Discours de "Joseph Kabila" aux Nations Unies

« Joseph Kabila », faux chef de l’Etat, vrai chef milicien!

Où va le Congo-Kinshasa? C’est la question qui taraude actuellement les esprits de tous ceux croient aux valeurs démocratiques que sont notamment l’Etat de droit, la liberté, la justice et l’égalité. Pour ceux-là, il est tout simplement intolérable qu’une personne puisse commander les autres sans avoir reçu mandat de ces derniers.

Pour pérenniser son pouvoir devenu illégitime depuis le 19 décembre 2016, « Joseph Kabila » parait décidé à jouer son va-tout. Et ce y compris en provoquant une « guerre civile » dans ce pays qui l’a sorti du néant.

Depuis quelques mois, on assiste à la « réactivation » des bandes armées qui « dormaient » tant dans les provinces du Kivu que dans l’ex-Province Orientale. Dans le « grand Kasaï », la situation reste instable.

Dans le « Grand Bandundu », on assiste à l’arrivée massive des vaches. Ces bêtes sont encadrées par des bouviers ne pratiquant aucune des langues usuelles du pays. L’impassibilité affichée par les plus hautes autorités du pays sur ce phénomène étonne dans cet Etat où les paisibles citoyens ne peuvent parcourir un kilomètre sans devoir montrer patte blanche.

Depuis quinze mois, la situation politique est dans l’impasse. Une impasse qui est renforcée par la présence au sommet de l’Etat d’un homme arrogant. Un homme occupé à faire de petits calculs pour préserver ses intérêts. Bref, un homme qui brille par son incapacité à s’élever à la hauteur de la « fonction d’exception » qu’est celle de Président.

En France, le chef de l’Etat est considéré comme la « clé de voûte des institutions ». Il est supposé assumer une fonction de conciliation et de persuasion. D’aucuns ergoteront que comparaison n’est pas raison.

Et pourtant, l’article 69-3 de la Constitution congolaise promulguée le 18 février 2006 par… le président « Joseph Kabila » ne dit pas autre chose. A savoir que ce premier personnage de l’Etat « assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et des institutions ainsi que la continuité de l’Etat (…) ».

Tout arbitrage suppose, pour le tenant du titre, la capacité de se mettre au-dessus des contingences. Il suppose la capacité de prendre du recul par rapport aux acteurs et aux événements pour résoudre les différends en toute impartialité. L’arbitre ne peut en aucun cas être confondu aux « joueurs ».

Au Congo-Kinshasa, le chef de l’Etat est à la fois « joueur » et « arbitre ». Le « chef » a son clan dénommé « majorité présidentielle » (MP). Le groupe se réunit périodiquement loin des yeux et des oreilles des citoyens dans la ferme présidentielle de Kingakati. C’est là que s’élaborent les stratégies non pas de conservation mais bien de confiscation du pouvoir. Les membres dudit clan occupent tous les postes névralgiques. Pire, seuls les alliés du chef de l’Etat jouissent de la « liberté de manifester ».

A Kinshasa, « Joseph Kabila » poursuit son épreuve de force avec l’église catholique en général et le « Comité laïc de coordination » en particulier. Le conflit prend l’allure d’un « duel à mort ». Personne n’entend faire de concession.

Après trois marches pacifiques réprimées avec une violence inouïe par les forces dites de sécurité, c’est l’impasse. Une impasse qui ne pourrait être débloqué que par un « arbitre ». D’où viendra-t-il?

Papy Pungu, président des « Jeunes leaders »

En lieu et place de promouvoir la conciliation, « Kabila » se comporte de plus en plus en pyromane. Après avoir fait appel à des mercenaires étrangers lors des marches du 31 décembre 2017 et du 21 janvier dernier, le Président hors mandat a sorti samedi 24 février une sorte « d’arme fatale ». A savoir: une milice. Il s’agit des « Jeunes leaders du PPRD ». Ceux-ci sont reconnaissables par leurs bérets rouges.

Samedi 24 février, la Cathédrale Notre Dame située dans la commune kinoise de Lingwala a été envahie par les fameux « Jeunes leaders » dont les méthodes n’ont rien à envier à celles des Interahamwe rwandais de triste mémoire et des Imbonerakure burundais.

Ces miliciens avaient reçu mission de défier l’épiscopat en empêchant la célébration des offices religieux à la veille de la troisième marche pacifique organisée le lendemain à l’appel du Comité laïc de coordination. Désormais, tout pourrait arriver.

En mettant sur pied une milice, « Joseph Kabila » a trahi son serment notamment « d’observer et de défendre la Constitution et les lois de la République (…) ». L’article 190 de cette Loi fondamentale qualifie de « haute trahison » le fait d’entretenir une « jeunesse armée ».

Pur produit de l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo), « Joseph Kabila » est resté un « pistoleros » dans l’âme. Un rebelle. Depuis le 26 janvier 2001, le Congo-Kinshasa est « dirigé » par un « faux chef de l’Etat ». A travers le Comité laïc de coordination, les Congolais disent: Dix-sept ans, ça suffit!

 

Baudouin Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2018

9 réflexions au sujet de « « Joseph Kabila », faux chef de l’Etat, vrai chef milicien! »

  1. EN EFFET, UN CHEF DE BANDE QUI SE MAINTIENT DANS LE SANG ET LA CORRUPTION AU SOMMET D’UN PAYS QU’IL N’A DECOUVERT QU’EN 1997 EN SURGISSANT DES VALISES DE SON ONCLE RWANDAIS JAMES KABEREBE. EBLOUI PAR SON ENRICHISSEMENT ILLICITE FRUIT DES BRADAGES ET VOLS DU PATRIMOINE DE LA RDC, LE MEC NE VEUT PAS RENTRER A SON BOULOT D’ANTAN DE CHAUFFEUR A DAR-ES-SALAAM

  2. Chers Compatriotes,
    On ne peut pas devenir chef d’Etat par concours des circonstances si l’on n’a pas le minimum. On ne peut donner que ce que l’on a. Les Congolais qui avaient avalisé ce choix, étaient sous l’émotion et auraient mieux fait de gagner le temps en consultant certaines personnalités neutres. Le Congo avait tout pour bien partir après l’assassinat du « Soldat du Peuple ». L’homme n’a fait que ce dont il était capable. Alors que nos compatriotes qui se sont faits ses piliers qu’ils reconnaissent l’incompétence de leur « Raïs » et suivent l’exemple des Zambabwéens et des l’ANC en Afrique du Sud. Que Dieu nous vienne en aide.

  3.  »Il est temps que la vérité l’emporte sur le mensonge systemique, que les mediocres dégagent ».
    ( Cardinal Raïs Monsengwo )

     »Le Congo ne sera pas toujours faible comme il est aujourd’hui ».
    (Le grand Mopao Mokonzi Ekofo-Fort )

  4. Quel avenir on peut avoir dans une société où une femme et une mère qui donne la vie, tue expressément un être humain en lui tirant délibérément avec une arme à balle réelle sachant au départ que la personne était non armée ? Absolument rien! Ce meurtre commis par une policière faisant partie de la police nationale dirigée par un colonel tous Congolais de souche, doit faire réfléchir tous ceux qui ne cessent de véhiculer le discours sur l’occupation. Ce sont les Congolais eux-mêmes qui n’aiment pas leur pays qui sont responsables de cette situation désastreuse qui profite à une minorité en complicité avec quelques compatriotes. Avec l’échec des partis politiques, les marches initiées par la CLC avec le soutien de l’Eglise Catholique restent comme le dernier rempart pacifique contre la dictature de Kabila, car en cas d’échec aussi, l’unique solution pour le peuple sera la lutte armée comme en Afrique du Sud. L’ANC lors de sa création en 1912 avait opté pour la lutte pacifique qui ne donnait aucun résultat, jusqu’à l’arrivée des jeunes en 1944 (Mandela, Sisulu, Tambo, Lembede, etc.) pour que le parti change des stratégies de lutte avec comme résultat la libération de leur pays cinquante ans après. Avec la création de la milice du PPRD, ce pouvoir mafieux est en train d’hypothéquer l’avenir du pays au risque de voir apparaître les milices partout dans toutes les provinces et une situation semblable à celle du Kivu et de la RCA. Donc, il nous faut absolument stopper et chasser Kabila et sa bande avant qu’il ne soit trop tard pour éviter la désintégration du pays.

  5. L’ex président Hyppolite Kanambe alias Joseph Kabila a perdu les forces de sécurité du Congo au même moment qu’il avait fini son dernier mandat le 19 décembre 2016, la preuve est quactuellement ‘il ne contrôle plus l’armée et la police. A ce jour Hyppolite Kanambe alias Joseph Kabila est devenu chef de milicien comme il est décrit ici par notre Compatriote Baudouin Amba Wetsi. Tous les actes que Hyppolite Kanambe alias Joseph Kabila est en train de poser actuellement sont illégaux. Un Chef d’Etat ne tue pas ses sujets, en tuant les Congolais à ciel ouvert, Hyppolite Kanambe alias Joseph Kabila a créé un fossé entre lui et le peuple congolais et, nous nous posons la question de savoir comment il va diriger ce pays avec du sang des congolais dans ses mains?
    Les jours du chef milicien Hyppolite Kanambe alias Joseph Kabila sont comptés, il doit partir pour laisser aux Congolais le pouvoir de reconstruire leur pays qu’i a détruit en 17 de règne dictatoriale.

  6. Chers Compatriotes,
    Ne nous voilons pas la face. Regardons-nous dans le miroir. Je pense ici que notre compatriote Sebastien écrit quelque chose qui devrait nous interpeller tous. Le Rwanda n’est rien sans notre propre concours. Une maman qui tue, une compatriote qui tue son compatriote, cela donne à réfléchir. Quelle serait la vraie motivation d’un tel acte. Je venais de réagir en mettant en garde contre les conséquences que peut engendrer une interprétation tribaliste de cet assassinat: « un jeune moluba, de formation universitaire, assassiné par une policière, tetela ». Tout le monde sait que l’assistant « Rossy » a été interpellé par son nom. Cela signifie que l’assassin connaissait bien sa victime. On sait aussi que la victime n’était pas de la paroisse où elle est tombée. A-t-elle été suivie jusque là par son assassin ou la photo de cet activiste avait été distribué dans les services, ou pelotons d’exécution qui avaient pour mission d’accomplir leur mission macabre d’allonger la liste des victimes innocentes, marcheurs pacifiques et non-violents ? Les colons avaient laissé un adage « l’ennemi du Noir, c’est le Noir lui-même ». Ici, l’Ennemi du Congo est le Congolais lui-même. Cet assassin congolais, qui descend un congolais sans arme, cela devrait nous faire réfléchir. Tous les piliers efficaces de ce pouvoir des médiocres sont Congolais au service des prédateurs étrangers. Alors regardons-nous, et s’il faut choisir les acteurs pour le redressement du Congo, tenons compte aussi du fait que le pays a eu beaucoup de traîtres qu’il faudra identifier pour les mettre hors d’état de nuire. Que Dieu nous vienne en aide.

  7. Toutes mes félicitations mbuta Vanza Lutonda pour la pertinence de votre brève analyse . Qu’ on se le rappelle encore ce ne sont pas les rwandais qui chantent et dansent le « Djalelo » à la gloire de Kanambe . Ce n’ est pas non plus un rwandais qui a initié le  » Kabila désir  » etc … Mais ce sont les congolais de souche qui sont à la base de ces buzoba en plein 21ème siècle . Et le comble certains sont diplômé des grandes universités … Lorsqu’ on voit les zèles que font les Kanyama , Muanamputu etc … Pour abattre les pauvres congolais désarmés , ces ordres ne viennent pas du Rwanda . Lorsque un énergumène comme Kalev Mutond outre passe toutes les limites et viole des droits humains comme nul part ailleurs , il faut se poser des questions si ce monsieur possède toutes les capacités pour travailler ses neurones . Et je me demande si la sagesse est inscrit dans l’ ADN de certains peuplades de ce pays , car comment n’est pas se rappeler des Ngbanda et consorts qui ont fait la pluie et le beau temps pendant la deuxième république. Ce monsieur se dit surement ceci : « Célà n’ arrive qu’ aux autres pas à moi » . Détrompez vous sieurs Kalev Mutond , Kanyama , John Numbi , Rauls Chalwe , Kasongo , Muanamputu etc.. Ou que vous irez nous vous retrouverons et vous payerez très chers toutes les crimes que vous avez commis dans ce pays

    1. Bien dit a ces tous ces voyous Congolais au service de l’Assassin & Voleur et (petendu) president-hors-la-loi.

      Oui nous les poursuivront tous et Ils paieront tres cher comme le font aujourd’hui Ben Ali et ses lecheurs en Tunisie,

  8. Kanambe, Mtuale,Kabange Kabila, que sais je encore… Cet homme a cesse d etre un homme pour n etre qu un monstre double d assassin de cleptocrate,voiyou, brigant psycopathe.Sous d autres cieux,lorsqu un citoyen jette une pierre sur le cortege du president de la Republique, le chef de l Etat doit demander de voir l interesse pour que ce dernier lui exprime ses frustrations.Mais voila,chez Kabila,sur son ordre,on ramasse la personne chez lui et le chef milicien le roue de coups,jusqu a ce que la mort s en suive. Le cas de notre compatriote, le feu Armand Tungulu.Voila la Preuve que ce monstre est rellement Chef milicien.

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