Les élus de l’Ituri demandent le renforcement des effectifs militaires et la rotation des officiers

En marge de son séjour à Bunia, le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, a présidé dimanche 22 août, une séance de travail avec le caucus de députés nationaux de l’Ituri dans le cadre de sa mission à deux volets à savoir : humanitaire et sécuritaire sur notamment l’évolution des décisions prises en rapport avec l’état de siège décrété dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu.

Pour ces élus nationaux, c’est une joie immense de voir un Premier ministre effectuer une descente en Ituri surtout en cette période cruciale. « Nous voulons sincèrement remercier la présence du Premier ministre en Ituri. C’est depuis longtemps que nous avons vu un Premier ministre dans la province de l’Ituri. Cette rencontre d’aujourd’hui, fait suite à la rencontre tenue avec le Premier ministre le 06 juillet à Kinshasa à l’hôtel du gouvernement, avec comme objet, l’évaluation de l’état de siège. Nous avons commencé à évaluer l’état de siège après 60 jours, à Kinshasa et nous avons donné aussi de fermes recommandations au gouvernement, dont la descente en Ituri du Premier ministre pour palper du doigt, la situation que vit la population de la province de l’Ituri » a déclaré, au nom du groupe, le député national Wilson Adirodu, président du caucus de députés.

À l’en croire, l’état de siège est lié à deux problèmes à savoir l’aspect humanitaire mais aussi l’aspect lié aux opérations militaires sur place.

APA/

7 Commentaires on “Les élus de l’Ituri demandent le renforcement des effectifs militaires et la rotation des officiers

  1. Pour un état de siège optimal les élus de l’Ituri demandent le renforcement des effectifs militaires et la rotation des officiers présents sur place depuis longtemps alors que l’insécurité tarde à être jugulée sous leur conduite. Ces revendications de bon aloi ne sont pas hélas nouvelles. Qu’attendent pour y répondre le Chef de l’Etat, le PM, son gouvernement et l’état-major de notre armée ? On ne voit pas encore qu’ils ont pris conscience de ces justes et responsables revendications des élus du coin et à travers eux de la population.

  2. ROTATIONS POUR TOUS !
    L´idée d´une rotation des officiers est insufisante. Dans toutes les armées de la planète, pour des raisons psychologiques, il est impossible de garder les militaires pendant plus de 3 mois dans des opérations intensives.
    Toutes les armées ont cette obligation de faire des rotations des troupes afin d´obtenir des performances stables.. en faisant en sorte que les troupes puissent se reposer et retrouver un état mental ou psychologique stable avant de se preparer pour les futures missions.
    Au Congo, toutes ces règles élementaires de la gestion d´une armée nationale sont systematiquement ignorées de la part de ceux qui commandent l´armée.
    Il faut saluer cette initiative des parlementaires qui démontrent une bonne comprehension de la gestion des hommes sur le terrain.
    La rotation doit-être obligatoire et systematique.

  3. Ces pseudos députés affairistes doivent laisser les militaires faire leur boulot sans interférences inutiles. D’ailleurs, la plupart d’entre ces braillards ont des accointances avec les groupes armés qu’ils utilisent pour faire prospérer leurs activités louches. Qui peut raisonnablement croire qu’une guerre asymétrique qui dure depuis plus de vingt ans peut se terminer à l’espace de quelques semaines !!. Arrêtez de déblatérer sur tout et n’importe quoi.

    1. Mollo, cher ami ! Certes, nous sommes devant une guerre asymétrique difficile à gérer mais êtes-vous sûr que nos autorités civiles et militaires se sont toujours donné tous les moyens pour la vaincre ? Nous sommes tous d’accord que nos médiocres députés font partie du problème en affairistes, complices des criminels et bien plus mais prenons garde de ne pas bous ériger facilement en donneurs de leçons en parlant trop vite à partir du camp du pouvoir qui a aussi de son côté aussi beaucoup à se reprocher. Je serais vous même si j’ai raison de ne pas laisser déblatérer certains et même de défendre l’autorité en place, je retiendrais que personne de deux côtés n’est vraiment blanc comme neige, hélas…

  4. ELOMBE
    Les congolais souhaitent vivre dans une démocratie.. Dans un État démocratique, les parlementaires élus par le peuple doivent avoir plus de « pouvoir » pour contrôler l´execution des decisions politiques.
    Les militaires congolais doivent se soumettre á cette exigeance « démocratique » où les parlementaires évaluent leurs perfomances sur le terrain.
    Quand vous parlez d´une guerre de 20 ans, souvenez-vous que le président du Congo n´a pas « déclaré » un ETAT DE GUERRE comme la constitution l´exige.. Nous sommes dans un état de siège et on gagne jamais une guerre asymétrique avec un état de siège.
    Vous ferez mieux (vous qui êtes au pouvoir) de déclarer un ETAT DE GUERRE.. n´oubliez pas de faire voter un BUDGET qui va financer cet état de guerre en passant.
    Nous (les congolais) avons le droit de « déblatérer sur tout et n´importe quoi », c´est un DROIT obtenue après plus de 30 ans de lutte contre les dictatures.
    20 000 MILITAIRES FANTÔMES
    Les parlementaires attendent toujours les sanctions contre les généraux qui « continuent » de tirer profit des soldes, des armes et munitions des 20 000 militaires fantômes que le président de la RDC avait découvert au Kivu.

  5. SI VOUS PERMETTEZ !
    @ 1° Deux camps politiques au pays de Lumumba !? Le POUVOIR EN PLACE investi dans les conditions contestables au terme d’élections frauduleuses et constitué en une nouvelle majorité, l’Union sacrée, de façon autant laborieuse que souvent opaque et qui de même gère le pays selon des pratiques parfois arbitraires et patrimonialistes, comme il est de même flanqué en son sein de quelques OPPOSANTS INTERNES pas toujours droits. En face, des ADVERSAIRES itou équivoques et vacillants. Questions : où se trouvent alors les VRAIS PATRIOTES CONGOLAIS,
    ont-ils le droit de critiquer les deux camps et comment ? C’est peut-être la question autour de laquelle nous devons nous entendre, dialoguer pour l’intérêt national ; qu’en est-il aujourd’hui ? Souvent de vaines polémiques fût-ce en lisant les interventions ici…
    @ 2° Sinon c’est quoi la TRISTE REALITE ? Qui en effet peut encore douter que malgré la bonne volonté politique de changer les choses le pouvoir tarde trop à le matérialiser, freiné par des pesanteurs dues à ses propres modalités de fonctionnement. Exemple flagrant : certains dossiers de corruption, de fraude et de détournement sont bel et bien déterrés et présentés devant la justice mais non seulement beaucoup d’autres sont gardés en silence mais aussi la politique semble interférer dans ceux qui sont présentés devant la justice au point que leur traitement est souvent inachevé, sans suite ou alors point de restitution publique des sommes détournées. Ou encore un empilement de nouveaux organes à terme couteux pour traiter des mêmes questions et surtout de nouveaux cas de détournement sont découverts tous les jours dans ces organes nouvellement créés ou anciens – le cas de la fameuse mafia au sein de l’Armée découverte par le Chef de l’Etat lui-même et les détournements des fonds destinés à l’état de siège sont des exemples criants -, à quoi alors a abouti la volonté de changement, à des promesses creuses ?

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