La vérité sur l’assassinat de LD Kabila: une des promesses non-tenues par « Joseph Kabila »

16 janvier 2001-16 janvier 2019. Des Congolais se sont joints, mardi 16 janvier, à quelques « kabilistes historiques » à l’occasion de la commémoration du 18ème anniversaire de la disparition, non-élucidée à ce jour, du président Laurent-Désiré Kabila. Selon la version officielle, le chef de l’Etat aurait été abattu dans son bureau par un membre de sa garde rapprochée. Celui-ci répondrait au nom de Rashidi Mizele. L’homme a été « éliminé » à son tour. Dans son allocution d’investiture le 26 janvier 2001, « Joseph Kabila » avait pris l’engagement de « faire toute la lumière » sur l’assassinat de « son » père. Dix-huit années après, ce dossier criminel fait plus que jamais partie des promesses non-tenues par le successeur de Mzee. 

Comme quasiment à chaque date commémorative de la disparition de « son » père, « Joseph Kabila » s’est fait représenté, mercredi 16 janvier, par le président sortant de l’Assemblée nationale Aubin Minaku, au culte d’actions de grâce organisé, par la Fondation Mzee LD Kabila que dirige Jaynet « Kabila ». C’était en la cathédrale protestante du Centenaire. L’épouse « Kabila » née Marie-Olive Lembe était présente.

Chef de la Maison civile du « raïs », Théodore Mugalu – qui se dit pasteur à ses temps libres -, a pris la parole, au nom de la « famille présidentielle », pour louanger « les efforts de reconstruction et de développement fournis par le gouvernement ». Des efforts, selon lui, qui s’inscrivent dans la logique de la « pensée » du défunt Président qui aimait encourager les Congolais à « se prendre en charge ».

FAUX TÉMOIN OCULAIRE

Mugalu a exhorté les Congolais à ne pas oublier que le « Mzee a été fauché dans son cabinet de travail pendant qu’il était au service de la nation congolaise ». Il a conclu son adresse en exprimant le vœu que LD Kabila « soit le dernier homme politique à être victime d’un assassinat macabre ».

Emile Mota

Né le 27 novembre 1941 à Likasi, au Katanga, Laurent-Désiré Kabila a accédé, le 17 mai 1997, à la tête du Zaïre, rebaptisé, la veille, République démocratique du Congo. Après 36 mois d’exercice d’un pouvoir despotique, il est assassiné (?) le 16 janvier 2001 par un membre de sa garde rapprochée. Le présumé assassin a été aussitôt « descendu ».

Selon Emile Mota, alors directeur adjoint au cabinet présidentiel qui prétend être le « témoin oculaire » de ce meurtre, tout se serait passé très vite: « Un lieutenant est entré dans le bureau [présidentiel], il portait le béret noir. Il s’est approché du chef de l’Etat et il a tiré sur lui. Je me suis précipité sur lui, il a reculé et avant de sortir du bureau, il a tiré encore deux autres balles sur le chef de l’Etat ».

Selon divers témoignages, Mota serait un mystificateur. Bref, un « faux témoin oculaire ». Il semble que depuis le 16 janvier 2001, l’intéressé n’a jamais été autorisé à sortir du pays.

ASSASSINAT OU COUP D’ÉTAT DE PALAIS?

Selon des sources, le Mzee avait l’aorte sectionnée. Étrangement, ceux qui avaient vu le corps assurent la main sur le cœur que le défunt ne baignait pas dans son sang. Un phénomène difficile à expliquer au plan scientifique. D’aucuns n’ont pas hésité à conclure que les impacts de balles constatés sur la dépouille mortelle ont été effectués post-mortem. En clair, « quelqu’un » aurait tiré plusieurs de coups de balles sur le corps sans vie. Qui? A quel dessein? Est-ce pour camoufler un coup d’Etat de palais en assassinat?

D’autres sources continuent à soutenir mordicus que LD Kabila faisait sans doute face à plusieurs complots. Mais il serait décédé de mort naturelle. Un arrêt cardiaque. Selon les habitués du « Palais de marbre », l’homme souffrait de diabète et d’une crise d’hypertension artérielle.

Désigné dès le 17 janvier 2001 pour succéder à « son » géniteur, « Joseph Kabila » promit de « faire toute la clarté » sur les circonstances exactes de la disparition de ce dernier. Il l’avait dit dans son discours d’investiture: « Je rassure le peuple congolais qu’une enquête judiciaire est déjà ouverte afin que la lumière soit faite sur les circonstances de l’assassinat de l’illustre disparu ».

Une commission d’enquête composée de 21 membres sera mise en place à la vitesse grand « V ». On y trouve 4 experts angolais, quatre experts zimbabwéens, 4 experts namibiens et 9 experts congolais.

Dans une interview accordée au quotidien bruxellois « Le Soir » daté du 7 mars 2001, le successeur de Mzee est revenu à la charge sur la question: « Le rapport préliminaire[de l’enquête] va sortir cette semaine prochaine. Je vous assure que cette commission a la pleine liberté de travailler, d’interroger tout le monde, d’aller jusqu’au bout de ses investigations. Je veux la vérité totale sur tout ce qui s’est passé ».

Rashidi Mizele à droite de l’image

Ce rapport préliminaire – composé de 1.676 pièces – sera remis non pas aux autorités judiciaires afin d’engager des poursuites mais… au nouveau chef de l’Etat. Et pourtant, celui-ci devait figurer parmi les « suspects » dans la mesure où il était le chef d’état-major de la Force terrestre au moment des faits. « Rashidi » appartenait à cette unité.

BIENS MAL ACQUIS

En mars 2003, la cour d’ordre militaire prononça 30 condamnations à mort, 19 condamnations à perpétuité, 11 condamnations à 20 ans de servitude pénale principale et une douzaine de peine allant de 15 ans à six mois. Quarante-six prévenus furent acquittés.

A l’issue de ce « méga-procès », le président de la Cour d’ordre militaire, le général Nawele Bakongo, déclara que le procès n’était pas clos. Au motif notamment que d’autres suspects étaient en fuite.

Dix-huit années après, les autorités judiciaires ont manifestement « classé sans suite » cet épineux dossier qui demeure une énigme criminelle. Pendant ce temps, de « faux coupables » purgent depuis dix-huit ans des peines injustes leur infligées par une juridiction inique. C’est le cas notamment de: Georges Leta Mangasa (ADG ANR), Nono Lutula (conseil spécial du chef de l’Etat), Eddy Kapend (aide de camp de Mzee Kabila). Plusieurs condamnés sont morts en détention. C’est le cas notamment du général Yav Nawej.

Des questions restent sans réponse. Qui a commandité l’assassinat de LD Kabila? Qui a exécuté ce crime? Quel en est le mobile? Quid de l’arme du crime? Pourquoi « Joseph Kabila » n’a pas tenu parole de « clarifier » les circonstances de la mort de son prédécesseur?

Une certitude cependant: la disparition de Mzee Laurent-Désiré Kabila a profité en premier lieu à ses « enfants putatifs » en l’occurrence Joseph, Jaynet et Zoé. Arrivés au Congo-Kinshasa fauchés comme Job, ces derniers sont devenus immensément riches. Ils livrent actuellement un combat d’arrière-garde pour préserver des biens mal acquis…

 

B.A.W.

4 thoughts on “La vérité sur l’assassinat de LD Kabila: une des promesses non-tenues par « Joseph Kabila »

  1. Etude Politique, Stratégique, Géopolitique, et Géostratégique pour la RDC.

    Thème : On ne peut pas être Juge et Partie – La position de Fayulu.

    Ba ndeko, natindelaki bino Etude oyo le 18.01.2019 sima ya déclaration ya bato ya Union Africaine ya koya ya Kagame na délégation ya ye na RDC po na ko résoudre contentieux électoral kati ya Tshilombo na Fayulu.

    Lokola thème elobi, « On ne peut pas être juge et partie » : 1) Ezali Kagame apesi mitindo na Kanambe po na ko nommer Tshilombo Président de la République, sous-couvert ya élection ;
    2) Ezali Kagame bato ya « Lamuka » bandimi aya na RDC po na ko résoudre contentieux électoral kati ya Tshilombo na Fayulu ! – Peut-on être à la fois juge et partie ?
    Ndeko Fayulu azali moto ayekoli ba kelasi, pe asali misala na bisika bato bayebaka « politique de gestion des entreprises » ; na kati ya « politique de gestion des entreprises, politique mosusu ezalaka na kombo ya « politique de gestion des crises ». Ata soki ndeko Fayulu ayekoli té politique ya mboka na ba stratégies, akoki ko adapter « politique de gestion des crises dans des entreprises » na likambo etali contentieux électoral na RDC. – Cela est faisable, mais eloko nini asengeli kosala té ? – Asengeli té kobenga monguna ya entreprise ya ye aya kokota na ba secrets ya entreprise sous-pretexte d’aider à gérer la crise dans l’entreprise. Wana ezali « suicidaire » pour l’entreprise. Or, c’est ce que ndeko Fayulu na « Lamuka » basali ! Vidéo na titre : « RDC MAKAMBO EBANDI : MARTIN FAYULU ADRESSE SON PEUPLE – SUIVEZ » elobi yango.

    Soki ndeko Fayulu atangaki Etude oyo natindelaki bino, po na nini asaleli yango té ?
    Décision ya ndeko Fayulu na Lamuka ya kobenga Kagame na RDC po aya ko résoudre contentieux électoral ezali soni monene po na ba Congolais banso na mboka pe na diaspora.
    – Comment un ennemi de la RDC peut-il être invité à entrer en RDC pour diriger les congolais dans un contentieux électoral ? – Denge nini moto alingi kokoma Président de la République na RDC akoki komilakisa zoba boye ?
    La RDC nous appartient à nous tous. Chacun de nous a un mot à dire pour sauver le pays. En ce qui me concerne, je suis profondement déçu par cette faute politique lourde de Fayulu.

    Lokola nakomaki na Etude ya le 18.01.2019, nazali kosenga na mampinga ya biso bamilengele po na koya ya Kagame na RDC po bapupola ye masasi, ye na délégation ya ye mobimba. Lokola batambolaka na ba voitures blindées, esengeli bozua ba roquettes to missiles po ekota na ba voitures blindées. – L’occasion tant attendue est là, ne la rattez pas ! Soki Fayulu akeyi na aéroport koyamba Kagame, to soki bakoti na salle po na masolo ya bango, bopupola bango banso masasi na denge tè baye banso bazali esika wana bakufa. – Ne rattez pas l’occasion !

    Kasi, soki Fayulu atieli Kagame na Kanambe mutambu, nakolimbisa ye. Dans ce cas, ye moko asengeli komibikisa.

    Bernard B.
    19.01.2019

  2. COMPATRIOTE B. BERNARD,
    LIMBISA NGAI PE KOZUA NGAI MABE TE POUR DIFFUSER VOTRE ANALYSE NA DEKO ZORINO PAMBA TE AZALI NA YANGO BESOIN. ENCORE UNE FOIS LIMBISA NGAI.
    CHER COMPATRIOTE ZORINO,
    VOTRE QUESTION OU TROUVER CETTE ETUDE DU 18/01/2019, VOICI LA REPRODUCTION CI-APRES:

    Bernard B. dit :
    18 janvier 2019 à 0 h 18 min
    Etude Politique, Stratégique, Géopolitique, et Géostratégique pour la RDC.

    Thème : Jouer à « Qui perd gagne » en politique, ou jouer « à quitte ou double ».

    Na Etude oyo, tozali na ndakisa ya bato mibale basalaki politique ya « Qui perd gagne » na politique ya « Quitte ou double ». Moto ya politique ya « Qui perd gagne » azali Maréchal Pétain, na France na 1940 à 1945. Moto ya politique ya « Quitte ou double » azali Chamberlain, na Angleterre na 1938.

    Philippe Pétain né le 24 avril 1856 à Cauchy-à-la-Tour (Pas-de-Calais) et mort en captivité le 23 juillet 1951 à Port-Joinville, sur l’île d’Yeu (Vendée), est un militaire, diplomate et homme d’État français. Il est maréchal de France en 1918, frappé d’indignité nationale en 1945.

    Andimaki koyokana na Adolf Hitler (collaboration) au lieu ya ko organiser armée na peuple po na kobengana banguna ya France, c’est-à-dire ba allemands. Tango wana, Pétain akanisaki tè bitumba ekotangisa makila ya ba français, aponaki koyokana na Hitler po na kozala na kimia na France. Oyo ezali politique ya « Qui perd gagne ».

    Mabe ya politique oyo ezali ya « komitia na buhumbu » pe « na minyokoli » ba mbula na ba mbula na maboko ya bapaya. – Pétain andimaki bohumbu na minyokoli ya peuple français, pe abakiselaki peuple « dictature » ya makasi.

    Arthur Neville Chamberlain (18 mars 1869 – 9 novembre 1940) est un homme d’État britannique, membre du Parti conservateur et Premier ministre du Royaume-Uni de mai 1937 à mai 1940. Il est surtout connu pour sa politique étrangère d’apaisement, qui s’est notamment traduite par la signature des accords de Munich en 1938. Après la déclaration de guerre du Royaume-Uni à l’Allemagne nazie le 3 septembre 1939, Chamberlain dirige le pays durant les huit premiers mois de la Seconde Guerre mondiale.

    Asalaki « Accord » na Adolf Hitler po bitumba ya 1939-1940 asalema té, po makila etanga té, kasi Hitler azalaki na makanisi mosusu ; bitumba ya 1939-1940 ebandaki malgré accord ya bango. – Oyo ezali politique ya « Quitte ou double ».

    Mabe ya politique oyo ezali : « kolakisa faiblesse d’esprit » ya demandeur de paix. Tango wana, béligérant akozua makasi ya kosala bitumba en profitant de la faiblesse de l’autre partie.

    Na bato mibale oyo, moko akomaki ennemi ya peuple ya ye, mosusu akumisamaki na peuple ya ye po na accord azuaki. Pétain ayinamaki na ba français, kasi Chamberlain akumisamaki na ba Anglais.

    Na RDC, likambo oyo esalemi : tozali na Maréchal Pétain, pe tozali na Premier Ministre Chamberlain. Maréchal Pétain asali accord secret na Kanambe po na ko « Collaborer » ; Chamberlain aboyi makila ya ba Congolais etanga, apesi accord ya ye na likambo ya élection présidentielle ya 2018.

    Na bato mibale oyo, moko asepelesi peuple, mosusu apesi peuple kanda. Malheureusement, bato mibale oyo bazali na mboka mibale té lokola Pétain ya France na Chamberlain ya Angleterre, bazali bato ya mboka moko. Conséquences nini ekoki kobima na politique mibale oyo ?

    Na miso ya kiteni ya peuple ya bato ya mayele, bato mibale oyo bakomonana na « Faiblesse d’esprit », po bango mibale basosolaki té mutambu ya monguna na likambo ya élection.
    Na miso ya kiteni ya peuple ya bato ya kidiba, bato oyo bakokabola peuple na biteni mibale ; ba moko bako soutenir « A », ba mosusu bako soutenir « B ». – Conséquence ya bokabuani oyo ekobimisa bitumba.

    Objectif ya ennemi :

    Ennemi ya RDC azali Kanambe na baye bazali sima ya ye. Eloko bazali koluka ezali « Balkanisation » ya RDC. Soki kobanda 1996 kino lelo na 2019 ba rwandais ba réussir té ko balkaniser RDC, ezalaki po na liboke moko ya ba Congolais, lisanga moko, tata moko, mama moko, ekolo moko.

    Kasi, lokola likambo ya élection ebimiseli ba RDCongolais Maréchal Pétain na Premier Ministre Chamberlain, peuple congolais akokabuana na biteni mibale : kiteni ya bato ya Pétain, na kiteni ya bato ya Chamberlain. Bitumba ekobima na kati ya biteni mibale oyo.

    Tango wana, objectif ya monguna ekokokana, de sorte que nzela ya monguna ya kosala balkanisation ekomonana. Lokola monguna azali na mosolo ebele, pe azali na armée, ako utiliser ba moyens ya ye nyonso po na ko « Diviser » pour « Régner ».

    Comment éviter le pire ?

    Maréchal Pétain na Premier ministre Chamberlain bazali na mosala ya kosala na bango moko : moko asengeli kondima kokueya ya ye na élection. Idée ya kokangama na libunga po na kosala gouvernement d’union nationale ezali idée ya mabe, po conditions po na kosala gouvernement d’union nationale ekokani ata moko té.

    Pétain na Chamberlain basengeli koyeba tè « le salaire » d’une faute c’est « la punition ». Lokola Maréchal Pétain azuaki etumbu ya liwa (peine de mort), denge moko, Pétain na Chamberlain ya RDC bako mériter etumbu ya makasi soki bakebi té. Basengeli koyeba tè baye basalaka mangungu liboso ya bango basuka mabe.
    Makila ya peuple ebandi kotanga po na bino. Nani akolimbisa bino na likambo ya boye ?
    Nabelelaki na libota ya Maréchal Pétain po akota té na élection ya 2018, kasi, nazuaki réponse ya : « Personne n’a le monopole de la RDC ». Sima, nasengaki na Premier ministre Chamberlain po abelela « Soulèvement populaire », kasi alobaki tè élection eleki Soulèvement populaire. Est-ce que soki mboka ezali « Occupé » basalaka ba élections ?

    Bernard B.
    17.01.2019
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