Kongo Central: Qui a manipulé l’Assistante du gouverneur?

Arrivée à Matadi depuis un mois, pour exercer – sur recommandation du chef spirituel de l’Eglise kimbanguiste – la fonction d’Assistante du gouverneur Atou Matubuana de la province du Kongo Central, la dame Mimi Muyita Ankieta s’est rendue tristement célèbre en se laissant entraîner dans ce qui ressemble bien à une « cabale ». Sans convaincre, elle accuse le vice-gouverneur, Justin Luemba, d’avoir tenté de la violer. Ce dernier soutient qu’ils entretenaient une relation amoureuse. Qui dit vrai? Les faits se seraient passés le dimanche 25 août dans un appartement (maison de passage) du gouvernorat. C’est là que Muyita loge depuis son arrivée au chef-lieu du Kongo Central.

Depuis lundi 26 août, une vidéo est au centre de toutes les conversations. On y voit un homme nu comme un ver de terre assis dans un canapé en cuir de couleur blanche ou beige. L’homme, sanglotant, implore littéralement ses « bourreaux » d’arrêter l’humiliation lui infligée en l’exhibant dans cette « tenue ».

Première surprise, l’individu dont question est immobilisé par une policière. Seconde surprise, le directeur provincial de l’ANR (Redoc) se trouve sur les lieux. Qui l’a ameuté? Pourquoi? Sauf changement, le titulaire de ce poste s’appelait Max Lupoko Ngyemen. Dernière surprise, « quelqu’un » qui est hors champ filme la scène. Qui a commandité ce « reportage »? A quelle fin?

Là où le bat blesse est que l’homme en tenue d’Adam n’est pas n’importe qui. Il s’agit de l’adjoint au gouverneur de la province du Kongo Central. Il s’agit du vice-gouverneur. De quoi s’agit-il?

« FLAGRANT DÉLIT DE VIOL » OU « COUP MONTÉ »

S’adressant au « Redoc » tout en se lamentant, le vice-gouverneur Justin Luemba donne sa version des faits. Selon lui, il entretient une « relation amoureuse » avec la dame Muyita depuis son arrivée à Matadi. « Le dimanche 25 août, elle m’a téléphoné en me disant excellence vient me rejoindre, je suis seule », raconte Luemba sans bafouiller. Celui-ci demande aussitôt à son chauffeur de le conduire dans l’appartement du gouvernorat où loge « Mimi ».

Dans son propos, Luemba n’a pas hésité de suspecter Matubuana d’être l’auteur du « coup » monté contre lui. Il était chaque fois interrompu par sa « victime » Mimi dont l’intonation vocale était tout sauf celle d’une personne « traumatisée » par une « tentative d’agression sexuelle ». « Je t’ai toujours dit qu’il ne sera jamais question d’entretenir des rapports amoureux entre nous », clame-t-elle avec aplomb. Et d’ajouter: « Je suis l’assistante du gouverneur. Je ne suis pas ta dame ». On entend sa voix. Elle reste hors champ.  

Ce qui ne devait être qu’un banal cas d’adultère à insérer dans la rubrique « fait divers » est aussitôt qualifié de « tentative de viol ». Luemba est déclaré pris en « flagrant délit de viol ». Il est embarqué. Destination: parquet de Matadi. Il sera par la suite relâché « faute de plaignant ».

Pendant 48 heures, le gouverneur Matubuana est resté muet comme une carpe. Pas un mot de « compassion » ou d’indignation suite à l’infortune de son numéro 2 embourbé dans une affaire de mœurs.

Papy Tamba, ex « communicateurs » de la mouvance kabiliste

Mercredi 28 août, Matubuana décide de sortir de son mutisme par une tribune revêtue de la signature d’un certain Papy Tamba. Le même. Il s’agit d’un des anciens propagandistes dits « communicateurs » de la mouvance kabiliste. L’intitulé du texte met à nu son caractère tendancieux autant que partial: « Qui cherche la tête du gouverneur Atou Matubuana rencontrera la vérité sur le chemin ».

Au lieu de décrire les faits de manière objective, Tamba prend la posture d’un « juriste » en s’érigeant en représentant du ministère public. Il est chargé de prononcer une sorte de « réquisitoire ».

Après avoir qualifié Luemba de « récidiviste », l’ex-communicant du PPRD de lancer: « Nous sommes face à une récupération politique sur fond de manipulation de l’opinion par un groupe de gens non autrement identifié ». L’objectif serait, selon lui, de « ternir l’image du gouverneur ».

ASSOCIATION DE MALFAITEURS

En violation du secret d’instruction, Tamba fait état des « relevés des appels téléphoniques » du vice-gouverneur. D’après lui, celui-ci a émis « un premier coup de fil le 25 août à 5h44 ». Selon Tamba, Luemba aurait téléphoné à la « pauvre Mimi » (sic!) par quatre fois « avant de s’inviter chez elle de façon impromptue ».

A en croire l’ex-communicateur du PPRD, « le 4ème appel téléphonique a visiblement exaspéré » l’Assistante du gouverneur. « La pauvre Mimi était surprise de voir le vice-gouverneur se déshabiller devant elle ce jour-là », soupire Tamba. A-t-on déjà vu un violeur se mettre à poil avant d’accomplir son forfait? Aucun psychologue ne pourrait répondre par l’affirmative.

Devrait-on déduire que cette « exaspération » a incité la dame Muyita à tendre un « piège » au vice-gouverneur en ameutant un agent de police et le Redoc? Dans quel but?

Le comportement de Justin Luemba est indigne d’un gestionnaire de la Cité. On n’ose pas imaginer la souffrance morale qu’endure son épouse ainsi que ses enfants. Qui oserait néanmoins lui jeter la première pierre dans ce Congo-Kinshasa où « grands » et « petits » citoyens n’ont que deux obsessions: l’argent et le sexe.

La société congolaise a perdu tous repères au point que des mères de famille n’hésitent pas à se comporter comme des « célibataires ». Des pères de famille, mêmement.

Au Kongo Central, des voix commencent à s’élever tant pour exprimer l’indignation que dénoncer une « conspiration ». Les mêmes voix reprochent à Matubuana et Luemba d’avoir terni l’image de la province.

D’aucuns évoquent un conflit latent qui opposerait le « Mundibu » Atou Matubuana au « Muyombe » Justin Luemba. Les deux hommes sont pourtant étiquetés FCC (Front commun pour le Congo).

Le Kongo Central compte une seule ethnie « Kongo » ou « Ne Kongo ». Celle-ci se subdivise en plusieurs sous-groupes ou tribus. « Notre Province est tombée très bas à cause des agissements de ces deux responsables politiques », confie un Ne Kongo joint au téléphone à Matadi.

Pour lui, Matubuana et Luemba « ne sont plus dignes de diriger cette région ». Il en serait de même du Redoc actuel. Et ce y compris, la policière présente sur les lieux. « Cette cabale est l’œuvre d’une association de malfaiteurs », conclut notre interlocuteur?

Des questions restent sans réponses. Quel est l’enjeu de ce conflit? Quelle est la justification de la présence du directeur provincial de l’ANR dans une affaire qui ne concerne en rien la « sécurité nationale »? Pourquoi l’Agence nationale de renseignement veut s’occuper de tout sauf de sa mission de « surveillance » des personnes susceptibles de porter atteinte à la sûreté de l’Etat? Que dire du comportement de la policière? Question finale: Qui a manipulé la dame Mimi Muyita Ankieta?

 

B.A.W.

45 thoughts on “Kongo Central: Qui a manipulé l’Assistante du gouverneur?

  1. Chers Compatriotes,
    Voilà ce qu’est notre élite politique. C’est contre cette élite et contre les mentalités qui consisteraient à soutenir les médiocres, les amoraux, et ceux qui veulent la déstabilisation permanente de notre pays pour pouvoir se servir de tout ce qu’ils veulent avoir. Notons que ceux qui se battent ne sont pas de Rwandais. Voilà où nous avons besoin d’une révolution profonde. Mais le handicap ici est le tribalisme. Car, nous soutenons souvent l’insoutenable, même au niveau des choses simples comme des avis donnés en ligne, nous soutenons ceux qui appartiennent à notre tribu, malgré l’évidence de l’insoutenable. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. Cher Elili,
      Le tribalisme ou phénomène identitaire n’est pas un handicap. Ce qui handicape la bonne marche de la res publica dans un Etat marqué par le phénomène identitaire, c’est plutôt l’absence de réponse des élites dans la gestion dudit phénomène. Le tribalisme ou phénomène identitaire existe en Belgique, en Suisse et au Canada, pour ne citer que ces trois pays-là. Leurs élites n’ont pas construit la démocratie à la manière des Français ou des Américains par exemple. Ils ont adapté le modèle Westminster de la démocratie à la spécificité de leurs tissus sociaux ; ce que nous sommes incapables de comprendre et/ou de faire chez nous.

    2. Oui, nous attendons donc les Jo Bongos, KUM et autres tonneaux vides laches qui hallucinent en voyant l’ombre des Tutsi partout, pour reagir a cet article et se dechainer contre les Rwandais « colonisant leur Pays »…

      1. alidor semayote,
        Espèce de rwandais…pour moi, vous n’êtes rien du tout, sinon des assassins en quête des terres. Votre arrogance vous sert de paravent pour mieux faire passer votre culture d’ubwenge. Vous n’êtes rien du tout. Même si vous occupez le Congo aujourd’hui grâce aux collabos et autres bouffons que vous nommez à la tête du pays de mes ancêtres. Soyez rassuré qu’un jour des congolais dignes vous botteront le cul…Vous n’êtes pas immortels. Demandez donc aux membres rescapés du commando rwandais qui s’étaient perdus sur la rivière Ndjili en 1998 ce qu’ils ont vécu…Ils pleuraient comme des rats…
        Quittez le Congo, vous avez assez tué. Minembwe va être votre Vietnam ! Bande d’assassins.
        Je vous emmerde !!!

    3. Monsieur Elili si votre rêve est de voir les kongo renoncer à leur identité détrompez vous ! Et si c’ est cela le tribalisme détrompez vous également !

  2. Visiblement , il s’agissait d’un piege vu sa beaute naturelle , pas beau ce jeter immediatement une pierre au vice gouverneur , en tant qu’etre humain , on peut tomber dans dans ce filet , seulement to zala ekenge , personnellement j’ai vu cette video de ce Mr avec sa nudite , vraiment c’etais lementable .on lui tendu un apas (certainement on savais sa tasse du the ), conseil a sa famille et ses amis , cherchez un avocat specialise en la matiere , un avocat professionel , et tu vas gagner le proces , Bonne chance .

    1. Cher Mopape,
      Oui, les membres de la famille du vice-gouverneur peuvent trainer les bourreaux de celui-ci devant la justice. Mais ce qu’on attend surtout dans un Etat où les mots « changement » et « Etat de droit » sont à la mode, c’est que la justice se saisisse d’un aussi grand scandale. Où sont les procureurs ? Où est celui qui est censé garantir le bon fonctionnement des institutions ? Dans tout Etat normal, la justice devrait s’intéresser à toutes les personnes impliquées dans ce scandale : Mimi Muyita Ankieta, le gouverneur, le directeur provincial de l’ANR, la policière, la personne hors champ qui filme la scène et même le journaliste. Il n’y a aucun doute qu’il s’agit ici d’un piège. Un piège tendu par des individus médiocres qu’accuse leur propre scenario, fruit d’une imagination inintelligente.

  3. Triste et énervant ! Certes, Matubuana et Luemba font la honte de la province (comme dit dans le texte), mais les mêmes maux sont à trouver dans toutes les provinces. La HONTE à nous tous. C´est le Congo qui est malade.
    Le scénario est mal conçu (Mais déjà l´idée de faire un tel coup à l´autre est mauvaise). Mais facilité par le comportement de la victime. Quand on a certaines responsabilités, on doit être prudent.
    Docta Bamba recommandait dans son dernier texte sur « Scandale au Congo central » à l’intellectuel congolais de « relever l’esprit de l’homme congolais, le tourner vers la conscience, vers le beau, le juste, et le vrai, le désintéressé et le grand ». Je me suis demandé s´il avait fait le ‘diagnostic’ de l´intellectuel congolais, voire si cette tâche ne dépassait pas l´intellectuel (au sens généralement partagé).
    Je ne peux finir sans exprimer ma SOLIDARITÉ avec la femme et les enfants de Luemba. Je ne m´imagine pas leur souffrance, leur humiliation non seulement à cause de la relation que le papa entretenait, mais aussi à la manière dont ce dernier pleurait. Comme un petit garçon. Sans un minimum de retenue. C´est toute une image de papa, de chef de famille qui a volé en éclats.

    1. C’est facile de dire qu’il faut « relever l’esprit de l’homme congolais, le tourner vers la conscience, vers le beau, le juste, et le vrai, le désintéressé et le grand ». Ce qu’on attend, c’est d’expliquer comment y parvenir.

  4. 1. L’indécence de filmer une personne ainsi humiliée et ensuite diffuser la vidéo annihile l’indécence de tromper sa femme.
    2. Je puis comprendre qu’on soit tenté de tromper sa femme avec … Rihanna ou Beyoncé, par exemple. Mais pas avec la mocheté nous présentée ici sur cette photo.
    3. J’espère que la famille de ce pauvre monsieur n’a pas visionné la vidéo.
    4. Les députés nationaux du Kongo ont raison d’exiger la démission des gouverneurs de leur province.
    5. Kiadi kibeni kua bana Kongo !

  5. Les médiocres ne sont pas seulement médiocres, ils sont minables. Scénario, minable. Acteurs, minables. A commencer par le Vice-gouverneur atteint d’inanition, minable et pleurnichant, incapable de se ressaisir et d’exiger de s’habiller avant toutes choses. Comment se comportera-il en tant qu’autorité de l’Etat face à une situation de grave crise ? La policière, une minable s’agissant guère en professionnelle, ne sachant que faire en cas de flagrance, s’il en est. Le Redoc, plus minable encore, s’embarquant dans une aventure hors de ses compétences et champs d’action. Autorité la plus gradée sur la scène, le Redoc de l’ANR aurait pu ordonner de stopper de filmer le Vice-gouverneur et d’exiger que celui-ci se vetît par respect à la Constitution qui interdit des traitements dégradants. Minable exposant n, la prétendue victime de viol, le verbe haut, incapable même de simuler une femme ayant subi l’opprobre.
    Ce fait divers requiert un traitement conséquent : le Procureur devra se saisir de l’affaire, le viol est un crime; établir les responsabilités ; l’ANR enquêter sur le rôle du Redoc dans cette galère ; la Police nationale, ouvrir une enquête et un dossier disciplinaire sur l’intervention non professionnelle de son agent; le Gouverneur demander des explications à son assistante. Enfin, toute la société congolaise doit réfléchir sur les dangers d’un mauvais usage du numérique et mettre en place des garde-fous et une réglementation appropriée.

  6. Voila en consiste « avoir le pouvoir » en RDC. De la Presidence ou trone le grand jouisseur Vital Kamerhe, aux ministeres et gouvernorats en passant par le Parlement, tous ne revent que de:
    Sexe et son derive d’abus d’autorite, Detournements et Pots de vin !
    Citons entre autres dans la « crasse politique » les Jose Makila, She Okitundu et ce mec Luemba, pris en flagrant delit et dont les videos indecentes circulent pour demontrer la These: « Sexe d’Abord » ….!

    1. @ Clement
      Parlant du jongleur Vital Kamerhe, nous soumettons ce qui suit a l’appreciation de nos compatriotes…Avez vou dit Peuple d’Abord?
      www.politico.cd/actualite/la-une/2019/08/30/cite-dans-une-affaire-de-detournement-de-15-millions-de-usd-vital-kamerhe-bloque-une-mission-de-linspection-generale-des-finances.html

  7. Merci pour ta lucide analyse, cher compatriote Watshi. Je me réfère à toi toujours comme à un de ces rares congolais qui compte. Il y a tout dans ce feuilleton sauf le fait d’être un fait divers. Le problème de mœurs au sommet d’une institution est toujours condamnable d’où qu’il provienne. Ce qui m’étonne dans cette histoire, c’est qu’on se refuse à identifier la vraie victime. Lwema es-il aussi innocent qu’il le prétend? Mimi est-elle condamnable pour s’être impliquée dans cette sordide cabale? Moi je soutiens toujours qu’il faut un coup de balai qui permettrait un nouveau départ pour le Congo sur des bases d’une éthique solide…

  8. C’est un non événement !!!
    De quoi distraire les congolais des vrais problèmes des tueries à Beni et des velléités rwandaises sur Minembwe qui se concrétiseront avec le maintien du rwandais Azarias Ruberwa pour bien décentraliser Minembwe et l’autonomiser en une province rwandaise.
    Malheureusement, il n’y a pas de justice fiable dans cette république bananière car tous devraient démissionner et être coffrés. Le Gouverneur, son Vice et leur nana d’assistante, la recommandée du chef spirituel de l’Église kimbanguiste .
    JE PLEURE AVEC BENI JE PLEURE AVEC BENI JE PLEURE AVEC BENI où on ne cesse de faucher des vies humaines par décapitation sans que le pouvoir dirigé par le Président Antoine Félix Tshilombo nommé par le rwandais de Kingakati Kanambe alias Joseph Kabila, ne s’en émeuve.

    1. Que viennent faire les Rwandais dans ce dossier de tes freres immoraux?…
      Tu es l’echantillon pimpant des faineants et nullards voyant l’ombre des Rwandais partout, et dans tous leurs malheurs…
      Congolais, de grace, grandissez !

      1. Et vous, alidor semayote, espèce de rwandais, que venez-vous faire ici quand nous parlons des affaires qui concernent nos autorités, hein ?
        Retournez chez vous pour chercher un moyen de vivre en paix avec vos frères de la majorité hutu et vos vaches.
        Rentrez chez vous au rwanda !

  9. Chers Compatriotes,
    MBTT écrit ceci : « Le tribalisme ou phénomène identitaire n’est pas un handicap ». Je dois remarquer que MBTT définit le tribalisme comme phénomène identitaire. Mais il ne me donne pas les faits que ce phénomène identitaire engendre positivement dans la recherche des solutions du pays.
    Le tribalisme dont je parle moi, je ne le définis pas comme un phénomène identitaire, je le définis un état d’esprit qui consiste à écarter de mon cadre d’activités toute personne n’appartenant pas à ma tribu. Cette attitude est contre-productive pour le pays, lorsque l’on occupe des fonctions importantes dans la gestion du pays. Lorsque le président Mobutu dit : « Tu es ministre, je constate que dans ton bureau, il y a trois personnes de ta tribu, je peux comprendre, mais trouver plus de trois, vous avez des problèmes avec moi… » Voilà le tribalisme qui est phénoménal au Congo. C’est au nom de ce tribalisme que les compétents sont laissés et les médiocres engagés parce qu’ils appartiennent au clan ou à la tribu.
    Qui ignore le problème du recteur Ndjelo Epenga à l’Université de Kinshasa avec les bourses de l’Etat Zaïrois. Vous verrez en Belgique beaucoup de Congolais de sa tribu qui sont arrivés en cette période là. MBTT, j’ai vu lors de mes expériences professionnelles au Zaïre, un directeur de l’école secondaire engager un professeur de latin, comme professeur de Philosophie, alors qu’un licencié en philosophie était disponible. C’est ce tribalisme et dans ce cadre, souvent les élites sont des laisser pour compte.
    « Ce qui handicape la bonne marche de la res publica dans un Etat marqué par le phénomène identitaire, c’est plutôt l’absence de réponse des élites dans la gestion dudit phénomène ». J’observe qu’ici, MBTT fait une théorie générale, donc universelle, alors que mes propos ne constituent pas une théorie de science politique, mais bien une approche pragmatique de la situation du Congo. Ainsi, MBTT est resté théorique et sa théorie ne tient même pas pour le Congo. Nous lui posons une question. Qu’est-ce qui fait que les élites du Congo n’apportent pas de réponse à la gestion du phénomène. Eh bien ceci est un constat que je ne partage pas. L’élite congolaise répond bien dans la gestion dudit phénomène, mais de façon plus intéressée. Sans cette élite, Mobutu n’aurait pas fait cette longévité extraordinaire de son pouvoir.
    « Le tribalisme ou phénomène identitaire existe en Belgique, en Suisse et au Canada, pour ne citer que ces trois pays-là ». Une petite observation. MBTT compare ce qu’il n’acceptait pas que l’on fasse, à savoir comparer tous les pays qu’il cite là et le cas du Congo. MBTT oublie ou occulte le fait que les Kasaïens ont été persécutés et chassés du Katanga dans les conditions inhumaines et inacceptables. Tout simplement parce qu’ils sont Kasaïens. Cela se passe au 20ème siècle. Donnez-moi l’exemple de cela dans les pays que vous citez, et cela au 20ème siècle. En Belgique l’opposition Flamands Wallons est bien connue, mais les Wallons vivent en Flandre sans être inquiétés parce qu’ils sont Wallons et les Flamands en Wallonie..
    Leurs élites n’ont pas construit la démocratie à la manière des « Français ou des Américains par exemple. Ils ont adapté le modèle Westminster de la démocratie à la spécificité de leurs tissus sociaux ; ce que nous sommes incapables de comprendre et/ou de faire chez nous ». Nous sommes incapables de le faire chez nous, parce que lorsque le dictateur est mon cousin, j’utiliserais mes compétences à son service. Vous connaissez combien des professeurs d’université entouraient Mobutu ? Et parmi ces conseillers, seuls les conseillers de chez lui avaient beaucoup plus d’importance pour lui. Ngbanda qui est devenu aujourd’hui un grand analyste de la situation actuelle du Congo et qui a écrit « Ainsi sonne le glas » n’était pas à mettre parmi l’élite congolaise ? MBTT quand on nie un phénomène aussi évident et que l’on verse dans des théories idéalistes, c’est soit parce que l’on ne voit pas le phénomène (ceci serait étonnant vous concernant, vu votre bagage intellectuel), soit parce que l’on est tellement dans ça que l’on trouve normal. Cela commence toujours par des comportements aussi anodins que soutenir une réflexion boiteuse de quelqu’un parce qu’il est de ma tribu. L’élite Congolaise qui avait des réponses pour le pays, était systématiquement écartée, parler de la démocratie aussi bien pendant la deuxième république et même actuellement était et reste risquant aussi bien au Congo que dans certains pays africains noirs. Si vous ne reconnaissez pas cela, alors je pourrais avoir une idée vous concernant. Nous avons besoin d’une révolution pour le pays. Tshisekedi n’est pas une solution. Ce n’est même pas une alternance, c’est le changement de personnes pour la continuité d’une même politique contre le peuple congolais. Le peuple congolais doit revenir au concept du peuple Zaïrois qui nous a permis de voyager partout au Zaïre. Ainsi, si nous sommes tous Zaïrois/Congolais, et agir contre tous ces traîtres (élites), pour en revenir à la constitution d’un groupe d’élites engagés pour le changement radical dans la gestion de la chose publique au Congo. Ceci reste pour le moment une utopie vu la manière dont les Congolais sont gérés et réagissent. Mais le monde occidental n’a pas connu des théories utopiques qui ont conduit à la réalisation des démocraties adaptées à des réalités de différents pays occidentaux ? Lorsque nous aurons réduit le tribalisme dans plusieurs domaines de la gestion de la chose publique, nous ne verrons que les compétences pour le redressement du pays. La question de démocratie pourra se poser en d’autres termes. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. Cher Elili,
      Je dois vous avouer que je me suis posé la question de savoir s’il fallait réagir à votre sortie tellement elle va dans tous les sens. Je vais vous posez trois petites questions. Vous écrivez : « MBTT oublie ou occulte le fait que les Kasaïens ont été persécutés et chassés du Katanga dans les conditions inhumaines et inacceptables. Tout simplement parce qu’ils sont Kasaïens ». Où voyez-vous cela dans mon intervention ? Vous poursuivez plus loin : « MBTT quand on nie un phénomène aussi évident et que l’on verse dans des théories idéalistes, c’est soit parce que l’on ne voit pas le phénomène (ceci serait étonnant vous concernant, vu votre bagage intellectuel), soit parce que l’on est tellement dans ça que l’on trouve normal ». Quel est le phénomène que je nie ou occulte et de quelle manière ?

    2. @Elili
      Que désignons-nous par « tribalisme » lorsque nous en parlons et souvent nous le dénonçons ? C’est l’utilisation sociale et donc même politique d’un sentiment identitaire à sa tribu, à son ethnie. Ce réflexe identitaire est en Afrique une réalité sociologique bien enracinée, reflet et prolongement d’une organisation sociale ancienne qui existait avant que nous nous constituons en État-Nation. Cette conscience tribale subsiste et résiste donc autant qu’elle sert un peu beaucoup presqu’à tous même chez ceux qui ont une parcelle de pouvoir, une charge sociale ou politique.
      Que cette utilisation abusive du « phénomène identitaire » devienne vite un handicap dans l’État moderne que nous nous acharnons à créer est évident. Comme l’est le fait que le niveau de notre développement socio-économique et culturel, l’arsenal juridique seuls ne suffisent pas aujourd’hui à l’endiguer et auront sans doute longtemps difficile à l’éradiquer.
      Une restructuration administrative et politique qui tienne davantage compte de ce sentiment actif d’appartenance à nos tribus, ethnies ou régions peut-elle mieux minimiser le tribalisme ? Je crois que c’est l’un des points essentiels contenu dans le projet de MBTT d’une démocratie endogène adaptée à nos réalités sociales.

  10. semayote@

    Au fait jos bongos , a vu le jour dans le camp de Genocidaires a tingitingi , c’est pourqouoi il est hante par la malediction de ses parents , tu ne peut pas le changer.

    1. @mopape,
      UBWENGE !
      C’est fou comme vous vous complaisez dans vos propres mensonges. C’est dingue. Quel genre de peuple êtes-vous ?
      Vous avez de l’avenir à Hollywood. Quittez votre bureau de l’ANR, allez à LA, vous allez gagner beaucoup d’argent dans le cinema. Car, vous avez de l’imagination.
      Il appert que c’est un talent qu’on trouve souvent chez les criminels… ataviques. Vous en êtes un et vous l’ignorez. Pauvre type !

    2. Mopape UBWENGE,
      « Camp de génocidaires à Tingitingi » ? Ubwenge, arrêtez vos mensonges ataviques, qui ignore encore sauf vous-même et les vôtres qu’il n’y a pas plus génocidaire que votre Patron ? « Kagame est le plus grand criminel de guerre au pouvoir aujourd’hui », ce n’est pas moi qui le dis mais le professeur Filip Reyntjens d’Anvers qui l’a démontré noir sur blanc…

      1. PS
        « Le vrai scandale du G7 de Biarritz est la présence de Paul Kagame, président du Rwanda »
        = http://www.libertepolitique.com/Actualite/Decryptage/Le-vrai-scandale-du-G7-de-Biarritz-est-la-presence-de-Paul-Kagame-president-du-Rwanda

  11. Chers Compatriotes,
    Je suis un peu déçu et je ne comprends pas MBTT, il écrit ceci :Vous écrivez : « MBTT oublie ou occulte le fait que les Kasaïens ont été persécutés et chassés du Katanga dans les conditions inhumaines et inacceptables. Tout simplement parce qu’ils sont Kasaïens ». Où voyez-vous cela dans mon intervention ? » C’est justement ce que je lui reproche. Occulter est un verbe simple et je ne saurais pas me permettre de donner une portée sémantique de ce concept à ce savant de Congoindependant.com. MBTT, je vous reproche d’avoir choisi une définition du tribalisme qui vous a conduit à éluder la question des conséquences de cette attitude dans le pays. La définition du tribalisme comme une quête identitaire vous a éloigné de ce qui devrait être profitable au pays dans le sens du combat contre ce fléau. C’est ainsi que logiquement vous en êtes arrivé à nier son existence. Le tribalisme existe et est un fléau pour les Congolais. La quête identitaire n’est pas une démarche d’exclusion d’autres identités. Or, c’est ce qui se passe quand on est tribaliste. Vous trouvez normal que dans une instance comme la présidence de la république il y ait un chiffre aussi élevé des conseillers et 90% soit de la tribu du président ?
    Quand je lie ce qui suit je suis étonné de la vraie volonté de MBTT de s’ouvrir aux autres approches. MBTT écrit :  » Vous poursuivez plus loin : « MBTT quand on nie un phénomène aussi évident et que l’on verse dans des théories idéalistes, c’est soit parce que l’on ne voit pas le phénomène (ceci serait étonnant vous concernant, vu votre bagage intellectuel), soit parce que l’on est tellement dans ça que l’on trouve normal », et pose cette question : « Quel est le phénomène que je nie ou occulte et de quelle manière ? » Il s’agit du tribalisme que vous niez en donnant en en donnant une acception qui vous a conduit à nier l’existence du tribalisme tel que je l’ai décrit. C’est un fait connu de tous. MBTT, faites une investigation dans l’archidiocèse de l’Eglise Catholique Romaine de Kinshasa au sujet de différents cardinaux qui ont été à la tête de ce diocèse, et l’on vous parlera du mandat du Cardinal « Laurent Monsengwo ». Ne voyez pas en cela une quête identitaire, mais une volonté tribaliste de choisir les personnes à favoriser au détriment des autres. C’est ce fléau qui explique le fait que les Congolais sont en partie responsables de la situation actuelle de leur pays. Un bon diagnostique donne au médecin une bonne thérapie et un protocole médical efficace. Dénonçons cette limite et combattons la et nous serons un peuple congolais solidaire et nous redresserons le pays. Que Dieu nous vienne en aide.

  12. Pendant ce temps Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de l’Udps familiale voyage comme « Magellan » à travers le monde alors que la RDC meurt peu à peu et les 42 ministres étiquettes du Gouverne et ment d’Occupation issus du FCC (Filière des Congolais Corrompus) sont allés prêter serment à Kingakati devant l’imposteur Rwandais Kanambe alias Kabila… Décidément « Quel avantage revient-il aux hommes et femmes non-initiés de toute la peine qu’ils se donnent sous le soleil ? Une génération s’en va, une autre vient, et la Terre subsiste toujours. Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Tout est vanité et poursuite de vent. Le Verbe (Parole Divine Authentique) du Véritable Dieu Tout-Puissant Redoutable qui vit inexplicablement hors de toutes les réalités amènera toute œuvre au Jugement, au sujet de ce qui est caché, soit bien, soit mal  » dixit l’Ecclésiaste… Ainsi soit-il… Ingeta

  13. Compatriote Elili
    # Permettez que je revienne vite fait dans le sens de ce que je disais plus haut ! Vous dites « un bon diagnostic donne au médecin une bonne thérapie et un protocole médical efficace » mais croyez-vous avoir fait le diagnostic précis du « tribalisme » par les seules évocations des faits malheureux ? Un bon diagnostic exige de connaître l’étiologie d’une pathologie et nulle part vous n’y faites allusion. Vous écrivez aussi : « je vous reproche d’avoir choisi une définition du tribalisme qui vous a conduit à éluder la question des conséquences de cette attitude dans le pays. La définition du tribalisme comme une quête identitaire vous a éloigné de ce qui devrait être profitable au pays dans le sens du combat contre ce fléau. … La quête identitaire n’est pas une démarche d’exclusion d’autres identités. Or, c’est ce qui se passe quand on est tribaliste  »
    # Qu’est-ce à dire ? Que le tribalisme n’est pas la conséquence d’une quête identitaire, d’un « besoin » de se replier sur son appartenance tribale ? A propos, vous avez à raison comme objectif l’éradication du fléau mais si après avoir reproché à MBTT d’avoir occulté les conséquences et méfaits du phénomène réflexe à votre tour vous en négligez les causes, croyez-vous que vous saurez le combattre efficacement ?
    # Le repli identitaire tribal, ethnique ou régionaliste est une réalité sociologique bien ancrée dans nos mœurs, d’abord sociales et pour le coup politiques que quelque part notre histoire nous a léguée, vous avais-je dit plus haut, avec cette tendance à s’isoler ou plus exactement à ne mieux opérer qu’avec ses congénères tribaux à l’écart ou à l’exclusion des autres. Le dénoncer, c’est plutôt le minimum syndical d’autant qu’il se traduit souvent par ce paradoxe que ce sont les « tribalistes convaincus » qui trouvent le tribalisme à tous les coins de rue. N’empêche comme vous je considère le phénomène plutôt préoccupant fût-ce seulement parce qu’il peut mener à des crimes graves, massacres à la limite d’un génoncide comme le cas des « kasaiens » au Katanga dans les années 90. Voilà pourquoi je préfère qu’on l’aborde avec moins de sensiblerie et davantage d’expertise pour si pas en venir au bout au moins tempérer progressivement son ampleur et sa fréquence.
    Je ne veux pas parler au nom de Mayoyo, il vous répondra au besoin sur le reproche que vous lui faites « d’avoir nié l’existence du tribalisme dans sa définition » mais j’ai tendance à comprendre sa vision des choses consistant à voir dans le réflexe tribal une réalité sociale bien présente chez nous dont l’éradication relèvera davantage en plus de ce qui existe d’une approche socio-politique et administrative plus structurelle plutôt que les seuls cris d’orfraie et un arsenal juridique. C’est donc à voir !
    # A noter que le repli communautaire ou communautariste qu’on voit aujourd’hui dans les sociétés occidentales devenues multiculturelles par l’histoire et même le protectionnisme ou l’unilatéralisme en vogue un peu partout et même le rejet intempestif des migrations partent souvent du même réflexe identitaire florissant en pleine mondialisation pas toujours heureuse. Une idée pour mieux comprendre ce qui se passe chez nous ?

  14. A vous tous rwandais cachés sous divers pseudonymes, et qui avez le toupet de cracher sur la mémoire de nos morts, sachez que leur sang crie et continuera de crier vengeance. Oui nos morts, nos morts de Tingi-Tingi, de Kasika, de Mwenga, de Minembwe, de Bukavu et d’autres contrées du Sud-Kivu,de Goma, de Beni, Lubero et Rutshuru et d’autres contrées du Nord-Kivu; de Kasongo et différentes contrées du Maniema; de l’Équateur (Enyele); de Djugu, de l’Ituri, de Kisangani où sans honte bue s’étaient affrontées les armées rwandaises et ougandaises; du Kasaï (phénomène Kamuina Nsapu, ce vaillant chef coutumier que vous avez assassiné à la suite d’autres de ses collègues chefs coutumiers dans d’autres provinces); de Pueto, Kamina, Kalemie, Lubumbashi (Mukungubila) et d’autres contrées de la Province du grand Katanga; de Yumbi et d’autres contrées de la Province du grand Bandundu; de Kitona et de Bundu dia Kongo; de Kinshasa (fosses de Maluku). A ces morts, nous associons certaines personnalités que vous avez assassiné: les chefs coutumiers, Mamadou Ndala et Mbuza Mabe, Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, Armand Tungulu, Mes seigneurs Munzihirwa, Kataliko, Etsou, le Père Vincent Machozi pour ne citer que celles là.
    Voyez comment votre barbarie n’a épargné aucune province congolaise, à cause de votre Hitler africain et sanguinaire , Paul Kagamé. Pour l’honneur de ces morts, nous ne nous tairons jamais.
    Jo Bongos, Nono, Kum, …. et tous les autres compatriotes qui sommes conscients de ces velléités rwandaises, nous poursuivrons notre combat sur ce site sans nous laisser ébranler par vos jérémiades qui ne font que vous accuser que vous ¸êtes rwandais et/ou agent infiltré de l’ANR.
    Nous vous tenons à l’œil!!
    NOUS PLEURONS AVEC BENI NOUS PLEURONS AVEC BENI NOUS PLEURONS AVEC BENI

  15. # L’ampleur médiatique qu’a prise cet ignoble vaudeville sexuel au sommet de la province du Kongo Central a heureusement indiqué que notre population ne veut plus de la médiocrité de notre crasse politique, son spectacle est devenu autant inacceptable que son bilan est catastrophique. La cuisante défaite du ‘dauphin’ aux dernières élections en témoigne
    La honteuse médiatisation de l’affaire a convaincu et poussé les élus de la province de s’en offusquer publiquement et ils ont à juste raison réclamé dans un mémo le départ de ce duo maléfique qui s’est complu à monter sans scrupule un scandale aussi nauséabond, leur marche malgré son interdiction a rassemblé des centaines de citoyens dans la rue à Matadi.
    Les autorités du FCC (Conférence des Présidents !) dont répondent ces minables élus du Kongo Central se sont subitement rappelés qu’il existait des valeurs à défendre et ont de même décidé que ces derniers devraient quitter la tête de la Province.
    Je me dis que la procédure normale devrait passer par une motion de censure ou de défiance de l’Assemblée provinciale pour les virer dans la règle à moins que la tutelle (Ministère de l’Intérieur) et pourquoi pas le PR en personne décident de couper court à des tergiversations inutiles et démettent directement les coupables.
    # Bonne nouvelle donc, le temps est compté pour ce pitoyable duo mais mauvaise nouvelle quelque part pour la province est partie pour une brusque restructuration qui ne manquera pas de soulever d’autres intrigues pour élire sa nouvelle tête.
    Alors, que penser des Bas Congolais qui ont voté ce Gouverneur et ce Vice-gouverneur, que penser de la qualité de MM Matubuana et Luemba ainsi élus ? Lorsqu’on regarde comment ça se passe et comment ça s’est passé au Kongo Central, on voit qu’il y’a toujours des magouilles corporatistes à coup de billets verts pour nommer ou élire nos dirigeants. Si je me souviens le ticket Matubuana-Luemba a été élu comme dissident du FCC à la place d’un ticket FCC en règle qui avait préempté je ne sais comment la direction de cette province dont on connait pourtant sa propension constante à voter anti-‘JK’, mais hélas cette rébellion n’a pas fait d’eux des élus responsables. Ainsi va la vie politique au Congo. Que de discrédit pour la province. Vivement du balai, que ça « change » partout mais en sommes-nous sur le chemin avec la nouvelle présidence dont par exemple le Cabinet est devenu un repaire des profiteurs et sans honte pourvoyeur d’oukases illégales (Kamerhe juge et partie dans la « disparition » des 15 millions des caisses de l’État ne s’est pas embarrassé d’interdire au nom de son Chef le PR l’enquête de l’IGF sur cette affaire ; APOCALYPTIQUE !!!).
    A suivre…

  16. PS
    Mes excuses à la Rédaction de CIC de joindre ces liens en rapport avec mon dernier paragraphe ci-dessus !
    « RDC: Un audit de l’IGF note l’absence de traçabilité dans la gestion de 15 millions USD issus des revenus des produits pétroliers »
    ° https://deskeco.com/rdc-un-audit-de-linspection-generale-des-finances-decrit-labsence-de-tracabilite-dans-la-gestion-de-15-millions-usd-issus-des-revenues-des-produits-petroliers/
    « RDC : l’Inspection des finances alerte sur la « disparition » de 15 millions de dollars des caisses de l’État »
    ° https://www.jeuneafrique.com/818919/economie/rdc-linspection-des-finances-alerte-sur-la-disparition-de-15-millions-de-dollars-des-caisses-de-letat/
    « RDC: où sont passés 15 millions de dollars destinés aux compagnies pétrolières? »
    ° http://www.rfi.fr/afrique/20190821-rdc-sont-passes-15-millions-dollars-destines-compagnies-petrolieres
    « RDC : Après avoir été cité dans une affaire de disparition de 15 millions USD, Vital Kamerhe interdit une nouvelle mission de contrôle de l’Inspection Générale des Finances »
    ° https://deskeco.com/rdc-apres-avoir-ete-cite-dans-une-affaire-de-disparition-de-15-millions-usd-vital-kamerhe-interdit-une-nouvelle-mission-de-controle-de-linspection-generale-des-finances/
    « RDC: polémique autour d’une lettre attribuée à Vital Kamerhe »
    ° http://www.rfi.fr/afrique/20190831-enquete-gestion-etat-rdc-lettre-vital-kamerhe-polemique
    « RDC : deux inspecteurs des finances chargés d’auditer les fonds alloués aux ministères sont interpellés »
    ° https://actualite.cd/2019/08/31/rdc-deux-inspecteurs-d"s-finances-charges-dauditer-les-fonds-alloues-aux-ministeres-sont
    « RDC : Entendus par la présidence et la police , les deux inspecteurs des finances ont été remis en liberté »
    ° https://actualite.cd/2019/08/31/rdc-entendus-par-la-presidence-et-la-police-les-deux-inspecteurs-des-finances-ont-ete

    1. PPS
      # Rappelons que si la classe politique, locale comme nationale ainsi que la population, provinciale comme nationale indignées par ce bête et scandaleux guet-apens réclament la démission de ses protagonistes politiques, à ma connaissance, ni le Gouvernement premier Magistrat de la Province et par ailleurs soupçonné d’en être le commanditaire, ni son Vice-gouverneur présumé coupable de la tentative de viol, ni la fameuse Assistante supposée victime de celle-ci, ni la Policière vue à l’action sur les lieux, ni le Redoc de l’ANR appelé au secours, ni enfin la personne qui a filmé si elle n’est pas l’une des premières, aucune n’a été inculpée, mise officiellement en examen. A peine nous indique-t-on que l’Assistante aurait été révoquée, la Policière interpellée (Auditorat militaire) et le Responsable de l’ANR rappelé à Kinshasa. La justice entre toujours en retard même si ici il y’a un apparent flagrant délit et pourtant à terme on en aurait bien besoin. La Cour de cassation aurait dépêché une mission sur place en vue d’y voir plus clair.
      C’est dire , comme je le disais plus haut, que les ayants-droits – la Tutelle et l’Assemblée provinciale – seraient les bienvenus pour actionner une procédure administrative ou politique en règle et pourquoi pas pénale afin que cette affaire ait une suite qui réponde aux attentes des populations .
      # Quelles interférences pernicieuses , quelles autres magouilles peut-on alors craindre surtout que nous semblons nous acheminer vers des prochaines occasions, l’occasion de toutes les combines au Congo en prévision des postes juteux. Sans oublier que dans cette affaire il y’a des relents d’une guerre intra-provinciale entre ceux du Bas-Fleuve contre ceux des Cataractes/Lukaya…
      A suivre…

  17. Chers Compatriotes,
    Voilà ce que NONO m’écrit : « Permettez que je revienne vite fait dans le sens de ce que je disais plus haut ! Vous dites « un bon diagnostic donne au médecin une bonne thérapie et un protocole médical efficace » mais croyez-vous avoir fait le diagnostic précis du « tribalisme » par les seules évocations des faits malheureux ? ». Nono, mon sujet n’est pas le tribalisme, je pointe ce dernier comme une des causes de la situation actuelle du Congo. MBTT nie l’existence du tribalisme en parlant d’un recherche identitaire. Une acception qui ne peut pas lui permettre de reconnaître ces faits malheureux que j’invoque. La question que vous me posez en dit long sur vous-même et de votre compréhension de ce que j’écris. Et ici, j’ai aussi un exemple de ce que je pointe du doigt. Soutenez-vous aussi MBT en tant qu’ancien des Jésuites, ou vous pensez que ce qu’il dit est logique et vrai en ce qui concerne le Congo? Notez bien que je ne peux pas vous en vouloir. C’est la règle élémentaire de tolérance et d’application du concept même de Congoindépendant.com, « La vérité est entre la thèse et l’antithèse ». Mais je dois remarquer que l’antithèse ou la différence de réflexion est ici une démarche la moins acceptée. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. @Elili
      Je ne comprends rien à ce que vous me dites ou à ce que vous voulez me dire ! Vous écrivez ; « […] Nono, mon sujet n’est pas le tribalisme, je pointe ce dernier comme une des causes de la situation actuelle du Congo.[…] » Allons donc, vous nous inondez des pages sur ce que le tribalisme nous a infligés en l’illustrant notamment par l’épisode des Kasaiens chassés du Katanga et sans rire vous nous venez m’affirmer que votre sujet n’est pas le tribalisme et comble d’inconséquence vous ajoutez que « vous pointez ce dernier comme cause de la situation actuelle du Congo ». Il est selon vous le fléau cause de nos malheurs et vous osez affirmer que ce n’est pas votre sujet ?
      J’ai tenté de vous dire ce que je pensais du tribalisme, je ne peux vous en dire plus. MBTT qui a été votre principal interlocuteur sur ce sujet vous a répondu dans un article ‘magistral’ et en a promis un autre sur le même sujet; Répondez-lui qui a déjà planché sur le sujet – son projet de démocratie adaptée à nos sociétés part notamment de cette difficulté à optimiser notre gouvernance à partir de nos diversités locales et régionales – peut-être que je vous comprendrais davantage.

  18. Chers Compatriotes,
    MBTT me répond par un article. C’est bien j’attends cet article. Mais s’il répond à côté de la plaque en me parlant de la démarche identitaire, je ne lui répondrai pas. Je ne pourrai lui prouver que s’il démontre que le tribalisme n’existe pas au Congo et que ce qui existe au Congo est une recherche d’identité. On ne cherche pas à affirmer son identité en excluant les autres comme cela fut le cas au Katanga. Ce que Nono qualifie d’événement malheureux. La chose la plus importante dans l’échange d’idées est l’ouverture et la bonne volonté. Lorsque l’on se croit « Evangéliste », on reste dans les dogmes et et on s’enferme pour ne s’écouter que soi-même. On ne peut pas avancer dans l’échange et on fait le travail des dictateurs mais ici dans le domaine de la pensée. Donnez un poste responsabilité à des personnages aussi plein d’eux-mêmes c’est risquer d’assister à des pires dictatures. Que Dieu nous vienne en aide.

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