« Joseph Kabila », l’homme qui se croyait providentiel

« Akozonga, Kabila akozonga eh na ebonga na ye akozonga … ». Traduction littérale: « Il reviendra, Kabila va revenir pour occuper son fauteuil, il reviendra… ». Depuis quelques jours, une vidéo circule sur les réseaux sociaux. On y voit des « partisans » de l’ex-président « Joseph Kabila » entonner, sans conviction, un chant religieux bien connu dans les milieux des pentecôtistes congolais. Seule différence, le nom de Jésus-Christ est remplacé, ici, par celui de « Kabila ». Un blasphème!

C’est bien cette catégorie de citoyens congolais, habituée à jouer « le corbeau et le renard », qui fait miroiter au prédécesseur de Felix Tshisekedi une illusion de popularité.

Mardi 8 septembre, intervenant sur les ondes de la radio onusienne Okapi, le sénateur Fcc/Pprd Alphonse Ngoy Kasanji a créé un « événement » en suggérant l’élection du Président de la République au « suffrage indirect ». En clair, les citoyens éliront les députés nationaux. Ceux-ci auront, à leur tour, à choisir le premier magistrat du pays. Motif invoqué: minimiser le coût des opérations électorales. Du déjà entendu.

Kasanji a été « recadré » mollement par Néhémie Mwilanya Wilondja. Le coordonnateur de la mouvance kabiliste dite « Front commun pour le Congo » (Fcc) a bredouillé « qu’aucune option n’a été levée » dans ce sens. Faudrait-il en rire ou en pleurer?

En fait, fort de sa « majorité », « Kabila » est convaincu qu’il peut faire réviser la Constitution en faisant sauter les « verrous constitutionnels » qui l’empêchent de redevenir calife à la place du calife.

Ceux qui connaissent cet homme et son « système » ont compris que Kasanji était un éclaireur chargé de lancer un « ballon d’essai ». L’ex-Président et les apparatchiks de sa mouvance voulaient sonder « l’humeur du moment » de l’opinion. Le rejet a été unanime.

Il faut refuser de regarder pour ne pas voir que les Congolais ont encore frais en mémoire le « festival de corruption » ayant prévalu lors des toutes dernières élections tant des sénateurs que des gouverneurs de province… au second degré. « Chat échaudé, craint l’eau froide », dit l’adage.

L’apparition mardi 15 septembre de « Kabila » au Sénat – à l’occasion de la rentrée parlementaire -, n’a guère surpris. L’ex-Président qui arborait à cette occasion l’écharpe sénatoriale est venu prêter main forte à ses troupes démotivées. L’homme s’ennuie ferme (sans jeu de mots) dans sa ferme de Kingakati. Le pouvoir lui manque à l’image d’un toxicomane soumis à une cure de désintoxication.

Ceux qui ont côtoyé récemment « l’autorité morale » du Fcc/Pprd assurent que celui-ci est amer. Et qu’il lui arrive de regretter, en termes à peine voilés, d’avoir manqué de « discernement » en « cédant » le pouvoir à Felix Tshisekedi Tshilombo. « Kabila » aurait une rancune tenace à l’égard de la « communauté internationale ».

Dans son allocution inaugurale de la rentrée parlementaire mardi, le président du Sénat, le Fcc/Pprd Alexis Thambwe Mwamba, n’a pas manqué de relayer la rancœur de son mentor en exhortant le gouvernement du Premier ministre Ilunga Ilunkamba à « rappeler » aux diplomates en poste à Kinshasa de s’abstenir de toute ingérence dans les « affaires intérieures » de l’Etat d’accueil.

Jouant à fond le rôle de « la voix de son maître », Thambwe a dit implicitement tout le mal que « Kabila » pense des enquêtes menées actuellement par l’IGF (Inspection des Finances).  Les oreilles de l’ambassadeur américain Mike Hammer ont sans doute sifflé dans la mesure où son ombre apparaissait en filigrane. Ce n’est pas la première fois que ce diplomate soit suspecté de murmurer à l’oreille de « Fatshi ».

Sans vouloir faire l’éloge de la dépendance et des ingérences extérieures, force est de constater que le président du Sénat fait preuve d’hypocrisie. Il feint d’ignorer le rôle crucial joué par les pressions extérieures pour contraindre « Kabila » à mettre fin à la répression des manifestations pacifiques au cours desquelles ses « concitoyens » lui demandaient ni plus ni moins que le respect la Constitution. Le respect des échéances électorales.

Que conclure sinon que le successeur de Mzee a une très haute idée de lui-même. Il se croit un homme providentiel investi d’une « mission ». Celle de régenter le Congo-Kinshasa ad vitam aeternam. Aussi est-il décidé à « résister » à la volonté coulée dans le marbre par les législateurs de 2005. A savoir que « le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois ». Les législateurs voulaient contrer toute tentative de « dérive dictatoriale » autant que la « Présidence à vie ».

En dix-huit années d’exercice du pouvoir d’Etat, « Kabila » s’est révélé un « despote non-éclairé » n’ayant aucun projet ni grand dessein pour le Congo-Kinshasa. Les « Cinq chantiers du chef de l’Etat » et la « Révolution de la modernité » n’étaient que de l’enfumage.

L’ex-chef de l’Etat – qui a une conception patrimoniale du pouvoir – a tort d’éluder la détestation de la grande majorité de Congolais. Des Congolais qui l’ont vu arriver, fin 1996, avec pour toute richesse, une paire de bottes en caoutchouc…

 

Baudouin Amba Wetshi

18 thoughts on “« Joseph Kabila », l’homme qui se croyait providentiel

  1. Ce qui est plus que choquant est de voir tous ces pretendus juristes, profs ou docteurs, inclu les Thambwe, Mwilayna, Minaku, Tshibanda, Mova, sans parler de farfelus flatteurs de la trempe d’un Ngoy Kasanji, se prostituer aux pieds de l’ex chauffeur de taxi venu de Dar es Salam que ce ramassis d’opportunistes jouisseurs et voleurs FCC veulent reconduire au sommet pour de raisons faciles a deviner…

  2. Tout ce charivari autour de l’homme venu d’ailleurs prouve que le politicien congolais manque de personnalité. A défaut d’aller s’aligner à Kingakati comme des moutons, on les a vu hilare en applaudissant en tout rompre pour faire plaisir à celui qui les a traiter comme des moins que rien pendant 18 ans. Je ne sais pas si l’envoûtement existe en politique, mais vu la façon dont certains courtisans entrent en transe dès qu’ils voient l’ovni de Kingakati me pousse à penser que nos compatriotes sont possédés. Une chose est certaine, ceux qui croyaient que celui qui se fait appeler Kabila peut encore briguer la magistrature suprême au Congo doivent revoir leur calcul. C’était pathétique cette vidéo où l’on voit certains compatriotes affamés crier à tue tête  » akozonga  » . Ce qui est sûr par contre c’est le fait qu’il ait compris lui même l’impossibilité de revenir, c’est pourquoi à son corps défendant il s’est résolu à occuper son siège de rente à vie au Sénat. Donc, akozonga te point barre.

  3. Cet imposteur rwandais n’a jamais cede l’imperium! Et il n’est pas necessaire qu’il redevienne « president de la Republique » pour revenir au pouvoir. Au fait, il n’a jamais quitte le pouvoir! Il l’exerce d’ailleurs mieux par Tshilombo qu’il peut faire partir a tout moment et ce quand il le trouvera opportun. Il controle TOUT! Seul la volonte populaire par un soulevement populaire peut le releguer au Rwanda. Il faut d’abord chasser toute la CRASSE – oui, crasse et non classe – politique congolaise!

  4. Ce n’est qu’au Congo de Lumumba où on trouve pareilles gens se disant politiciens mais qui ne sont en réalité que des boufons et fous du « roi », nés avant la honte et n’ayant goût qu’au gain facile. Ils se font même appeler professeurs, docteurs, excellences, honorables, … OYO NDE MBOKA!!!

  5. Nous sommes en plein jeu politique, il est normal que les différents camps politiques montent les enchères, certains en titillant les autres que leur gourou reviendrait et d’autres s’y opposant. Il n’y a donc pas péril en la demeure. Moi, ce qui me préoccupe plus; qu’est ce que ce beau monde fait pour la population, quel est leur politique publique pour X,Y,Z secteur de l’activité de notre pays. On a un nombre conséquent de ministres correspondant aux besoins de notre pays. Qu’est ce qui est fait? Je vois les acteurs politiques et la société civile qui leur sert de mallettes se focaliser plus sur les élections à venir. Franchement, peut-on penser se représenter face aux électeurs si l’on a encore rien fait ou doit-on se dire que ce sont les habitudes dans ce pays où le prince du moment oriente le résultat du scrutin à son avantage. Ce qui expliquerait la bataille pour le contrôle de la Ceni, l’appareil judiciaire et la territoriale.

  6. QUAND CETTE MEME COMMUNAUTE RAMENE UN FAUX HEROS LDK AVEC LA BANDE DES TUEURS TUTSHIS CELA EST NORMALE .
    DES QUE CETTE COMMUNAUTE CONDAMNE DES TUERIES ET VOLS DE L ARGENT PUBLIQUE PAR LA BANDE DE L HIRSUTE KANAMBE CELA DEVIENT DE L INGERANCE ????CONGO MAWA …..

  7. A CE STADE, AVONS-NOUS TANT RAISON DE CLORE LE DÉBAT SUR LE RETOUR DE ‘JK’ : NON, C’EST FINI POUR LUI, NI LA LOI NI LA POPULATION NE LE PERMETTRONT ? A VOIR !?!
    # Si le grand défi personnel de ‘JK’ est son retour à la tête du pays ou son statut politique fort et permanent d’autorité morale, personnellement je ne le vois pas en ‘philosophe’ à l’intégrer en termes d’homme providentiel comme je doute que tous ses partisans qui chantent son retour soient vraiment convaincus qu’il est populaire au point d’imposer
    sans discussion son retour ou qu’il leur paraît être un homme providentiel pour le pays. Pour la plupart d’entre eux, ils ne sont en fait que conditionnés ou ‘achetés’ à faire la claque, peu sont vraiment convaincus de ses grands mérites surtout si en face de lui il se trouve des leaders plus efficaces. ‘JK’ est lui-même loin den être le grand dupe, une raison de plus pour lui de les conditionner davantage par tous les moyens, sonnants et trébuchants, postes…  Passons…
    # En pratique, ‘JK’ se demenera plus que jamais pour garder la majorité parlementaire et administrative dont il dispose aujourd’hui, c’est quelque part une question de vie et de mort pour lui : il ne se voit pas en dehors des leviers du pouvoir doutant de garder sa préséance sociale et surtout la fortune que sa famille a accumulée en 20 ans. Son obsession à revenir au pouvoir ne relève donc pas que d’un manque psychologique, il est aussi terre à terre, une position et une fortune à préserver.
    # Hélas, si le rejet populaire spontané est plus unanime, il risque de de ne pas le rester autant s’il est « conditionné et acheté ». Le reste tiendra au respect strict des lois, à leur interprétation orthodoxe loin des plaidoyers opportunistes qui ne manqueront pas. Et pourquoi pas aussi à la vigilance populaire jusque pourquoi pas à initier des mobilisations et des contestations volontaristes de tout ce qui ressemble à des manipulations pour imposer des impostures inadmissibles. Alors tout est fini pour ‘JK’ ? A ce stade, trop définitive comme réponse à l’inattendue apparition de ‘l’homme venu d’ailleurs’ au Sénat où il est censé siéger à vie, c’est même cela qui le gardera longtemps en selle si on ne l’en chasse pas d’une façon ou d’une autre !

  8. Ces congolais disent que Kanambe reviendra pour occuper son fauteil car Tshilombo qui l’occupe en ce moment ne fait rien de special. Dites moi ce qui a change, RIEN, tralala ya pamba. Tout le probleme est dans cette phrase du texte:  » Il lui (Kanambe) arrive de regretter, en termes a peine voiles d’avoir manque de discernement en CEDANT le pouvoir a Felix. C’est Kanambe qui a donne le pouvoir a Felix et nous en parleront toujours, nous nous repeterons. Ce n’etait pas la verite des urnes qui avait joue. Tout le monde le sait sauf les talibans. Comment voulez vous alors que les choses evoluent dans le mensonge. Batongaka mboka na moyibi te, mpe na lokuta teeee. Les deux mediocres et leurs partisants doivent partir si nous voulons un congo meilleur pour les generations futures. La jeunesse congolaise ne se laissera pas ligotes par ces bandits qui dirigent un si grand pays par un Deal. SONI.

  9. SI EN VÉRITÉ IL NE TENAIT PAS À ‘JK’ DE S’IMPOSER « HOMME PROVIDENTIEL » MAIS AUX CONGOLAIS DE L’INSTITUER OU PAS INCONTOURNABLE !?! AGISSONS !!!
    # De nombreux Congolais  et amis du Congo ‘troublés’ se sont posé des questions à la vue de JK à la plénière du Sénat il y’a deux jours comme nombreux se sont rejoui le 29 janvier 2019 de la passation de pouvoir pacifique entre le nouveau et l’ancien PR se berçant d’espoirs malgré les conditions opaques du vote et de la proclamation des resultats. Dans sa grande majorité l’opinion nationale semblait s’être enfin résolue à donner sa chance à Tshisekedi plutôt de bonne volonté comme de bonne composition et surtout héritier d’un nom prestigieux bien de chez nous. N’empêche qu’aujourd’hui beaucoup parmi eux n’en regardent pas moins l’événement avec davantage de circonspection : le deal entre JK et Tshisekedi sur lequel il repose ressemble de plus en plus à un putsching ball que chaque camp manipule contre l’autre et rend la gestion du pays plus conflictuelle qu’elle aurait dû être, tous les sujets essentiels d’avenir sont devenus des enjeux strategiques sensibles autour desquels les deux camps s’affrontent.
    # Ainsi la présence de JK à la plénière du Sénat en sa qualité de sénateur à vie a prêté à toutes les spéculations. C’est vrai la coalition au pouvoir entre Fcc de ‘JK’ et Cach (Udps) de Tshisekedi est devenue un sujet à part du pays ! D’un côté le président Tshisekedi démuni par l’absence d’une majorité parlementaire et administrative fait des pieds et des mains pour tenter d’élargir son champ d’action en rognant tant qu’il peut sur les bastions de son allié, nouveaux juges nommés, importantes nominations dans l’armée, poursuites judiciaires de quelques intouchables et la chance d’être suivi sur ce chemin par beaucoup de Congolais et même de bénéficier de l’encouragement de certaines puissances étrangères comme les Usa.
    En face, pour le contrer le Fcc a fini autant par se dévoiler en faisant comprendre qu’il n’a quitté la tête du pays qu’un moment pour y revenir en 2023.
    # Mwilanya n’a pas longtemps hésité et vient de nous balancer sans trop de ménagement le secret : l’accord entre les deux partenaires prévoyait, semble-t-il, que la direction du pays revienne au Fcc aux prochaines échéances de 2023. Quelle est la vérité de cette déclaration, que signifie-t-elle exactement et qu’en dit Tshisekedi le toujours partenaire ? Qu’importe dans le fond pour le pays, ce sont là des engagements privés qui à la limite s’ils sont authentiques ne s’adressent qu’au partenaire Tshisekedi et son camp qui se demanderont s’ils sont obligés de laisser ou pas la place au candidat du Fcc la prochaine fois. Mais cela ouvre aussi les hostilités entre eux sur le terrain car on doute qu’un tel accord arrangé aisément les deux parties. C’est le cas de la bataille capitale autour de
    presidence de la Ceni que le Fcc tient à accorder à Malonda, un des leurs mais fort contesté dans le reste du pays, cape aussi pour certains membres du FCC sur un suffrage presidentiel indirect ou encore positions opposées sur les réformes électorales devenues un sujet important de discussion. Et tout cela pendant qu’à l’Est les massacres de civils innocents par des groupes armés opaques continuent de plus belle et que la situation sociale du Congolais continue de se dégrader partout dans le pays.
    # Alors la question de savoir si c’est à cause ou malgré ces tensions continues de la coalition au pouvoir que ‘JK’ se voit en homme providentiel revient en fait à décrypter sa réalité d’une possible figure centrale et influente de la vie politique congolaise toujours en coulisse : toujours, pendant combien de temps encore ? A nous donc Congolais de nous engager à ne pas lui accorder un rôle d’homme providentiel quelconque comme il est suggéré sur ce sujet ! Agissons encore et encore là où nous sommes au lieu de nous bercer de l’espoir que les lois qui empêchent le retour de ‘JK’ sont paroles d’Évangile pour ces fossoyeurs endurcis du pays !

  10. « Dans son allocution inaugurale de la rentrée parlementaire mardi, le président du Sénat, le Fcc/Pprd Alexis Thambwe Mwamba, n’a pas manqué de relayer la rancœur de son mentor en exhortant le gouvernement du Premier ministre Ilunga Ilunkamba à « rappeler » aux diplomates en poste à Kinshasa de s’abstenir de toute ingérence dans les « affaires intérieures » de l’Etat d’accueil. »
    Monsieur m’as tu vu Thambwe peut-il nous dire exactement comment son patron est devenu miraculeusement président de la RDC en 2001? Peut-il nous dire comment il a « gagné » les élections de 2006? Là Thambwe avait applaudi l’ingérence extérieure!
    En voilà un qui devrait se regarder dans un miroir avant de parler!

  11. serieusement,ce sourire bizarre ,la tete,la taile,vous faites semblant ou vous ne voyez pas a quel point il ressemble e l d kabila?sa soeur jumelle a carrement exactement le meme nez aux narines inegales que ld kabila…..quel ttutsi a cette morphologie?c es pas pcq vous repetez le contraire 10000x(typique de nous congolais) que va deviendra vrai?

    1. @ngulume ,
      Pourquoi parlez-vous de  » morphologie  » ? Ainsi, selon vous, les êtres humains sont classés selon leur  » morphologie  » ? Essayez-vous de nous dire que le  » Tutsi  » a une  » morphologie  » particulière ?
      Si quelqu’un d’autre avait osé cette fadaise, il serait traité, ici, par certains de  » haineux, fdlr, génocidaire, ngbandiste, etc…
      Mais voilà, à force de raconter n’importe quoi on se retrouve dans sa propre boue. Sans s’en rendre compte. Mawa ! S’il vous reste un peu de dignité, revenez ici vous excuser pour cette carabistouille morphologique.
      Vieux mopape, yebisa koooo…..

      1. UN AUTRE SON DE CLOCHE QUI TRANCHE AVEC LA DIVISION (CASSIQUE !) A LAQUELLE NOUS NOUS SOMMES ABANDONNÉS ENTRE NILOTIQUES ET BANTOUS !
        # En effet au premier abord cela peut paraître polémique même scientifiquement et ne pas plaider pour ma cause où les Tutsi sont qualifiés de « nilotiques » envahisseurs différents morphologiquement des « bantous » qui composent la grande majorité des Congolais. Notons déjà l’origine equivoque des concepts « Bantous » et « Nilotiques » qui le premier fait référence à la langue et le second à la géographie.
        Personnellement il y’a longtemps que je me pose la question sur la ressemblance morphologique entre « eleveurs » qu’ils habitent au Nord au Sud ou au Centre et me suis demandé si leurs habitudes alimentaires équivalentes n’influencaient pas leur typologie physique. Jusqu’au jour où l’EPIGENETIQUE, une variable récente de la génétique est venue se mêler de la division classique entre phénotype et génotype, entre ADN inviolable et son expression phenotypique dans l’histoire humaine et la classification des sociétés. L’epigenetique nous apprend que l’expression d’un gène peut varier selon l’environnement.
        # J’avais déjà de guerre lasse rejoint les conclusions historiennes et archéologiques qui rejetaient ou relativisaient l’origine lointaine des Tutsi par rapport à des Hutus pris pour autochtones mais en revanche je refusais aussi la doxa qui tranche que la division entre eux était récente, coloniale mais optais pour une division sociale plus ancienne entendue comme ethnique dans leur cas entre éleveurs et cultivateurs.
        # Bref, je ne vais pas vous embrouiller davantage l’esprit, est-il que pour ma part je relativise assez l’origine tranchée des Nilotiques venus ou habitant le bord du Nil pour une division entre éleveurs et cultivateurs. Je n’entre pas dans l’approximation fanatique d’un Mopape tutsi quand bien même elle me rejoindrait ici et là ; pour moi la ressemblance morphologique relative entre par exemple Peuls de l’Afrique de l’Ouest et Tutsi de l’Est tient
        moins à un gène immuable que d’abord à leur environnement physique, social et alimentaire d’éleveurs et relativise la part du génotype et d’une origine nilotique commune.
        Voilà comment j’articule mon son de cloche relativement
        différent de la doxa devenue classique entre BANTOUS et NILOTIQUES. Mais bien sûr loin de moi de vaticiner ex-cathedra, je ne veux m’arroger la science d’un généticien même si ma formation médicale me permet de comprendre certaines notions de transformations génétiques aujourd’hui mieux connues avec les études sur la vieillesse. Je ne suis non plus ni historien ni autre spécialiste de sciences humaines ni non plus archéologue mais voilà ma compréhension des choses dans ces limites !

  12. LU QUELQUE PART. « JE MOURRAI D’UNE BALLE DANS LA TÊTE » : QUAND JOSEPH KABILA PRÉDIT SA PROPRE FIN. Article de BÉNIN WEB NEWS TV. Décembre 2017
    Arrivé au pouvoir le 26 janvier 2001, dix jours après l’assassinat de son père, Laurent-Désiré Kabila, l’actuel président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, totalise 16 années à la tête du pays. « JE MOURRAI D’UNE BALLE DANS LA TÊTE »: QUAND JOSEPH KABILA PRÉDIT SA PROPRE FIN
    En effet, à la suite de l’assassinat de son père, il est désigné par l’entourage de ce dernier pour tenir la présidence de la République démocratique du Congo. Après le dialogue inter-congolais, une nouvelle transition, prévue pour durer deux ans, est mise en place en 2003 et devra déboucher sur des élections en fin d’année 2005.
    20 décembre 2016 – 20 décembre 2017, un an après la fin du dernier et second mandat de Joseph Kabila à la tête de la République démocratique du Congo.
    Le 27 novembre 2006, Joseph Kabila est déclaré président de la République, à la suite de la première élection présidentielle libre depuis 1960, année de l’indépendance du pays. Après ce premier mandat, en 2011, Joseph Kabila est encore proclamé vainqueur de l’élection présidentielle de 2011, par un processus électoral entaché d’irrégularités et déclaré non crédible par certaines organisations internationales dont la Mission d’observation des élections de l’Union européenne. Ce second et dernier mandat devrait alors prendre fin le 20 décembre 2016 conformément à la disposition de l’article 70 de la constitution qui stipule en effet que le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois.
    Manœuvres pour contourner l’alternance
    Arrivé au terme de son dernier mandat, le président Joseph Kabila refuse d’organiser l’élection présidentielle qui doit porter un nouveau président au pouvoir. Un an après la fin de son mandat, l’incertitude plane toujouirs autour de la tenue des éléctions.
    Répression, intimidation, assassinat, sont les méthodes du régime Kabila pour se maintenir au pouvoir, avec un appareil répressif impitoyable pour dissuader les membres de l’opposition. Joseph Kabila ne se laisse ébranler par rien au monde.
    Malgré les mesures drastiques des États-Unis et de l’Union européenne à l’encontre de dix-sept personnalités proches du pouvoir afin de contraindre le président à organiser des élections, le numéro 1 congolais ne s’inquiète guère. Même attitude face aux propositions de l’Union Africaine, pour une sortie de crise du Congo, qui n’ont reçu aucun écho favorable chez Kabila. En avril, Joseph Kabila a enfoncé le clou dans la plaie, en tournant le dos à l’union Africaine par la nomination d’un dissident du Rassemblement au poste de Premier ministre et en violant la résolution 2348 de l’ONU.
    Des manœuvres pour s’éterniser au pouvoir
    Pas d’élection en République Démocratique du Congo avant 2019 pour remplacer Joseph Kabila
    La commission électorale a discrètement lancé le 10 octobre cette annonce fracassante au moment où l’ONU s’inquiétait d’une aggravation des crises dans ce pays-continent d’Afrique centrale, où il y a 3,8 millions de déplacés internes.
    Félix Tshisekedi, président du Rassemblement, la principale coalition de l’opposition congolaise, considérait qu’avec le report de la présidentielle à 2019, Joseph Kabila et le président de la Commission électorale “ont déclaré la guerre” aux Congolais.
    D’après un accord conclu avec l’opposition, le chef de l’État va rester en fonctions jusqu’à ce que son successeur soit élu. Quand ?
    Finalement en novembre dernier, le calendrier électoral est finalement publié par le président de la Commission électorale, Corneille Nangaa après une forte pression de l’opposition, de la communauté internationale et de la conférence épiscopale.
    Un calendrier qui programme les élections générales pour le 23 décembre 2018, c’est-à-dire dans environ une année soit deux ans après la fin du mandat. Cependant, il ne sera respecté que si et seulement si toutes les conditions matérielles, financières et légales sont réunies, a souligné Corneille Nangaa. Quel marché de dupe ?
    “Je mourrai d’une balle dans la tête”
    Grâce à un système clientéliste construit par vingt années de guerres et d’affaires, Joseph Kabila se maintient au pouvoir plongeant le pays dans une impasse. De plus , Joseph Kabila aime confier à certains de ses visiteurs qu’il pense que sa destinée est déjà écrite. « Je mourrai d’une balle dans la tête. » confie t-il . A 46 ans, le président de la République démocratique du Congo (RDC) n’aurait rien à perdre car, feint-il de penser, sa fin sera tragique. Comme celle de son père et prédécesseur, Laurent-Désiré Kabila, assassiné en 2001.
    Par ses méthodes dignes d’un régime dictatorial, Joseph Kabila sème la terreur. Pas de droits de l’homme ni de libertés constitutionnelles. Interdiction formelle de manifester pacifiquement, d’exprimer librement son opinion même si c’est constitutionnel. A travers une loi déposée au parlement, le pouvoir cherche même à dissoudre des associations et restreindre l’action des ONG en vue d’affaiblir la société civile et les actions pro-démocratie au pays.
    Débauchage des opposants par-ci, dédoublement des partis politiques par-là, des procès politiques pour dissuader les opposants, des journalistes et défenseurs des droits humains menacés, emprisonnés ou chassés du pays pour avoir révélé et dénoncé des violations des droits humains, des enfants emprisonnés pour avoir demandé le départ de Kabila, des femmes dispersées brutalement pour avoir manifesté pacifiquement, désinformation, assassinats politiques d’opposants, la corruption qui bat son plein, les détournements qui deviennent le mode de gestion,.. Sans compter l’inflation et la misère qui s’ancrent davantage dans le pays. La situation ne fait que se dégrader sur tous les plans jour après jour.
    Quelle fin pour le règne du “roi Joseph Kabila” ?
    Pendant que , la coalition politique du Rassemblement de l’opposition et des mouvements citoyens, demandent « une transition sans Kabila » dès le 31 décembre 2017 , invoquant un accord pouvoir-opposition signé le 31 décembre 2016 qui prévoyait des élections fin 2017, la conférence épiscopale de la République Démocratique du Congo a appelé le président de la république Josèphe Kabila, a ne pas se représenter pour la prochaine élection présidentielle fixée au 23 décembre 2018.
    Alors qu’il y a un an que son second et dernier mandat était arrivé à son terme, Josèph Kabila n’a souhaité réagir à aucune de ses déclarations (Bénin Web News TV)

  13. BONNE NOUVELLE POUR NOTRE PAYS ? L’HISTOIRE DE L’HOMME VENU D’AILLEURS LE CRIMINEL ET GÉNOCIDAIRE ‘JK’ VIENT ENFIN DE CROISER LA PRÉOCCUPATION DE LA CI ? VOILÀ-T’Y QUE L’UE PLAIDE À LA SUITE DE DR MUKWEGE, DES NOMBREUX CONGOLAIS ET DES AMIS DU CONGO POUR LA CRÉATION D’UN TRIBUNAL PÉNAL INTERNATIONAL POUR LE CONGO (TPIC) ! QUI DOUTE ENCORE QU’AU CONGO ‘JK’ EST AU CENTRE DE CETTE TRAGEDIE EN TANT QUE PRÉSUMÉ COMPLICE !
    # En effet le parlement européen a soutenu jeudi 17 septembre le plaidoyer du prix Nobel de la paix (2018), Denis Mukwege, pour la création du TPIC pour juger les auteurs de crimes perpétrés dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) et les cas avérés de violations des droits de l’homme remontant à avant 2002. Et la création de chambres mixtes avec des magistrats congolais et internationaux au sein de juridictions congolaises pour poursuivre les auteurs de violations des droits de l’homme ! A ce stade même venant d’une grande institution internationale, nous n’en sommes encore qu’aux voeux, leur matérialisation reste une autre étape dont nous ne savons si nous l’atteindrons. Mais l’immense tragédie de notre pays qui se conjugue en un monumental génocide combien oublié jusqu’ici, commence à se rappeler:au souvenir de la CI et à mobiliser plus clairement son attention. Déjà le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) des Nations unies avait dressé en 2010 dans un rapport une liste exhaustive des graves crimes et massacres commis au Congo de 1993 à 2003. Il est plus que temps que cette CI aille au-delà de ses constats d’autant que les auteurs y ont été désignés et que ce sont ses grandes puissances du Nord qui exploient les richesses minières convoitees du Congo à la base de son drame qui consiste non seulement en crimes graves de guerre, contre l’humanité, d’agression mais aussi à certains qui peuvent être raisonnablement qualifiés de génocides.
    # CURIEUSELENT CETTE BONNE NOUVELLE D’UN TOURNANT HISTORIQUE DE LA CI NE SEMBLE PAS AVOIR ATTIRÉ AUTANT L’ATTENTION DE GRANDS MÉDIAS MAINSTREAMS QUI EN PARLENT À PEINE ! POURQUOI ??? La mauvaise augure d’un impossible dénouement
    tenant essentiellement aux coupables tapis dans des pays et institutions sensibles et puissantes ? En effet des drames moins graves ailleurs ont bénéficié de l’attention de la CI et de la Justice internationale à laquelle se sont ajoutées la mollesse et la complicité jusque-là de notre Etat. Osons espérer que ce nouvel élan de l’UE couplé à une meilleure disponibilité du nouveau pouvoir à KInshasa à rendre justice aux victimes et au Congo y compris par une justice transitionnelle rendront possible cette initiative indispensable de justice. Attendons la suite !

    1. PS
      Ajoutons qu’il subsiste hélas malgré cette bonne nouvelle venue de l’UE un passif qui pèse lourd et doit nous rendre plus vigilants. Dr Mukwege est victime de menaces de mort de la part des Rwandais parce qu’avec sa notoriété croissante il fait davantage peur en les désignant comme les habituels assassins de nos frères et soeurs à l’Est et fait appel à la Justice internationale mais demandons-nous pourquoi cette UE a attendu si longtemps pour prendre position derrière lui et les victimes Congolaises, pourquoi depuis ce quart de siècle la fameuse CI et notre État ne sont jamais impliqués plus profondément et plus activement pour un dénouement heureux alors même qu’un rapport exhaustif de l’Onu a labouré une décennie des crimes (1993-2003) éclairant ainsi un pan des malheurs subis par les Congolais, où etait-elle tout ce temps fût-ce pour tenter de mettre en œuvre les recommandations du rapport Mapping et pourquoi ne s’est-elle jamais activée fût-ce à présenter devant les tribunaux internationaux les noms de Kagame de Museveni et de leurs associés pourtant notoirement coupables au moins comme auteurs intellectuels du drame de l’Est du Congo, d’intouchables qu’ils étaient jusque-là les voilà qui deviennent au fil de nos plaintes des justiciables comme les autres ?
      Tant mieux mais ce long délai d’indifférence envers leurs crimes s’explique par le fait qu’entre-temps le camp de bénéficiaires de notre coltan, or, cobalt… ne comprend pas que le Rwanda et l’Ouganda à travers lesquels ils quittent le pays mais aussi les multinationales occidentales vers qui ces minerais sont déversés ? Le mensonge et la dissimulation d’usage de nos voisins pilleurs servait aussi les puissances à la base de la CI qui s’en était aisément accommodees pour atteindre leurs intérêts. Voilà le passif qui ne peut passer que s’il alimente nos interrogations et nos tentatives de solutions ! Armons-nous donc pour eventrer à fond le boa plein de malice.
      # Ainsi de ce qui précède se dégagent trois principaux niveaux de culpabilités :
      – 1. Les pays et institutions du Nord pilotes effectifs de la CI avec leurs multinationales beaucoup à l’affût et à l’action dans l’exploitation de nos richesses…
      – 2. Leurs sous-traitants régionaux – à commencer par le Rwanda – aussi coupables, qui comme les premiers n’ont pas intérêt que leurs charges soient ouvertement mises à jour…
      – 3. L’État Congolais post-Mobutu faible souverainement, quasi cheval de Troie du Rwanda et apparentés, qui s’est commis en complice voire en traître à sa Nation, incapable et non partant à chercher la vérité, la justice pour ses victimes comme l’ont permis d’autres États confrontés au meme genre de malheurs en recherchant un Tribunal pénal international ad-hoc. Au-delà la victoire sera toujours de
      notre initiative et pas de l’étranger.
      # Faire fi de cette triade des culpabilites comme ça l’a été depuis l’invasion de l’Afdl
      c’est accepter notre torture, continuer a naviguer à vue à dessein comptant en vain sur les mérites d’une inertie et d’un conventionisme stériles. Impossible de trouver ainsi quelque lumière au bout du tunnel : un quart de siècle de tabou sur la culpabilite du Rwanda et apparentés sur fond d’impuissance coupable ne nous a rien apporté, rien qu’enfumage, mensonges et tueries. Impuissants pour en finir avec ces massacres endémiques, un espoir s’ouvre avec la parole forte dun enfant du pays, Dr Mukwege, enfin entendue et la disponibilité de la nouvelle administration à Kinshasa avec Tshisekedi qui demande aussi justice contrairement à l’ancien régime croisée avec ce tournant historique pris par la CI via l’UE dont nous espérons qu’il se confirmera…

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