Le Congo est mûr pour un coup d’Etat

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

Le 23 juin dernier, un jeune compatriote déployé dans la même bourgade que moi est venu me demander un petit service. Il n’avait pas encore de poste téléviseur chez lui et il tenait à suivre une émission de la RTNC: Karibu Variétés. Surprise, la chaîne de télévision nationale a diffusé en direct une « Journée Nationale d’Action de Grâce ». Comme la bière coulait à flot dans son verre, le jeune homme a avalé sa déception et nous sommes restés scotchés sur cette diffusion à partir de 12h00. A 15h30, nous avons eu un problème de réception. Le lendemain, je me suis rattrapé sur la presse en ligne pour ne pas rater le clou du spectacle.

L’action de grâce est « une attitude de reconnaissance envers Dieu. L’homme comblé de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans le Christ reconnait de quel amour il est aimé de Dieu et l’en remercie ». La « Journée Nationale d’Action de Grâce » dont il est question ici fut initiée par le président Félix Tshisekedi Tshilombo. La terre entière sait comment ce dernier est arrivé au pouvoir. Des élections ont été organisées au Congo. Le dictateur Joseph Kabila avait son dauphin. Mais celui-ci a lamentablement échoué en venant en deuxième position. Comme le vainqueur faisait partie du camp le plus hostile au despote, ce dernier s’est servi de ses pleins pouvoirs de fait et de son impunité pour trouver une solution à l’africaine devant lui permettre d’échapper à la justice et de conserver son énorme patrimoine économique ainsi que celui des membres de sa famille biologique, acquis sur le dos du peuple. Arrivé troisième au suffrage universel, Tshilombo a accepté l’inacceptable: être nommé président de la république par le dictateur qu’il disait combattre. Par ailleurs, le dictateur s’est arrangé pour avoir une majorité parlementaire dans un régime semi-présidentiel. Il a également raflé la mise au niveau des gouvernements provinciaux. Ainsi, le président nommé est devenu l’otage de son prédécesseur. Cela explique la situation ubuesque dans laquelle se retrouve l’Etat congolais près de six mois après les élections. Le pays n’a toujours pas de gouvernement. Un flottement propice à l’irruption d’un troisième larron.

La cérémonie d’action de grâce qui s’est déroulée au stade des martyrs de la pentecôte a été ponctuée par des chants dits religieux, un autre héritage empoisonné de longues années de culte de la personnalité sous Mobutu. Le « ndombolo » fut également au rendez-vous. Puis, il y eu des témoignages dans le pur style des « binzambi-nzambi » ou églises de réveil. Mieux, églises du sommeil tant celles-ci vendent des illusions et servent d’opium du peuple. Un fils Olangi, probablement l’héritier du « binzambi-nzambi » fondé par sa mère avec le concours de son père, tous les deux ayant quitté la terre des hommes, a ouvert le bal. On apprenait de sa bouche « sainte » que Jésus Christ était proclamé le Roi des Rois au Congo; que le 23 juin 2019 était le jour de la délivrance du Congo; que sa mère, « Mama » Olangi, avait prophétisé l’arrivée au pouvoir d’un homme qui n’aurait pas du sang sur les mains, allusion faite à Tshilombo qui a pourtant la tricherie dans le cœur; qu’avec ce dernier, les Congolais vivront la fin de la corruption non pas comme résultat des travaux des parlementaires mais du baptême. Alléluia Amen!

Puis vint le tour du témoignage de « Mama » Germaine, la veuve du flatteur récidiviste Sakombi Inongo. Je ne savais pas qu’elle était toujours belle celle-là. Elle a mis son défunt mari en vedette en clamant qu’après les témoignages de ce dernier sur la façon dont le Zaïre de Mobutu avait été vendu au diable, les Zaïrois commencèrent à prier et Dieu exauça leurs prières; ce qui fit échec au projet de balkanisation du pays. Elle a annoncé que le Congo avait un destin prophétique. Car, après Israël, Dieu aurait choisi le Congo. Cela serait semble-t-il écrit à la synagogue de Capharnaüm en Israël où trônerait une carte du Congo. Alors que c’est le despote Joseph Kabila qui a donné aux Congolais leur président actuel, Germaine a soutenu que ce choix était plutôt celui de Dieu. Celui-ci aurait donné au Congo un Président qui s’implique dans les choses de Dieu; qui reconnait la grandeur de Dieu ; qui veut confier le pays à Dieu; un président qui ouvre une nouvelle ère pour le Congo, l’ère de la suite favorable. Alléluia Amen!

Avant les deux témoignages ci-dessus, un apôtre de sexe féminin invité à prier a tout bonnement déclaré que Dieu avait puni le Congo pour avoir commis un péché. Lequel? Du haut de la tribune des Nations Unies, Mobutu avait tourné le dos à l’Etat d’Israël en martelant qu’entre un frère (Egypte) et un ami (Israël), le choix est clair. Apparemment, Dieu avait pardonné les Congolais parce qu’à en croire cet apôtre, il l’aurait envoyé annoncer aux Congolais la fin de leur esclavage. Curieusement, le même apôtre a imploré le même Dieu de descendre du ciel pour désormais vivre au Congo. Car, le Congo serait le pays de Dieu par excellence. Pour preuve, le monde entier entonne des chants religieux composés par les Congolais. (Mboka na biso ezalaka ya yo. Mokili mobimba bakoma koyemba ba nzembo na biso). Alléluia Amen!

Canal+ nous avait trahis pendant que le cortège présidentiel entrait dans le stade. Avant cela, il y avait l’entrée du cortège de la mère du président. C’est déjà un rituel depuis les obsèques de Tshisekedi père et époux. Président d’un Etat laïc, Tshilombo s’est révélé être un Grand Prêtre: « Au nom de toutes les autorités anciennes comme présentes, je demande pardon pour le sang des innocents qui a été versé intentionnellement ou par de simples erreurs », pour les « abus de pouvoir contre les faibles » ou encore pour « le culte de la personnalité ancrée dans toutes les couches de notre société ». Il a dédié « solennellement en ce jour la République démocratique du Congo entre les mains de l’éternel Dieu Tout-Puissant ». Il est allé jusqu’à proposer qu’une réflexion soit engagée pour l’instauration d’un jour destiné à « rendre grâce à Dieu », une fois par an. Impuissant face au bras de fer inégal qui l’oppose à son bienfaiteur et encombrant allié Joseph Kabila, il a supplié le Bon Dieu en ces termes: « Pardonne-nous d’avoir donné ta place aux hommes (…). Je soumets ma nation toute entière à ton autorité suprême. (…) Assieds-toi sur le trône de ce pays et règne en maître absolu. Sois le roi du Congo et prends la place qui t’est due… ». Alléluia Amen!

Le pontife Tshilombo avait présenté un faux diplôme dans son dossier de candidature à l’élection présidentielle. Pour cela, il n’a pas demandé pardon à Dieu. Au lieu d’être élu par le peuple d’abord, il avait accepté d’être désigné président de la république par un dictateur, volant ainsi la victoire d’un autre candidat. Pour ce péché, pas de demande de pardon non plus. Cela signifie que Tshilombo se réserve le droit de choisir, parmi les dix commandements de Dieu, ce qui constitue un péché et ce qui ne l’est pas. Comme tous les Grands Prêtres des « binzambi-nzambi ».

La « Journée Nationale d’Action de Grace » initiée par le président d’une république laïque constitue à coup sûr un aveu de faiblesse. Tshilombo ne sait comment se sortir du piège dans lequel il s’est laissé tomber pour assouvir sa soif de devenir le premier des Congolais. La prière est certes nécessaire au croyant dans la mesure où elle lui permet d’être en harmonie avec lui-même et son prochain. Mais de là à s’imaginer qu’elle exerce une certaine influence sur le Grand Manitou qui régnerait dans les cieux, il y a un pas que seuls les illuminés peuvent franchir. Dessinateur-éditorialiste franco-burkinabé, Damine Glez l’a si bien compris en mettant en scène un Tshilombo à genou s’adressant à Dieu: « Help! » (A l’aide!). Réponse de Dieu: « Hé ho! Je ne vais pas faire ton boulot à ta place » (Jeune Afrique, 25 juin 2019).

Le Congo a toujours souffert de la mauvaise gouvernance. Non seulement le deal entre Joseph Kabila et Felix Tshisekedi en fait partie mais il a conduit le pays dans une impasse. Même si les deux larrons en foire qui se regardent désormais en chiens de faïence parvenaient à former un gouvernement, cela ne changerait pas la donne. Ils ont réussi à faire entrer le pays dans une zone de turbulence. Pour sortir de l’immobilisme, un coup d’Etat qui neutraliserait les deux traîtres s’impose malheureusement. Cela se justifie d’autant plus qu’il n’y a rien de plus dangereux qu’un chef d’Etat qui s’imagine qu’il a un contact privilégié avec Dieu ou qui se laisse bercer par les témoignages hallucinants des « binzambi-nzambi ». Les mêmes qui hier, pendant que Tshilombo et son « ligablo » UDPS déclaraient lutter contre la dictature, encensaient le despote Joseph Kabila. A l’instar de Maître Renard face à Maître Corbeau sur un arbre perché. Oui, le Congo est mûr pour un coup d’Etat. Avec en perspective une énième période de transition. Un piège sans fin. Un éternel recommencement. Ainsi va hélas le destin des peuples aux élites sans boussole.

 

Par Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

28 thoughts on “Le Congo est mûr pour un coup d’Etat

  1. « Ainsi va hélas le destin des peuples aux élites sans boussole » Je partage tout à fait cette fin de phrase.

  2. Jamais dans l’histoire contemporaine du monde, un pays n’a été aussi bas que ce Congo avec un président congolais nommé par les occupants rwandais. Et Dieu, s’il existe, va-t-il entendre les prières des corrompus, aventuriers, imposteurs, assassins ?
    Dans ce cas, ce Dieu serait lui aussi un imposteur. Ce qui serait problématique pour les croyants.
    Toloba toloba te, tokoloba tiii bokoyoka !

    1. @Mpangi Jo Bongos,
      Oui, avec l’arrivée de Tshilombo au pouvoir, notre pays est tombe encore plus bas que terre. Cela dit, l’UDPS a vu le jour bien avant l’aventure rwandaise au Congo. On l’appelle la fille ainée de l’opposition congolaise. Cela signifie que même dans un processus électoral normal ou crédible, l’UDPS pouvait accéder au pouvoir… avec les insuffisances que le chef de ce « ligablo » étale aujourd’hui à la face du monde, faisant davantage de notre pays la risée de ce même monde. A cet égard, je pense que nous devrions plus nous regarder nous-mêmes plutôt que de nous lancer à la quête des boucs émissaires. Notre peuple

  3. @ MBTT,
    Bien dit comme toujours dans votre style satirique piquant et incisif !
    Le deal « Cache-FCC » contre-nature entre l’ex- et nouveau (pretendu-) presidents, et qui paralyse le Pays en ce moment, nous a pondu une nouvelle classe de « Mange-ocrates », avec en tete un Vital Kamerhe se hatant de rattrapper le retard en enrichissement-vertigineux apres une longue traversee du desert.
    « Peuple d’abord » = Mangeocrates-a-bord. Quelle grosse blague alors !

    1. @Paul-Henri Mutakatifu,
      Notre peuple n’a décidément pas de chance. La succession des présidents ne fait que l’enfoncer davantage dans l’incertitude. Voilà ce que ça donne quand au lieu de rechercher des stratégies pour asseoir l’Etat de droit, on fait confiance aux tonneaux vides qui entonnent des hymnes à la gloire de l’Etat de droit et du peuple.

  4. # « Le Congo est mûr pour un coup d’État » !
    Kiekiekieeee, je ne sais pourquoi, cette phrase m’a fait penser à une autre plus célèbre « Un fruit ne tombe que quand qu’il est mûr mais devant l’ouragan et la tempête de l’Histoire, mûr ou pas mûr il tombe quand même. ». Vous avez reconnu le président Mobutu triomphant alors en 1973 à la Tribune des NU.
    Trêve de plaisanteries, qu’est-ce donc que « ce Congo qui serait mûr pour un coup d’État » ? Les mauvais esprits ou d’autres autrement plus réalistes croiraient que c’est là un « vœu », prenons-le simplement pour un constat lucide : la situation en cours au pays est à ce point brouillée qu’elle se prête à l’irruption d’un troisième larron et pourquoi pas des militaires. Qu’est-ce qu’il se passe vraiment dans notre pays au-delà de tout cet immobilisme qu’on voit ? MBTT vous a donné ses faits : il y’aurait beaucoup à en dire mais pour le moment passons…
    # Aujourd’hui le Congo est devenu si « religieux » qu’à Kinshasa on trouve « un pasteur et une églisette » à chaque coin de rue. Il nous manquait un « Pasteur Suprême », en voilà un aujourd’hui en la personne de notre PR, nous l’avons vu officier dimanche 23 juin au Stade des Martyrs. Qu’en dire ?
    # Contentons nous de lire ou relire le dessinateur humoriste Glez de JA :
    « – Help !
    – Hé Ho ! Je ne vais pas faire ton boulot à ta place…

    Cette fois, pourtant, le « pasteur » suprême de la République démocratique du Congo n’y est pas allé avec le dos du goupillon. Clérical à s’y méprendre, ce dimanche, à l’occasion de la journée d’action de grâce organisée au stade des Martyrs de Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a tutoyé le Tout-Puissant dans une supplique à l’outrance surannée.
    Sur le fond, il a ratissé large, prolongeant la liste des crimes de sang par les « abus de pouvoir contre les faibles », la mauvaise gestion de toutes les richesses offertes par Dieu et « le culte de la personnalité ancrée dans toutes les couches de notre société ». Du point de vue de la forme, le pontife Fatshi n’a lésiné sur aucune emphase spirituelle, dédiant « solennellement en ce jour la République démocratique du Congo entre les mains de l’éternel Dieu Tout-Puissant ».
    Démission au profit de Dieu ?
    Dans une sorte de « swap » spirituel, le chef d’État a même semblé démissionner au profit de Dieu, s’arrogeant, lui, le rôle du fils expiatoire. Ainsi, quelques jours après les obsèques de son géniteur, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo s’adressait au créateur de toute vie en ces termes : « Pardonne-nous d’avoir donné ta place aux hommes (…). Je soumets ma nation toute entière à ton autorité suprême. (…) Assieds-toi sur le trône de ce pays et règne en maître absolu. Sois le roi du Congo et prends la place qui t’est due… ».

    Ne se confie-t-on pas à Dieu quand tout nous semble désespéré ?
    Le trône du président « diesel »est devenu un prie-Dieu. Ainsi soit-il. »
    (= https://www.jeuneafrique.com/793514/politique/chronique-rdc-levangile-selon-fatshi/ )
    # Un autre titre : « Tshisekedi et Dieu, un bicéphalisme inédit, pouvoir divin-pouvoir politique, à la tête du pays ? »
    (= https://cas-info.ca/2019/06/tshisekedi-et-dieu-un-bicephalisme-inedit-pouvoir-divin-pouvoir-politique-a-la-tete-du-pays/ )
    #A chacun d’apprécier l’évènement et les commentaires faits autour mois je donne ma langue au choix tant tout cela m’apparait une incongruité de plus au tableau de notre pays…

    1. STADE DES « MARTYRS »
      En principe, Felix est entrain de demander pardon… au nom de son père biologique.. Ce que le lieu du pardon est un stade construit sur le site des pendaisons des opposants á Mobutu dont Tshitshi defendait l´execution.
      Acceptons cette action…qui n´efface pas le karma de Tshitshi. kie kie
      LES JURISTES
      Que les juristes puissent nous donner leur avis sur l´activité « spirituelle » d´un président en fonction de la RDC quand la constitution dit explicitement que l´État congolais est « LAIC »?
      Inconscience du président qui semble-t-il viole la constitution quand il « préside » une prière « chrétienne » dans un stade.. Une activité spirituelle financée avec l´argent public..
      Si Felix souhaite « diviser » les congolais en faisant de la religion chrétien une religion d´État comme en Iran.. kie kie

      1. Cher GHOST,
        Vous ne manquez pas d’humour sur la raison d’être du pardon de Tshilombo à Dieu. Voilà la signification de l’Etat de droit, prétendument cher à l’UDPS, le parti du peuple d’abord. Dans un Etat laïc, le président de la république s’arroge le droit d’utiliser les deniers publics à une « prière », quelque chose qui rentre dans la sphère privée. Les Etats Unis et la Russie ont versé de loin plus de sang que le Congo non seulement chez eux mais aussi ailleurs à travers le monde. Leurs présidents n’ont jamais demandé pardon à qui que ce soit pour cela. Même pas à Dieu. Ce dernier les empêche-t-ils pour autant d’être les plus grandes puissances au monde ? Quand un président africain est sous l’emprise des « binzambi-nzambi », il n’y a plus rien à espérer de lui. Tshilombo doit partir. Et vite !

    2. Oui, cher Nono. Il s’agit-là d’une « incongruité de plus au tableau de notre pays ». Et les maitres du monde ne manqueront certainement pas d’en prendre bonne note et d’en profiter pour « continuer à penser et à assurer notre société pour nous ». Car, la nature a horreur du vide. Nous crierons une fois de plus à l’immixtion des impérialistes dans nos affaires intérieures. Mais qu’avons-nous fait pour que ces affaires soient gérées de manière civilisée ? En sept décennies, Dieu le père et son fils Jésus Christ ne sont pas parvenus à mettre un terme au conflit meurtrier entre les frères de Jésus (Les Juifs) et ses cousins (Les Palestiniens/Arabes). Et voilà qu’un président congolais, ce peuple que Jésus n’avait même pas connu de son vivant, s’imagine tout bonnement que Dieu et son fils Jésus vont régler le nouvel imbroglio politique congolais crée par la soif de pouvoir de Tshilombo en personne. Jésus Christ lui-même n’avait-il pas déclaré haut et fort aux Pharisiens qu’il fallait rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ? Depuis quand Dieu ou son fils Jésus règle-t-il les problèmes de gouvernance d’un Etat ? A quoi sert le cerveau de Tshilombo et ceux de son administration qui tarde à être complet ?

  5. Le Congo est un scandale géologique. Mais pas seulement.
    Notre pays est aussi un scandale judiciaire, politique, militaire, intellectuel, religieux….Des magistrats qui refusent de mettre en pratique les théories qu’ils ont appris dans les facultés de droit.Ils ont invalidés 33 députés de l’opposition. Ils veulent les « revalider » après la contestation. Sans honte. Des politiciens qui passent d’un parti à un autre,sans se gêner.Des militaires d’un pays de 80 millions d’habitants incapables de venir à bout de quelques 100 groupes armés locaux et étrangers qui sèment la désolation dans le pays.Des intellectuels, hyper diplômés qui soutiennent les mensonges et les injustices. Avant d’être matérielle,notre pauvreté est d’abord et surtout intellectuelle. Le Congo a beau avoir toutes les richesses du monde,la misère est endémique. Israel n’a que le désert,il est au top niveau parmi les pays riches.
    Le Dieu que Félix et ses adeptes ont été louer au Stade des Martyrs, est tout,sauf le Dieu d’Abraham,D’Isaac et Jacob et le Père de Jésus-Christ.
    Le Dieu d’Israel envoyait ses prophètes pour critiquer les rois à cause de l’idolâtrie,l’exploitation des pauvres,l’oppression des faibles par les forts,le désordre moral. Le prophète de Nazareth n’était pas tendre avec le pouvoir politique de son temps. Il a dit: « donnez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ».Il désacralisait ainsi le pouvoir politique,le rendant autonome.C’est à l’homme d’organiser la société. Il ne peut pas faire notre boulot à notre place.Vraiment une démission.
    Félix et ses adeptes ont une conception médiévale et idiote du pouvoir.Tandis que Félix et ses partisans sollicitent le secours du Seigneur, Kabila et ses hommes travaillent des stratégies pour revenir aux affaires.
    J’ai eu honte d’être congolais ce dimanche 23 Juin 2019.

    1. Cher MBTT,
      Je me souviens d’un de vos articles qui disait que le successeur de Joseph Kabila serait aussi un dictateur. La chance de notre pays aujourd’hui est la corde que s’est mise Felix autour du cou en acceptant d’être l’allié du sanguinaire de Kingakati. Sinon, ses premiers actes démontrent bien que vous aviez raison. Ce sont les actes d’un dictateur et non ceux d’un homme d’Etat soucieux de l’Etat de droit. Felix fait n’importe quoi. C’est vraiment triste pour notre pays.

      1. Cher Alain Mvumbi Kilala,
        Bien sûr que oui. S’il était arrivé au pouvoir par la voie normale, Tshilombo allait nous imposer une nouvelle dictature parce que son « ligablo » et lui n’ont jamais réfléchi à la démocratie. Par ailleurs, ses déclarations démontrent qu’il ne sait que faire du pouvoir. Tenez ! Il pourfend le culte de la personnalité. Pendant ce temps à la RTNC, des Baluba du groupe folklorique Bayuda se cassent en quatre au rythme du mutwashi et aux cris de « Felix Mwana wa Tshisekedi wa Mulumba ». L’un d’entre eux danse le mutuashi dans un arbre. Pour mettre un terme à cette bêtise, faut-il vraiment que « Nzambe akita, asala » ? Des instructions claires au DG de la RTNC ne seraient-elles pas suffisantes ? Il faut souhaiter que le passage de Tshilombo à la présidence de la république soit aussi éphémère que celui de son père, cet autre marchand d’illusions, à la primature lors de la transition sous Mobutu. Mais il ne faut surtout pas qu’il soit éjecté au profit de Joseph Kabila. Tous les deux doivent être neutralisés. C’est vrai que la démocratie ne verra pas automatiquement le jour. Mais au moins, une grande incertitude sera écartée en attendant de voir ce que donnerait alors le nouveau saut dans l’inconnu. Demander pardon à Dieu pour le sang versé ! Du grand n’importe quoi. Et ça se dit président de la république.

    2. Cher kolomabele,
      Dans la deuxième page de couverture de mon livre « L’Ajustement politique africain. Pour une démocratie endogène au Congo-Kinshasa » il est écrit que « la cause principale de l’effondrement africain généralisé est à rechercher dans la démission des élites locales devant les tares du modèle politique hérité de la colonisation ». Vous dites la même chose quand vous écrivez : « Avant d’être matérielle, notre pauvreté est d’abord et surtout intellectuelle ». Vous dites la même chose quand vous poursuivez en ces termes : « C’est à l’homme d’organiser la société. [Dieu] ne peut pas faire notre boulot à notre place. Vraiment une démission » [de l’intelligence]. Comme vous, « J’ai eu honte d’être Congolais ce dimanche 23 Juin 2019 ». Mais cela ne m’a pas étonné car je sais que notre crasse politique est peuplé de tonneaux vides.

  6. Le développement économique d’un pays dépend-il des prières adressées à JC Blanc Aryen Indo-européen manipulé par Satan le Chérubin jadis oint qui n’a jamais existé ? La paix et la concorde nationales peuvent-elles provenir d’une entité spirito-satano-occulte ? Les historiens Occidentaux imperialistes confirment que JC de Nicée Blanc Aryen Indo-européen considéré comme « dieu créateur » par Mamam Catho et les églises de sommeil Binzambi Nzambi n’a jamais existé…
    Le commun des mortels dit que la couleur du « Vrai Christ » importe peu, on croirait que seule la couleur confirme ou infirme la Vérité qui est le Vrai Christ; comme Ésaü plusieurs chrétiens rétrogrades et ignorants vendent leur droit d’aînesse à Jacob sans mesurer l’ampleur de la puissance de la Vérité qui libère tout homme…
    Une équipe d’archéologues de Tel Aviv ont découvert récemment une collection des manuscrits dans la région du Cisjordanie, près des grottes de Qumrâm où les manuscrits de la Mer Morte ont été découverts en 1947. Et qui promettent de jeter une nouvelle lumière sur l’apparence physique de « Jésus-Christ ». Les manuscrits ont été datés de -408 et 318 après JC décrivent le fils de « Marie » (nom francisé) ou « Eyume » en Sawa Ancien l’ancêtre du Lingala, comme ayant une peau de couleur « plus foncée » que ses parents, une information révélatrice selon le professeur Hans Schummer…
    « La couleur de l’enfant était celle de la nuit », nous dit le fragment du manuscrit, « dans la nuit sombre, rien ne permettrait de voir l’enfant mis à part le blanc de ses yeux » nous dit un autre extrait. LA COULEUR DU VRAI CHRIST EST L’EMPREINTE DU SPIRITUEL INDISSOCIABLE DU PHYSIQUE…
    Le livre de Daniel 7:9 dit ceci « Je regardai pendant que l’on plaçait les trônes. Et l’ancien des jours (Christ) s’assit. Son vêtement était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête étaient comme de la LAINE PURE (crépus, frisés); son trône était comme des flammes de feu, et les roues (Ophanim c’est-à-dire les entités angéliques qui conduisent ou transportent les prières des saints vers le Véritable Dieu Tout-Puissant) comme un feu ardent »…
    Or la Bible falsifiée du Concile de Nicée remplie des contradictions et incohérences affirme malgré cela dans 1 Corinthiens 11 : 14 que « La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que c’est une honte pour l’homme de porter de longs cheveux ». Donc JC de Nicée Blanc Aryen Indo-européen avec une longue chevelure lissée est un faux, un imposteur crée par Maman Catho adopté par les églises de sommeil Binzambi Nzambi pour manipuler les Kongolais, pour les empêcher de se rebeler contre les Nomades Occupants (Unpowered Tutsi Nilotiques Rwando-Burundo-Ougandais) venus d’ailleurs pour s’y sédentariser de force…
    Quand Tshilombo-Petain président protocolaire militairement ou électoralement nommé par un imposteur Rwandais usurpateur d’identité Kongolaise se met à genoux pour implorer le pardon d’une entité spirito-satano-occulte qui garde Son Peuple dans la souffrance indescriptible spirituellement, économiquement et politiquement, c’est une arnaque politique de la religiosité imbecilisante qui annonce certainement le début de la libération du Kongo car TOUS LES ANGES SONT NOIRS ET TOUS LES CHEFS DES SECTES OCCULTES ÉSOTÉRIQUES SONT BLANCS… Les historiens disent que JC de Nicée Blanc Aryen Indo-européen n’a jamais existé sauf les fausses bibles remplies des confusions et contradictions. Léopold II le dit « Les Africains connaissaient le Véritable Dieu ». Au final aucun démon n’est noir tous les anges sont noirs (Hénoc 18:3 « Pandémonium-Hermonie et Nephilim »)… Ainsi soit-il… Ingeta

  7. @Ndeko Mayoyo,
    Je me suis bien marré en vous lisant. Ce n’est pas parce que les âneries de Tshilombo sont drôles mais le style satirique m’a bien faire rire.
    Il y a une vidéo d’un compatriote congolais qui circule sur les réseaux sociaux. L’homme ne décolère pas et pour cause, la phrase prononcée par Tshilombo la met dans tous ses états: « en ma qualité du président de la république, et comme toute autorité vient de Dieu, j’annule toutes les malédictions contre ce pays, et je déclare que le ténèbre ne régnera plus jamais… ». L’homme très en colère ne comprend pas qu’un PR proclame à la face du monde que son pays est maudit !!!
    Je préfère en rire… (jaune). Pendant ce temps, les massacres dans l’Est se poursuivent avec une intensité supérieure.
    Oui, vous avez raison: le pays est mûr pour un coup d’état. Il faut neutraliser les deux partenaires liés par un deal mafieux.

    1. @Ndeko Muana ya mokolo lopango,
      La révolte et la honte sont si grandes en voyant le spectacle désolant et déshonorant offert par notre PR qu’il vaut mieux en rire pour ne pas courir le risque d’être victime d’un AVC. Voilà donc un tricheur, faussaire et traitre à la nation qui s’imagine que son autorité vient de Dieu. En déclarant cela, il ne se rend même pas compte de la contradiction de sa démarche politique. Si Tshilombo est convaincu que toute autorité vient de Dieu, comme le lui fait certainement croire le gourou de son « binzambi-nzambi », il devra expliquer pourquoi hier, son père, lui-même et leur « ligablo » UDPS combattaient l’autorité de nos dictateurs successifs (Mobutu Sese Seko, Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila Kabange). Il devra ensuite réunir le peuple au stade pour une autre séance de prière au cours de laquelle il devra demander pardon à ces rois dictateurs. Mais pour nous Congolais qui avons souffert et continuons à souffrir de l’incurie de nos gouvernants, même si nous avions la preuve que toute autorité vient de Dieu, ce Dieu-là méritait qu’on le pende.

  8. Chers Compatriotes,
    Le Congo est mûr pour un coup d’Etat ou pour une révolution en profondeur ? Ces choses ne se déduisent pas dans une réflexion sur la toile. Si les Congolais sont mûrs pour l’une ou l’autre action dans ce sens, ils n’ont qu’à le prouver par les faits. Or, on assiste à des situations irréalistes à Kinshasa. Car, j’ai comme l’impression que du statut de la capitale, ville province, Kinshasa est passé au statut du pays ou de la province qui parle en lieu et place du pays. Tant que les massacres de Beni ou Butembo ne touchent pas directement Kinshasa, on ne sait pas dans cette ville organiser des actions d’envergure pour désapprouver ce qui arriver aux compatriotes de l’Est. Les Mbororo peuvent venir s’installer au Nord Est du Congo, au risque d’asphyxier les autochtones, compatriotes de cette contrée, eh bien, on en parle en ligne comme s’il s’agissait d’un fait divers. Maintenant, s’il est question de parler du « Congo mur… », l’auteur doit avoir ses raisons. Mais le Congo n’a qu’à prouver ce que l’auteur écrit ici. Car, ce qui se passe au Congo, était transposé dans un pays africain autre, je ne crois pas que cela se passerait comme ça se passe au Congo. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. Cher Elili,
      C’est depuis longtemps que le Congo est mûr pour une révolution en profondeur. Mais il faut un déclic à la révolution. Et le coup d’Etat pourrait en être un.

  9. Compatriote Elili,
    Des fois je vous trouve bien marrant : vous dites une chose et son contraire. Vous êtes si pressé que ça change, et nous le sommes tous, qu’aucune parole, aucune réflexion ne trouve grâce à vos yeux, rien que des faits. Tant mieux mais alors commencez par faire confiance aux vôtres au lieu de décréter à longueurs de pages qu’ils sont nuls. Vous n’ aurez alors rien a leur demander de plus. Au commencent etait la parole, a-t-on dit quelque part, celle d’un Dieu ou de l’homme.
    Et vous n’êtes pas sans savoir que Rome ne s’est pas construite en un jour, commencez alors par prodiguer des recettes pratiques aux vôtres si vous en avez plutôt, disais-je, que les condamner définitivement à d’impuissants ataviques. Votre impatience est logique et legitime, nous sommes tous impatients de changement et même d’une révolution qui change de tout à tout mais comment y arriver sinon commencer par dénoncer l’immobilisme ambiant et les faux pas de notre gouvernement. Le poisson pourrit par la tête et dans les sociétés organisées, la tête c’est une administration politique qui donne le ton…

  10. Chers Compatriotes,
    Je remercie Nono parce que je lui fais marrer. Ce qui montre bien que même dans les situations les plus difficiles, on peut encore se marrer pour pouvoir bien souffler et continuer sa réflexion. Il me dit que j’avance une chose et son contraire. J’ai l’impression que je ne suis pas arrivé à me faire comprendre. Je n’ai jamais affirmé que les pensées des autres étaient nulles, ici, je pense que l’on ne peut pas parler « d’un Congo mûr pour le Coup d’Etat », alors qu’aucun signal n’est envoyé dans ce sens. Et comment pouvons-nous percevoir un tel signal et affirmer avec assurance une telle situation ? Proposer des actions concrètes m’exposeraient trop. De toutes les façons, il ne faut pas être naïf pour croire que les actions concrètes c’est sur « Opinions et débats » (je mets cela au pluriel), qu’il faut les exposer. Une chose est certaine, il faut une révolution des Congolais, par les Congolais et pour les Congolais. Tactiquement et stratégiquement, ce n’est pas sur ce site que cela peut être exposé, car même ceux qui n’aiment pas le Congo, sont sur ce site. Ne nous leurrons pas. Les partis politiques devraient être des lieux pour des échanges du genre. Or, plusieurs de nos partis n’ont pas de cellules stratégiques et tactiques, et naviguent à vue. Je peux dans ce cas ici, affirmer, suite à ce que je constate depuis longtemps, que seuls le Maréchal et le Raïs ont eu des cellules du genre. Car, tout ce que l’on observe, c’est l’expression d’une existence d’un travail minutieux des stratèges à un très haut niveau. Alors, cher Nono, je n’ai jamais pensé que les autres n’ont rien à dire, ou ce qu’ils disent est à rejeter. Regardez bien ma dernière réaction à ce que MBTT a écrit. Il a apprécié ma réaction en signalant quelque par un lieu où, selon lui, nous nous empoignons. Je lui ai répondu que nous étions en réflexions complémentaires et non contradictions. Nous ne sommes pas en contradiction. Je suis désolé, si ce que j’écris vous blesse. Mais je suis consolé plutôt parce que cela vous fait marrer. Et vous avez raison parce qu’Elili n’écrit rien de sérieux, c’est un rigolo. J’accepte, les humoristes sont aussi de Rigolo, mais qui aident la société à se détendre, ce qui n’est pas rien, et à lui dire de temps en temps ce que les citoyens sérieux n’arrivent pas toujours à dire. Je ne partage pas le point de vue selon lequel le « Congo est mûr pour un coup d’Etat », mais on peut dire que ce qui se passe au Congo maintenant aurait déjà engendré un coup d’Etat ailleurs. Mais même dans ce cas ci, cela ne serait qu’une hypothèse. Soyons quand même humbles et que Dieu nous vienne en aide.

    1. Cher Elili,
      Nos compatriotes n’ont jamais manqué d’ambition mais d’action au point de rêver d’un coup d’Etat conceptuel ou mieux émotionnel peaufiné dans leurs méninges. Un d’entre eux par paresse ou vieillesse méthodologique se montre toujours habile à faire violence aux données socio-institutionnelles de mon Congo natal. Après ses crachats sur les pères de notre indépendance , Il verse maintenant dans la sur-interprétation en confondant ses croyances à des savoirs scientifiques pour prédire implicitement un coup d’Etat. Nono est aussi emporté dans le nuage de l’évangéliste du négationnisme le plus connu sur ce site. C’est simplement pathétique dans l’attente de ce fameux coup d’Etat conceptuel ou émotionnel (à préciser!). Moi j’estime par contre que le Congo est mûr pour améliorer la qualité de sa gouvernance politique et économique. Et dans cette perspective, le temps est un précieux allié.

      1. @Armand,
        « Moi j’estime par contre que le Congo est mûr pour améliorer la qualité de sa gouvernance politique et économique ». En demandant à Dieu d’intervenir? Pouvez-vous citer un seul pays au monde dont le PR a fait cela pour faire avancer son pays? Est-ce que les « Binzambi-Nzambi » n’étaient pas dans le camp de Kanambe? Pour quel impact? Contairement à vous, je ne vois pas MBTT prédire un coup d’Etat. Il explique que le flottement actuel est favorable à un coup de force. Et puis encore vous parlez de nos compatriotes pour faire le coup d’Etat alors que plusieurs coups d’Etat en Afrique sont le fait des impérialistes. Vous le savez oui ou non?

  11. La prise du pouvoir par la force au Congo est difficile,si pas impossible. Un coup d’Etat militaire n’est pas envisageable. Les officiers supérieurs généraux,pour la plupart affairistes,profitent du système de prédation. Ils ne sont pas prêts à abandonner leurs avantages fabuleux pour faire un saut dans l’inconnu. Bien plus,les FARDC sont très infiltrées. Certains officiers ex FAZ disent avoir des compagnons qu’ils ne connaissent que par leurs prénoms. Ils ignorent tout de leurs cursus et de leurs parcours.
    Kabila a réussi un coup avec les élections de 2018. Il a divisé les congolais en deux camps qui se vouent réciproquement une haine cordiale et éternelle: le CACH et LAMUKA. Les partisans de chaque camp sont prêts à mourir martyrs pour soutenir leurs gourous. Le soulèvement populaire n’est donc pas possible.Si c’était le cas,les conséquences seront désastreuses.Un autre handicap,c’est l’inconscience du peuple congolais qui n’est pas le peuple soudanais,ni le peuple algérien ou vénézuélien ou burkinabè.

    1. Cher kolomabele,
      Mobutu Sese Seko n’a jamais fait de coup d’Etat au Congo. Ce sont des Occidentaux qui étaient à la manœuvre pour le hisser au sommet du pouvoir. Laurent-Désiré Kabila n’a jamais fait de rébellion au Congo. Ce sont des Occidentaux qui ont agi de concert avec le Rwanda et, dans une moindre mesure, l’Ouganda pour qu’il fasse fuir Mobutu. Joseph Kabila n’avait ni l’intelligence ni les moyens de faire disparaitre Laurent-Désiré Kabila et de prendre sa place. Des Occidentaux étaient dans les coulisses pour changer la donne politique, de concert avec leur nouveau chouchou dans l’Afrique centrale, à savoir le Rwanda. Lumumba, Kasa-Vubu et Tshilombo sont les seuls dirigeants que nous nous sommes donnés depuis l’indépendance. Les deux premiers à travers des élections transparentes, une transparence que nous devons aux ex-colonisateurs belges, et le dernier à travers des élections truquées. Si le vide que Tshilombo et son encombrant allié ont créé continue, il n’y a l’ombre d’aucun doute que les gendarmes ou maitres du monde vont agir une fois de plus. Et ce sera une fois de plus avec raison tant il est vrai que la nature a horreur du vide.

      1. # « Lumumba, Kasa-Vubu et Tshilombo sont les seuls dirigeants que nous nous sommes donnés depuis l’indépendance. Les deux premiers à travers des élections transparentes, une transparence que nous devons aux ex-colonisateurs belges, et le dernier à travers des élections truquées. »
        Hélas les seuls deux dirigeants choisis démocratiquement n’ont pas empêché que leurs mandats terminent en catastrophe. Le dernier nommé et non élu est empetre dans une gestion truffée d’amateurisme avec des faux pas qui risquent eux aussi de nous conduire vers une énième catastrophe. Est-ce dire que quoi que nous fassions nous Congolais s toujours dans une gouvernance défaillante ? Décidément nous ne sommes en effet capables ni de nous couler dans une démocratie à l’occidental ni de nous en inventer une endogène qui tienne la route.
        # Alors aujourd’hui un coup d’État ou quelque autre larron toujours commandité quelque peu de l’extérieur sont-ils notre seul salut ? En attendant de voir venir, diront certains.
        Notre malheur est peut-être d’avoir un peuple pour qui seul un autre avenir compte, nous le sommes tous malgré la différence de nos diagnostics et propositions, et de ne disposer que d’une crasse politique, une élite sans boussole, comme le dit souvent MBTT ? Si c’est notre tare essentielle, ce qu’en même temps ce peuple qui par ailleurs semble politiquement plus mûr que ses élites continue néanmoins à produire celles-ci, qui sont donc quelque part son reflet. Y’a-t-il alors un autre chemin pour que ce peuple évolue et produise une élite meilleure ou que faire pour que ces cadres se réveillent et mènent enfin un front soutenu de changement ?
        Voilà la quadrature du cercle tant il nous faut arrêter avec des programmes qui ne visent que le proche immédiat.
        C’est la longue et douloureuse attente d’une gouvernance enfin bénéfique depuis la quête de notre « Remise en question » commencée pourtant dès notre souveraineté politique acquise.
        # Dommage ! Quelle voie sommes-nous capables de choisir aujourd’hui en dehors d’un subit coup d’État ou un troisième larron imposé par l’extérieur plutôt que par notre peuple ? Ne me parlez pas de modeles à choisir, ils ne manquent pas, mais comment conquerir le moment de les appliquer; ou autrement dit comment nous convaincre tous du changement, d’autres diraient d’une revolution et l’initier effectivement d’ores et déjà ?
        Politique, social, culturel, intellectuel…

  12. Cher Djo X,
    En réponse à votre question sur le recours à Dieu en vue de la conduite divine d’un pays, je vous invite à relire l’histoire de la Démocratie américaine de 1776 à ce jour. Des présidents tels que Abraham Lincoln , Georges Washington, Eisenhower, Johnson imploraient la grâce divine en vue de la conduite des Etats-Unis. Vous pouvez observer d’ailleurs que tous leurs présidents prêtent serment la main sur la Bible. Veuillez également relire le billet d’1 dollars. C’est marqué : « In God We trust ». Il y a aussi Israël , Etat théocratique dont des dirigeants tels que David Ben Gourion, Golda Meir, Moshe Dayan en 1946 ont réclamé l’assistance divine pour faire face aux nations arabes fortement armées sous l’assistance soviétique. Ils ont eu gain de cause parce qu’à ce jour , Israël est redevenu une nation avec un territoire plus étendu que celui des années 1946. En 1967, ils ont glorifié le Dieu d’Abraham , de David et de Jacob après leurs victoires militaires sur les nations arabes. Pour les chrétiens, c’est Jésus Christ le Dieu d’Abraham. Par ailleurs, pour les miracles socio-économiques, la Corée du Sud vers les années 80-90 emboîta les pas aux américains et aux israéliens. Les impérialistes organisateurs des coups d’Etat dites-vous? Les mêmes impérialistes qui ont réuni des opposants à Genève nous disent d’entériner le résultat sanctionné par la cour constitutionnelle pour plus de légalité quitte à améliorer au fil de temps les processus électoraux. Que faire? J’estime que les temps sont révolus pour des coups d’Etat. Nous ne sommes plus en 1965. Déjà sous la présidence de Felix Tshisekedi, beaucoup de choses bougent dans le bon sens quoiqu’il reste encore des projets à concrétiser. Bien à vous.

  13. C´est plutôt les réflexions de Mayoyo qui ne sont pas mûres !
    Pas surpris qu´un prétendu intellectuel qui s´est autoproclamé « évangéliste » se sente menacé. La SUR-INTERPRÉTATION, voire la MÉSINTERPRÉTATION pour obtenir la sauce que l´on veut est attrayante, mais elle ne constitue pas une BASE d´ARGUMENTATION SOLIDE.
    L´ÉVANGÉLISTE AUTOPROCLAMÉ MAYOYO jouit bien de ses libertés ici (Les Olangi et autres ne sont pas les seuls). Mais pour avoir fait les Lettres, il devrait faire attention à ne pas en jouir trop, surtout pas quand il s´agit, par exemple, de l´abréviation de l’adjectif numéral ordinal. Il écrit dans l´introduction de son article précédent : « Université de Lubumbashi, année académique 1980-1981. Je suis étudiant à la Faculté des Lettres, précisément en 3ème [sic: 3e !] graduat au Département de Langue et Littérature françaises ainsi qu’en 2ème [sic: 2e ! ] graduat au Département de Langue et Littérature anglaises. » Que les Olangi n´oublient pas d´associer l´évangéliste autoproclamé Mayoyo lors de la « 2e » cérémonie au stade.

    1. Procongo,
      C’est possible que les réflexions de Mayoyo ne soient pas mûres. Mais on a beau parcourir Congo Indépendant, on ne trouve pas une seule réflexion de votre part sur la mauvaise gouvernance endémique du Congo. Même pas une réflexion non mûre. Par ailleurs, quand vous vous attaquez aux réflexions de Mayoyo qui ne seraient pas mûres, vous prenez soin de ne pas vous frotter contre les arguments qu’il avance. Vous préférez aller chercher des poux sur sa tête. Cette fois-ci, ce sont des poux appelés « Adjectif numéral ordinal ». On ne vous aurait pas appris à débattre ?

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