« Kabila » fait les yeux doux à « VK »

Le Tout-Kinshasa politico-médiatique ne parle que de ça: le « défilé » des kabilistes à la prison de Makala pour rendre visite au prisonnier très particulier qu’est Vital Kamerhe, directeur de cabinet, en titre, du président Felix Tshisekedi Tshilombo. Que se cache-t-il derrière toutes ces « visites de compassion et d’encouragement » qui dégagent une odeur de duplicité? Vital Kamerhe va-t-il se laisser attendrir par les chants de sirène de l’ex-raïs qui l’avait humilié plusieurs fois durant la belle époque du PPRD ?  

« C’est la logique de guerre! ». C’est le moins qu’on puisse dire du climat qui règne actuellement au sein de la coalition FCC-CACH. Entre Felix Tshisekedi et son prédécesseur « Joseph Kabila », la crise de confiance est montée de plusieurs crans. L’heure est aux faux-semblants. Et ce en dépit du fait que chacun de partenaire ne cesse de gloser sur son attachement à cette « union ». « Kabila avait cédé le pouvoir à Felix dans l’espoir que le leader de l’UDPS allait se plier à ses quatre volontés. Surprise: ce dernier ne fait plus qu’à sa tête », commente un observateur de la politique congolaise.

L’ex-président « Joseph Kabila » et ses caudataires

Les nominations-surprises opérées par le président Tshisekedi au sein de l’armée et de l’appareil judiciaire ont été accueillies au sein du « Front commun pour le Congo », la mouvance kabiliste, comme une « déclaration de guerre ». A défaut de faire perpétrer un « coup d’Etat » ou de faire destituer son successeur par voie judiciaire, l’ex-raïs mijote d’autres « plans ». Désormais, les deux partenaires ne se feront plus de cadeau. Tous les coups sont permis. Et ce y compris l’intrigue.

Le « clan Kabila » a compris que les partisans de « VK » ne savent plus à quel Saint se vouer depuis la condamnation de leur leader à 20 ans d’emprisonnement dans le procès « programme 100 jours ». A tort ou à raison, les « kamerhistes » crient dur comme fer que leur leader est victime d’une cabale en perspective de l’horizon 2023. Impopulaire, « Kabila » est conscient que seul, il ne pourra rien. L’affaire Kamerhe lui donne une « nouvelle opportunité ».

VISITE DE COMPASSION ET D’ENCOURAGEMENT

Dix-neuf jours après la visite effectuée par Olive Lembe Kabila à la résidence de la famille Kamerhe, c’est le tour de Néhémie Mwilanya Wilondja, le coordonnateur du Fcc – que d’aucuns affublent du surnom de « Raspoutine » -, à se rendre à la prison de Makala pour une « visite de compassion et d’encouragement » à Vital Kamerhe. C’était le dimanche 26 juillet.

De quoi ont-ils parlé? Mystère! On imagine qu’ils n’ont pas manqué de faire une « évaluation » de la situation politique du pays depuis la conclusion du « deal » entre les deux coalitions. Sans omettre de parler du procès et de la dernière demande de liberté provisoire demandée par « Vital ». Ouvrons la parenthèse pour signaler que la requête a été rejetée, dès lundi 27 juillet. A en croire l’équipe de défense du « dircab » à la Présidence, la santé de celui-ci se serait « considérablement détériorée » suite aux mauvaises conditions carcérales à Makala, a précisé l’avocat Jean-Marie Kabengela Ilunga. Il serait question d’une « insuffisance respiratoire ».

Né le 4 mars 1959, licencié en sciences économiques, Kamerhe a servi dans plusieurs cabinets ministériels sous la IIème République avant que son chemin ne croise celui du général Denis Kalume Numbi en 1998. Le Mzee Kabila venait de confier à cet officier l’animation du « Service national ». En 2000,  après un passage au cabinet du ministère de la Reconstruction, « Vital » commence à voler de ses propres ailes. Il est nommé commissaire général adjoint à la Monuc (Mission de l’Onu au Congo).

Obsèques de Mzee LD Kabila

Le 16 janvier 2001, le président LD Kabila meurt dans des circonstances non-élucidées à ce jour. « Vital » rejoint le nouveau président. L’homme fait non seulement partie des fondateurs du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) mais aussi du petit cercle des « stratèges » qui vont permettre à « Joseph Kabila » de rester calife à la place du calife lors du dialogue intercongolais à Sun City. Inutile de parler de complicité entre « VK » et le successeur de Mzee, Et ce jusqu’à l’élection présidentielle de 2006 « remportée » par ce dernier. Le directeur de campagne s’appelait: Kamerhe.

LE TEMPS DES HUMILIATIONS

Promu président de l’Assemblée nationale alors qu’il lorgnait sur la Primature (dixit Barnabé Kikaya Bin Karubi), Kamerhe va se révéler comme le meilleur « Speaker » tout au long des années « Kabila ». Il veillera scrupuleusement à un partage du temps parole entre la majorité et l’opposition. Cette attitude « libérale » lui a, sans doute, valu sa mise « à l’écart » au profit d’Augustin Katumba Mwanke.

Friand du parler-vrai, « Vital » va se mettre à fustiger l’existence d’un « gouvernement parallèle » à la Présidence de la République. C’est ici que les « humiliations » vont pleuvoir.

Mi-novembre 2008, à la surprise générale, « Kabila » fait éjecter le président de l’Assemblée nationale de son bureau du Palais du peuple. Prétexte invoqué: ledit bureau fut destiné au président Mobutu Sese Seko. Il revient donc au chef de l’Etat.

En janvier 2009, « Kabila » passe un « accord secret » avec le président Paul Kagame aux termes duquel des militaires de l’armée rwandaise ont été déployés dans les provinces du Kivu. Mission: traquer les rebelles hutus dits Fdlr (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) dans le cadre de l’opération dite « Umoja Wetu ». Interrogé par Radio Okapi à ce sujet, le « Speaker » a clamé sa « surprise » en précisant qu’il n’a pas été informé. Au grand dam de « Kabila » qui monte aussitôt sur ses grand chevaux.

« VK » DEMANDE PARDON AU « RAIS« 

Lors de la rentrée parlementaire le 16 mars 2009, « Kabila » ne va pas par quatre chemins en exigeant la démission illico presto du Président de l’Assemblée nationale. Un cas sans précédent dans un pays qui se dit démocratique. « VK » en est sorti « grand » aux yeux de l’opinion. Contre toute attente, l’homme va ruiner son image de « patriote » en demandant pardon au chef d’Etat d’alors suspecté de connivence avec le maître de Kigali.

Mi-décembre 2010, c’est la naissance de l’UNC (Union pour la nation congolaise). La sortie du parti kamerhiste a lieu au Quartier « GB » à Kinshasa. Dans son discours inaugural, « VK » est revenu sur le fameux « gouvernement parallèle » qui agit, selon lui, « au détriment du bien-être du peuple congolais ». Pour lui, cette situation est décevante au regard du projet de société du PPRD dont il fut notamment le secrétaire général de 2004 à 2007.

En dépit de la « rupture » avec « Kabila », « Vital » n’a pu dissipé les soupçons selon lesquels il entretiendrait des « contacts secrets » avec la fratrie. Ses contempteurs se plaisent à lui opposer son opuscule « Pourquoi, j’ai choisi Kabila » publié à la veille du premier tour de l’élection présidentielle de 2006. « Il doit publier un autre ouvrage pour expliquer pourquoi il a quitté Kabila », s’exclament-ils. En réponse, l’intéressé de répliquer: « (…), Etienne Tshisekedi qui est notre icône nationale incontestée – le leader incontesté de l’opposition -, a été, à une époque de sa vie, le rédacteur du ‘Manifeste de la Nsele’ avec Mobutu. (…). Commettre une erreur est une chose mais demeurer dans l’erreur est impardonnable ».

LA POLITIQUE EST DYNAMIQUE…

Vital Kamerhe et Felix Tshisekedi lors de la publication de l’accord de Nairobi créant le coalition « Cach ».

En Mai 2014, dernière humiliation: « Vital » est expulsé de la villa où il résidait depuis plusieurs années sur la base d’un contrat de location à la commune de la Gombe. Ses effets personnels sont jetés dans la rue. Un avertissement à tous ceux qui s’hasarderaient à suivre son exemple. Pas de « salut » pour quiconque s’oppose au « raïs ». Un « raïs » qui considère le Congo-Kinshasa comme un « bien personnel ».

Et maintenant! Depuis qu’il fait face à l’adversité, Vital Kamerhe s’est comporté en homme d’Etat. Il n’a commis aucune « transgression » à l’égard de son – ex? – allié Felix Tshisekedi Tshilombo avec lequel il a conclu, en novembre 2018, le fameux « accord de Nairobi » ayant donné naissance à la coalition « Cap pour le changement » (Cach).

« La politique est dynamique », dit-on. Jusqu’à quand le président de l’UNC va garder cette attitude empreinte de « noblesse »? Va-t-il succomber aux yeux doux de l’ex-raïs à l’image de cet homme qui se cramponne à la queue du « crocodile » de peur de mourir par noyade?

 

Baudouin Amba Wetshi

18 thoughts on “« Kabila » fait les yeux doux à « VK »

  1. La reponse est claire comme l’eau de source:
    Les voyous de la bande PPRD-FCC sont soudainement aux abois.
    Les Mwilanya, Shadary et Mutond et autres plantons a la solde de Hypo Kanambe-Mtwale cherchent a « isoler » FATshi. Et ce non pas pour le bien-etre des Congolais, et encore moins de la democratie sur laquelle ils cracherent pendant 18 ans, mais plutot pour faciliter le retour aux affaires de leur petit chef-de-file meme avant 2013 afin de continuer a voler, et surtout d’eviter la Justice a leurs trousses!

  2. QUI A TRAHI, TRAHIRA TOUJOURS…(ET VOLERA TOUJOURS)…
    ALORS, QUE VALENT SES ALLIANCES – TOUTES CONTRE-NATURE..?
    BON DEBARAS, ET « BONNE CHANCE » A SON EX-BERCAIL PPRD-FCC !

  3. A la lumière de ce qui est rapporté ici par BAW, une chose saute aux yeux,c’est la versatilité de cet homme intelligent mais hélas dévoré par une ambition inconsidérée qui est à la base de ses déboires aujourd’hui. Depuis l’arrivée de l’AFDL, Kamhere est dans tous les coups, les bons comme les mauvais, polyglotte, il s’est même surnommé le « pacificateur » ou plutôt le « faiseur » des rois. Mais à l’allure où vont les choses, il risque d’être plutôt le dindon de la farce. L’homme venu d’ailleurs ne l’oublions pas a la rancune tenace, pour lui, il n y a que deux alternatives en politique: soit on est avec lui soit on est contre lui. Beaucoup on même payé le prix fort pour avoir voulu s’émanciper. De toute façon Kamhere connaît très bien la musique, lui qui a pris l’habitude de manger à tous les râteliers. Le petit défilé qui s’observe à la prison de Makala ne peut surprendre que les naïf qui veulent croire que les Kabilistes qu’y vont la bouche enfarinée le font parce qu’ils ont du cœur, foutaises, ils veulent tout simplement récupérer un des leurs qui s’était égaré, pour le reste, c’est à Kamerhe de réfléchir et de savoir où se trouve son intérêt et sa survie. Tout ceux qui ont suivi la déclaration de Tunda ya Kasende ont bien compris lorsqu’il a affirmé que l’enquête qui a conduit à l’incarcération de Kamhere l’a été à son initiative. On ne peut être plus claire, si par malheur, l’UNC croit au père noël, alors elle subira le même sort que son chef. Quant à Tshisekedi, il est de son intérêt de ne pas se mêler de cette affaires, il doit laisser la justice continuer à faire don travail. D’ailleurs les Kabilistes qui ont énormément de cadavres dans leurs placards ne sont pas les maîtres de ce jeu de massacre. La politique est une question de rapport de force. Le reste n’est que stratégie et calcul.

    1. @ Oeil du Cyclone
      Tres bien dit. Que Felix Tshisekedi puisse vous lire ici et perseverer dans son elan de deboulonnement de cette bande des criminels FFC et leur chef qu’attend la Justice (Congolaise et internationale) au tournant. Quant a « Kamerheon » chez qui ils rampent aujourd’hui, la meme Justice attend qu’il restitue d’abord les $50 Million au Tresor.
      Bref, ces bandits ont peur, et ne savent plus a quel Diable se vouer !

  4. Il faut être naïf pour croire que Vital dit « Kamerhéon » a une seule fois trahi Hippolyte Kanambe. Les deux criminels sont au service du Tutsi power, chacun jouant parfaitement le rôle qui lui a été attribué. Ils ne peuvent donc se trahir au risque de mettre à mal leurs ambitions hégémoniques.

    1. Kum,
      Tres marrant, mais peut etre aussi tres vrai…!
      Nous ne l’avions pas vu sous cet angle-la. Merci.

  5. Peut-on détourner l’argent du trésor public et rester dans l’actualité politique ?
    Le grand Mopao Jammal pense qu’il n’y a pas de problème. On est au Congo.
    On tue à l’Est. Les congolais sont massacrés.
    Kiadi kibeni kua Jammal et ses amis !

  6. Voici ce que j’allais dire a Kamerhe si j’etais en face de lui: Tu as travaille pour le rwandais Kanambe et tu as recolte de l’humiliation apres tout ce que tu as fait pour lui. Tu as travaille pour Felix le pro-Kagame et tu recoltes d’un emprisonement apres un proces politique mensonger initie par l’udps. Felix le grand magouilleur des signatures ne respecte aucune d’entre elles. Il avait signe a Ibiza a l’insu de son pere Etienne et ne respectera aucune promesse. Il a voulu t’ecarter car tu es le candidat du cach pour 2023, il le sait bien. Le bateau udps est deja en naufrage et atteindra difficilement le port en 2023. Le bateau fcc est une boite a crabes et l’Etat maladroit de Felix ne va arreter personne parmi ses faucons. Il est temps pour toi de naviguer seul avec l’unc qui a plus des voix avec la grande population electorale de l’est, plus des voix que la moribonde udps. L’autre alternative c’est de retourner a Lamuka qui reste le seul espoir pour les congolais si leurs leaders ne se divisent pas.

    1. @ RAZ
      Nous parions que les grands dilapideurs du Tresor tapis dans LAMUKA inclu surtout ton pote Muzito seront prets a acceuillir V-K et ses $50 Million en butin de vols de deniers publics. Donc pas surprennant.

  7. Jusque là,Kamerhe a mené une carrière politique en zigzags. D’où son sobriquet de Caméléon qu’il revendique sans gêne. En dépit de sa stature nationale,le leader de l’UNC n’attend pas que les autres viennent chez lui,c’est lui qui va chez les autres.
    Si Kamerhe n’avait pas retiré sa signature à Génèves,il ne serait pas dans ce trou aujourd’hui. Malgré son expérience politique riche,il est parti faire une alliance avec Félix Tshiskedi. Comment un politicien de son niveau pouvait-il s’imaginer que Félix pouvait un jour s’éclipser à son avantage? A l’UDPS, on ne soutient qu’un Tshisekedi. Personne d’autre.
    Dès son arrivé autour de Félix,les talibans étaient divisés à son sujet. Pour certains c’était un pion de Kabila. Pour d’autres,c’était allié sincère. Après la victoire controversée de Félix,place au boulot. Mais Kamerhe portait tous les péchés de la Présidence: détournements des fonts,c’était lui. Les morts de la Présidence, c’était encore lui. Les fuites des documents qu’on retrouvait dans les réseaux sociaux,c’était toujours lui. Résultat des courses: interpellation-arrestation-procès médiatisé-condamnation avec à la clé une lourde peine:20 ans de prison.Comme un tueur en série ou un terroriste. Comble de l’opprobre,de l’humiliation. Une réputation nationale et internationale souillée. Du coup une carrière politique et l’ambition dans les plus hautes chargées de l’Etat, broyée. Le fait que les magistrats bourreaux de Kamerhe aient reçu une prime,la promotion,a fait que l’Eglise catholique s’intéresse au cas Kamerhe. Elle y voit un acharnement politique. Elle met au service du très catholique prisonnier Kamerhe ses avocats.
    Comme par enchantement,le Sud-Kivutien Néhemie se souvient de son frère de région. Avant l’ancien DirCab de Kabila,c’est cette autre pieuse catholique Olive Lembe,femme au grand coeur, mécène des artistes comédiens et de l’Eglise catholique, qui va visiter la Famille Kamerhe dans l’épreuve.
    Jusque maintenant,Kamerhe reste fidèle à FATSHI. Comme un chien qui aime son maître même celui-ci lui donne un coup de bâton.
    « Celui qui se noie ne regarde pas la perche qu’on lui tend », dit un proverbe africain.
    Wait and see.

    1. Kolomabele,
      – « D’où son sobriquet de Caméléon qu’il revendique » : FAUX !
      – « A l’UDPS, on ne soutient que … Avant l’ancien DirCab de Kabila,c’est cette autre pieuse catholique Olive Lembe,femme au grand coeur… » : Je ne vois pas en quoi vous faites mieux que l´Udps dont parlez, en quoi vous êtes mois fanatique, moins subjectif, moins djaleloiste…

  8. En matière d’intrigues, il y en a une qui circule dans les réseaux sociaux selon laquelle le procès de Kamerhe ferait partie d’un deal entre ce dernier et Kabila. Ils se reraient entendus que Kamerhe cite mille et une fois le nom du Président de la République au cours de son procès pour pousser le Président de la Cour Constitutionnelle à convoquer Félix Tshisekedi, le mettre en accusation pour mauvaise gestion de son projet de 100 jours et prononcer sa destitution. Mais le Président de la Cour Constitutionnel aurait refusé de jouer à ce jeu. Il aurait alors prévenu Tshisekedi de ce qui se tramait contre lui ; ce qui expliquerait l’exil du Président de la Cour Constitutionnelle, avec la bénédiction du Chef de l’Etat, car sa vie aurait été menacée. Pour revenir au procès Kamerhe, il aurait été convenu de le blanchir lors du jugement en appel et de faire de lui un Premier ministre après que Kabila aurait retrouvé son poste. Les nominations récentes et querellées à la magistrature seraient ainsi une manière de contrecarrer ce projet diabolique. Curieusement, en faisant circuler l’intrigue ci-dessus, son auteur aurait prévu un changement d’attitude du FCC dans le procès Kamerhe ; ce que semble confirmer les yeux doux de Kabila à ce dernier. Une chose est certaine, avec l’émancipation progressive de Tshisekedi vis-à-vis de son encombrant allié, la peur commence à vraiment changer de camp au Congo. Au cours d’un programme de la Radio Top Congo où Christian Lusakueno a reçu Lambert Mende (FCC) et André Mbata (UDPS) pour débattre sur les nominations querellées au sein de la magistrature et de l’armée, Mende a tenu à préciser qu’au cours des manifestations du FCC, son parti n’a défilé qu’avec son drapeau alors que certains défilaient avec l’effigie de Kabila. La coalition FCC-CACH est un piège à con. L’erreur de Kabila était de croire que Tshisekedi était suffisamment con pour se laisser prendre sans la moindre résistance. Déjà quand un animal est pris au piège, sa première réaction est de se débattre pour en sortir. A fortiori, Tshisekedi ne pouvait rester les bras croisés et continuer à voir Kabila le tourner en ridicule. Il conviendrait qu’il soit soutenu par l’opposition et la société civile congolais pour que Kabila réponde un jour de nombreux crimes économiques et crimes de sang commis au cours de son administration.

    1. Ce scénario circule depuis un moment dans la toile et la palabre Congolaises, je crois que son auteur est pluriel logé quelque part au sein d’un staff. Il vaut ce que valent les rumeurs, un socle de vérités, beaucoup de branches mortes. Je n’en deduirais pas exactement de la même façon mais on peut se réconcilier en disant que jusque-là beaucoup reste monnayable chez nous et le troc est cette autre forme de marchandage endémique. Sinon les acheteurs ont encore l’argent, les achetés résignés à se laisser faire par cupidité, ignorance crasse ou par impuissance structurelle. Tshisekedi saura-t-il se départir de toutes ces pratiques dont il a usé un moment ? C’est pour le moment l’espoir de beaucoup de Congolais !

  9. Il convient d’ajouter que l’auteur de l’intrigue ci-dessus note que c’est le Ministre FCC de la Justice qui avait initié l’enquête sur le projet de 100 juors.

    1. Un autre son de cloche trouvé sur les réseaux sociaux.
      Une autre appréciation de l’évolution du monde politique en RDC
      *L’effet Fatshi et la théorie du rattrapage de ses alliés*
      Avis personnel de Cyrille Muhindo
      Le dernier développement de l’administration du Président Félix Antoine Tshisekedi le sort progressivement de l’illusoire emprise de ses alliés sur sa présidence.
      S’est-il enfin émancipé (s’il était réellement sous l’emprise de ses alliés ?) ou plutôt ses alliés et ceux qui le pensaient Président par procuration ont-ils revu leurs perceptions « imaginaires »?
      Les récentes surprises de Fatshi marquées par ses nominations sont vécues comme du tonnerre dans le camp de ses alliés. Ces derniers qui visiblement ne croyaient pas aux pouvoirs discrétionnaires du nouveau Président de la République se sont agités, au point de heurter le droit de réserve.
      Des manifestations des rues (sans objet précis) à la tentative de monter le Premier ministre contre le Président de la République, des menaces de désertion d’un Général déchu à celles de mettre le Chef de l’État en accusation… Bref, les alliés de Fatshi s’affichent prêts à engager leur dernier armement pour essayer de dissuader un Chef de l’État qui a retrouvé le chemin de son émancipation politique. Plus rien ne semble plus s’ériger en obstacle pour son action politique qui bénéficie probablement des performances d’une diplomatie à la fois informelle, silencieuse et productive.
      De l’autre côté des alliés, on s’étonne et on ne sait pas par où commencer pour répliquer à cette autonomisation progressive d’un Président de la République qu’on croiyait avoir « préfabriqué ». Faut-il s’engager sur la voie diplomatique ? Faut-il reconquérir le cabinet du Chef de l’État pour avoir le contrôle sur ses initiatives décisionnelles ? Faut-il agir sur le terrain d’intimidation en réactivant la specture du M23? Faut-il aller éteindre le feu judiciaire qui s’allume petit à petit à La Haye contre l’autorité morale ? Faut-il créer une crise au sein du gouvernement ? Faut-il capitaliser la présence des armées étrangères sur le sol congolais pour obtenir la déchéance du Chef de l’État ?
      Aucune de toutes les tentatives ci-haut envisagées n’a la chance de payer pour le moment, d’autant plus que Fatshi semble être actif sur plusieurs chantiers pour « déboulonner » enfin.
      La visite de Néhémie Mwilanya à Vital Kamerhe dans sa cellule au CPRK est l’expression de cette frustration des alliés de Fatshi qui ont perdu le signal de la Présidence de la République depuis la mise à l’écart du Dircab. Le grand travail à faire donc, c’est de planter le décor pour obtenir à tout prix sa mise en liberté (conditionnelle, provisoire ou définitive), sachant qu’il reste juridiquement Dircab. Le signal serait ainsi rétabli entre les cabinets de deux autorités morales.
      Il paraît que Fatshi croit moins à cette démarche de ses alliés. L’instruction donnée au ministère des affaires étrangères rappelant l’interdiction d’octroi des visas aux requérants bloque tout mouvement de la France vers Kinshasa des avocats sélectionnés pour défendre en appel le « visité » de Mwilanya.
      Dans la foulée des autres démarches, la stratégie diplomatique des alliés de Fatshi est inopérante, au regard des sanctions occidentales et onusiennes qui pèsent sur les ressources humaines qui devraient y être engagées. Le chantier militaire du M23 n’inquiète pas encore l’administration de Fatshi qui peut compter sur le classement qu’il vient d’opérer au sein de l’armée nationale. Cette nouvelle mise en place ne permet pas de fait à ce mouvement de bénéficier des appuis (complicités) internes au sein des FARDC pour opérer librement (comme par le passé).
      Par ailleurs, les menaces du premier ministre sur le ministre de l’intérieur et qui se sont soldées par une méfiance du Chef de l’État à son égard, pour mal adresse, sont très éloquentes au sujet de la détermination de Fatshi.
      Que faire pour infléchir la montée en puissance du Président de la République, allié de son prédécesseur ? Négocier avec lui certaines garanties judiciaires ou l’affronter pour remettre le compteur à zéro ? Afin de refaire les élections ?
      Vu les victoires remportées récemment par Fatshi, à l’issue des duels sur les lois Minaku et le dossier Malonda, il est moins prudent d’engager un bras de fer avec un Chef de l’État qui recouvre ses ardeurs politiques. Sachant que le peuple l’applaudit quand il neutralise les prouesses d’un allié détesté depuis plus d’une décennie.
      Du coup, tout recul de Fatshi sur cette lancée signifie s’attirer inutilement la colère se son peuple.
      Cyrille Muhindo
      Tout simplement un autre son de cloche

      1. @Bismark
        # Plutôt habile et amusant votre autre son de cloche Cyrille Muhindo : plus que ses convictions acquises, vous imaginez bien, j’ai aimé ses interrogations. Face à l’autonomisation surprise de Tshisekedi à laquelle ses rivaux ou adversaires politiques ne s’attendaient pas, il met dans leurs bouches plusieurs pistes pour le confondre :
        # « – Faut-il s’engager sur la voie diplomatique ?
        – Faut-il reconquérir le cabinet du Chef de l’État pour avoir le contrôle sur ses initiatives décisionnelles ?
        – Faut-il agir sur le terrain d’intimidation en réactivant la specture du M23 ?
        – Faut-il aller éteindre le feu judiciaire qui s’allume petit à petit à La Haye contre l’autorité morale ?
        – Faut-il créer une crise au sein du gouvernement ?
        – Faut-il capitaliser la présence des armées étrangères sur le sol congolais pour obtenir la déchéance du Chef de l’État ? »
        # Ses interrogations ont le pertinent d’être quasiment complètes sur les sujets de l’heure et le talent d’être plutôt amusantes surtout que votre réponse est autant blindée que maligne : circulez, il n’y a rien à voir, Tshisekedi est toujours gagnant. A se demander s’il y’avait bien besoin d’un plaidoyer aussi étoffé devant tant d’évidence…
        # La frustration de ces alliés doubles semble assez féconde pour les pousser vers pleins de solutions pour infléchir la montée en puissance du nouveau PR, semble-t-il sans davantage de succès d’autant que ce dernier est plutôt applaudi quand il neutralise les prouesses de ses alliés.
        # Encore une fois belle prouesse rhétorique d’un sectateur de Tshisekedi qui ne veut surtout pas qu’on l’y reconnaisse ; raison de plus ?
        Que voulez-vous que je vous dise ! Voilà pourquoi j’ai beaucoup de mal avec les pro-tshisekedistes (primaires) : même quand ils sont sensés et de bonne volonté, leurs arguments ne me convainquent jamais. Ici l’autre son de cloche n’a pu s’empêcher de se servir d’un réquisitoire. Pour rien. Salut l’artiste !

  10. #  » ‘Kabila’ fait les yeux doux à  ‘VK’  » et le défilé des politiques aujourd’hui à Makala auprès de ce dernier participerait de cette campagne. Kamerhe incontournable, faiseur des rois, bruit trop spontanément la toile. Les rumeurs sont en effet à un JK qui ferait tout pour embaucher à ses côtés Kamerhe aujourd’hui en prison et son UNC. Ils restent une force non négligeable dans l’escarcelle d’un plus large PPRD surtout dans la mesure où Kamerhe reste un leader fort écouté dans le Sud Kivu. Qu’en dire ?
    # D’abord que ce n’est pas un péché qu’une force politique fût-ce le Fcc use de tous ses atours pour s’allier d’autres. C’est de bonne guerre et de bonne lucidité que ‘JK’ aille voir du côté de Kamerhe, un ancien compagnon aujourd’hui dans la peine mais avec quelles méthodes et pour quel bénéfice pour le pays ?
    L’appât tendu à Vital lui est vital : aider à le faire acquitter, à faire réduire significativement sa peine ou à lui faire bénéficier d’une grâce s’il reste en prison. C’est l’annonce feutrée, on le voit, d’une interférence (politique) dans la Justice : qui en a la volonté et les moyens, que pensent les loyalistes tshisekedistes qui ne jurent que par une justice indépendante, et les juges eux-mêmes…? On parie à première vue un Kamerhe succomber à l’appât si on le rassure de le sortir de son tunnel mais ira-t-il plus loin à faire ce qu’il s’était interdit jusque-là, mouiller son (ex) patron en révélant ici là traces de participation de celui-ci ou de ses proches à ses delits ?
    # Kamerhe sera sans doute le
    premier à croire ou non et ainsi a s’executer pour s’allier à ‘JK’ et en attendre sa liberté et sa possible survie politique.
    N’empêche comme souvent en politique au Congo rien ne garantit le bénéfice attendu, des obstacles sont partout allant de l’état réel des rapports de force entre les clans politiques qui peut varier : ‘JK’ et son Fcc resteront-ils aussi puissants demain qu’ils le sont aujourd’hui, Tshisekedi et son camp seront-ils toujours dans la perspective d’une coalition dans quatre mois, que deviendront les autres dans l’opposition, etc, etc… ?
    # En fait nous devrons attendre le cours du procès en appel ou plutot son verdict pour commencer à répondre à toutes ces questions. Et le défi restera volens nolens notre capacité à installer un État de droit démocratique, ce qui passe incontournablement par la neutralisation de ‘JK’ et de son FCC et un(des) procès sûrs sans l’ombre d’impunité aux forts ! Il est donc temps qu’on quitte les faux semblants et que l’on soit courageux à
    déboulonner enfin le système ancien. On aura ainsi moins de raisons à broder sur une cour à Kamerhe de qui que ce soit. C’est possible avec un Tshisekedi plus ambitieux, plus expert et plus audacieux !

  11. Vital Kamerhe et Felix Tshilombo Tshisekedi ont tous les deux un seul et meme maitre « Joseph Kabila » qui n’a jamais cede l’imperium! Vital Kamerhe croyant etre plus malin que « Joseph Kabila » a tente de saboter la mission lui confiee par ce dernier, celle de s’assurer de la legitimation de Tshilombo avec son choix comme candidat unique de l' »opposition » au sein de la plate forme Lamuka a Geneve et ce avec la complicite de Moise Soriano Katumbi, un autre « kabilo ultra-compatible » qui avait deja accompli la mission lui confiee par « Rais », c’est a dire celle de detruire l’Udps. Souvenez vous de « Pasi na yo, Pasi na nga! »?
    Moise Soriano Katumbi demeurant loyal envers aussi son maitre, le « Rais », vote, comme instruit, pour Tshilombo a Geneva, tandis que Vital Kamerhe, lui, decide de voter plutot pour Freddy Matungulu et ce contre la volonte de son maitre. Par consequent, « Joseph Kabila » exigera donc a Tshilombo de renier, des le lendemain, au choix de Martin Fayulu comme candidat commun de l' »opposition et enverra Tshilombo et son coach Kamerhe – malgre sa traitrise mais le tenant a l’oeil – pour conclure tres vite l’accord de Nairobi – que plusieurs ont d’ailleurs surnomme « Accord Mbilia Bel » suite a une oeuvre de la diva de la musique congolaise – pour ainsi former l’alliance « Cach » et enfin rejoindre le FCC pour s’assurer le controle de toutes les institutions.
    Comme pour le cas d’un dictateur, l’imposteur rwandais « Joseph Kabila » – Hypolite Kanambe, de son vrai nom – est un occupant qui s’est abonne a trois vices pour diriger le Congo-Kinshasa par defi, a savoir la mefiance, l’envie et la peur.
    In fine, comme je l’avais suggere le mois dernier, Tshilombo aurait du demissionner lorsqu’il est arrive a Bruxelles. Il ne s’en sortira jamais a moins qu’il demissionne! Et il n’est pas encore trop tard!

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