« Joseph Kabila », un verrou à faire sauter pour sauver le Congo…

Dans leur message au ton réquisitorial diffusé le 23 juin 2017, les évêques catholiques de la Cenco (Conférence épiscopale nationale du Congo) ne sont pas allés par quatre chemins en clamant que « le pays va mal! ». Les prélats ont aussitôt pointé un doigt accusateur en direction des « responsables ». Il s’agit, selon eux, d’une « minorité de compatriotes qui a pris le pays en otage ».

« Le poisson pourrit par la tête », dit la sagesse populaire chinoise. Le Congo-Kinshasa va mal. Ce pays va mal parce qu’il est « dirigé » depuis bientôt dix-huit ans par un individu qui n’a jamais été ni préparé, ni qualifié pour assumer la fonction exceptionnelle qu’est celle de chef de l’Etat.

Forcé tant par l’opinion nationale qu’internationale de respecter la Constitution en ce qui concerne la limitation du nombre et la durée des mandats présidentiels, « Joseph Kabila » est en passe de bouter le feu à la « maison Congo ». Il a décidé d’instaurer un « bordel institutionnel » en menant une prétendue « chasse aux sorcières » aux détenteurs d’une nationalité étrangère. L’histoire ne dit pas si l’intéressé et sa fratrie sont concernés par ce qui ressemble bien à un règlement de comptes aux allures mafieuses.

Thomas Luhaka Losendjola

Intervenant récemment dans l’émission kinoise « Equipe nationale », l’ex-MLC Thomas Luhaka Losendjola, devenu un des adorateurs du « raïs » devant l’Éternel, a prononcé sans broncher ces mots: « On a dit à Joseph Kabila de respecter la Constitution. De quel droit, peut-on obliger un Congolais à respecter la Constitution et pas aux autres? » On a compris: le successeur de Mzee refuse de « mourir seul ».

Le chef de l’Etat ou « Chef » tout court ne peut être un pyromane. Le Chef ou « leader » est celui qui montre le chemin. Le chemin qui conduit vers la paix, la justice et le progrès. Le chemin qui conduit vers une vie collective harmonieuse. On ne le dira jamais assez que le premier magistrat d’un Etat est appelé à exercer une fonction de conciliation. Il est, de ce fait, le garant de la paix civile et du bon fonctionnement des institutions.

« Joseph Kabila » est tout le contraire d’un conciliateur et d’homme d’Etat. Cet homme sorti du néant est, en réalité, un voyou. Le mot n’est pas trop fort. Il se prend pour un cow-boy. Pour lui, tout différend politique se règle non pas par la négociation mais à coup de canons comme dans un film de western.

Dénué des ressources morales et intellectuelles, cet homme – qui a réalisé l’exploit de chloroformer les Congolais durant dix-sept ans – a donné toute la mesure de son incapacité à faire le départ entre le bien et le mal; le vrai et le faux; la vérité et le mensonge; la louange et la flagornerie; l’intérêt personnel et le bien commun; la justice et l’injustice. Cet homme considère le pouvoir d’Etat comme un butin voire un simple « rouleau compresseur » pour laminer les têtes qui dépassent. Les Congolais risquent de ne garder de lui qu’un cortège de souvenirs cauchemardesques.

Elu » en 2006 et « réélu » en 2011, le successeur de Mzee a cru et continue à croire que gouverner est assimilable à un jeu. Et que l’élection suffit pour légitimer un pouvoir. Alors qu’en plus du vote, les citoyens attendent des gouvernants de l’efficacité. C’est-à-dire la capacité à écouter et à résoudre les problèmes.

En dix-sept années d’exercice du pouvoir d’Etat, « Joseph Kabila » n’a tenu aucune de ses promesses. Il a évité tout contact avec les vrais gens. Insécurité des personnes et des biens, pauvreté, stagnation économique, prolifération des bandes armées, violation des droits et libertés, corruption, mépris de la vie humaine sont devenus les maux banalisés de la société congolaise. Sur le plan diplomatique, la voix du Congo-Kinshasa a cessé d’être audible.

Où sont les « 5 chantiers »?

« Dix-sept ans, ça suffit! », c’est le credo de la grande majorité de Congolais. L’élection est un moment d’espoir. L’espoir du renouveau. C’est l’occasion privilégiée pour les citoyens d’exiger des comptes à la majorité sortante.

En lieu et place de dire aux Congolais les réalisations accomplies en dix-sept années, « Kabila » dont le dernier mandat a expiré le 19 décembre 2016 s’évertue à s’accrocher au pouvoir. Il multiplie des stratagèmes à cette fin. La dernière en date est la désignation d’un « dauphin ». En fait, une future marionnette.

Par les intimidations et la tricherie, « Joseph » a engagé le pari très risqué de refuser aux Congolais le droit de s’autodéterminer. Il voudrait imposer son homme-lige.

En refusant aux Congolais le droit de choisir un autre avenir, « Kabila » est devenu pire qu’un obstacle. C’est un verrou. Un verrou à faire sauter pour sauver le Congo…

 

Baudouin Amba Wetshi

17 réflexions au sujet de « « Joseph Kabila », un verrou à faire sauter pour sauver le Congo… »

  1. Chers Compatriotes,
    ne cherchez à guérir des symptômes sans combattre la cause, n’est pas une solution durable à un problème sérieux que nous nous refusons de considérer. Si le Congolais n’était pas ce qu’il est, il n’y aurait pas ni AFDL, ni Raïs. Monsieur Wetshi, le Raïs est une conséquence logique de notre mentalité. Le Zaïrois avait développé un amour du pays, mais il avait développé une haine viscérale contre le Maréchal. D’où l’excitation des Zaïrois quand le chef du Conglomérat d’aventuriers arrive avec ses aventuriers. Une erreur monumentale que les Zaïrois avaient commise en son temps était de ne pas se poser des questions de fond sur l’arrivée de ce « chef de querre » qui n’était qu’un homme de paille lui-même pris en otage. La Haine envers le Maréchal avait aveuglé, même les meilleurs professeurs d’université. Je sais de quoi je parle. Personne ne voulait penser à un plan B au cas où le chef des aventuriers dérapait. On a refusé de réfléchir. Or, quand on forme des universitaires, ce n’est pas pour avoir des techniciens d’administration, mais aussi avoir des penseurs qui peuvent, à l’aide de leurs réflexions, anticiper sur des situations. Le reste, vous le savez. Maintenant, le problème n’est pas le Raïs. Le problème ce sont des conseillers qui gravitent autour et qui ont fait du Raïs ce qu’il ne pouvait en aucun cas devenir, ni en Tanzanie, ni au Rwanda. Je connais les deux pays, vous pouvez me croire sur parole. Tout le monde sait, à moins qu’on ait une cécité intellectuelle avérée, ou stratégique et tactique, les conditions actuelles du Congo, ne peuvent pas offrir au pays les meilleurs de ses enfants pour l’administrer afin que le pays se redresse. Nous avons besoin d’une transition pour une mise à jour de la situation générale du pays. Seuls les opportunistes veulent profiter de cette situation pour prétendre à des postes politiques et administratifs afin de faire la même chose que celui que l’on veut évincer et avec qui on aurait collaboré d’une manière ou d’une autre et à un moment ou un autre de l’histoire du Congo. Alors, que les voix raisonnables se fassent entendre et fassent pression pour une transition sous la direction soit d’un comité de sage présidé par un collège ou une personnalité neutre qui a déjà prouvé son amour du pays. Dire que Joseph Kabila est le verrou est une erreur logique, à moins que l’on ne cache sous ces noms un groupe des traîtres qui ont fait que le pays en arrive là. Car, Joseph Kabila, en tant que personne n’avait aucune chance et aucune d’en arriver là, sans le concours de nos compatriotes. Vous verrez bien qu’autour de lui tournent les Conseillers qui ont fait la pluie et le beau temps sous le Maréchal du Zaïre. Alors, ne continuons pas cette logique que plusieurs d’entre nous avaient soutenue sous la deuxième république. Les têtes pensantes de certains partis politiques, je ne citerai pas ici, avaient affirmé que « Mobutu parti, le Zaïre se redresserait ». Nous avons vécu longtemps pour voir la suite de leur prédiction. Congolais, abandonnons le tribalisme, cherchons l’excellence et le bien être suprême de la nation. On peut aider sa tribu dans l’excellence et non dans la médiocrité. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. Autoflagelation…
      Si vous regardez par delà l Afdl ,vous comprendrez que ce qui est arrivé à ce peuple etait inéluctable.
      Nous avions contre nous les Usa ,la Grande Bretagne, canada ….etc ..Et que pouvions nous contre eux ?

  2. La seule solution au Kongo est le Soulèvement Populaire comme en Janvier 1959. Jusqu’au 23 Septembre et au-delà chaque vrai Kongolais doit conscientiser, éveiller, se dresser contre les fanatiques aveugles des faux politiciens corrompus car leur soutien à cette classe politique Kongolaise toxique exaspère, étonne même Satan le Chérubin jadis oint et sa cohorte des démons de toute sorte… Sic

    Le fanatisme aveugle est démoniaque, c’est une forme d’esclavagisme mental, spirituel, moral, intellectuel… Le verrou Hyppolite Arido Mutwale Kazembere Kanambe alias Joseph Kabila Kabange Mutoto wa Shaba sautera si la meute fanatique aveugle qui encense bêtement les faux leaders opposants factices fabriqués par les occupants Tutsi Power se desintoxique individuellement…

    Le Kongo est transformé en une foire aux fanatiques aveugles qui encensent leurs petits dieux Bemba, Tshisekedi, Tshilombo, Fayulu, Kamerhe, alias Katumbi, alias Joseph Kabila sans jugeote, cette masse fanatisée sert de contrepoids utilisé par l’homme Blanc Aryen Indo-européen pour retarder le jour de gloire du Soulèvement Populaire…

    Comment les vrais Kongolais feront-t-ils pour émerger dans ses élections pièges à con truquées d’avance avec une CENI pro Rwanda inféodée au FCC-PPRD, un serveur central entre les mains de la PNUD rempli des doublons afin de déverrouiller le piège de l’imposteur qui tient en esclavage les 100 millions de Kongolais assis sur un sol scandale géologique ?

    La comédie a assez duré! Le Peuple Kongo Souverain Primaire sait qui invalide les candidatures et choisit tous les acteurs du Théâtre de Vaudeville qui se joue à guichets fermés à la prison à ciel ouvert RDC (Rép à démocratiser). Ce sont les Tutsi Nilotiques Rwando-Burundo-Ougandais qui forme la nébuleuse International Tutsi Power qui invalident les candidats Bantous Kongolais qui collaborent avec eux au gré des vagues. Comme le faisait feu Katumba Mwake qui nommait les futurs deputains du parle ment godillot coopté caisse de résonance des occupants Tutsi Power…

    Tout ce cirque juridique pour les élections truquées pliées d’avance prouve que l’occupation étrangère Tutsi Power a mangé les cerveaux des Kongolais friands de la religiosité imbecilisante qui marchent la tête en bas les pieds en l’air à reculons répétant sans cesse bêtement les formules religieuses « nzambe akosala » des églises de sommeil Binzambi Nzambi ainsi que « maria losako otonda grasiya » de Maman Catho de Vatican, les fausses religions du livre révélées importées en Afrique, complices des impérialistes Blancs Aryens Indo-européens…

    Le verrou sautera tôt ou tard, les anciens l’ont fait un certain 04 Janvier 1959 suite aux humiliations, affronts, et brimades du colon Belge sans avoir accès aux réseaux sociaux ni être en possession régulièrement des codes Western Union…

    C’est surtout individuellement que le fanatique aveugle doit se désintoxiquer car leurs leaders ne le calculent même pas (Cfr Felix Tshilombo répondant à un journaleux en Afrique du Sud), leur zèle malgré les tares et erreurs répétitives de leurs leaders est dû au manque de jugeote, à l’absence de leadership individuel, ainsi ils préfèrent qu’une autre personne tierce réfléchisse pour eux… Jusque quand ?

    Vive l’Art 64. Vive le Soulèvement Populaire imprévisible éboulement final à l’improviste pour stopper net la Tutsisation du Kongo occupé par le Tutsi Power. La luta continua la Victoria e certa. Ingeta

  3. Chers Compatriotes,
    Le Combattant de l’Ombre suggère un moyen de pression dont nous avons tous les capacités. Seulement pour éviter la tuerie des masses dont le gouvernement est capable, il faut un soulèvement improvisée, mais préparée dans des Etats Majors de quelques personnes recrutées ou indiquées dans les groupes que l’on ne peut soupçonner. Ceux qui se disent de PPRD constituent un terrain favorable pour une telle désignation. La marche ne doit pas être une marche à l’image des marches précédentes avec: avertissement du pouvoir. Elle doit se faire de façon improvisée et la surprise sera comme d’habitude les actions tactique, un avantage. Les partis politiques et même les catholiques sont rentrés dans la logique qui est bien maîtrisée par le pouvoir qui consiste à avertir le pouvoir, faire du bruit et se voir le jour des marches ceinturé et maîtrisé avec des morts inutiles mais qui ne le seront plus avec des marches improvisées. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. Je doute qu’un soulèvement populaire décisif, càd massif et qui paralyse les forces loyalistes toujours à l’affût soit planifiable. Les prétextes n’ont pas manqué et ne manqueront pas mais leur capacité à provoquer une mobilisation vraiment massive même dans Kinshasa reste imprévisible au point que la seule préparation possible, à mon avis, est de sensibiliser et conscientiser la population par les différences forces politiques et citoyennes convaincues du changement à vaincre la peur le moment venu loin de tout cadre formel d’autant que tout début de préparation de ce genre est vite ébruité et arme le pouvoir à l’avance.
      D’ailleurs cet écueil est visible dans les tentatives des mouvements citoyens, Lucha, Filimbi,Citoyens debout ou même CLC : ils poussent leur naïveté à opérer dans un cadre légal, certes pour ne pas être accusés dedans et dehors de fauteurs de troubles professionnels, en revanche c’est justement ce conformisme qui non seulement limite leurs capacités de nuisance envers les institutions qu’ils combattent ainsi inavouées pourtant logiques s’ils veulent vraiment contraindre le pouvoir à des changements mais aussi n’empêche pas des victimes telles qu’on les a comptées dans des manifestations passées du CLC ou d’autres ! Vaste dilemme !
      Un soulèvement populaire significatif adviendra sans doute un jour ; la population dans sa majorité en a plus que ras le bol de la gouvernance criminelle et inefficace et les prétextes ne manquent mais personne ne peut parier quand et où, hélas !

  4. Cher B.A.W,

    Contrairement à vous, je pense que pour sauver le Congo, le verrou à faire sauter me parait être la peur qui paralyse les congolais à exprimer leur passion du Congo vs la passion du sang congolais exprimée par les étrangers qui occupent et dirigent le Congo. C’est une question de rapport de…passion en présence à inverser. Absolument.

  5. joseph kabila nous montre la politique de promesse qu’avait predis kimbangu n’il ne peut le comprendre si vous n’etez pas spurituel c’est difficile bemba,katumbi tshisekedi son des piont occidental mes freres le prophete avait dit qu’a ce moment la vous verrez le pays deviendra une obstacle pour le blancs mais seul le maitre qui reussira ne voyer vous pas la grande britagne qui c’etais retire de l’union europeen c’est un signe fort pour l’afrique

  6. Le verrou à faire sauter en premier lieu ce sont ces piètres collabos et politiciens de la médiocrité qui gravitent autour de l’imposteur rwandais, car chaque fois que ce pouvoir de l’imposture est prêt à s’effondrer, ces idiots utiles s’emploient à le réhabiliter par leur machination diabolique.

    1. « Le verrou à faire sauter en premier lieu… » Qui le fera sauter si vous, vous avez choisi de préserver vos vies en Occident et de commenter, de répéter les mêmes slogans des années et des années sur internet. ?

  7. PRECISION: « JOSEPH KABILA, UN VOYOU A FAIRE SAUTER POUR LE SALUT DE LA REPUBLIQUE ».

    CHERS COMPATRIOTES, CE MEC, UN CRIMNEL SANGUINAIRE CONNU ET DILAPIDEUR DU PATRIMOINE AVEC SES FRANGINS JAYNET ET ZOE SE FROTTE LES MAINS DERRIERE SON COUSIN RAMAZANI SHADARY QU’IL VA UTILISER POUR CONTINUER A CONFISQUER LE POUVOIR.

    IL NOUS INCOMBE DE NOUS DEBARRASER DE CE CANCER AU SOMMET ET SES TENTACULES ENGLOBANT DES TRAITRES DE LA TREMPE DE TSHIBALA ET KENGO ET LEUR BANDE DES MALFAITEURS & CORROMPUS PPRD-MP-FCC.

  8. Chers Compatriotes,
    « Procongo » affirme que le verrou à faire sauter, ce sont les Congolais qui ont choisi de rester en Occident pour sauver leurs vies. Voilà un autre verrou à faire sauter: la haine envers ceux qui sont en occident. Cette haine se traduit par plusieurs comportements et dans plusieurs domaines. Au plan politique « la nationalité Congolaise » a été déclarée « exclusive ». A l’université, les professeurs qui ont été nommés et qui sont rentrés au pays sont devenus des scientifiques capables de constituer des jurys pour examiner les thèses de ceux qui sont restés en Occident, qui évoluent dans les universités dignes de ce nom. Ces professeurs qui sont dans des universités sans bibliothèques, qui ne savent pas utiliser un ordinateur et qui n’en ont pas, utilisent leur statut de professeurs nommés pour installer encore une barrière afin de ne pas accepter ceux qui mériteraient encore d’être appelés « Docteurs ». Procongo ne sait pas que lorsqu’il y a eu la deuxième guerre mondiale, le salut de l’Europe était bien déterminé par ceux des Européens qui avaient émigrés aux USA et en Angleterre. Voilà une explication de la longévité du Raïs au pouvoir. Certains de nos compatriotes ont développé une haine envers ceux qui sont restés en Occident pour des raisons indépendantes de leur volonté. Que le Seigneur nous vienne en aide.

    1. Cher Elili,
      lisez bien ce que vous tentez de critiquer et évitez please surtout de faire des associations d´une légèreté sans pareil. Vous avez complètement raté (manqué) le tremplin pour développer votre critique des pratiques qui caractérisent les unisersités au Congo.
      1. demander à quelqu´un de se sentir concerné quand on parle d´action pour le Congo n´a rien à voir avec de la haine. Pardon, pesez nanu ba mots na yo avant obamba yango.awa. Wow! Tout le monde peut utiliser le même procédé et parler de « haine » quand vous critiquez Katumbi, Bemba ou tout autre acteur. Si vos critiques de certains acteurs n´est pas l´expression de la haine, la mienne non plus. Dommage que je sois obligé de mentionner cette évidence. Un peu de logique vous aurait pourtant empêché de faire ce saut osé, inutile…Vous êtes capable de mieux.
      2. Quand je m´adresse à Kum et ses ‘amis », je sais à qui j´écris et je connais ses (leurs) réflexions. Quel lien logique, quelle équivalence y a-t- il entre lui et co et le grand ensemble Congolais de l´Occident ? Le premier ensemble fait partie du deuxième, mais l´inverse n´est pas valable. C´est ce faux raisonnement qu´on entend de fois quand certains combattants se prennet pour l´ensemble des Congolais en Occident. Quand on les critique explicitement, ils réagissent avec des raisonnements-raccourcis (Euh, bino nde synonymes ya batu ya poto nyonso?)
      3. Comme si votre problème avec la logique avait plusieurs cornes, vous ajoutez: « Procongo ne sait pas que lorsqu’il y a eu la deuxième guerre mondiale, le salut de l’Europe était bien déterminé par ceux des Européens qui avaient émigrés aux USA et en Angleterre. » D´où savez-vous que je ne sais pas… ? En outre, pensez-vous que je dois avoir la même lecture de cette guerre que vous? Vous n´avez qu´à lire par exemple « La déplaisante vérité sur le parachutage de Rudolf Hess en Angleterre en 1941 » de Sylvain Laforest pour voir que votre lecture est simpliste (pour éviter de dire terre-à-terre). Aussi simpliste que votre conclusion: « Voilà une explication de la longévité du Raïs au pouvoir. » Vous auriez pu vous épargner quand même ce ton/cette conclusion péremptoire après un raisonnement hors-sujet et saturé d´erreurs de logique. Que Dieu nous vienne en aide.

      1. Chers Compatriotes,
        Je viens de lire la réaction de notre compatriote « Procongo ». Je le remercie de s’être attaqué au manque de logique de ma réflexion. Je vois bien qu’il n’a vu que la logique formelle et non le contenu. Je voulais simplement lui faire comprendre que Le Raïs n’est rien sans les piliers qui ont fait qu’il ait eu cette longévité inexplicable logiquement. Je sais que notre ami « Procongo » pourra nous démontrer le contraire. Je ne vais pas me lancer dans la réfutation de ce qu’il considère comme simpliste quand je parle des exilés européens aux USA et en Angleterre. Car, sa réaction me semble bien découler d’un amour de soi plutôt que de la recherche du fondement de ma réaction. Je m’inscris en faux contre lui quand il affirme que le verrou qu’il faut faire sauter est je cite : « Le verrou à faire sauter en premier lieu… » Qui le fera sauter si vous, vous avez choisi de préserver vos vies en Occident et de commenter, de répéter les mêmes slogans des années et des années sur internet ». Il oublie que ceux qui peuvent faire changer les choses au Congo sont ceux qui mènent ce combat là à l’extérieur et non à l’intérieur où les piliers du pouvoir ont mis un système terroriste de répression de tous ceux qui peuvent constituer un danger réel pour ce pouvoir. Les Congolais qui ont choisi de rester en Europe sont restés pour plusieurs raisons que l’on ne peut pas non plus voir façon aussi simpliste qu’il représente. Les moyens pour renverser le pouvoir en sciant ses piliers ne peuvent pas s’obtenir uniquement à partir du territoire congolais. Si « procongo » affirme le contraire, qu’il m’explique pourquoi il ne l’a pas fait jusque là. Ne nous affrontons par des dissertations. Si nous avons tous un même objectif de libérer le Congo de ce pouvoir qui a plongé le pays dans ce chaos sans nom, démontrons-nous les uns les autres que nous oeuvrons tous dans la même direction mais avec des moyens différents. Mais montrer du doigt une partie des compatriotes qui font tout pour alléger la misère d’une grand partie de la population congolaise est une attitude non seulement simpliste mais aussi absurde. Car, « Procongo » ne peut pas me démontrer que les Congolais qui sont en Occident sont restés tout simplement pour sauver leur vie. Il y en a qui sont là pour cela. Il faut aussi reconnaître que « le statut de réfugié » est un droit que tout être humain doit exercer lorsqu’il se sent persécuté pour l’une ou l’autre raison invoquée par la convention de Génève. Mais il y en a qui sont à l’extérieur pour des raisons professionnelles, leur activité ne pouvant en aucun cas être assurée au pays. Alors, ne soyons pas si simpliste que ça cher compatriote. Dommage que vous n’ayez vu dans ma réaction qu’un aspect logique formel et non un aspect d’une logique de contenu. Si vous avez été de bonne foi, vous auriez pu au moins vous rendre compte que malgré le vice de forme que vous soulevez (que je ne reconnais pas pour autant), il y avait un contenu que vous n’avez pas osé interroger. Je ne crois pas que vous n’ayez pas été incapable de le voir. Vous êtes d’une formation intellectuelle de très haut niveau que je salue en passant. Mais regardons tous dans la même direction. Nous avons un pouvoir odieux à renverser, pouvoir qui a infantilisé le peuple congolais, et qui est un défi pour les savants que vous êtes dans ce pays. Alors, ne nous lançons pas, à l’instar de nos aînés professeurs d’université, dans certaines universités zaïroises, qui se battaient pour des concepts qui n’avaient rien à avoir avec leur propre vie. Je ne vais pas invoquer des noms ici. Si vous voulez comprendre ce que je dis, vous le ferez. Si vous voulez voir ce qui vous arrange pour nourrir un débat hors sujet, vous êtes libre. Je salue votre capacité d’analyser et présenter vos idées et vous souhaite bon combat contre les piliers du pouvoir qui a ridiculisé toute la classe pensante du pays. Si ce sont les Congolais qui sont en Occident, vous êtes libre de le faire aussi. Si ce sont des piliers qui sont au pays, à vous de voir. Que Dieu nous vienne en aide.

  9. 1. « Car, sa réaction me semble bien découler d’un amour de soi plutôt que de la recherche du fondement de ma réaction. »: Je le pense aussi de votre raisonnement. Et ce, sérieusement !
    Demander à l´autre de chercher le fondement de votre ré-action, alors que dans votre ré-action vous n´avez nullement cherché le fondement de sa prise de parole que vous avez non sans légèreté qualifiée d´expression de « haine » (Wow!) est tout simple insensé. Même Néron ou Caligula auraient vu cette flagrante erreur logique.
    2. « Il oublie que ceux qui peuvent faire changer les choses au Congo sont ceux qui mènent ce combat là à l’extérieur et non à l’intérieur où les piliers du pouvoir ont mis un système terroriste de répression de tous ceux qui peuvent constituer un danger réel pour ce pouvoir. » ; Je ne sais pas pourquoi vous vous entêtez à m´attribuer une réflexion qui n´est pas la mienne ! Par passion aussi ? Vous ne faites pas peau neuve en changeant « il ne sait pas » contre « il oublie ». Revenez sur les règles de base de logique pour un bon raisonnement. J´ai déjà expliqué à qui mon premier post était adressé. Libre à vous de donner libre à cours à vos imaginations effrénées et à donner des coups dans le vide. Peut-être que c´est bon pour votre estime de soi. Mais vous ne devez manquer de voir que l´argument de terreur du régime kabiliste ne doit pas seulement servir à justifier ceux qui restent à l´extérieur du Congo, mais aussi ceux (acteurs et familles) qui sont au Congo et sont les premières victimes de cette terreur. Or quand « certains » bons parleurs ou « grosses gueules » de l´internet veulent parler de ces derniers, ils font preuve d´une radicalité sans pareil oubliant l´argument « terreur » qui les sert. Quand vous aurez commencé à respecter ceux qui sont au Congo et exposés directement à la folie meurtrière de Kabila, vous aurez un peu de crédit et toko ‘banda’ koyokana mua.
    3. « Les Congolais qui ont choisi de rester en Europe sont restés pour plusieurs raisons que l’on ne peut pas non plus voir façon aussi simpliste qu’il représente. » : Hors-sujet. Revoyez le point 2 de mon post d´hier (et les distinctions que j´ai faites) pour réaliser que la suite de votre discours est inutile. Vous faites des projections et prenez (curieusement) vos observations très au sérieux.
    4. « Si nous avons tous un même objectif de libérer le Congo de ce pouvoir qui a plongé le pays dans ce chaos sans nom, démontrons-nous les uns les autres… »: Commencez par éviter de taxer les autres de haineux parce qu´ils voient les choses autrement. Si votre amour propre n´était pas démesuré, vous auriez retiré ce mot.
    5. « Car, « Procongo » ne peut pas me démontrer que les Congolais qui sont en Occident sont restés… »: Continuez à prendre le grand ensemble ‘Congolais en Occident’ comme un groupe totalement homogène et uniforme, si bien que critiquer le raisonnement ou l´agir de X doit signifier critiquer le raisonnement ou l´agir du grand ensemble. La logique sert au bon raisonnement. Qui s´en passe (éperdument) s´expose (légèrement) au faux raisonnment. Ni la forme ni le contenu ne sont honorés dans vos posts.
    6. « Si vous voulez comprendre ce que je dis, vous le ferez. Si vous … »: Wana papa kaka ! Azolobela muana na ye, convaincu que lui (le papa) détient la vérité et l´enfant devrait faire ce qu´il lui dit. Voilà le langage typique de certains professeurs des universités zairoises. Il ne suffit pas de le critiquer, encore faut-il s´en délivrer.
    Dieu peut vous venir en aide, mais si vous êtes décidé comme par serment à vous ‘entendre parler’ jusqu´au bout, makambu ebele ekozala kaka pasi.

  10. Chers Compatriotes,
    Je viens de lire la réaction de « Procongo dit ». J’ai l’impression que nous sommes au point où, tous les deux engagés dans une même combat nous n’arrivons pas à nous joindre dans nos argumentations respectives. Allons-nous continuer dans cette voie ? Non pour ma part, cela serait perte de temps pour nous deux et gain de temps pour ceux qui contribuent à plonger le pays dans la situation que nous déplorons. Nous avons encore du pain sur la planche. Si « ProCongo dit »: reconnaît que la diversité des Congolais qui sont à l’extérieur et que sa phrase ne concernait pas tout le monde, je retire ce que j’ai dit. Je pense que c’est l’attitude qu’il attend de moi. Vous remarquerez que je cite moins les auteurs étrangers. La libération mentale consiste aussi à réfléchir à partir de son terroir. Lorsque je lis des citations ou des allusions faites aux auteurs latins, aux empereurs romains et aux autres penseurs, je me pose beaucoup de questions sur la personnalité de ceux qui les invoquent. La haine est quelque chose qui est plus répandue chez nous, n’en déplaise à « Procongo dit ». Il connaît bien le dicton « contre les faits, il n’y a pas d’arguments ». Mon expérience personnelle me l’autorise. Dommage, le fait de choisir d’intervenir sous anonymat ne me permet pas d’écrire plus à ce sujet. Lorsque « Procongo dit » écrit au sujet de ce passage : » Si vous voulez comprendre ce que je dis, vous le ferez. Si vous … », « Wana papa kaka ! Azolobela muana na ye, convaincu que lui (le papa) détient la vérité et l´enfant devrait faire ce qu´il lui dit. Voilà le langage typique de certains professeurs des universités zairoises. Il ne suffit pas de le critiquer, encore faut-il s´en délivrer ». J’aurais souhaité qu’il continue sa phrase en lingala, ce qui a une coloration bien différente que le reste qu’il a mis en français. Vu sous cet angle, la discussion et la démocratie reste un piège pour l’Afrique. Un papa aurait-il raison sur tout ? L’enfant dont l’âge n’est pas estimé ici, aurait-il tord en tout ? Voilà une allusion qui étonne de quelqu’un qui est brillant en logique et qui connaît bien parfaitement l’histoire romaine et qui me fait sortir un raisonnement que je ne comprends pas. J’ai eu un père avec qui j’ai toujours discuté et échangé sans complexe. Je fais exactement la même chose avec mes enfants et petits enfants. Si de votre point de vue à vous, le papa a toujours raison, vive la dictature de certains papas dans certaines tribus du Congo. Lors de la politique du « retour » corrigé « recours », le Président de la république étant un « Père », il aurait raison en tout. Cher « Procongo dit », pour que le pays avance, il n’est pas dit que nous devons tous voir la réalité de la même manière. Le plus important est de conjuguer les efforts que nous fournissons tous, de manières différentes, pas contradictoires, vers un objectif commun. Un pilote d’avion qui voit un oiseau voler à plus basse altitude que son appareil, dira, il est en dessous de moi, tandis que le marin qui est en même temps sur le lac et qui voit ce même oiseau dira, il est au dessus de moi. Je parle de haine, vous constatez vous qu’il n’y a pas de haine et bien tant mieux. Que Dieu nous vienne en aide, car, nous avons tous un grand défi: le redressement du Congo.

  11. 1. « Si « ProCongo dit »: reconnaît que la diversité des Congolais qui sont à l’extérieur et que sa phrase ne concernait pas tout le monde, je retire ce que j’ai dit. »: Vous n´avez même pas besoin de commencer par « si ». Puisque je l´ai dit et redit. En plus, une once de logique vous interdit d´entrer dans une discussion comme vous l´avez fait (Quelle entrée en matière !!!), car vous ne savez pas où je suis/vis. Et si j´étais le chef de Kum ? Il est illogique de construire toute une thèse sur base d´une ‘certitude sans fondement’ (vous ne pouvez rien prouver ici). Et pour conclure, je ne re-connais rien, car je n´avais rien nié. C´est une question de cohérence. J´aime le bon usage des mots.
    2. « Vous remarquerez que je cite MOINS les auteurs étrangers… »: Donc, vous le citez quand même (« moins » ne signifiant pas « jamais »/ »pas »).
    « La libération mentale consiste AUSSI à réfléchir à partir de son terroir »: ‘Aussi’ signifie aussi ‘pas seulement’. Et qui décide quand il faut citer les auteurs étrangers? C´est ELILI qui doit le décider pour les autres? Ce serait de la dictaure. La formulation de votre phrase me sembe médiocre. Car, citer des auteurs étrangers n´a jamais signifié qu´on cessé de réfléchir à partir de son terroir. Même les piètres professeurs des universités zairoises n´auraient avancé ce raisonnement. Par ailleurs, c´est curieux de lire cette solennelle proclamation de libération mentale et méfiance envers des citations étrangères de de la part de quelqu´un qui m´a balancé avec fierté l´exemple des Européens émigrés aux USA et en Angleterre de qui serait venu le salut des Européens pendant la deuxième guerre mondiale [L´article de Sylvain Laforest susmentionné (« La déplaisante vérité sur le parachutage de Rudolf Hess en Angleterre en 1941 ») devrait vous aider à vous émanciper de toute lecture simpliste et naive. Cet artilce est en ligne et n´est pas très long].
    Cher Elili; Ne faites pas du méli-mélo. Il y a une histoire universelle, malgré les histoires nationales, un patrimoine culturel universel, malgré les cultures nationales. Donc, citer Néron, Cicéron, Mandela, Gandhi, Cheikh Anta Diop… ce n´est pas encore de l´aliénation mentale. Namoni olembi, car plus vous écrivez, plus vos arguments deviennent trop faibles ! Vous m´écrivez en quelle langue ici? Langue ya bakoko na yo? Aliénation? Vous écriviez supra : « Il faut aussi reconnaître que « le statut de réfugié » est un droit … la convention de Génève. Mais il y en a qui sont à l’extérieur pour des raisons professionnelles, leur activité ne pouvant en aucun cas être assurée au pays. » Se réfugier en Europe n´est pas de l´aliénation? Vous n´avez pas besoin de vous interroger sur la personnalité de ceux qui citent des auteurs étrangers (que veut dire ‘étrangers’ d´ailleurs?), car ils n´ignorent pas l´histoire universelle. Et ils ne renient pas non plus leur histoire particulière. À ce propos, tout le monde peut relire notre modeste contrbution dans le forum de congoindependant même au sujet de l´article de Wina Lokondo « L’Occident qu’on haït, l’Occident qu’on aime ». Et Elili y écrivait « Lorsque de ce même occident une voix se lève : « l’Africain n’est pas dans l’histoire ». Nous reprenons toujours un refrain: racisme… ». En écrivant cela, Elili semblait ne pas bien comprendre que cette affirmation sur l´Afrique est foncièrement une INSULTE à rejeter catégoriquement; elle n´est en aucun cas tolérable même quand on se propose de critiquer l´Afrique. Quiconque relit notre post dans ce forum-là, peut bien réaliser jusqu´à quel point nous défendons la thèse de l´émancipation mentale dont Elili – je ne sais par quel malin plaisir – veut nous éloigner.
    3. « Si vous voulez comprendre ce que je dis, vous le ferez… »: Si vous n´êtes pas capabe de voir le problème dans cette formulation, alors il vous faut beaucoup (ré-)apprendre de l´éthique de la discussion. Avec ce ton paternaliste, vous êtes comme ces professeurs des universités zairoises que vous critiquez. Vous n´avez pas besoin de nous raconter comment vous faites avec vos enfants, vos écrits et vos formulations des phrases sont suffisamment explicites. Il ne s´agit pas ici du sujet « les papas ont toujours raison ou pas », « les papas dans certaines tribus du Congo… ». Vous êtes à côté de la plaque.
    4. « … qui me fait sortir un raisonnement que je ne comprends pas »: Alors, posez des questions au lieu d´affirmer.
    5. « Cher « Procongo dit », pour que le pays avance, il n’est pas dit que nous devons tous voir la réalité de la même manière… » : Vous vous citez ou vous me citez? Relisez les posts.
    6. « Je parle de haine, vous constatez vous qu’il n’y a pas de haine et bien tant mieux »: Vous y revenez? Vous avez tort de revenir sur ce que vous avez déjà retiré. L´humilité est difficile. Les papas dans votre tribu n´ont jamais tort? Ils retirent difficilement ce qu´ils ont (à tort) dit? Les papas démocrates vivent (de) la démocratie, ils ne l´annoncent pas. Le 1er point de mon présent post doit vous aider à ne plus revenir sur votre ‘bêtise’ (que vous avez visiblement de la peine à retirer). Le FAIT que vous ne savez pas où je suis/vis devrait désormais vous empécher de verser dans des balivernes sur la haine (supposée). En retirant cette fausse prémisse (fausse certitude, car vous ne savez rien et ne pouvez rien prouver), tout votre raisonnement s´écroule comme un château de cartes. « Contre les FAITS, il n’y a pas d’arguments », avez-vous dit !

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