KABILA, me revoilà!

Patrick Yogo

C’est ainsi que pourrait s’intituler le documentaire qui sera diffusé dans quelques mois à propos du retour du Président sortant Kabila à la tête de l’Etat…

Sauf si, nous Congolais, nous ne nous satisfaisons pas uniquement d’avoir éliminé de manière indiscutable aux élections présidentielles le candidat du Front Commun pour le Congo. Mais que nous revendiquions, exigions, de la Commission Électorale Nationale Indépendante la traçabilité des résultats des trois premiers scrutins du 23.12.2018 reportés au 30.12.2018.

C’est le minimum qui nous est dû pour le sacrifice involontaire de toutes les femmes, filles, enfants à l’Est de notre pays victimes du terrorisme des rebelles de la région; C’est la moindre des choses pour tous les Activistes laïcs ou des différentes confessions religieuses qui sont morts, assassinés dans un incendie ou par balles en luttant pour avoir la liberté de se choisir les dirigeants de notre pays; C’est le strict minimum pour les générations présentes et à venir de nos populations sur tout le territoire national et en dehors.

Gardez à l’esprit le slogan de campagne du candidat du Front Commun pour le Congo car tout ce qui va suivre et toute leur stratégie se résume en cela. C’est pour eux un truisme, une évidence: « On gagne ou on gagne ».

Tout commence au mois d’août 2018 par cette désignation qui était à la limite de la constitutionnalité d’un dauphin par le Président de la République au sein du Front Commun pour le Congo dont il est l’autorité morale.

A la limite de la constitutionnalité car le mandat du Président de la République est incompatible avec toute responsabilité au sein d’un parti politique, cfr. Art. 96§2 de la Constitution. Cependant, celui-ci en nommant le candidat présidentiel d’une plate-forme politique électorale assume une responsabilité dans une organisation dont les effets rejaillissent sur les partis politiques qui ont pour raison d’être la conquête du pouvoir.

Il en va de même des membres du Gouvernement qui ont soutenu le même candidat, leurs fonctions sont incompatibles avec toute responsabilité au sein d’un parti politique selon l’article 97 de la Constitution.

Mais, me direz-vous, le F.C.C. n’est pas un parti politique, tout au plus une plate-forme politique… Les Constitutionnalistes y reviendront un de ces prochains jours et vous verrez que le F.C.C. peut être considéré comme un regroupement politique au sens de l’article 14 de la loi n° 06/006 du 9 mars 2006 portant organisation des élections. Passons…

Malgré leur campagne électorale où ils ont sillonné vingt-cinq provinces sur les vingt-six sans entrave aucune:

  • avec tous les gouverneurs de province comme coordonnateurs provinciaux du F.C.C.;
  • avec l’épouse du Chef de l’Etat sortant qui est entrée dans la danse pour donner un coup de fouet supplémentaire à leur attelage électoral;
  • en amputant le corps électoral de ses populations de la diaspora, de Yumbi, de Butembo et de Beni;
  • en stoppant la campagne électorale dans la province de Kinshasa sur base d’un ‘édit’ motu proprio de son Gouverneur;
  • en limitant la circulation des biens et des personnes de certains autres candidats, etc.

En dépit de tout cela, ils n’ont pas pu matérialiser leur première option pour les Présidentielles, leur premier « on gagne… » car le peuple les a sanctionné en votant TOUT sauf le candidat du pouvoir au scrutin du 30.12.2018.

Il reste leur seconde option « …ou on gagne! »

Fort de l’opacité des données de la Commission Électorale Nationale Indépendante axée notamment sur l’utilisation du kit électronique de vote pour la transmission des chiffres biaisés d’une part, et la non-publication des procès-verbaux de vote et de dépouillement d’autre part; Ils tentent néanmoins d’arriver à la Présidence de la République en s’octroyant les assemblées nationales et provinciales.

Comme chacun le sait, tout pouvoir émane du peuple qui l’exerce directement par voie de référendum ou d’élections et indirectement par ses représentants comme le dispose l’article 5 de notre Constitution.

En effet les représentants du peuple peuvent aussi conférer le pouvoir suprême lorsque l’on s’y prend bien.

Soyez très attentifs car les pièces du rouage s’imbriquent peu à peu mais ne laissent rien paraître à première vue.

  1. POUVOIR EXÉCUTIF

Le Président de la République nomme le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire après consultation de celle-ci comme prévu par l’article 78 de la Constitution.

  • Ayant la majorité parlementaire avec les ‘résultats’ pour le moment intraçables de la Commission Électorale Nationale Indépendante, le F.C.C. aura le Premier ministre donc le pouvoir exécutif national.
  • En ayant la majorité dans les assemblées provinciales, le F.C.C. pourra désigner la grande majorité des Gouverneurs de province et ainsi s’arroger le pouvoir exécutif provincial.
  1. POUVOIR LÉGISLATIF

Avec le contrôle des assemblées provinciales, les députés provinciaux du F.C.C. vont également élire les sénateurs et avoir la majorité au Sénat. Ils offriront sans hésitation la présidence du Sénat à leur chère autorité morale.

Par conséquent le pouvoir législatif sera concentré aux mains du F.C.C. qui aura, et l’Assemblée Nationale, et le Sénat qui constituent à eux deux le Parlement. Ils pourront faire passer toutes les lois qui leur semblent bonnes et contrôler avec bienveillance la gestion du gouvernement par leur Premier ministre ainsi que les entreprises et services publics (cfr article 100§2 de la Constitution).

A ce stade ils auraient quasi tous les pouvoirs, le Législatif et l’Exécutif aux niveaux national et provincial. Le pouvoir Judiciaire étant le cadet de leur souci.

Mais au-delà de ça, voici le plus grand tour que le F.C.C. jouera et c’est du grand art.

  1. POUVOIR TOTALITAIRE

Chacune des deux chambres du Parlement ainsi que le Gouvernement ont l’initiative de la révision constitutionnelle (tout comme le Président de la République et 100.000 citoyens) par l’article 218 de la Constitution.

Or ayant la majorité absolue dans les deux chambres avec les chiffres toujours intraçables de la C.E.N.I., et dirigeant le Gouvernement, le F.C.C. pourrait actionner soit le levier du Gouvernement soit celui du Parlement pour réviser l’article qui leur pose le plus problème, l’article 70, qui limite le nombre et la durée des mandats du Président de la République:

« Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois ».

Beaucoup pensent que cet article est intangible car verrouillé par le fameux article 220§1 qui dispose que:

« La forme républicaine de l’Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du Gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du Pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical, ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle ».

Et pourtant, rien n’interdit de réviser l’article interdisant de réviser un ou plusieurs articles de la Constitution!!!

Cet article 220 d’abord puis l’article 70 seront révisés par les 2 chambres sans passer par un référendum car, si tout reste en l’état, ils auront la majorité qualifiée des trois cinquièmes pour l’approuver en congrès comme l’exige la Constitution en son article 218 dernier alinéa.

En conséquence de quoi, le nombre voire la durée du mandat du Président de la République seraient augmentés. On passerait dans le même temps au suffrage indirect par le Parlement réuni en congrès pour l’élection du Président de la République.

Cela ouvrira la voie totalitaire, pour ne pas dire royale, à Kabila pour revenir à la tête de l’Etat de manière ‘démocratique’.

Vous pensez que c’en est fini là?

Oh que non! Voici le coup de grâce:

Le Premier ministre (F.C.C.) qui est le SEUL au regard de la Constitution à pouvoir demander à la cour constitutionnelle de déclarer l’empêchement définitif du Président de la République, va saisir celle-ci pour organiser la vacance du pouvoir en sortant de son chapeau une cause au choix (haute trahison en ce compris enrichissement illicite, corruption passive comme active, démission, décès, etc.) en conformité avec l’article 76 de la Constitution et ainsi sous une certaine forme le Premier ministre va destituer le Président de la République issu de l’Opposition, quel qu’il soit.

Rubis sur l’ongle le Président du Sénat, Kabila donc, voté par ses pairs Sénateurs deviendrait ainsi le Président de la République intérimaire sans passer par des élections.

Pour clouer le bec à toutes les forces positives qui lui ont enjoint de ne pas se représenter, le Président sortant dont le dauphin avait perdu sans appel les Présidentielles organiserait lui-même de nouvelles élections au suffrage universel indirect dont il sortira bien évidemment vainqueur.

Il expliquera pour se justifier comme il avait déjà évoqué que le coût énorme des élections au suffrage universel direct n’avait plus de raison d’être car on arrive au même résultat à moindre frais. Surtout que nous venons à peine de sortir d’élections générales onéreuses. Qui par ailleurs sont inachevées vu que d’autres scrutins, à divers niveaux de pouvoir doivent encore se tenir…

Et de conclure que cela ne sera pas une première puisque Joseph Kasa-Vubu fut élu de cette manière comme premier Président de la République.

Sous des dehors de démocratie nous verrons alors s’enraciner une dictature peu éclairée et par nature prédatrice laissant à la marge la Congolaise et le Congolais de l’extérieur comme de l’intérieur du pays au profit d’une oligarchie plus puissante que jamais.

Ce tableau vous paraît incroyable? Vous n’avez encore rien vu… Ceci n’en est que la version la moins violente.

Ce que le Congo sera demain, et pour longtemps encore, dépendra de la traçabilité des résultats des trois scrutins du 30.12.2018 par la publication des procès-verbaux de votes et de dépouillement signés par les témoins des partis politiques et les observateurs des organisations nationales et internationales. Voire du (re-) comptage manuel des bulletins de vote si des incongruités venaient à persister.

Les deux batailles remportées dans le sang et dans les larmes mais avec sagesse en évitant d’abord le troisième mandat du Président sortant puis en sanctionnant par la suite son successeur désigné dans un processus électoral chaotique ne doivent pas altérer notre jugement ni affaiblir notre vigilance collective.

La victoire finale de l’expression de la volonté populaire est à gagner dans les prochains jours avec le concours de nos Juges de la cour constitutionnelle qui ont le devoir non seulement déontologique mais le devoir tout simplement en tant que citoyens de faire manifester la vérité des urnes qui libérera toute la nation.

Sentiments patriotiques,

 

Par Patrick YogoPorte-parole du M.P.R. Belgique

19 thoughts on “KABILA, me revoilà!

  1. Félix ne pourra pas servir deux maîtres à la fois: le peuple Congolais et alias Kabila

    Le peuple congolais a des intérêts contradictoires avec Alias Kabila, le partenaire de Tshilombo.

    Pour les millions de morts, de violés, de déplacés… pour le pillage du pays, pour la misère sans nom qui prévaut en RDC, le peuple congolais ne peut en aucun cas rendre hommage au génocidaire Tutsi rwandais surnommé Kabila.

    On ne peut pas développer le Congo si l’on maitrise pas tous les leviers du pouvoir.
    On ne résout pas le problème avec ceux qui l’ont Créé (le fcc)
    On ne libère pas le pays avec les occupants (alias Kabila et ses rwando ougandais)

  2. Chers Compatriotes,
    Une chose est à comprendre. Félix est déclaré « vainqueur » des élections. Il n’est pas arrivé là par une révolution engagée par le peuple. Alors, ne disons pas vite certaines choses. Nous avons l’exemple de son père qui avait refusé de prêter serment en utilisant l’expression « Je jure fidélité au Président Fondateur… ». Cette attitude nous a valu tout ce que vous savez, et n’a jamais apporté au leader de l’UDPS, ni la libération du peuple congolais, ni une récompense exceptionnelle. Nous devons tous convenir que toutes les réflexions actuelles sur ce que « Félix » fera ou ne « fera pas » relève de la pure spéculation. Je regrette une chose: c’est la manière dont le pouvoir est arrivé à opposer des personnes qui n’étaient pas des opposants entre elles. Suite à cette déclaration du pouvoir organisateur des élections, nos jeunes mal ou pas encadrés se retrouvent dans des actions des violences les uns contre les autres, alors que nous devrions penser à autre chose. S’il faut la vérité des urnes, les moyens de droit sont là. Utilisons-les. Si nous ne pouvons pas renverser la situation en ce qui concerne les élections présidentielles, pensons à nous organiser de façon à mettre en échec tout ce que le gouvernement pourra entreprendre contre l’intérêt du pays et des citoyens. Car, c’est ici notre grand problème. Le peuple congolais ne s’est jamais réuni pour une cause commune. Pourquoi toutes les marches organisées n’ont jamais eu gain de cause ? Nous devons nous poser cette question et surtout chercher à en comprendre les tenants et les aboutissants. Ne nous leurrons pas, la politique pourra nous donner le cadre pour la sérénité, la paix et l’organisation de nos activités. Le développement du pays ne peut pas découler de la seule maîtrise de tous les leviers du pouvoir. Ceci reste une illusion. Le problème du Congo reste parce qu’il n’y a pas eu de révolution, il y a eu des élections. Le peuple Congolais n’a rien fait pour ces élections. Alors, il faut faire avec ce que l’on a. Si nous sommes imaginatifs, nous devons innover, et trouver des moyens capables de nous libérer avec ou sans président imposé par ceux qui ont créé le problème actuel du Congo. Que Dieu nous vienne en aide.

  3. Papa, loba nanu papa…

    Comment faire comprendre à ces sourds et aveugles Felixisés que leur roi ne sera qu’un bouffon, une marionnette, un puppet pour le gang rwandais et leurs garde-chiourmes congorais ?

    Ce n’est même pas une évidence. C’est une vérité. Qui pis est que lui même, Tshilombo Ièr le sait car il l’a concrétisé en Ouganda avec Museveni mandaté par Kagame pour la cause.

    Ses  » bi-suivra-suivra  » cajolent illusion d’exercer le pouvoir, d’avoir enfin un job, d’accéder à la mangeoire nationale que leur cousin Samy Badibanga leur a tant décrit avec précision. Avec la confirmation du premier-ministre le plus insignifiant du monde, Tshibala. L’occasion faisant le larron, Tshilombo Ièr, bien malaxé par  » Mort-Mort » Kamerhe n’a pas pu résister. Il a accepté de devenir l’autre option :  » … ou on gagne  ». Il est d’accord de jouer le bouffon. Il veut régner, entrer au Palais… un cortège présidentiel…des motards…des gardes… du fric…des thuriféraires… des visites en avion présidentiel… des honneurs réservés aux déshonorés moraux…

    Cet petit homme est en souffrance. Il suffit d’observer son obésité facio tronculaire ( probablement un syndrome de Cushing ) pour s’en rendre compte. Par solidarité nationale, il faut sauver le soldat Tshilombo. Il faut sauver le Roi Nu !
    Quelle honte pour Ya Tshishi !!! La génétique est une merde !

  4. Sous plusieurs aspects, les érudits et autres observateurs ont suffisamment démontré que Tshilombo & Co. se sont faire rouler par la kanambie et autre kamérhéon. Il faut être un extraterrestre pour ne pas comprendre qu’il n’y aura pas de baguette magique pour sortir le Congo du pétrin dans lequel l’ont plongé les rwandais et leurs collabos, avec toujours ces derniers à la manette.

  5. Cher Mwana ya Mokolo,

    Au dela de vos insultes et votre verbiage legalo-approximatif, nous sommes toutes fois d’accord avec deux de vos paragraphes comme suit:

    1. On ne peut pas développer le Congo si l’on maitrise pas tous les leviers du pouvoir.
    2. On ne résout pas le problème avec ceux qui l’ont Créé (le fcc) »

    Bien dit.

    1. @Clement Mutoto

      Il se trouve que j’exprime ma réaction courroucée avec passion …
      Permettez-moi de vous dire que je n’ai point besoin de votre avis et encore moins de votre approbation sur ce que j’écris.

      Les faits sont sacrés mais les commentaires (les opinions) sont libres.
      Prière de respecter la mienne.

  6. Chers Compatriotes,

    Cher Bongos,
    Ne croyez pas que nous sommes tous inconscients pour ne pas voir ce que vous écrivez : « …leur roi ne sera qu’un bouffon, une marionnette, un puppet pour le gang rwandais et leurs garde-chiourmes congorais ? ». Je remarque seulement que vous utilisez le mot roi pour quelqu’un qui ne l’est pas et qui ne l’a jamais prétendu. Le problème est qu’il avait accepté d’aller aux élections, tout comme l’autre candidat. Maintenant il serait absurde qu’il n’accepte pas la proclamation faite par le pouvoir organisateur. Sinon, pourquoi avoir été aux élections. Félix n’est pas un chef de guerre, tout comme Martin. Ils ont accepté d’aller aux élections, ils ont couru ce risque. Ce qu’il faut maintenant c’est penser froidement à ce que quelque soit le gagnant de ces élections, cette victoire acceptée par tous les Congolaise s’unissent pour pouvoir reconquérir leur souveraineté dans le gestion de la chose publique au profit des Congolais. C’est ce que vous ne pouvez pas voir, étant resté au niveau premier de la situation, à savoir, les élections. Vous attendiez-vous à ce que ces élections soient au profit du peuple congolais ? Mais quelle naïveté ! Martin et Félix ayant accepté d’aller aux élections, ils se mettaient tous les deux dans une situation qu’aucun d’eux ne contrôlait. Maintenant, nous savons ce qui se passe, nous ne pouvons penser avec certitude ce qui pourra se passer dans l’avenir. Voyons ce que la Cour Constitutionnelle va dire. Cela pourra encore être un signal pour nous. Ne nous entre-déchirons pas entre ceux qui connaissent tout que vous êtes et nous autres qui ne comprenons rien. De toutes les façons nous sommes à de différents niveaux de réflexion. La seule voie d’éviter cette équation serait une révolution par le peuple. Mais à part les polémiques sur la toile, et les marches des combattants à l’extérieur, les Congolais sont encore loin de s’unir pour une cause commune et cela est bien déplorable. Que Dieu nous vienne en aide..

    1. Cher Elili,

      Vous m’étonnez. Très franchement, que Dieu vous vienne en aide…

      Je n’ose pas commenter votre… commentaire, de peur de me montrer discourtois. Il vous faut relire vos écrits, à tête reposée. Que vous soyez un fervent soutien de Tshilombo reste bien votre droit. Mais s.v.p, de grâce, ne nous prenez pas pour des idiots. Vous essayez de défendre une chimère avec vos propos mielleux mais ça ne tient pas, ce n’est pas crédible à cause de son incongruité avec l’évidence que seuls des gens comme vous et les autres bisuivra-suivra de Tshilombo Ièr ne veulent pas voir, accepter.
      Bref, c’est aussi ça l’exercice de la démocratie.

  7. @Elili, cher compatriote,
    Excusez-moi, j’ai toujours admiré vos interventions, mais là vous déconnez, en écrivant je cite: « Le problème est qu’il avait accepté d’aller aux elections […] il serait absurde qu’il n’accepte pas la proclamation faite par le pouvoir organisateur. Sinon, pourquoi avoir été aux élections. »
    Oh non! Félix a été proclamé à la suite d’une négociation secrete qui n’avait pas sa raison d’être. Ètait-il besoin de négocier pendant l’attente des résultats? On négocie avant le vote ou après la proclamation des résultats. Nous ne sommes pas dupes, mon frère.

  8. Une balle suffit, un acte de bravoure par un courageux,
    Et toutes les prévisions voulant faire d’Hippolyte le roi à vie du Congo tombe dans l’eau …

    1. Mama Solange,
      Ne vous en faites pas. L’un de ces quatre matins, vous aurez de mes nouvelles. Que Dieu nous vienne en aide.

  9. Chers compatriotes,
    Notre ami KUM affirme qu’il y a eu des négociations avant la proclamation des résultats des élections. Où sont les preuves ? Exposez vos preuves en ligne. Je ne suis pas de l’UDPS, vous pouvez me croire, si vous voulez. Je ne vois pour le moment que l’avenir de notre pays et de nos enfants. La violence n’a jamais apporté rien de bon. Depuis que Bemba avait accepté l’inacceptable en 2006, je n’ai pas entendu une quelconque tentative de renversement du pouvoir de Kinshasa par les actions militaires ou de sabotage. Pensez-vous que la libération de ce pays viendra par les discussions en ligne uniquement ? par les divisions ? Maintenant qu’il y a une possibilité d’alternance, une chose devrait être essentielle pour les Congolais: « l’unité pour la reconstruction et si possible demander des comptes le moment venu, à ceux qui doivent rendre compte ». Il est étonnant d’entendre les congolais qui souffrent sur place dire : « l’essentiel est que le pouvoir va changer pour une alternance et que Félix et Martin sont des Congolais qui doivent se mettre ensemble pour que notre peuple qui a tant souffert puisse voir venir le temps de la reconstruction et de la reconquête de sa dignité perdue ». Je ne vois pas Félix, je ne vois pas Martin, je considère l’avenir du pays. Nous avons vu ce qui s’est passé en Belgique avec le gouvernement qui est maintenant en affaires courantes ainsi que l’éjection à Molenbeek d’un candidat qui avait gagné haut la main les élections avec des voix de préférence et qui a été éjecté par la coalition des perdants. Cher KUM, vous avez le droit d’avoir vos convictions et votre manière de penser. Notre pays a maintenant un défi pour ceux qui peuvent se battre autrement que par les voies que l’on reconnaît habituellement aux Congolais. Que Dieu nous vienne en aide.

  10. @Elili,
    Posez cette question à M. Kabund, secrétaire général de l’UDPS, il vous édifiera à ce sujet. Moi non plus je ne suis pas contre Félix, encore moins contre l’UDPS, pour avoir sympathisé presque durant tout ma jeunesse avec ce parti-là. Soyons donc conséquents si nous visons tous l’intérêt supérieur de la Nation.

  11. Chers vrais Kongolais de souche purs sang ! Abstenez-vous de faire consciemment ou inconsciemment l’apologie de la Tutsisation du Kongo, cela porte malheur à vous et à votre progéniture…

    Décidément le Véritable Dieu Tout-Puissant Redoutable qui vit inexplicablement hors de toute réalité a créé l’homme et la femme mais Satan le Chérubin jadis oint a créé le politicien pour les embrouiller…

    À voir la confusion, l’incohérence, la mauvaise foi, le laxisme, l’inconscience, le fanatisme aveugle qui animent certains Kongolais depuis le 10 Janvier 2019 même avant, on peut affirmer insntanément que les Occupants Tutsi Power ont réussi presque à diviser les 450 tribus du KONGO malgré leurs mariages mixtes et une culture Bantoue différente sur plusieurs aspects de celle des nomades Occupants Tutsi Nilotiques Rwando-Burundo-Ougandais…

    Les partisans de Félix Antoine Tshilombo et ceux de Martin Fayulu Madidi s’entredéchirent oubliant leur ennemi commun qui est « l’impérialisme Américain Anglo-saxon Aryen Indo-européen » représenté par les Occupants Tutsi Power et les multinationales au Kongo depuis 1997…

    Certains rigolos avides des sensations narcissiques doutent même sans pince rire de la véracité des négociations souterraines faites par un de 21 candidats des élections pièges à con avec le pouvoir en place pour qu’il soit nommé Président provisoire afin de consolider l’occupation Tutsi Power au Kongo, d’autres excellent dans la défense de l’indéfendable alors que dans pareilles circonstances exceptionnelles pour un peuple aussi martyrisé, paupérisé, chosifié, humilié, massacré, le Nationalisme Patriotisme Nationalisme doit primer au-delà de la partisanerie fanatique aveugle pour tout être humain censé avoir un cœur, un cerveau et du bon sens…

    En cautionnant le mensonge, la tricherie, la fourberie, la médiocrité, beaucoup de Kongolais attirent le malheur, la malédiction générationnelle pour eux et leur progéniture. On ne se moque pas du Véritable Dieu Tout-Puissant Redoutable, ce qu’un homme aura semé il le moissonera au centuple, c’est une loi naturelle immuable…

    Depuis la feuille de route diabolico-satanique de Udps familiale Limete Pétunias, les rencontres top secret d’Ibiza, Venise, Paris, Monaco, Félix Antoine Tshilombo excellent menteur, fourbe, roublard mais piètre communicant nie l’existence des contacts avec les hommes de main de l’imposteur alias Joseph Kabila…

    Comment expliquer ce volte face spectaculaire du 10 Janvier 2019 où il encense l’ennemi n°1 des Kongolais, un tueur-né en commuant, en effaçant presque tous ses crimes commis contre le Kongo depuis 1996 ?…

    De qui a-t-il reçu l’aval de blanchir Kanambe alias Joseph Kabila l’usurpateur d’identité Kongolaise ? Qui est-il Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi simple humain sans spiritualité adéquate pour oser faire oublier au Peuple Kongo Souverain Primaire les 13 millions de morts, tueries, viols avec objets contondants, fosses communes, déplacements de population, disparitions, emprisonnements, empoissonnements, arrestations arbitraires commis par le Gouvernement d’occupation étrangère Tutsi Power ?

    Sait-il que « La Lune » le petit luminaire est « l’horloge cosmique » où sont inscrits tous les évènements survenus depuis des millénaires sur cette terre des hommes ? Seul l’Unique Créateur Divin le Père Céleste Véritable Dieu Tout-Puissant qui vit hors du continuum temps-espace peut effacer, commuer, oublier les pêchés d’un humain ?

    Que l’on soit puissant ou misérable, tout le monde passera, personne n’est éternelle, en lieu et place de prendre plaisir aux souffrances infligées aux autres, ayez une minute de questionnement même pour l’avenir de vos enfants et petits-enfants…

    Que diront-ils dans 20 ou 30 ans de l’attitude de cœur altière, hautaine de leurs géniteurs face à la barbarie des Occupants Tutsi Nilotiques au KONGO ?…

    Si l’occupation étrangère Tutsi Power arrive enfin à cohabiter « pacifiquement » avec notre civilisation Bantoue Pygmée comme partout où ils sont aujourd’hui (Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Kenya, Somalie, Soudan, Ouganda, Tanzanie, Rwanda) ? Qu’adviendra-t-il à votre descendance ?…

    Vive la Résistance Kongolaise. Vive l’Article 64. Vive le soulèvement populaire éboulement final à l’improviste pour stopper net la Tutsisation du Kongo occupé par le Tutsi Power. La luta continua la Victoria e Certa. INGETA

  12. Il y a trois ans j’avais ecrit que je voyais  » Molili » dans les ecrits de Mr. Elili. Oyo molili te?
    Que son Dieu lui vienne en aide. Jamais vu un intelectuel qui nie les evidences. Soni.

  13. Compatriote Elili,

    Ou c’est moi qui ai la lubie ou vous avez changé d’engeance sans crier gare. Jusqie-là vous n’arrêtiez de gribouiller tous les temps et à la moindre occasion comme vous le faites sans discontinuer sur cette page en Père La Rigueur toujours prompt à nous discipliner tous et voilà qu’en un tournemain vous vous êtes converti à la facilité, compatible à peu de frais avec l’offre pressentie autour de notre nouveau PR nommé. Je comprendrais que ce soit là une demande d’emploi en bonne et due forme entre belgicains qui en avez marre de vivoter alors vous vous devez à plus mais alors mettez-y plus de formes plutôt que de prendre le risque de défendre l’indefendable.
    Et serieux vous voulez des preuves d’un deal en amont entre son camp et le regime. Bien sûr que moi personnellement j’en ai comme j’ai des assurances de leurs escapades à Venise, Ibiza, Monaco, Paris il y’a quelques longs moi.
    Mais ce n’est pas le plus loufoque de votre défense, ce qui l’est c’est que quoique vous le voyez ainsi ligoté en amont par ce pacte catastateur et délictuel et en aval par cette dépossession de tout l’Imperium, de la majorité législative aux arrières militaires, économiques et autres, vous lui voyez encore un facteur de rassemblement ? Lui-meme et les siens ont bien avoué leurs noces avec le pouvoir dont le rejet a été massif pendant la campagne et lors du vote, le besoin vivace de changement de notre peuple a été dénie par la non-prise en compte de la vérité des urnes avec ces négociations : tout cela crée la division et donne difficilement une marge de manœuvre au nouveau PR, hélas, hélas…
    Bon, attendons la suite !

  14. Chers Compatriotes,
    Je remercie notre compatriote Nono pour sa réaction. Mais j’ai l’impression qu’il ne m’a pas compris. La voie que j’ai choisie n’est pas la voie de la facilité, sinon vous me comprendrez. Vous pouvez me croire que j’ai été moi-même surpris par les résultats proclamés par la CENI. Seulement, j’ai vu cette proclamation comme le résultat d’une intelligence très élevée mais ayant pour finalité la destruction complète de ce qui reste encore de la solidarité du peuple congolais. La première personne que j’ai eue à plaindre, c’est le président proclamé. J’ai eu l’impression que l’on faisait un deuxième cas de Kabila Père mais revu et corrigé. Je n’ai pas le temps de m’étendre là dessus maintenant. Ensuite, j’ai redouté ce qui se passe maintenant, c’est la division du peuple et la reprise de nos sentiments narcissiques et égoïstes qui vont bien s’exprimer à travers des réactions plus que tribalistes. Voilà c’est ce qui est en train de se passer. Le pouvoir sortant ne peut rendre des comptes à personne. Nos compatriotes qui se voient lésés et qui veulent de la démocratie, oublient la règle élémentaire de la démocratie, le respect des procédures et de la loi, et ensuite de ne pas confondre l’individu et le groupe. Si Félix est Moluba et qu’il a engagé ce que l’on affirme sans l’avoir prouvé, mais pourquoi s’en prendre à tous les Kasaïens ou les baluba ? C’est là que le Congo perd. Mais de là à commencer à ergoter : « avec Félix, les baluba vont monter en puissance et devenir riches… » sans prouver que les baluba ont été des pauvres avant et qu’ils n’avaient jamais eu des richesses. Mon intervention cher Nono est que nos compatriotes lésés s’en remettent avec leurs preuves à la Cour Suprême. Si la Cour Suprême ne change pas, alors qu’ils s’engagent à ce que la donne change par des voies d’intelligence. Je le dis parce que nous devons tous voir le bien suprême du pays et non les intérêts inavoués égoïstes et personnels. Soyons unis, avec ou sans « Félix », le Congo a besoin de ses enfants « Unis » pour son redressement. Que Dieu nous vienne en aide.

  15. @Elili
    Je ne vous comprends toujourspas : quoi et qui divise ici sinon le non-respect de la vérité des urnes qui sans la moindre discussion réclamaient un changement. Vous pouvez spéculer dans tous les sens la vérité est que le régime a nommé un PR au lieu que celui-ci soit élu par le peuple. Dès lors les lésés et le peuple qui les a choisis dans les urnes contestent et passent par les voies légales en introduisant leurs recours à la CC pendant qu’en même temps ceux qu’on a nommés pourtant hier dans l’opposition et contre l’appareil du pouvoir se mettent curieusement derrière la Ceni et la CC pour contre-attaquer leurs compagnons d’hier en vue de garder leur place à la mangeoire. Que Tshilombo et son Udps soient majoritairement luba crée un biais qui dénature le débat dans la mesure où ils sont les premiers à crier au tribalisme dans une victimisation indue qu’on leur reconnaît souvent alors qu’on les attaque simplement parce qu’ils défendent un bien volé.
    Apparemment pour vous la paix dans ce pays signifie ne pas introduire des recours et ne pas soupçonner la CC de forfaiture et se satisfaire ainsi d’un PR nommé auquel vous voulez que tout le monde fasse allégeance. Ce n’est ni le bon sens ni le moyen le plus sûr de l’obtenir. Vous n’allez pas nous faire gober que tous ces observateurs de dedans et de dehors qui sortent des chiffres qui confirment que c’est Fayulu qui a gagné le font par animosités personnelles envers Tshilombo, l’Udps et les luba.
    Ressaisissez-vous : la vérité et la justice feront mieux pour la stabilité du pays que les combinationi. Elles feront même que le PR nommé aujourd’hui facteur de division pourra devenir un agent de paix du pays. C’est aussi simple que cela, arrêtez d’emprunter des voies où la ruse et le défaitisme sont récompensés.

  16. Chers compatriotes,

    Le non respect de la vérité divise. Mais l’histoire nous apprend que le non respect de la vérité ne date pas d’hier. Le non respect est là depuis toujours, et elle n’a jamais eu autant des vagues. Les élections de 2011, non respect de la vérité. Personne n’a marché, il y a eu des premiers ministres qui ont accepté des nominations du perdant. Le problème de cet échange sur la toile est qu’à des moments, nous nous écoutons et nous réagissons à partir des préjugés que nous projetons dans l’autre. Je ne soutiens pas « Félix », et je n’affirme pas qu’il est ou n’est pas. Je constate que nous sommes plongés tous dans une situation où nous répondons comme ceux qui ont produit de phénomène ont prévu. J’ai appris dans les études tactiques qu’un ennemi n’est déboussolé que lorsqu’il se trouve devant une réaction imprévue. C’est ce qu’il nous faut maintenant pour arriver au résultat qui consiste en un vrai changement d’acteurs politiques pour le réel changement (lent vu les conditions), mais changement quand même pour le pays. Le problème est le malentendu provoqué par le fait qu’il y a un qui est déclaré gagnant des élections et un autre perdant. Il faut résoudre ce contentieux, mais en suivant les procédures en place. Est-ce que pour introduire le recours il faut qu’il y ait bagarre entre les motards et les jeunes de Lamuka ? Voilà mon problème. Les observateurs et les témoins ont-ils produits leurs données aux juges ? Ok, alors attendons, c’est la meilleure attitude. La patience et le calme sont les attitudes qui peuvent nous aider à avoir une stratégie de libération de notre pays par nous-mêmes. C’est cela la révolution. Que Dieu nous vienne en aide.

Comments are closed.