Les non-dits sur l’horrible assassinat de Laurent-Désiré Kabila!

Desmond Tutu a dit: « Si tu es neutre en situation d’injustice, tu as choisi le parti de l’oppresseur ».

Bamba di Lelo
Bamba di Lelo

Cette proposition de Desmond Tutu est une proposition considérée comme « axiomatique », c’est-à-dire sans possibilité de démonstration admise d’un autre raisonnement acceptable. Il est important de savoir qu’entre le mardi 16 janvier 2001 et le mardi 16 janvier 2018, soit 17 ans après, le lieutenant Rachidi Muzele Kasereka aurait assassiné Mzee Laurent-Désiré Kabila, Président de la République Démocratique du Congo et chef de l’Etat, en présence d’un seul témoin, le professeur Emile Mota, directeur de cabinet adjoint chargé de l’économie et des finances au cabinet du président défunt. C’est la seule vérité cachée dans cette affaire, même si certaines personnalités, sous serment, en ont poursuivies, arrêtées d’autres, et les ont citées comme présumées assassins de l’ancien chef de l’Etat. En réalité, ce sont de véritables innocents qu’on a accusés alors qu’ils n’étaient nullement associés à l’affaire, et ceci pour un véritable complot, ourdi contre Mzee Laurent Désiré Kabila, qui, d’ailleurs, avait les pressentiments de son élimination physique décidée…

En effet, les juges de cette fameuse Cour d’Ordre Militaire avaient toutes les données fiables, et disponibles pour arrêter et présenter, à l’attention du public le ou les assassins présumés du feu président de la République, abattu, sans défense, comme une bête dans l’enceinte même de la présidence de la république, un site, pourtant, le mieux sécurisé du pays.

Par ailleurs, on doit se poser la question de savoir pourquoi la primeur d’annoncer la mort de Mzee Laurent a été réservée aux personnalités étrangères particulièrement à Kagame et à Museveni? Ces deux personnages ont été pour beaucoup, dans la déstabilisation du Congo-Kinshasa, il y a de cela 22 ans aujourd’hui, et également, fort probablement dans la disparition de Mzee Laurent Désiré Kabila, jadis, soldat du peuple!

Voilà pourquoi il m’est donc aisé de dire que l’assassinat de Mzee Laurent Désiré Kabila n’est pas un fait du hasard, mais bien un acte prémédité, un crime ignominieux, monté et organisé par des professionnels, pour davantage puiser les richesses dans les réserves de la République Démocratique du Congo, en toute impunité.

Cela étant, force est de constater que primo: le colonel Eddy Kapend n’a jamais trahi Mzee Laurent Désiré Kabila, que secundo: Eddy Kapend n’a jamais comploté contre Laurent Désiré Kabila, tertio: qu’il n’a jamais assassiné Mzee Laurent Désiré Kabila et enfin, quarto: qu’il n’a jamais posé un tel acte délictueux, de nature à avoir conduit son « Chef » et son bienfaiteur à une mort certaine.

De la bouche des assassins capturés à l’aveuglette, ces derniers racontent, avec force du désespoir que si le colonel Eddy Kapend était avec Mzee Laurent Désiré à l’instant fatidique, il aurait été tué, lui aussi, avec Kabila, sur le champ. Après son forfait fatal, fuyant par derrière et sachant qu’il n’échappera pas de son crime, Rachidi s’était suicidé en se tirant une balle dans la tête. S’en est le temps de coordonner la défense du palais, et de chercher son arme à son bureau, Eddy est arrivé trop tard sur le lieu du crime; pris de colère, il a arrosé d’une rafale le corps sans vie, ou mieux le cadavre de Rachidi qui, au demeurant, était déjà mort cliniquement parlant. Contrairement au mensonge généralement diffusé dans l’opinion, ce n’est donc pas le colonel Eddy Kapend qui a tué Rachidi. Car, le colonel Eddy n’était pas avec Mzee quand Rachidi l’avait assassiné, là où il se trouvait parmi d’autres dignitaires du régime. Et d’ailleurs, en cet instant-là, Eddy n’était pas armé?

Il est utile de préciser que Mzee Laurent Désiré Kabila est mort sur le coup devant le professeur Mota qui en fut témoin. Le régime de Kabila, à cet instant-là, s’arrêta.

Seulement voilà, du secret de la providence divine est spontanément sorti courageusement cet officier colonel Eddy Kapend, Chef d’Etat Major particulier du Président de la République, pour dire stop, et ordonner à tout le peuple congolais, et particulièrement aux généraux, officiers, sous-officiers, caporaux, et soldats de s’abstenir de tout acte de vandalisme, de nature à perpétrer les massacres contre notre peuple.

Chers compatriotes,

Vous êtes tous témoins de cette vérité historique; tous donc, militaires et civils, rebelles et loyalistes, étrangers et nationaux, lui obéiront spontanément comme par un amen collectif de l’évangile. C’est autant dire que le colonel Eddy Kapend a, non seulement empêché que le chaos ne s’abatte sur le pays comme ce fut le cas, jadis au Rwanda, lorsque le président Juvénal Habyarimana avait été lâchement assassiné à Kigali en 1994.

C’est autant dire qu’Eddy Kapend apparaît à nos yeux comme un héros de son temps, car ce dernier a, à coup sûr protégé la vie de nos populations et la famille de Laurent Désiré Kabila. Il a également arrêté les assassins complices de Rachidi, et il les avait mis tous vivants à la disposition des autorités judiciaires compétentes pour ouverture d’une enquête, afin d’élucider toute la vérité attendue sur cette ténébreuse affaire d’Etat.

A dire vrai, Eddy Kapend avait donc sauvé le régime de Kabila, en transférant sans aucune contrainte, le pouvoir du père au fils, par la seule force de sa loyauté à demeurer fidèle à Laurent Désiré Kabila président défunt, par son serment spécial à respecter et faire appliquer son testament politique dont il était le gardien. Et, il n’y a pas d’autres sources à la survie de ce régime qui se prolonge à travers Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi, suivant le deal entre lui et Joseph Kabila.

Contrairement aux propos sulfureux de Yerodia Abdoulaye Ndombasi, qui dit: « … le colonel Kapend et consorts sont des innocents dans l’assassinat de Laurent Désiré Kabila, mais on ne peut pas les libérer de la prison tant qu’on n’aura pas trouvé les vrais coupables ». Et ici, ma question pertinente est celle de savoir à quel principe juridique moral ce raisonnement de l’ancien baron du régime, le camarade Yorodia, tient-il? D’une analyse irrationnelle, subjective ou orientée?

Pourtant, Eddy avait mis à leur disposition, Yerodia étant lui-même ministre de Kabila, les présumés coupables de la mort de son ancien compagnon de lutte les présumés coupables de la mort de Laurent Désiré Kabila, et accepter comme parole de l’évangile, les idées ubuesques de Yerodia ainsi que celles des autres pseudo kabilistes, constituent une trahison à la mémoire de Mzee Laurent Désiré Kabila. Au contraire, Yerodia, Mwenze Kongolo et tous les amis de l’ancien président de l’époque, devraient se liguer comme un seul homme pour exiger la libération non seulement d’Eddy Kapend mais également et surtout de toutes celles et ceux qui sont innocents dans cette affaire et qui subissent l’injustice de la loi du plus fort, et l’emprisonnement injustifié de presque 20 ans maintenant, sans raison valable.

Sont-ils placés dans les couloirs de la mort pour mourir à petit feu, alors même que la Cour d’Ordre militaire n’a jamais prouvé leur culpabilité dans cet assassinat? Bien que, de leur groupe, 28 détenus sont déjà morts pour rien. Enfin, pour le plaisir du tireur de ficelle, commanditaire de cet acte ignoble!

De ce récit, nous pensons qu’après 18 ans de détention, Eddy Kapend est en droit de demander à l’organe de la loi, et aux compagnons de Mzee Laurent Désiré Kabila, où sont les assassins de l’ancien Président, que ce dernier avait mis à leur disposition? Qui les avait libérés et pourquoi? Et si par ailleurs, on n’en avait pas été soi-même complice, ou encore auteur intellectuel du crime?

Devant cette évidence et avec le recul du temps, si, par absurde, le lieutenant Rachidi ne s’était pas suicidé, il serait aussi parti comme tous les autres fugitifs, libérés pour une mission bien accomplie! Et, pour camoufler la vérité sur la mort du président de la République, les initiateurs de ce crime, ont décidé l’arrestation du colonel Eddy Kapend comme un parfait bouc-émissaire. Le terrain étant donc resté sans contrôle, ce qui, de fait, a permis aux nouvelles autorités, tirant profit du crime, de libérer, loin de l’œil indiscret, les recruteurs et les assassins de cet acte ignoble et barbare.

De ce qui précède, et pour tous les biens que le colonel Eddy Kapend a rendu à la nation, au peuple congolais, et à la famille de Laurent Désiré Kabila, Eddy Kapend n’a eu comme récompense que la prison!

Devant cette nouvelle évidence, et avec recul, si Rachidi ne s’était pas suicidé, il serait aussi parti comme tous les autres pour disculper voire cacher la vérité sur la mort de Mzee Laurent Désiré Kabila. Ainsi, face à un doute, et à défaut des preuves probantes, le colonel Eddy Kapend, qui aurait dû prendre le pouvoir, mais ne l’a pas pris, par loyauté à son chef lâchement assassiné, Eddy apparaît, aux yeux de l’opinion, comme un parfait bouc émissaire, qui paie à la place des autres commanditaires fugitifs!

A l’analyse de notre succinct réquisitoire, nous n’avons pas la prétention d’avoir épuisé ce sujet d’extrême actualité, néanmoins, comme décrit lors de nos précédentes publications sur ce sujet, nous disons et confirmons que comme toute le monde le sait (pouvoir et peuple): que le Colonel Eddy Kapend est innocent de la mort du président Laurent Désiré Kabila, en dépit du mensonge de la Cour d’Ordre Militaire de triste mémoire. D’ailleurs, aucun jugement définitif n’existe sur cette nébuleuse affaire, où d’ailleurs un doute méthodique persiste encore dans notre subconscient collectif.

Certes, il y aura probablement d’autres procès à l’avenir et des enquêtes pour connaître la vérité, autour de la mort d’un chef d’Etat en plein exercice, mais en attendant, rien n’est fait, au contraire, on se contente d’amplifier l’accusation contre Eddy, et consorts, d’atteinte à la sûreté de l’Etat, en leur portant ainsi, par la force des choses, l’habit de prisonnier, alors qu’ils sont innocents et, malgré ce désir de faire mal à un semblable, Eddy et ses compagnons furent amnistiés en 2005, et acquittés par la Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples en 2013, avec l’obligation pour l’Etat congolais de les libérer tous et les dédommager pour les préjudices physiques et moraux subis lors de leur détention injustifiée. Bénéficiaires de toutes les mesures de décrispation telles qu’exigées par tous les accords politiques internes et externes en l’occurrence: Lusaka, Sun City et Saint-Sylvestre du 31 Décembre 2016.

Chers compatriotes,

Nous ne pouvons pas conclure ce condensé de plaidoyer, nous les amis et compatriotes d’Eddy Kapend, sans en appeler à l’ultime attention du nouveau Président de la République, Félix Antoine-Félix Tshilombo Tshisekedi, que depuis sa prise de fonction, il ne cesse de nous conduire, selon sa rhétorique, dans un carrefour d’un Etat de droit, et si tel est le cas, nous recourons donc à son autorité, afin que la reconnaissance de toute la nation congolaise, et de la famille biologique de Laurent Désiré Kabila, soit rendue à Eddy Kapend pour sa maîtrise de la situation, le jour fatidique du 16 janvier 2001 et de libérer sans autre forme de procès le Colonel Eddy Kapend et ses compagnons d’infortune.

In fine, ça sera ainsi justice pour eux, et pour la mémoire de Mzee Laurent Désiré Kabila, qui s’est trompé de partenaires, lors de sa marche triomphale vers Kinshasa, un certain 17 Mai 1997, dont le sang ne doit pas couler sur la tête des innocents, alors que les coupables sont à l’abri de tracas nauséabonds.

En sus, nous profitons de cette tribune, nous les amis, compatriotes et famille d’Eddy Kapend, d’exprimer notre vif souhait, à Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi, Président de la République et Chef de l’Etat, de libérer comme il l’a déjà fait, précédemment, à d’autres prisonniers politiques, et d’opinion, le colonel Eddy Kapend, et ses compagnons, pour des raisons humanitaires et de justice, d’une part et de décrispation de crise d’autre part.

Par ce geste paternel, nous souhaitons vivement que la République Démocratique du Congo, notre pays, sorte, si vite, au cours de votre quinquennat, de ses prédateurs véreux, machiavéliques et haineux, et connaisse à l’instant présent, une renaissance humaniste et démocratique, pour qu’enfin, qu’elle devienne un couloir de la paix, et de pont entre les civilisations, en espérant que demain, les temps seront meilleurs!

 

Par Bamba di Lelo
Docteur en Sciences Politiques de l’UCL
Analyste des Questions politiques du Congo
E.mail: jbadil@hotmail.be

13 thoughts on “Les non-dits sur l’horrible assassinat de Laurent-Désiré Kabila!

  1. Que Son Excellence Félix Antoine Tshilombo, Président de la République et Chef de l’Etat, libère par la même occasion nos 15 millions de dollars. Ce n’est point pour acheter des Ferrari ou des villas à Miami. On en a grandement besoin pour assurer une partie des coûts liés à la gratuité scolaire pour nos enfants.

  2. Une fois de plus je soutiens ce plaidoyer su toute la ligne. Ici je constate avec enthousiasme, que le compatriote Bamba di Lelo donne non seulement la leçon de morale à des individus en manque de vertus, mais bien plus, le Docteur Bamba tente de démontrer avec le style qu’on lui reconnaît, les abus de Joseph Kabila, de maintenir d’autorité et injustement le Colonel Eddy Kapend et son groupe, en prison, pendant 18 ans, sans espoir d’être libéré un jour. Et le peuple congolais observe impuissant cette situation malencontreuse sans prendre une position énergique, face à cette dérive d’autoritarisme, qu’incarne malheureusement Joseph Kabila, un enfant soldat foncièrement stupide et acculturé. Je le regrette.
    J’ai dit !
    Kolomboka

  3. A Bamba di Lelo
    A la lecture de ce récit, je me dits que notre pays dispose tout de même des compétences à même de relever la situation de crise multifactorielle que vit la République Démocratique du Congo, et ce, depuis son occupation par une coalition des troupes étrangères, particulièrement celles du Rwanda, Ouganda, Burundi, Zimbabwe et consorts.. Fort de ceci, je lance un appel solennel à notre élite et à la communauté savante congolaise, de lutter en synergie avec le Professeur Bamba di Lelo pour qu’ensemble, vous puissiez exigé la libération de tous les prisonniers innocents cités comme présumés assassins sur la mort prémédités de Laurent Désiré Kabila. La Nation congolaise vous en restera à jamais reconnaissante.

  4. Joseph Kabila est l’assassin de son père nourricier, Laurent-Désiré Kabila. Il est temps que la vérité soit dite sur cette affaire qui a fait couler beaucoup d’encres.
    Kabila n’est plus président du Congo, il doit répondre de tous les actes criminels qu’il a commis au Congo. Sa place n’est pas à Kingakati mais, en prison ou en exil.
    La République Démocratique du Congo ne retrouvera la paix et la stabilité qu’à l’issue de la neutralisation de ce tueur à gage, Joseph Kabila qui a massacré des millions des Congolais et qui, malgré avoir quitté le pouvoir tiens absolument à demeurer le maître du Congo avec une fausse majorité qu’il s’est octroyé en nommant les députés, sénateurs et gouverneurs des provinces.
    Les Congolais doivent aujourd’hui se lever comme un seul homme à travers un soulèvement populaire pour réclamer la mise à l’écart de Joseph Kabila au niveau de toutes les affaires de l’Etat congolais. Kabila doit être arrêté et déférer devant la justice pour les crimes économiques et les crimes du sang qu’il a commis au Congo.
    Eddy Kapend et ses compagnons détenus injustement durant plusieurs années, doivent trouver la liberté sans condition.
    Le véritable assassin de M’zee Laurent Désiré Kabila est connu, il s’agit de l’ex président de la République Joseph Kabila qui a sa place en prison ou en exil et non à Kingakati.

  5. Jo Bongos a parfaitement raison de réclamer les 15 millions appartenant à la caisse du « trésor public congolais ». Car, en effet, face à la crise endogène que traverse le Congo -Zaïre, il nous faut instantanément, une politique qui favorise l’amélioration du pouvoir d’achat de notre peuple tout en augmentant les revenus de l’Etat. Pour y arriver, on est tenu de combattre la corruption et le détournement massif de fonds publics par la classe politique, en commençant par Félix Antoine Tshilombo lui même, et le « renard », le « traître », son Directeur de Cabinet. En entendant, le cas d’Eddy Kapend doit nous interpeller tous, afin qu’intervienne à son égard une solution salutaire. Tout mon appui et vive reconnaissance au Prof. Bamba di Lelo pour son implication volontariste sur ce dossier ultra sensible.

  6. L’intervenant de ce commentaire est un officier mieux formé à Kotakoli et affecté à l’époque à la « D.S.P ».Je suis révolté d’observer l’indifférence coupable de mes compagnons d’armes face à la souffrance morale et physique que ne cesse de subir notre compagnon d’arme le Colonel Eddy Kapend. On ne se pose même pas la question de savoir de quelle manière vit son épouse et ses enfants ! Dès ce jour, j’exige au nouveau Président de la République sa libération immédiate. Je suis prêt à me sacrifier pour cette cause. Car, Hippolyte Kanambe au nom d’emprunt de Joseph Kabila ne peut pas prendre tout le monde en otage.
    Plus rien à vos ordres !
    Asumba na Nganda
    Major

  7. LA FAMEUSE RETROCOMMISSION QUI A EBRANLE LA REPUBLIQUE FRANCAISE ET QUI A CONDUIT DES GRANDS HOMMES ETATS DEVANT LA JUSTICE AU CONGO ON NOUS BALANCE QUE CE N EST RIEN.
    ET PENDANT QUE LES CONGOLAIS VIVENT DANS LA GALERE ET QUE CETTE AFFAIRE N EST FINIE MR KAMERHEON SE PERMET DE S OFFRIR UNE MONTRE DE LUXE A 65.000 EUROS FELIX FUNGOLA² MISO AVEC CET ENERGUME QUI SE CROIT PLUS CONGOLAIS QUE TOUT LE MONDE. SI LES AMIS DE L UDPS N OUVRENT PAS LES YEUX CET OVNI VA LES CONDUIRENT DROIT DANS LA FOSSE SCEPTIQUE.BOKOTIKA KOYIBA CONGO MUKOLO NINI?

  8. LES NON-DITS SUR L’ASSASSINAT DE LAURENT-DESIRE KABILA.
    PEUPLE CONGOLAIS,
    L’article du professeur Bamba-di-Lelo me donne l’opportunité de dire ce que je sais sur cet assassinat, car le 16 janvier 2001, je me trouvais à Kinshasa.Certaines informations que je vous fournis sont extradites de mon article intitule: CAUSES ET CONSEQUENCES DE LA GUERRE EN RDC” « MWANGAZA », GROUPE DE RECHERCHE ET D’ETUDES SUR LE CONGO (G.R.E.C). Londres, le 27 Avril 2003. Il est peut-être long, mais il faut le lire, car nous, contrairement aux inepties de Tshilombo, nous allons fouiner dams le passé, et juger tous les coupables qui continuent à endeuiller notre people, y compris lui-même Tshilombo qui devra être jugé pour haute trahison
    I.-Le déclenchement de l’opération « short cut »
    Ayant constaté que Kabila gênait la réalisation de leur plan de partition de la RDC et le fait qu’il avait mis fin à la « coopération » avec les Rwandais, les Etats-Unis ont commencé à élaborer le plan d’attaque sur Kinshasa afin de l’évincer du pouvoir car il avait refusé d’appliquer les dispositions de l’accord signé à Lemera. C’est cela la vérité. En d’autres termes, les Congolais sont victimes d’une guerre dont ils ne connaissent ni les tenants et les aboutissants. C’est pourquoi, nous, patriotes Congolais devrons en tout temps interpeller le gouvernement et ceux-là qui étaient allés « boutiquer » ces accords maffieux de les rendre public. Ceci étant, ce que les Congolais doivent savoir c’est que cette opération a été conçue et mis en place par la CIA et le Pentagone aidés par les membres du « Tutsi International Power » ainsi que par des Congolais recrutés pour la mise ouvre de l’agression.
    II,- L’équipe américaine qui avait préparé le plan de l’opération.
    1. Colonel Rogers : il est du pentagone, c’est un spécialiste de l’Afrique centrale. C’est lui qui est chargé du dossier RDC, notamment pour des questions de coopération militaire. C’est un ancien du Viêt-Nam.
    2. Colonel Dennis : il a commencé de travailler pour le pentagone dès l’âge de 24ans. Il appartient au corps des marines. Il a combattu au Viêt-Nam, il a participé aux côtés des Anglais dans la préparation du plan d’attaque pendant la guerre des Malouines, des îles que se sont disputées la Grande-Bretagne et l’Argentine dans les années 80′. Il travaille de connivence avec la CIA et a participé activement à l’élaboration du plan d’attaque contre notre pays. Spécialiste des coups fourrés, c’est son commando qui est allé chercher Manuel Noriega au Panama. Son plus grand problème était la reprise de la coopération militaire avec Kabila comme ce fut du temps de Mobutu. Mais Kabila ne voulait plus de ce genre de coopération où des gens venaient avec des cahiers de commande, et avant même que la marchandise ne soit livrée, ils touchent des grosses commissions auprès des « complexes militaro-industriels ». Pendant tout le temps que Mobutu était au pouvoir, il s’était fait beaucoup d’argent et cela était son gagne-pain. Kabila lui a ôté le fromage dans la bouche, c’est pourquoi il était résolu à le combattre à tout prix. C’est lui qui avait monté le manège contre l’Angola en soutenant militairement le F.N.L.A d’Holden Roberto contre le MPLA. Il a par la suite apporté son soutien à l’UNITA de Jonas Savimbi. La vente des armes étant devenu une obsession pour lui, il est prêt à éliminer quiconque qui se mettrait de travers sur son chemin.
    On a là une des explications de l’assassinat de Mzee Laurent-Désiré Kabila. Aujourd’hui encore, le Colonel Dennis est très actif dans ce commerce juteux de vente d’armes en Afrique. Il est en contact avec plusieurs « complexes militaro-industriels où ilcontinue à toucher des grosses commissions.
    3. William Casey : ancien directeur de la CIA qui succéda à George Bush père, ami personnel de Mobutu, il a été dans tous les coups fourrés en Afrique noire. Il avait fomenté des coups en Angola en soutenant Savimbi ; au Rwanda, il était de ceux, avec Kofi Anan, qui avaient conçu et planifié le génocide rwandais ; en Ouganda, il avait fomenté le coup d’Etat contre Idi Amin Dada. C’est lui qui avait recruté Mandela et d’autres marionnettes congolais dont Wamba dia Wamba, Emile Ilunga etc. Ainsi, dès le mois de mai 1998, il est allé donner des instructions à Kagame et Museveni sur la projection du plan d’attaque contre notre pays.
    Tous ces personnages américains cités ci-haut se sont retrouvés au mois de Mai 1998 à l’hôtel Intercontinental de Nairobi au Kenya pour mettre la dernière touche sur le plan d’attaque qui ne devrait prendre tout au plus que 15 jours. L’opération « short Cut » devait avoir lieu au mois de Juin 1998.
    Mais Jacques Chirac intervint auprès de la CIA pour qu’on la repousse après la coupe du monde, car cela risquerait d’ébranler la communauté africaine de France et que les risques d’attentats étaient à craindre. C’est ainsi qu’une semaine avant la coupe du monde, Chirac entreprit un périple africain qui l’avait conduit en Afrique du Sud où il s’est mis d’accord avec Mandela, ensuite il arriva à Luanda en Angola pour convaincre le Président Dos Santos de ne pas intervenir pour sauver Kabila, en échange, la France n’allait plus soutenir militairement Savimbi. Tout était alors conclu ainsi. Mais dans l’entre-temps, Kabila sentant l’imminence de l’agression, fit un voyage à Cuba où il avait exposé à Castro toutes les manigances des services secrets occidentaux ourdies contre lui.
    C’est ainsi qu’il convainquit Dos Santos, qui était en ce moment-là en vacances au Brésil de rentrer vite à Luanda pour soutenir Kabila, car s’il ne le faisait pas, les occidentaux allaient faire installer l’UNITA aux portes de Luanda. C’est donc l’Angola dans le Bas-Congo qui fit échouer l’opération « short cut », et dans la ville de Kinshasa, ce sont les jeunes de Macina, Ndjili, Kingasani, Kimbansek, Lemba Riflar qui ont fait échouer ce plan de la CIA.
    III. Les membres du Tutsi International Power qui participé à l’agression de notre pays
    1. Ntarantibu : ancien administrateur de la Compagnie sucrière de Kwilu Ngongo, c’est l’un des plus grands financiers du « TIP”. Il vit en Belgique et au Canada. Il est arrivé à Kinshasa à la faveur de Bisengimana Rwema. C’est Ntarantibu qui avait fourni à ses frères tutsi rwandais le plan de la Province de Bas-Congo et il a participé à l’élaboration du plan d’attaque de l’opération «short cut » du 2 Août 1998.
    2. Michombero Marumbi : tutsi burundais ; c’est le neveu de l’ancien Président burundais,
    Michel Michombero. Il vit au Canada et aux Etats-Unis. Il a également financé l’agression contre notre pays. Il possède deux brasseries, l’une à Bujumbura et l’autre à Kigali.
    3. Ntare : neveu de l’ancien Roi Ntare V du Burundi. Il vit aux Etats-Unis. Il a également finance la guerre.
    4. Bizimungu : neveu de l’ancien Président rwandais, Pasteur Bizimungu. Il vit aux Etats-Unis et en Belgique.
    En fait le TIP n’est pas une organisation structurée. Quoique Museveni en préside les réunions, il fonctionne comme une organisation ancestrale du type mafieux. Ses membres sont très astucieux et ont plusieurs lobbies dans le monde : aux :Etats-Unis, en Grande-Bretagne, au Canada, en Belgique, en France, en Allemagne et même en Israël ! Ainsi pour mener à bien leurs activités criminelles en RDC, la CIA avait mis leur disposition, à l’époque, c’est-à-dire dans les années 1995-1998 la somme de 2,5 milliards de US $ provenant du blanchiment de l’argent de la drogue en provenance de Colombie. Ces fonds ainsi blanchis sont logés dans deux comptes, à la Barclays Bank de Kampala et à celle d’Entebbe. C’est Museveni qui gère ces deux comptes. Et ce n’est pas pour rien qu’il s’est lié d’amitié avec Jean-Pierre Bemba, parce que celui-ci fait cultiver la coca sous les caféiers de son père à Linge, Molegbe, Zongo et dans les environs de Gbadolite. Des avions cargos de Museveni partaient de l’Ouganda, atterrissaient sur l’aéroport de Gbadolite, chargeaient des sacs pleins de feuilles de coca et reprenaient le chemin de retour pour Kampala ou Entebbe où les agents de la CIA leur versaient des sommes importantes d’argent. Les Américains sont au courant de cette situation, mais laissent faire tant que ces deux amis servent leur cause à savoir la déstabilisation de la RDC.
    Après l’échec de l’opération « short cut », la CIA commençait à réfléchir sur comment éliminer physiquement le Président Kabila. Dans l’entre-temps, les Tutsi, ayant perdu plusieurs de leurs commandos d’élite formés à Fort Bragg en Caroline du Nord sous la direction du Général John Jumper, Museveni a fait demander un « cessez-le-feu » entre lui et le Président Kabila et ce via l’Ambassadeur des Etats-Unis de l’époque, M. Swing. La CIA proposera alors que les deux protagonistes puissent se rencontrer et signer cet accord de cessez-le-feu. C’est ainsi que les Américains passeront par le canal de leurs amis arabes : l’Egypte, la Jordanie, l’Arabie Saoudite et le Koweit afin de persuader Khadafi de faire la médiation. Ce qu’il accepta croyant que cette proposition venait de ses pairs arabes, alors que celle-ci venait des Américains. Ni Khadafi, ni Kabila ne le savaient, sauf Museveni bien entendu. C’est ainsi que furent signés, fin Février 1999,les accords dits de Syrte, du nom d’une ville de Libye, entre Khadafi, Museveni et Kabila.
    Connaissant la perfidie des Tutsi, rentré à Kinshasa, le Président Kabila, au faîte de sa
    popularité entreprit une vaste campagne de recrutement. On a vu des jeunes venus de toutes les communes de la capitale envahir le Stade des Martyrs pour se faire enrôler dans l’armée afin de défendre la patrie en danger. Ce qui n’était pas du goût à plaire à la CIA et aux occidentaux qui voyaient ainsi leurs projets d’en finir avec Kabila renvoyés aux calendes grecques, et inquiéta Museveni.
    C’est ainsi que ce dernier, suite aux conseils de son conseiller occulte, un certain
    George Bartmouth de nationalité britannique, convoqua du 7 au 10 Mars 1999, une reunion secrète à Kampala où se sont retrouvés :
    • le 1er conseiller de l’Ambassade de Belgique,
    • le conseiller britannique chargé des questions du Commonwealth,
    • le 1er conseiller de l’Ambassade de France et enfin
    • le 1er conseiller de l’Ambassade des Etats-Unis tous en poste à Kinshasa, venus spécialement répondre à l’invitation de Museveni pour lui rendre compte de l’évolution politico-militaire en RDC et lui indiquer les moyens de contrer Kabila.
    Sur le terrain des affrontements militaires, le Président Kabila a dû faire face à plusieurs trahisons venant de l’Etat-Major des Forces Armées Congolaises et de son entourage propre. L’offensive des FAC s’enlisait de plus en plus et Kabila commençait à subir des pressions diplomatiques, politiques et économiques.
    IV. La chasse à l’homme ou au « gibier rare d’Afrique »
    Les services secrets occidentaux avaient conçu plusieurs plans pour l’élimination physique du président Kabila à savoir :
    1. faire abattre son avion en utilisant la méthode du tour de contrôle pirate ;
    2. coincer son cortège lors d’un aller ou retour de l’aéroport ;
    3. l’empoisonner ;
    4. ou l’abattre à l’aide d’une arme à balles explosives, etc.
    Pour ce faire, la CIA et le Pentagone avaient déjà chargé Mandela au mois d’Avril 1999, c’est-àdire, deux mois avant la signature des accords de Lusaka, de mettre sur pied des antennes d’espions pour suivre l’évolution de la situation dans les pays de grands-lacs. La CIA et le Pentagone avaient alors sélectionné 12 de leurs meilleurs agents réputés pour leur atrocité et leur violence. Ces indics étaient regroupés en 3 groupes que voici :
    a) Au KENYA : le chef d’antenne est le Colonel Blood : cet ancien attaché militaire américain est ancien du Viêt-Nam où il s’était illustré par sa cruauté, il avait aussi participé au
    débarquement raté des marines américains à Cuba. Il a été en poste en tant qu’Attaché militaire au Mexique et au Paraguay.
    b) En ZAMBIE : le chef d’antenne est le Colonel Carrington. Il avait également servi au Viêt-Nam, et à la première guerre du Golfe. C’est un ancien attaché militaire américain en Egypte au Caire.
    c) En OUGANDA : le chef d’antenne est le Colonel Karl. Fils d’un fermier de l’Etat de Virginie (USA), il fut attaché militaire en Israël et au Koweit. C’est au Koweit où il était chargé après la première guerre du Golfe en 1991, d’espionner Saddam Hussein avec le concours de 84 barbouzes de la CIA.
    Ces équipes fournissaient régulièrement des informations à la CIA et au Pentagone sur l’évolution de la situation politique, militaire, économique et de sécurité de notre pays sous la présidence de Mzee L.D. Kabila.
    Au cours du mois d’août 1999, deux espions britanniques avaient été arrêtés aux abords de l’aéroport de Ndolo à Kinshasa puis relâchés et remis à l’Ambassade de Grande-Bretagne à Kinshasa. Interrogé sur ces entrefaites, l’Ambassadeur britannique se contentera de répondre que c’était des membres de l’Ambassade qui venaient voir comment est-ce que l’on pouvait procéder à l’évacuation des étrangers européens au cas où il y aurait une attaque dans la ville de Kinshasa.
    Or, il s’agissait bien sûr d’étudier un plan d’attaque en pleine ville de Kinshasa où devaient atterrir les troupes du MLC et du RCD. Au cours de la même période, 3 autres espions, américains cette fois-ci avaient été appréhendés à Lubumbashi, porteurs de fusils d’assaut avec balles explosives : il s’agissait en fait d’un commando venu de Lusaka qui était chargé d’étudier les moyens d’abattre le Président L.D. Kabila à Lubumbashi où il se rendait souvent pour se ressourcer. Ils avaient été
    également relâchés et remis à l’Ambassade américaine à Kinshasa. Interrogé sur ces faits plutôt flagrants, l’Ambassadeur américain de l’époque, M. Swing répondit que ce sont des missionnaires privés qui étaient venus faire du tourisme. Interrogé sur le fait qu’ils détenaient des armes d’assaut de grosse calibre, il mentira encore en disant que ces armes leur servaient à abattre du gibier pour se nourrir : double mensonge, car ces espions n’étant munis d’aucun visa congolais, ils avaient été expulsé.
    Dans le même temps au cours de la même période, 3 espions de la CIA étaient également arrêtés à Harare au Zimbabwe. Ceux-là ont été emprisonnés, jugé et condamnés. Les Américains enverront leur homme de paille, M. Kofi Anan pour les faire libérer ; mais cela avait pris beaucoup de temps avant qu’ils ne puissent être relaxés et ce moyennant compensation financière.
    Toujours dans la chasse au « gibier rare d’Afrique », l’Afrique du Sud avait « accrédité »
    discrètement un diplôme sud-africain aux fins d’éliminer physiquement le Président L.D. Kabila. Il s’agit d’un certain Ian Davidson. C’est un métis d’origine boers. Il était en poste à Luanda, à Windhoeck en Namibie et son dernier poste au moment de fait fut le Lesotho. Il avait vite rebroussé chemin lorsque ses collègues espions britanniques et américains avaient été appréhendés.
    Finalement, un matin du 16 Janvier 2001, ils l’ont eu.. Nous n’allons pas commencer ici à spéculer sur les circonstances de cet: odieux assassinat ; il appartiendra à l’histoire de faire la lumière un jour.
    V.- Mais la question que l’on doit se poser tous est de savoir :
    1. « que faisait l’Ambassadeur de Belgique, M. René Nyskens, habille en blouse medicale, dans les enceintes des Cliniques de Ngaliema,lorsque l’on y avait amené le corps de Mzee L.D. Kabila » ?
    2. Qu’y faisait egalement le Docteur Mashako Mamba ?
    3. Quelle était le rôle de Mutombo Dikembe, publicitaire de la compagnie multinationale de communication “AFRITEL”, charge d’écouter toutes les conversations de Laurent-Desire Kabila et dont l’Antenne, d’une portee d’écoute de 50 km à la ronde était fixée tout près de la residence de PAPA WEMBA à ma “champagne”. Plusieurs autres antennes ambulantes circulaient dams des ambulances de son hospital. Il sied de signaller ici que le jour de l’assassinat de L.D. Kabila, toutes les communications d’autres companies de communication à Kinshasa, tells que VODACOM, COMCEL et autres n’émettaient plus aucun signal, sauf les antennes d’AFRITEL.
    4. Comment se fait-il qu’avant que notre radio et TV nationale n’annoncent la nouvelle du décès de L.D. Kabila; ce furent tour à tour le minister congolais des affaires étrangères du Congo-Brazzaville, l’Ambassade de Belgique et le criminal Youweri Museveni qui diffusèrent la nouvelle?
    5. Où etait son “fils”, alias Joseph Kabila ? et pourquoi avait-il contacté en premier Vital Kamerhe?
    6. Que savait réellement Eddy Kapend? Est-il innocent?
    7. Que savait réllement Leta Mangasa? Est-il innocent?
    8. Que savait réllement son conseiller Special en matiere de securite M. Nono Lutula ?
    9. Que savaient réllement Mwenze Nkongolo et Gaetan Kakudji, ses fidêles compagnons?
    10. Où serait l’ancienne sécrétaire de Laurent-Désiré Kabila Twite?
    A VOUS DE JUGER.
    J’ai dit,
    Robert MBELO

  9. J’ai lu et relu avec un intérêt particulier, cette brillante analyse du Docteur Bamba di Lelo qui revient une fois de plus à la charge sur ce dossier ultra sensible, se rapportant sur la mort d’un Président de la République, assassiné par les oligarques au pouvoir dans notre pays. Et pour dissimuler cet acte ignoble, les proches collaborateurs de Laurent Désire Kabila furent désignés comme bouc émissaire et détenus pendant 18 ans en prison injustement. Aujourd’hui un digne fils du pays le Professeur Bamba di Lelo lève le ton tout haut pour demander la libération de tous les prisonniers cités inutilement dans cette affaire d’assassinat de Mzee Laurent. Je lui accorde mon soutien total et de surcroît je demeure disponible à contribuer pour mener des actions tendant à la libération de nos compatriotes devenus des cobayes de Joseph Kabila dont certains de leurs camarades essoufflés sont-morts dans des conditions inhumaines, et fort dégradantes .

  10. # J’avais avancé ailleurs que dans le procès inachevé des présumés assassins de LDK se confrontaient deux loyautés, celle envers le chef d’État victime et celle pour ceux qui ont voulu sa mort ou voudraient simplement l’expliquer faute de la justifier. Tout de suite pour néanmoins préciser que le cadre n’est pas si simple, si manichéen, d’un côté ceux qui ne la souhaitaient à aucun moment et de l’autre ceux qui l’avaient souhaitée, l’ont commanditée et y ont participé de loin ou de près dans la mesure où avant, pendant et après certains ont emprunté l’une ou l’autre position par choix délibéré ou forcés pour des raisons personnelles ou patriotiques…
    Eddy Kapend demeure le personnage emblématique parmi eux en raison de sa proximité personnelle, administrative et politique du défunt mais aussi vu le symbole qu’il est devenu depuis mais où le situer à terme dans cette configuration ou plus exactement dans quelle mesure lui aussi n’a pas cumulé les deux positions à première vue opposées ?
    # Notre ami Bamba semble avoir pris le parti de le défendre comme beaucoup d’autres Congolais qui trouvent dans sa longue détention à l’issue d’un procès qui n’a rien prouvé un abus de pouvoir sinon un déni de justice. Aucun analyste sérieux de l’époque n’ignore l’épée de Damoclès suspendu sur LDK et un assassinat en embuscade dès lors qu’il avait rompu avec les Rwandais et Cie qui l’avaient mené au pouvoir, son assassinat avait donc été planifié et les commanditaires évidents, la galaxie des envahisseurs, balkanisateurs et pilleurs mafieux du riche Zaïre/Congo. Ils ont ainsi opéré en impunité garantie parce que de la caste des puissants.
    # Quel que soit le scénario exact et où placer Kapend il en est sorti que c’est ce dernier qui semble aussi avoir pesé sur le choix de ‘JK’ comme successeur de son « père » autant par loyauté à son chef défunt que pour éviter au pays un acmé convulsif mais en a-t-il fait suffisamment pour préserver la justice dont la dérive l’atteint aujourd’hui ?
    Osons espérer que l’État de droit qui s’annonce aura à cœur à se reposer non sur un interminable procès et la quête laborieuse de sa vérité mais sur une justice plus efficace comme celle « transitionnelle » (genre « Vérité Conciliation » de l’Afrique du Sud ?) dans le but d’une réconciliation nationale bénéfique pour le pays et pour que la loyauté louable envers notre héros assassiné en sorte grandie. Pas la peine de multiplier dommages personnels et frustrations de tout un peuple.
    Que devons-nous donc choisir et que choisit de faire notre nouveau PR ?

  11. Si Félix Tshilombo ne joue pas franc jeu pour le cas d’espèce, en libérant sans condition le Colonel Eddy on constatera tout simplement que ce dernier n’est qu’un « Roi » sans couronne et le peuple congolais dans sa diversité tirera toutes les conséquences de cette supercherie. Il n’y aura plus d’autres interventions sur ce sujet. On passera directement à l’affrontement avec les ennemis de notre nation.C’est fini la blague de nous en dormir par des promesses fallacieuses et des slogans creux sur l’Etat de droit !!!

  12. Nono bien dit t Rien à ajouter de plus ! Quelle capacité d’analyse et de synthèse ? Dommage que le pouvoir dans notre pays évite d’utiliser des grandes compétences comme vous, comme Bamba di Lelo, comme Mayoyo Bitumba , Comme Baudouin Amba, et enfin comme Thomas Lokondo ,et tant d’autres gabaries de cette dimension intellectuelle amplement critique ? Espérant que tout va changer immédiatement avec l’avènement de « FACHI » au sommet de l’Etat congolais !

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