« La Force de la Monusco n’est pas une armée d’occupation », selon la cheffe de la mission onusienne

Au cours d’une conférence de presse qu’elle a tenue, jeudi 3 octobre, à Kinshasa, la cheffe de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco) a déclaré que la Force onusienne n’est pas une armée d’occupation.

Selon Mme Leila Zerrougui, la Mission onusienne travaille avec le gouvernement dans le cadre d’un partenariat stratégique pour identifier les causes profondes de la déstabilisation du pays. C’est ainsi que huit bureaux ont été fermés l’année dernière, après la réduction des effectifs, 800 postes ont été supprimés.

« Nous sommes dans une reconfiguration », a-t-elle précisé, se faisant l’écho des paroles du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo dernièrement à la tribune des Nations Unies.

Pour elle, il faut identifier les causes de la déstabilisation, voir pourquoi les gens sont manipulables, examiner des dimensions régionales du manque de stabilité de certaines parties du pays, relever les tensions entre les communautés dues notamment au fait que la terre ne nourrit plus, des tensions entre le droit coutumier et moderne. Il faut que l’Etat congolais contrôle ses richesses et ramène les communautés à avoir les mêmes objectifs.

« La paix doit se construire à la maison, réconcilier les Congolais, a ajouté la représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies en RDC. C’est un travail beaucoup plus complexe qu’une simple action armée. Les Congolais doivent tous regarder dans la même direction ».

ACP/Congo Indépendant

8 thoughts on “« La Force de la Monusco n’est pas une armée d’occupation », selon la cheffe de la mission onusienne

  1. A ma cousine algérienne Leila,
    Les causes profondes de la déstabilisation du pays sont connues. Le Congo est aujourd’hui un pays détruit, pillé, asservi, humilié. Les congolais sont massacrés devant la Monusco à Minembwe, à Kisanga, à Beni, en Ituri, par exemple.
    Par qui ? Par les mêmes, depuis deux décennies, ses voisins, principalement le Rwanda.
    Pourquoi ? Parce que la vision politique rwandaise se fonde sur une utopie d’un  » Empire Hima Tutsi  » qui regrouperait les territoires où vivent les Tutsi et dont ils seraient les leader ( Havila ). Selon les ténors de cette utopie, les territoires congolais auraient appartenu au Royaume du Rwanda ancien devraient seuls être annexés à  » Havila  ». C’est ainsi que le président rwandais n’hésite pas à déclarer que  » l’Est du Congo représente un hinterland économique naturel  » du Rwanda.
    Voilà, chère Leila, pourquoi le Rwanda pille le Congo à coup de million de cadavres congolais. Et vous le savez. Vos patrons réunis au sein du Conseils de sécurité de l’ONU le savent également. Mais vous laissez faire.
    Quand vous évoquez  » les tensions communautaires  », vous êtes dans la manipulation pour justifier l’implantation des communautés étrangères qui veulent s’imposer par la force au Congo.
    Chère Leila, retenez qu’il appartient aux différents peuples de choisir en toute liberté avec qui ils veulent construire un avenir commun. Les congolais disposent également de ce droit.
    La terre qui ne nourrit plus… C’est la faute des congolais s’ils ont une terre riche ? Cela justifie-t-il son invasion et occupation par le Rwanda ?
    Ma chère cousine algérienne, avez-vous déjà oublié les affres de l’occupation française chez vous ? Accepteriez-vous que les terres de votre chère Algérie soient occupées par des marocains au seul motif que les algériennes sont plus belles que les marocaines ou que le couscous algérien est meilleur que celui marocain ? Pouvez-vous imaginer des tunisiens ministres dans un gouvernement à Alger ou des généraux libyens dans l’armée algérienne ou à la tête des services spéciaux algériens…à Alger ?
    Des tensions entre le droit coutumier et moderne ? Que cherchez-vous à démontrer exactement ? Que les chefs coutumiers de Minembwe, par exemple, doivent se taire devant les crimes commis par la milice rwandaise Ngomino ? Vous ne le saviez pas ? Maintenant, vous savez.
    Nous sommes tous d’accord avec vous, l’Etat congolais doit contrôler ses richesses et ramener les communautés à avoir les mêmes objectifs. Mais quel est donc cet  » Etat congolais  » ? Qu’appelez-vous  » Etat congolais  » ? Celui nouvellement crée suite à une imposture électorale que la communauté internationale a vite validé ? Ce  » compromis à l’africaine  » dont un représentant de la racaille financière mondiale a déclaré, toute honte bue, qu’il devait partager ses richesses avec ses voisins ?
    Les congolais sont prêts à regarder dans la même direction. Si vous mettez fin à l’imposture et l’occupation rwandaise au Congo en faisant respecter et consolider les frontières issues de la Conférence de Berlin, 1884-1885 et reconnues par l’ONU.
    Chère Leila, a propos de la Monusco, pour plus de transparence et de démocratie, voici quelques propositions :
    D’une part, la publication des documents concernant les actions menées par la Monusco et un accès aisé à ces informations.
    D’autre part, la participation active des acteurs de la société civile congolaise dans les prises de décisions de la Monusco.
    Troisièmement, une évaluation du rôle de la Monusco par un organisme réellement indépendant, qui seul pourra mieux orienter le Conseil de sécurité. Ainsi qu’un mécanisme de recours externe permettant aux populations affectées par les actions ou non-actions de la Monusco de défendre leurs droits.
    Enfin, quatrième et dernière recommandation, la refonte du système de vote au sein du Conseil de sécurité. Des pays africains doivent – au moins – faire entendre leur avis dans les affaires concernant le continent africain.

    1. @Jo Bongos,
      Ndeko, je vous prierais d’envoyer ce beau réquisitoire à cette malveillante Maghrébine, qui pense que les Congolais ne sont que des têtes de linotte.
      @SRSG_MONUSCO.

  2. UNE ARMÉE TOUT SIMPLEMENT
    Si les journalistes congolais peuvent se donner la peine d´enseigner á cette dame que la MONUSCO n´est pas la première mission militaire de l´ONU au Congo. Pourquoi en l´an 2019, longtemps après la fin de la guerre froide, cette mission militaire de l´ONU ne peut pas faire mieux que l´ONUC dans les années ´60 au Katanga?
    L´histoire du Congo nous apprend que sans l´ONUC, le Katanga serait un État indépendant en ce moment.
    La mission ONUC avait fait la guerre contre la Gendarmerie Katangaise sans état d´âme.
    Si la Monusco n´est pas une armée d´occupation, comment justifier cette presence militaire de l´ONU qui assiste passivement aux crimes de guerre et contre l´humanité, aux massacres des congolais, aux invasions du territoire congolais?
    Comment justifier cette presence militaire si ces militaires ne font pas grand chose au Congo ?

  3. Ah oui? Ça fait deux décennies que l’on essaie d’identifier les causes de la déstabilisation de la RD-Congo. Entre-temps, des Congolais sont massacrés par dizaines voire centaines et ce, à quelques mètres des campements des forces onusiennes. De qui se moque-t-on donc?

  4. Notre dame comprend-elle la mission exacte de son institution au Congo ? C’est une mission de maintien de la paix dans un pays qui devrait être aujourd’hui ‘post-conflit’ et depuis 20 ans la Monuc (Mission de l’Organisation des Nations unies en république démocratique du Congo) puis la Monusco ( Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en république démocratique du Congo) n’a que peu contribué au maintien de la paix ; la preuve, 20 ans après elle est encore là. Voilà pourquoi certains Congolais veulent qu’elle quitte leur pays. Dire qu’elle n’a pas mandat à rester éternellement, que ce n’est pas « une armée d’occupation » c’est justement un euphémisme pour signifier le reproche légitime qu’on lui fait d’être restée trop longtemps avec un bilan très mitigé.
    Lorsque Mme Zerrougui dit que la « Monusco travaille avec le gouvernement dans le cadre d’un partenariat stratégique pour identifier les causes profondes de la déstabilisation du pays », c’est à la fois une reconnaissance de leur échec de n’avoir pu identifier ces causes profondes de déstabilisation depuis tout ce temps ainsi qu’une confusion de leur rôle doublée de leur incapacité à se remettre en cause sur leur échec. La Monusco aurait du se concentrer sur des meilleures capacités d’intervention sur le terrain aux côtés de l’armée Congolaise pour pacifier réellement la région. L’insécurité a certes des causes complexes dont celles tenant à notre pays mais aussi à une force onusienne qui se plait à rester sans chercher à être efficace ; la hiérarchie de la Monusco depuis NY est coupable de ce laisser aller.

  5. A cette conférence de presse de cette dame « mundibu », y a t-il eu un public congolais pour avoir acquiescé ses paroles qui, « toto revolutum », constituent en clair une déclaration formelle de guerre? Où sont les « juristes » congolais jadis fervents intervenants sur ce site pour réagir sur l’assertion de cette dame de l’ONU qui soutient qu’il y a « tension entre le Droit Cutumier et celui moderne? Puisque c’est spécialement de nos terres du Kivu dont Minembwe qu’il s’agit, un droit subjectif représenté par un titre de propriété de Droit Coutumier cesserait-il donc de l’être du coup, lorsqu’il s’agit de Droit moderne? De quel Droit moderne s’agit-il? Après sa déclatation de guerre par laquelle l’inqualifiable dame dévoile de manière candide son intention d’imposer des populations rwandaiaes sur notre sol, après cette déclaration disais-je, cette femme court encore tranquillement les rues de Kinshasa?

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