Le peuple d’abord: simple slogan ou feuille de route pour le nouveau pouvoir en RDC?

Il fut un temps où dans le macrocosme politique congolais, tiraillé par des crises de légitimité du pouvoir, on ne cessait de claironner aux gens de se prendre en charge. Cette incitation semblait se limiter à la révolte de la population pour renverser la tyrannie au pouvoir. Manifestement, il manqua un moyen pour finaliser ce projet en action politique afin de neutraliser le système dictatorial.

D’aucuns se rappelleront que du temps du MPR, il y avait le slogan, pourtant évocateur d’une bonne ligne de conduite: « MPR = SERVIR. Se SERVIR NON ». Force est de constater qu’il ne fut nullement d’application, moins encore, la population ne se l’appropria guère pour en faire un outil de revendication. En dépit du fait que tout le monde était, « olinga olinga te ozali membre du MPR », ledit slogan fut surtout exploité et utilisé par les roitelets du pouvoir et les « djaleloïstes » pour se faire valoir devant les autorités, ou encore, pour se faire bonne conscience en accomplissant le devoir de le clamer haut et fort sans se soucier de ses effets induits dans la vie sociétale.

Comme résultat, la population congolaise fut bien servie par la dictature. Elle connut l’appauvrissement et plus grave encore, la perte totale de la dignité humaine. À l’arrivée de l’AFDL, les espoirs étaient fondés de se libérer de la tyrannie et d’aspirer à vivre mieux qu’avant. Cela ne fut pas le cas, le social des Congolais ne s’améliora point. Le PPRD, qui est la filiation naturelle de l’AFDL, n’a pu faire mieux en dépit des slogans pompeux tels que les 5 chantiers et la révolution de la modernité. Au contraire, il installa un des régimes les plus sanguinaires connus jusqu’ici en RDC. Au lieu de s’émanciper, le pays a connu un grand recul sur tous les plans. La mauvaise gestion et les pratiques antidémocratiques ont creusé le lit de la corruption généralisée et du clientélisme nocif et désabusé, décrétant dans les faits l’échec de ce régime.

Avec le départ de Kabila à la tête du pays, une page importante a été tournée. La dictature semble être l’ombre d’un passé récent. Du coup, les voix s’élèvent de partout pour réclamer qui, ceci, qui l’autre, cela. La liberté de parole, source de la démocratie, est consacrée. Le peuple n’a pas attendu l’installation des nouvelles institutions pour donner de la voix. Lors de la prestation du serment, en chœur, le vaillant peuple prit le devant pour rappeler au nouveau président que sa priorité devrait être de mettre la population au centre de toutes les politiques. Ce point saillant devrait marquer le signe de rupture avec les régimes sortants. Ce tournant est un grand changement qu’il sied de signaler. L’appropriation du slogan « le peuple d’abord » devient un indicateur de la participation active de la population à la vie politique. Pour une fois, le peuple ne délègue pas ses représentants pour parler à sa place. Il s’exprime à travers les slogans. Loin d’être réducteur, ce contenant projette en quelques mots le spectre d’un idéal à atteindre, car il appelle à une refondation des valeurs républicaines.

Plus question de faire de la politique politicienne ou de la politique pour l’enrichissement personnel. La politique est perçue comme un engagement au profit de la communauté, au profit du peuple qui en sera le premier récipiendaire. Jadis délaissé, minorisé et en marge de toute politique, le peuple retrouve sa place centrale et dicte sa loi ou du moins, oriente le choix des acteurs politiques. En scandant en masse face au président: « Félix, kobosana te, Papa alobaki, le peuple d’abord », le public lui rappelle le canevas à suivre. Ce slogan devient une feuille de route qui sublime la justice distributive. Il pousse à répugner le système mafieux du passé qui a ruiné le pays. Cela signifie que la justice, le droit, les salaires, les conditions sanitaires, les écoles, l’éducation, bref, tout doit être fait inclusivement pour le peuple.

Le pari est donc lancé. Le peuple devrait continuer à pousser ses dirigeants à remplir leurs engagements, à s’acquitter de façon honnête et responsable de leurs tâches. Fort de cet avantage, le peuple peut dire à son nouveau président, en espérant vivre un changement radical qui doit se réaliser au profit de tous, « de ne pas avoir peur de déboulonner les piliers de l’ancien système ». Jouant ainsi ses cartes, le peuple devient l’arbitre du pouvoir. La base, plus que jamais, compte et a l’intention de faire entendre sa voix. Elle a changé la donne du conclave de l’opposition Lamuka à Genève. Les nombreuses têtes qui sont tombées récemment en Afrique réconfortent la volonté populaire de se prendre en charge.

L’appropriation du slogan, « le peuple d’abord », indique une mutation en cours en RDC. Cette nouvelle dynamique devrait se répandre pour ensemencer et dicter l’action des hommes politiques et de tous les responsables, à tous les échelons de la société congolaise, en vue de bâtir une nation riche et prospère au cœur de l’Afrique.

 

Par Mwamba Tshibangu

30 thoughts on “Le peuple d’abord: simple slogan ou feuille de route pour le nouveau pouvoir en RDC?

  1. Notre gentil monsieur Mwamba Tshibangu doit savoir qu’avec la disparution de Ya Tshitshi ce slogan « LE PEUPLE D’ABORD » s’est déjà mué en « ventre d’abord », « poche d’abord », « cheval d’abord », « Kingankati d’abord »… Rien d’autre!

  2. N’étant pas politiciens ni adeptes des paroles politiciennes vides de sens, nous sommes libres de constater que la citation de Voltaire « La politique est l’art de mentir à propos au Peuple » a tout son sens au Kongo depuis 1965 jusqu’à ce jour… L’occupation Tutsi Power rend encore cette citation plus vraie quand les politiciens Kongolais corrompus ne prennent pas en compte le problème identitaire qui frappe le pays entre 1996-2019…
    Quand Sieur Alain Atundu du FCC demanda à Félix Antoine Tshisekedi Tshiiombo d’éclaircir sa pensée sur ses déclarations lors de sa visite aux USA à propos de déboulonner la dictature, il rétorqua ceci “Si ce que j’ai dit a gêné des gens, ça veut dire que ces gens sont mal intentionnés. Ils pensaient que je serais un président complaisant. Si nous allons en coalition avec le FCC, c’est autour de la nouvelle vision qui est la mienne; ce n’est pas autour de ce qu’ils faisaient avant. Dès maintenant, nous commençons une nouvelle ère et, dans cette ère, il n’y aura plus ces pratiques du passé”…
    Il rajouta « On va se mettre ensemble, mais autour de la nouvelle vision, de la nouvelle approche qui est la mienne. Et pas question de replonger dans les travers du passé. C’est ça que je vais déboulonner. Ce n’est pas de problèmes individuels avec qui que ce soit »… En lisant entre les lignes, il ne s’agit pas de déboulonner l’imposteur alias Kabila mais ses méthodes anti-démocratiques… C’est de la démagogie car tout le monde sait comment Félix Antoine Tshisekedi Tshiiombo est arrivé à ce poste après négociation électorale…
    Enfin pour démontrer que malgré les réticences du Peuple Souverain Primaire sur sa nomination Présidentielle, les 5 ans du présent quinquennat seront encore pires que les 19 ans de Hippolyte Kanambe alias Joseph Kabila son partenaire politique car sans « un recensement général en bonne et due forme » il est impossible de regimber l’aiguillon de la mort lente (inanition) de la Nation Kongo, Félix Antoine Tshisekedi Tshiiombo déclara sans sourciller ceci «Toutes ces antivaleurs de corruption, de violation de droits de l’homme, de brimade. Toutes ces habitudes qui consistaient à traquer les opposants parce qu’ils avaient émis un son contraire par rapport aux autorités du pays. Si nous allons dans cette coalition avec le FCC, c’est autour de ces principes que je viens de vous étayer ici »… Sic
    Ceci étant pour savoir si ce chapelet de bonnes intentions politiciennes seront réalisées d’ici 2023, il faille que les 80 millions de Kongolais soient toujours vivants, viables, conscients que le fils du feu Sphinx en est capable, détient réellement l’imperium (effectivité du pouvoir) pour asseoir son leadership de l’État de Droit cher à l’Udps Officielle patrimoine national mais force est de constater que c’est de l’utopie cynique, du populisme pur et simple car c’est un simple président protocolaire qui désacralise l’institution « Présidence de la République », le nouveau locataire du Camp Tshatshi Cité de l’OUA n’use guère de ses prérogatives du Magistrat Suprême de signer des décrets-ordonnances irrévocables, il se contente de s’étaler plus dans la presse sur des sujets hyper importants sans mesurer l’ampleur de la dangerosité de son partenariat politique (Deal mafieux) avec les ex rebelles de l’AFDL qui sont actuellement détenteurs de l’imperium au Kongo de Kimpa Vita Kimbangu Lumumba Mulele…
    Ainsi soit-il… Ingeta

    1. mais , « combattant de l ombre »(si le ridicule pouvait tuer, s affubler d un nom pareil, faut surement être très intelligent),pourquoi n avoues tu pas être un adjoint de bagosora rescape de tingi tingi au lieu de te prétendre « ne kongo »?quel ne kongo delire ainsi sur le soit disant »tutsi power »tu n est qu un vulgaire FDLR, assume au moins, »combattant de l ombre »hahahahahaha…bon, t as peut être raison pour « l ombre »

  3. Compatriote Mwamba Tshibangu,
    ✓ «  »Le peuple d’abord »: simple slogan ou feuille de route pour le nouveau pouvoir en RDC? », posez-vous comme question et vous y répondez en conclusion que « L’appropriation du slogan, « le peuple d’abord » est une mutation en cours en RDC ».
    Vous avez ainsi tenté de nous démontrer que contrairement aux slogans venus d’en haut des régimes anterieurs jamais matérialisés, un tournant vient de se produire à l’avènement de l’Udps Tshisekedi auquel ses sympathisants et tous les Congolais demandent de ne pas oublier et de mettre en pratique le slogan du défunt Lider Maximo, « le peuple d’abord ».
    ✓ Je vous l’accorde, formellement la dynamique s’inverserait du bas en haut et du coup la redevabilité qu’elle impose au pouvoir d’en haut permet d’espérer de sa part davantage de responsabilité et un meilleur exercice au service de l’intérêt commun.
    Je m’interroge néanmoins de savoir quelle est dans vos propos la part de simples vœux et les gages effectifs de cette nouvelle logique dans ce qu’il se passe devant nous. Que fait de significatif et de concret la nouvelle présidence pour que cette noble exigence populaire ne devienne pas un nouvel autre slogan désincarné ?
    « Simple slogan ou feuille de route en action », vous n’avez pas répondu suffisamment dans votre analyse, à mon avis.
    Le peuple s’exprime certes mais que répond concrètement le pouvoir ?
    « La dictature semble être l’ombre d’un passé récent », méfions-nous qu’elle revienne subrepticement avec un ‘JK’, malicieusement maître du jeu dans les coulisses dont on connaît la logique arbitraire et prédatrice.
    ✓ C’est dire qu’à mon avis, il importe davantage de savoir comment doit faire concrètement le nouveau PR pour qu’enfin votre vœu ne soit pas l’optimisme de nous tous à voir que cette fois-ci notre gouvernance change.
    Alors permettez-moi de convoquer ici une feuille de route pratique, programmatique et réfléchie de notre ami Mwana ya mokolo lopango qui m’a beaucoup satisfait. Je la reproduirai ici au besoin autant pour avoir votre avis que pourquoi pas en faire un élément de discussion dans le cadre de ce sujet sinon de comparaison entre vœux et propositions concrètes.

  4. @Mwamba Tshibangu
    PS
    ✓ Voici ce que l’excellent Muana ya mokolo lopango écrit ici même
    19 avril dans la suite de nos échanges sur le sujet « Déboulonner le système » (= https://www.congoindependant.com/deboulonner-le-systeme-dictatorial-paroles-creuses-sans-effet/ ) :
    { « …
    *** je vous dis la même chose qu’avant: la rue ne gouverne pas ! Nous sommes en démocratie représentative. Recourir au peuple comme témoins et arbitre c’est choisir l’affrontement, la révolution, … le bain de sang sans garantie de résultat. Autrement, comment voulez-vous que le peuple congolais qui s’est déjà exprimé par le vote exerce le fameux contrôle. Autre question, le temps nécessaire à cette sensibilisation. Regardez vous-même le temps et les moyens nécessaires qu’il faut en Europe à chaque campagne de sensibilisation de la population(tabac, alcool, sécurité routière…)
    *** LES SOLUTIONS EXISTENT
    La capacité de nuisance de l’ancien régime se résume en 4 piliers :
    A. Les forces armées(FARDC et police): commandement, troupes et logistique
    B. Les renseignements (civils et militaires)
    C. Les flux d’argent (cash flow) et les magouilles qui vont avec
    D. Les règles de droit pour se donner une légitimité juridique
    *** ESSAYONS DE DÉBOULONNER LES 4 PILIERS SANS FAIRE APPEL AU PEUPLE
    A) La sécurité personnelle du nouveau PR pose problème et son lieu d’habitation relève de l’inconscience sinon de la bêtise.
    Nous avons la chance d’avoir la Monusco, une force suréquipée (20 mille hommes). Il doit demander 2 choses: réorienter la mission de la Monusco en aidant le Congo à restructurer son appareil sécuritaire et assurer la sécurité provisoirement (1 an) du nouveau PR.
    Restructurer les forces militaires avec l’aide de la Monusco évitera le bazar et permettra certaines arrestations.
    B) Reprendre en mains les services de renseignement (réorganisation, nominations et formation). La Belgique a proposé son aide. Dès lors que la Monusco maîtrise les kabilistes les plus nuisibles (Amisi, Numbi, Etumba…) qui posent problème… une bonne capacité de nuisance est anéantie.
    C) Il faut lancer un audit des comptes publics et une opération mains propres à travers une juridiction spéciale. L’objectif principal est plus de reprendre en main l’économie que de mettre tout le monde en prison.
    D) sur l’ordre institutionnel, il faut se concentrer sur la CC et la ceni. Il ne reste plus que 8 juges après un décès. Il doit normalement y avoir un tirage pour remplacer 3 juges. Il faut piper les dés et peser pour faire rentrer 4 nouveaux juges qui soient des commandos républicains. S’assurer en pipant les dés que l’actuel président de cette cour de la honte sorte et que le juge wansenda reste. Ce dernier a fait une tribune disant que la requête de MAFA était recevable et fondée. Ainsi, il aura 5 juges sur 9 qui seront contre l’ancien régime.
    Les arrêts de la CC ne sont susceptibles d’appel.Les arrêts de la CC ne sont susceptibles d’appel.
    On ne peut donc plus revenir sur l’arrêt rendu concernant les présidentielles. En revanche, la nouvelle composition de la cour pourra se prononcer sur les autres élections. Or, il y a un élément nouveau. Selon les USA Basengezi est un citoyen Rwandais. Juridiquement cela suffit à faire annuler les autres élections organisées par la Ceni. Plus efficace que la dissolution.
    Les points A (60%) et D(20%) suffisent à faire tomber la kabilie en écartant la menace militaire et neutralisant la CC (poursuite et destitution).
    Ne vous fiez pas aux déclarations du PR destinées à la consommation locale. Il a promis de permuter les militaires au katanga pas au Kivu. Il n’a rien fait contre Gédéon, aucune de ses promesses n’a un agenda de réalisation…
    Ainsi, La clé pour déboulonner c’est sensibiliser et mobiliser les militaires congolais, renier le deal, s’appuyer sur la Monusco et neutraliser de l’intérieur la CC.
    A-t-il le courage de lancer une telle entreprise ? Le doute est permis. Or, Une communication maîtrisée sur cette entreprise au niveau tant national qu’international suffira à ranger la population derrière lui.
    La bonne méthode c’est : On fait, on explique et on demande le soutien du peuple.
    Pour Tshilombo, On ne fait pas parce qu’on a un deal, on n’explique pas le deal mais on demande le soutien du peuple pour pouvoir éventuellement faire. » }
    ✓ Ce sont bien sûr les propositions de Mml à mon goût pertinentes mais d’abord qui nous concernent tous parce qu’elles répondent à la question qui préoccupe tous les Congolais : comment déboulonner le système dictatorial comme s’est engagé le nouveau PR à le faire.
    Votre exercice sur « le peuple d’abord » qui doit cesser d’être un « simple slogan » pour devenir une « feuille de route » en action ne vise pas d’autre objectif.
    ✓ Voilà Compatriote Tshibangu pourquoi je me suis permis de vous demander ce que vous en pensez et ce que cette contribution apporte à la votre.
    Voilà pourquoi je serais ravi de savoir ce que les futés intervenants de CI en pensent.
    A plus…

    1. Compatriote Nono,
      Mes propos, plus qu’être des vœux, se veulent être un constat de ce qui se passe sous nos yeux. Je me questionne justement pour savoir si cette fois-ci le peuple va vraiment assumer son rôle de souverain primaire en jouant en quelque sorte l’arbitre du pouvoir. C’est un rôle qui me semble important surtout si l’on aligne derrière cette volonté de pousser les dirigeants à mieux faire une pression constante. C’est comme si vous avez à faire aux gens qui connaissent leurs droits et que vous ne pouvez pas tromper. Une chose est la position du peuple qui réclame de retrouver sa place centrale, l’autre chose est l’attitude du pouvoir ou ses actes pour répondre aux attentes de la population. À mon avis, plus le peuple va s’impliquer de manière active dans la vie politique, plus les autorités vont devoir compter avec lui (le peuple) dans la mise en place de leur politique.
      Quant à la feuille de route de notre compatriote MML, elle est bonne dans la mesure où elle pointe les vrais problèmes à affronter pour que le pouvoir ait véritablement les mains libres. Cependant, elle s’insère dans une logique de confrontation que le président actuel semble ne pas vouloir engager. S’il y a une critique que je peux me permettre, on semble vouloir courir pour tout avoir d’un coup comme si l’on était dans une course effrénée. Quelle que soit la capacité du pouvoir, il ne peut changer toute la structure du pouvoir en quelques mois. C’est graduellement et intelligemment que cela va se faire. Il va de soi que ceux qui auraient voulu, comme moi, une rupture totale avec la meute de l’ancien régime vont en souffrir. Toutefois, il y a lieu de se contenter aussi de petites victoires qui, mises ensemble, vont nous amener là où nous voulons tous arriver, c’est-à-dire, instaurer un état de droit. Ainsi dirai-je, ce n’est pas maintenant qu’il faut s’évertuer à prononcer un jugement final sur les actions du NP. C’est à la fin de son mandat ou à mi-parcours que l’on pourra émettre un verdict sans appel sur l’ensemble de son action. Mais une fois de plus, celui qui est en jeu dans ce combat contre les ennemis de la nation, ce n’est pas seulement le NP, mais c’est nous tous. Et de ce point de vue, je continue à penser que la bonne résistance, c’est la prise en compte du pouvoir du peuple qui peut s’opposer aux mesures arbitraires et orienter, le cas échéant, les décisions des gouvernants. Les Gilets Jaunes, pour prendre un exemple qui se passe ailleurs, rentrent dans cette perspective. Et nous voyons comment Macron se met à l’œuvre pour réorienter sa politique.
      Salutations patriotiques.

      1. @ M. Tshibangu,
        Il ne s’agit pas de chercher ou éviter l’affrontement.
        Il s’agit de prendre les mesures nécessaires pour avoir les coudées franches.
        A. L’armée et la police (le socle de la nation)
        Il en est le commandant suprême. L’armée et la police sont malades.
        Réservoir des ex rebelles, infiltrés, voyous, assassins, indisciplinés… les FARDC et la PN sont incapables de sécuriser le pays. En quoi, ça pose un problème de restructurer cette armée pour l’intérêt supérieur de la nation. En l’état actuel, l’armée et la police constituent le noeud du problème.
        B. Les services de renseignement
        Ils n’ont jamais attrapé un seul ADF… prendre prétexte du terrorisme pour lancer la restructuration, est-ce un problème ?
        C. Économie: Avec quel argent va-t-il financer ses mesures ? Les mines rapportent à peine 1.5 milliard. Le pillage ne permettra pas une amélioration de la situation économique du pays
        D. La CC est devenue la cour perso du surnommé Kabila. Il faut impérativement changer sa composition. Si elle peut destituer Tshilombo, Elle peut aussi sortir un arrêt qui rende définitivement impossible tout retour de aka Kabila au pouvoir. Vous voulez le détail ?
        L’intérêt d’attaquer le chantier dès maintenant est de pouvoir disposer de tout le quinquennat pour réformer le pays.
        Bref, on lui demande simplement d’utiliser les prérogatives du P.R. Toute la nation congolaise ne peut pas vivre dans l’angoisse d’éviter l’affrontement avec alias kabila.
        Quel problème peut-il résoudre avec ces partenaires du fcc ? L’affrontement est inévitable !

      2. Cher compatriote Mwana Mokolo Lopango,
        Votre position est la mienne. La différence entre nous deux, ce que moi je pense que le NP devra d’abord asseoir son pouvoir sur tous les plans avant de s’attaquer frontalement à ceux qui détiennent encore d’une certaine façon certains rouages du pouvoir. On ne peut pas, à mon humble avis, faire tabula rasa de tout le système comme par magie. Il faut viser les secteurs prioritaires et y aller avec méthode sachant. Le but ultime est de faire un nettoyage de fond. Par ailleurs, dans une démarche de clarification, les détails sont toujours utiles. Je ne sais pas pourquoi vous nous en épargnez, ça pourrait être enrichissant, vous ne le croyez pas ? La gestion du pays en partenariat avec les acteurs politiques du FCC pose certainement un problème. C’est dans la pratique courante et en agissant avec intelligence que l’on pourrait les mettre à leur place. Ayons la patience, les mesures tomberont en temps et lieux. Ne déconseille-t-on pas de ne pas agir dans la précipitation sans tenir en compte tous les paramètres ? Une fois de plus, n’en faites pas une question du seul président de la république, même si c’est lui qui engage le pays. Quant à l’affrontement avec les autres, au-delà des conséquences, j’attends plutôt des actions concrètes. Si cela était fait avant, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Une chose est vociférer, une autre est passer à l’action. Après l’AFDL, nous attendons toujours d’autres libérateurs… Ne lâchons pas ce pays-là, c’est notre trésor.
        Salutations patriotiques.

      3. Je ne suis pas tellement contre certaines idées de MUANA YA MOKOLO LOPANGO. Ce qui me fait rire est le fait que lui qui tonne « Toute la nation congolaise ne peut pas vivre dans l’angoisse d’éviter l’affrontement avec alias kabila. […] L’affrontement est inévitable ! », est celui-là même qui justifiait son refus de rejoindre le peuple au Congo par l´argument: « JE N´AI PAS VOCATION DE MARTYR ».

  5. Compatriote Mwamba Tshibangu,
    ✓ Ravi de votre prompte réponse mais désolé pas autant convaincu de votre justification qu’elle n’est pas qu’un vœu, pour l’heure votre lecture de ce « qu’il passe devant nos yeux » me semble surinterprétée, pour le moins trop optimiste.
    ✓ Du côté du peuple : nous avons certes entendu la base lancer des slogans de mise en garde à l’endroit du PR mais comme les « gilets jaunes français » que vous citez, les combattants et autres Congolais ont-ils plus de chances d’être entendus par le pouvoir et surtout continueront-ils ou étofferont-ils davantage ou mieux leurs revendications pour être entendus s’ils ne l’étaient pas ?
    Pour le moment la base surtout de l’Udps joue quelque peu au bâton et à la carotte quand elle ne se contredit pas en son sein (voir par exemple le traitement envers Kabund ou encore Kazadi et plus loin envers leurs députés provinciaux).
    Sans oublier que si le PR revendique haut et fort face au FCC de déboulonner ce qu’il représente de dictatorial, ses cadres à l’Udps ont sans complexe opté de prendre part à la mangeoire qui leur tend les bras.
    Bref, ici l’effectivité et la qualité de la parole populaire ne sont pas (encore ou tant), à mon avis, une garantie de sa prise en compte par le pouvoir.
    Du côté de celui-ci, au-delà du risque sinon de la tentation de tout pouvoir à promettre plus qu’à agir, à faire sa propagande, se pose en premier lieu la question de savoir si Tshisekedi dispose et use de bons outils pour accomplir ses promesses.
    Il nous expose sa volonté de changer les choses, « déboulonner le système dictatorial » qui lui précédait mais la réalité est qu’il est confronté à des entraves sérieuses que d’ailleurs lui-même a verbalisées.
    Enfin plus que le temps long nécessaire pour se sortir des difficultés, volontiers vous semblez trop minorer celles-ci sans vous poser la question de savoir si les méthodes employées sont les mieux adaptées.
    ✓ En réponse aux propositions de Muana ya mokolo lopango vous dites entre autres qu’elles supposent une confrontation ouverte entre le FCC et Tshisekedi que ce dernier ne souhaiterait pas. Qui vous dit que le nouveau PR ne veut pas assumer une rupture franche ? Si pour le moment il semble vouloir respecter le deal signé avec ‘JK’, il n’en maintient pas moins sa volonté de changement contrairement à la continuité que professent ses partenaires. Ainsi donc si Tshisekedi ne flanche pas, ce que vous ne souhaitez guère comme une immense majorité des Congolais, la rupture est bel et bien inscrite dans sa collaboration avec ses derniers même si elle devra prendre les formes moins tendues.
    Néanmoins le plus important ici c’est de se demander quelle méthode est la meilleure pour permettre qu’a terme elle soit plus rentable au nouveau PR et non chercher à tout prix à l’éviter.
    ✓ Sinon je suis d’accord qu’on ne peut gagner d’un coup même avec les meilleures troupes et les méthodes les plus adaptées. Des petites victoires conduiront à une plus grande finale. N’empêche méfions-nous de demi-victoires qui peuvent cacher des démissions coupables et préjudiciables.
    Nous le jugerons mieux à mi-parcours ou au terme de cinq ans plutôt qu’au début où nous nous trouvons aujourd’hui mais beaucoup de combats se gagnent aussi à leurs débuts de la façon où on les aborde. Ne nous privons donc pas de nous interroger dès maintenant si nous y allons comme il faut, de critiquer si besoin ceci cela.

  6. Je l’ai déjà écrit dans un article. Une victoire électorale loyale de Felix Tshisekedi aurait été un atout pour l’unité nationale, la sphère linguistique luba n’ayant jamais donné au pays un président de la république. Je l’ai également déjà écrit, on comprend que des Baluba, dans un élan tribaliste primaire, se réjouissent de voir un des leurs au sommet de l’Etat en dépit des zones d’ombre qui ont entouré la proclamation du résultat de la dernière élection présidentielle. Mais de là à rédiger un article, comme le fait Mwamba Tshibangu au nom typiquement luba, pour faire croire que le slogan de l’UDPS, « Le peuple d’abord », constituerait une feuille de route pour le pouvoir de Felix Tshisekedi et que les antivaleurs du régime Joseph Kabila, le despote devenu pourtant l’allié de l’opposant « radical », seraient derrière nous, il y a un pas que seuls des mystificateurs de la trempe d’Evariste Boshab peuvent franchir. Tout le monde sait que le despote Joseph Kabila a été sauvé de la noyade par la tricherie de Felix Tshisekedi et que cette tricherie complique la tâche au tricheur lui-même. Quant aux cris de « Félix, kobosana te, Papa alobaki, le peuple d’abord », cela traduit avant tout le désarroi d’un peuple aux élites sans boussole qui ne sait à quel saint se vouer pour parvenir à sa rédemption. Le père putatif du despote Joseph Kabila avait dit : « Ne jamais trahir le Congo ». Le pouvoir du despote ne fut-il pas une trahison permanente ? C’est tout de même incroyable la légèreté de certains tribalistes primaires.

    1. Compatriote Mayoyo,
      Je connais bien vos prises de position et je les respecte. Je constate tout simplement que depuis un temps, vous lisez plutôt les articles sous un angle donné en faisant surtout attention au nom de l’auteur. Cette attitude ne me dérange pas outre mesure. Cependant, ce que je ne peux pas vous concéder, c’est cette interprétation malheureuse et malhabile qui vous a échappée à travers cette phrase : « … et que les antivaleurs du régime Joseph Kabila, le despote devenu pourtant l’allié de l’opposant « radical », seraient derrière nous, il y a un pas que seuls des mystificateurs de la trempe d’Evariste Boshab peuvent franchir. » Je me demande ce qui peut justifier cette insinuation de la part d’un homme digne de valeur comme vous. Cher frère Mayoyo, le pays a grandement besoin de votre contribution. Dans la situation difficile dans laquelle nous sommes plongés, nous avons besoin des éclaireurs qui peuvent nous trouver des solutions miracles pour nous en sortir. J’espère que d’ici-là vous allez descendre sur le terrain pour proposer des solutions concrètes. Car, je crains fort que si vous continuez sur la voie des injures ou des dénigrements, nous ferons encore 18 ans sans nous en sortir ou si vous préférez, sans voir la lumière au bout du tunnel.
      Sentiments patriotiques.

      1. @Mwamba Tshibangu,
        Non, cher compatriote. Attendre que le nouveau président fasse « asseoir son pouvoir sur tous les plans avant de s’attaquer frontalement à ceux qui le détiennent encore » va se révéler très catastrophique pour lui et pour toute la Nation. Car les forces du mal incarnées par « Joseph Kabila » et son mentor Paul Kagame ne dorment pas et mettent en place toutes sortes de stratagèmes pour continuer à developer leurs capacités de nuisance.
        Par conséquent, leur donner du temps supplémentaire c’est aussi leur permettre de consolider leurs positions.
        En revanche, même si l’ennemi tente de diviser les Congolais, je parie que la majorité de nos populations va se ranger derrière Félix pour le soutenir dans sa politique du « Déboulonnement ». Il n’a qu’à se prononcer et vous verrez ce qui arrivera!
        C’est là mon humble avis. Et j’ai dit!

    2. MAYOYO le tribaliste primaire,
      oyo post ya soi-disant monsieur qui a fait des études remarquables? Kieeee!!! Même les semi-lettrés ya Matonge réfléchissent mieux. KI « MBOKATIER » NDE ezosala yo.

  7. Cher Mwamba,
    Je veux bien qu’on cherche des solutions à nos problème et surtout au problème de l’heure : le maintien du despote Joseph Kabila au pouvoir à travers le FCC et le deal signé avec Felix Tshisekedi. J’ai d’ailleurs écrit des articles suggérant des pistes de solution. Mais la recherche des solutions doit se construire sur une bonne base. Je constate cependant les mystifications ou mensonges délibérés ci-après dans votre article :
    1.« Avec le départ de Kabila à la tête du pays, une page importante a été tournée. La dictature semble être l’ombre d’un passé récent ». Faux, Kabila n’est pas encore parti. Tshisekedi en a fait un allié alors même que vous notez avec raison que « le PPRD […] installa un des régimes les plus sanguinaires connus jusqu’ici en RDC ».
    2. « L’appropriation du slogan « le peuple d’abord » devient un indicateur de la participation active de la population à la vie politique. Pour une fois, le peuple ne délègue pas ses représentants pour parler à sa place ». Faux, le peuple ne participe pas à la vie politique. Mieux, contrairement à ce que vous affirmez, le peuple a ses représentants, fabriqués par le même Joseph Kabila dont vous peignez le régime en des termes très négatifs.
    3. « Plus question de faire de la politique politicienne ou de la politique pour l’enrichissement personnel. La politique est perçue comme un engagement au profit de la communauté, au profit du peuple qui en sera le premier récipiendaire. Jadis délaissé, minorisé et en marge de toute politique, le peuple retrouve sa place centrale et dicte sa loi ou du moins, oriente le choix des acteurs politiques ». Faux. Il n’y a rien dans la situation politique actuelle qui permettrait une telle affirmation.
    4. « En scandant en masse face au président : « Félix, kobosana te, Papa alobaki, le peuple d’abord », le public lui rappelle le canevas à suivre. Ce slogan devient une feuille de route qui sublime la justice distributive ». Encore une mystification. Qu’est-ce qui dans la politique de Felix Tshisekedi, qui n’a pas encore réellement commencé, vous permet une telle affirmation ?
    On peut poursuivre la démonstration jusqu’à la fin de votre article. Tout est mystification. Tout est mensonge. Au nom de quoi ?

    1. Cher Mayoyo,
      Vous avez bien résumé votre pensée en affirmant dans la dernière ligne de votre message, je vous cite : « Tout est mystification. Tout est mensonge. Au nom de quoi ? » Une fois de plus, vous avez raison. C’est votre point de vue. Je vois que pour l’instant nos positions sont diamétralement opposées. Là où je vois une certaine réalité, même si elle est en gestation, vous y voyez une mystification. Je me demande si l’on peut encore discuter, débattre sur des bases objectives. Ça m’amuse de vous voir utiliser, sans sourciller, le mot « mensonge ». Et vous enfoncez le clou en disant, « tout est mensonge ». Permettez-moi de vous dire que vous me jetez dans une grande confusion. Je ne sais plus ce qui est vrai et ce qui est faux. Vous m’obligez à croire que Kabila est encore président ou encore, à penser que nous avons deux présidents. Je pense que nous pouvons, à notre niveau, garder une certaine ligne pour que nous puissions analyser froidement l’évolution de la situation politique au pays, en vue de suggérer éventuellement des solutions ou des voies de sortie. Si nous n’osons pas voir la vérité en face et si nous nous acharnons à l’édulcorer, cela ne nous permettra pas d’avancer. Pour ne pas trop m’allonger, je termine par une simple question. En soutenant que : « Faux, le peuple ne participe pas à la vie politique. Mieux, contrairement à ce que vous affirmez, le peuple a ses représentants, … », dois-je alors comprendre que ce sont les représentants du peuple qui scandent, à tue-tête, Félix, kobosana te, Papa alobi, le peuple d’abord ?

      1. Cher Mwamba,
        Scander un slogan n’est pas synonyme de participer à la vie politique. Les slogans, notre peuple les a scandés à satiété pendant les longues années Mobutu, pendant le court règne de Laurent-Désiré Kabila et pendant le règne obscurantiste de Joseph Kabila. Pendant qu’il les scandait, notre peuple voyait ses conditions d’existence se détériorer chaque jour davantage. Ce n’est pas cela qu’on appelle participer à la vie politique du pays. Participer à la vie politique du pays, c’est avoir son mot à dire dans la prise des décisions, c’est être consulté pour la prise des décisions importantes engageant le destin du peuple.

    2. MAYOYO le prétendu intellectuel,
      1.
      MWAMBA : « Avec le départ de Kabila à la tête du pays, une page importante a été tournée. La dictature semble être l’ombre d’un passé récent ».
      MAYOYO : « Faux, Kabila n’est pas encore parti. Tshisekedi en a fait un allié ».
      Au-delà d´être lui–même ‘menteur’ car EFFECTIVEMENT Kabila n´est plus à la tête du pays, MAYOYO est trop faible en LOGIQUE: Sa 2e phrase n´est en rien une preuve de l´énoncé de la première phrase. Kiadi! Le fait de devenir un allié ne signifie pas qu´on reste président. Eh, nzambe, oyo argument?
      2. RAS (Rien à signaler, tant le contresens est manifeste. Zéro effort de la part de Mayoyo de bien comprendre l´idée à laquelle il s´oppose.
      3.
      MWAMBA : « Plus question de faire de la politique politicienne ou de la politique pour l’enrichissement personnel. »
      MAYOYO : « Faux. Il n’y a rien dans la situation politique actuelle qui permettrait une telle affirmation. »
      Au-delà d´être lui-même ‘menteur’, malhonnête, MAYOYO est de mauvaise foi. Si Mayoyo avait fait de bonnes études (je ne dis même pas remarquables, comme il le répète), il n´aurait pas utilisé le mot « RIEN » (« Il n´y a rien… » Kiekiekiekiekie. C´est ça qu´il appelle être critique?). Par ailleurs, une bonne HERMENEUTIQUE permet de que Mwamba parle d´un processus (porté par « le peuple d’abord ») à ses débuts.
      4.
      MWAMBA : « En scandant en masse face au président : « Félix, kobosana te, Papa alobaki, le peuple d’abord », le public lui rappelle le canevas à suivre. »
      MAYOYO : « Encore une mystification. Qu’est-ce qui dans la politique de Felix Tshisekedi, qui n’a pas encore réellement commencé, vous permet une telle affirmation ? »
      PARCE QUE c´est Mayoyo qui est allé soutenir les naufragés du Lac Kivu et leurs familles, c´est lui Mayoyo qui réhabilite les routes etc. Et le tout selon son canevas. Qui doit déterminer que ç´a « réellement » commencé? Mayoyo? Kieeee!
      Et Mayoyo de conclure: « On peut poursuivre la démonstration jusqu’à la fin de votre article. » MAIS NON, il n´y a aucune démonstration (zéro argumentation, zéro logique, zéro pertinence, zéro sérieux etc.). Tout est passion. Tout est mauvaise foi. Tout est mensonge. Au nom de quoi ?

      1. Cher Procongo,
        Mayoyo est un prétendu intellectuel ? Peut-être. Mais vous, qui êtes-vous ? Un vrai intellectuel ? Si jamais on devait compter les intellectuels au Congo, on laisserait le nom de Mayoyo et on alignerait le vôtre, mais pour avoir fait quoi ? Pouvez-vous répondre à cette question en énumérant toutes les évidences qui soutiendraient votre qualité d’intellectuel ?

  8. Compatriote KUM,
    Vous avez peut-être raison, comme beaucoup d’autres qui manifestent de l’impatience d’en finir avec l’autre clan politique. Seulement, je souligne qu’aucune action d’envergure n’avait été menée avant pour le mettre hors d’état de nuire. Quant à leur capacité de nuisance que vous évoquez, elle n’a plus la même force dès lors que JK lui-même a perdu le commandement direct de nos forces armées et des forces de sécurité. Il a toujours ses gens dans diverses institutions y compris l’armée déjà citée. Mais, force est de reconnaître qu’ils n’ont plus les mains libres ou le pouvoir d’agir comme avant. Si nous avons subi les effets néfastes de leur dictature pendant plus de 18 ans, qu’est-ce cela nous coûte d’attendre 6 mois, un an, le temps de changer certains pions et d’en écarter d’autres pour avoir finalement beaucoup des gens de notre côté, tout en affaiblissant son appareil qui est encore sur le terrain ? C’est une question de logique et de rapport des forces. Nous devons mettre toutes les chances de notre côté avant de les affronter frontalement. Ne démordons pas. La vigilance et l’unité du peuple viendront à bout de ce conglomérat qui a longtemps œuvrer pour détruire notre pays.
    Mes profonds respects.

    1. Cher Mwamba,
      On est à 100% d’accord avec vous quand vous rêvez qu’on finira par avoir la peau de Joseph Kabila et ses boys. Le problème avec vous, c’est quand vous prenez des libertés avec la vérité ou la réalité. Vous écrivez ceci à KUM : « Je souligne qu’aucune action d’envergure n’avait été menée avant pour le mettre hors d’état de nuire ». Que faites-vous alors de la mobilisation du peuple congolais contre son dauphin ? N’était-ce pas une action d’envergure pour mettre Joseph Kabila et son système hors d’état de nuire ? N’est-ce pas Felix Tshisekedi qui l’a sauvé au point d’en faire un allié ? On vous dit une chose. En tant que Muluba, c’est sans doute votre droit de vous ranger aveuglement derrière un Muluba. Mais ne nous prenez pas pour des c… que vous pouvez aisément manipuler à travers des articles qui passent à côté de la réalité. Tout en sachant que Felix est un tricheur, nous rêvons que ce tricheur soit en mesure de déboulonner le despote Joseph Kabila parce que tel fut l’élan de notre peuple lors des élections. Je suis certain que tout en accueillant Felix à la cathédrale, Mgr Monsengwo, qui savait qu’il avait en face de lui un tricheur et traitre à la nation, lui aussi rêvait de le voir renverser le despote. D’ailleurs, les évêques l’ont dit. Felix n’a pas gagné l’élection. Mais nous sommes obligés de le soutenir. Parce que sans le soutien du peuple, il ne peut en aucun cas être en mesure d’affronter le despote. Il a les pieds et mains liés. Et ce n’est pas ça que notre peuple a voulu à travers son vote.

      1. MAYOYO le tribaliste primaire,
        vous prenez trop des libertés avec la vérité ou la réalité. Jusqu´à preuve du contraire, MWAMBA n´a pas évoqué son identité ethnique dans ses réflexions qu´il veut constructives (On peut bien entendu les critiquer sur le plan rationnel. Bon évidemment, quand on a des lacunes, on quitte le terrain de la rationalité pour attaquer l´autre sur fond des c.) Il suffit que MWAMBA rétorque que c´est le ki mpangi qui te fait parler, explique ton soutien à Fayulu (le tricheur de Genève: « J´ai eu 3 voix au 1er tour » [par stratégie!], à un autre mpangi Monsengwo, l´homme de la 3e voix (qui SE SAIT traitre à la nation) pour que la discussion soit close; ça deviendra soupçon contre soupçon, diffamation contre diffamation… Or ce n´est pas le genre d´échanges que nous voulons avoir ici. Mwamba préfère garder de la hauteur et laisse Mayoyo se vautrer dans sa mentalité de ‘mbokatier’. J´ai vraiment du mal à croire qu´il n´y avait pas un cours de LOGIQUE pour les étudiants de la science politique (dans l´université de Mayoyo).

  9. @Mwamba Tshibangu,
    D’après vous, vous l’avez écrit,  » JK lui-même a perdu le commandement direct de nos forces armées et des forces de sécurité. Il a toujours ses gens dans diverses institutions y compris l’armée déjà citée. Mais, force est de reconnaître qu’ils n’ont plus les mains libres ou le pouvoir d’agir comme avant  ».
    Je crois que vous plaisantez. A moins d’être totalement naïf ou de vivre sur la lune, la réalité est tout autre. Aucun officier supérieur des FARDC considère le nouveau président comme le vrai président. C’est connu de tout Kin. Pour vous en convaincre, essayez de trouver une réponse à ces quelques questions :
    – Si votre président avait réellement le commandement des armées, peut-on imaginer que le dossier de l’assassinat de Tchebeya et le rôle du Général Numbi soit rouvert ?
    – Si votre président est vraiment le chef des armées, qu’attend-il pour sanctionner le général Amisi Tango Four ?
    – Qu’attend-il pour savoir quel a été l’implication d’un certain  » Mundos  » général de pacotille dans l’assassinat du Colonel Mamadou Ndala ?
    – C’est de notoriété publique qu’il y a des généraux d’origine rwandaise au sein des FARDC. Qu’attend-il pour les neutraliser ?
    – Comment qualifiez-vous la passivité d’un chef suprême des armées qui laisserait ses troupes infiltrées par des étrangers ? Dans d’autres cieux, on appelle ça haute trahison ou collaboration.
    Je souscris entièrement quand vous dites que c’est une question de logique et de rapport des forces. Je suis d’autant d’accord avec vous quand vous préconisez que nous devons mettre toutes les chances de notre côté avant de les affronter frontalement. Mais comment peut-on affronter ses propres partenaires ? Je demande l’aide d’un champion de logique sur PC qui intervient souvent ici pour commenter les commentaires des autres. Un certain Procongo. Il pourra nous édifier. Comment fait-on pour affronter ceux qui vous ont fait roi ? Peut-être que Kabund, seul, qui monte à cheval avec eux et qui est devenu vice-machin du truc parlement sur le même ticket que Mme la présidente, candidate du FCC, pourrait nous renseigner.
    Oui, ne démordons pas. La vigilance et l’unité du peuple viendront à bout de ce conglomérat qui a longtemps œuvrer pour détruire notre pays. A commencer par ceux qui mangent depuis bien avant les élections…Bruxelles, Venise, Ibiza, Paris, Kampala, Nairobi, Kingakati…
    Très profonds respects.

    1. …des généraux d origine rwandaise..bongos,qui t a donne le droite dire qui est d origine oui pas, ou sont écrites ces prérogatives,pcq ils sont tutsis?l ignorance et la haine interhamwiste ne doit pas tout justifier .kabila dont je ne suis pas un fan est aussi tutsi?la bêtise et sa soeur la haine entrainent aussi la cécité?ne vois tu pas qu il ressemble plus a son père qu a kagame?et je ne te lis pas te plaindre des tortures infligées par tes potes FDLR aux populations du kivu…tu as entendu le dr mukwege citer des tutsis?ou quiconque d autre ,si ce ne sont que des bons fardc ou surtout des FDLR.quelle chance que FELIX TSHISEKEDI sot tenue de toute cette haine de complexes…

      1. @marco
        Excusez-moi cher monsieur, je n’ai pas du tout compris ce que vous avez essayé d’écrire, de dire dans ce post.

    2. JO BONGOS affirme que Kabila Kabila a toujours le commandement direct de nos forces armées et des forces de sécurité.
      Là où on attend l´ARGUMENTATION, Jo Bongos balance:
      1. « Aucun officier supérieur des FARDC considère le nouveau président comme le vrai président. » Kieeeee, c´est ca qu´il faut prouver.
      2. « C’est connu de tout Kin. » (Du genre: « Tout le monde sait que j´ai gagné », Fayulu). Bon, comment sait-on que c´est connu de « TOUT » Kin? (Kin yango mpe, okenda kala!). Jo Bongos semble avoir le même problème (en logique) que MAYOYO. « Tout » na logique eza kafumba na mot. Soki o balancé yango, il faut ozala na pema, sinon tu te fais coincer mpe osilisi débat contre yo moko.
      3. « Pour vous en convaincre, essayez de trouver une réponse à ces quelques questions » : KIEEEEEEEEEE ! Cela me rappelle des questions du genre « S´il est vraiment le Président, qu´il fasse sortir DIONGO et autres de la prison, qu´il donne le passport à Katumbi… ». BOKOMI SATAN ? « Si tu es vraiment le fils de Dieu, transforme des pierres en pain, saute… » QUI DÉTERMINE MAINTENANT LE TEMPO ? DJO BONGOS? Mwamba dit et redit : progressivement ! On peut aussi rétorquer à Bongos: Si vous êtes des résistants, de vrais Congolais, allez arrêter Kabila, allez chasser les Rwandais, allez mener des actions sur place au Congo, laissez vos PC pour devenir de vrais champions et en finir avec l´abandon de poste qui profite aux Rwandais…
      Pour ne pas visser son ‘postérieur’ dans l´inanité de ses questions, DJO BONGOS se ressaisit dans un autre paragraphe: « Je souscris entièrement quand vous dites… » Bravo, il y a la vie après la mort. C´est de cette souscription qu´il fallait partir depuis et de bien « commenter les commentaires » de Mwamba.
      Chasser le naturel… Djo Bongos récidive :
      – « Mais comment peut-on affronter ses propres partenaires ? » : Question simple. Il faut demander, par exemple, à Fayulu (« Tonton 3 voix au 1er tour à Genève par stratégie) ou à Bemba le vieux Lamuka (« Tonton-nga-nde-leader » et non le « pantin » que nous avons envoyé au Congo. Napimeli ye MICRO na nko! Ah! Ye mpe avandi nye, atie elongi ya mawa! Ah!). Chers tontons, comment peut-on affronter ses propres partenaires ?
      – « Comment fait-on pour affronter ceux qui vous ont fait roi ? » : Comment va-t-on répondre à quelque chose que vous n´avez pas prouvé ? Vos évidences sont les évidences de tout le monde, pardon, « de tout Kin » (supra) ? On fait comment, tonton ?
      Après la vie, il y a la mort. Djo Bongos finit là où il avait commencé. Lazare na biso moko!!!
      Cher KUM, c´est ce post de Djo Bongos que vous avez vanté dans un autre forum, prétendant que Djo Bongos m´aurait cloué ? Eh!!! Dieu merci que je vous ai lus (et Kum et Bongos) par hasard, n´étant pas régulier sur ce site.
      Bon, pour ne pas trop verser des larmes et sombrer dans le désespoir après avoir lu MAYOYO et DJO BONGOS, je remonte (re)lire MUANA YA KOLO LOPANGO. Chez lui au moins, même sans tout partager de ce qu´il dit, j´ai vu du solide dans le raisonnement et dans la présentation des arguments. Fier de Mwamba et de Muana ya Kolo Lopango.

      1. Procongo,
        Voici comment vous vous trahissez quand vous me prenez pour un nul. Dans l’une de vos interventions, vous vous demandez s´il n´y avait pas un cours de LOGIQUE pour les étudiants de science politique (dans l´université de Mayoyo). Je vous pose une question. Qu’est-ce qui vous fait dire que Mayoyo a fait les sciences po ? Il n’y a qu’une et une seule chose qui peut vous pousser à dire cela. A vos yeux, mes articles sur les sujets politiques sont d’une qualité telle que vous vous imaginez que j’ai fait les sciences po alors que je n’ai jamais été dans une faculté des sciences po. JAMAIS.

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