Lubero: À Bunyatenge, une milice oblige la population à payer une taxe « illégale » allant de 1.000 à 60.000fc

Le groupe de miliciens NDC a instauré une taxe obligatoire dans la localité de Bunyatenge. Les habitants de cette localité située dans la chefferie de Batangi à environs 100 kilomètres au Sud-ouest de Lubero centre, vivent sous domination des rebelles Maï-Maï NDC/rénové de Guidon.

Les forces vives locales qui s’inquiètent de cette occupation rebelle, indiquent que c’est depuis plusieurs années que le NDC contrôle la localité de Bunyatenge.

Cette faction a depuis tout ce temps imposé une taxe illégale à la population, renseigne la même source.

″Cette taxe illégale et obligatoire concerne les personnes majeures, elle varie entre 1.000 Francs congolais et 60.000 Francs congolais. Cela aux personnes dont l’âge est de 19 à 59 ans. Tout le monde de cet âge est soumis au paiement de cette somme″, fait savoir à Actu30.info Didos Kambere de la société civile locale.

Cette pratique, ajoute-il, a déjà influencé négativement sur le vécu de la population de cette partie du pays.

« En cas du non-paiement de cette taxe mensuelle, le récalcitrant est directement exécuté par les miliciens ».

Ce membre de la société civile cite, par exemple, le cas le plus récent où Kasereka Nzanzu Jean-Paul, enseignant du secondaire de l’institut Bunyatenge, a été tué par les miliciens pour n’avoir pas payé leur taxe.

Le président de la société civile contacté samedi 17 août pense que les autorités doivent prendre en mains cette situation pour restaurer l’autorité de l’Etat dans cette entité de la province du Nord-Kivu.

Didos Kambere dit, par ailleurs, attendre du nouveau gouvernement qui sera installé le déploiement des troupes de l’armée loyaliste dans la contée pour traquer ce groupe négatif.

Pour rappel, c’est depuis plus 10 ans que la localité de Bunyatenge est sous contrôle de Nduma Defense of Congo.

Gloire Kamandi/Actu 30

6 thoughts on “Lubero: À Bunyatenge, une milice oblige la population à payer une taxe « illégale » allant de 1.000 à 60.000fc

  1. « C’est depuis plus 10 ans que la localité de Bunyatenge est sous contrôle de Nduma Defense of Congo ». Et pendant ce temps, les hommes du pouvoir à Kinshasa se disent « nationalistes » et s’attribuent des satisfécits en se présentant comme des hommes d’Etat. Mboka na biso mawa !

    1. @Muana ya mokolo lopangu.
      Je viens de Kinshasa où j’ai passé mes vacances.J’ai été frappé par deux faits:1.les embouteillages monstres dans certains coins de la Ville. Un cadre habitant Righini a toutes les peines du monde pour arriver à temps à son bureau à Gombe. Les conducteurs kinois ignorent tout,alors tout, du code de la route. Celui-ci n’existe pas pour eux.Ce désordre ne dérange personne. Même si tout le monde s’en plaint. 2.Le soir tous les débits de boisons sont pris d’assaut. Les consommateurs sont surtout des ados ou des trentenaires de deux sexes. Les bars sont collés les uns à cotés des autres. Chacun jouant du Koffi, d’autres du Fally Ipupa d’autres encore du Zaiko Langa-Langa…avec des sons assourdissants.Le travail intellectuel est pratiquement impossible dans ces conditions. Dans la soirée, Kinshasa n’est plus qu’un immense bar.
      La clameur des congolais de l’Est est inaudible à Kinshasa. Donc il n’y a pas de pilote dans l’avion-Congo. Et si les américains qui disent que le Congo est un pays inutilement immense, avaient raison?

      1. @ Kolomabele.
        Curieux de constater que tu as oublié de mentionner un autre fait marquant que toute personne étrangère à Kinshasa ne cesse de remarquer et qui est similaire à la proximité des bars collés les uns aux autres et le vacarme qu’ils produisent. Ce fait ? La prolifération des églises dites de réveil avec leurs baffles tournées vers les rues dont certaines voies, pourtant publiques, sont même prises en otage hors de toute réglementation, par une meute de fidèles chrétiens et répandant une pollution sonore non moins différente de celles des bars.

      2. @kolomabele,
        Merci d’avoir partagé votre expérience. Vous décrivez là un spectacle de tristesse et de désolation. L’éducation de masse prendra des années et concernera plusieurs générations.
        Massacres, viols, bars et binzambi nzambi… Ce pays n’est ni gouverné ni administré. TRISTE !

  2. @Bois.
    Tu as raison. Les églises de réveil sont partout dans Kinshasa.Nous sommes un peuple lobotomisé par la prière et la bière.A Kinshasa Dieu et Bacchus cohabitent sans gêne.

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