Ituri: dix personnes meurent d’Ebola à moins de deux semaines à Mambasa

Dix personnes atteintes d’Ebola sont déjà décédées à moins de deux(2) semaines au village Esome, situé au PK 26 sur la route de Beni en territoire de Mambasa, a déclaré mardi à la presse locale, Idriss Koma Kokodila, l’administrateur de cette entité, située à 165km de Bunia.

Il a attribué ces décès à la résistance de la population de ce village qui ne croient pas à l’existence de cette epidemie et qui pense plutôt à une invention des acteurs humanitaires afin qu’ils se tapent de l’argent.

L’administrateur du territoire de Mambasa a exprimé la crainte de voir la propagation à grande échelle de cette maladie dans son entité du fait de mouvements de population de ce village vers Beni et Mambasa centre. il preconise le listage de tous les contacts avec des cas positifs afin de les vacciner.

ACP/

4 thoughts on “Ituri: dix personnes meurent d’Ebola à moins de deux semaines à Mambasa

  1. C’est bien cela notre affreuse réalité en Ituri comme à Beni ! Pendant qu’on radote ici et là sur le changement intervenu dans le pilotage de la riposte à Ebola avec le PR lui-même à la barre et la démission du Ministre s’estimant ainsi désavoué, l’épidémie continue ses ravages : des nouveaux diagnostics et des nouveaux décès sont signalés.
    Malgré l’interruption du bulletin quotidien instauré par l’ancien Ministre c’est au moins 14 décès relevés sur 17 cas diagnostiqués à Some près de Mambasa et 42 cas recensés dans une période de moins de 21 jours à Beni, il y’a deux jours.
    L’épidémie est donc loin d’être sous contrôle. La priorité est aux mesures urgentes devant couper la chaine de contaminations et de soigner les malades dans ce contexte où partout dans cette région l’insécurité est encore présente et la méfiance populaire encore importante. Une ligne de conduite claire sur le terrain en place des querelles sur le changement du cadre de la riposte sinon les efforts épars seront hélas vains. Même cette interminable polémique sur la validité du (des) vaccin(s) n’a pas lieu d’être, il y’en un qui jusque là a prouvé son efficacité avec lequel il faut travailler car il y’a urgence. Les aides internationales doivent aller dans ce sens pourvu que la lutte contre la maladie soit bien organisée pour vite sauver les populations qu’on peut, quitte à utiliser des méthodes radicales comme des mises en quarantaine circonscrites.

  2. ADDENDUM
    « …quitte à utiliser des méthodes radicales comme des mises en quarantaine circonscrites AVEC POURQUOI PAS L’AIDE DE L’ARMÉE. ON POURRA AINSI RAPIDEMENT ÉRADIQUER L’ÉPIDÉMIE AVEC CES QUARANTAINES DOULOUREUSES POUR LA RÉGION MAIS AU MOINS LIMITÉES DANS LE TEMPS… »

    1. PS
      Et pourquoi pas des vaccinations élargies à toute la population de la région en plus des quarantaines dont j’ai parlé.
      Les fonds plus importants de la part notamment des institutions sanitaires internationales et des aides annoncées des puissances occidentales à l’occasion de la reconnaissance de cette urgence de portée internationale peuvent servir à obtenir la quantité des vaccins indispensables…

  3. @Ndeko Nono,
    La situation est pire que ce qu’on veut bien nous raconter. La vérité est qu’en ce moment de transition à cause de la nouvelle équipe mise en place par le PR, il n’y a pas de système efficace mis en place pour la synthèse, l’analyse et le partage des données. Il n’y a plus aucune coordination entre le ministère de la santé et la présidence de la république avec sa nouvelle cellule technique dirigée – j’espère par le Prof Muyembe et non par ce burundais omniprésent de Kamerhe.
    Ils bricolent. Je souhaite beaucoup de courage au Prof car il va vite réaliser qu’il travaille avec des crétins. C’est une grande colère pour tous ceux qui comprennent ce qui se passe et ne peuvent rien faire.

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