L’image « brouillée » de Fatshi

Quelle mouche a pu piquer le président Felix Tshisekedi Tshilombo pour accepter l’interview qu’il a accordée aux médias français « TV5 Monde » et « Le Monde »? Cette interview – au demeurant mal préparée au niveau des « éléments de langage » – a fini par brouiller l’image du dirigeant congolais.

On peut gager que, dimanche 22 septembre 2019, « Fatshi » a « réussi », à élargir davantage la fracture existant entre lui et une partie significative de l’opinion congolaise. Une opinion qui n’entend guère se satisfaire d’une pseudo-alternance qui se limiterait en un changement cosmétique au sommet de l’Etat. L’ancienne majorité tient toujours les manettes.

Diffusé, le dimanche 22 septembre en mondovision, cet entretien a apporté plus d’ombre que de lumière sur la personnalité, la pensée et la parole du nouveau chef de l’Etat congolais. Et pour cause, ce dernier est apparu en négation totale avec les « fondamentaux mythiques » de son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). A savoir notamment: l’Etat de droit, la lutte contre l’impunité, la prévarication, la corruption et la concussion. 

Le dimanche 22 septembre, « Fatshi », qui ne rate jamais l’occasion de rappeler son appartenance à la social-démocratie, est apparu plus en adepte du « conservatisme » que du réformisme. Ce dernier courant de pensée considère le pouvoir non pas comme un privilège mais bien une force au service d’une idée. Une idée de progrès. Une idée qui a pour finalité la transformation de l’économie et de la société.

Comment pourrait-on transformer l’économie et la société congolaise en maintenant aux postes en vue des hommes et des femmes qui incarnent la décadence ambiante que d’aucuns appellent, à tort ou à raison, le « mal être » zaïro-congolais?

Contrairement aux autres peuples qui ont la fâcheuse habitude de régler leurs différends à coup de machette, les Zaïro-Congolais aiment vivre dans la paix et l’harmonie. Ils n’ont jamais souhaité l’avènement d’une révolution à la Robespierre où les dirigeants de l’ancien régime devaient rendre gorge sous la menace de la guillotine.

Épris de paix, les Zaïro-Congolais sont attachés à la justice. Ils savent que sans la paix et la justice, il ne peut y avoir de vie collective harmonieuse.

Dimanche 22 septembre, les spectateurs zaïro-congolais de TV5 n’ont pas manqué de crier leur stupéfaction – c’est un euphémisme – en entendant le successeur de « Joseph Kabila » articuler ces mots: « Ma philosophie est de tirer un trait avec le passé ».

L’exercice du pouvoir d’Etat rendrait-il amnésique? Devrait-on passer, par pertes et profits, tous les crimes économiques présumés au nom du « partenariat » entre le CACH et le FCC? Devrait-on passer, par pertes et profits, tous les assassinats et autres meurtres camouflés en crimes crapuleux pendant que des veuves et orphelins crient, non pas vengeance, mais justice au ciel? Quelle explication pourrait-on fournir aux familles et descendants d’Armand Tungulu, Floribert Chebeya, Fidèle Bazana, Rossy Mukendi et Thérèse Kapangala? Tous ces dignes filles et fils du pays  et tant d’autres seraient morts pour rien? Au nom de quel principe?

Les mêmes spectateurs zaïro-congolais n’ont pas manqué de bondir de leurs chaises en entendant le « magistrat suprême » de leur pays clamer son aversion pour les « règlements de compte ». Qui a demandé au chef de l’Etat de mener une chasse aux sorcières? Personne! Nul ne lui demande non plus de « fouiner », selon le terme consacré, dans le passé. Encore moins de se substituer aux autorités judiciaires.

Les Zaïro-Congolais attendent, en revanche, que leur Président joue le rôle d’impulseur du progrès économique et social mais aussi d’une justice juste et humaine.

Une des branches du pouvoir exécutif, le Président de la République peut contraindre la justice congolaise à assumer ses responsabilités avec diligence et efficacité. A travers le ministre de la Justice, il peut donner des « injonctions positives » au ministère public, autrement dit les magistrats du parquet. L’objectif est que toute violation de la loi soit suivie de sanction immédiate. Et que tout laxisme dans le chef de ces magistrats fasse l’objet de mesures disciplinaires allant jusqu’à la révocation.

Dimanche le 22 septembre, l’image du président Fatshi est sortie brouillée de cette interview accordée à TV5 Monde. Les Zaïro-Congolais ont, sans doute, été pétrifiés t’entendre leur chef de l’Etat soutenir, avec une pointe de candeur, qu’au Congo-Kinshasa une « rétro-commission n’est pas illégale ». Et qu’elle n’est pas considérée comme une « corruption ». Un comble dans la mesure où une personne chargée d’une mission de service public ne peut recevoir une somme qui n’est pas due.

Voici ce que déclaraient Bruno Tshibala et Felix Tshisekedi, alors respectivement secrétaire général adjoint et secrétaire national chargé des Relations extérieures de l’UDPS. C’était lors d’un point de presse qu’ils avaient co-animé le 27 mai 2016 à Bruxelles: « (…), l’UDPS entend ainsi promouvoir une démocratie pluraliste véritable et vivante, instaurer la bonne gouvernance en luttant contre la prévarication, la corruption, la concussion et les autres antivaleurs (…)« .

L’incohérence entre le discours de l’ex-opposant Felix Tshisekedi et l’action de Tshisekedi Felix, devenu président de la République, est en passe de brouiller l’image de l’homme d’Etat.

L’heure a sonné pour se ressaisir en renouant avec les « valeurs fondamentales » ou subir, à court ou moyen terme, les effets d’une crise de confiance qui ne cesse de s’étendre entre le sommet de l’Etat et une partie significative de l’opinion…

 

Baudouin Amba Wetshi

20 thoughts on “L’image « brouillée » de Fatshi

  1. Cher BAW,
    Permettez-nous de citer un passage extrait de votre article ci-haut:
    « ….Voici ce que déclaraient Bruno Tshibala et Felix Tshisekedi, alors respectivement secrétaire général adjoint et secrétaire national chargé des Relations extérieures de l’UDPS. C’était lors d’un point de presse qu’ils avaient co-animé le le 27 mai 2016 à Bruxelles: « (…), l’UDPS entend ainsi promouvoir une démocratie pluraliste véritable et vivante, instaurer la bonne gouvernance en luttant contre la prévarication, la corruption, la concussion et..autres antivaleurs (…) ».
    $15 Millions en poche, qui se souvient de ces voeux des pauvres…?
    Nous pouvons alors affirmer que FATshi = Tshibala = Kamerhe. De faux opposants et marionnettes a la solde du Voyou de Kingakati.

  2. Un traitre restera traitre. Fatshi sera l’un des grands traitres de l’histoire de la RD Congo. Il n’a fait que dévoiler un pan du contenu du deal qu’il avait conclu avec son prédécesseur, le criminel Kanambe alias Joseph Kabila: mettre une croix sur le passé. Qui oublie ce que Fatshi avait déclaré lors de l’annonce de son nouveau partenariat avec ce criminel, devant ses affidés de l’UDPS ? « Je sais que ce sera difficile pour beaucoup d’accepter, mais sachez depuis aujourd’hui, que Joseph Kabila est notre partenaire » .
    Et il est resté le même, comme pour dire « Je sais que ce sera difficile pour beaucoup d’accepter, mais veuillez oublier le mal que vous a causé tous ces morts que vous avez connu sous le régime de Kabila: les morts du Sud-Kivu (Makobola, Kasika, Mwenga, Walikale, Bukavu, et actuellement Minembwe, etc); du Nord-Kivu (Beni, Lubero, Rustshuru, Goma, etc); du Maniema (Kasongo, etc); de la grande Province Orientale (Kisangani, Ituri, Djugu, etc.); de la grande Province de l’Équateur ( les massacres des enyele); du grand Kasaï (les massacres liés à la révolte des patriotes Kamuina Nsapu, etc), de la grande Province du Katanga (Pweto, Kalemie, les massacres de Gédéon Kyungu, Lubumbashi/massacres des adeptes de Mukungubila, etc); de la grande province du Bandundu (Yumbi etc.); de la province du Kongo Central (les massacres de Bundu dia Kongo, etc.); de Kinshasa ( les victimes des différentes répressions sanglantes dont celles de l’UDPS assassinées dans leur siège, les victimes enfouies dans les fosses de Maluku, etc). Tous, veuillez les oublier. Veuillez oublier les personnalités et autres individualités assassinées par le régime de mon prédécesseur qui est maintenant mon partenaire: Flroibert Chebeya et Fidèle Bazana, Armand Tungulu, les évêques Munzihirwa, Etsou, etc, et autres religieux; Mamadou Ndala, Mbuza Mabe, etc, ainsi que toutes les autres victimes du régime Ka bila, veuillez les oublier. Cependant, moi (Fatshi) je n’oublierai pas les victimes rwandaises du génocide pour lesquelles je suis allé m’incliner devant leurs ossements au Rwanda « .
    Voilà le message qu’a voulu transmettre le traitre Félix Antoine Tshilombo, au nom de sa gloutonnerie du pouvoir.
    Nous pleurons avec Beni, nous compatissons avec les compatriotes de Minembwe chassés de leurs terres par les rwandais que soutient Fatshi.

  3. IMAGE ?
    Felix, fils de Tshitshi qui raconte comment il avait accompagné son père en exil interieur et surtout comment il s´est retrouvé á l´exil souhaite « effacer » la memoire collective des crimes de la dictature et du genocide qui resulte des invasions du Congo.
    Cette image étrange n´a pas été acceptée aux USA où on a signifié explicitement á Felix que sa demande « d´amnestie » en faveur du gang de Kabila.
    En effet, aux USA on juge impossible d´effacer les crimes des gens qui tiraient sur les congolais il n´ya pas si longtemps, des gens qui ont detournés le budget de la CENI et rafistolés les élections, des généraux et ministres auteurs des violations des droits de l´Homme qui tiraient dans les églises.
    Non, cette image de Felix qui sans doute va (aussi) effacer la memoire collective des crimes contre l´Humanité documentés par l´ONU dont sont les auteurs Kagame et Museveni.. Mais non !
    Quelle image Felix donne-t-il quand il lutte pour imposer une amnestie ou une amnesie?
    Une mauvaise image qu´il a tout le temps de modifier s´il le souhaite.

  4. Ce que les Zairo-Congolais ne font aucun éffort est:
    1. de savoir les termes du deal que Tshilombo a conclu avec Kabila.
    2. le grand gain qui a motivé Tshilombo de sabotter l’avenir de toute une nation, de tout un peuple.
    Sachez du moins que le deal on parle après les elections de 2018 n’est pas pas un infant premature. Il a été conçu depuis les rencontres obscures d’Ibiza, Nice, Kinshasa et autres, entre l’UDPS familiale et la Kabilie. Les négociants de l’UDPS familiale avaient accordé le pouvoir à vie à Kabila, en echange avec leur rotation à la Primature. Question de garantire des avantages sous forme d’indemnités générationelles aux familles et descendants des négociants de l’UDPS familiale dont: Badibanga, Tshibala, Tshilombo et leur maman pour le compte de leur defund papa Tshisekedi. Ce que les Zairo-Congolais devront faire est de mettre fin le moment venu au payement par le trésor publique Congolais de ces indemnités sous forme de pension générationelles pour les familles de ces individus: Badibanga, Tshibala, Tshilombo et Tshisekedi et d’autres bénéficiaires de ce deal de trahison de toute une nation. Ceci devra s’accompagner de la confiscation des biens au profit des familles des victimes des crimes du sang connus au Congo-Zaire.

  5. Cher BAW,
    Un homme ne peut donner davantage que ce qu’il a. Ne demandons donc pas à Felix Tshilombo de donner autre chose que la médiocrité, car son propre géniteur le reconnaissait comme tel: médiocre et sans charisme. En plus, il nous a déjà habitués à ses contradictions, à commencer par sa négation, après serment, de la signature de Genève. L’affaire rétrocommission de Karatchi, qui poursuit Édouard Balladur, Felix en sait-il quelque chose ou fait-il semblant de l’ignorer ? Non, les Congolais ne sont pas tous dupes. Félix a pris la ferme résolution de servir en conscience la cause du Tutsi Power.

  6. J’aime l’article tant dans son style de rédaction que de l’opportunité du moment et des questionnements y relevés.
    Déjà dès les premières lueurs de la nommination fantaisiste de Tshilombo au poste de « président de la République », j’ai décrié le conformisme des zaïro-congolais, même ceux dits de la résistence, qui ont attribué un droit audit poste et une chance de réussite à un « abruptio concepti » intellectuel qu’est Tshilombo, en ce 21ème siècle qui a pourtant placé très haut le niveau de compétences intellectuelles et morales des dirigeants des pays au niveau planétaire.
    Les congolais, sommes-nous donc inconsciemment responsables de l' »opinio iuris » formé qui, loin du principe de la personne qu’il faut à la place qu’il faut, ouvrons grande voie à la gestion par intuition, par « magie », en définitive, au totalitarisme. Si nous partons des principes tels que « to tikela ye nanu, to pesa ye temps,… », devrions-nous nous offusquer aujourd’hui de constater ce qui est naturel de Tshilombo par son pathétique entretien TV5 France? « Nemo dat quod ipse non habet ». Tshilombo ne démontre que ce qu’il est: un homme qui a grandi gratuitement sans effort par les largesses du mobutisme dont son père a été le fervent concepteur. Si des écoles que Tshilombo a fréquentées il n’en a retenu que les noms, sans en savoir les contenus des matières, comment donc acceper que tel personnage, en plus d’avoir été nommé, puisse diriger aux destinés du Congo?
    Aussi longtemps que nous congolais n’y mettons pas un brin de la philosophie de l’époque de Robespierre à notre lutte révolutionnaire, croyez-moi, nous n’y arriverons pas. Figurez-vous que juste il y a peu, un certain Kamerere, de surcroît étanger usurpateur de la nationalité congolaise, s’en est fait avec le pactole de 15 millions de dollars du contribuable congolais et à ce jour, ce criminel court encore tranquilement la rue. Est-ce donc normal, hein???!!!??? Grrhrrr!

  7. Chers amis,
    Si vous voulez vous épargner des migraines, dîtes-vous ceci : Si Félix Antoine Tshilombo n’était pas le fils de son père, personne au Congo ne parlerait de lui. Ce n’est pas un homme d’état et il ne le sera jamais. Ce qu’il est en train de faire maintenant, c’est réaliser son rêve de toujours : devenir milliardaire. Et pour ça, il est prêt à tout. A tout !
    Les personnes qui le connaissent vraiment, au contraire de ceux qui le découvrent président de la république, savent que ce rêve, c’est le rêve qu’il partage avec son ami-frère Samy Badibanga depuis qu’ils ont compris à quoi pouvait servir l’argent. Ne soyez donc pas surpris par ses maladresses. En fait, il s’en fiche royalement de tout ce qu’on peut dire tant qu’il est en train de se remplir les poches. Lui, sa famille, ses amis. Tout le reste, c’est du folklore. Ce n’est pas pour rien que le gang rwandais l’a nommé là où il est aujourd’hui.
    Chut !!!!! Je ne vous ai rien dit car il est interdit de fouiner dans le passé et les talibans -d’ici et d’ailleurs- guettent.
    Toyokani ?

    1. Parfaitement d’accord avec toi mon cher Bongos.
      Mais ce que Fatshi doit savoir, est que pour nous les laissés pour compte de son régime fantoche et béquille du régime kabiliste, le sang des millions de nos sœurs et frères morts dans tous les événements connus depuis la marche de l’AFDL et l’avènement du pouvoir AFDL et Kabila (Mzee comme Kanambe alias Joseph), de même que depuis l’avènement de lui Fatshi (on continue de tuer à Beni, Djugu, etc.), ce sang, disais-je ne cessera de crier vengeance.
      Et parce qu’ils ne sont pas morts pour rien, nous les vengerons coûte que coûte.
      NOUS PLEURONS AVEC BENI ET DJUGU, NOUS PLEURONS ET COMPATISSONS AVEC NOS COMPATRIOTES DE MINEMBWE ENVAHIS PAR LES RWANDAIS DIRIGÉS PAR RUBERWA POUR LES CHASSER DE LA TERRE DE NOS ANCETRES CONGOLAIS ET QUE FATSHI SOUTIENT DANS SA GRANDE TRAHISON.

  8. # BAW, qu’est-ce qui vous arrive ? CIC n’a certes jamais été un journal d’actualités quotidiennes mais un organe qui excelle dans les articles de fond, n’empêche que vos lecteurs attendent une certaine réactivité face à l’actualité. Encore une fois vous voilà à réagir avec un fort décalage au risque que vos propos apparaissent comme du déjà entendu. Je me souviens à l’époque avoir regretté ouvertement que vous ne fassiez pas le décryptage de cet entretien. Le président s’est adressé à la presse française le dimanche 22 septembre et vous publiez votre commentaire le 1er octobre soit près de 10 jours de retard ; c’est beaucoup trop selon moi mais passons…
    # Du coup, des choses se sont passées depuis son interview : il a quitté l’Europe pour l’Amérique où il s’est exprimé à la Tribune de NU, est passé à la BM et au FMI, s’est adressé à la diaspora à Washington et à Atlanta… Son image est-elle toujours aussi « brouillée » ? Sans doute mais encore ? Il vient de passer plus de 15 jours dehors et un observateurs a commenté que depuis qu’il est au pouvoir il ne passe jamais trois semaines d’affilée au pays. C’est peu de choses que lui reprocher cela, ce qui importe c’est de savoir que rapportent au pays tous ces voyages et s’ils ne nuisent pas quelque peu à une gestion sereine de ce qu’il se passe au pays ?
    # Quant à son « image qui serait brouillée », la première question que je me pose c’est de connaître la part de sa personnalité et de ses capacités et celle de tout exercice du pouvoir plus compliqué que les vœux qu’on en a fait et surtout la part des obstacles dont beaucoup viennent de sa confrontation avec un partenaire qui interfère dans sa gestion.
    Vous écrivez que cet entretien Tshisekedi « est apparu en négation totale avec les « fondamentaux mythiques » de son parti, l’État de droit, la lutte contre l’impunité, la prévarication, la corruption et la concussion » , « plus en adepte du « conservatisme » que du réformisme de la social-démocratie dont il se réclame », et enfin que « l’incohérence entre le discours de l’ex-opposant Felix Tshisekedi et l’action de Tshisekedi Felix, devenu président de la République, est en passe de brouiller l’image de l’homme d’État ». Au passage vous lui reprochez ses phrases « « Ma philosophie est de tirer un trait avec le passé », pas de « règlements de compte » sous-tendues par sa volonté de ne « pas fouiner dans le passé ». Sans compter sa conception bien curieuse d’une « rétro-commission qui n’est pas illégale » et ne peut être considérée comme une « corruption ». Que d’interrogations sur ces convictions ainsi dévoilées !
    # Vous concluez en disant que « L’heure a sonné pour se ressaisir en renouant avec les « valeurs fondamentales » ou subir, à court ou moyen terme, les effets d’une crise de confiance qui ne cesse de s’étendre entre le sommet de l’État et une partie significative de l’opinion… »
    Personnellement je ne sais si la crise de confiance entre les dirigeants et la population est aujourd’hui plus gênante pour la gouvernance chez-nous qu’elle n’a pas été par le passé, je regrette juste qu’elle augure d’un bilan moins euphorique que ne le chantent Tshisekedi et ses thuriféraires inconditionnels et que le souhaite la population…

  9. Cher BAW,
    Je suis tout-a-fait d’accord avec vous, mon frere! L’image de Fatshi est une image ‘brouillee’. Moi je dirais meme plus. L’image de Fatshi est une image meconnaissable! Meme les militants de premiere heure de l’UDPS ont de la peine a se reconnaitre dans leur chef actuel. Je suis de ceux-la qui avaient bondi hors de leurs fauteils en entendant Fatshi parler! J’avais de la peine a croire que c’etait le fils d’Etienne Tshisekedi qui racontait ces conneries! Il doit vite se ressaisir s’il ne veut pas terminer son mandat aussi vomi que l’homme qu’il a remplace a la tete de l’Executif.
    Et pourtant l’homme est arrive au pouvoir avec toutes les faveurs des pronostics! Il a beneficie meme de conseils benevoles de tous ceux qui aiment sincerement la RDC. Le peuple avait soif de changement, et il etait pret a accepter n’importe qui du moment que ce n’etait le dauphin de l’autre qui n’hesitait pas a promettre la continuite!
    Fatshi doit se ressaisir! Fatshi doit rectifier le tir! Des fois j’ai l’impression qu’il a tellement peur de commettre des erreurs qu’il finit par en commettre, et pas de petites!
    Je refuse de croire que Fatshi ne sait pas qu’il y a des crimes imprescriptibles que meme un chef d’Etat de ne peut pas effacer!
    Je refuse de croire qu’un nommant les dissidents de l’AFDC de Lukwebo au gouvenrement il ne savait pas qu’il venait la de legitimer le dedoublement de partis politiques.
    Je refuse de croire que Fatshi ne sait pas que Kabila veut revenir au pouvoir, et le plus rapidement possible!
    Je refuse de croire qu’en ne nommant pas un informateur, il laissait echapper une occasion de faire changer l’arithmetique parlementaire an sa faveur!
    Je refuse de croire que Fatshi ne savait pas qu’en cedant meme UN seul ministere regalien aux hommes de Kabila, il perdait en fait tout controle sur le gouvernement.
    Va-t-il se ressaisir? Esperons-le! Esperons que ca ne sera pas le jour ou il apprendra que l’autre a convoque un conseil de ministres a Kingakati a son insu!
    Va-t-il se ressaisir? Il doit se ressaisir! Il n’a pas le choix! Tolingi Congo na biso elonga!
    Binsonji E Madilu

  10. @ Bisonji,
    Vous avez dit, je vous cite : « Le peuple avait soif de changement, et il etait pret a accepter n’importe qui du moment que ce n’etait le dauphin de l’autre qui n’hesitait pas a promettre la continuite! » (sic).
    Cessez de rêver en croyant que Fatshi pourra se ressaisir. Votre cadre de l’UDPS, Valentin Mubake, ne vous avait-il pas prévenu en des termes voilés que Fatshi était le vrai Dauphin de celui qui se fait appeler Joseph Kabila ? Et le résultat n’est rien d’autre que cette continuité que le peuple craignait de ne pas vivre, mais qu’il vit avec une plus grande inquiétude dès lorsqu’elle est assumée par le leader de ce parti qui vient de faire voler en fumée toutes les années de sa lutte pour accéder à la mangeoire de Kingakati.
    Fatshi est aujourd’hui le plus grand malheur du peuple pour avoir accepté de le trahir afin de faire le lit de la continuité du Kabilisme, jusqu’à minimiser tous nos morts qu’il faut, selon sa déclaration de Président, OUBLILER car faisant PARTIE DU PASSÉ auquel il refuse de s’intéresser. Mais entre temps, lui (Fatshi) qui n’est même pas rwandais est allé pleurnicher devant les ossements des morts du prétendu génocide rwandais, comme si cela ne relevait pas du passé. Oui, je dis bien « prétendu génocide » devenu fond de commerce du Rwanda. Alors qu’il y a eu multiples génocides en RDC, celui de Beni qui continue, celui du Kasaï avec le phénomène Kamuina Nsapu, celui de Yumbi, pour ne citer que ceux là, et tant d’autres génocides.
    Après la libération du pays de l’hégémonie tutsi rwandaise, des mémoriaux devront être érigés dans toutes ces provinces (sans exception) dans leur ancienne configuration territoriale, en mémoire de ces millions des morts congolais !

    1. @Bois
      Rever c’est legal! Je reverai toujours d’un Congo meilleur. Je reverai toujours du jour ou les Congolais se mettront finalement ensemble pour batir ‘un pays plus beau qu’avant’.
      Valentin Mubake n’est pas ‘mon cadre de l’UDPS’! Je ne suis pas membre de l’UDPS bien que je compte beaucoup d’amis dans ce parti. Au moment ou Valentin Mubake parlait du dauphin de Kabila se trouverait d’apres lui dans les rangs de l’opposition, c’aurait pu etre n’importe qui, pas forcement Fatshi. Valentin Mubake est un homme ronge par l’amertume. Il etait decu du fait que Kabila lui avait prefere Bruno Tshibala pour la primature. Il etait decu parce qu’il savait d’avance que le congres de l’UDPS ne ferait pas de lui le president du parti. Valentin Mubake nous avait dit aussi que Kabila lui-meme lui aurait confie qu’il ne nommerait jamais Tshisekedi premier ministre! Alors comment expliquer qu il lui ait ‘genereusement’ cede l’imperium? La primature pese-t-elle plus que la presidence de la republique a ses yeux?
      Fatshi doit se ressaiair! Fatshi va se ressaisir! Il n’a pas de choix!
      Permettez-moi de rever! C’est peut-etre tout ce qui me reste a faire!
      Binsonji E Madilu

  11. PS
    # J’aurais du ajouter au tableau d’un Tshisekedi plutôt surprenant cette curieuse pression qu’il impose aux Américains d’annuler leurs sanctions sur les caciques de l’ancien régime alors qu’à son premier voyage aux Usa il nous avait bien pris l’engagement de « déboulonner le système dictatorial qui le précédait.
    Qu’est-ce donc ?
    – Un retour de bons procédés envers ceux qui l’ont fait roi ?
    – Est-il vraiment convaincu que cette annulation permettra une atmosphère plus détendue au sein de sa coalition pour opérer plus librement ?
    – Cela fait-il partie du deal conclu entre eux ?
    – Enfin en quoi l’arrêt des pressions sur des partenaires peut-être mais d’abord des gens toujours nuisibles pour le pays à l’exemple de leurs crimes et délits passés, peut servir au pays alors qu’on attend qu’ils soient plutôt affaiblis ?
    # Tshisekedi a-t-il conscience de l’irrationalité et de l’immoralité de sa démarche même si l’on est en politique ? Une si rapide transhumance inquiète jusqu’à ses résultats ; un opposant engagé à sanctionner tous les caciques de l’ancien régime et un président qui veut les en dédouaner, où veut-il mener le pays ?
    Pour le moment, Américains et Européens ne sont pas prêts à annuler leurs sanctions, c’est déjà cela… Quant à son image, c’est encore cette sorte d’impunité pour les responsables de crimes politiques, économiques et humains commis sous l’ère ‘JK’ qui la brouille aujourd’hui. Jusqu’où, jusque quand ?

    1. « Les sanctions sont [là] pour aider le peule congolais qui a exprimé une volonté pour le changement. Les sanctionnés sont des personnes qui ont commis des violations des droits humains, qui sont impliquées dans la corruption ou qui ont commis de l’ingérence dans le processus électoral. Ce n’est le passé, ni pour le gouvernement actuel ». (Peter J. Pharm, Envoyé spécial du président américain Trump dans la région des Grands Lacs qui affirme que les EU ne devraient pas lever les sanctions infligées aux personnalités politiques proches du président ‘JK’ contrairement au souhait du président Tshisekedi ).
      (= https://www.politico.cd/actualite/la-une/2019/10/01/les-etats-unis-nenvisagent-pas-la-levee-des-sanctions-contre-des-kabilistes.html )

  12. Jean RACINE disait « Un traître en nous quittant nous affaiblit bien moins qu’un lâche défenseur »… En lisant cet excellent article entre les lignes, tout Kongolais patriote nationaliste conclura que Félix Antoine Tshilombo nommé par l’imposteur alias Kabila au poste de « président protocolaire » est un « traître collabo » de la trempe de Philippe Pétain qui collabora en France occupée par les Allemands avec le IIIe Reich de Adolph Hitler (1940-1945), il (FATSHI soi-disant Béton Dalle de WC) est aussi la marionnette, l’esclave consentant et conscient de ses nouveaux mentors politiques (Paul Kagame, Yoweri Museveni, alias Joseph Kabila) bourreaux des 18 millions des morts Kongolais, qui tiennent les rênes des Grands Lacs Africains depuis 1996 (la fuite du Maréchal Mobutu)… En effet lui qui fût soi-disant élu « au suffrage universel » lors du récent scrutin vicié alors que le Peuple a rejeté massivement ses bourreaux FCCiens est allé bêtement plaider toute honte bue l’allègement, la levée voire l’effacement des sanctions internationales des tueurs dudit Peuple Souverain Primaire… Chercher l’erreur… Aucun politicien Kongolais sous cette Occupation Rwando-Burundo-Ougandaise (1996-2019) soutenue par le machin ONU (Monusco) ne peut changer de langage (Discours Politique) du jour au lendemain sans passer par Kingakati où on entre Zaïro-Congolais et on sort pro Banyarwanda Banyamulenge (Tutsi Nilotique)… Retenons aussi que l’image de l’Udps familliale s’est ternie depuis 2015 (feuille de route) lors des fameuses rencontres secrètes d’Ibiza entre Félix Antoine Tshilombo et les bonzes du PPRD (Mugalu, Kalev, She Okitundu)… Devenu officiellement le 25 Janvier 2019 allié politique de l’imposteur alias Joseph Kabila après corruption et DEAL mafieux satano-occulto-nécromancien, c’est dans cette logique que FATSHI « FAUX BÉTON » FATSHI « BIDON EBOLA KINYARWANDA » évolue avec peines et souffrances en ennemi n°1 du Peuple Kongolais aux côtés de ses nouveaux partenaires Nomades Occupants Tutsi Nilotiques Rwando-Burundo-Ougandais rejetés par son Peuple pour respecter à la lettre le programme politique préétabli par ses alliés du FCC (Filière des Congolais Corrompus) en commençant d’abord par un Budget maigrichon de 7 milliards de $ qui sont des broutilles pour les 80 millions des Kongolais alors que l’Angola a 75 milliards et le Nigeria en a 120… Lors de la campagne électorale Félix Antoine Tshilombo avoua comme un novice sur « Top Congo » qu’il n’avait pas de programme ni d’expérience… Au final cela prouve qu’il devient sans aucun doute « membre adhérent du FCC » qui l’entoure afin qu’il respecte le programme de Kingakati comme président protocolaire… Jusqu’à quand ?… Ainsi soit-il… Ingeta

    1. @Combattant Résistant de l’ombre,
      Bien dit. Apparemment lorsque Félix Tshilombo que l’on surnomme « Matamasquin » fait un pas en avant, on doit s’attendre tout de suite qu’il en fasse dix en arrière. Où va donc ce pays? Quand je vois nos « Excellences » enchaîner des discours creux et à faire dormir debout, je me dit qu’il y a un problème sérieux avec ces véreux politiciens.

      1. @Ndeko KUM,
        Cher Compatriote, exactement vous avez tapé dans le mille, l’image brouillée du fils de Étienne Tshisekedi est aussi physique enrobée mystiquement dans un aspect spirito-occulte ! Vous avez dit « Matamasquin », cela nous rappelle directement une réplique d’un dialogue du célèbre film « L’Avocat du Diable » avec Al Pacino où le représentant de Satan le Chérubin jadis oint (Mauvais esprit) en qualité du Gardien occulte du Droit selon le script du scénario disait que leur Maître Lucifer et ses légions des démons adoraient posséder les 3 êtres (Âme=esprit et corps) des personnes qui ont un « embonpoint » comme « Matamasquin » afin qu’elles agissent conformément à leurs souhaits diaboliques l’utilisant comme réceptacle (enveloppe) de leurs mauvais agissements téléguidés… Ce n’est pas étonnant que Félix Antoine Tshilombo ait fait des incantations satano-occulto-nécromanciennes en direct en pleine prestation de serment de la présidence protocolaire devant les caméras du monde entier en utilisant la formule abracadabrantesque désormais médiumnique calquée sur l’esprit reptilien de Python au nom du Peuple RDCongolais qu’il pense représenter en sa fausse qualité du président de la République en répétant consciemment « JE SERS SERIS LORETA RITURAS MERTI BARTI MERCIRAS MERCI BARTI MERTRAS »…, il a commencé en disant je SERS après avoir prononcé la suite des phrases inintelligibles pour les non-initiés en satanaisme, il a eu un malaise, s’engageant avec âpreté à faire des sacrifices humains, à servir « Mamiwata la sirène des eaux Lilith Succubes incubes »… Le combat de la Résistance est d’abord Spirituelle (Non-Visible) avant qu’elle soit palpable dans cette dimension physique (Visible)… Raison pour laquelle l’Apôtre par excellence faussement appelé « Paul de Tarse » francisé, qui fût un Noir nommé « Esombe » en Sawa ancien l’ancêtre du Lingala dit ceci « Car nous n’avons pas à lutter physiquement dans la haine et la violence contre les hommes de sang et de chair ; mais nous pouvons administrer des châtiments et des corrections physiques en tant qu’homme spirituel. Nous avons également à lutter spirituellement contre les anges déchus du 1er ordre (Dominations) qui sont aussi les puissances spirituelles du monde occulte, contre les anges déchus du 2 ème ordre (Autorités) qui sont aussi les principautés, contre les anges déchus du 3 ème ordre (Pouvoirs mondiaux des ténèbres du plan visible), contre les plus petits au plus puissants des démons et démones de haut rang, qui sont les esprits méchants (4 ème ordre dans le Royaume de Satan)… Bref le combat de la Résistance est dans le Visible celle de la Vérité [Les Maï Maï Makesa ANPK (Armée Nationale du Peuple Kongo)] contre le Mensonge (NOMADES Occupants Rwando-Burundo-Ougandais et leurs esclaves politiciens tel que que Matamasquin et ses amis de Genève Fayulu, Bemba, Muzito, Matungulu, Mbusa Nyamwisi et Cie) avec comme enjeu final la libération totale du Kongo RDC »… Ainsi soit-il… Bonne continuation… INGETA

  13. UNE DIGRESSION POUR MEUBLER LE SILENCE ?
    # En effet, je ne sais si c’est un avis partagé est-il que personnellement j’ai l’impression d’une situation politique en veilleuse. Sans doute en partie à cause d’un PR absent d’affilée du pays depuis quelque temps (25 jours !) après s’être confronté à des moments forts (visite en Belgique, participation à NY à l’AG de l’ONU), on attend qu’il revienne sur le front national.
    A se demander si un imprévu ne nous attend pas quelque part. Non, le ciel ne nous tombera pas davantage sur la tête, à Rome au sacre de Mgr Ambongo, le Pape , les prélats, les chrétiens, les notables laïcs et religieux Congolais présents ont du aussi prier pour un avenir meilleur de notre pays. Kiekiekieee…
    L’occasion de s’attarder sur LE PERSONNAGE ET L »ACTION DE NOTRE PRÉSIDENT ?!?
    # A tort ou à raison au Congo et dans sa diaspora, les uns explosent en satisfécits définitifs à l’endroit de notre nouveau PR confinant parfois à un culte de la personnalité, les autres lui dénient à l’avance toute crédibilité; n’empêche qu’à un moment ou un autre il nous faudra bien juger et de sa personnalité et de ses capacités à la fonction qu’il occupe aujourd’hui. Et cet instant va venir quand il faudra parler de son bilan, là, dans quelques semaines, mois ou années. A un certain niveau la pluralité des regards et des visions est inévitable mais un bilan sans discussion arrivera un jour et sera là à les départager. Quand ?
    # Personnellement j’avoue que jusque-là F Tshisekedi ne m’a fait que la preuve de sa bonne volonté, de ses vœux de changement, de son empathie envers ceux avec qui il est amené à travailler – moins porté à l ’affrontement direct et musclé – et donc de cette bonhomie physique et psychologique qui vendent mieux son personnage et réussissent à grignoter sa part de liberté et son espace de manœuvre. C’est déjà ça mais jamais aujourd’hui comme hier il m’a fourni la preuve d’une capacité indubitable à comprendre les choses surtout au niveau où il est aujourd’hui en fonction et pas non plus d’une détermination à toute épreuve à travailler avec efficacité et intelligence pour ce qu’il a à faire.
    J’attends donc beaucoup qu’il me prouve toutes ses réelles compétences surtout quand j’entends évoquer son passé de militant et d’homme politique au sein de l’Udps, je n’y vois rien de plus qui l’a distingué sauf son pragmatisme à franchir certains tabous (Ibiza, Venise…) ou à avoir affirmé depuis longtemps (bien avant les élections de 2011) qu’il pouvait travailler avec le camp adverse de ‘JK’. Le hic c’est que cela peut n’être motivé que par la conquête du pouvoir – gare alors à la course au ‘pouvoir pour le pouvoir’.
    # Bref j’attends en lui donnant entre-temps tout le crédit de pouvoir faire mieux plutôt que de le rayer par avance, accroché à quelque dogmatisme ou préjugé définitif sur ses capacités à gérer le pays en tant que Chef d’Etat et PR…
    Seul ce fait nouveau me déstabilise : la révélation d’un Tshisekedi prêt à tout accepter ou tout pardonner ; pour se donner le temps et les moyens de réussir une liberté d’agir comme il l’entend ? Ne pas « fouiner dans le passé » alors qu’on s’est engagé à « déboulonner » ! Je viens de lire Mbelu qui rappelle que le Rapport Mapping vient d’avoir 9 ans et surtout pose une question provocatrice mais utile : y faire allusion et en demander des suites serait-il aussi « fouiner inutilement dans le passé » et se livrer à une dangereuse « chasse aux sorcières » ? Voilà la mesure de l’incongruité de cette position !
    Le reste c’est toujours la même chanson : Tshisekedi qui a fait beaucoup de promesses intéressantes sera-t-il capable de les tenir plus que d’autres avant lui ; la lutte contre la corruption et l’impunité doit commencer par l’exemplarité et contre tous, est-il dans les faits sur cette ligne ; il nous a promis le « changement », le « déboulonnage du système dictatorial », a-t-il commencé à se libérer du carcan de son prédécesseur, etc, etc ? … Tout ce projet exige donc réformes, mesures concrètes fortes sur le terrain et du temps, notre nouveau PR sera-t-il au rdv le temps de son mandat ? Le peuple Congolais y trouvera-t-il mieux dans ses conditions de vie ? Des actes plus que des discours !
    Je referme aussitôt le cours de mes digressions !

  14. ADDENDA
    Mes excuses, mon laïus partait d’une digression spontanée vite formulée, du coup quelques « coquilles » de forme et même de fond. Je répondrai volontiers à vos remarques mais voici pour le moment quelques rectifications :
    – qu’il pouvait travailler avec le camp adverse de ‘JK’. CE N’EST CERTES PAS RIEN QUE FAIRE PREUVE DE RÉALISME SAUF QUE LE HIC, C’EST AUSSI UNE MANŒUVRE POUVANT N’AVOIR ÉTÉ MOTIVÉE QUE PAR L’OBSESSION DE LA CONQUÊTE DU POUVOIR – GARE ALORS A LA COURSE AU ‘POUVOIR POUR LE POUVOIR’ INSUFFISANTE A FONDER UN PROGRAMME A MÈME DE GOUVERNER AU MIEUX UN PAYS.
    – Seul ce fait nouveau me déstabilise : LA RÉVÉLATION D’UN TSHISEKEDI PRÊT A TOUT ACCEPTER, A TOUT PARDONNER COMME SI LES CRIMES NE « JUSTIFIAIENT’ D’AUCUNE JUSTICE’ ; pour se donner le temps et les moyens de réussir une liberté d’agir comme il l’entend ?

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