Mbungani: « Il n’a jamais été question d’une alliance entre le MLC et la MP »

Acquitté le vendredi 8 juin dernier par la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI), libéré à titre provisoire le mardi 12, Jean-Pierre Bemba Gombo se trouve depuis le vendredi 15 juin en sa résidence bruxelloise. Entouré de son épouse et de ses enfants, le Président du MLC se mure dans un silence assourdissant en attendant l’examen en appel, le 4 juillet, de l’affaire dite « Bemba II » relative à la subornation de témoins. En attendant, des « informations » parcellaires fusent au sujet des prétendues « tractations » qui auraient lieu entre le « Chairman » et le président hors mandat « Joseph Kabila ». Pour y voir un peu clair, notre journal a approché Jean-Jacques Mbungani Mbanda, secrétaire national aux Relations extérieures du MLC. Entretien.

Depuis sa « libération provisoire », l’ancien vice-président de la République Jean-Pierre Bemba Gombo observe un « devoir de silence » conformément aux conditions édictées par la CPI. Son équipe de défense lui a déconseillé de commenter l’affaire en cours dite de « subornation de témoins ».

Tout en se disant « serein » pour l’audience prévue le 4 juillet, Jean-Jacques Mbungani pense que « le temps viendra où le président du MLC pourra s’exprimer et rencontrer diverses personnes dont des militants et des cadres » de son parti. En attendant, le « Chairman » a retrouvé la chaleur familiale. « Il se porte très bien ».

On imagine que la procureure Fatou Bensouda est à l’affût du moindre « écart de langage » de la part de l’ex-pensionnaire de la prison de Scheveningen pour trouver du « grain à moudre » lors de la prochaine audience.

Ancien procureur et ministre de la Justice sous le régime du dictateur gambien Yahya Jammeh, Bensouda ne veut pas en démordre. En dépit de l’acquittement prononcé le 8 juin, elle estime qu’ « il est clair que des crimes graves ont été commis en République centrafricaine par les forces de M. Bemba ». Dans son entendement, le contingent du MLC était l’unique groupe armé déployé sur le terrain.

Comme pour enfoncer le clou planté par Bensouda, le journaliste François Soudan s’est livré à une sorte de réquisitoire à l’encontre de Bemba dans l’édition n°2997 de Jeune Afrique, datée du 17 juin 2018. « Jean-Pierre » y est dépeint sous son plus mauvais jour: « le petit Mobutu que la violence n’effrayait pas », « charismatique, brutal, incontrôlable, sanguin, autoritaire, démagogue, vénal ».

Après avoir regretté toutes ces « épithètes assez dures », Mbungani fait remarquer que cet édito « ne reflète nullement la réalité ». Pour lui, on semble oublier que Jean-Pierre Bemba a contribué à l’avènement du régime de « Transition 1+4 » ayant abouti à l’instauration des cycles électoraux tous les cinq ans dans notre pays.

« PAS D’ALLIANCE ENTRE LE MLC ET LA MAJORITÉ »

D’après lui, ceux qui accolent ces épithètes à Jean-Pierre Bemba devraient commencer par approcher l’homme pour constater « qu’il est pour la construction d’un Congo meilleur ».

En attendant que le président du MLC exerce à nouveau le ministère de la parole, l’heure est aux cancans.

Certains adeptes du « complotisme » suspectent certains milieux occidentaux d’avoir pesé de tout leur poids pour l’acquittement de Bemba. C’est un Mbungani exaspéré qui lance: « Non! Non! Non! La Cour pénale est indépendante dans le rendu de sa décision. En première instance, Jean-Pierre Bemba a été condamné à 18 ans. Son équipe de défense a renversé les thèses de l’accusation d’où l’acquittement ». Pour lui, il importe de féliciter la Cour « qui a dit le droit correctement ».

Dans le même registre, une certaine opinion suspecte l’existence des « tractations secrètes » entre Bemba et « Kabila ». Cette dernière tient pour « preuve » l’annonce faite par le ministre congolais des Affaires étrangères de la disponibilité de ses services à délivrer un passeport diplomatique au président du MLC. Mbungani s’est empressé de balayer du revers de main l’idée d’un quelconque « marchandage »: « Point n’est besoin de rappeler que Jean-Pierre Bemba a été vice-président de la République. Il est sénateur. Il est tout à fait régulier et normal que les autorités de notre pays lui accorder un document lui permettant d’aller et venir à travers le monde ».

L’ancien consul général à Anvers d’insister sur l’appartenance du MLC à l’opposition: « Le MLC est une de grandes forces politiques de l’opposition. Il n’a jamais été question d’une alliance avec la majorité ». Bemba a-t-il été reçu par l’ambassadeur d’Angola à Bruxelles? « Ce sont des rumeurs. C’est totalement faux. J’en profite pour démentir de manière la plus formelle une telle démarche. Le Président de mon parti ne s’est jamais rendu à l’ambassade d’Angola ».

 

Baudouin Amba Wetshi

26 réflexions au sujet de « Mbungani: « Il n’a jamais été question d’une alliance entre le MLC et la MP » »

  1. Je n’ai pas eu l’occasion de lire la revue Jeune Afrique dont référence ici. Mais puisqu’il est fait allusion à un pacte de responsabilité, il s’agit de se résaisir et de reconnaître le bien fondé de pratiquement tous les épithètes qui correspondent bien à Monsieur Bemba avec la minimale erreur moindre-carrée.

    Depuis l’interview, bien que de manière insidieuse l’on déclare oeuvrer pour « le peuple congolais », il transpire qu’il ne faut rien attendre du point de vue d’un revirement et repositionnement de la part de l’ex-prisonnier de son implication de haute trahison de reconnaître une légitimité politique nationale à des étrangers, vénalité et irresponsabilité obligent. Monsieur, ainsi que celui qui est malheureusement décédé d’il y a plus d’une année et encore sous morgue en Belgique et par conséquent sans sépulture, ne sont jamais revenus sur leur cautionnement de l’imposture étrangère à la tête de notre pays, tant que leurs intérêts personnels et familiaux n’ont jamais été en menace.

    En tout cas, s’occultant sous un concept juridique indéterminé de « pacte de responsabilité », Monsieur Bemba, par la voix de son collaborateur, parraît-il médecin, se définit tout juste comme de l’opposition aux côtés d’un certain « Parti » de rwandais nommé UNC.

    Sans trop nous étendre, au point de phagocyter de l’espace Congoindépendant, j’en appelle aux congolais en général et à ceux du Congo Central (cfr cas Bundu Dia Kongo) et du Kivu en particulier qui ont perdu des leurs directement des mains des tueurs tutsis par la complicité active ou acquiescente de l’ex- prisonier de la CPI, à la vigilence extrême. « Un tronc d’arbre ne se transforme jamais en crocodile par son temps d’être submergé dans une rivière ». A bon entendeur…

    1. J’insiste qu’il ne s’agit pas ici de jouer avec les mots. Que Monsieur Mbungani nous dise les parties signataires du pacte dit de « responabilité », quelles en sont les clauses, les parties adhérentes audit pacte et les possibles réserves y formulées. Qu’il nous soit précisé aussi si la responsabilité va dans le même sens de s’avoir financé comme rébellion par l’ennemi qui s’est vu se consolider son encrage en notre sol. Qu’il nous soit expliqué mêmement si la responsabilité équivaut à l’acte d’avoir floué la délegation congolaise de Sun City en allant signer des accords dits de Matadi pour un poste de premier ministre des rwandais tutsis.

      Par ailleurs, puisqu’on se clame si fièrement comme « sénateur », fort au-delà du mandat, qu’elle est le domage évalué de cette période de hors mandat, si nous nous inscrivions dans l’acceptation de l’imposture? Y a t-il des garanties que les dix ans de Monsieur en prison lui ont appris à réfléchir avec le cerveau plutôt qu’avec les muscles?

  2. IL N’Y A JAMAIS DE FUMEE SANS FEU… NOTRE COMPATRIOTE BAW A BIEN SENTI CETTE FUMEE…

    A JP BEMBA DE FAIRE ATTENTION. LES CONGOLAIS MEURTRIS ET APPAUVRIS PAR LE REGIME VOYOU ET VOMI DE KINGAKATI NE LUI PARDONNERONT PAS UNE QUELCONQUE TRAHISON A LA BRUNO TSHIBALA.

    LE VOLEUR TANZANIEN (AUX ABOIS) ILLEGITIMEMENT AU SOMMET SAIT MANIPULER LES GOURMANDS.

  3. Monsieur Mbungani sait tres bien que si ce dossier n’était pas politique, la CPI aurait poursuivi Patasse, Bozize, les responsables de l’armée centrafricaine, sans oublier certains officiers du Mlc présents sur le terrain, dont certains ont été entendus plutot comme témoins à charge!

  4. La seule alliance qui vaille la peine pour le MLC et subsidiairement pour les congolais, c’est une coalition JP Bemba et S Dokolo.

    Mais bon sang, qu’attendent donc ces deux ? Que leurs enfants se mettent à parler kinyarwanda pour réagir ?

    Monsieur Dokolo, vous n’avez plus le choix. Vous ne pouvez plus vous cacher. Faites-vous violence ! Votre papa, là où il est, sera fier de vous. Il n’attend que ça…. » l’envoyé  » . On peut rester un érudit en art et faire de la politique. Appelez votre frère Jean-Pierre – par droit d’aînesse- et proposez lui votre collaboration.

    Le peuple Kongo doit lancer une pétition pour obliger Sindika à s’engager en politique réelle. Congolais debout, c’est bon. Mais Sindika, acteur politique ou colistier de Bemba pour l’élection présidentielle, c’est encore mieux.

    Nkomi Mbuta, qu’en pensez-vous ?

  5. A quel point Mbungani est-il un porte-parole fidèle de Bemba ; dans quelle mesure traduit-il exactement dans ses réponses sa vision d’aujourd’hui ?
    Nous serions mieux inspirés d’attendre les paroles et les actes de Bemba avant de nous autoriser un jugement exact sur lui plutôt que de continuer à spéculer en procès d’intention à partir de son passé ou de la personnalité que nous connaissions de lui comme on lit trop souvent…
    En effet, voilà 10 ans qu’il végétait dans une cellule de prison loin aux Pays Bas, voilà 10 ans qu’il ne faisait plus de politique active, voilà 10 ans qu’il était acculé à suivre les affaires du pays à partir de la prison sans en être un acteur direct, ne pouvons-nous pas alors lui accorder de s’exprimer et d’agir aujourd’hui qu’il est libre, en dehors de la prison, pour le juger sur pièces ?

    Il est plausible que Bemba bénéficie d’une liberté définitive le 04 juillet prochain au verdict en appel de sa deuxième affaire : le maximum de peine y est de 5 ans, en première instance 1 an avait été requis si je ne m’abuse ; pour quelqu’un acquitté dans l’affaire principale (condamnation de 18 ans en première instance !) et qui vient de passer 10 ans en prison, ne pas le lâcher définitivement confinerait à un acharnement malvenu ou à une revanche de la Procureure déçue de son acquittement…

    Bref, pourquoi ne pas différer nos jugements qui pour le moment reposent sur son passé, après tout le 04 juillet c’est dans une semaine. Bemba libéré regagnera le Congo où l’on parle déjà de sa participation au Congrès de son parti (12-13 juillet), très rapidement nous serons fixés sur ses choix et ceux de son parti pour l’avenir immédiat ou pour un moyen terme…

  6. Cher Bongos,
    Sindika est censé être honnête comme le fut son père Dokolo. Economiste de formation, il doit savoir que certaines associations sont incompatibles avec le plus haut sommet de l’Etat. L’ association « business politique » entraîne le transfert de la souveraineté politique aux Conseils d’administration d’entreprises multinationales. C’est le cas du Congo aujourd’hui. JP Mbemba est le produit des Tutshis Ougandais. Il est présentement commissionné par l’occident pour accomplir une mission dont les clauses demeurent opaques. N’oubliez pas la guerre en plein centre de Kisangani. N’oubliez pas non plus « les accords de Cascades » et « l’acceptation de l’inacceptable ». Le meilleur Ticket pourrait être le trinôme : » Monsegwo-Ekofo-Mukwege » en vue d’une transition citoyenne. Tous les politiciens et les partis politiques devraient attendre les élections libres après cette transition. Certes comme l’avait si bien dit Churchill:  » Nous ne commettrons plus les mêmes erreurs mais nous en commettrons d’autres ». Ma principale crainte est de voir les erreurs passées se reproduire.

    1. Ndeko Armand,
      L’objectif est de bouter les tueurs rwandais dehors du Congo. Toutes les coalitions sont bonnes.
      Monsengwo-Ekofo : j’achète de suite pour que ces deux dirigent une période de transition. Mais malheureusement, je pense que le Cardinal est prisonnier du Vatican. Ekofo a désormais la bouche scotchée par les conditions de son exil forcé. Il ne peut s’exprimer.

      Mukwege ? Personnellement, je n’ai pas confiance en cette personne. Pendant des années, il a été témoin privilégié de la barbarie rwandaise sur nos mamans et sœurs. En aucun moment, il a osé nommer les coupables. Pourquoi ? Regardez du côté de la Belgique et de l’Ouganda. Vous trouverez peut-être des réponses.

      Bemba produit des ougandais ? Cela a été possible pendant sa guerre. Pourquoi alors l’ont-ils lâché au point de se retrouver à la CPI ?

      Dokolo ? D’un point de vue culture et pensée politique, cet homme est mieux outillé que tous vos opposants de salon, des frondeurs-médiocres. Sindika est tellement outillé que le pouvoir politique ne l’intéresse pas. Quel dommage !!!!!

      Bemba-Dokolo pourrait constituer – à mes yeux – un solide duo capable de mobiliser des fonds et les réseaux internationaux de soutien pour faire vaciller les rwandais.

      Toutes les autres associations sont bienvenues. Il faut laver ce pays de la merde dans laquelle il a été plongé par l’occupation rwandaise.

      1. Ndeko Jo Bongos,

        Je trouve votre jugement sur Mukwege excessif et inexact. Plus d’une fois il a indiqué d’où venait le mal, diplomatiquement ou plus crûment : je l’ai entendu de face le dire…
        N’oubliez pas qu’à cause de son travail, réparer physiquement mais aussi psychologiquement et socialement les femmes victimes des sévices sexuels, Mukwege a été et est l’objet des menaces jusqu’à avoir échappé plus d’une fois à la mort et à justifié une protection étroite de la Monusco.
        N’oubliez pas en effet que Mukwege habite et travaille à quelques jets de pierre des rwandais donc sa vie largement à leur merci…
        Pourquoi croyez-vous que les occupants rwandais comme leurs complices locaux lui en veulent tant que ça ?

        Si vos réserves, cher Jo Bongos, s’agissant de Mukwege se justifient par ses relations avec la Belgique, par ailleurs toujours proche du Rwanda, sachez que vous privilégiez là une stratégie de dénonciation radicale mais nettement inefficace. En effet c’est une question à laquelle Mukwege nous a personnellement répondu : ceux qui veulent de moi je ne sais quelles prises de position politiques guerrières ou me reprochent ma proximité des Occidentaux (voire des Belges) veulent m’envoyer trop vite à la mort et je n’ai aucun sens du suicide, ils veulent m’isoler et me priver des moyens de faire mon travail. Plus d’une fois ses prises de position très critiques envers une gestion non souveraine ont été condamnées ou interdites par le pouvoir…
        Mukwege nous a exactement signifié que la politique active n’a jamais été son premier projet et ajouté que voyant le côté irréaliste et ‘verbeux’ des Congolais – comme lui demander d’accepter de diriger une transition alors qu’ils ne proposent pas grand chose pour débarquer au préalable celui qui empêche exactement toute transition -, il y pensait encore moins. Je crois donc qu’il n’y consentirait que si une majorité des Congolais réclamait sa présence…
        Quant à le juger moins capable d’endosser cette charge que d’autres, c’est à voir…

        1. PS
          Voici ndeko Jo Bongos, dans le sens de mon avis ci-dessus Dr Mukwege qui dans un message à l’occasion de la fête de l’indépendance 2018, dit clairement que « La solution aujourd’hui n’est pas les élections dont on sait qu’elles seront falsifiées, mais la libération du pays. » On y lit sa sévère critique envers le pouvoir en place corrompu et criminel qui favorise notre ‘esclavage’ actuel. Il va jusqu’à évoquer le fameux article 64 de notre Constitution qui nous convie tous à nous opposer à toute prise de pouvoir par la force et de lutter pour notre libération…
          (= http://fondationpanzirdc.org/message/
          = https://actualite.cd/2018/07/01/mukwege-la-solution-aujourdhui-nest-pas-les-elections-dont-on-sait-quelles-seront-falsifiees-mais-la-liberation-du-pays/ )

      2. Ndeko na Ngayi Bongos,
        Puisse Sindika Dokolo diriger le pays quand tout sera « clean » même à 50%. Pour le moment , il a intérêt à se protéger quitte à se projeter pour un scrutin transparent à moyen ou long-terme. Il aura notre soutien . J’avais rencontré son père à la Cour des Comptes au Congo. Je pleure. Un papa honnête , sérieux et très bien éduqué. C’est ce qu’il a transmis à son fils. Paix à l’âme de ce premier grand entrepreneur congolais dont la banque fut spoliée du fait d’interférences politiciennes de la 2ème république.

    2. L’histoire de notre pays donne l’impression d’etre une serie de rendez-vous manques, par notre manie a nous emballer un peu trop vite, face a quiconque se dit oppose au systeme en place ou fait des des declarations fortes contre le systeme de gestion de la chose publique. je ne reviens pas sur la periode immediatement apres l’independance. Mais la decennie 1990 et la periode actuelle nous ont fait suivre, tels des moutons de Panurge, des leaders qui au finish, se sont reveles n’etre que des politiciens au service du systeme qu’ils pretendent combattre. Se rappelle-t-on de Jean de Dieu Nguz, pour ne citer que cet exemple? Non, ce n’est pas parce que le Pasteur Ekofo et le docteur Mukwege ou meme Sindika Dokolo ont pris une posture radicale contre le regime, qu’ils feraient necessairement de bons dirigeants politiques. Il faut le laisser jouer le role de conscience de la societe, sans plus. Une fois confronte a la gestion, on n’est plus le meme homme!

  7. On prend les mêmes on recommence… Si le KONGO est dans cet état lamentable la faute incombe aux faux politiciens occultistes corrompus toutes tendances confondues qui ont saqué la démocratie naissante après 1965. L’élite intellectuelle qui compose la classe politique Kongolaise corrompue nulle nocive perpétue le système Mobutiste Kabiliste Kanambiste…

    Vivement une alternative réelle qui casse les codes car « La durée de vie d’une dictature (imposture) dépend de l’ampleur de notre silence » Alain Mabanckou

    Sachant que le Kongolais est trop distrait, trop oublieux, ultra fanatique aveugle, religieux imbécile, amnésique, la Jézabel Ève Bazaiba et cie jouent le même jeu malsain de positionnement politique moyennant postes ministériels temporaires, avantages en numéraire et en nature… Ce pays Kongo aka RDC (Rép Démocrature du Congo-Kinshasa) est foutu…

    Quand ce n’est pas la bande des corrompus de l’Udps aile familiale Limete Pétunias qui joue une mauvaise partition de l’orchestre mpukumunye jazz en donnant des béquilles aux Occupants Tutsi Power, c’est leur équipe de réserve du MLC versus CPI la Haye, un réservoir des traîtres en puissance, petites marionnettes inutiles (Ewanga, Egwake, Luhaka, Bazaiba…) qui prennent la relève pour agrémenter la Diaspora Kongolaise par leur nouvel opus (Bozongi Ya Bemba) pourri sponsorisé par leurs producteurs Blancs Aryens Indo-européens Anglo saxons Américains Chinois Russes qui tirent les ficelles derrière la scène politique Kongolaise…

    Tant que cette vermine intellectuelle existera au Kongo, il n’y aura point de salut pour les habitants du Kongo, il suffit d’éradiquer cette racaille qui perpétue les systèmes politiques diaboliques Mobutiste Kabiliste Kanambiste, on aura fait une grande partie du chemin à parcourir pour regimber les aiguillons de la mort lente, sûre et certaine de notre grand et beau pays que nous ont légué nos aïeux…

    La luta continua la Victoria e Certa pour stopper net la Tutsisation du Kongo occupé par le Tutsi Power. Ingeta

    1. je ne suis pas certain qu’il soit correct de modifier de maniere aussi fantaisiste, la graphie du nom de notre pays pour le reduire a une portion de sa population. Notre pays s’appelle bien « Congo » et non « Kongo ». Si ce dernier terme existe, par contre « kongolais » n’existe pas. Nous sommes des « congolais ». Si le pays doit s’appeler Kongo, qu’en sera-t-il d’autres identites qui le composent?

  8. Tout le monde sait que l’afdl,le commite populaire et le pprd sont d’origine rwandaise et que c’est un seul parti. Le mlc a connu son origine en ouganda et le rcd est Rwandais. Tous ces partis avaient pris des armes et ont massacre les congolais. Cependant, dire que l’unc est un parti rwandais!! wana il faut kaka omela lotoko ou bien si tu as des problemes particuliers avec son president. Cela ne nous interesse pas Mr. mamale. Depassons ce niveau bas et evoluons, personne n’est dupe. Je ne suis pas de l’unc, je suis pour la verite de la pensee pensante dans ce forum.

  9. Monsieur Bemba, le leader du mouvement qui voulait libérer le Congo avec les armes et l’apui de Museveni, a donc un projet pour le Congo de demain !

    Qu’il commence par dénoncer l’occupation rwando ougandaise.

    Au fait, Quelle est la différence entre le MLC et les RCD, CNDP, M23… ?

    1. Ndeko Muana ya mokolo lopango,

      J’admire toujours la rigueur et la constance de votre réflexion.

      Mais mon frère, la maison brûle. Ne regardons pas ailleurs. Éteignons le feu. Ensuite, on s’assiéra autour d’une table avec nos…juges et pourquoi pas nos évêques aussi, pour juger les uns et les autres, à l’aune des compromissions criminelles et fautes commises. Sans pitié.

    2. Vous poussez hauts vos pions, cher ami, en effet tant mieux de confirmer clairement votre amour pour le brouillon mais souverainiste LDK au point de prendre tous ceux qui l’ont combattu pour des agents de l’extérieur !
      Ça se défend mais en même temps on peut postuler non sans raison que Bemba pouvait avoir lui aussi des arguments défendables dans sa guerre, il la faisait au nom d’une certaine idée de la Nation zaïroise version Mobutu et s’est tourné pragmatiquement vers Museveni pour y arriver…
      En outre, je ne suis pas aussi sûr que vous, à voir ce qu’ils ont été concrètement, que MLC, RCD, CNDP, M23 se valent, peut-être me dis-je que l’hégémonisme tutsi rwandais (et ougandais ?) ne s’applique pas autant au MLC à l’origine ougandais aux AFDL, RCD, CNDP, M23 d’abord rwandais…
      En définitive, ne devons-nous pas alors chacun mettre un peu d’eau dans son vin en nous asseyant aujourd’hui tous à la même table et débattre quel sens plein à accorder à notre « souveraineté » car on dirait que chacun y met un peu du sien, idéologique ou affectif, maintenant que les idéologies ne sont plus ce qu’elles étaient et que notre penchant ethno-régional s’avère de plus en plus suicidaire…

      1. @NONO,

        Une fois de plus actons notre profond désaccord !!!

        Contrairement à vous, je précise souvent l’espace temps. Je viens de dire le Congo de demain.

        *** Hier ***
        Pour moi, ceux qui ont été aux manettes et qui ont fait des conneries, portent une grande responsabilité de la situation actuelle. Il faut mettre fin à l’impunité.

        *** Aujourd’hui ***
        Pour se sortir du bourbier actuel on a besoin de tout le monde à condition qu’il y ait un engagement sincère, Raison pour laquelle je soutiens le combat de Ngbanda et fustige l’attitude des autres (pactes machin et négociations en catimini) consistant à accompagner les occupants.

        Ce n’est pas moi qui les empêche de dénoncer à haute voix les massacres en cours en Rdc.

        Pour le reste, je n’ai pas connu LDK, ayant quitté le pays avant la majorité, dans les années 80. Il a enchaîné des bêtises au sommet de l’état par absence de culture et de formation nécessaires pour occuper une telle fonction. De surcroît, ayela biso muana ya makangu.

        Cela étant dit, Kagame est un citoyen Ougandais (ancien chef de service de renseignement en Ouganda). Il a activement participé à l’arrivée au pouvoir de Museveni qui à son tour l’a aidé à s’installer au Rwanda.

        Kagame et Museveni sont les 2 faces de la même pièce de monnaie. Prendre les armes avec l’aide de ce duo pour attaquer le Congo est une bêtise sans nom.

        Ce sont des vulgaires marionnettes congolaises qui acceptent de créer des prétendues rébellions dirigées de Kigali et Kampala (MLC, RCD, CNDP, M23…). A supposer que votre idole, Bemba, ait pris des armes avec des bonnes raisons pour combattre la dictature de LDK, qu’a-t-il fait ensuite face aux occupants qui ont liquidé son ennemi ? Il a accepté l’inacceptable !!! Et quelle dividende a tiré le pays de son aventure armée ? Des souffrances et des pertes inutiles en vies humaines.

        *** demain ***
        Vous avez espoir que ce sont les mêmes qui ont fait des conneries hier (Bemba, Katumbi and co ) qui vont redresser le pays, c’est votre droit. Accepter que les autres aient une autre vision.

        Pour moi, demain ces gens doivent rendre des comptes. Demain les Ngbanda, Katumbi, kamerhe, Bamba… doivent passer devant la justice. Si cette entreprise est pour vous irréaliste, extrémiste… tant pis. Nos 8 millions de morts m’ont rendu extrémiste… j’assume et je ne cherche pas à vous convaincre. On ne redressera pas le Congo avec ceux qui l’ont mis plus bas que terre.

  10. A l’instar de Vital Kamerhe qui a écrit « Voici pourquoi j’ai choisi Joseph Kabila », revoici des Congolais, apparemment amnésiques, choisir Bemba, Dokolo, Katumbi, Mukwege, le tandem X ou Y, etc. Mais depuis 1960, nous ne faisons que cela. Quel est le résultat ? Comment pouvons-nous ne pas comprendre que ce dont nous avons avant tout besoin, c’est de concevoir un système politique qui nous permettrait de contrôler le pouvoir du président de la république et de sanctionner ce dernier le cas échéant ? Quand comprendrons-nous que tant qu’un homme n’est pas au pouvoir, ce que nous pouvons projeter sur lui n’est que pure spéculation ? En 2006, Kamerhe avait expliqué par écrit pourquoi il avait choisi Joseph Kabila. N’attend-t-on pas de lui qu’il explique également par écrit pourquoi ils se sont brouillés au point d’appartenir à deux familles politiques antagonistes ? Un fait aussi éloquent et aussi récent ne peut-il pas faire réfléchir l’homme congolais ? Qu’avons-nous à la place du cerveau ? Pourquoi sommes-nous aveugles à nos propres contradictions ? Nous déclarons militer contre les hommes forts et pour l’avènement des institutions fortes. Nous nous autoproclamons « démocrates » et disons vouloir choisir nos dirigeants en fonction de leurs programmes. Mais même quand nous ne savons rien des programmes des uns et des autres, nous nous rangeons derrière eux. Que voulons-nous en réalité ? Comment des êtres saints de corps et d’esprit peuvent-ils rejouer aussi allègrement la fable de Vital Kamerhe ?

    1. @Muana ya mokolo lopango
      Moi je crois en une sortie du tunnel tôt ou tard (bien plus tôt j’espère) de notre pays ; tant mieux si c’est grâce à votre stratégie et votre idole Ngbanda…
      En effet personnellement je ne désespère pas encore du Congo et de ses enfants, même les plus fautifs par le passé malgré nos millions des morts, question de réalisme : ce sont bien les Congolais les premiers acteurs de leur destin, dans leur diversité et leurs expériences heureuses ou moins recommandables, pas les étrangers, pas des ‘martiens’ !
      Vous, avez opté pour une certaine radicalité, pour l’extrême sévérité, pourquoi pas, pourvu qu’elles payent, pourvu qu’elles soient bientôt applicables et efficaces…
      Voilà le moins que je puise répondre à ce stade : faire mieux demain que nous ne l’avons fait jusque-là, avec d’autres méthodes et d’autres acteurs (forcément, déjà la société elle même change) mais toujours les mêmes Congolais sans trop d’illusion sinon d’utopie de pureté ainsi bien plus dangereuse parce qu’en fait introuvable…

      1. @Nono,

        Je n’ai malheureusement jamais eu d’idole. Ngbanda n’en est pas un ! A titre d’exemple, Je n’ai jamais cru à son soulèvement populaire. Je crois que la solution face à ces tueurs ataviques armés jusqu’aux dents c’est des congolais armés.

        De plus, Je ne voudrais surtout pas le revoir demain dans les affaires de l’état. Si vous lisez tous ce que j’écris à son sujet, vous comprendrez qu’il n’a jamais été question de passer sous silence ses commissions de faute. Bien au contraire, Demain, il doit impérativement répondre de ses actes devant la justice.

        En revanche, Son combat d’aujourd’hui est louable et sincère. Je le soutiens et j’assume. La majorité de congolais qui chante terminator jour et nuit n’a pas lu ses livres et ne cherche pas à comprendre (les bilanda landa). La paresse intellectuelle nous empêche souvent de lire, d’analyser et de comprendre.

        Que Ngbanda soit fautif pour avoir pris part à la megestion de la 2e république, cela ne fait aucun doute. Qu’on le présente comme le seul acteur majeur du mobutisme qui dans son coin décidait tout seul des massacres… c’est plus de kinoiseries qu’autre chose. C’est un manque évident d’analyse profonde.

        Son âge par rapport à Mobutu, la durée et les postes qu’il a occupés commandent de ne pas exagérer son rôle. Mokolo wa pombo qui était son chef passe pour un saint.

        Vous parlez de ma stratégie que vous jugez radicale versus votre prétendu réalisme. Je ne vous suis toujours pas. Demander des comptes aux fautifs et sanctionner les coupables c’est simplement rendre justice aux victimes.

        Contrairement à ce que vous pensez, la justice ne sert pas qu’à sanctionner. Elle permet un débat contradictoire, instructif voire constructif… qui sera consigné par écrit afin que les générations à venir comprennent pourquoi des millions de congolais ont été massacrés dans l’indifférence générale.

        Il faut que l’impunité cesse d’être la règle en RDC afin que les mêmes bêtises ne se reproduisent plus jamais. Combien sont-ils (les Bemba, Katumbi, Kamerhe, Ngbanda, Mende, Minaku, Boshab, Etumba…) pour que leur mise à l’écart, après sanctions, soit une entreprise utopique, radicale, extrémiste… dans un pays de plus de 80 millions d’habitants ???

        Le réalisme pour vous c’est de prendre les mêmes et recommencer car vous ne désespérez pas de ceux qui ont mis le pays par terre. Le réalisme pour moi, c’est tout le contraire: on ne résout pas le problème avec ceux qui l’ont créé !

        1. Voici, cher ami, ce que vous avez osé écrire de moi : « A supposer que votre idole, Bemba, ait pris des armes avec des bonnes raisons pour combattre la dictature de LDK.., » …. « Le réalisme pour vous c’est de prendre les mêmes et recommencer car vous ne désespérez pas de ceux qui ont mis le pays par terre. Le réalisme pour moi, c’est tout le contraire: on ne résout pas le problème avec ceux qui l’ont créé ! » …
          C’est une caricature de mes propos que je refuse d’accepter : vous faites de Bemba mon idole sans le moindre égard de ce que je dis de lui et vous sursautez quand je vous le renvoie ; trop de sévérité ne peut tuer selon vous une dose de réalisme, une recherche d’efficacité ; etc, etc…
          Désolé, ça frise une certaine mauvaise foi qui tue toute dignité du dialogue…
          Je veux croire qu’un désaccord de fond n’a pas vocation à nous entraîner vers de telles caricatures, du coup j’abandonne et vous laisse avoir raison plutôt que prendre le risque des désaccords fabriqués qui n’existent pas dans le fond entre nous. Après tout si votre stratégie gagne demain elle le sera au service de notre pays…

  11. Cher Monsieur Mayoyo, nous revenons à notre causalité circulaire : le système du serpent mordant sa propre queue. Le système auquel vous ne cessez de faire référence depuis une décennie doit-être conçu par des hommes de valeur dans une première étape. Dans une seconde étape, il doit-être appliqué et respecté par des hommes pleins d’éthique et déontologie. Votre système est conçu par des hommes pour les hommes et les choses.Voilà la boucle est bouclée. Aussi, faudra -t-il convoquer une table ronde où les mémoires d’un passé erroné car incorrigible devraient être rapprochées puis réconciliées. En effet, on ne répare jamais le passé. On réconcilie les consciences des erreurs passées en les rapprochant au tour d’une table érigée par des humains pleins d’éthique. Le passé doit donc servir de « garde- fou » aux répétitions des bêtises antérieures. Tel doit être le « Primum Movens » de votre système. Il doit aider à prévenir des « bébés dragons et des monstres politiques » . Pour cela, Il nous faudra des individus pleins d’éthique ou détribalisés. Les hommes de valeur, il n’en manque pas dans notre pays. En lingala nous disons : « SOSO PEMBE EZANGAKA MBOKA TE »

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