Joseph Kabila: vraiment un médiocre?

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

Dans l’histoire de la République non-Démocratique du Congo, jamais le mot “médiocre” n’a été autant prononcé que ces derniers jours. Et pour cause ! Réagissant, le 2 janvier, au traitement sauvage que des forces dites de l’ordre ont infligé à l’Eglise et ses fidèles afin d’étouffer dans l’œuf la marche pacifique organisée par le Comité Laïc Catholique, le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, Archevêque de la ville de Kinshasa, a tout simplement traité Joseph Kabila et ses thuriféraires de médiocres qu’il a aussitôt appelés à dégager.

Dans la polémique qui s’en est suivie, il est aisé de répondre aux ténors du régime en place qui estiment que le cardinal est sorti de ses fonctions. Car, il leur suffirait de revoir un Jésus Christ inhabituel, pour qui tout cardinal n’est qu’un disciple, chasser les marchands du TempleOu encore, pour être en phase avec notre temps, suivre le Pape, le patron des cardinaux, s’impliquer dans le débat politique en cours sur l’immigration en Occident et surtout en Europe. Car, à l’instar du discours musclé du Cardinal Monsengwo, celui du Pape François est bien inscrit dans le cadre de l’identité et de la vocation messianique de Jésus Christ, précisées par lui-même, ainsi que des traits caractéristiques de toute communauté de foi digne de ce nom qui se rassemble en son nom. Mais parmi les Congolais qui approuvent la sortie médiatique fracassante du prélat et qui constituent sans nul doute l’écrasante majorité de la population, s’est-on seulement demandé si le terme “médiocres” ainsi que l’expression “prétendus vaillants hommes en uniforme” ont été dictés par la colère ou par l’analyse de la situation politique du pays ? Joseph Kabila est-il vraiment un chef d’Etat “médiocre” et nos policiers et soldats, des “prétendus vaillants hommes en uniforme” ? Nous nous proposons d’éclairer cette question à travers un exemple tiré de notre carrière.

Nous avons été une fois emmenés à vendre nos services à l’une des institutions internationales établies en Centrafrique pour aider ce pays à sortir d’une grande crise politico-militaire. Nous y avions alors côtoyé des policiers et soldats congolais. Nous avions même eu le privilège, dans l’exercice de nos fonctions, d’haranguer les troupes congolaises lors d’une passation de service avec des troupes d’un pays européen pour leur signifier que si la protection des civils était leur tâche prioritaire, pour la mener à bien, elles devaient avant tout gagner une première bataille, celle de la perception. Car quand le client, le peuple centrafricain dans ce cas-ci, est persuadé que les troupes étrangères sont là pour le protéger, le mandat devient facile à remplir.

On sait que les soldats congolais étaient rentrés au pays pour des raisons éthiques et non opérationnelles. Encore qu’il y ait beaucoup à dire à ce sujet. Ce que l’on ne sait pas par contre, c’est la raison du retour des policiers congolais. Et c’est à ce niveau qu’on peut se rendre compte si le terme “médiocres”, pour qualifier Joseph Kabila et ses clients internes, et l’expression “prétendus vaillants hommes en uniforme”, pour décrire les forces dites de l’ordre qui se sont rendues coupables d’une répression barbare des chrétiens, sont bien à leur place.

La République non-Démocratique du Congo avait fourni des policiers et soldats dans le cadre de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), une mission de maintien de la paix autorisée le 5 décembre 2013 par le Conseil de sécurité des Nations Unies à travers sa Résolution 2127, mais sous la conduite de l’Union Africaine. Nos policiers avaient servi pendant neuf mois. Ouvrons une première parenthèse pour souligner qu’ils avaient bien perçu leurs salaires. Mais leurs primes, elles, étaient entièrement détournées.

Le 15 septembre 2014, il y eut passage officiel de témoin de la force africaine MISCA à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), créé le 10 avril de la même année par le Conseil de sécurité via sa Résolution 2149. L’Union Africaine n’étant pas les Nations Unies, pour en arriver là, il fallait que les différents contingents policiers et militaires de la MISCA passent par un processus d’évaluation ou filtrage suivant les normes des Nations Unies. Nos compatriotes n’avaient aucune chance d’être retenus. D’abord, parce qu’il y avait une mission de maintien de la paix des Nations Unies dans notre pays. Ensuite, parce que de tous les contingents de la MISCA, les nôtres étaient les derniers de la classe sur le plan logistique. Mais en dépit de ce handicap, ils étaient les premiers sur le plan opérationnel, c’est-à-dire dans l’exécution de la tâche prioritaire qu’on attendait d’eux, à savoir protéger les civils. Par ailleurs, de même que jadis le dictateur centrafricain Jean Bedel Bokassa était le seul chef d’Etat à être accueilli chaleureusement aux cris de “Mwana mboka” à chacune de ses visites sous la dictature de Mobutu, policiers et soldats congolais avaient gagné la bataille de la perception au point d’être ceux qui étaient les mieux appréciés de la population centrafricaine.

Conscient des atouts soulignés ci-dessus, le leadership de la MISCA avait vivement recommandé nos policiers et soldats à la MINUSCA qui les avait intégrés dans ses rangs avec l’espoir que notre pays honorerait ses engagements en les dotant enfin des moyens logistiques à la hauteur de leur mission. Ouvrons une deuxième parenthèse pour expliquer trois petites choses. Primo, en plus des salaires qu’elles paient directement aux pays contributeurs de troupes et des rations alimentaires distribuées à celles-ci sur le terrain des opérations, les Nations Unies versent un loyer pour tous les moyens logistiques que ces pays mettent à la disposition de leurs troupes. Le Bangladesh, le Pakistan, l’Inde, l’Ouganda, le Kenya, le Rwanda et le Nigeria, qui sont actuellement les plus gros pays contributeurs, ont compris l’importance d’une telle manne financière. Secundo, le contrat signé avec un contingent est de six mois, renouvelable une fois. Cela signifie qu’après douze mois de service, le pays contributeur doit procéder à une rotation, avec l’arrivée d’un contingent frais. Tertio, le salaire d’un policier est de $1.200 par mois. A la discrétion de chaque pays, un montant peut être déduit de cette somme avant de payer le solde au policer.

Le Général Raus avait visité nos policiers à Bangui. Il avait promis d’envoyer les moyens logistiques qui faisaient défaut. Mais en avait-il le pouvoir ? Etait-il un responsable ou un larbin de service ? Six mois s’étaient écoulés sans que rien n’arrive. Normalement, la MINUSCA aurait dû renvoyer nos policiers. Mais ils étaient si performants sur le plan opérationnel qu’on les avait gardés. Toujours avec l’espoir de voir la République non-Démocratique du Congo assumer ses responsabilités conformément au protocole d’accord signé avec les Nations Unies. Après douze mois de service, la rotation devait avoir lieu. Mais comme les moyens logistiques n’étaient toujours pas au rendez-vous et que nos policiers étaient toujours performants malgré tout, on leur avait accordé quatre mois supplémentaires au bout desquels la MINUSCA avait fini par désespérer de la capacité des autorités congolaises à respecter leur signature. Mais, la Mission onusienne avait tiré la leçon de la performance de nos policiers. Elle avait fait passer un test à leurs officiers auquel dix d’entre eux avaient réussi pour servir comme coordonnateurs des activités des contingents de police d’autres pays, coordonnateurs payés directement par les Nations Unies.

Ouvrons une dernière parenthèse au sujet des salaires. Commençons par faire le calcul. Nos policiers avaient servi pendant seize mois. Le salaire mensuel étant de $1.200, cela fait un total de $19.200 pour chacun. Bien sûr, l’Etat congolais devait déduire, par mois, quelque chose se situant généralement entre $100 et $200. Tout au long de leur séjour en Centrafrique, leur commandante, une Katangaise, leur faisait croire, lors des rassemblements, que le pays n’envoyait pas les salaires. A leur retour à Kinshasa, chaque policier a perçu $20 sur les $19.200 espérés. Ecrivons en lettres le montant perçu pour seize mois de service pour qu’on comprenne bien qu’il ne s’agit pas d’une erreur de frappe : vingt dollars. Révoltés, nos policiers qui s’apprêtaient à revendiquer leurs droits furent intimidés et menacés. Quant à leur commandante qui faisait aussi partie des dix lauréats du test ci-dessus mais qui ne retournera pas en Centrafrique, elle fut flanquée de PM pour sa protection dans les rues de Kinshasa.

Quand on est Congolais et qu’on a évolué longtemps à l’étranger de préférence au sein de grandes organisations internationales non pas à coup de parachutage mais de ses propres efforts à travers concours et interviews sur les compétences requises pour mériter sa place, côtoyant au quotidien des ressources humaines venues des quatre coins du village planétaire, on se rend vite compte que nous sommes un grand peuple. Mais en matière de gouvernance, nous avons eu le malheur d’avoir des dirigeants impulsifs ou irréfléchis à des moments clés de notre histoire : le premier ministre Patrice Lumumba, l’éternel opposant Etienne Tshisekedi et le larbin de service Laurent-Désiré Kabila. Nous avons également eu le grand malheur d’avoir pour dirigeant et cela pendant de trop longues années un despote prédateur et roi fainéant en la personne de Mobutu Sese Seko. Par-dessus tout, nous avons le plus grand malheur d’avoir des élites politiques et intellectuelles sans boussole. Résultat, nous avons été facilement roulés dans la farine lors du parachutage, au sommet de notre Etat, d’un Cheval de Troie.

Joseph Kabila serait un chef d’Etat médiocre si son ascension était consécutive à un jeu politique endogène. Cheval de Troie, sa mission fut et reste de maintenir voire d’accentuer l’état comateux dans lequel les longues années Mobutu et l’éphémère règne de Laurent Désiré Kabila ont plongé notre nation. Comme le démontre le cas de nos policiers et soldats en Centrafrique, tout a été fait pour que l’Etat congolais ne puisse saisir l’occasion qui lui était offerte par des circonstances exceptionnelles pour se hisser au rang des plus gros contributeurs de troupes des opérations de maintien de la paix à travers le monde; ce qui est pourtant sa vocation naturelle. Joseph Kabila est là non pas pour servir notre nation mais pour la desservir délibérément. Mais comme il doit jouer le jeu d’être notre chef d’Etat, nous avons droit au saupoudrage appelé tantôt cinq chantiers, tantôt révolution de la modernité. 

 

Par Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
© Congoindépendant 2003-2018

28 réflexions au sujet de « Joseph Kabila: vraiment un médiocre? »

  1. Médiocre veut dire très au-dessous de la moyenne. Le surnommé J. Kabila qui n’a pas fini ses études primaires est un médiocre nonobstant le fait qu’il ait pour mission de détruire le Congo.

    Le comportement de nos hommes en uniforme est un comportement des médiocres. Ces hommelettes ont ploté nos mamans et sœurs au sortir des églises, quelle honte. Oui ce sont des médiocres qui ont laissé les rwandais se comporter en colon en rdc en croisant les bras et en baissant les têtes.

    Police et Fardc forment un effectif de plus de 120 mille hommes. S’ils avaient bougé et s’étaient mis derrière la population on n’en serait pas là. Cela devient insupportable qu’on leur trouve toujours des excuses.

    On leur demande avant tout un comportement exemplaire en rdc pas à l’étranger. Nous allons purger la police et l’armée afin de dégager les médiocres.

    Dans une famille congolaise quand un enfant est brillant, on lui dit tu seras Medecin ou avocat. Que dit on aux cancres et petits voyous de nos familles: Yo oko kende ki soda !

    L’armée et la police, c’est le déversoir de nos médiocres: illettrés, délinquants, ex rebelles, voleurs, assassins, violeurs…

    On va changer tout cela … kala te !

    1. « ….L’armée et la police, c’est le déversoir de nos médiocres: illettrés, délinquants, ex rebelles, voleurs, assassins, violeurs… »

      Oui. voila qui definit bien les FARDC et PNC depuis le debarquement en 1997 des « kadogos » et autres voyous AFDL sous pilotage de James Kaberebe, inclu son chauffeur-kadogo Hypo Kanambe-Mtwale (alias « Joseph Kabila »). Tenez, ces kadogos-assassins – inclu Kanambe – sont aujoud’hui de « generaux » !

    2. Muana ya mokolo lopango

      « On va changer tout cela … kala te ! » ? Je ne demande qu’à vous croire. Seulement voilà, officiellement, on parle de « changement » dans notre pays depuis le 24 avril 1990. Moi, je ne le vois pas venir. Et je reste convaincu qu’après Joseph Kabila, nous aurons droit à un autre despote que nous allons également décrier tout en nous disant : « On va changer tout cela … kala te ! » Vous savez pourquoi ? Parce que nous parlons de « changement » comme vous le faites si bien, c’est-à-dire sans expliquer comment y parvenir.

      1. Kala te … le sous-marin avance. Si nos actions échouent c’est parce que nous sommes souvent incapables de travailler en équipe et en mode sous-marin.

        Kala te… les médiocres vont dégager !

        1. Absence d’entente mutuelle, haine, jalousie, le m’as-tu vu,… ce sont là tous les maux qui accablent l’homme zaïro-congolais.
          Malgré tout cela, peut-on encore se permettre d’espérer? L’avenir nous le dira!

  2. Bref ; de la même manière que ceux qui traite Hippolyte Kanambe de « traître « ! Mais non il est là pour accomplir la mission qu’ on lui a confié : Faciliter l’ exploitation des minerais du sous sol congolais par les multinationales et affaiblir l’ état congolais de sorte que son pays le Rwanda en profite au maximum .

  3. Mr Mayoyo pourquoi fais tu une analyse tres logomachique? l’un n’ exclut pas l’autre. Pourquoi tu dissocies , dans le cas de Joseph Kanambe mediocre et un occupant? Et que vient faire Tshisekedi dans un article creux et sans contenu valable? Verbiage. Je decele en toi un genre ancien et nouveau d’un intellectuel mediocre et impulsif.

    1. TRES BEIN DIT.

      CE MEC COMME AUTRES PSEUDO-ANALYSTES POLITIQUES ASSIS DANS LEUR SALON, SOIT EN EUROPE OU EN AMERIQUE, EXCELLENT DANS L »ART DE BAVARDER POUR NE RIEN DIRE D’UTILE TANDIS QUE NOS BRAVES COMPATRIOTES ET PRETRES AFFRONTENT SUR PLACE CE REGIME MEDIOCRE ET BARBARE QUI NOURRIT BEAUCOUP DE CES EX-ANALYSTES ET EX-MOBUTISTES.

      1. Ye-Mototo wa-Karavia

        Oui, moi que vous appelez “ce mec” et “pseudo-analyste politique”, je suis confortablement “assis dans mon salon” et j’excelle dans “l’art de bavarder pour ne rien dire d’utile tandis que nos braves compatriotes et prêtres affrontent sur place ce régime médiocre et barbare”. On se serait attendu en toute logique à ce que vous nous appreniez que, comme nos “braves compatriotes et prêtres”, vous vous trouvez au front du combat contre la dictature. Mais on vous imagine aisément dans un salon en train de prendre connaissance des textes inutiles sur CIC et de réagir pendant que le combat contre la dictature fait rage. Quelle déception ! Et surtout, quelle inconséquence !

    2. Mabeo,

      La compétence exclut l’occupation dans la mesure où on est compétent quand on a pour mission de répondre aux besoins de la population et qu’on y répond effectivement. Tel n’est pas le rôle de l’occupation. L’occupant se moque bien des besoins de la population. Il occupe le territoire à son seul profit. Mon texte devient tout à coup « creux et sans contenu valable » dès l’instant où il est question de la responsabilité de l’éternel opposant Tshisekedi dans notre malheur collectif. Mais attendez ! Faut-il vous faire un dessin sur cette responsabilité ? Moi, quand un homme politique meurt, je lui souhaite certes de reposer en paix, mais je me réserve le droit de revenir sur son héritage. Celui-ci reste catastrophique pour l’éternel opposant. Voudriez-vous que je développe ma pensée ?

  4. Rendons les choses souples au lieu de discourir inutilement. Kabila et sa bande sont réellement des médiocres (cfr. La piteuse gestion de la respublica). Évitez de trop mystifier le débat pour rien. Nos cerveaux sont bourés de tant de problèmes du Congo. Épargner nous d’abondantes littératures inutiles.

    1. André Ngandu,

      Je constate que vous savez très bien inverser les rôles. Personne ne parviendrait à lire tout ce qui s’écrit à travers le monde et le temps. Il n’appartient pas à celui qui écrit d’épargner le lecteur « d’abondantes littératures inutiles ». C’est au lecteur lui-même de faire le choix entre ce qui lui est utile et ce qui ne l’est pas. Faut-il vraiment vous apprendre une chose aussi évidente ?

      1. Mayoyo Bitumba

        Notre compatriote Ngandu voudrait tout poliment t’apprendre a respecter cet espace precieux qu’est le site CIC; et de ne pas le polluer en y deversant tes conneries inbues d’arrogance verbiose !

        1. Ye-Mototo wa-Karavia

          Puisque vous vous autoproclamez porte-parole de Ngandu, comme on en voit de nos jours à Kinshasa auprès de chaque musicien, dites-lui que sa demande est rejetée. Mieux, il va encore et toujours lire mes textes inutiles. A moins qu’il fasse sienne ce que je lui ai appris et qu’il ignorait peut être : sa liberté de choisir les textes à lire.

  5. Un long article avec une digression sous forme de parentheses inutiles au risque de derouter un lecteur. Soit!
    Hypolite Kanambe alias « Joseph Kabila » et surnomme plus tard « Kabange » n’a jamais ete mediocre et ne le sera jamais! Car il joue tres bien le role qui lui a ete assigne par les commanditaires occidentaux. Si les « intellectuels » congolais ont refuse de croire au president de l’Apareco Honore Nbganda Nzambo qui avait deja tire la sonnette d’alarme dans le magazine « Jeune Afrique » numéro 323 du 15 janvier 2001, qu’ils puissent au moins croire – mieux vaut tard que jamais – a la declaration du depute europeen (un mundele) Jean-Luc Schaffhauser qui confirmait, lui, en pleine session parlementaire, l’annee derniere, la vraie identite ainsi que la mission confiee a l’imposteur rwandais au sommet de l’Etat congolais. Une declaration qui aurait du d’ailleurs cause un incident diplomatique ou une indignation de la part du pouvoir de Kinshasa. Cependant, niet ou kara!
    Sont mediocres, tous ceux qui refusent de reconnaitre que le Congo-Kinshasa est sous occupation malgre toutes les evidences, y compris la presence des mercenaires anglophones dans les rues de Kinshasa le 31 decembre dernier pour tuer les Congolais et ils ont tue les Congolais;
    Sont mediocres tous ceux qui pretendent que le Congo-Kinshasa n’est qu’ infiltre et pas sous occupation;
    Sont mediocres, tous ces « intellectuels » pour lesquels deux mots demeurent tabou: l’imposture et l’occupation;
    Sont mediocres tous ces « intellectuels » qui ne comprennent pas que l’infiltration n’est qu’un processus de l’occupation et la balknisation du Congo-Kinshasa a atteint sa vitesse de croisiere;
    Sont mediocres, tous ceux qui pretendent qu’il n’ y a plus de democratie en « Republique democratique » du Congo alors que le Congo-Kinshasa n’est ni une republique et encore moins une democratie;
    Sont mediocres, tous ceux qui refusent de croire que l’opposition politique au Congo-Kinshasa est une farce et une fiction;
    Sont mediocres, tous ceux qui pretendent avoir ete elus par le peuple congolais alors qu’ils ont tous -sans exception – ete selectionnes et nommes par le pouvoir d’occupation en 2006 et en 2011;
    Sont mediocres, tous ceux qui pretendent que le regime actuel est une dictature;
    Sont mediocres, tous ceux qui reconnaissent ce qui est en realite une charte du pouvoir d’occupation publie un 18 fevrier 2006 comme « Constitution » de la « Republique democratique » du Congo, car il suffit de l’etudier attentivement pour comprendre qu’elle a ete redigee sur mesure de l’imposteur rwandais au sommet de l’Etat congolais;
    Sont mediocres tous ceux qui negocient et travaillent avec les occupants ou sous l’obedience des « decideurs internationnaux » qui sont des pyromanes transformes en pompiers;
    Sont mediocres tous ceux qui sillonnent les capitales occidentales a la recherche du pouvoir au Congo-Kinshasa;
    Sont mediocres, tous ceux qui font partie de la classe, plutot CRASSE, politique congolaise.
    Sont mediocres, tous ceux qui se referent a l’Accord du 31 decembre 2106 comme l’Accord de « Saint Sylvestre » alors qu’il s’agit en realite d’un Accord de Satan en veste etant donne que ce Satan foulait le sol zairois avec ses bottes de jardiniers et camouflage en octobre 1996 par Kisangani sous le sobriquet de Commandant Hypo;
    Sont mediocres, tous ceux qui pretendent se battre pour « liberer l’avenir » alors que le vrai diagnostic nous exige de nous battre plutot pour liberer le pays car, en effet, il s’agit d’une occupation;

    1. Chryso,

      Ainsi, tout le monde serait médiocre sauf Ngbanda et vous-même ? J’espère que vous suivez attentivement le lynchage médiatique du Cardinal Monsengwo sur la RTC et d’autres chaines dont Télé 50 du sulfureux Jean Marie Kasamba qui font la propagande du régime en place. Tout semble indiquer qu’à chacun ses médiocres. Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà. Au fait, depuis quand avez-vous pris conscience du fait que notre pays regorgeait tant de médiocres ? N’aviez-vous pas pris part dans la joie au referendum constitutionnel ? N’aviez-vous pas voté en 2006 avec l’espoir de voir la démocratie s’installer dans notre pays ? Aviez-vous alors vu venir l’occupation dont vous parlez ? Moi, je sais depuis le 24 avril 1990 qu’occupation ou pas, la démocratie ne serait pas au rendez-vous. C’est cela avoir une capacité d’analyse.

  6. Mayoyo, le titre de votre article ne correspond nullement à son contenu.
    Nulle part Monsengwo a stigmatisé celui qui se fait appelé Kabila, comme médiocre.
    Pour être bref:
    Monsengwo en parlant de « médiocres » (au pluriel), il ne faut pas être intellectuel pour comprendre qu’il faisait allusion à tout le système actuel, y compris alia Joseph Kabila. Je dirai en d’autres termes qu’il a dit tout simplement:  » Que le système actuel qui dirige le pays, dégage ». Car il ne s’agit pas de faire dégager une seule personne fut-elle Kabila, mais tout son système qui est sous la coupe de la domination rwandaise du Tutsi Power. C’est en diplomate averti qu’il a préféré parler des MÉDIOCRES pour insinuer cette occupation du pays.
    En utilisant l’expression “prétendus vaillants hommes en uniforme”, c’était toujours une manière diplomatique que lui exige ses fonctions de Pasteur de l’église catholique, de dire tout simplement que « les hommes en uniforme qui ont mené des exactions dans les églises n’étaient que des étrangers. D’où l’expression « prétendus vaillants hommes en uniforme ».
    Il ne fallait pas un long texte comme celui que vous avez écrit pour nous vanter ce que vous nous présenter comme votre expertise internationale, pour comprendre cela.
    Votre texte comprend beaucoup d’incohérences. Je vous invite à plus d’humilité svp.

    1. Bois,

      Nous voilà au cœur du problème. Si comme vous le soutenez, vous comme bien d’autres intervenants, que le système actuel a pour finalité non pas le redressement du pays mais son contraire, en tant que système, est-il performant ou médiocre quand on sait qu’il est bien en place en dépit de sa désapprobation généralisée ? Quant à nos policiers et soldats, qu’ils soient performants ailleurs que dans notre pays, cela ne vous éclaire-t-il pas sur ce qu’il faut changer entre ce policier ou soldat et l’environnement dans lequel il agit ? Cela ne vous rappelle-t-il pas un vieux débat dans cet espace ? Et puis, depuis quand partager l’expérience des policiers et soldats congolais sous d’autres cieux revient-il à se vanter ? Faut-il vous apprendre que dans un espace bien nommé « Opinion & débat », on peut parler de tout et de rien voire même du sexe des anges ? Si vous avez des sujets plus intéressants, qu’est-ce que vous empêche de nous édifier ? Dois-je vous apprendre que comme vous, je ne suis qu’un lecteur de CIC ?

  7. ‘JK’est-il un « médiocre » ? Jusqu’à preuve du contraire il est le PR du Congo reconnu par tous dedans et dehors et en cette fonction il est bel et bien « médiocre » !
    Nous Congolais, du moins parmi les plus lucides, savons que ‘JK’ est un « Cheval de Troie », installé à la tête du pays par l’étranger : il travaille donc d’abord pour le profit de ce dernier, il remplit au Congo une « mission spéciale » peu compatible avec sa fonction officielle !
    Là-dessus notre faille à nous Congolais est de n’avoir pas encore réussi à faire entendre à l’opinion internationale que ‘JK’ n’est pas qu’un « banal potentat exotique » mais ce Cheval de Troie… La parole forte de Monsengwo qui le désigne lui et sa camarilla comme des « médiocres » est donc la bienvenue, encore faut-il qu’elle soit réellement entendue par cette puissante CI (principalement ‘occidentale’) qui décide de l’essentiel sur la marche de la planète…
    En effet depuis deux décennies notre pays subit un « véritable génocide », « la plus grave tragédie mondiale depuis la Seconde Guerre », a-t-on dit, dans un relatif silence : c’est notre grand malheur, victimes impuissantes d’une indifférence coupable à ne pas nommer comme il se doit la réalité d’une gestion catastrophique du pays, de ne pas désigner la lourde responsabilité d’un pouvoir « génocidaire » envers le peuple qu’il est censé diriger, une « occupation implacable »…
    ‘JK’ est donc bel et bien un « médiocre chef » pour notre pays que nous devons « dégager » !

    1. Nono,

      Je sens l’odeur d’un mélange des pinceaux dans vos propos. Si ‘JK’ est le PR du Congo, il est effectivement médiocre. Mais le témoignage que j’apporte indique clairement que l’accent dans cette médiocrité doit être mis sur le système et non sur l’individu. Car les mêmes médiocres policiers et soldats congolais se sont révélés compétents sous d’autres cieux, c’est-à-dire dans un environnement politique ou institutionnel différent. Vous l’aurez constaté, nous sommes là au cœur de notre vieux débat. Cela signifie qu’il n’y a pas, comme vous l’avez toujours soutenu, de révolution de mentalité à mener, mais un changement de système à concevoir et mettre en place. Mais si ‘JK’ est un « Cheval de Troie », vous conviendrez avec moi qu’il très compétent. Quand vous affirmez que « notre faille à nous Congolais est de n’avoir pas encore réussi à faire entendre à l’opinion internationale que ‘JK’ n’est pas qu’un « banal potentat exotique » mais ce Cheval de Troie », je suis pleinement d’accord avec vous. Et ce n’est pas une tâche facile. Car on se moquerait aussitôt de nous parce qu’il était bien le chef de l’armée de terre sous LDK et présenté comme le fils de ce dernier. Connaissez-vous quelqu’un qui serait fier de parcourir le monde et de démontrer qu’il s’est fait rouler dans la farine ?

      1. Mayoyo, vous dites : « Connaissez-vous quelqu’un qui serait fier de parcourir le monde et de démontrer qu’il s’est fait rouler dans la farine ? »
        C’est justement ce que je vous (nous) reproche, c’est parce que vos ‘concitoyens’ se sont complus en ce genre d’affectations légères face aux problèmes majeurs qui les concernent qu’ils ont « failli ». Les Rwandais, les Sierra-léonais, les anciens Yougoslaves… ont connu leurs catastrophes mais celles-ci leur ont été reconnues et ils ont eu leurs Tribunaux Spéciaux qui ont condamné les coupables tandis que malgré la tragédie la plus grave depuis la Seconde Guerre les Congolais, eux, n’ont pas été assez futés pour que celle-ci leur soit reconnue et qu’ils obtiennent une Cour qui sanctionne les coupables étrangers et autochtones… Même si nous sommes victimes des puissants de par notre situation géostratégique, nous ferions, nous aurions mieux fait si nous évacuions notre fausse honte notamment en assumant de condamner ‘JK’ et ses parrains…

        Quant au « système » plutôt que l’ « individu » dont il faut d’abord souligner la ‘médiocrité’, je redirais juste qu’il n’y a de ‘système’ sans ‘auteur’ : l’homme le crée, l’applique, le fait appliquer Pas de système génération spontanée, l’homme le crée à partir de son bagage, fruit de son itinéraire personnel et de son milieu socio-culturel…

        1. Nono,

          Vous aimez les formules alambiquées. C’est quoi un « système sans auteur » que vous semblez opposer à un « système génération spontanée » ? Concernant la quête de réparation, il y a au sommet de chaque Etat un premier responsable. Si le premier des Congolais est un Cheval de Troie, comment voulez-vous que les Congolais réclament justice pour leur Nakba ? Ne savez-vous pas qu’il y avait une plainte contre le Rwanda ? Qui l’a retirée ? Et pourquoi celui qui l’a retirée l’a fait en toute impunité ?

          1. Mayoyo,

            Voilà que vous faites maintenant semblant de découvrir à travers je ne sais quelles « formules alambiquées » un désaccord vieux entre nous : c’est vous qui n’avez d’yeux que pour le « système » comme si celui-ci était « sans auteur », de « génération spontanée », créé « ex nihilo »… Moi j’ai toujours défendu que ce sont les « hommes » censés le produire qui manquent…
            D’ailleurs plus d’une fois vous y tancez l’irresponsabilité de l’« élite africaine » et oubliez que celle-ci est largement encore le reflet de notre société : on lui demande de conduire l’Afrique vers l’excellence, vers un « système meilleur », elle n’a de cesse que de le rabaisser au niveau du commun le plus bas où il se trouve…

            Quant à l’explication, pire à la justification de la non-reconnaissance de notre « Nakba (= génocide pour moi )» par le « premier responsable », c’est pour moi la plus facile qui à la limite ne peut laver le reste du peuple Congolais que de sa « complicité inconsciente »… Il y’aurait dû avoir selon moi une réaction plus consciente et plus vigoureuse pour exiger un « Tribunal Spécial » après que ‘JK’ ait eu comme première mesure après son intronisation cavalière à la tête du pays l’abandon de la plainte contre le Rwanda…
            Et depuis tous ceux qui ont entrepris de le faire ont été peu soutenus par ce même peuple : plus généralement c’est la mort dans l’âme que j’ai eu à déplorer le peu de conscience que les Congolais en ont quand derrière Me Rety qui il y’a 6 ans avait relancé cette initiative avec pétition internationale, j’ai eu de la peine à convaincre des signataires que c’était là une démarche capitale pour notre pays…

  8. Nono,

    Comment voulez-vous que je n’insiste pas sur le système quand je sais, par exemple, que les policiers et soldats congolais, si médiocres chez nous, se montrent très performants ailleurs ? Depuis que j’interviens dans ce forum, je vulgarise sans cesse un modèle alternatif. N’a-t-il pas un auteur ? Il va sans dire que les modèles alternatifs ne viendront que de l’esprit créateur de l’homme. Et je suis heureux de constater que je ne suis pas le seul à appeler pour l’invention des tels modèles. Même Edem Kodjo, qui a induit en erreur des générations d’intellectuels africains sur l’impossibilité d’alternatives à la démocratie occidentale, il plaide désormais sur la nécessité d’explorer des modèles alternatifs. Quant à notre responsabilité collective concernant notre Nakba qui attend désespérément réparation, admettons qu’il y ait eu une grande mobilisation, Joseph Kabila étant un dictateur, pensez-vous un seul instant qu’il allait inscrire sa politique dans le cadre de cette mobilisation ? Aujourd’hui, il y a mobilisation sur son départ. A-t-il accepté de s’en aller ?

    1. Mayoyo encore à faire semblant : pourquoi croyez’vous que depuis le temps que vous le promouvez celui que vous appelez « système alternatif » n’a pas intéressé grand monde ? Parce que les Africains, les Congolais ne sont pas en tant que société ses auteurs, le jour où ils le seront vous verrez qu’ils l’adopteront aussitôt… Justement tout ce que je vous ai toujours conseillé : que tout nouveau modèle institutionnel soit véritablement le produit de notre ‘imaginaire culturel et historique’ comme le besoin de notre nouveau ‘contrat social’ quel(s) que soit(soient) son(ses) auteur(s) particuliers.
      Comment ? Si depuis vous en aviez pris conscience, vous serez aujourd’hui le premier à nous proposer un ‘addendum’ pédagogique et programmatique prenant en compte l’homme dans votre projet…

      S’agissant de la mobilisation autour de notre « Nakba » ; vous n’êtes pas sans savoir que si l’absence ou le retard des résultats devraient justifier notre abandon, aucune cause juste ne rassemblerait encore des combattants sur cette ‘terre des hommes’…
      Et surtout si vous attendez pour militer contre ‘JK’ une quelconque bonne volonté de l’apprenti dictateur qu’il est, vous ne feriez rien : la mobilisation populaire devrait justement l’y forcer…
      Dommage que celle-ci n’ait pas été massive malgré la répression : c’est aussi simple pour moi ! C’est d’ailleurs là où se trouve le mérite des Nations qui ont forcé leur avenir, arraché de lutte assidue leur libération contre la servitude… Notre pays n’a pas toujours été exemplaire sur ce point…

      1. Nono,

        Je vulgarise un modèle alternatif avec les faibles moyens à ma disposition. C’est-à-dire dans un journal en ligne dont l’audience est très limitée. Ce faisant, je reste bien pris par ma carrière professionnelle. Comme vous quand vous intervenez souvent dans ce forum. Car nous avons des responsabilités familiales à assumer. Mais même dans ce journal en ligne, il n’est pas facile de changer la mentalité des personnes qui croient dur comme fer que les Occidentaux ont inventé l’unique horizon de notre temps en matière de système politique démocratique. Par ailleurs, face à l’immense désillusion, la nécessité des systèmes alternatifs fait son chemin. Vous-même, vous m’avez une fois cité un autre compatriote qui abonde dans le même sens. Une idée politique née aujourd’hui peut être mise en chantier des décennies plus tard. Ce n’est donc pas « parce que les Congolais et les autres Africains ne sont pas en tant que société ses auteurs », comme vous le dites, que le modèle issu de mon imagination n’est pas adopté. Pour qu’il ait une chance d’être adopté, il faut une grande machine de vulgarisation non seulement auprès des élites, mais aussi auprès des masses populaires. Si jamais il devait être adopté, les Congolais ou les autres Africains n’en seraient pas les auteurs. Ils l’auront tout simplement adopté comme on adopte une Constitution par referendum par exemple. Continuer à nourrir le débat à ce sujet me semble important dans un espace bien nommé « Opinion & débat ». Pour votre information, trois candidats aux dernières élections présidentielles m’ont déjà écrit pour me signifier qu’ils voyaient les choses de la même façon que moi. J’ai alors demandé à chacun d’eux pourquoi il continuait à inscrire son action politique dans le cadre du simulacre de démocratie actuelle. Silence ! Dans ce même forum, le Dr Sodji qui lui aussi inscrit son action politique dans le cadre actuel a avoué que nos partis ne sont pas des partis. Il a même affirme avoir une vision a lui qu’il compte publier. Quand vous lisez les réflexions de Ngbanda sur le processus de démocratisation sous Mobutu, sa vision démocratique va dans le même sens que la mienne. Un jour je vais revenir sur cela. Enfin, ce n’est pas parce que je suscite le débat sur une alternative particulière à la démocratie des singes que je dois être forcément celui qui portera cette alternative sur le champ politique. Si jamais je devais le faire, je peux même me révéler être un piètre politicien.

Laisser un commentaire