« Kabila » aurait-il conçu un « Plan B »?

Qui se dissimule derrière cette mystérieuse organisation dénommée « Alliance des forces patriotiques katangaises »? Depuis plusieurs semaines, une lettre n°017/AFPK/PMK/KT/2019 datée du 27 décembre 2018, écrite sur papier à en-tête de la… « République du Katanga », circule sur les réseaux sociaux. En annexe, il y a une « Déclaration d’indépendance du Katanga » suivie de la liste des « notables katangais » présumés faire partie de ce mouvement. Le destinataire principal de ladite correspondance n’est autre que le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres. L’objet se passe de tout commentaire: « Déclaration d’indépendance du Katanga, le 1er janvier 2019 ».

L’expéditeur de cette missive, un certain Patrick Masengo Kalasa, transmet au numéro un onusien la « Déclaration d’indépendance du Katanga ». Copie de la dite correspondante est réservée aux présidents en exercice de l’Union européenne, de l’UA (Union africaine) et de la SADC (Marché commun de l’Afrique australe).

Les motivations invoquées par sieur Masengo paraissent pour le moins confuses. D’une part, il accuse le futur ex-président « Joseph Kabila » d’avoir violé l’article 5 de la Constitution – lequel stipule notamment que « la souveraineté appartient au peuple » et d’être responsable de la « situation chaotique du pays » et même d’une « gestion macabre ». De l’autre, il dénonce le fait, selon lui, que le Katanga est « depuis 55 années sous l’occupation congolaise ». La province « observe » de manière impuissante « le pouvoir de Kinshasa détruire et violer les droits légitimes de ses fils ».

C’est pour toutes ces raisons, souligne-t-il, que « nous-même et le peuple souverain du Katanga prenons unanimement la résolution de déclarer et de rétablir, à partir du 1er janvier 2019, la souveraineté et l’indépendance du Katanga ». Au moment où ces lignes sont écrites, le mouvement sécessionniste reste, fort heureusement, au niveau de la rhétorique.

Qui est Patrick Masengo Kalasa? On ne sait pas grand-chose sur lui. Sur la « toile », quelques journaux latins rapportent le contenu intégral de sa missive. Faut-il minimiser cette « histoire »? Assurément pas! Il faudrait ni la dramatiser ni la minimiser.

« PLAN B »

A tort ou à raison, certains analystes considèrent l’initiative de Masengo comme l’oeuvre d’un « farceur ». D’autres – plus réalistes? -, y voient l’ombre de « Kabila » en filigrane. Pour eux, il s’agirait d’un coup d’essai voire le début de la mise en oeuvre d’un « Plan B » par le futur ex-Président.

« Joseph Kabila »

Selon les tenants de cette dernière thèse, le « raïs » s’attendait à ce que son « dauphin » soit battu. « Un plan B consistant au repli au Katanga a été conçu en cas d’échec de la CENI de changer l’ordre d’arrivée des trois principaux prétendants », dit-on.

Notre journal a fait état, à maintes reprises, de l’intérêt soudain que le successeur de Mzee a commencé, dès le mois de juin 2016 – soit six mois avant l’expiration de son dernier mandat – à manifester à l’égard de la province de Tanganyika en générale et de son chef-lieu Kalemie en particulier. Cette province est séparée de la Tanzanie par le lac Tanganyika. « Joseph » et sa fratrie ont plus d’attaches psychologiques avec le pays du Mwalimu Julius Nyerere qu’avec le Congo-Zaïre.

Au début de l’année 2016, des Lushois ont fait état de l’arrivée d’un véritable arsenal composé notamment de plusieurs chars dans cette région pourtant tranquille. Partis de Kinshasa, ces engins de guerre ont transité par le Port d’Ilebo avant d’atteindre le Katanga. Où est passé cet armement? Quid des hommes de troupes qui les accompagnaient? Que mijote « Kabila » dans cette partie du pays?

Par des contrats signés de gré à gré tant avec des firmes chinoises (SZTC, CREC 9) que les Entreprises du Groupe Georges Forrest (EGMF), « Kabila » a commencé, dès juin 2016, par faire élargir la piste d’atterrissage de l’aéroport de Kalemie. Celle-ci est passée de 1.750 mètres à 2.500. Sans oublier la réhabilitation des infrastructures et la construction d’un bateau de 3,5 tonnes. L’origine du financement reste opaque.

« SILENCE TROUBLANT »

Un mois et demi avant la date fixée pour les élections, l’actuel gouverneur de Tanganyika, le PPRD Richard Ngoie Kitangala créa un pseudo-événement en présentant un « Plan de développement 2019-2022 » de sa province. Une région qui est un « désert industriel » au même titre que tant d’autres. Coût de l’investissement: trois milliards USD. Quelle est l’origine de cet argent? Richard Ngoie parut bien incapable d’y répondre.

Ceux qui connaissent les faits et gestes de l’oligarchie finissante ont vite compris que le « raïs » était le véritable bailleur de fond. Questions: pour promouvoir quel intérêt? « Kabila » prépare-t-il une nouvelle sécession au Katanga en recourant à des prête-noms?

Comme il a été indiqué précédemment, des notables du Katanga sont repris en annexe de la « Déclaration d’indépendance du Katanga » du sieur Masengo Kalasa. Un assemblage hétéroclite qui semble trahir la volonté délibérée de semer la confusion.

Là où le bât blesse est qu’aucun des personnages cités n’a, à ce jour, élevé la moindre protestation. Parmi les plus connus, on peut citer: André Tshombe, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, Raphaël Katebe Katoto, Moïse Katumbi. On peut citer également: Jean-Claude Masangu, Jean Mbuyu Luyongola, Henri Mova Sakanyi, Daniel Ngoie Mulunda, Kalev Mutomb (?), Floribert Kabange Numbi, Célestin Pande Kapopo, Chantal Kanyimbu, Jean-Pierre Kibambi Shintwa, et Albert Yuma. Un silence troublant! « Le ‘Plan B’ de Kabila est bel et bien en marche en dépit de la fausse sérénité qu’il affiche », tranche un observateur Lushois.

 

Baudouin Amba Wetshi

13 réflexions au sujet de « « Kabila » aurait-il conçu un « Plan B »? »

  1. Mangungu jamais kobanga !

    Kinshasa ongenga ! (Card Monsengwo).

    Congo, biloko ngelingeli ! (Zaiko Langa Langa).

  2. Le phénomène identitaire est un des facteurs majeurs de la mauvaise gouvernance endémique du Congo-Kinshasa et de bien d’autres Etats africains. Il se rencontre tant au niveau national qu’à celui des autres entités administratives dont les provinces. A ces deux niveaux, aucune réflexion n’a été menée pour une gestion rationnelle de ce phénome. Car les Congolais comme du reste les autres Africains vivent les problèmes de gouvernance, surtout celui lié à l’identitaire, comme autant des fatalités. A cet égard, aucune sécession ne peut garantir la stabilité et la prospérité de toute province sécessionniste hissée au rang d’Etat. Pour preuve, le Katanga sécessionniste des années 60 n’a pu éviter l’antagonisme voire l’affrontement entre deux identités distinctes, à savoir le nord dit Katanga « non-utile » et le Sud perçu comme le Katanga « utile ». Autre preuve récente cette fois-ci, l’implosion du Soudan dictée par le phénomène identitaire en Soudan et Soudan du Sud n’a pas permis à ce dernier Etat d’échapper au piège de l’identitaire entre les Nuer et les Dinka. A l’instar du Congo-Kinshasa sous le régime médiocre de Joseph Kabila dont les origines restées floues ont conduit à la montée en puissance des Katanga et des Tutsi rwandais, le Katanga sécessionniste sous le même Joseph Kabila ne ferait pas l’économie de la domination du nouvel Etat par une coterie des Katangais du nord et des Tutsi… toujours rwandais. Médiocre, le régime Kabila l’est même dans les mensonges. Il le restera davantage sur le plan stratégique même quand il est question d’un « Plan B » visant la sécession du Katanga.

  3. Ce plan B ne tiendra pas la route.
    Depuis 1991,Le Shaba-Katanga est dirigé par ses propres ressortissants. On connaît le bilan. Gédeon Kyungu a semé la désolation au Katanga.Le conflit bantu-twa est chronique. Des dizaines des katangais sont des réfugiés en Zambie et ailleurs.La misère règne partout au Katanga comme dans le reste du Congo. Ce sont les soldats congolais qui se font tuer au Katanga pour empêcher les katangais de tuer d’autres katangais. Depuis 1997,le Congo est sous occupation katangaise. C’est eux qui tiennent les manettes du pouvoir.

  4. Notre histoire permet de comprendre pourquoi le Congo doit être fédéralisé. En février 1960 à la conférence de la table ronde, les Belges qui connaissaient mieux le Congo belge que les malheureux évolués (pour qui l’économie était un véritable mystère) préconisaient la fédéralisation du Congo-Leo en six régions-provinces pour des raisons économiques.
    En effet, à l’époque coloniale, le Congolais n’était qu’un esclave au service de la Belgique, et le Congolais était affecté n’importe où en fonction des besoins de l’économie coloniale. Savez-vous que les Kasaiens et les Kivutiens travaillaient dans les mines du Katanga ? Pour pouvoir développer cet immense pays-continent, il était important de reconnaître l’identité de chaque Congolais ainsi que son origine. Ainsi, les Katangais allaient s’occuper du développement de leur grand Katanga, les Kivutiens de leur grand Kivu, les Bakongo de leur Kongo Central, les Kasaiens, de leur grand Kasai, etc …
    Si l’économie tourne, des emplois seront créés. Les politiciens ne s’accrocheront pas au pouvoir pour maintenir la kabilie au pouvoir pour l’intérêt de quelques individus et pas pour l’intérêt général des populations congolaises. Les politiciens ne toucheront pas à la constitution et laisseront fonctionner la démocratie.
    Comment parvenir au développement du Congo-Kinshasa ? Il faut exploiter le scandale géologique du cadastre de Jules Cornet car le marché mondial est demandeur des métaux enfouis dans le sol congolais. Le futur pouvoir de Kinshasa doit fédéraliser le Congo et doit en priorité doter chaque région-province d’une centrale électrique de 1000 MW pour mettre l’électricité à la disposition des investisseurs qui vont exploiter ces richesses naturelles. Des emplois seront créés, l’économie sera boostée, le Congo pourra se développer !
    Comment font les autres ? Regardez ce qu’a fait Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire avec la centrale électrique de Vridi pour booster l’économie ! Si Alassane Ouattara demande un troisième mandat, les Ivoiriens le lui offriront sur un plateau d’argent. Regardez ce qu’ont fait les Guinéens : une nouvelle centrale électrique a permis de booster l’exploitation de l’aluminium et même la construction d’une voie de chemin de fer vers un nouveau port ! Regardez ce font les Ethiopiens ! Etc … Sommes-nous incapables de faire ce que font les autres ?

    1. Cher lwilu,

      Juste deux petites remarques au sujet de votre sortie. Le fédéralisme et l’unitarisme ne sont nullement des réponses à la mauvaise gouvernance endémique du Congo-Kinshasa et de bien d’autres Etats africains. Dans le cadre de la démocratie partisane et conflictuelle, aucune de ces deux formes d’Etat n’empêche le national tribalisme, c’est-à-dire la domination de l’Etat par un individu ou un groupe d’individus issus généralement de la même ethnie et/ou province. L’Ethiopie fédérale le démontre suffisamment de nos jours. Par ailleurs, vous allez trop vite en besogne quand vous affirmez que « Si Alassane Ouattara demandait un troisième mandat, les Ivoiriens le lui offriraient sur un plateau d’argent ». Libérez Laurent Gbagbo et vous verrez Guillaume Soro et Konan Bédié faire alliance avec lui pour qu’Allasane Ouatarra dégage aussitôt.

      1. Ma proposition c’est de tourner définitivement toute page de type kabilie par la relance de l’économie en fédéralisant le Congo-Kinshasa. C’est parce qu’il n’y a pas d’emplois au Congo-Kinshasa que la kabilie existe. Et les princes de la kabilie savent qu’ils ne trouveront aucun emploi dès qu’ils auront quitté les allées de la kabilie. Alors ils s’accrochent au pouvoir pour leur propre intérêt. C’est par une économie solide qui crée des emplois pour les Congolais que le Congo-Kinshasa va se développer et verra disparaître toute kabilie
        Le Kongo central possède des ressources naturelles, des ressources humaines, des infrastructures. Les hommes du Kongo central veulent investir dans l’économie du Kongo central pour le développement du Kongo central et le bien-être de ses enfants.

    2. @iwilu.
      De mon point de vue,c’est pas la forme de l’Etat(fédérale ou unitaire) qui explique la a stagnation-régression du Congo-Zaïre.Il faut chercher dans la tête du Congolais lui-même le fait que son pays riche,beau et grand soit devenu un trou noir en Afrique centrale.Il existe des pays qui ont fait le choix de la forme fédérale ou unitaire de l’Etat et qui se portent mieux le Congo.
      Les USA,la Belgique,le Brésil…sont des fédérations. La France et la Chine sont des Etats unitaires.

      Comme je l’ai dit dans mon autre intervention,c’est depuis 1991 que nos provinces sont dirigées par leurs propres ressortissants.Leurs bilans sont désastreux dans tous les domaines:sécuritaire,économique, social,écologique… Les animateurs des ces entités dites décentralisées passent le clair de leur temps à se chamailler.Ils n’ont aucun souci du développement de leurs patelins.
      Il n’y a pas des sakata (Maindombe) des ndibu (Kongo Central) ou Ngombe(Mongala) dans les groupes maï-maï qui sèment la désolation à l’Est ou au Katanga. Ce sont les tribus de là-bas qui maltraitent leurs propres frères. Y a-t-il eu des Hema(Ituri),des zande(Uélés), des enyeles (Sud-Ubangi) parmi les responsables de la barbarie de Yumbi?
      Nous congolais,on a un problème avec la gestion rationnelle d’un Etat moderne.

  5. Soyons sérieux une minute, cher BAW, ce plan existerait, il ne serait alors qu’un plan D, E, F ou que sais-je. ‘JK’ n’est pas idiot au point de croire même en désespoir de cause qu’un repli dans un Katanga autonomise en un improbable État le sauverait même quelques semaines.
    Il veut rester au pouvoir certes mais il a à son coude des scénarii moins suicidaires.

    1° Il n’a pas encore épuisé toutes les possibilités d’imposer son dauphin fidèle et croyez-moi son labo assisté d’une Ceni à ses bottes s’y attelle à pieds fermes encore maintenant. D’ici la proclamation des résultats, ils ont encore le temps de nous pondre sa victoire avec les chiffres de leur cru…
    2° Il se murmure, mieux il se prépare aussi une alliance avec le tandem Tshilombo/Kamerhe pour le bombarder vainqueur à la place d’un Fayulu de composition plus conflictuelle surtout qu’il est allié à celui qui est devenu son ennemi juré, Katumbi Judas. C’est plus que possible : tout le monde a entendu les surprenantes déclarations de Tshilombo de toute complaisance sinon magnanimes et même louangeuses envers notre petit rais : le terrain est donc bien balisé.
    3° Et pourquoi, si ces deux premiers plans étaient en souffrance, ne jouerai t-il pas une autre sécurité : tenter l’annulation des scrutins avec l’aide d’une CS qui lui est dévouée. C’est déjà quelques mois sinon années de gagnés. Ce n’est pas la CI même les Usa qui fait beaucoup de bruits pour ne rien faire qui l’en empêcherait, elle ne veut surtout pas de grabuge supplémentaire, c’est tout.

    Et ainsi de suite avant de songer à un improbable mini État du Katanga…
    Le souci premier de notre Kadogo, c’est sa sécurité et celle de sa famille, la préservation du pactole qu’ils se sont faits sur les richesses du pays, une immunité au pays et en dehors qui le laisse tranquille au Congo et en une moindre mesure à l’étranger, et d’ailleurs un étranger aussi allié comme l’Afrique du Sud et d’autres pays de la région et plus loin la Russie, la Chine et d’autres pays…
    Et comme je ne vois pas à l’horizon de notre pays une révolution qui balaierait tout et exigerait des comptes des précédents, hélas je vois ‘JK’ s’en sortir relativement tranquille sans chercher des exils locaux ou étrangers compliqués.

    1. C’est Martin Fayulu le vainqueur de ces élections. Toutes les ethnies congolaises devraient se ranger derrière ce digne fils du pays pour un Congo fort et uni en vue de sa reconstruction. Felix Tshisekedi doit être le premier à reconnaître sa défaite, abandonner l’opportunisme de facilité et féliciter son frère Martin Fayulu. Tout plan en dehors de la vérité des urnes est voué à l’ignominie et ne fera pas long feu.

      1. Ndeko Armand,

        J’admire votre lucidité et votre courage d’écrire ce que vous venez d’écrire. Mais malheureusement, je crois que Felix ne peut tout simplement pas abonder dans votre sens. Il est cuit. Il n’a jamais été du côté du peuple. Il est du côté de l’argent. Il est s’est tellement compromis avec ces gens que s’il essayait de les abandonner maintenant, je ne donnerai pas cher de sa vie…Il est cuit jusqu’au cou !
        Que dieu lui vienne en aide !

    2. Cher Nono,

      Vous venez de resumer mieux que quiconque sur CIC les reels scenarii en preparation par notre tres-petit rais, son majordome Nehemie Mwilanya et leur « Cheval de Troie » vomi Shadary Ramazani qu’attend la Justice au tournant.

      Rien de plus a y ajouter car vous avez tout – et bien – dit.

  6. PS
    J’ai oublié de spécifier mais en était-il besoin que contrairement aux problèmes internes d’un État secionniste du Katanga que je lis ici, l’obstacle le plus dirimant qu’il rencontrerait c’est le rejet international, des différentes chancelleries mais surtout de ses instititutions. Meme les vautours internationaux ne s’y accrocheraient pas bien longtemps.

    1. Cher Nono,
      Dans quel monde vivez-vous? Nombreuses sont ces chancelleries qui ne parient que sur la dislocation du Congo. Certains universitaires occidentaux estiment même que le Congo étant trop vaste, il faudrait sa partition pour une gouvernance économique qui soit proportionnelle aux ressources particulières de chaque entité provinciale. C’est dans ce sens que le code minier amendé en 2018 dispose la perception à la source des redevances minières par les provincettes. Certaines d’entre elles n’existent d’ailleurs que sur papier.C’est aussi dans ce sens qu’il faut comprendre le passage à 27 provincettes. Au président démocratiquement élu Martin Fayulu ainsi qu’aux ethnies congolaises de relever le défi de « l’union fait la force ».

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