L’éradication du national-tribalisme en Europe

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

« L’Etat de droit est-il compatible avec le national-tribalisme? » Tel fut le titre de mon dernier article publié par Congo Indépendant le 29 juillet dernier. Après m’avoir lu, un ami basé à Kinshasa m’a envoyé un texto sur WhatsApp le 31 juillet, me demandant de faire gaffe. Car, les Luba-Kasaïens qui accaparent aujourd’hui les postes clés dans les corps constitués de l’Etat auraient développé une arme fatale contre leurs contempteurs. Ceux-ci sont automatiquement traités de « haineux ». Une telle arme n’est efficace que pour des êtres humains aux capacités intellectuelles insignifiantes. Pour qui connait tant soit peu le monde, il est évident depuis la nuit des temps que toute domination finit par semer la haine dans les cœurs de ceux qui se sentent dominés. Cela est aussi valable pour la domination luba-kasaïenne qui s’installe à grande vitesse en recourant à deux béquilles, la corruption érigée en mode de gouvernance et les intimidations et autres attaques des « Talibans », les dernières en date étant celles contre l’Eglise catholique et son plus grand prince, le cardinal Fridolin Ambongo Besungu. Par ailleurs, les Luba-Kasaïens réunis au sein du « ligablo » de leur frère Etienne Tshisekedi, aujourd’hui « ligablo » de son fils Fatshi Béton, sont mieux placés que les Congolais des autres groupes ethniques pour comprendre cette réaction légitime. Car nombreuses sont les preuves qu’ils étaient le fer de lance du combat national contre la domination Ngbandi sous la longue administration de Mobutu et le non moins long règne de l’hégémonie luba-katangaise et tutsi incarnée par Joseph Kabila.

Le soir même du 31 juillet, le député national Léon Nembalemba, patron de la chaîne Molière TV et membre du « ligablo » du président du Sénat Modeste Bahati Lukwebo, interviewé par une journaliste de sa propre chaine, un show devenu courant à Kinshasa-les-Immondices, expliquait comment le national-tribalisme luba-kasaïen sème progressivement la haine dans les cœurs des Congolais des autres ethnies. Il expliquait également que ce fléau allait lentement mais surement éloigner les membres de l’Union sacrée de la nation issus d’autres ethnies de ce cartel; une réaction déjà vécue par le « ligablo » d’Etienne Tshisekedi qui avait une dimension nationale à sa création pour être réduit progressivement en un parti ethnique.

Le national-tribalisme comme fléau universel

Après le bref rappel ci-dessus, je vais, dans le cadre de cet article, éclairer davantage le danger que court la nation congolaise aujourd’hui à travers la montée en puissance du national-tribalisme luba-kasaïen. Pour ce faire, je vais jeter mon regard sur ce fléau tel que vécu en Europe, en partant du cas de la Belgique. La difficulté des Africains à comprendre que le national-tribalisme est un mal universel et à s’inspirer de la manière dont les autres l’ont éradiqué réside dans la mystification coloniale. Même réalité, deux lexèmes différents et non synonymes pour la traduire. L’un, émotionnellement chargé de connotation positive systémique. L’autre, de connotation péjorative également doctrinaire. Ainsi en est-il des termes nation/communauté versus ethnie/tribu. Le premier est réservé aux « civilisés » occidentaux. Le second, aux « sauvages » africains et d’autres tiers-mondistes. Autre exemple. On dit « expatrié » pour un Occidental ayant quitté son pays et vivant en Afrique ou dans une autre région du Tiers-Monde. Mais on dira « immigré » pour l’Africain ou tout autre ressortissant d’un bidonville planétaire ayant fait le même mouvement pour se retrouver en Occident. Le drame du colonisé est qu’il finit par se voir comme le voit le colonisateur. D’où la difficulté d’une vision authentique de lui-même, de ses réalités sociales et du reste du monde.

De même que les ethnies ne sont pas l’apanage de l’Afrique, les guerres ethniques et la désintégration des Etats qu’elles peuvent entrainer existent ailleurs au monde et notamment dans la vieille Europe colonisatrice. Comment le fléau appelé national-tribalisme s’est-il exprimé en Belgique? Comment les Belges l’ont-ils géré jusqu’à ce jour afin de jouir de la stabilité et de la prospérité au lieu de s’entre-tuer indéfiniment au nom de l’idée que les uns et les autres se font de leur ethnie? Comment les Congolais et les autres africains peuvent-ils tirer profit du modèle belge, pays où même s’il n’y a pas de gouvernement pendant toute une année, les choses marchent si bien qu’on se demande à quoi sert le gouvernement?

Le national-tribalisme comme élément fondateur de la Belgique

L’actuelle Belgique est née de la scission du Royaume des Pays-Bas, crée en faveur de Guillaume 1er d’Orange par le Congrès de Vienne en 1815, à la suite de la défaite de Napoléon à Waterloo le 18 juin de la même année. Ce royaume était composé de deux entités. Au Nord la Hollande avec 2 millions d’habitants et au Sud la Belgique avec 3,5 millions. Mais ces deux entités n’étaient pas logées à la même enseigne. Dans le nouvel Etat, « la Belgique apportait ses terres fertiles, ses richesses minérales et son industrie; de son côté, la Hollande possédait des ports nombreux, une marine puissante et d’importantes colonies ». En outre, la Hollande était et reste protestante tandis que la Belgique était et demeure catholique.

Le rapport de forces était incontestablement en faveur du Nord. Aussi les Hollandais bénéficiaient-ils d’un « favoritisme indéniable dans l’administration et insupportable pour la plupart des Belges ». C’est cela le national-tribalisme, une invitation à la rébellion que les Belges ne mettront pas longtemps à concrétiser. Le 15 août 1830, des manifestations engendrent des troubles à Bruxelles; ceux-ci débouchent sur une lutte sanglante et la défaite des Hollandais. C’est la révolution belge, mère de l’indépendance de la Belgique, reconnue par la Conférence de Londres en décembre 1830.

Le national-tribalisme en Belgique

L’être humain est ainsi fait. Très souvent, il combat l’injustice non pas pour créer un monde meilleur, mais pour commettre l’injustice à son tour. « Parce que la révolution avait été menée par les Wallons qui alors et jusqu’en 1961 constituaient une majorité politique, la constitution de 1831, modelée sur le libéralisme et le constitutionnalisme monarchique français, reçut un caractère nettement unitaire et majoritaire, ceci en dépit de la population flamande qui ressentait fortement son identité et constituait une communauté culturelle distincte ». Aussi la première constitution du nouvel Etat stipulait-elle en son article premier: « La Belgique est divisée en provinces »… Mais 162 ans après, c’est-à-dire en 1993, cet article a été modifié: « La Belgique est un Etat fédéral composé des régions et des communautés »… Comment se justifie la création de ces deux nouvelles entités administratives dont les compétences se situent entre celles des provinces et celles de l’Etat?

Soulignant le ressort de la crise du Kosovo, l’historien français Jean-Pierre Chrétien écrit avec raison: « Les déchirements dans l’ex-Yougoslavie (Bosnie, Kosovo…) ne sont pas de nature différente de ceux qui ensanglantent depuis 1993 la région des Grands Lacs (Burundi, Rwanda et Kivu). Les nationalités ne sont pas réservées à l’Europe et les ethnies à l’Afrique ». En effet, la situation de la Belgique renvoie à celle de deux pays sur lesquels elle a eu à exercer sa tutelle: le Rwanda et le Burundi. A l’exiguïté territoriale commune s’ajoute le fait que les trois Etats sont peuplés de trois communautés: les Flamands, les Wallons et les Germanophones (entités culturelles) dans le premier; les Hutu, les Tutsi et les Twa (sous-groupes raciaux) dans les deux autres. Dans chaque Etat, la dernière composante citée ne fait presque pas parler d’elle en raison de son faible poids démographique. Deux différences essentielles: dans l’Etat européen, chaque communauté occupe un territoire distinct et l’écart démographique entre les deux grandes n’est pas très sensible. Cependant, dans chacun de deux Etats africains, il n’y a ni Hutuland ni Tutsiland et les Hutu constituent une écrasante majorité de plus ou moins 85%.

A l’indépendance de la Belgique, le rapport de forces penche du côté de la riche Wallonie. Aussi les Wallons vont-ils développer un complexe de supériorité vis-à-vis des Flamands qui seront traités comme des citoyens de seconde zone, au nom du national-tribalisme des Wallons qui deviendront plus tard plus pauvres que les Flamands. « Ata ndele, mokili ekobaluka », avait chanté le musicien congolais Adou Elenga dans son tube prophétique annonçant tôt ou tard l’indépendance du pays.

Les Flamands arrachent l’équilibre ethnique

« Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les divergences de vue entre les deux grandes communautés culturelles belges se sont exprimées, parfois avec force, dans des problèmes tels que la question royale, la question scolaire, la répression de la collaboration et, plus récemment, la politique économique. Le déclin démographique et économique de la Wallonie contraste aussi avec l’essor démographique et industriel de la Flandre, dont le poids politique se fait de plus en plus sentir au Parlement et au Gouvernement ». Dès lors, le nationalisme flamand se sent pousser des ailes, s’affirme avec assurance et sous son impulsion, la loi fixe une frontière linguistique en 1963, freinant l’expansion de l’influence wallonne en Flandre. Sept années plus tard, la constitution est révisée. « L’article 107 quater reconnaît l’existence de trois régions économiques: la Flandre, Bruxelles et la Wallonie ». Et en 1980, les institutions régionales sont mises en place.

De la Belgique unitaire, on est passé à la Belgique régionalisée, l’antichambre du fédéralisme actuel. Car « après les accords de la Saint Michel » (29 septembre 1992), d’Etat unitaire et centralisé, la Belgique est devenue un Etat fédéral, et, peut-être, dans l’avenir, si les thèses des séparatistes finissent par prévaloir, malgré les appels à la modération de la monarchie, une confédération d’Etats indépendants ». En d’autres termes, de l’unité fictive chère aux défenseurs de l’idée de l’Etat-Nation, on est passé à l’unité réelle.

Les partis politiques n’ont pas attendu la régionalisation et la fédéralisation pour s’adapter au tissu social du pays. En 1968, des querelles ethniques ont pour enjeu l’Université Catholique de Louvain d’où les Flamands chassent les Wallons. Comme les Katangais vont chasser les Luba-Kasaïens du Katanga sous l’administration Mobutu, avec cette différence de taille que dans ce dernier cas il s’agissait d’une chasse à caractère génocidaire qui attend jusqu’aujourd’hui le jugement des responsables dont un certain Kyungu wa Kumwanza paisiblement assis au perchoir de l’Assemblée nationale du Haut-Katanga. Les querelles ethniques belges de 1968 à l’origine de la création de la ville de Louvain-la-Neuve et de son Université catholique de Louvain ou UCLouvain annoncent la scission du Parti Social-Chrétien en deux partis distincts: les sociaux-chrétiens francophones (PSC) et flamands (CVP ou Christelijke Volkspartij). En 1971, les libéraux jusque-là regroupés au sein du Parti pour la Liberté et le Progrès se séparent à leur tour en une aile flamande, Vlaamse Liberalen en Demokraten ou Parti Libéral et Démocrate flamand (VLD), et en une aile francophone, successivement appelé Parti de la liberté et du progrès (PLP) puis Parti des réformes et de la liberté de Wallonie (PRLW). En 1978, c’est au tour du Parti Socialiste Belge de s’incliner devant la contrainte sociologique du pays, en dépit de la farouche opposition des unitaristes tel que l’ancien Premier ministre Leburton. Il y a désormais deux partis socialistes sur le territoire belge: le PS en Wallonie et le SP en Flandre. La nouvelle génération des partis, les Verts, qui contrairement aux partis traditionnels ont choisi la défense de l’environnement et la quête d’un nouveau type de société comme cheval de bataille, ne déroge pas à cette règle générale. Les partis Ecolo et Agalev réunissent respectivement les Verts wallons et les Verts flamands.

Si ces scissions s’étaient produites en Afrique, elles n’auraient servi qu’à tourner nos traditions et nos ethnies en dérision. Intellectuels occidentaux et africains s’en seraient servis pour démontrer l’absence de culture démocratique de nos dirigeants et de nos masses. Pourtant, on doit à la vérité de reconnaître qu’en Belgique comme en Afrique, leur reconnaissance ne peut que servir la démocratie. Conduit par cette certitude, Crawford Young, politologue américain et professeur à l’Université du Wisconsin-Madison, s’est exprimé en ces termes au sujet du déferlement des micronationalismes dans le jeune Etat indépendant du Congo en 1960: « Ce n’est pas juste à l’égard des Congolais de faire du mot tribal un synonyme de l’adjectif arriéré: il n’y a rien de plus arriéré dans l’affirmation de la culture kongo [ou bambala] que dans le nationalisme flamand ou québécois ».

Adaptation de la solution belge contre le national-tribalisme

Si la Belgique est un pays stable et prospère dans lequel les habitants, nationaux comme étrangers, vivent en paix et que leurs droits humains sont généralement respectés, ce n’est pas parce que les Belges seraient plus civilisés ou plus intelligents que les Africains ou que leurs dirigeants seraient des démocrates ou des hommes d’Etats respectueux des textes. Non. C’est tout simplement parce que leurs élites ont mis en place un système politique dans lequel il est impossible aux membres d’une même ethnie ou province d’accaparer les postes au sommet de l’Etat à travers le phénomène de national-tribalisme, prenant ainsi l’Etat en otage. En Belgique, on a beau être le père, la mère, le frère ou la sœur du premier ministre ou encore sa petite copine, on ne dispose d’aucune influence capable de propulser quelqu’un à un poste gouvernemental. On a beau être premier ministre, on n’a pas le pouvoir de choisir quel Flamand ou quel Wallon sera au gouvernement central. Les choix sont du ressort des partis politiques vainqueurs des élections libres, démocratiques et transparentes dans chaque région et cela à travers des processus de sélection démocratique propre à chaque parti. Quel contraste avec l’accès moyenâgeux au pouvoir que l’on peut observer dans la quasi-totalité des Etats africains, des décennies après les indépendances!

Certes, le tissu social belge est comparable à celui du Congo-Kinshasa en ce sens qu’il est composé de plusieurs ethnies. Mais alors que la Belgique ne compte que trois ethnies, le Congo-Kinshasa en enregistre quelques centaines. Que faire alors? La chance de la nation congolaise est qu’en plus de l’ethnie, le national-tribalisme a toujours eu pour deuxième pilier la province. Par ailleurs, partout au Congo-Kinshasa, les frontières administratives ont créé des identités. Le sentiment de fraternité étant élastique en Afrique, les populations du Kwilu se sentent frères. Les populations du Kwango se sentent frères. Les populations du Maï-Ndombe se sentent frères. Etc., etc. En refondant l’Etat et en construisant son système politique non pas sur base des « ligablo » mais des identités géographiques, aujourd’hui reconnues comme des provinces, de la même manière que les Belges ont adapté leur appareillage politique à leurs identités ethniques, les Congolais vont enfin barrer définitivement la route au national-tribalisme, s’offrant ainsi l’opportunité d’œuvrer enfin pour le développement de leur pays.

Conclusion

Le national-tribalisme est un mal absolu. Il est contraire à l’unité et à la cohésion sociale. Il se situe aux antipodes des valeurs de justice, de dignité et d’honneur. Il constitue le plus grand frein à l’émergence d’une Afrique moderne et prospère. Il est à l’origine de la violation systématique des droits des peuples africains. Il est à l’origine de la balkanisation de plusieurs Etats au monde. Sans le national-tribalisme des Hollandais au sein du Royaume des Pays-Bas, la Belgique n’allait pas voir le jour en tant qu’Etat aujourd’hui prospère et où il fait bon vivre même pour les étrangers, ceux-ci pouvant intenter des procès contre l’Etat belge et les gagner. Sans le national-tribalisme des Serbes en Yougoslavie, ce pays n’allait pas se désintégrer en plusieurs Etats dont la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la Macédoine, le Monténégro, la Serbie, le Kosovo et la Slovénie. Si les deux ethnies de la Tchécoslovaquie, les Tchèques et les Slovaques, étaient traitées de la même manière et qu’il n’y avait pas des dissensions et divergences d’intérêts entre elles, il aurait été peu probable que le parlement slovaque adopte, le 17 juillet 1992, la « déclaration d’indépendance de la nation slovaque », donnant ainsi naissance à la partition de la Tchécoslovaquie en deux Etats: la République tchèque et la République slovaque. Même si le satrape de Kigali ne parvient pas à balkaniser le Congo-Kinshasa, l’idiotie des dirigeants congolais qui ne connaissent d’autre manière de gouverner que de truster le pouvoir d’Etat au nom de l’idée qu’ils se font de leurs ethnies respectives finira tôt ou tard à faire imploser ce pays.

Pourtant, en Afrique, le national-tribalisme constitue clairement une vaste escroquerie. Car seule une infime minorité ne représentant même pas 0,01% des membres de l’ethnie dite dominante tire profit de cette position. Quant au reste des membres, ils croupissent dans la même misère que les membres des autres ethnies. Par ailleurs, le national-tribalisme a toujours été condamné par tout le monde y compris ceux qui en jouissent un moment donné une fois qu’ils perdent le pouvoir. Hier, la Kabilie toute puissante se permettait de massacrer les Congolais même dans les Eglises tout en restant arrogante. Aujourd’hui que le chef de bande Joseph Kabila n’est plus au pouvoir, les inconditionnels de ce régime des médiocres et de la honte nationale joignent leur voix à celle des sans voix congolais pour condamner les violences du national-tribalisme luba-kasaïen qui tente de s’imposer par tous les moyens y compris en profanant les mêmes Eglises.

Bref, l’homme congolais doit cesser de se laisser séduire par des slogans du genre « Le peuple d’abord » pendant que les instruments de souveraineté d’un peuple de quelques centaines d’ethnies sont pris d’assaut par des individus issus de l’ethnie du détenteur de l’imperium. L’homme congolais doit se méfier des discours du genre « Je veux construire l’Etat de droit » alors que celui qui prononce ce discours recourt au national-tribalisme, ennemi principal de l’Etat de droit et dénominateur commun des Etats misérables d’Afrique.

 

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

38 Commentaires on “L’éradication du national-tribalisme en Europe

  1. Ce que le sieur Mayoyo ose décrire n’est pas la réalité de ce qui se passe réellement sur le terrain. Le cabinet du Président de la République n’est pas constitué uniquement des Luba Kasaïens. Presque toutes les ethnies y sont représentées. Cependant, j’aurais bien voulu que Mayoyo tienne les mêmes
    propos pendant le règne du défunt Maréchal. Honoré Ngbanda a attendu la disparition du Maréchal pour écrire et dire que les ordres militaires se donnaient parfois en ngwandi pour que les non ngwandi n’y pigent rien. Je veux rappeler à Mayoyo ce qu’on appelait à l’époque dans l’armée  » les enveloppes  » à l’époque de Mobutu. Ces enveloppes étaient-elles destinées à qui ? Qui étaient renvoyés de l’armée nationale ? Je m’arrête à ces deux exemples seulement. Le système de quota aux diplômes d’Etat avait fait son apparition quand et pourquoi ? Et personne n’a crié au tribalisme ! Quand la kabilie est arrivée, personne n’a crié au tribalisme ! Le phénomène anti luba ne date pas d’aujourd’hui.

    1. @Kalubi,
      Vous devriez avoir honte d’essayer de défendre l’indéfendable. Toujours Mobutu, Ngbanda, bla bla et consort…Mais vous croyez vraiment que les autres ne voient pas ce qui se passe dans ce pays ? Pauvre Tshilombo. Il a les pires avocats du monde… Kasaï.
      Vos arguments sont ridicules. Votre tribalisme a dépassé les frontières. On en parle en dehors des frontières du Congo. Vous êtes pitoyables. Lisez PITIFUL… en anglais, ça sonne mieux !
      Laissez Mayoyo tranquille. Vous n’avez pas le niveau.

      1. JO BONGOS,
        vous défendez l’indéfendable sans honte. Toujours les Tshisekedis blablabla et consort… Mais vous croyez vraiment que les autres ne voient pas ce qui se passait et se passe dans ce pays ? Pauvre Ngbanda et Fayulu. Ils ont les pires avocats du monde… Haineland.
        Vos arguments sont ridicules. Votre tribalisme anti-Luba a dépassé les frontières depuis bien longtemps. Vous l’avez pratiqué jusqu’en Europe avec les cercueils des Tshisekedis comme s’ils étaient pires que Bemba (rebelle sanguinaire), Katumbi (maffieux), Fayulu et autres . Vous êtes très pitoyables. Laissez votre coeur en paix. Vous l’étouffez de haine.

    2. Cher compatriote Kalubi, vous concluez votre réaction en disant : « le phénomène anti luba ne date pas d’aujourd’hui » et la question que l’on peut se poser est de savoir qu’est ce qui est fait par les autorités luba pour essayer de corriger ce phénomène ? Est-ce que le fait de nommer des luba du Kasaï aux grands postes de responsabilité dans nos institutions ne serait pas entrain de renforcer ce phénomène ? Les compétences sont elles seulement chez les luba du Kasaï ? Voilà autant de questions qui méritent des réponses bien réfléchies et ainsi on peut espérer un jour lutter contre » ce phénomène anti luba » selon vous. Un seule exemple pour illustrer les faits: le président de la cour constitutionnelle est luba du Kasaï et les gens veulent que le président de la ceni soit un autre luba du Kasaï et ici vous pensez que les autres vont croiser les bras sans réagir à cette façon de faire? Descendons sur terre !

      1. Roger Murhuza,
        avant de chercher ce que les autorités luba (kokamua! On ne parle plus de nationalité !) font, qu’avez-vous fait ???
        Alingete, Mboso, Likulia… ce sont des compétences à des postes importants. Le tribalisme anti-Luba a commencé avant la Présidence de Félix, qu’aviez-vous fait ? VOICI un exemple de vos énormités :
        – « le président de la cour constitutionnelle est luba du Kasaï » : voté par ses pairs d’origine ethnique différentes. En quoi et pourquoi cela doit être un empêchement pour Kadima et sa compétence ?
        –  » et les gens veulent que le président de la ceni soit un autre luba du Kasaï  » : Les gens qui ? Vous ne savez même pas qu’il y a des textes pour devenir Président de la Ceni ? Boboma mwinda salle lokola N’shole Bingoto. Sortez de la boue avec vos raisonnements.

    3. Cher Kalubi,
      Merci pour votre intervention. La victimisation est devenue l’arme des tribalistes primaires de l’entourage de Fatshi qui tentent de justifier l’injustifiable, la prise en otage progressive des instruments de souveraineté de tout un peuple de plus de 400 tribus par un petit groupe des Luba-Kasaïens. Vous démontrez dans votre intervention que ce qui est indéfendable a rarement des arguments solides. Tenez ! Vous affirmez que ce que je décris « n’est pas la réalité de ce qui se passe réellement sur le terrain ». Pour preuve, vous citez « le cabinet du Président de la République [qui] n’est pas constitué uniquement des Luba-Kasaïens ». Parmi les Congolais qui aujourd’hui critiquent la montée en puissance des Luba-Kasaïens, en avez-vous entendu un seul déclarer que le cabinet de Fatshi « est constitué uniquement des Luba-Kasaïens » ? Non. On dit qu’il est constitué majoritairement des Luba-Kasaïens. Si vous ne comprenez pas la langue française, retenez qu’il y a une très grande différence entre ces deux affirmations. Par ailleurs, l’hégémonie luba-kasaïenne ne se joue pas qu’au cabinet du chef de l’Etat. Elle a déjà pointé son nez au gouvernement et dans l’appareil judiciaire et elle cherche à se glisser maladroitement à la CENI.
      Vous dites que vous auriez voulu que je tienne les mêmes propos à l’époque de Mobutu. J’étais élève, étudiant et travailleur à l’époque de Mobutu. Alors que les étudiants meneurs de grève étaient systématiquement renvoyés des universités, moi, j’avais mené une grève à l’Université de Lubumbashi. Et c’est le sens moral élevé d’un Secrétaire général académique Luba-Kasaïen, le prof Mbuyi Musongela, qui avait commué la sentence tant redoutée en un renvoi de 3 mois des cites universitaires. Pour la petite histoire, je m’étais dressé contre l’ouverture d’un cachot en plein campus par des personnes qui n’étaient même pas habilitées à le faire : les étudiants de la JMPR qui y détenaient d’autres étudiants pour un oui ou pour un non. Par ailleurs, j’étais le seul étudiant de l’UNILU qui allait parfois aux cours en veste, tenue prohibée par le mobutisme triomphant. Mais face à l’hégémonie Ngbandi, ce n’est pas Mayoyo seul que vous devez voir. C’est l’ensemble des Congolais que vous devez avoir à l’esprit. Dois-je vous rappeler qu’Etienne Tshisekedi avait bravé jusqu’à la fin de sa vie non seulement l’hégémonie Ngbandi incarnée par Mobutu mais aussi l’hégémonie luba-katangaise et tutsi incarnée successivement par Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila ? Vous parlez des injustices subies par les Luba-Kasaïens sous l’administration Mobutu ? Pouvez-vous me citez une seule tribu congolaise qui ait aligné autant de Premiers ministres dans cette administration que la tribu luba du Kasaïenne ? Concernant les « quota aux diplômes d’Etat », les Luba-Kasaïens n’étaient pas les seules victimes. Vous savez que partout au monde, les Jésuites sont des champions du domaine de l’éducation. Au Congo, ils avaient 4 grands collèges : Boboto à Kinshasa, Alfajiri à Bukavu, Saint Ignace/Kiniati dans le Kwilu et Mbanza Boma dans le Bas- Congo. Pour construire le collège jésuite de Gbadolite, Mobutu avait dû faire partir les Jésuites de Kiniati et Mbanza Boma. En 1976, les Jésuites avaient demandé une dérogation pour que deux Jésuites restent à Kiniati pour sauver la promotion à laquelle j’appartenais. A deux, ils s’étaient partage tous les cours de la 6eme secondaire. Et les 25 élèves, nous avions obtenu nos diplômes d’Etat. Arrêtez avec votre victimisation pour justifier l’injustifiable et l’indéfendable. Toutes les hégémonies tribales qu’a connu notre pays ont été dénoncées par les Congolais y compris les Luba-Kasaïens. Oui, comme vous l’écrivez si bien, « le phénomène anti luba ne date pas d’aujourd’hui ». Mais les Congolais ont fait fi de cela en laissant Fatshi, tout Luba-Kasaïen qu’il est, accéder au pouvoir dans les conditions exécrables connues de tous. Les Congolais ont fait fi de cela et ils ont renforcé son pouvoir face à son despote d’allié Joseph Kabila, en rejoignant massivement l’Union sacrée de la nation. Mais aujourd’hui, Fatshi démontre que l’Union sacrée de la nation n’était qu’un appât pour attire les Congolais de toutes les ethnies et tribus afin de construire l’Union sacrée des Luba-Kasaïens. Et de cela, les Congolais d’autres ethnies et tribus n’en veulent pas. Retenez qu’il y a d’autres moyens de gouverner un pays à part le national-tribalisme.

      1. MAYOYO
        1. « La victimisation est devenue l’arme des tribalistes primaires de l’entourage de Fatshi » : Mais votre campagne de national-tribalisme est fondée sur la victimisation. Pour justifier l’injustifiable, les cercueils contre les Tshisekedi, les chants-appels à la mise à mort.
        2. « prise en otage progressive des instruments de souveraineté de tout un peuple de plus de 400 tribus par un petit groupe des Luba-Kasaïens » : Ce que vous peinez dans deux articles à démontrer. « Vous démontrez dans votre intervention que ce qui est indéfendable a rarement des arguments solides. »
        3. « Elle a déjà pointé son nez au gouvernement et dans l’appareil judiciaire et elle cherche à se glisser maladroitement à la CENI » – YANGO BOKOMI BA BINGOTO pour couper l’électricité, fuyant le vote démocratique.
        4. « Mais les Congolais ont fait fi de cela en laissant Fatshi, tout Luba-Kasaïen » : Ils ont reconnu en lui le vrai vainqueur et ont fêté un Congolais et non un Luba.
        5. « accéder au pouvoir dans les conditions exécrables connues de tous » : Oui, bien connues. Pendant que les incohérents criaillaient « n’allaient pas aux élections, cassaient les MAV », lui, le lucide a compris le jeu de Kabila et sûr de l’appui du peuple, il est allé et a gagné malgré la mauvaise organisation des élections.
        6. « pour attire les Congolais de toutes les ethnies et tribus afin de construire l’Union sacrée des Luba-Kasaïens » : Les politiciens savent bien identifier leurs intérêts. Ce n’est pas Mayoyo qui le leur apprendra.
        7. « Et de cela, les Congolais d’autres ethnies et tribus n’en veulent pas » : Porte-parole kaka. Quelle manipulation !
        8. « Retenez qu’il y a d’autres moyens de gouverner un pays à part le national-tribalisme » : Là vous avez raison. Il y a le « peuple d’abord ».

    4. @kalubi.
      Ou bien tu es nouveau dans ce site. Ou bien tu connais très mal Mayoyo.
      Mayoyo est un intellectuel de très haut niveau. Il a une culture immense. C’est aussi haut fonctionnaire international.
      Quand il prend sa plume, il n’est tendre à l’égard d’aucun dirigeant congolais. De Lumumba à Félix Tshilombo Tshisekedi, en passant par Mobutu et les Kabila, tout le monde y passe. Critique systématique. Tout est peint en noir foncé. Si on comprend Mayoyo au premier degré, en 60 ans d’indépendance du Congo, rien n’a été fait dans « ce foutu pays ».
      Mobutu a dirigé notre armée de 1960-1997. La langue ngbandi n’était pas la langue de commandement, mais le lingala, un héritage de l’armée coloniale belge, la Force Publique.
      Les généraux vraiment ngbandi se comptaient sur les doigts d’une main. Les plus en vue sont Louis de Gonzague Bobozo et Bolozi. Paul Vungbo, Etienne Nzimbi et Philemon Baramoto seront connus du grand public autour des années 90. Les généraux Zongia des années 70 et Tembele des années 90 étaient moins connus. Les autres généraux étaient originaires du reste Grand Equateur, des espaces lingalophones des Ueles,Tshopo et Maindombe.
      En 32 ans, Mobutu avait nommé 10 gouverneurs à la Banque Centrale dont seulement 3 de l’Equateur. Les 7 autres étaient d’autres provinces, notamment Bas-Zaïre, Bandundu, Shaba, Nord-Kivu, Kasaï-Oriental.
      Sous les Kabila, la BCC était aux mains des Katangais. Félix piaffait d’impatience de mettre un des siens. C’est chose faite. Madame la Gouverneure sera là jusqu’à la fin du mandat de Fatshi.
      Après les enveloppés, il était resté des officiers d’autres provinces. Tous les kasaiens n’étaient pas « enveloppés ». J’ai fréquenté beaucoup le cas des officiers des FAZ à Badiadingi. Ils étaient de toutes les régions du Zaïre. Même des zaïrwa hutu et tutsi. Les équatoriens étaient pas plus nombreux que les autres. Ces officiers étaient de toutes les formations et de tous les niveaux: Tem, Bem,Bam, des différentes spécialités : pilotes, mécaniciens des véhicules, d’avions, médecins, infirmiers, génie civiles, magistrats…Avant la rupture de la coopération internationale suite au fameux massacre des étudiants de l’LUNILU, beaucoup de ces officiers allaient en stage de formation de plusieurs mois aux USA, en Belgique, au UK, en Allemagne, en France, au Maroc..
      Mobutu était un dictateur. C’est connu. Cela a été dit et redit. Ca été écrit et réécrit. Il était sorti de notre histoire nationale par la petite porte. L’UDPS était le fer de lance de la lutte contre la dictature mobutienne. Mais Félix reproduit jusqu’à la caricature le système hideux de Mobutu et Kabila. Népotisme, tribalisme et régionalisme à outrance. Corruption au sommet de l’Etat. C’est choquant.
      Pour moins que cela, les présidentes brésilienne Dilma Rousseff, nord-coréenne Park Geun_Hye, mauricienne Ameenah Gurib Fakim ont été destituées par leurs parlements, successivement 2016, 2017 et 2018.
      Le peuple congolais n’est pas le peuple brésilien, ni le peuple nord-coréen, ni le peuple mauricien.
      Mais….

      1. Kolomabele
        « Félix piaffait d’impatience de mettre un des siens. C’est chose faite. Madame la Gouverneure sera là jusqu’à la fin du mandat de Fatshi. »
        OYO RAISONNEMENT ? Si cette femme est compétente et fait ses preuves, où est le problème ?

  2. Cher Kalubi,
    Votre raisonnement. C’est un raisonnement tshanana. Parce que Mobutu a détruit le pays, parce que les Kabila ont détruit le pays, parce que les Kasaïens ont été discriminés dans l’armée et dans l’éducation à l’époque de Mobutu, il faut maintenant qu’à leur tour ils recourent à la discrimination et au favoritisme tribal, contribuant ainsi à détruire davantage le pays. Autant avouer clairement que c’est ce que Etienne Tshisekedi enseignait secrètement aux Luba-Kasaïens en Tshiluba pendant qu’ils mentaient aux autres Congolais qu’il combattait contre la dictature de Mobutu, celle de Laurent-Désiré Kabila et celle de Joseph Kabila. « Le phénomène anti luba ne date pas d’aujourd’hui », affirmez-vous. Voulez-vous dire que ce n’est pas un Luba-Kasaïen que les députés ont rejoint dans l’Union sacrée de la nation ?

    1. DJO X
      Raisonnement tshanana nde ya yo.
      1. Kalubi a évoqué un fait précis sur le cabinet du Président. Vous n’y avez pas répondu.
      2. Il a ajouté d’autres faits auxquels vous pouvez bien réagir.
      3. « Le phénomène anti luba ne date pas d’aujourd’hui » : Vous ne le niez pas et êtes incapable de dire ce que vous avez fait contre. Vous posez une question comme échappatoire.

      1. @Procongo,
        Vous avez très mal lu Arthur Schopenhauer. Bandela lecture. Dialectique éristique na yo etengama.
        Fatshi beee

  3. Je suis étonné de la manière dont certains sur ce forum prennent pour eux de façon épidermique le constat fait par notre compatriote Mayoyo jusqu’en perdre toute forme de rationalité. De façon imagée, on vous montre le ciel mais vous; vous voyez le doigt. Mr Mayoyo, continuez par vos réflexions à demeurer un phare pour notre pays qui en a vraiment besoin.

    1. LIDJO
      épidermique parce qu’il ne partage pas le constat de Mayoyo ? Euh ki pensée unique oyo kokamua. Yango signe ya rationalité ? Un fou peut aussi montrer son nombril comme le ciel. Doit-on lui croire parce qu’il le dit ? Euh ! Mayoyo peut continuer à être votre FAR mais qu’il n’occasionne pas le génocide dont les haineux ont vraiment besoin.

  4. Le National-tribalisme est, à la longue, un danger susceptible de faire voler en éclat tout un pays. A lire la virulence de ceux qui trouvent des excuses pour le justifier en RDC, et qui deviennent même presque agressifs, cela montre l’étendue de la complexité de ce phénome social. Il se pourrait que ces gens ne bénéficient directement de rien des tenants du pouvoir. C’est peut-être tout simplement au nom de la tribu, de l’ethnie, de la province qu’ils auraient, s’ils en étaient capables, censuré les textes et les commentaires qui ne sont pas en leur faveur. Ont-ils ’une satisfaction psychologique de voir leur ethnie dominer le reste de la République politiquement et financièrement ! C’est probable.
    L’auteur de l’article ci-dessus avait exhorté le PR à user de son devoir d’ingratitude pour rompre la coalition qui liait le CACH au FCC. J’ai eu l’impression qu’il rangeait les coalisés en bons et en mauvais. Il fallait que les mauvais, le FCC soit mis hors d’état de nuire à tout prix. Violer la constitution pour le besoin de cette cause ne semblait déranger personne.
    Après s’être débarrassé du FCC, hélas, la violation de la constitution s’est poursuivie et toutes les tares jadis décriées sous Mobutu et Kabila ont refait surface. Personne ne peut dire qu’il s’agit des FCC repentis qui sont mis en cause. C’est le fondateur de l’union sacrée devenu le clone de ses trois derniers prédécesseurs.
    Aujourd’hui, le Gouvernement, le Parlement, le Senat et la Justice congolais sont aux ordres. Efforts et intimidations sont en train d’être déployés pour avoir une CENI aux ordres également. Finalement en quoi la mise en écart du FCC a été utile ?
    Mais que faire pour que le National -Tribalisme disparaisse ?
    Il est utopique de s’imaginer, un seul instant, que le régime actuel va renoncer au National -Tribalisme avant les élections. En cas de la réélection du PR fin 2023 à sa propre succession, rien ne laisse penser qu’il pourrait changer sa gouvernance tribale non plus. De même si quelqu’un d’autre est élu président de la République, rien non plus ne peut assurer que le National Tribalisme va s’étioler et disparaitre.
    Peuvent le plus de 600 partis politiques actuels en RDC être utiles dans la quête de solutions idoines à ce fléau ? Peuvent les leaders politiques et d’opinion au niveau de Provinces proposer des idées novatrices pour une gouvernance différente du National -Tribalisme ? Sachant surtout que le pouvoir a suffisamment de l’argent pour acheter les consciences, la justice pour intimider s’il en faut et les talibans comme forces supplétives pour des besognes incompatibles avec les forces de l’ordre régulières comme ce qui s’est passe à Mbuji-Mayi chez les catholiques ou chez Le Cardinal en weekend.
    L’élite intellectuelle a de la place de choix dans le processus qui doit nous libérer de ce fléau du National Tribalisme, ce péril qui menace la RDC. Elle peut sensibiliser et guider les autres. Soyez forts et courageux. Ne vous laissez pas intimider par les tribalistes primaires de tout bord.
    Alors que faire dès à présent pour arrêter ce péril et demain pour l’éradiquer au Congo RDC ? Tout cela dans l’unique but d’éviter la dislocation nationale et la vengeance.
    Vos avis intéressent la Nation Congolaise plurielle !

    1. Cher Fofo,
      En écrivant « Il se pourrait que ces gens ne bénéficient directement de rien des tenants du pouvoir », il aurait fallu éliminer de votre texte le « Il se pourrait ». Car, les tribalistes primaires qui défendent l’indéfendable, c’est-à-dire la prise en otage des instruments de souveraineté de tout un peuple par une clique d’individus aux dents longues et de même ethnie et province sont le plus souvent des pauvres diables qui vivent misérablement pendant que ceux qui les instrumentalisent au nom de l’ethnie ou de la province se goinfrent au festin du pouvoir. 99,99% de Ngbandi étaient misérables comme tous les autres Congolais sous le pouvoir hégémonique Ngbandi. 99,99% de Luba-Katangais et de Tutsi étaient aussi misérables que tous les autres Congolais sous le pouvoir hégémonique luba-kat et tutsi sous Laurent-Désiré Kabila puis Joseph Kabila. Les routes de l’Equateur et du Katanga étaient aussi défoncées que les routes des autres provinces du pays respectivement sous Mobutu et les deux Kabila. Les Luba-Kasaïens sont assis sur le diamant. Mais ils n’en ont jamais profité pour construire Mbujimayi et en faire un eldorado national. Les populations de Goma sont assises sur le coltant et leurs leaders en profitent pour transformer Goma. Et ça se voit. Les populations du Lualaba sont assises sur le cobalt et leurs leaders en profitent pour transformer Kolwezi. Et ça se voit aussi. C’est dire que même si on laissait à Fatshi beee et ses Luba-Kasaïens des années de domination comme sous Mobutu, grande est la probabilité qu’ils ils ne feront pas mieux que ce que Mobutu a fait pour l’Equateur, c’est-à-dire rien. Il faut être plus bête qu’une paire de chaussettes pour défendre le national-tribalisme. Quant à votre question sur comment éradiquer ce fléau, je sais qu’il ne faut rien attendre de nos plus de 600 partis politiques, qui sont tous des ligablo. A part les communiqués et les Tweet, avez-vous déjà vu les réflexions des leaders de ces ligablo sur l’avenir de la nation ? Non. Mais tout en stigmatisant le national-tribalisme, mon texte propose une piste de solution concrète. Nous ne devons pas construire la démocratie sur base des ligablo mais de nos provinces et faire en sorte que les représentants de chaque province dans les instances du pouvoir national soient sélectionnés par les provinces. Ainsi, aucun président de la République ne pourra recourir au népotisme, clientélisme et national-tribalisme. Aucun président de la République ne pourra s’amuser en toute impunité avec les caisses de l’Etat ; ce que fait aujourd’hui Fatshi beee en achetant les consciences des membres de notre crasse politique. Le système politique, voilà ce qu’il faut changer dans notre pays et dans les bidonvilles planétaires africains. Patriotiquement vôtre.

  5. UN AUTRE TORCHON DE MAYOYO
    1. Introduction ratée. TRÈS LÉGÈRE
    (A) „Les Luba-Kasaïens qui accaparent aujourd’hui les postes clés“ : bilobela que Mayoyo n’a pas pu prouvé dans son précédent torchon jusqu’à citer le Ministre de la défense, liè à l’épouse du Président [Euh oyo mpe argument ?], oubliant mayoyoment de citer alors toutes les bourses que cette même donne à DES JEUNES CONGOLAIS INDISTINCTEMENT par rapport à leur ethnie. Logique oyo, mama na nga !
    (B) „une arme fatale contre leurs contempteurs… traités de « haineux » : On prend plaisir à traiter les autres de Talibans, fanatiques, fanakwiti et on parle sans soni de l’ „arme fatale“ (TALA BA MOTS YA MANIPULATION !) chez les autres.
    (C) „chez Une telle arme n’est efficace que…“ : PASSONS. Inutile de se vanter sur base d’une remarque terre à terre de votre ami.
    (D) „toute domination finit par semer la haine“ : Bilobela. Incapable de prouver cette domination, vous recourez à des ‘mantra’ ya ba manipulateurs dangeureux.
    (E) „la corruption érigée en mode de gouvernance“ : ZÉRO DÉMONTRATION.
    (F) „et les intimidations et autres attaques des « Talibans »“ : Appelez les autres Talibans, nde eza arme fatale te ? „BOMA MULUBA TIKA NYOKA aux meetings de Lamuka“, c’est plus que des intimidations. Vous aviez botté en touche.
    (G) „les dernières en date étant celles contre l’Eglise catholique…“ : MANIPULATEUR ÉHONTÉ. MAYOYO est un magicien qui en écoutant le lingala ‘parfait’ de petits bandits devant Lingonge peut bien voir que c’est des Lubas. Depuis le démenti de Mgr. Kasanda, vous n’arrivez plus à citer les profanations d’Eglises au Kasaï
    (H) „les Luba-Kasaïens réunis au sein du « ligablo » de leur frère Etienne Tshisekedi“ : MAYOYO OZONGELI DÉPRESSION POST-ÉLECTORALE. aujourd’hui « ligablo » de son fils Fatshi Béton, se.
    (I) „ils étaient le fer de lance du combat national contre la domination Ngbandi …“: Ils n’ont pas fait la promotion de la haine des leurs ndeko Ngandbi ni de leurs ndeko Swahilis comme vous le faites aujourd’hui contre eux.
    (K) „Léon Nembalemba … expliquait comment le national-tribalisme luba-kasaïen…“ : Épuisé intellectuellement; MAYOYO se met à citer même Nembanemba. Ok, il a expliqué. Et quelle est la valeur de son explication ? Une question qu’un scientifique sérieux se serait posée. Mayoyo aponi na ye manipulation. C’est facile.
    Introduction bidon yango molayi neti python !
    2. „en construisant son système politique… de la même manière que les Belges, les Congolais VONT enfin barrer DÉFINITIVEMENT…“: On passe d’une société (minuscule) à une autre (ya kabakata) et on dit „vont“ non pas „peut“. Et na défitivement. On parle toujours des sociétés là ?
    3.„SANS le national-tribalisme des Serbes en Yougoslavie“ : MAYOYO et ses ‘sans’. Un monisme explicatif dont il a le secret. Ozomikosa. On ne parle pas des sociétés humaines en ce terme. Il faut urgemment intégrer la notion de complexité.
    4.„l’idiotie des dirigeants congolais qui ne connaissent d’autre manière de gouverner que de truster le pouvoir d’Etat au nom de l’idée qu’ils se font de leurs ethnies respectives finira tôt ou tard à faire imploser ce pays.“ : FAUX ! (a) peut finir et non finira. (b) L’idiotie des manipulateurs aussi des opposants, des fonctionnaires de l’Église, des manipulauteurs
    5.„national-tribalisme luba-kasaïen qui tente de s’imposer par tous les moyens y compris en profanant les mêmes Eglises“ : Voilà l’exemple de l’idiotie non pas des gouvernants, mais des ‘opposants’. On affirme, accuse sans preuve et on est content. Une telle idiotie, on l’a vue aussi en Europe où des prétendus ont organisé des marches avec CERCUEIL, proférant des insultes contre les Lubas qui n’étaient pas au pouvoir ou aux postes stratégiques. HAINE WANA EBANDA AVANT malgé le vernis MAYOYO et co. s’évertuent éperdument à lui trouver aujourd’hui. On a vu de petits aventuriers qui crient aujourd’hui à la domination agresser surtout des femmes qui se rendaient aux meetings du Chef de l’État en Belgique, France… S’il y avait 3 Kasaïens contre Fayulu à Genève, ces manipulateurs auraient vite cité cet exemple.

    1. @Procongo,
      Franchement parlant, est-ce que vous avez le niveau d’un Mayoyo ? Moi en tout cas pas, en toute sincérité. Et Fatshi Béton non plus. D’ailleurs, depuis qu’il fait la politique, on n’a jamais lu un seul écrit de lui et aujourd’hui on nous casse les oreilles qu’il a une vision. Continuez à nier la réalité de l’hégémonie des Baluba du Kasai qui s’impose devant tout le monde. Mais tout le monde n’est pas un tribaliste primaire pour être aussi aveugle que vous.

      1. ProUnitéNationale
        avec ce raisonnement terre à terre, normal que vous soyez impressionné par les balivernes de MAYOYO.

    2. Cher compatriote Procongo, je crois très sincèrement si vous êtes habitué de ce site vous n’aurez pas tenu de tels propos vis à vis de notre compatriote Mayoyo qui reste à mes yeux le premier intervenant du site en terme de production des articles intellectuels en qualité et en quantité. Et donc vous avez encore le temps de vous ressaisir et de rectifier le tire si non vous avez touché à côté de la situation. Mr Mayoyo est reconnu ici comme un grand penseur et personne ne peut me contredire avec des arguments appuyés si pas les gens de votre acabit. Moi qui vous parle je n’ai jamais rencontré Mayoyo mais grâce à ses écrits je l’ai apprécié et je continue à soutenir ses réflexions tant que celles-ci restent dans la droite ligne de mon approche . Merci et salutations patriotiques!

      1. Cher compatriote Roger Murhuza,
        1. vos yeux ne sont pas mes yeux. Pourquoi Mayoyo serait pour moi ce qu’il est pour vous ? Ata yo moko, ba faiblesses ya boye na logique nde indisposaka nga.
        2. « Et donc… » : Je cherche vainement les prémisses de cette conclusion .3. « Mayoyo est reconnu ici… » : NA ICI WANA, OLONGOLI NGA ?
        4. « Personne ne peut me contredire… » : Et pourtant, vous savez que je le fais. LOGIQUE. LOGIQUE. LOGIQUE. Nabengi yo trois fois.
        5. « Moi qui vous parle… » : Pas sûr que Mayoyo soit content qu’il soit défendu de cette piètre manière.

  6. FOFO
    1. « censuré les textes et les commentaires qui ne sont pas en leur faveur » : On vous a vus porté des cercueils lors des marches, tabassé de paisibles citoyennes et citoyens qui se rendaient aux meetings de Félix en Europe. Arrêtez de falsifier les faits. On critique Felix au pays sans être censuré.
    2. « Ont-ils ’une satisfaction psychologique de voir leur ethnie dominer le reste de la République politiquement et financièrement » : Êtes-vous atteints de folie ou quoi ? Quelle dimension ya bilobela !!!
    3. « la violation de la constitution s’est poursuivie » : NA PREUVE MPE TOSENGA ?
    4. « Efforts et intimidations sont en train d’être déployés pour avoir une CENI aux ordres également » : Des preuves !!!
    5. « Finalement en quoi la mise en écart du FCC a été utile ? »: à servir LAMULA et sa CENCO ?
    6. « Mais que faire pour que le National -Tribalisme disparaisse ? » : Il faut cesser de faire croire qu’ il existe.
    Il y a de vrais défis au pays au lieu de chercher à mobiliser des gens sur un faux sujet (national-tribalisme).
    7. « talibans comme forces supplétives pour des besognes … comme ce qui s’est passe à Mbuji-Mayi chez les catholiques ou chez Le Cardinal en weekend » . C’est avec de telles falsifications et manipulations que vous construire un Congo pluriel ?
    8. « L’élite intellectuelle a de la place de choix dans le processus qui doit nous libérer de ce fléau du National Tribalisme » : Quelle élite ? Les KATUMBI, FAYULU et co. qui s’empressent à exprimer leur indignation pour quelques objets de culte volés, mais pas quand on chante BOMA MULUBA DANS LEURS MEETINGS ? Des objets cultuels sont-ils plus importants que la vie des Lubas ? C’est cela votre Congo pluriel ?

    1. Cher Procongo
      Voici deux de vos affirmations :
      1. Fatshi a gagné l’élection présidentielle
      2. La haine anti luba ne date pas d’aujourd’hui.
      Comment conciliez-vous ces deux affirmations ? Faut-il croire que les Luba-Kasaïens sont devenus une ethnie majoritaire au point d’élire à eux seuls le président du Congo ? Si vous estimez que des Congolais d’autres ethnies ont « élu » Fatshi, pourriez-vous expliquer pourquoi leur haine anti luba ne s’était-t-elle pas exprimée dans les isoloirs ? Je parie que vous n’allez pas répondre à mes questions. Car, le national tribalisme n’est pas défendable d’où qu’il vienne. Retenez, cher compatriote, que l’arme de la victimisation ne tient pas la route. Mayoyo qui réfléchit à la démocratie et qui explique comment on peut construire un Congo paisible et prospère ne s’en prendra jamais à un compatriote du simple fait qu’il est de telle ou telle autre ethnie. Mais il s’en prendra toujours aux individus qui veulent dominer l’appareil de l’Etat au nom de l’idée qu’ils se font de leur ethnie. Et aujourd’hui, des tels individus se retrouvent au sommet du pouvoir avec Fatshi. Tout le monde en parle pendant que des tribalistes primaires luba-kasaïens se débattent comme des diablotins pour que cela ne se sache pas, en jouant sur la victimisation.

  7. Cher Monsieur Mayoyo,
    Je crains que vous compariez des réalités qui n’ont pas une commune mesure du fait d’absences à ce jour , d’analogies contextuelles et institutionnelles entre un Congo unitaire post-conflit et une Belgique fédérale voulue confédérale par
    une Flandre puissante en quête d’indépendance ou de rattachement au Pays Bas. (Dixit: Bart De Wever de la N.V.A).
    Il y a par ailleurs la région Bruxelloise que les flamands ne veulent pas lâcher car projetée future capitale d’une république flamande en devenir malgré le communautarisme linguistique turco-marocain.
    Est-ce le cas du Congo ?
    En effet, en dehors d’un Katanga « rebelle »et en l’absence d’un fédéralisme concerté permettant à chaque espace linguistique de profiter pleinement de ses avantages comparatifs, ils sont nombreux ces congolais aspirant à la concorde tribale et à l’unité du pays de leurs aïeux.
    Aussi, puissé-je postuler en substance qu’un fédéralisme à la congolaise ( à moyen ou long terme) puisse être le système à même de résorber les réflexes tribalo-regionalistes tapis dans la subconscience collective.

    1. Cher Armand,
      Dans le cadre de cet article, j’ai comparé ce qui était nécessaire pour démontrer les conséquences du fléau qu’est le national-tribalisme et comment les Belges l’ont éradiqué jusqu’ici. Quant à la solution que vous suggérez, le fédéralisme qui serait « le système à même de résorber les réflexes tribalo-régionalistes tapis dans la subconscience collective », il ne fonctionne dans le cadre de la démocratie partisane et conflictuelle telle que vécue en Afrique. Les exemples du Nigeria et de l’Ethiopie sont là pour le démontrer. En fait, la guerre entre unitaristes et fédéralistes qu’a connu notre pays est une querelle byzantine dans la mesure où dans l’unitarisme comme dans le fédéralisme, le national-tribalisme prospère. Si les Belges n’avaient pas scindé leurs partis politiques suivant les régions, ils seraient dominés par l’un ou l’autre ethnie. Par ailleurs, en Afrique, nous avons des « ligablo » et non des partis politiques.

  8. Chers Tous,
    Un élément audio d’un Conseiller spécial du Chef de l’Etat, un certain Tshimanga, circule dans les réseaux sociaux. Il craint qu’au rythme actuel du national-tribalisme luba-kasaïen, les Luba-Kasaïens ne soient chassés des autres provinces du pays si jamais Fatshi perdait le pouvoir. Un autre élément audio montre un homme qui se présente comme fils du Grand Equateur, interviewé par une journaliste sur le national-tribalisme luba-kasaïen. L’homme déclare que le mécontentement est profond au sein des populations du Grand Equateur qui s’étaient pourtant réjouies de la fin de la coalition mortifère FCC-CACH. Mécontentement à cause de l’injustice systématique. L’homme cite une société d’Etat d’où des fils du Grand Equateur sont tout simplement virés pour être remplacés par des Luba-Kasaïens dont certains viendraient directement de Mbujimayi et Kananga. Ainsi, des chefs de bureau luba-kasaïens auraient même remplacé des chefs de division bangala. L’homme cite les ressorts de Lingwala, Ngaliema, Matete, Lemba et Kinshasa. Les tribalistes primaires voudraient qu’on la boucle et qu’on regarde ? Non. On va continuer à dénoncer ce mal absolu pour tout Etat moderne.

    1. MAYOYO
      Voilà le triste destin des tribalistes primaires anti-luba-kasaïens sous Fatshi : Ils se débattent comme des diablotins dans un bénitier.
      Vous allez maintenant râcler les égoûts des réseaux sociaux pour trouver n’importe quel bilobela pour illustrer (illusoirement) vos ridicules analyses. Opposition sous Fatshi eza pasi. Un audio non authentifié. Avec un CONTENU STUPIDE : On a jamais chassé les Ngbandi, les Swahili, pourquoi le ferait-on des Lubas ? Voilà encore l’indice de la haine contre les Lubas. Votre prétendu « Tshimanga » déconne. Tout comme votre autre « fils du Grand Équateur ». Il babille et ne prouve rien. Il faut être si désesperé sur le champ de l’argumentation rationnelle pour recourir à des telles niaiseries.
      OSALA cours ya recherche scientifique na ULB, oza censé ya koyeba exigence ya qualité ya ba citations dans un travail. MAYOYO, SALELA CLASSE please !

  9. Cher Monsieur Mayoyo,
    Quoiqu’ identifiés sous le concept de « particratie et copinage », les « ligablos » politiques existent bien en Belgique et même en France. Souvenez-vous du Belge Armand Dedecker président du Sénat dans les affaires de vente d’hélicoptères avec Sarkozy Président Français. Il y a aussi l’affairiste russe Chodiev dans les affaires de nationalité octroyée sans respect de la procédure. Il y a les affaires de diamantaires d’Anvers avec le président du Sénat belge en conflits d’intérêt sous sa casquette d’avocat.. Je citerai également les affaires Van Cauwenbergh (PS) sur la conclusion des marchés publics à Charleroi, Publifin avec Stephane Moreau , samu social avec Yvan Mayeur, ventes de visa aux chrétiens iraniens par le parti flamand NVA avec Théo Francken, l’attribution opaque de la construction de la gare de Mons avec le PS d’Elio Di Rupo dénoncée par le parti communiste.
    Par ailleurs , l’administration communale de Saint Josse est dominée par des belges d’origine turque (Pour la première fois dans l’histoire belge le bourgmestre de cette commune est turc) et enfin; la fonction publique belge au niveau fédéral est dominée par les flamands. De ce qui précède et comparativement à la Belgique mon pays d’adoption , la question est de savoir :  » à quand la fin de notre autoflagellation ? »
    Globalement, le différentiel du Congo avec la Belgique réside en ceci que les belges bénéficient d’un pouvoir administratif installé depuis des siècles collaborant avec une justice rodée quoique de plus en plus étouffée , détricotée par les affairistes belges au pouvoir.
    Le Congo par contre est un État en construction avec une justice en plein rétablissement sous l’actuelle gouvernance. Le retour des institutions de Bretton Wood après plus de dix ans d’absence est un signal fort en ce qui concerne le début des indices de bonne gouvernance. Il faudra du temps parce qu’on en est encore au balbutiement de la renaissance d’un État jadis privatisé.

    1. Cher Armand,
      Je vis en Belgique depuis 1991. Je sais ce qui s’y passe. Et je n’ai jamais écrit qu’il n’y a pas des mafieux qui passent entre les mailles du filet. Ce que je fais, ce n’est pas de l’auto-flagellation. Un fait est certain, nous n’avons rien mis en place qui puisse mettre notre nation à l’abri du national-tribalisme. Réfléchir là-dessus et proposer des pistes de solution, ce n’est pas s’autoflageller. C’est assumer son devoir d’intellectuel dans une société. Par ailleurs, retenez que ceux qui tiennent le discours du temps qu’il faut donner à la démocratie pour s’asseoir n’ont aucun sens de l’observation. D’abord, en Afrique, c’est toujours le national-tribalisme qui finit par triompher. Ensuite, en Afrique même, il existe des nations qui sont aussi jeunes que le Congo-Kinshasa et où la gouvernance se porte bien. Dois-je vous citer le cas du Botswana ou celui de la Namibie ? La justice sous Tshisekedi est déjà à deux vitesses. C’est un signe qu’elle le sera davantage. Le cas d’Eteni Longondo est emblématique à cet égard. L’IGF a rendu son rapport. Où sont les poursuites ? On peut également citer le cas de Kabuya qui aurait dû être jugé en flagrance pour ses propos incendiaires. Le retour du FMI ? Savez-vous combien des fois le FMI a été au Congo ? Pour quel résultat sur le plan de la gouvernance ?

  10. JE SUIS TRES ETONNE ET CHOQUE DE LIRE CES LIGNES ECRITES PAR UN MONSIEUR QUE JE COMMENCAIS A ADMIRE POUR SON INTELLIGENCE ET CERTAINS DE SES ECRITS.
    C EST FAUX ET ARCHIFAUX DE PARLER DU TRIBALISME DANS L UDPS ET LE REGIME DE FATSHI. IL YA DES PERSONNES D AUTRES ETHNIES A DES GRANDS POSTES QU IL FASSE UN TOUR A MASINA KINGASANI ET KIMBASEKE IL TROUVERA BCP DES MEMBRES UDPS NON LUBA MEME BCP DES CONSEILLERS QUE NOUS CONNAISSONS MAIS NOUS TAISONS LERURS NOMS. MR MAYOYO A MOINS QUE JE N’AI PAS COMPRIS LE SENS DE VOTRE DISCOURS ET MA CONSTATONS EST LA SUIVANTE CE SONT UNE MINORITE DES PANGISMES QUI SONT LES TRIBALISTES QUE LES LUBAS OU QU’ILS SONT PEUT ETRE COMPLEXES VIS A VIS DES LUBA.BCP DES NON KASAIENS ONT VECUS ET SE SONT ENRICHIS AU KASAI SANS QU’ILS SOIENT LESES ET MEMES BCP DES KASAIENS ONT VECUS A KIKWIT MASI MANIMBA POUR LE TRAVAIL OU ETUDES SANS QU’ILS SOUFFRENT DU TRIBALISME.SANS RAPPORT MAIS NOUS NATIFS DE LEOPOLVILLE ET KINSHASA N AVONS CETTE TARE DE TRIBALO……DE MA PROPRE EXPERIENCE JE SUIS DU KWUILU MASI MANIMBA LES KASAIENS NE SONT PAS TRIBALISME C EST CETTE AMOUR QU ILS ONT ENTRE EUX COMME ARABES QUI DECONCENTRENT PLUS D’UN .JE FUS AUSSI MEMBRE DE L UDPS AVEC BCP D’AUTRS COMPATRIOTES BAKONGOS BANGALAS ET AUTRES. UNE QUESTION  » QUI C EST NOUS MIS DANS LA MERDE GRANDE SI CE N EST UN MPANGI » ?FAUX POLITICIEN FAUX DETENTEUR DU LIVRE D’OR UTOPIQUE. HORMIS CE POINT JE CONSIDERE QUE VOUS ETES QUELQU’UN DE TRES CULTIVE EPATEZ NOUS SUR D’AUTRES SUJETS PLUS CONSTRUCTIFS ET RASSEMBLEURS.FATSHI EST NOTRE FRERE DE SANG SOUTENONS LE.

  11. VOUS M ‘EXCUSEREZ BIEN CAR DANS L’EMPRESSEMENT JE N AI PAS RELU MES ECRITS ET PLEINES DE FAUTES D’ORTHOGRAPHE SONT PASSEES.
    QUAND JE PARLE DE SOUTENIR FATSHI C EST PAS DANS LES ERREURS MAIS EN APPORTANT CHACUN DANS SA COMPETENCE SON EXPERTISE DES CANAUX EXISTENT IL SUFFIT DE LES CHERCHER.
    PAROLE D UN MPANGI A CEUX QUI PENSENT QUE DES LUBAS SONT ENNEMIS.

  12. Montesquieu disait:  » D’où vient qu’un boiteux ne nous irrite pas et qu’un esprit boiteux nous irrite ? A cause qu’un boiteux reconnaît que nous allons droit et qu’un esprit boiteux dit que c’est nous qui boitons. » Cette citation résume à elle seule les échanges autour de la réflexion de notre Compatriote Mayoyo. Alors que ce dernier nous a démontré noir sur blanc qu’à l’instar de Mobutu et des Kabila père et fils, F.A. Tshisekedi s’inscrit également dans le national-tribalisme, certains Compatriotes; non seulement nient cette évidence, mais en plus, rejettent sur lui (Mayoyo) et ceux qui adhèrent à sa réflexion, le qualificatif de tribaliste. Et pourtant, les faits sont là et confirment le parti pris tribal dans la nomination dans les hautes fonctions dans le chef d’A.F. Tshisekedi. Prenons simplement l’exemple de son Cabinet. Le Chef de l’Etat, pour ceux qui ne le savent pas, dispose de 9 Conseillers Spéciaux. Voici la liste telle que tirée du site de la Présidence de la République: 1. Conseiller Spécial Chargé des questions stratégiques: Vidiye Tshimanga 2. Conseil spécial chargé des investissements : Jean Claude Kabongo 3.Conseiller spécial en matière de lutte contre la pauvreté : Badibanga Kabongo 4.Conseiller spécial en matière de coopération et intégration régionale : Bestine Kazadi 5.Conseiller spécial en matière d’infrastructures : Alexandre Kayembe 6.Conseiller spécial chargé de la jeunesse et de la lutte contre la violence faite à la femme : Chantal Yelo Mulop 7.Conseiller spécial en matière de numérisation : Dominic Migisha 8.Conseiller spécial en matière de couverture maladie universelle : Roger Kamba 9.Conseiller spécial chargé de l’environnement et du développement durable : Prof.Musibondo.
    Six (6) Conseillers Spéciaux sur neuf (9) sont originaires du Kasaï. Donc, nous n’inventons rien, mais les faits parlent d’eux-mêmes.
    Mais comment sortir de cette situation? L’une des pistes de solution serait, comme l’avait déjà suggéré le Compatriote Mayoyo, de légiférer sur cette question, mais aussi il faut songer à constituer une Commission parlementaire mixte (assemblée nationale et sénat) pour statuer sur les nominations au niveau du Gouvernement, de la haute administration, de l’armée et dans les entreprises publiques. Cette Commission devra auditionner les candidats, pour juger de leur probité et de leur compétence, mais surtout elle devra veiller à l’équilibre et à la représentativité des provinces lors des nominations. Cela existe dans des pays comme les USA, où les nominations effectuées par le Président de la République doivent obtenir l’aval soit du sénat, soit de la chambre des représentants. Cela permet d’éviter des nominations fantaisistes et clientélistes. Un tel système pourrait aussi nous aider à résoudre le phénomène de national-tribalisme.

    1. CHESTER,
      sorry, na langage ya rue, on vous dira : « suba olala ».
      Vous manquez à dire. Il s’agit de SES CONSEILLERS. Il peut même ajouter sa fille.
      Vous devez le juger sur son bilan à la fin de son mandat. Bozangi ya koloba. Opposition contre Fatshi eza pema boye !

    2. @ Bravo, Compatriote Chester, d’avoir démontré de manière documentée la stratégie de victimisation dont usent les praticiens du (national)-tribalisme Luba et leurs sectateurs, que moi même j’ai tenu à relever avec insistance ailleurs ! En effet ceux qui pratiquent au quotidien la doctrine du tribalisme ont vite fait de la rejeter sur ceux qui la leur dénoncent : c’est vous qui en parlez c’est donc vous qui la pratiquez, semble–til nous retorquer sans honte au mépris de la triste réalité qu’ils nous montrent aussi bien à la présidence que dans toutes les institutions du pays.
      ==============================================
      @ [[Nono
      8 AOÛT 2021 À 0 H 11 MIN
      @ Après avoir lu les éclairages de notre ami Mayoyo sur le national tribalisme et jeté un regard critique comment celui-ci se traduit dans notre pays avec notamment le cas des Luba autour de notre Président actuel, permettez un commentaire/analyse au vu de ce que je lis ici et ailleurs de nos Compatriotes intellectuels Luba. Ma première interrogation est de demander qui veut manipuler qui, qui est le vrai pyromane qui met le feu au pays mais s’érige en pompier, qui crie à une incitation à la haine pour fragiliser et saboter le pouvoir de Tshisekedi, qui ne veut trouver que des haineux, jaloux et tribalistes qui accuseraient injustement Tshisekedi et son équipe de ne nommer et de ne s’entourer que des personnes de son entourage oubliant que c’est cette réalité qu’ils nous offrent, qui envoie des pasteurs de réveil à la Ceni y imposer sans honte un candidat trop proche et donc docile à Tshisekedi pour pouvoir ainsi s’assurer le contrôle stratégique de la centrale électorale qui ne resterait ainsi indépendante que de nom, etc, etc… ?
      @ Autant de questions pour souligner davantage que la dictature du national tribalisme s’est dotée d’une STRATEGIE ELABOREE DE VICTIMISATION qui accuse à son tour tout contradicteur d’être le tribaliste qu’il ne serait pas elle, de jouer la carte tribale, se disant elle de n’être que victime. C’EST HELAS CE QUE VOUS LISEZ ICI SUR CE FORUM DE LA PLUME DE PRESQUE TOUS NOS COMPATRIOTES LUBA comme se défend leur frère du village Denis Kadima leur candidat à la présidence de la Ceni qui à cette occasion va s’efforcer de nier sa proximité de Tshisekedi et se présenter en seul expert électoral international !
      @ On le voit bien : on va ainsi effacer de force la réalité d’une présence massive aux postes stratégiques de décision et de commandement du pays des personnes originaires du Kasai, affirmer que ce sont les autres qui jouent la carte tribale et pas l’Udps. Or pour nous tous poser cette question c’est déjà y répondre. L’Udps a oublié sans honte qu’hier elle a contesté dans la rue le choix d’un Malonda accusé d’être proche de l’ancien régime pour se permettre aujourd’hui le contraire en imposant un Kadima proche d’elle et comme on voit des malins voleurs crier au voleur, accuser ceux qui refusent sa volte-face, la poutre dans leurs yeux et simplement la paille chez leurs contradicteurs.
      @ Les Luba ont bel et bien intégré dans leur défense une stratégie d’accusation des autres de tribalisme qu’eux-mêmes pratiquent à foison, le monde est aujourd’hui témoin. Voilà sur quoi je tenais à insister ici surtout que nos frères luba intervenant ainsi n’utilisent que cette tactique lorsqu’ils veulent contredire les propos des autres ! ]]

  13. Ce dernier papier de Mayoyo a l’heur de nous apprendre que le (national)-tribalisme n’est pas une spécificité africaine et surtout comment il a été utilisé à bon escient ailleurs et non manipulé comme dans nos républiques bananieres. On revient à la nécessité pour nos élites de domestiquer une démocratie adaptée à nos us et coutumes.

  14. Cher MAYOYO,
    vous posez des questions du genre 1+1 et pariez que je ne vais pas y répondre.
    1. D’emblée, j’attire votre attention sur la différence entre „ne pas répondre“ et „ne pas pouvoir répondre“.
    2. La victoire de Fatshi à l’élection n’exclut pas que la haine anti-luba soit vieille. Les „boma muluba tika nyoka“, „muluba akozua pouvoir te“ ont été bel et bien chanté avant 2018. En même temps, cette haine n’avait pas empêché que l’Udps soit le parti le mieux répandu en Rdc en 2018 (déclaration de Muzito).
    Pourquoi Mayoyo a alors du mal à comprendre ces deux affirmations ? C’est parce qu’il a des difficultés en LOGIQUE et ne s’est pas familiarisé avec le concept de COMPLEXITÉ.
    Il n’est nullement dit que tous les non-Lubas sont haineux ou tribalistes anti-Lubas. Il n’y a pas de quantificateur universel ‘tous’. Déjà vous écrivez vous-même : „DES Congolais d’autres ethnies ont « élu » Fatshi“ et non „LES Congolais d’autres ethnies…“ Assumez alors les conséquences de la différence entre ‘des’ et ‘les’. Vous fonctionnez avec un schéma trop simpliste selon lequel : Il y a d’un côté des Lubas et de l’autre côté des non-Lubas. FAUX. Il N Y A PAS DEUX ENTITÉS EN FACE À FACE. Le patriotisme, le mariage interethnique, la religion, les lieux de résidence, les fréquentations, les sports… tout cela mélange les gens et rend la réalité complexe. Ce qui fait qu’il y a des non-Lubas qui n’ont jamais chanté „boma muluba“ et détestent ou combattent cette expression de haine laquelle effectivement ne date pas d’aujourd’hui. Il y a des non-Lubas qui se battent avec hargne pour Félix, pendant qu’il y a des Lubas qui combattent ou se moquent de Félix.
    MAYOYO a tort de simplifier la réalité et d’homogénéiser les êtres humains. Cela conduit à des théories HORRIBLES comme celle qu’il s’evertue de propager ces derniers jours. Ce n’est pas seulement que le national tribalisme n’est pas défendable, mais aussi son existence sous Fatshi. Voilà pourquoi Mayoyo se met à falsifier, à râcler les égoûts des réseaux sociaux pour trouver n’importe quel bilobela qui puisse illustrer (illusoirement) ce fameux national-tribalisme. Tantôt un audio d’un Tshimanga, tantôt celui d’un fils du grand Équateur dans les réseaux sociaux. Élite ya ULB se réduit à de telles citations !!! On a jamais chassé les Ngbandi après Mobutu, les Swahili après Kabila, il faut alors être un haineux anti-Luba ou un idiot pour considérer l’hypotese de chasser les Lubas après Fatshi. SIA ! Vous ne réussissez pas à PROUVER SÉRIEUSEMENT qu’Il y a des „individus qui veulent dominer l’appareil de l’Etat au nom de l’idée qu’ils se font de leur ethnie“. C’est pourquoi vous amplifiez un vol des objets cultuels jusqu’à l’attribuer à Félix et ses partisans.
    „Tout le monde en parle“ ? Omoni ba problèmes na yo ya logique !!! Manipulation jusqu’à ce point ? Tout le monde ? Alors „ki tout le monde“ ebeba nango et désigne n’importe quoi maintenant. Voilà le triste destin des tribalistes primaires anti-luba-kasaïens sous Fatshi : Ils se débattent comme des diablotins dans un bénitier. Argumenter rationnellement eza nsaka ve. Opposition sous Fatshi eza pasi. Bokomi na ba machettes, na ba manipulation et falsification.
    Revenons au sujet : Effectivement Fatshi a gagné l’élection, sans que le KIKALA de la haine anti-Luba de certains Congolais ne soit remis en question.

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