Lutte contre la corruption: Et si Kikangala était responsable mais pas coupable?

La nouvelle de la mise en détention provisoire, vendredi 18 décembre, de Ghislain Kikangala, coordonnateur de l’Agence de prévention et de lutte contre la corruption (APLC), a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans certains milieux de la diaspora congolaise de Belgique. Avocat au barreau de Bruxelles depuis une trentaine d’années, ce fils d’un ancien ambassadeur est réputé pour sa rectitude. D’aucuns parlent déjà de « dérapage ». « Jugement » expéditif? La détention d’un individu non encore condamné enlève-t-elle à celui-ci le bénéfice de la présomption d’innocence? Une certitude: l’image prend un coup.

C’est au début de la soirée de vendredi 18 décembre qu’on a appris que le coordonnateur de l’Agence de prévention et de lutte contre la corruption, Ghislain Kikangala, a été « placé sous mandat d’arrêt provisoire » par le procureur général (PG) près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe.

Le coordinateur de l’APLC devait comparaitre avec deux de ses directeurs des opérations en l’occurrence Nzanza Luzy et Bondekwe Bo. Ces derniers ne se sont pas présentés au parquet. Seraient-ils en fuite? L’ordonnance de mise en détention provisoire est toujours motivée. Ghislain Kikangala est-il « gardé à vue » pour empêcher une « concertation frauduleuse » éventuelle entre lui et ses deux collaborateurs « en cavale »?

CAUTION DE 30.000$

Le siège kinois d’Access Bank, RDC

Que reproche-t-on à ce coordonnateur de l’APLC qui a rang de conseiller spécial du Président de la République? Selon des informations parcellaires, le PG aurait retenu deux infractions. A savoir: arrestation arbitraire et extorsion de fonds. Qui est le plaignant? Il s’agit du directeur général de l’Access Bank, RDC qui répond au nom d’Osuachala Arinze Kenechukwu, de nationalité nigériane.

Au commencement était une vidéo qui a circulé jeudi 17 sur les réseaux sociaux. Il s’agissait d’images capturées par une camera de surveillance. On y voit deux préposés d’une banque occupés à faire signer des documents à trois supposés « clients » qui seraient des agents de l’APLC. Ces derniers avaient-ils perçu de l’argent? Le coordonnateur de l’Agence ne le nie pas.

Dans un communiqué publié le même jeudi, le coordonnateur de l’APLC, on peut lire notamment: « Dans le cadre de sa mission, l’APLC a constaté des indices sérieux de blanchissement de capitaux et de financement du terrorisme dans le chef de l’Access Bank, RDC (…). C’est dans le contexte de l’enquête menée au sujet de ces faits et, à titre de garantie de représentation, que le DG d’Access Bank a remis son passeport en présence de ses avocats et qu’une caution de 30.000 $ a été perçue en présence de maître Cibambo Amani et de quelques collaborateurs de la banque ».

Ghislain Kikangala de poursuivre: « Les actions menées par l’APLC dans le cadre de cette enquête ont donné lieu à diverses interprétations. Néanmoins, cette controverse ne saurait enlever la pertinence des constats effectués, notamment sur base des documents remis volontairement par la banque Access ». Et de conclure: « Cette enquête ira jusqu’à son terme ».

KIKANGALA, RESPONSABLE MAIS PAS COUPABLE

La très miteuse prison centrale de Makala

Quelques minutes après la diffusion dudit communiqué, un autre document est apparu sur les réseaux sociaux. Il s’agit cette fois d’un procès-verbal de consignation des 30.000 $ au parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe. Question: l’APLC s’est-elle rappeler tardivement qu’étant une émanation du pouvoir exécutif (la Présidence de la République), son rôle se limitait à « diligenter des enquêtes », à « entendre toute personne », et à « provoquer des poursuites par des instances judiciaires compétentes » comme l’indique l’ordonnance n°20/13 bis du 17 mars 2020 portant création, organisation et fonctionnement de l’APLC? Eblouie par son « indépendance » affirmée dans ce décret présidentiel, l’Agence a-t-elle commis le « péché de jeunesse » en marchant sur les plates-bandes des autorités judiciaires entre les mains desquelles elle devait jouer un rôle identique à celui conféré aux « officiers de police judiciaire »? Un rôle qui consiste à transmettre les produits des enquêtes (l’infraction constatée, l’identité du présumé délinquant et les preuves rassemblées) au procureur?

Au cours de la soirée de vendredi 18, une nouvelle vidéo a atterri sur les réseaux sociaux. Il s’agit d’une interview que le coordonnateur Kikangala a accordée aux confrères kinois William Kalengayi et Eric Tshikuma (Zoom-Eco). L’avocat bruxellois a semblé « morigener » les agents de l’APLC qui s’étaient rendus à cette banque. « Ils n’avaient pas reçu l’ordre de mission pour mener cette action ». Et d’ajouter: « Une enquête est ouverte au sein de l’Agence ».

C’est la troisième fois, en l’espace de deux ans, que des concitoyens issus de la diaspora congolaise de Belgique font face à des ennuis judiciaires dans leur pays natal. Avant Ghyslain Kikangala, il y a eu Dieudonné Lobo et l’ancien ministre de la Santé Oly Ilunga Kalenga Tshimankinda. Les superstitieux y verraient de la « scoumoune ». En se reportant à la réputation de Kikangala, la tentation est forte de gager que ce dernier est sans doute responsable, au plan hiérarchique, mais pas coupable. On aurait dit autant pour « Oly » qui est embastillé à Makala.

 

Baudouin Amba Wetshi

29 thoughts on “Lutte contre la corruption: Et si Kikangala était responsable mais pas coupable?

  1. Les faits restent les faits. Notre frère Kikangala avec ses services se sont emmêlés le tapis. Quoiqu’il soit mis au frais à titre provisoire, il demeure présumé innocent. Pour un avocat praticien depuis 30 ans comme vous le dites si bien, prendre des libertés avec la procédure et les lois est impardonnable. Résultat: le gnouf quoiqu’à titre provisoire.
    Ces affaires de blanchiment d’argent concernent souvent des acteurs aux multiples soutiens et multiples visages d’où respect scrupuleux de la procédure pour ne pas tomber dans un vulgaire piège.
    Toutefois, en terme d’image pour le service, ce n’est pas bon que son responsable principal soit appréhendé. Ne dit-on pas que l’on apprend de nos fautes.

  2. Mister BAW
    Nous affirmons une fois de plus que cette « agence » n´est pas au service du « pouvoir exeecutif » mais au service du président de la république.. nuance importante.
    Dans un État de droit, une agence qui lutte contre la corruption ne peut jamais se retrouver sous le contrôle d´un « président de la république qui ne repond pas de ses actes devant le Parlement ».
    Il ya une contradiction « juridique » car il existe (va exister) deux agences de la lutte contre la corruption quand la procedure parlementaire indique qu´une autre agence (légale car fondée sur une loi votée au Parlement) est entrain de voir le jour au Congo.
    Le parlementaire Sesanga explique avec des articles de la constitution comme cette agence du président viole la constitution du Congo.
    Nous ne sommes pas surpris de voir cette agence se retrouver dans des actes de « terrorisme » financiers.
    MANI PULITE
    L´Italie peut inspirer la RDC car ce pays n´a jamais eu besoin d´une « agence » pour combattre la corruption mais des juges de Milan.. Ces juges du pouvoir judiciaire ont eu la mission de combattre la corruption et l´histoire enseigne l´impact positif de leurs actions.
    Au Congo, nous « fabriquons » les dictatures facilement car cette histoire est avant tout une histoire d´abus de pouvoir du président Felix qui depasse les limites constitutionnelles depuis qu´il est en fonction sans que les congolais ne protestent.
    Pour quelles raisons l´admnistration du président de la république doit posseder des « agences hors la loi »? Pourquoi l´agence du projet Grand Inga doit se retrouver sous le contrôle du président de la république?
    Tant que nous allons refuser de « défendre » la constitution, l´État de droit ne sera qu´un slogan!

  3. # Affaire APLC – ACCESS BANK SUITE? En effet j’ai déjà écrit dessus ailleurs…
    C’est le coordonateur de l’APLC qui est finalement mis au trou. Et l’autre ? N’est-ce pas trop facile ?
    Rappelez-vous en effet le début du feuilleton, c’est bien l’Agence anti-corruption qui accusait la banque de blanchiment de capitaux jusqu’à ce que ses agents soient pris en flagrant délit d’exiger et de percevoir illégalement un acompte de 30 000 sur une caution totale de 50 000 USD, auprès du Directeur Général de Access Bank RDC..
    Entre-temps qui sait ce qu’il en est de la suite de l’accusation de blanchiment, l’action continue-t-elle, à combien s’élève le blanchiment présumé ?
    # Bref on risque une fois de plus d’être balades sur des chemins opportunistes et le Trésor restera hélas non-crédité ni d’un côté ni de l’autre ! Les agents anti-corruption de Tshisekedi sont eux-mêmes corrompus ou pas tout droits, nous dit-on simplement à la fin et la banque peut continuer à blanchir l’argent sale sans être inquiétée ?
    # Pour moi, KIKANGALA EST CERTES RESPONSABLE DU FAIT DE SA POSITION HIERACHIQUE MAIS PAS DIRECTEMENT COUPABLE DANS CE CAS sauf à lui reprocher le mauvais fonctionnement, l’encadrement éthique léger et l’esprit de lucre dans son Agence pourtant anti-corruption qu’il dirige. Est-ce là un délit qui lui vaut prison ou simplement révocation ?
    # Le plus grave est qu’il risque d’y avoir un gros raté en cours de route : QUE FAIT-ON DU BLANCHIMENT PRATIQUÉ À QUASI CIEL OUVERT, SEMBLE-T-IL PAR ACCESS BANK, A-T-ELLE DE PUISSANTS APPUIS QUI VONT LUI ÉPARGNER UNE INSTRUCTION ?
    Pauvre pays, qu’avons-nous fait au bon dieu pour que nous soyons tous si médiocres ?

  4. ILS FONT TOUT POUR SALIR LE « PRESIDENTE DA REPUBLICA » À CAUSE DE LEURS COEURS-DE-DIABLE.
    LES COMPÉTANTS ET DOUÉS SONT DANS LE PAYS POUR SQUATTÉS DU N’IMPORTE QUOI. MAIS UNE MINORITÉ DE CONGOLAIS À COURT DE BONNE VOLONTÉ RENCONTRE DES OPPORTUNITÉ DANS LEURS CHEMINS ET LES GÂCHES PAR SORCÉLLERIE INFERNALE. 18ANS DE VOL ET ACCAPAREMMENT DU PÉSIBLE CITOYEN CONGOLAIS A PRIS FIN. IL EST TEMPS POUR TSHISEKI DE TRAQUER TOUS CES AIGRIS AFIN DE LES CORRIGER CONFORMEMENT À LA LOI. S’ILS NE SERONT PAS SAGE, BEAUCOUP FINIRONS LEURS VIE EN INCARCÉRATION VOIR MÊME RUDE POUR L’ARGENT DU CONTRIBUABLE. ALERTE ROUGE ! POUR CEUX QUI SE PAVANNENT EN EUROPE ET CROIRENT VENIRS VOLER DANS MON PAYS UN JOUR. CE N’EST QU’UN DÉBUT FROID, LE MOMENT CHAUD ARRIVE DANS UN FUTUR TRÈS PROCHE.

  5. PS
    # Loin de moi l’intention de blanchir Sieur Kikangala, Coordonnateur d’une agence anti-corruption dont deux directeurs ont été convaincus de délit flagrant mais regrette que l’affaire qui comporte deux camps présumés coupables semble se réduire ici au seul cas de l’APLC. Celle-ci a bien sûr grand besoin d’une enquête interne et instruction publique
    surtout qu’elle bénéficie d’un statut d’agence directement rattachée à la présidence. Es-il que « Dans le cadre de sa mission, l’APLC a constaté des indices sérieux de blanchissement de capitaux et de financement du terrorisme dans le chef de l’Access Bank », affirme Kikangala. Il ajoute non sans pertinence que « Les actions menées par l’APLC dans le cadre de cette enquête ont donné lieu à diverses interprétations. Néanmoins, cette controverse ne saurait enlever la pertinence des constats effectués, notamment sur base des documents remis volontairement par la banque Access » . Et de conclure: « Cette enquête ira jusqu’à son terme ». Esperons-le.
    # Alors, naïvement peut-être, je crois que le délit présumé de blanchiment reproché  à Access Bank est autrement plus grave et nécessite ainsi une attention plus importante de la part de l’autorité judiciaire et des pouvoirs publics en général.

  6. Pourquoi on arrête ces pauvres diables ? Qu’ont-ils volé ? 30.000 $ ?
    Il y a un criminel rwandais dans ce pays qui a pillé, tué, fait tuer des congolais…qui possède une ville dans la ville, des carrés miniers, des avions…financés dans la plus grande opacité. Pourquoi ne l’arrête-t-on pas ?
    Pourquoi le Dr Oy doit être en prison et Kimbuta en liberté après avoir dilapidé les resources de la ville de Kinshasa ? Pourquoi Matata n’est pas en prison après coop ya Bukangalonzo ? Pourquoi Boshab n’est pas en prison après coop ya SNEL ? Juste pour ne citer que ceux-là…
    Si on a arrêté Kamhere, on doit pouvoir arrêter tous les voleurs qui fanfaronnent dans les maisons closes de Pakadjuma.

    1. Jo Bongos@
      Si pour vous « extorquer » 30 000 $ c´est moins que rien, imaginez comment ces 30 000 $ peut aider les kinois qui font face aux innondations.
      Citer le barbu Kabila tout le temps comme réference quand on refait, on recopie ses crimes économiques ne fait pas avancer la démocratie et la bonne gouvernance.
      Blanchir l´avocat de Bruxelles recruté par Felix ne peut pas aider le président qui ne fait qu´augmenter sa mauvaise reputation.
      Blanchissement d´argent ou pas, quand on viole la loi et les procedures, l´accusation tombe.. JP Bemba est libre parce qu´il y avait des fautes et violations des lois dans son accusation.
      Nono@ Cette justice á double vitesse,, kie kie Kamerhe sejourne á Makala sans preuve de son implication dans les detournements des millions.. aucun document ne démontre sa culpabilité. En ce moment precis, l´homme de Felix chargé de la lutte anti-corruption est libre comme le vent et peut retourner en Belgique s´il se sent menacé.
      Savez-vous que l´histoire de l´extorsion de cette banque n´est pas unique, car on retrouve les abus de ce gang de Felix jusqu´au Katanga où ils sont entrain de terroriser les entreprises minières !
      Etat de droit? Le peuple d´abord? Kie kie
      En deux ans de mandat, les scandales se concentrent chez Felix lui même.. Il fait mieux que le barbu sans doute quand la complaisance de la part des congolais face á ses derives est plus que visible?

      1. @GHOST,
        Il n’y aura aucune démocratie et bonne gouvernance au Congo aussi longtemps que ce  » barbu Kabila  » sera libre dans ce pays. Ne rêvez pas. Le vrai problème est là. Il y a en pas d’autres.
        Si les hommes de Félix s’adonnent à certaines pratiques illicites, c’est peut-être qu’ils avaient compris au départ que ce pouvoir n’était qu’une  » coop  » et qu’il fallait vite se faire les poches. Mais la donne semble changer avec la ré-qualification de la majorité à l’assemblée nationale. Ne l’ont-ils pas encore intégré dans leurs logiciels ?
        On condamne tout acte de corruption, sans doute. Sans oublier toutefois qu’il existe des corruptions positives. Comme celles qui consistent à corrompre tout congolais au service de l’imposture rwandaise à quitter l’axe du mal pour permettre aux patriotes de bouter les envahisseurs dehors et réparer notre beau pays. Il est loin ce temps où le zaïrois était jalousé par tous les africains…Il faut récupérer notre pays et retrouver notre dignité bafouée par cette imposture puante et avilissante. Rien que pour ça, je ferme volontairement mes yeux devant quelques…détails de…la pratique du pouvoir de la part de certains acteurs. J’ai probablement tort. Que ma conscience me pardonne.

    2. Cher Bongos,
      Pourquoi doit-on abandonner un poste stable et rémunéré en Europe pour aller travailler au Congo? Ne serait-ce pas (si souvent)le syndrome de l’argent facile? Il faudrait en mon sens laisser dans un premier temps les fonctions à haute portée de responsabilité aux compétences locales.

  7. Chers Compatriotes,
    Monsieur Kikangala reste présumé innocent. Mais là où l’on peut se poser des questions c’est sa nomination à la tête d’une agence comme celle-là sans qu’il y ait eu une enquête de moralité ou de déontologie. Kikangala était avocat en Belgique. Ceux qui l’ont nommé ont-ils eu le temps d’enquêter sur sa gestion de son cabinet en Belgique ? Selon les informations en notre possession, je ne crois pas qu’une enquête en Belgique, avec les instances Belges autorisées en cette matière aurait abouti à un avis favorable quant à sa nomination à la tête d’une agence s’occupant d’une matière si sensible. Qui vivra verra. Espérons qu’il sera blanchi par la justice. Que Dieu nous vienne en aide.

  8. Décidément, notre président de la République doit revoir le casting de ses collaborateurs! Il yen a eu un peu trop en termes de dérapages, d’incompétences et de déficit de professionnalisme dans le chef des trop nombreux collaborateurs du chef de l’Etat!
    A qui la faute? Aux collaborateurs ou à celui qui les nomme?

  9. Rappelant l’ethnicisme en vecteur de mauvaise gouvernance,
    c’est franchement au-delà de ce vecteur que fonctionne le président Felix Tshisekedi avec les collaborateurs de divers horizons:
    Monsieur Kolongele, Directeur du cabinet; Messieurs Kikangala et Lobo ‘APLC….
    Du coup, le postulat « flou » mieux entretenu selon lequel le Chef de l’État ne fonctionne qu’avec des conseillers « lubas- Kasaïens » devrait être infirmé.
    A suivre ….

    1. @Cher Armand,
      De fois, je me demande si l’ethnicisme est vraiment Le problème. Parfois, je me dis et si c’était la question du casting ? Tenez, à mon avis, si vous placez 100 Dieudonné Kaluba à la présidence, il n’y aurait aucun problème. Vous verrez que ce pays ferait un bond en avant.

  10. SI LE PROBLÈME POSÉ PAR L’AGENCE ANTI-CORRUPTION DE TSHISEKEDI VENAIT DE SON STATUT. CELUI-CI EST-IL RÉVISABLE ?
    # La fameuse APLC est entrée
    dans l’actualité avec le flagrant délit d’extorsion et d’abus de pouvoirs de ses agents dans une banque privée. N’empêcher qu’au vu de toute l’affaire je me demande personnellement si par-delà les enquêtes internes et publiques ainsi que leurs sanctions, la leçon essentielle à en tirer n’est pas LA QUESTION DE SON STATUT plutôt que ses dérapages effectifs ; il n’y en a qu’un d’épinglé jusque-là. Je veux dire le fait qu’une agence anti-corruption à qui l’on a confié des missions de police judiciaire soit en même temps rattachée directement à la Présidence de la République renferme des risques évidents de dérapage même au-delà de la moralité de ses agents. Ici on les à vus sujets à caution dans leur travail mais leur dépendance directe de la présidence ne brouillait-elle pas déjà les cartes ? L’APLC qui mélange son statut d’auxiliaire de la justice à celui d’une agence de la Présidence, autorité indépendante et chef de l’Exécutif va faire automatiquement que dans sa pratique elle ne soit ni une justiciable comme une autre ni une juge tout à fait indépendante. A se demander si sauf moralité suspecte
    les accusés ont vraiment commis une faute constitutionnelle et administrative tant leur statut a un pied sur les deux pouvoirs.
    # Quel est le STATUT DE L’AGENCE DE PRÉVENTION ET DE LUTTE CONTRE LA CORRUPTION (APLC) consigné dans l’ordonnance présidentielle du 28 mars 2020 ?
    L’APLC a pour mission de prévenir et de lutter contre la corruption qui gangrène notre pays et succède à la fonction
    de l’ancien Conseiller spécial du Chef de l’Etat en charge de la lutte contre la corruption, le terrorisme et blanchiment des capitaux, un établissement public ayant rang de « Conseiller spécial du président de la République », et donc de « ministre ».
    # Dans les détails de ses missions on note :
    – faire mener toutes les investigations, enquêtes, et instructions susceptibles d’identifier, interpeller et sanctionner toute personne ou groupe des personnes, organisations, organismes, entreprises ou autres services impliqués dans les actes de corruption, de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme ;
    – collaborer avec l’Inspection Générale des Finances, la Cellule Nationale de Renseignements Financiers et autres services de contrôle pour ouvrir des investigations préparatoires et préalables à la saisine des instances judiciaires sur les dossiers de corruption, de concussion, de détournement des deniers publics, de fraude, de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme lui soumis par le Chef de l’Etat ou les dénonciateurs[…]
    [Ajoutons que l’ambassadeur américain a annoncé que l’agence va bénéficier du soutien du FBI. « Un
    impératif de détecter et de décourager, de façon plus efficace, les transferts internationaux d’avoirs illicitement acquis et… » de garantir le respect des principe
    # Bref, on découvre ainsi que l’APLC est revêtue de la qualité d’officier de police judiciaire, peut recourir aux services des magistrats du Parquet compétent et le cas échéant, au Ministre de la Justice, pour tout acte de sa compétence touchant à la mise en œuvre de l’action publique.
    C’est vite dit et trop théorique qu’elle dispose de l’indépendance nécessaire pour lui permettre d’exercer efficacement ses fonctions à l’abri de toute influence indue,
    jusqu’à en faire l’autorité nationale de référence en matière de lutte contre la corruption. Bonne ambition sauf que si l’Agence a mission de coordonner tous les services et organismes publics en charge de la lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux, la criminalité organisée et, les infractions y assimilées elle balance entre la fonction d’un Parquet spécialisé à côté du pouvoir judiciaire, pouvant mener des enquêtes et transmettre le dossier à qui de droit pour des poursuites devant les juridictions compétentes et sa qualité d’agence présidentielle.
    # Notons en passant l’existence antérieure d’autres institutions publiques de lutte contre la corruption aux missions similaires comme
    l’Observatoire de Surveillance de la Corruption et de l’Éthique
    Professionnelle (OSCEP), la Coordination pour le Changement de Mentalités (CCM). Elles n’ont pas été
    abrogées et ne sont pas loin d’d’être alors inutiles, inefficaces et surtout budgétivores.
    Le député Sesanga qui a sévèrement critiqué l’Agence anticorruption créée par Tshisekedî, a dit qu’elle violait pleins d’articles de la Constitution 122, 150, 149, et 19… qui font qu’à terme
    il y a absence du contrôle des actes qu’elle posera, étant placée sous l’autorité du PR,
    il n’entre pas en effet dans les pouvoirs du Chef de l’Etat, de régler par ordonnance, une matière qui relève de la loi.
    Pour JJ Lumumba, « Il faut une pression populaire contre la corruption ».

  11. PS
    ET QUE FAIT-ON LORSQU’ON CONVIENT QUE L’AGENCE ANTI-CORRUPTION DE TSHISEKEDI PATIT D’UN STATUT A LA LIMITE DE L’INCONSTITUTIONNALITÉ ET QUE DE CE FAIT ELLE PRÊTE DAVANTAGE AUX DÉRAPAGES ?
    # Pousser à la discipline, à la rigueur et à la moralité de ses agents (recrutement…) et attendre que leurs procédures soient moins sujettes à caution (suivi, formation…), respectées au cordeau sans la tentative d’immunité/impunité due à leur statut présidentiel ? Ou plus difficile, faire tout cela mais à coté, réviser l’ordonnance de leur création ?
    # Le député Sesanga toujours lui, propose « une politique alternative de lutte contre la corruption, qui devrait tirer les leçons des erreurs du passé, et éviter les effets d’annonce, une politique assise sur la justice dont Il faut renforcer l’indépendance et le professionnalisme des juges ». Si je le comprends bien cela veut dire s’en tenir a une justice normale avec une structure spécialisée comme
    UN PARQUET FINANCIER en bonne et due forme, qui n’aurait des relations avec la Présidence que par les liens de hiérarchie institutionnelle….
    Alors fera-t-on quelque chose de ce genre ou pour le moment la seule priorité est d’enquêter dans l’Agence et sanctionner ses éventuelles brebis galeuses ?

    1. PARQUET FINANCIER
      C´est la meilleure garantie de la bonne gouvernance au lieu d´avoir l´IGF et ce machin de la lutte contre la corruption.
      Augmenter le budget du pouvoir judiciaire en offront aux juges assez d´espace pour accomplir leur travail.
      L´Italie nous enseigne que quelques juges avaient mis fin aux pratiques maffieuses de la classe politique.
      Faire du parquet de Matete ou de Gombe un parquet financier doté de toutes les ressources technologiques n´est pas impossible.. avec l’aide du FBI, UE ou d´Interpol.
      Nous devons avant tout faire preuve d´une solide volonté politique. Quand on nous parle de l´État de droit sans augmenter le budget du pouvoir judiciaire et ameliorer les conditions de travail des juges.. bof, simple slogan sans impact !

      1. @GHOST,
        Je crois que vous avez entièrement raison. A votre place, je développerai cette idée et je l’enverrai au député national Mohindo Nzangi, par exemple.

      2. # C’est vrai il y’a l’IGF et toutes les ONG préoccupées de surveiller les dépenses publiques, où avais-je la tête pour les oublier ; c’est dire mes lacunes en économie et finances publiques.
        # L’Inspection Générale des Finances (IGF) est une institution publique d’audit placée sous l’autorité du chef de l’Etat(!?) depuis décembre 2009. C’est un service de contrôle supérieur des finances et des biens publics qui peut procéder à toute mission de contre-vérification, au second degré de toutes les situations douanières, fiscales ou parafiscales des contribuables ou redevable d’impôts, droits, taxes ou redevances, soit en cas de découverte d’une fraude lors de l’exécution d’une mission de contrôle ou de contre-vérification, soit sur une réquisition des autorités politiques et administratives, soit sur une réquisition des autorités judiciaires, soit par une dénonciation de tiers.
        # Elle dispose de cinq brigades permanentes ou ponctuelles pour mener ses missions d’audit :
        1- la brigade de coordination, chargee de l’animation et d’encadrement des services ;
        2- la brigade des recettes douanières, fiscales et parafiscales…;
        3- la brigade de dépenses publiques…;
        4- la brigade des établissements ou organisme publiques, des entreprises publiques, des sociétés d’économie mixte ou subventionnés et des entités administratives décentralisées… ;
        5- la brigade de contre-vérification douane, fiscale, parafiscale et comptable…
        Selon les rapports de ses activités, l’IGF effectue chaque années environ 100 missions de contrôle : la constatation d’importants reliquats découlant du contrôle de la paie ; la constatation de différentes violations de procédures relatives à l’exécution des dépenses publiques ; la constatation assortie des recommandations visant l’amélioration de la gestion publique ; le non-respect de certaines règles essentielles à une gestion des marchés publics ; l’ignorance délibérée des règles à l’engagement et à la justification des dépenses, de la part des services disposant des ressources propres tout comme de ceux percevant illégalement des taxes; etc.
        Dans la mise en œuvre de ses compétences, l’IGF rencontre plusieurs difficultés, notamment un budget insignifiant ; un effectif réduit avec 64 inspecteurs au lieu de 260 inspecteurs comme prévu dans son cadre organique. Les entités soumises au contrôle de l’IGF refusent la collaboration : refus de remettre aux équipes de contrôle des données en format électronique et leurs oppositions injustifiées du secret professionnel pour ne pas fournir les informations ; et, son manque d’indépendance.
        # En fait l’IGF nous est devenue familière ces deux dernières années parce qu’elle a été sur plusieurs fronts. On connaît le feuilleton du bras de fer qui l’a opposée un an plutôt à la Présidence de la République  sur la fameuse affaire des 15 millions de dollars devant provenir des sommes destinées à compenser les sociétés pétrolières disparus du Trésor, un audit des finances des ministères stoppé par la Présidence, des audits d’entreprises privées bloqués par la même presidence sous pression de la FEC… Il y’a aussi les détournements autour de la paie des fonctionnaires, des exonérations, de la riposte au Covid-19, du Go pass, de Bukanga Lonzo et une mission d’audit à la BCC pour contrôle de gestion de l’Institut d’émission…Et il y’a deux mois l’IGF a même dévoilé officiellement le résultat de 5 enquêtes notamment sur
        ces scandales de détournements présumés de fonds publics en lien avec la paie des enseignants, détournés soit par la création d’écoles et d’enseignements fictifs ou par des fausses factures pour justifier certaines dépenses et sur le parc agro-industriel de Bukanga Lonzo, le plus grand scandale d’investissement de l’ancien régime : montant décaissé : 285 millions $, montant perdu par l’Etat, 205 millions $ notamment dû à la surfacturation dans l’achat des équipements et intrants agricoles…
        # Enfin il faut souligner s’agissant de l’IGF comme de l’APLC, les organisations de la société civile œuvrant dans le secteur des finances publiques (comme l’ODEP) et certaines autres voix politiques et sociales ont toujours sollicité son détachement pour des raisons d’indépendance et d’efficacité. Elles demandent en même temps au PR de réhabiliter la fonction de contrôle en donnant plus de moyens aux organes chargés de cette tâche comme la Cour des comptes et l’IGF.
        Sinon pour elles, les interférences dans le travail de l’IGF portent entrave à la politique de lutte contre l’impunité prônée par lui-même le Chef de l’Etat et sont contre la bonne gouvernance . Sans compter la multiplication d’organes chargés du même secteur et de cette Présidence où sont rattachées désormais plusieurs agences.

  12. Cher Bongos,
    J’aime vous lire. Votre proposition est à la fois pertinente et marrante. Je suis très heureux d’acter cette convergence d’esprits sur les affaires claires de la république. Vive le Congo uni et prospère.

  13. Dans le programme tres approfondie de la morale philosophique ou de la morale theologique qui est une contribution de beaucoup des savants dans ce domaine, nous n’avons JAMAIS entendu que du mal peut provenir un quelconque bien durable. Il est donc pitoyable d’entendre des compatriotes non lucides, croire que Felix qui a ete corrompu par Kanambe, le meme Kanambe qu’ils avaient insulte hier, devienne soudainement le sauveur dont le congo a besoin parcequ’il a trahi son ancien maitre. Quelle bassesse! Sachez que celui qui a trahi, trahira toujours. Cette fois ci, c’est le peuple qui sera trahi. Je cherche en vain l’element qui vous rassure que l’union sacree va etre le declencheur du debut de la prosperite dans notre pays. Resaississez vous, ne risquez pas d’etre ridicule. Cest sans rancune. Qui vivra, akondima yango. Ne dites pas que vous n’etiez pas informe!!

    1. @Raz,
      Soyez rassuré, on oublie pas le passé récent de ce pays. Cependant, on peut tourner la situation actuelle de notre pays dans tous les sens, force sera de reconnaitre que la mini-révolution entamée par Félix est – très probablement, le dernier espoir auquel on peut s’accrocher. A mon avis, s’y accrocher et le soutenir – certes pas aveuglement, ne constituent pas un signe de bassesse. L’union sacrée ( moi, j’aurai souhaité un Front National Congolais), est une construction d’esprit. Comme toute autre construction d’intelligence, elle entraîne des incertitudes, des doutes. Au fond, seul compte ce qu’on voudra bien en faire. Si les congolais s’embarquent dans cette vague, il n’est pas improbable qu’un éveil éclate, qu’un renouveau jaillisse et s’organise, que des courages autrefois refoulés se réveillent et s’expriment. Cela va-t-il déclencher le début de la prospérité dans notre pays ? Je n’en sais rien. Je n’ai pas non plus la preuve évidente que cela ne va rien produire sur base du seul précepte selon lequel quiconque a trahi, trahira. Ndeko Raz, osons croire. Espérons que les choses vont changer cette fois ci. Je vous invite à ce ballet de l’espoir.

      1. Ndeko Jo Bongos, ndeko Raz,
        # Vous me connaissez : j’ai le double handicap d’être un ennemi irrésolu de ‘JK’ que je considère comme le premier fossoyeur de notre pays en même temps que je donne une chance à Tshisekedi son allié d’hier coupable d’avoir conclu une alliance impardonnable avec qui il vient heureusement de rompre. Alors MON ESPOIR est celui d’un Tshisekedi qui désormais agisse autrement tout en continuant ma vigilance envers lui vu ses erreurs passées et présentes.
        # Et comme par hasard je viens de découvrir dans l’actualité des informations qui me réconfortent dans ma position. Quand bien même l’on peut raisonnablement faire le constat d’une longueur d’avance au crédit de Tshisekedi, il semble déterminé à poursuivre son bras de fer avec ‘JK’ jusqu’à épuisement. On apprend en effet l’élection de Kasembo Nyembo à la tête de la Fec sous l’autorité du Conseil d’État annulant ainsi celle à l’unanimité les bras levés de Yuma parce que n’ayant pas fait droit aux revendivations légitimes d’un rival.
        # Yuma est un soutien indéfectible connu de ‘JK’ pendant tout son règne, il avait manigance comme d’habitude de se faire élire sans adversaire. Le résultat de cette nouvelle élection à bulletins secrets l’écarte de la tête de la Fec : 14 pour sur 14 votants.
        # Il se posera sûrement des questions : ce résultat sera-t-il définitivement confirmé lorsque l’on sait que non sans raison l’ancien bureau de la Fec avait contesté au Conseil d’État le droit de s’immiscer dans les affaires d’une institution privée ? Encore fallait-t-il un arbitrage à ce qui semblait bien être un conflit ouvert. Je soupçonne Tshisekedi d’y avoir mis sa main pour mettre dehors en douce l’inamovible patron de la Fec allié de son ancien partenaire. Difficile demain d’annuler cette dernière élection ? La conquête des espaces de pouvoir pour Tshisekedi continue tan bien que mal, dirons-nous.

      2. ADDENDA
        – « […]’JK’ que je considère comme le premier fossoyeur de notre pays, UN CHEVAL DE TROIE IMPARDONNABLE DE NOS ENNEMIS PASSIBLE DE GUILLOTINE POUR HAUTE TRAHISON en même temps[…] »
        – « […]Alors MON ESPOIR est celui d’un Tshisekedi qui désormais agisse autrement ET QUI MOBILISE DERRIÈRE LUI LE PEUPLE POUR DIRE NON À LA COMPROMISSION PASSÉE tout en continuant ma vigilance envers lui vu ses erreurs passées et présentes.[…] »

  14. @ Cher freres Jo Bongos & Nono.
    Je tiens a vous remercier pour vos observations a propos de ma derniere livraison sur l’article ci-haut. Tout congolais veut qu’il y est changement. Le probleme reside dans les acteurs qui peuvent amorcer ce changement. Moi, je ne vois pas Felix comme un leader mais simplement comme un homme politique moyen capable de mentir et de distribuer des promesses.
    Ndeko Jo Bongos, ce que Felix est entrain de faire ne peut pas etre la mini revolution car la revolution se fait avec le peuple et des leaders credibles. Felix n’a pas voulu accepter l’idee d’un Front National Congolais car il adore le pouvoir absolu comme d’ailleurs son pere. Il dit qu’il veut un parlement qui va executer SA VISION. voila ce qui prouve qu’il ne lis pas la constitution pour savoir le role qui est le sien, lui qui veut gerer le pays comme Mobutu. Je vous aime beaucoup Jo Bongos mais je decline l’invitation a ce ballet de l’espoir, sachant que nos ancetres et Dieu vont nous envoyer un sauveur. Je serais present au ballet lorsque Felix ne sera pas en connivence avec Kagame le roi du congo. Quand Felix se moque des congolais en disant qu’il va instaurer un tribunal sur les crimes commis au Congo, il exclu en meme temps les initiateurs de ces crimes qui sont des Rwandais, il les preservent. va y comprendre!
    A ndeko Nono:
    Vous considerez JK comme le premier fossoyeur de notre pays? Qui l’avait protege? n’est ce pas Felix? Cet assassin ne serait pas au congo en ce moment. Felix peut tout sacrifier pourvu qu’il ait le pouvoir. JK qui est tout sauf un enfant de choeur est toujours parmi nous et se reorganise avec ses amis du fcc. attendons nous a des surprises! Si Felix semble determine a poursuivre son bras de fer avec JK , il s’agit tout simplement d’une affaire purement privee qui n’interesse pas les congolais, c’est une distraction de plus helas!
    Dites moi frere, en quoi l’election de Kasembo Nyembo va contribuer pour le bien etre du congolais qui meurt de faim a Kipaka, a kasangulu ou bien a beni-paida, moi je n’en vois pas.
    Pourquoi avons nous une constitution quand vous parlez de la conquete des espaces de pouvoir pour Felix alors que son role est bien defini dans la constitution? Il lui faut changer quelques articles de la constitution pour etre Mobutu bis. Oser violer la constitution, il trouvera les congolais sur son chemin et le pays continuera a sombrer. Nous qui vivons en europe nous portons un lourd fardeau car nous sommes obliges d’envoyer le double du montant d’avant que felix ne soit au pouvoir alors que son epouse se tape $ 15.000 pour un morceau de viande.
    Je vous souhaite a tous les deux un Joyeux Noel, wishing you and your family health, happiness, peace and prosperity this Christmas and in the coming New Year. Je vous aime et vous respecte meme si nous n’avons pas les memes positions. May God bless you all.

    1. Ndeko Raz,
      « L’espoir fait vivre », dit-on, « mais comme sur une corde raide », ajoute l’autre. C’est dire d’abord que l’espérance est une valeur humaine et une ressource qui fait tourner nos vies, l’avenir n’est assuré à 100% pour personne mais l’optimisme n’est pas simplement résignation, impuissance et illusion. Je suis donc tantôt avec vous et tantôt vois des raisons d’espérer…
      # Sinon moi aussi je n’ai qu’une confiance limitée envers Tshisekedi, aujourd’hui comme hier il ne m’a pas toujours convaincu de ses capacités d’un leader ferme et lucide. Je suis par exemple d’accord avec vous pour trouver ses connivences avec Kagame naïves et dangereuses plutôt que celles d’un stratège comme je lis ailleurs. Trop d’essais et erreurs à ce niveau.
      # Néanmoins poussé de l’extérieur (i.e. Usa)
      ou décidé de son propre gré, ce n’est pas rien qu’il soit arrivé à rompre publiquement avec son allié nuisible d’hier. Tout n’est pas bouclé et ne suis même pas sûr qu’il en finira demain : il a encore à batailler pour parfaire sa rupture. En effet ‘JK’ n’est pas seulement un enfant de chœur mais aussi est un génocidaire de ce pays qu’il n’a dirigé que pour ses profits immédiats et ceux de ses parrains. Mais Tshisekedi serait-il à ce point suicidaire qu’il crachera sur le bon vent de fortune qui souffle à son avantage ? Voilà une des raisons de mon espoir qu’il fasse mieux et mobilise le peuple pour un changement qui seul redorera son mandat.
      # Joyeux Noël aussi à vous et aux vôtres et tous mes meilleurs voeux pour l’année nouvelle !

    2. @ Ndeko Raz,
      We have the same position. Better yet, the same passion: the Congo. God bless you. May he also bless the Congo which he seems to have forgotten and left to the claws of the barbarians.
      With love…

  15. Je ne sais pas ce que le grand Congo avait fait pour ne meriter que des politiciens predateurs et mediocres qui n’aiment pas leur pays mais qui aiment se remplir les poches avec l’argent de ce pays. Mon experience de travailler pendant des annees au Senegal, au Burundi et au Cameroun, pour ne citer que ces pays ou j’avais passe de trois a quatre ans sans compter la cote d’Ivoire, le Burkina et le Rwanda ou j’avais passe des courtes periodes, me convainc que le Congo sera malade pour une tres longue periode. L’amour des politiciens des pays cites ci-haut pour leurs pays, ne peut etre comparable a aucun politicien ou a un regime congolais, peut etre Lumumba qui a ete elimine prematurement. J’ai alors compris qu’il existe des pays ou les dirigeants demeurerons toujours des mediocres et des pays qui ont eu la chance d’etre dirige par des dirigeants dignes. J’ai compris qu’Il y aura des peuples qui accepterons d’etre dirige par des predateurs et des peuples qui ne peuvent pas tolerer d’etre diriges par des mediocres. Le Congo est il maudit? je ne sais pas! pourquoi ce pays n’a pas la chance d’avoir des presidents intelectuels comme ailleurs? je ne sais pas! Comment comprendre un peuple qui accepte un jeune inconnu qui ne connait ni le pays, ni la langue ni rien, devenir son president pendant 18 ans? Incroyable! Oyo peuple ya ndenge nini mr. Kum?
    les presidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade que j’avais connu au Senegal sont tous des grosses tetes avec des CV admirables menant une vie honorable. Macky Sall continue dans la meme lancee car le Senegal est entrain de devenir un pays emergent. Au Burundi j’avais connu feu Paul Buyoya et Melchior Ndadaye (pour une courte duree) Tous les deux m’avaient laisse une tres bonne impression en depit du genocide auquel j’avais assiste et auquel j’ai failli perdre ma vie. Buyoya fut un officier forme dans des grandes academies militaires et Ndadaye un fin intelectuel, un cerveau que le Burundais pleureront toujours. au Cameroun j’avais rencontre Paul Biya Popol, un homme integre parmi les africains qui avaient fait des bonnes etudes d’administration dans une universite de France. Que trouvons nous alors au Congo? C’est vraiment triste et il y a de quoi etre tres pessimiste pour le developement de notre pays avec des dirigeants distributeurs automatiques des reves, mensonges et promesses et infideles. Est ce la population congolaise qui est naive? Je commence a y croire durablement car souvent ce n’est pas la faute de ceux qui mentent mais de ceux qui se laissent mentir. Je me limite ici car je veux pas sombrer dans la grande tristesse.

  16. eRAZ
    electronic Raz
    TROP D’IMPERTINCES, DE FAUSSETÉS et DE MENSONGES DANS VOS POSTS :
    1. « Dans le programme tres approfondie []sic!] de la morale philosophique ou de la morale theologique… » : C´est quoi un programme très approfondi ? C´est quoi la morale pholosophique ? C´est quoi la morale théologique ?
    2. « … qui est une contribution de beaucoup des savants dans CE domaine » : CE, c´est quel domaine ? Programme très approfondi ? Morale philosophique ? Morale théologique ?
    3. « nous n’avons JAMAIS entendu que du mal peut provenir un quelconque bien durable » : Le ‘Nous’ avec son fameux ‘jamais », c´est qui ? Le bien durable, c´est quoi ? Et qui apprécie/juge ? À partir d’où ? Et sur base de quel critère ? (Quand on sait que dans la généalogie de Jésus, il y a des menteurs/tricheurs/auteurs des crimes et d´impudicité !)
    4. « Il est donc pitoyable d’entendre des compatriotes non lucides » : eRAZ orgueilleux ya pamba pamba qui s´autoproclame lucide là où on attend des ARGUMENTS RATIONNELS. Le manque de lucidité des autres, ça ne se décrète, mais plutôt se démontre rationnellement.
    5. « croire que Felix qui a ete corrompu par Kanambe, le meme Kanambe qu’ils avaient insulte hier, devienne soudainement le sauveur dont le congo » : Corruption à démontrer. Et falsificaion enfantine (et de mauvaise foi) à éviter : Félix ne se voit pas en sauveur du Congo; c´est pourquoi il invite tous les Congolais à s’unir.
    6. « Sachez que celui qui a trahi, trahira toujours » : C´est dit où ? Et que veut dire trahir ici ? Citation mal comprise. Et donc mauvais emploi.
    7. « Cette fois ci, c’est le peuple qui sera trahi » : Conclusion de quelles prémisses ? LOGIQUE EZA PASI !
    8. « Je cherche en vain l’element qui vous rassure que l’union sacree va etre le declencheur du debut de la prosperite dans notre pays » : Falsification terre à terre. Même Félix ne parle pas d´assurance.
    9. « Ne dites pas que vous n’etiez pas informé » : ARGUMENTEZ au lieu de jouer maladroitement au Nostradamus.
    10. « la revolution se fait avec le peuple et des leaders credibles » : Est-ce eRAZ qui est censé parler au nom du peuple ? Quels sont ces leaders crédibles ? Fayulu et Muzito que vous avez défendu jusqu´à l´épuisement ? Vos préférences sont des décrets divins ? Euh, liboma !
    11. « il adore le pouvoir absolu comme d’ailleurs son pere » : Affirmation impertinente des gamins.
    12. « Il dit qu’il veut un parlement qui va executer SA VISION » : Il a dit où ?
    13. « Kagame le roi du congo » : Propos d´un essouflé qui a eu le toupet de s’autoproclame lucide. KI LUCIDE EBEBA VRAIMENT !
    14. « il exclu en meme temps les initiateurs de ces crimes qui sont des Rwandais » : Il les exclut en disant quoi ?
    15. « Qui l’avait protege? n’est ce pas Felix? » : Votre leader Fayulu avait clairement dit que « Monsieur Kabila est citoyen congolais, il a sa place ici au Congo , il fera ce qu’il voudra, et d’ailleurs la constitution est claire, il est sénateur à vie. Maintenant l’assemblée nationale vient d’adopter une loi sur le statut des anciens présidents, je crois qu’il sera là. » (le 08 janvier 2019). OYOKAKI TE eee ?
    16. « Si Felix semble determine a poursuivre son bras de fer avec JK , il s’agit tout simplement d’une affaire purement privee » : Esprit épuisé n´a rien de pertinent à débiter. Le coeur, siège de mauvais sentiments, de la mauvaise foi a pris le relais/la relève.
    17.  » Il lui faut changer quelques articles de la constitution pour etre Mobutu bis » : HORS-SUJET ya munene !
    18. « … alors que son epouse se tape $ 15.000 pour un morceau de viande » : En plus de mauvaise foi, obandi LOKOSO !

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