer de l´orateur mystérieux) vient du PROF. KALELE : Interrogé sur ce que leurs électeurs devaient faire dans le bureau de vote, Kalele répondit: „JE NE SAIS RIEN. Une option a été levée, cette option n´est pas encore levée [Euh!]. C´est une question de DISCIPLINE. Je m´en tiens à cela.“ Kieeee !
    – La famille Tshisekedi ne s’intéresse qu´au pouvoir et à l’argent: 1. Sans preuves, ue telle affirmation reste une niaiserie attrayante pour les fanatiques inconscients. Et déjà omettre d´en fournir ici montre la malhonnêteté et le manque de sérieux de notre auteur en éruption. 2. Cet auteur est tellement ILLOGIQUE qu´il se contredit quand il souligne lui-même qu´Étienne Tshisekedi a refusé de prendre le pouvoir par coup d´État quand Mobutu était en France. Curieusement, notre propagandiste y voit de l´opportunisme politique de Tshisekedi. Bon, soit cet auteur ne comprend pas les mots qu´il utilise, soit est stupide pour saisir les rapports logiques. Il doit même nous dire si ÉTIENNE TSHISEKEDI était un OPPORTUNISTE POLITIQUE, pourquoi FAYULU s´est déclaré sur les chaînes internationales comme le GARDIEN DU TEMPLE TSHISEKEDI ? Son mentor serait un opportuniste avéré, mais pas lui?
    Sans nous dire en quoi Katumbi et Bemba (voire Fayulu et Muzito) qui étaient des „entrepreneurs fatigués du régime de Kabila“ ne sont pas des opportunistes politiques et, eux, ne voulaient pas accéder à la présidence, le ‚mec‘ nous rappelle que Félix „est attiré par la bonne vie, l’argent et les femmes, donc facilement corruptible“. KIEKIEKIEKIE. Je ne sais pas comment les gens sérieux de Lamuka se sentent face à de telles affirmations comme s´il était impossible de critiquer Félix (Pourquoi pas?) sans se vautrer dans les bilobela, le terre-à-terre. J´ai dû mal à croire que Lamuka aurait été si moins sérieux jusqu´à RECRUTER un piètre propagandiste. Si déjà ce propagandiste en éruption et érection n´a pas pu fournir des preuves de ses thèses principales (se contentant de nous demander de lui croire parce qu´il a parlé avec des gens „mystérieux“), ce ne sont pas les preuves de ce qui attire Félix dans la vie qu´il nous fournira. Alors, on conclut quoi? Beuh, la conclusion est dans l´introduction: Aza moins sérieux et pas logique. Mais le problème, c´est surtout ceux qui recourent à ses légèretés (du mois de janvier en plus!) pour nous les présenter en fin mai. NZAMBE NA NGA, oyo tobenga ya ngo nini? Fallait-il vraiment se donner la peine de traduire un tel gribouillis. Un combattant, résistant et … n´a pas vraiment mieux à faire? Trouvez-vous vous-même une PUNITION please ! Quintuple Ingeta !

  8. À force de vouloir noyer Félix (on est ici au-delà de la critique légitime), on finit par rechauffer des bitafuna et des bisanza qui vont même à l´encontre des thèses que l´on défend soi-même. Un torchon qui ne fait ni l´honneur du journaliste ni de l´interviewé encore moins des évocateurs de cette interview (anachronique). Juste un petit mot sur l´interviewé. Il essaye de vendre sa vision en se donnant une position privilégiée non seulement dans la sphère de Kabila, mais aussi dans l´histoire du Congo.
    Ce mystérieux interviewé va vite en besogne, par exemple, quand il dit: „En formant et en coordonnant les 40 000 observateurs électoraux, l’Église catholique a rendu de grands services au pays“. Il peut ne pas avoir tort; mais il peut aussi être naïf. Avec l´argent DE QUI, i l´Église a formé ces agents ? À cette question, l´Abbé SHOLE eut un interminable „euh euh euh euh euh euh…“. Interminable et gênant. Et les journalistes et les télespectateurs ont été embarassés de voir Tata l´Abbé se rendre ridicule de cette manière. Kiekiekie, ya sango azobuka lokuta. Sakombi akosa!
    Je n´oserai pas affirmer que Laurent D. Kabila n´était pas un patriote/nationaliste, mais balancer une affirmation du genre LDK un préso idéaliste („un président idéaliste qui voulait faire en sorte que les intérêts du peuple, Désiré Kabila, sortent indemnes de la deuxième guerre panafricaine menée contre l’Ouganda, le Burundi et le Rwanda“) sans en dire plus ne passe pas. Et le mystérieux interviewé se contredit plus loin quand il présente l´aggression de ces pays contre le Congo comme une rebellion „qui, en peu de temps, a renversé le régime zaïrois et LIBÉRÉ (!) le pays“ et comme une alternative crédible face à Kabila: Il dit sans se gêner : „Maintenant, les trois pays antagonistes ne peuvent plus faire appel à la nécessité de LIBÉRER (!) le pays du régime de Kabila“. Avec une telle légèreté dans l´usage du mot ‚libérer‘ et avec un manque de lucidité sur la crise congolaise, quel crédit voulez-vous qu´on accorde à un tel monsieur? Quel intérêt à le balancer comme un grand révélateur alors qu ´il ne fait que rabâcher du déjà-entendu et il le fait mal ? On est trop focalisé à noyer Félix qu´on saute sur n´importe quel paquet d´inepties. Ce mystérieux azo sakana na mot „libérer“ kaka boye! Pouah!
    Le mystérieux interviewé souligne à propos de Kamerhe: „il nourrit une haine atavique du Rwanda et de l’Ouganda.“ Donc, KAMERHE et JO BONGOS se rejoignent et peuvent travailler ? Par ailleurs, le mystérieux Interviewé qui n´a pas manqué de préconiser subtilement la guerre au Congo (fût-ce pour combattre Félix) se montre très soucieux des relations avec le Rwanda et voit en Kamerhe „un risque pour un futur conflit entre le Congo et le Rwanda“. Kieeeeee, alors dans ce cas ba résistants botia Kamerhe poids (l´un de vous, en plus, sur le terrain).
    J´ai pitié des combattants/résistants quand je lis dans cette interview : „… sous le contrôle de la milice FDLR, RESPONSABLE du génocide rwandais de 1994.“ Donc,on a fait des marches en Europe avec des faux calicots traitant Kagame de responsable du génocide rwandais alors que c´est la milice FDLR, dixit le mystérieux ! Kieee!
    Si j´étais combattant-résistant-etc., je me serais empêché LOGIQUEMENT de faire la promotion d´une interview (anachronique et illogique), qui est au fond en contradiction avec nos thèses fondamentales de combat. Mais pour comprendre une telle incohérence, il faut remonter à l´introduction: La détermination à noyer quelqu´un peut pousser à consommer du bitoto ebeba, du mayebo ya kopola, à faire de sangisa sangisa. Bon, biso te, nde libumu ekoleka. Je reste optimiste que le Congo décollera; cela prendra le temps que ça prendra.

Comments are closed.