Le devoir d’ingratitude s’impose

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

Dans « Sanctions US: La CENI ‘rejette’ les ‘allégations’ du département d’Etat » (CIC-24 février 2019), Baudouin Amba Wetshi donne la parole à un juriste aux propos justes: « Les Américains savent que Félix Tshisekedi a été ‘mal élu’. Entre deux maux, ces derniers ont choisi le moindre en éludant la recherche de la vérité des urnes pour privilégier la paix civile. Les Américains viennent d’envoyer un message très clair à l’ancien président Kabila Kabange. A savoir qu’ils n’entendent pas revoir aux affaires ceux qui ont participé à la razzia de la RDC ». Il s’agit-là d’un soutien clair au bénéficiaire du vol électoral opéré par le despote Joseph Kabila. Car, coincé par sa propre trahison du peuple à travers le pacte secret conclu avec le voleur récidiviste des victoires électorales, Félix Tshisekedi ne sait à quel saint se vouer pour être en mesure de gouverner effectivement le pays.

La même analyse de la situation était déjà présente dans notre article intitulé « Félix Tshisekedi élu président par Joseph Kabila » (CIC-13 janvier 2019). Nous écrivions alors: « Martin Fayulu, vainqueur et ‘perdant’ de l’élection présidentielle, a déposé, à la Cour constitutionnelle, un recours en contestation des résultats provisoires de la présidentielle […] Si jamais [les juges] restaient toujours des marionnettes entre [les mains du despote], en validant son pacte secret avec Félix Tshisekedi, Martin Fayulu et les autres opposants devraient bien décoder le message de la communauté internationale afin d’éviter à notre peuple tant martyrisé les affres de nouvelles turbulences. En effet, la communauté internationale est consciente du pacte ci-dessus. Cependant, pour elle, cela constitue tout de même une avancée pour un pays aux élites sans boussole qui n’aura connu aucune alternative pacifique en près de six décennies d’indépendance ».

Concernant les sanctions US, il convient également de revenir sur un autre article, celui de Baudouin Amba Wetshi intitulé « Congo-Kinshasa: Y a-t-il deux présidents aux commandes? » (CIC-21 février 2019). Voyant rouge à la moindre critique à l’encontre du cinquième président de ce pays, le non autrement identifié Elombe croyait poser une question dont la réponse était connue d’avance par tous: « Sans être le conseiller de Tshisekedi, j’aimerais qu’on me dise ce qu’aurait fait le superman Fayulu si on l’avait déclaré vainqueur de cette élection dans ce même environnement politique? ». Ce fut l’occasion pour nous de le recadrer entre autres en ces termes: « Quelqu’un qui ne serait pas lié par un pacte secret avec le despote Kabila aurait les coudées franches pour se constituer une majorité parlementaire en recourant à tous les partis d’opposition d’hier et en débauchant certains dirigeants des partis du FCC. La capacité de nuisance de Kabila n’est un secret pour personne. Ce que vous semblez oublier, c’est qu’on peut lutter contre elle en ayant les puissants de ce monde comme partenaires ». Et au sujet d’un tel partenariat, nous écrivions déjà ce qui suit dans l’article « Amen! » (CIC-21 janvier 2019): « Si Félix Tshisekedi jouit de la reconnaissance internationale en dépit de la énième comédie électorale qui vient de se jouer sous le ciel congolais, ce qui est fort probable, ses chances de gouverner réellement seront certes très minces, mais cela ne signifie pas qu’il soit impossible de mitiger les nuisances de Joseph Kabila et l’hégémonie qu’il incarne. Pour ce faire, Tshisekedi n’aurait d’autre choix que de ratisser large dans la composition de son premier gouvernement; une entreprise difficile compte tenu des la culture de la ‘crasse politique’ congolaise et des plaies ouvertes par l’accord avorté de la candidature commune de l’opposition signé à Genève et surtout par le hold-up électoral en sa faveur. Il devrait également brader l’économie congolaise pour espérer un certain soutien des puissants de ce monde ».

La Constitution boiteuse du pays aidant, Félix Tshisekedi piégé par le despote Joseph Kabila peut s’en sortir et piéger à son tour son prédécesseur. Il peut ne pas se soucier de la composition de son premier gouvernement. Dans ce cas, il aurait intérêt à composer le plus rapidement possible son cabinet au grand complet de manière à jouer temporairement le rôle du pouvoir exécutif. Notons que la signature d’un Accord portant sur la réouverture de la Maison Schengen a obéi à cette logique. Qui pourrait lui reprocher d’agir ainsi quand on sait qu’au Congo, d’autres instances dont la présidence de la république ont été hissées au rang de gouvernements parallèles surtout tout au long de la ‘Kabilie’?

Pendant ce temps et pour amorcer une rupture avec notre passé plus que sombre en matière de gouvernance, Félix Tshisekedi peut convoquer les états généraux des corps constitués de l’Etat que sont l’administration publique, la diplomatie, la police, l’armée et les services secrets. L’objectif de ces états généraux, qui pourraient bénéficier de l’expertise des Nations Unies à travers la MONUSCO, serait de mettre en place son administration à lui, tout en faisant miroiter à Joseph Kabila et son Front commun des cons (FCC) la composition du gouvernement de coalition. Et quand viendrait enfin le temps de former celui-ci, il pourrait appliquer à la lettre les leçons apprises de la « démocratie banania » sous l’ère Kabila, à savoir exiger de ce dernier de lui soumettre plusieurs candidats à chaque poste devant être occupé par le FCC et écarter d’emblée tout ‘Kabiliste’ de premier plan.

Notons au sujet de la formation d’un gouvernement de coalition que seul le pacte secret conclu avec son prédécesseur oblige Félix Tshisekedi à avoir le FCC comme interlocuteur. Cette coalition des partis n’a aucune existence légale et ne peut donc pas s’imposer à lui. Normalement, comme aucun parti ou groupement des partis légalement reconnu ne dispose de la majorité au parlement actuel, il devrait être aisé au président de la république de se constituer une majorité présidentielle d’autant plus que contrairement à la situation qui prévaut dans les démocraties occidentales, ses contacts avec divers leaders des partis présents à l’Assemblée nationale ne devraient concerner que le partage du gâteau et non la politique à mener ensemble. Ils sont légion les leaders des partis ou ‘ligablo’ qui piaffent d’impatience à l’idée de participer au prochain festin national.

Félix Tshisekedi peut jouer une autre carte pour s’émanciper de la camisole de force cousue par les intérêts égoïstes de son diabolique prédécesseur et de l’hégémonie ethnique camouflée qu’il a incarnée et continue d’incarner. En dix-huit années de pouvoir et en dépit de l’apport des casques bleus, le régime Kabila n’a pas été en mesure d’endiguer tous les foyers d’insécurité à travers le territoire national. Contrairement à certaines missions de maintien de la paix, la MONUSCO n’a pas bénéficié d’une opération militaire occidentale comme Sangaris en Centrafrique ou Serval puis Barkhane au Mali qui disposerait d’une grande puissance de feu et qui se passerait des règles d’engagement contraignant des casques bleus en appuyant ceux-ci. En demandant le déploiement d’une telle opération, de préférence américaine ou britannique ou les deux à la fois, Tshisekedi pourrait disposer d’une arme contre les menées subversives qui proviendraient de la prétendue autorité morale du FCC aussitôt que son devoir d’ingratitude se serait exprimé haut et fort.

Le despote Joseph Kabila vient de violer la Constitution pour la dernière fois. Comme le notent les constitutionalistes André Mbata et Jean-Louis Esambo dans leur « Leçons de la conférence de l’IDGPA sur la 13ème anniversaire de la Constitution » (CIC-24 février 2019), « avant leur entrée en fonction et à l’expiration de celle-ci, le Président de la République et les Membres de Gouvernement sont tenus de déposer devant la Cour constitutionnelle, la déclaration écrite de leur patrimoine familial »; obligation à laquelle Kabila, fort de son intouchabilité, s’est soustrait. Une fois piégé à son tour, il devrait être embastillé afin que la nation soit édifiée sur l’accroissement de son patrimoine, en partant de ses bottes en caoutchouc de rebelle AFDL à l’immense fortune qu’on lui attribue désormais, acquise sur le dos du peuple.

 

Par Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

29 thoughts on “Le devoir d’ingratitude s’impose

  1. Voilà de sages conseils dont Félix devrait profiter s’il veut s’émanciper de l’état d’étroite dépendance à Kanambe dans lequel il s’est fait emberlificoter pieds et mains liés.
    Suivra-t-il ces conseils ? J’en doute fort vu sa duplicité maladive.

  2. Cher MTT,
    Merci pour votre elgante analyse. Cela avec propositions concretes immediatement executables par FATSHI. Permettez-nous d’en citer ci-dessous un des passages les plus incisifs a l’attention de FATSHI:
    « …La Constitution boiteuse du pays aidant, Félix Tshisekedi piégé par le despote Joseph Kabila peut s’en sortir et piéger à son tour son prédécesseur. Il peut ne pas se soucier de la composition de son premier gouvernement. Dans ce cas, il aurait intérêt à composer le plus rapidement possible son cabinet au grand complet de manière à jouer temporairement le rôle du pouvoir exécutif. Notons que la signature d’un Accord portant sur la réouverture de la Maison Schengen a obéi à cette logique. Qui pourrait lui reprocher d’agir ainsi quand on sait qu’au Congo, d’autres instances dont la présidence de la république ont été hissées au rang de gouvernements parallèles surtout tout au long de la ‘Kabilie’?.. »
    Bien dit. Pour une fois, votre analyse ci-dessus est sans coloration tribale ou ethnique (anti-Baluba ou anti-Tusti) qui malheureusement obscurcit de commentateurs aigris qui se reconnaissent sur ce site.

    1. Cher Michel Pembamoto,
      Mes écrits n’ont jamais eu et n’auront jamais une coloration tribale ou ethnique. Mais ce que nous oublions au Congo, c’est qu’on ne peut pas lutter contre les aspects négatifs du tribalisme, les aspects positifs existent bel et bien, en niant l’existence des tribus ou ethnies et en magnifiant le nationalisme. Notre nation est pluriethnique. Nous ne pouvons le gouverner correctement qu’en trouvant un équilibre entre le tribalisme et le nationalisme. C’est cela construire une unité nationale effective. Or, la démocratie partisane et conflictuelle est une stratégie aux antipodes de l’unité nationale réelle. Cela dit, critiquer la façon dont le Muluba Felix Tshisekedi est arrivé au pouvoir, cela ne revient pas à exhiber un sentiment anti-luba. Mgr Monsengwo vient de l’affirmer, le vainqueur de la dernière présidentielle fut Martin Fayulu. C’est cela la vérité des urnes connue de tous même de ceux qui, pour des raisons évidentes, se réjouissent qu’un tricheur arrive au pouvoir et qui, naïfs, s’attendent à ce qu’un tricheur et traitre à la nation triple d’un faussaire construise l’Etat de droit que nous attendons de tous nos vœux depuis l’indépendance. Mais si notre faussaire, tricheur et traitre de président peut mettre le despote Joseph Kabila hors d’état de nuire, il sera tout de même applaudi. Voilà pourquoi nous avons intérêt à ce qu’il réussisse à s’émanciper du despote.

      1. MTT,
        Tu te contredis encore lamentablement en deversant ta haine tribale (anti-Luba) que tu peines a voiler. Quel gachis. Nous te citons:
        « …critiquer la façon dont le Muluba Felix Tshisekedi est arrivé au pouvoir, cela ne revient pas à exhiber un sentiment anti-luba.. »

  3. Ndeko Mayoyo,
    Je souscris à ce que vous dites mais vous oubliez le début: sa sécurité personnelle.
    Tshilombo a dans son deal accepté de ne pas toucher à la GR made by kanambe. C’est à cette GR qu’il ne maîtrise pas qu’il a confié sa vie.
    J’anticipe votre réponse disant qu’il suffit de corrompre cette GR qui le surveille… et là une autre question se pose : Est-ce que la corruption de la GR suffira ? (Des hommes venus d’ailleurs qui s’y trouvent peuvent garder le doigt sur la gâchette)
    Il est dans la merde mais comme vous dites, il peut s’en sortir à condition comme disent les kinois atia mutu bakata, donc asigner eyoma…
    En est-il capable, en a-t-il la volonté et l’envie ????

    1. Ndeko Muana ya mokolo lopango,
      Non, ma réponse ne serait pas que Felix Tshisekedi corrompt la GR. Si jamais il réussissait à négocier et obtenir le déploiement d’une force occidentale en appui aux casques bleus, sa sécurité pourrait être temporairement assurée par cette force en attendant de mettre de l’ordre dans les forces armées nationales. Quand je travaillais comme « Bula Matadi sans frontière » dans l’un des pays situés au nord du nôtre, la sécurité du nouveau président élu n’était pas assurée par les forces armées nationales déstabilisées et désordonnées à la suite de la débâcle leur infligée par une coalition rebelle. Aujourd’hui encore, alors que les forces armées nationales de ce pays se reconstruisent avec l’appui de la communauté internationale, le premier cercle de la sécurité du président est occupé par des soldats de la deuxième puissance planétaire tandis que le deuxième cercle lui reste aux mains des casques bleus d’un pays africain choisi par le président. C’est vrai, comme vous le dites, F. Tshisekedi est dans la merde. Compte tenu de la façon dont il est arrivé au pouvoir, il serait aisé de dire : « Olukaka makambo, ozwi ». Mais même si nous désapprouvons sa trahison, n’oublions pas que son émancipation serait aussi celui de notre peuple.

  4. Chers Compatriotes,
    Je pense que la réflexion de MBTT ici n’est pas dénuée de sens. Elle a toute sa pertinence. Il reste à voir comment les conseillers concernés pourront mettre à profit cette analyse. Ici, MBTT complète notre réflexion, car, ce que Muana ya Mokolo Lopango écrit est bien réel. Mais là où je me démarque de sa réflexion, c’est le fatalisme qu’il affiche en parlant des hommes venus d’ailleurs qui …garder le doigt sur la gâchette. Mais ces hommes sont sur notre territoire. Ce sont des hommes avec une vulnérabilité humaine possible. Alors les Congolais qui sont autour du président, il y a matière à innover dans les services d’intelligence pour la sécurité du président. Que Dieu nous vienne en aide.

  5. Le droit de l’ingratitude s’impose. Le tandem FATSHI-VIT est composé des roublards. Avant les élections,ils étaient le jour avec l’opposition pour signer un programme commun de gouvernement.La nuit,ils étaient avec la kabilie pour signer un pacte de cogestion du pays. A Géneve,ils ont retiré leur parole et leur signature. Ils sont allés créer CACH pour cacher le deal avec Kabila. Vont-ils retirer leur signature du pacte avec Kabila? Pas facile. Le retrait de Lamuka n’a pas fait beaucoup de casses.Ils ont volé la victoire de Fayulu. Notre peuple sans culture politique a laissé faire. L’élite se bouscule au portillon du nouveau pouvoir pour recevoir son petit bout du gâteau. Kabila qui a fait de Félix roi va-t-il se laisser faire? Après 37 ans de lutte,l’UDPS n’a pas formé des cadres. On ne connaît pas des cadres de l’UDPS d’envergure nationale capables de jouer un rôle de premier plan autour de Félix. JM Kabund et Augustin Kabuya sont bons pour continuer à laver les cerveaux des talibans.Avec leurs discours incendiaires,ce sont pas des hommes d’Etat.Jusque-là,aucun cadre de l’UDPS n’a été nommé. Dans son cabinet,Félix a placé Kamerhe de l’UNC. François Mwamba est un prostitué politique.Il va peut-être embaucher les cadres de Lamuka qui lui feront allégeance. Ewanga,Sessanga,Katumbi…ont déjà traversé la route.
    On verra. Mais s’il arrive à imposer l’ingratitude,pour le plus grand bonheur du peuple congolais, cela n’effacera pas dans l’histoire sa façon rocambolesque d’accéder au pouvoir.

  6. Arrêtons de jouer aux hypocrites. Nous savons tous très bien comment Tshilombo est arrivé au pouvoir. Peut-il faire ceci ? Peut-il faire cela ? C’est de la foutaise. Il ne peut rien. Quels conseillers nommer ? Quel cabinet ? Avec qui ? Avec ceux qui rodent jour et nuit autour de la piscine de l’hôtel Béatrice à Kin ? Ils n’arrivent même pas à le voir. Certains commencent à gronder, faute de moyens de substance. Kinshasa makambo… Ceux qui pouvaient réellement l’aider, tant soit peu, sont ceux qui ont travaillé avec son père et qui ne sont plus avec lui. Les Mubake, Moleka, etc..Arrêtons de nous raconter des fadaises. Les rwandais qui l’ont mis là où il se trouve aujourd’hui ne lui laissent aucune marge de manœuvre. Je doute fort que le dossier de la maisons Schengen fut de son initiative ou de son cabinet. Cela a été possible parce que les caciques du pouvoir y trouvaient leur compte. Son seul salut, c’est de renier le deal, le lien – malgré ses propres compromissions – qui le lie aux tueurs de congolais. Il peut le faire et sauver sa peau et celui du Congo… Il suffit d’un peu d’imagination, de bravoure…
    Mais comme on est au Congo, on peut ne pas aimer la viande de porc et pourtant baver devant une soupe à base des pieds de porc.
     » Chance eloko pamba  », vient de nous rappeler le Cardinal Monsengwo.
    Toloba toloba te… mais Tokoloba tiiii bokoyoka !

    1. Bongos,
      Bientot tu risques de tomber victime de l’AVC. Tellement ta haine anti-Rwansda et anti Baluba te ronge. Est-ce qui fera de ton Fayulu PR?
      Petit conseil: Trouves-toi un emploi plus utile au lieu de ta rage inbue de tes elucubrations et masturbations quotidiennes devant ton ecran en Europe ou Afrique du Sud. (Meme conseil a ton semblable « MTT »)

      1. Cher Michel Pembamoto,
        Dans quelle école avez-vous fait vos études ? Un institut Mashakado ? Savez-vous seulement analyser un texte ? Où voyez-vous la haine anti-luba dans mon bout de phrase que vous citez ? Pour vous, je me masturbe devant mon écran en Europe ou en Afrique du Sud. Souffrez que je vous apprenne que je suis un « Bula Matadi sans frontière » autrement dit un fonctionnaire international.

      2. @Michel Pembamoto,
        Vous êtes pathétique ! Pourriez-vous écrire autre chose que de répéter bêtement vos litanies ?
        C’est forcement congénitale ou consubstantielle à la médiocrité qui teint sur votre être.
        Tokoloba tiiii bokoyoka !

  7. Avez-vous remarqué que les communicants de la Légion étrangère rwandaise au Congo – ils se reconnaitront – s’époumonent à associer, sans gène, toute critique portée sur la trahison de Tshilombo à une forme de  » haine anti-muluba  » ou  » anti-tutsi  » ?
    Quelqu’un peut me dire si Papa Tshisekedi et Mama Marthe sont originaires du rwanda ?
    J’ai toujours pensé que Ya Tshitshi était du Kasaï. Je ne comprends pas cette association incongrue.

  8. Cher Mayoyo,
    Je suis satisfait que quelque part vous conjuguiez à votre manière, plus dialectique et moins conflictogene, la proposition que j’ai formulée d’une conjonction de forces entre Fayulu et Tshilombo. Du coup même les talibans qui habituellement vous vouent aux gémonies sans vergogne commencent à vous trouver des qualités oubliant qu’ainsi ils signent l’inanité de leur propre fanatisme.
    Qu’à cela ne tienne, il est bien question de sauver le soldat Tshilombo, de lui permettre de se sauver lui-même et par dessus tout de sauver ainsi notre pays.
    Pour moi, plus qu’un devoir d’ingratitude, notre nouveau PR mal élu a un devoir de remise en cause personnelle et de rébellion !
    Pour le reste les faits sont là : une mascarade électorale que Monsengwo a diagnostiqué sans ambiguïté, « des élections volontairement bâclées, des résultats fabriqués, un F Tshisekedi qui aurait eu la dignité et le courage de reconnaître sa défaite et le ‘kanambisme’ se serait effondré de lui-même ».
    Que dire de plus sinon que Tshilombo a encore la possibilité de prendre conscience de sa forfaiture, de se rebeller, de se sauver lui-même et surtout de sauver le pays qui risque de plonger pour au moins encore cinq ans…

    1. Cher Nono,
      Ce qui est écrit dans ce texte n’est pas nouveau. Je ne disais pas autre chose dans mon article « Fayulu, taisez-vous SVP » (CIC-26 janvier 2019). J’ai toujours eu à cœur l’intérêt de notre peuple qui souffre le martyre depuis des décennies d’incurie. J’ai l’avantage d’avoir fait de brillantes études entre autres sur la gouvernance africaine à l’Université Libre de Bruxelles. J’ai l’avantage d’avoir fait des recherches remarquables sur la gouvernance africaine, recherches couronnées par des publications. J’ai l’avantage d’avoir enseigné la gouvernance africaine et ma propre vision de la démocratie pendant deux années aux Cycles d’Information générale de la Coopération Technique Belge à Bruxelles. J’ai l’avantage de travailler comme « Bula Matadi sans frontières » (Fonctionnaire international) dans le domaine de la gouvernance dans des Etats faillis d’Afrique subsaharienne et cela depuis 2004. Je peux comprendre qu’on ne soit pas d’accord avec moi. Mais qu’on m’oppose des arguments et non le fanatisme tribal primaire. Comme vous l’avez souligné, les fanatiques ne font qu’étaler leur médiocrité dans un domaine qu’ils croient connaitre alors qu’ils ne l’ont jamais exploré.

  9. VISITER LE PENTAGONE ET LE DEPARTEMENT D´ETAT AUX USA
    Si Felix souhaite « renverser » la table, sa visite annoncée aux USA va nous faire voir son ambition profonde.
    > 1. Departement d´État
    Le ministere des affaires étrangères aux USA possede des « programmes » specifiques (CIA) où on apporte une aide spéciale en matière de protection rapprochée et parfois c´est par le canal du Departement d´État que les entreprises militaires privées des USA sont envoyées á l´étranger pour former et équiper les pays « amis » qui le souhaite. En Afghanistan, le président est placé sous une protection constante des forces spéciales des USA.
    2> Le Pentagone
    Après la défaite de l´UNITA, le Pentagone avait apporté une aide militaire importante via AFRICOM pour aider les branches armées du MPLA et de l´UNITA a se reconcilier et former l´armée nationale angolaise. Un programme specifique financé par les USA avait aidé le gouvernement angolais á reduire le nombre des militaires et á assurer leur réintegration dans la vie civile.
    L´Irak beneficie aussi d´un programme militaire du Pentagone via la « Division d´or » encadrée et formée par les Rangers. Les performances de cette division pendant la guerre face á ISIS démontre que ce partenariat militaire est efficace.
    >
    Cette approche est possible au Congo où nous devons faire face á 200 groupes armés et la question de la Garde Républicaine est une menace constante pour Felix.
    Felix possede toutes les options et il peut renverser la « table » lors de sa visite aux USA..

  10. Cher GHOST,
    Vos exemples sont justes. Cependant, pour avoir la peau de Joseph Kabila et des membres de son Front commun des cons (FCC), F. Tshisekedi n’a pas besoin d’un voyage aux USA. Il peut agir à partir de Kinshasa. Comme Joseph Kabila qui avait permis le déploiement des forces rwandaises pourtant agresseurs visibles de notre pays, Tshisekedi peut permettre le déploiement de tout force étrangère sur notre sol afin de neutraliser les milices et hommes de main de Kabila dans notre appareil sécuritaire. Tout semble indiquer que le pacte secret entre ces deux tricheurs et traitres à la nation n’a pas encore dit son dernier mot.

  11. Cher MAYOYO,
    je trouve la 2e partie de votre analyse intéressante. Formuler des propositions critiques es un bel exercice et une bonne contribution. C´est avec des réflexions critiques que nous rendrons nous-mêmes le Congo meilleur.J´espère que cela retiendra l´attention des concernés. Bien entendu, ils ne sont pas obligés de partager le cadre de lecture, les présupposés ou les évidences propres à Mayoyo („coincé par sa propre trahison du peuple“, „Félix Tshisekedi ne sait à quel saint se vouer“, etc.). En même temps, cela me surprendrait qu´ils n´aient pas déjà réfléchi sur ces sujets, eux qui voient et connaissent les choses de l´intérieur, mieux que quiconque ici.
    Toutefois, je ne partage pas la 1re partie du texte. Vous dites à propos d´Elombe „Voyant rouge à la moindre critique à l’encontre du cinquième président de ce pays, le non autrement identifié Elombe croyait poser une question.“ J´ai lu et relu le post d´Elombe et n´y ai vu qu´un post qui remet en question une certaine lecture de la situation du Congo. D´où vient cette déformation tendancieuse, cette interprétation trop subjective d´un avis critique? Est-ce Mayoyo lui-même qui voit rouge au moindre avis critique? Vous prétendez avoir „recadré“ Elombe. Mais comment on peut affirmer péremptoirement avoir recadré quelqu´un quand il s´agit du MODE IRRÉEL (un mode avec des „si“) qui n´est pas un mode des évidences, mais des possibilités. Quand on sait que Fayulu, de ses propres dires, était prêt pour rencontrer Kabila et a déclaré que ce dernier était congolais et comme sénateur devrait jouir de ses prérogatives, alors plusieurs possibilités/scenarii sont imaginables.
    Par ailleurs, je trouve étriqué de présenter Kabila comme le problème du Congo et on oublie qu´il a été le représentant des impérialistes et des multinationales. Refuser de thématisier ce dernier aspect, c´est manquer de voir LAMUKA aussi comme une force négative et continuer de vendre l´illusion que Fayulu serait arrivé au pouvoir les MAINS LIBRES. C´est pourquoi je trouve vide l´expression „trahison du peuple“. Lamuka n´est pas venu comme défenseur du Congo. Déjà le fait de délimiter le mandat de Fayulu à 2 ans violait la Constitution et trahissait le peuple. Quant au „Mgr Monsengwo vient de l’affirmer, le vainqueur de la dernière présidentielle fut Martin Fayulu.“ Oui, il l´a dit. Non seulement en retard, mais aussi sans apporté des preuves de plus que la CENCO ou Boketshu 1er qui l´avaient déjà dit. On n´est pas avancé. Quand vous dites „Mes écrits n’ont jamais eu et n’auront jamais une coloration tribale ou ethnique“, vous semblez ne pas faire la différence entre ‚jamais‘, ‚quelquefois‘, ‚par moments‘… La preuve est que votre réponse suivante à`votre interlocuteur est un démenti à votre propre affirmation. Dans la même optique, votre réponse lors de votre discussion avec Mwamba reste toujours d´une impertinence criante (Au lieu de contredire Mwamba sur base de ce qu´il disait dans son article, vous rétorquiez qu´il mentait et que la raison de ce mensonge était dans son nom muluba… Avec une telle flagrante erreur de raisonnement, une telle impertinence, la discussion ne portait plus sur les idées, mais sur l´appartenance ethnique de votre interlocuteur et prenait une coloration ethnique; ce à quoi Mwamba n´a pas voulu céder pour rester sur le terrain de l´argumentation rationnelle). Votre réponse était un véritable „ARGUMENTUM AD PERSONAM“ qui ne corrobore pas certains qualificatifs que vous vous attribuez. Je vous cite : „J’ai l’avantage d’avoir fait de brillantes études… J’ai l’avantage d’avoir fait des recherches remarquables… J’ai l’avantage d’avoir enseigné…“. Le fanatisme a plusieurs formes en tout cas, y compris le ‚fanatisme de soi‘. On laisse les autres remarquer que vos études ont été brillantes, remarquables… Vos autoglorifications, légèretés, voire quelques impertinences font tache.

  12. JO BONGOS
    Vous écrivez : „Les rwandais qui l’ont mis là où il se trouve aujourd’hui ne lui laissent aucune marge de manœuvre. Je doute fort que le dossier de la maisons Schengen fut de son initiative ou de son cabinet.“
    Sauf que Félix avait promis bien avant de régler ce problème une fois élu. Cette manie de tout ramener aux Rwandais n´est pas honorante. Dans ce même ordre d´idées, il y a eu le rabâchage „Denise, la femme de Félix, serait rwandaise“; cela semble avoir fait son temps. Mais il reste révélateur d´un état esprit. Nous ne devons pas – comme par phobie – voir le Rwandais partout.
    Vous répondez à Michel Pembamoto : „Vous êtes pathétique ! Pourriez-vous écrire autre chose que de répéter bêtement vos litanies ? C’est forcement congénitale ou consubstantielle à la médiocrité qui teint sur votre être. Tokoloba tiiii bokoyoka !“ Mais vous lui interdisez des litanies au moment où vous en avez vous-même que vous répétez (je laisse tomber l´adverbe „bêtement“).

  13. Puisqu´on évoque MONSENGWO ici, je me propose de présenter ma lecture de son texte. En retenant l´agir IMPÉRIALISTE comme clé de lecture de la question congolaise, je trouve que le discours de Monsengwo est très pauvre et médiocre. Monsengwo manque de répondre à la question centrale de son propre discours. Pourquoi? Les uns diraient que c´est à cause de sa formation de prêtre, d´autres répondraient à la Mayoyo „kasi aza mutu ya Bandundu, donc pro Fayulu“ [Bdd remplace ici le „muluba“ de Mayoyo TT. Comme déjà dit, ce raccourci tribaliste de Mayoyo n´est pas recommandable, peu importe qu´il s´agisse de muluba, du bdd, de mungala etc. ]. De Monsengwo, je préfère plutôt pointer du doigt la lecture néocolonialiste et idéologique de l´histoire du Congo, non sans omettre des intérêts personnels. D´où un discours raté. Une question manquée. J´argumente : Son texte vise à montrer que les bases pour un avenir prospère du Congo ont été progressivement démantelées. Monsengwo récapitule l´histoire du Congo, mais d´une manière sélective, étriquée et il fausse, par conséquent, la bonne compréhension de la crise congolaise qui devient essentiellement un problème congolo-congolais, exactement comme le voulait Kagame en suggérant les différents dialogues intercongolais (mais sans parler du dialogue interwandais).
    EN AUCUN ENDROIT, MONSENGWO EVOQUE LES IMPÉRIALISTES. Au contraire:
    – il mentionne Mobutu comme 1er destructeur à partir de son coup d´État de 1965. Monsengwo saute sciemment le cas Lumumba comme premier cas flagrant de démantèlement des bases de l´avenir du Congo. Monsengwo se fout ici d´une vérité fondamentale et ménage son auditoire belge.
    – il mentionne l´Afdl comme prolongation de la logique mobutienne de démantèlement. Curieusement, Monsengwo, l´homme de la 3e voie avec Kengo au détriment de la vérité du vote de la CNS et de la volonté du peuple, dissimule SON RÔLE capital en tant président de la CNS et du HCR-PT dans la (pseudo)légitimation de la guerre de l´Afdl. Qu´a-t-il fait de la vérité des commissions assassinats et biens mal acquis?
    – il mentionne l´accession au pouvoir de Joseph Kabila après l´assassinat de LD. Kabila. Monsengwo se contente de dire que „KABILA A ÉTÉ IMPOSÉ à la tête du pays“. La conjugaison du verbe ‚imposer‘ à la voix passive aurait dû amener l´érudit Monsengwo a mentionner le COMPLÉMENT D´AGENT ( Kabila imposé PAR QUI ?). Une fois de plus, Monsengwo se fout de la vérité et ménage son public belge.
    – il mentionne les élections de 2006 sans mentionner le nom de Bemba et surtout sans mentionner le Cardinal Etsou qui demanda à Malu Malu de proclamer des vrais résultats (Et non plus sans mentionner le rôle de Louis Michel qui fit l´éloge de la victoire de Kabila et exerça une grande influence en Europe). Curieusement, pour les élections de 2011 Monsengwo mentionne le nom de Tshisekedi et sa propre déclaration selon laquelle les résultats n´étaient pas conformes à la vérité. Auto-glorification ? Mais Monsengwo ne dit rien sur Reynders et compagnie qui reconnurent ces résultats. Il ne dit non plus rien sur LE SILENCE ÉPAIS DE LA CENCO en 2011. Monsengwo recommanda à Étienne Tshisekedi de recourir à la Cour Constitutionnelle comme voie légale. Mais question : cette Cour n´était voie légale qu´en 2011 et non en 2019 avec Fayulu ? Pour Monsengwo, elle était bonne pour Étienne Tshisekedi, mais pas bonne pour Fayulu.
    – il mentionne maintenant la CENCO (alors que cette dernière s´est déjà alignée derrière les Institutions du pays, donc la Présidence de Félix et dit se soumettre à la Cour) pour ses intérêts ou calculs personnels; il mentionne les fameux 40.000 observateurs (Il faut continuer de s´en tenir à ce nombre – pourtant remis en question – pour justifier l´argent reçu de leurs financiers. Bozui mbongo ya 40.000, il faut maintenir ce nombre même s´il y a eu détournement en recrutant bien moins d´observateurs). Pour Monsengwo, la Cenco jouit d´une crédibilité irreprochable. Peut-être qu´il n´a pas suivi – pour ne citer que ce cas – la vidéo de l ´Abbé Shole qui, interrrogé sur l´identité de ceux qui ont financé la CENCO, a eu à d´interminables „euh euh euh euh euh euh“ (la gêne de ses interlocuteurs était très palpabe). Monsengwo mentionne en passant les multinationales désireuses d´exploiter les richesses du Congo, mais refuse de se demander entre LAMUKA, FCC et CASH quelle est la plateforme qui abritait derrière elle ces prédateurs de nos richesses.
    – il mentionne l´attitude du peuple pour dire que celui ne proteste pas pcq la CENCO avait lancé des appels au calme. Mais avec moins de 40 % aux élections de 2011, Étienne Tshisekedi était mis en résidence surveillée et des militaires placés à différents endroits. Mais Fayulu avec ses „62 %“ circule librement sans que le pouvoir ne craigne quoi que ce soit, même une vaste marche pacifique (donc une manifestation dans le calme). Il sera difficile à Monsengwo de convaincre bien des Congolais que même Shadary a battu Félix. Nous ne connaîtrons pas peut-être les vrais résultats de ces élections (le nombre des personnes ayant effectivement voté n´est pas déjà satisfaisant; Félix ne peut pas en être fier. Il doit rester humble et ouvert), mais nous avons la possibilité d´agir et de passer de petites victoires en petites vitoires. Le comportement du peuple congolais, qui montre ses priorités à lui, est un indicateur qui dérange et qui met mal à l´aise certains analystes (y compris Monsengwo).
    Par ailleurs, Monsengwo aurait pu aider Fayulu non pas seulement quand ce dernier démobilisait et déroutait son électorat par son slogan suicidaire contre la MAV (et omettait de FORMER DES TÉMOINS), mais aussi quand ce dernier se battait pour les preuves de sa „victoire“ en janvier. Pourquoi n´avoir pas fait comme Gizenga qui se rendit en 2006 aussi bien chez Kabila que chez Bemba ? Cela aurait bien correspondu à son statut de pasteur ? Pourquoi avoir gardé silence? Pourquoi parler en fin février et loin du CONGO ? Monsengwo donne l´impression d´être aigri de ne pas avoir eu la chance rêvée de diriger la transition (Je précise que je suis aussi d´avis que nous n´avons pas eu de meilleures élections. Mais nous pouvons dire la même chose sans avoir le même souci). Sa sortie ressemble à celle d´un tireur des ficelles qui s´affiche désormais après constat de l´incompétence de ses acteurs, voire de l´échec de ses stratégies. Fayulu tient ses meetings sans persécution, le peuple vaque à ses occupations, (ce qui provoque la désagrégation de Lamuka). Monsengwo aurait-il besoin d´une crise post-électorale pour justifier un plan des multinationales contre le Congo? Il n´y a pas de crise post-électorale comme expression de la volonté du peuple congolais malgré les imperfections (personne ne les nie) et les critiques du processus électoral. Cette crise serait le souhait (voire plan machiavélique) de quelques acteurs congolais et surtout du lobby occidental qui a de gros intérêts au Congo. N´en déplaise à ces derniers, les Congolais ont montré qu´ils ont une autre lecture de leur situation et veulent prendre en charge leur propre histoire (s´améliorer et corriger les imperfections constatées). Les mêmes policiers qui réprimaient violemment les manifestations avec des gaz et coup de feu, sont les mêmes qui, aujourd’hui, encadrent les meeting sans gaz lacrimogènes, ni coup de feu, ni blessés etc. Et la RTNC parle même de ses meetings.
    Une parenthèse : Monsengwo devient même ridicule quand dans son interview (en dehors du discours tenu), il se sert des attaques à la Boketshu: Le président angolais aurait reçu Félix dans un salon sans drapeau congolais comme signe de désapprobation, alors que ce point a déjà été clarifié. Bien des photos ont montré que d´autres présidents africains ont été reçus en Angola de la même manière. Et pourquoi Monsengwo ne parle pas de l´accueil à Brazza et ailleurs ? Monsengwo va jusqu´à dire que l´élection de Félix comme 2e vice-président de l´UA „ne veut rien dire“. Difficile de reconnaître un pasteur sage et sérieux dans ce genre des propos émotionnels.
    BREF, j´en vais à Monsengwo fondamentalement de falsifier et de réduire l´histoire du Congo à Mobutu et aux Kabila en aménageant avec une légereté déconcertante les IMPÉRIALISTES qui étaient pourtant les maîtres de Mobutu et des Kabila (Il oublie que sa gestion de l´Archidiocèse de Kinshasa a été critiquée pour les mêmes maux que les politiciens qu´il cite. Gestion financière floue, favoritisme, tribalisme (des bana lac en défaveur des prêtres originaires du Kongo-Central, Kasai, Équateur etc. Les critiques de ces prêtres ne faisant pas partie du groupe bana ya Lac sont nombreuses. La fameuse phrase de Monsengwo – „Musakata ayibaka te“ – devant tous ces prêtres n´a jamais perdu de son incongruité). Monsengwo fait un APPEL DU PIED lequel finalement présente l´Église comme un instrument de l´impérialisme. En tirant uniquement sur Mobutu et les Kabilas (il omet les connivences ave les évêques, amis de la mouvance), Monsengwo se montre malhonnête et complice du travail de l´impérialisme au Congo. Cacher tant de vérités sur l´IMPÉRIALISME AU CONGO n´entre pas dans l´intérêt de notre pays martyrisé et exploité avec cruauté. Voilà pourquoi Monsengwo est du point de vue d´une lecture globale très dangereux. Son discours défend des intérêts étrangers quoique le mot peuple y soit mantes fois mentionné.

    1. @Procongo
      Toute cette prose pour nous démontrer que Monsengwo est dangereux pour notre pays parce qu’il défend les intérêts étrangers et non le peuple. Vous concluez : « vous lui en voulez finalement ». Rien que ça !?
      Dites-moi en passant, à qui d’autre parmi nos leaders politiques ou sociaux vous en voulez aussi « fondamentalement » ?
      Bon, je ne sais si votre discours a convaincu beaucoup de monde, dans tous les cas, moi, il ne m’a point convaincu : plutôt que de prouver que Mgr Monsengwo est dangereux et médiocre, j’y ai lu la défense forcenée de F Tshisekedi. Et comme par hasard le pauvre prélat catholique a eu le culot de condamner notre vaillant nouveau PR. Ça alors…
      Ailleurs, avez-vous des garanties vérifiables que notre nouveau PR ne défendra pas, lui, les intérêts étrangers ?
      Souvenez-vous quand-même qu’aussitôt promu, il s’est précipité à l’étranger et notamment chez Kenyatta, le président kenyan qui avait parrainé son fameux Accord de Nairobi et il s’annonce pour très vite aux USA, le pays le plus puissant avec qui on ne peut coopérer surtout ces jours-ci sans garantir ses intérêts. P Pham l’a dit noir sur blanc.
      Sinon vous avez bien dit, intérêts étrangers contre le peuple pour Monsengwo et Lamuka tandis qu’intérêts du peuple pour F Tshisekedi, CACH et FCC ! Que c’est beau !!!

  14. Cher NONO,
    votre lecture simpliste des choses ne m´a pas surpris. Quand vous avez ajouté Cash, Fcc, etc., c´est pour obtenir la soupe que vous voulez. Naseki ! C´est bien beau votre simplisme. C´est comme ca que vous essayez souvent de dérouter la discussion. Je vous l´ai déjá répété. Soyez rassuré que je ne cherche(rai) jamais à vous convaincre, surtout que vous aimez – comme vous l´avez voué vous-même – lire, voir ce que vous voulez voir (cad ce que vous avez déjà en tête). Mpo na gagner nini? Que Monsengwo criique Félix ne me dérangerait pas (Pourquoi pas? Il ne sera pas le premier et ne devra pas être le dernier. Est-ce qu´on peut construire un pays en bannissant la critique? Euh! J´ai même écrit ci-haut en réponse à Mayoyo que les réflexions critiques sont à encourager), mais qu´il fasse une telle lecture néocolonialiste de notre histoire en la ramenant à Mobutu et aux Kabila et en omettant complètement Vous avez bien fait de reprendre le mot « fondamentalement », mais malheureusement sans en saisir la teneur. J´explicite. Ce mot dans mon post veut dire: La base de ma critique est sa reprise idéologiquement orientée de notre histoire. Qu´il critique le processus électoral, Félix ou je ne sais quoi… eza mabe te; ce ne sont pas les points sur lesquels ma critique repose. (À ce propos, j´ai même exprimé un souhait: il aurait pu aider Fayulu sur place au Congo quand ce dernier avait urgemment besoin d´aide et de soutien; et j´ai ajouté qu´en tant que pasteur, il aurait pu faire comme (ou mieux que) Gizenga en allant vers l´un et l´autre. Mais je comprends que votre simplisme ne vous permette de voir tous ces points ou de vous y arrêter un peu). Revenons au point « fondamental » de ma critique. Monsengwo dit: La crise au Congo, c´est Mobutu et les Kabila. Il dit même que Kabila a été imposé. Mais sans dire « par qui ». Quel Congolais sérieux peut vraiment se satisfaire d´une telle omission, d´un tel silence, voire d´une telle lecture presque fantaisiste ou légère de l´histoire du Congo sans Lumumba, sans le rôle des Belges (des anciens jusqu´à Louis Michel et Reynders) et autres? En réalité, je ne dis rien de nouveau dans ma critique. Cette critique contre une lecture néocolonialiste de notre histoire, nous la formulions ensemble avec bcp d´autres Congolais combattants, résistants et autres. Sauf que certains n´osent la formuler maintenat face à Monsengwo parce que son discours (raté) les sert dans leur lutte contre Félix. Je ne vois pas comment ce qui nous a toujours indignés doit cesser de l´être parce que cela vient de Monsengwo. Quand Kagame s´évertuait à montrer que la crise en RDC est un problème intercongolais, nous étions offusqués. Maintenant que Monsengo le fait devant un public belge qui connaît le cas ancien Lumumba et le cas récent Louis Michel, on veut faire comme si on n´a rien entendu. Avec un mauvais diagnostic, on ne peut aider le Congo. Bref, sa lecture devant les Belges ne sert pas les intérêts du Congo.
    Cher NONO, vous pouvez prendre le TEXTE de Monsengwo et SUR BASE DE CE TEXTE me répondre, faire des objections (au lieu de vous perdre dans cash, fcc, voyages… ), la discussion sera sérieuse et intéressante.

  15. … et en omettant complètement le rôle de ceux qui étaient les maîtres de Mobutu et des Kabila. Vous avez bien fait de reprendre…

    1. @Procongo
      Le simplisme c’est justement de croire que je mordrais à vos prétentions qui n’assimilent Monsengwo qu’à un intermédiaire des impérialistes et de nous faire croire que votre condamnation n’a rien à voir avec des choix politiciens sinon plus.
      Vous ne vous cacherez pas longtemps sous le sceau d’un prétendu penseur qui verrait loin et parlerait du haut de sa science et ne jouerait pas dans sa coterie.
      Il n’y a qu’à lire vos dernières interventions, quel objectif poursuivaient-elles ?
      Voilà le simplisme : c’est de le condamner chez les autres en croyant s’en défendre par une abondante prose fourre-tout.
      A propos, pourquoi ce serait du simplisme de découvrir que vous n’êtes là qu’à défendre F Tshisekedi ?

  16. Cher NONO,
    votre simplisme, c´est – comme déjà dit – à vous préparer la soupe que vous aimez en y mettant des ingrédients que vous adorez. Par ailleurs, ne cherchez pas l´objectif que je poursuis dans votre tête, car c´est chaque fois présenté dans les écrits même. Le reste tikela Nzambe. Vous n´êtes pas son ANR encore moins le DEMIAP de ce site.
    Pas nécessaire de faire de MONSENGWO un intermédiaire des impérialistes, mais de dire que sa REPRISE, LECTURE DE L´HISTOIRE DU CONGO est néocolonialiste. Et je le dis TEXTE À L´APPUI. La seule façon sérieuse de me contredire, c´est de mettre le texte sur la table , de l´ouvrir, de le lire et de réfuter ma critique. EZA PASI ? (Si vous cherchez la coterie chez les autres, il faudra alors commencer par prendre conscience de sa propre coterie; si vous cherrchez le fanatisme ailleurs, il faudra commencer par prendre conscience de son propre fanatisme, tant vous opérez de la même manière sans vous en rendre compte par aveuglement. Ba supposées coteries, ba supposées appartenances, ce sont des faux-fuyants des esprits faibles. Les grands esprits discutent sur DES IDÉES. Je me fous de savoir de quelle ethnie, de quel parti vous êtes, je me moque de cette légèreté à la MAYOYO d´associer nom, ethnie et pensées; c´est rabaisser le niveau de discussion. Ki ANR INTELLECTUEL oyo eza RIDICULE, c´est propre aux fanatiques inconscients. Je vous renvoie aux POSTS judicieux du compatriote ELILI au sujet de l´article sur la possible désignation de Kabila comme 1er Ministre). Cher NONO, vous n´allez pas me distraire et me détourner de mon point « fondamental »: La lecture néocolonialiste du Congo proposée par Monsengwo. Ne discutons pas comme na quartier Matonge, mais na lolenge ya b´intellectuels. UN INTELLECTUEL SÉRIEUX PREND LE TEXTE et fait des répliques sur base du texte. Prenez le texte de Monsengwo (et au besoin aussi son interview avec La Libre Afrique. Les 2 textes font quelque chose de plus de 10 pages. Un bel exercice herméneutique pour des gens qui ne veulent pas PARLER EN L´AIR). Lisez le TEXTE point par point ET REVENEZ (vous serez alors sérieux. Discussions ya biloba loba totikela ba shegués. Biso b´intellectuels nse discussion « sur base de… »). J´ATTENDS AVEC PLAISIR.

  17. @Procongo
    Erreur de procédure, simplisme en plein, cher ami : nous connaissons tous un peu Monsengwo depuis qu’il est une notabilité dans ce pays, ses actes et au besoin ses écrits.
    Vous nous sortez votre scoop au moment où il revendique la vérité des urnes qui renvoie F Tshisekedi à sa tricherie et sa connivence inique avec le regime, qu’en tant qu’homme public de ce pays sa « lecture de son histoire a toujours été néocolonialiste », il est et a toujours été dans la vie sociale sinon politique qui a été la sienne un intermédiaire des impérialistes néocolonialistes dans notre pays. Pourquoi alors voulez-vous que moi qui ne l’ai pas proclamé, je m’inflige un labeur que ni de loin ni de près je n’ai demandé ? A la limite je me fiche même qu’il soit un agent néocolonialiste, ce qui m’intéressait ici était de savoir s’il avait raison de nous donner cette lecture de l’issue des résultats des derniers scrutins.
    Vous vous êtes lancé dans votre savante retrospective sur son néocolonialisme. Ne renversez donc pas les chages c’est bien à vous de me le démontrer à travers sa vie publique et ses écrits…
    Pour le reste, je ne perdrai pas mon temps à répondre à vos laborieuses dénégations, vous vous voulez déconnecté des conjectures en cours mais à la lecture de vos interventions même le premier venu aura tout de suite compris d’où vous venez et où vous allez.
    Et dans tout cela rassurez-vous, cher ami, c’est tout votre droit, quelle idée farfelue à vous mettre en tête qu’il y’ait besoin d’ANR ou de DEMIAP…

  18. Cher NONO,
    « nous connaissons tous un peu Monsengwo depuis qu’il est une notabilité dans ce pays, ses actes et au besoin ses écrits ». PAPA, TOKENDA CLASSE MPO TOYEKOLA KO RAISONNER.
    1. Vous avez dit « UN PEU », cela veut dire que vous ignorez encore bien des choses. Un intellectuel ne se contente pas d´ »un peu » surtout quand il veut engager une discussion sérieuse et être pris au sérieux.
    2. Monsengwo NOTABILITÉ au Congo ? Qui va le refuser. C´est pourquoi il y a mille raisons de lui en vouloir si lui, notre notabilité, notre pomba et molobeli, se présente devant les BELGES pour faire une LECTURE NÉOCOLONIALISTE de notre histoire. Kabila eut le culot de louer l´oeuvre colonialiste devant le sénat (févier 2004). Nous le critiquâmes à bon escient. Et aujourd´hui que la notabilité Monsengwo – censée être mieux instruit et plus patriote que Kabila – falsifie à son tour la même histoire, il se trouve des gens pour raconter de la salade. Quel fanatisme!
    3. Vous connaissez un peu ses écrits? Et le texte qu´il vient de présenter n´en fait pas partie? POURQUOI AVEZ-VOUS HORREUR DE LIRE CE TEXTE pour le connaître davantage? C´est facile de chercher le fanatisme, le sentimentalisme chez les autres et non pas en soi.
    4. « Vous nous sortez votre scoop au moment où il revendique la vérité des urnes » : NONO, oza intellectuel ? Pour votre gouverne, le scoop ‘vérité des urnes’ est contenu dans le texte que vous ne lisez pas (Pourtant, vous aviez l´occasion de faire mieux que les shegués. Vous discutez sur base des titres et non DUDIT TEXTE). Un intellectuel ne se contente pas de titre, mais remonte à la source et lit les documents authentiques. Ce n´est pas moi qui sors quelque chose, mais Monsengwo. Moi, en intellectuel, je suis allé chercher et lire ce qu´il a sorti. Compris , papa ?
    5. Vous poursuivez cotre charabia en prétendant rapporter mes propos, mais en y glissant MALHONNÊTEMENT chaque fois « toujours » (il a toujours été…). Relisez ma remarque à Mayoyo (que vous essayez de flatter ou de défendre sans bien comprendre ce qu´on lu dit) ci-haut. J´ai bien attiré son attention sur l´usage de l´adverbe « toujours ». Vous l´ajoutez ici pour obtenir la soupe que vous voulez. C´est malhonnête. Vos projections et illusions priment sur ce qui est EFFECTIVEMENT écrit. Je comprends pourquoi la lecture du texte de Monsengwo vous fait peur. La peur de ce qui y est effectivement écrit est grande. La peur de voir ses illusions s´écrouler.
    6. « A la limite, je me fiche même qu’il soit un agent néocolonialiste » : Moi, je ne m´en fiche pas AU NOM DU CONGO. Alors, taisez-vous, si nous n´avons pas la même préoccupation. La lecture de Monsengwo de la vérité des urnes (en réalité, il n´a fourni aucune preuve, à part répéter la Cenco du mois de janvier. Donc, on est pas avancé) est contenue dans un LONG TEXTE sur l´avenir du Congo. C´est un manque de sérieux de prétendre y chercher un bout d´idée (vérité des urnes) et de se ficher de l´ensemble, de l´édifice entier dans lequel ce bout d´idée est placé. Si vous finissez par faire un tel aveu, alors pourquoi osez-vous discuter (« Vous ne m´avez pas convaincu blablabla… », du moment où vous n´avez rien lu. Otangi eloko te, mais obandi discussion vive. Ba fanatiques nde basalaka bongo. Respectez-vous quand même !!! Un intellectuel sérieux aurait pris le texte et préparer ses objections et non riposter par sentiments. C´est Monsengwo qui se lance  » dans une savante retrospective sur son néocolonialisme » et moi je la critique). Au lieu de chercher des échappatoires en parlant vaguement de sa vie publique et ses écrits (avons-nous le temps et l´espace pour cette aventure? Euh, quelle idée incongrue !), PRENEZ SON ÉCRIT QUE J´ÉVOQUE ET REVENEZ DISCUTER comme des gens sérieux le font. Ki shegué intellectuel, bilobela, ba discussions sans texte de base ne passe pas chez moi. LISEZ LE TEXTE DE MONSENGWO ET REVENEZ.


  19. Ki ANR des débats, c´est facile de le nier, mais difficile de s´en libérer (« … aura tout de suite compris d’où vous venez et où vous allez »). Au lieu de vous perdre dans les blablablabla les supputations sur le d´où vient quelqu´un et où il va, sur son appartenance (c´est le domaine de Dieu l´omniscient et non d´une discussion sérieuse). Ki ANR des débats, ki shegué intellectuel, bilobela, ba discussions sans se « fonder » sur le texte, ça ne passe pas, ça ne fonctionne pas, ça ne produit aucun effet chez moi. Ne venez pas dans une discussion quand vous n´avez pas lu le texte de la discussion. Votre introduction (« nous connaissons tous un peu Monsengwo depuis qu’il est une notabilité dans ce pays, ses actes et au besoin ses écrits. ») est la preuve d´un manque de sérieux grave. OTANGI LE TEXTE DE LA DISCUSSION ? EZA PASI ? EZA MULAYI ? Mais comme j´aime discuter, je vous laisse le temps d´aller lire LE TEXTE DE MONSENGWO ET REVENEZ, alors vous serez sérieux.

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