Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

Les 100 jours du président Felix Tshisekedi: Crise d’autorité!. Publié le 6 mai dernier, l’article de Baudouin Amba Wetshi souligne une évidence: l’indécision dans la démarche politique du président de la République très très démocratique du Congo et la crise d’autorité qui s’en suit. Mais tout le monde ne partage pas cet avis. Intéressons-nous à la réaction de quelqu’un qui a un avis contraire: Binsonji E Madilu.

Pour se convaincre et tenter de convaincre les lecteurs, Madilu annonce les couleurs: « Je voudrais souligner que je n’appartiens à aucune des formations politiques en présence sur la scène congolaise. J’interviens simplement en qualité d’observateur averti. Je soutiens donc tout ce qui est de nature à améliorer la gouvernance dans ce pays, et je critique sévèrement tout ce qui est de nature à prolonger la misère du peuple congolais ».

A la question de savoir qui est aux commandes de l’Etat, Madilu répond: « Moi je dirais sans ambages que c’est Fatshi qui commande en RDC. La nomination du premier ministre et la composition du gouvernement tardent non pas à cause de manque d’autorité de Fatshi ou de son indécision mais à cause de l’entêtement de Kabila qui tient à imposer ses complices que le peuple ne veut revoir au pouvoir ».

Pourtant, rien qu’à ce niveau, tout est clair sur qui mène la danse politique nationale. A l’Assemblée actuelle, aucun parti politique ne dispose de la majorité. Le président de la République devrait donc nommer un informateur pour identifier une majorité devant accompagner sa politique, les coalitions CACH, FCC et Lamuka n’ayant aucune existence légale. Tshilombo le sait. A l’occasion de son voyage en Namibie fin février 2019, il avait annoncé urbi et orbi qu’il allait nommer un informateur. Mais, début mars, Néhémie Mwilanya, coordonnateur du FCC et Jean-Marc Kabund, président intérimaire de l’UDPS (CACH), signaient un communiqué conjoint, recommandant au despote Joseph Kabila « d’accomplir les devoirs de sa charge permettant au Chef d’Etat de procéder à la désignation du formateur du gouvernement ».

La responsabilité de l’indécision ou du rétropédalage est claire. Elle est le fait de Tshilombo qui dit une chose et fait son contraire. Mais Madilu préfère rejeter cette responsabilité sur « l’entêtement de Kabila qui tient à imposer ses complices que le peuple ne veut revoir au pouvoir ». Oui, à travers son vote lors de la présidentielle de décembre 2018, notre peuple s’était clairement exprimé. Il ne voulait plus revoir le despote Joseph Kabila et ses courtisans au pouvoir. Mais dans un élan égoïste, Tshilombo est allé à l’encontre de cette volonté populaire en faisant du despote un allié politique. Pourquoi Madilu, cet « observateur averti » de la scène politique congolaise qui dit « critiquer sévèrement tout ce qui est de nature à prolonger la misère du peuple congolais », ne revient-il pas sur cette haute trahison, péché originel du régime Tshilombo, et ses lourdes conséquences parmi lesquelles figure justement la crise sans précèdent d’autorité au sommet de l’Etat?

Alors que la toute première erreur de Tshilombo est d’avoir noué une alliance avec le dictateur qu’il disait combattre hier et cela non pas avant ou après la proclamation des résultats définitifs de la présidentielle ci-dessus mais peu avant la proclamation des résultats provisoires, sans que ne soient connus par « le peuple d’abord » ni les termes de ladite alliance ni le programme sur lequel les alliés se seraient convenu pour gouverner ensemble. Madilu couvre délibérément cette énorme faute politique en inventant une première erreur qui n’en est pas une: « Laisser Kabila convoquer des membres du FCC à Kingakati pour renouveler leur loyauté à sa personne ». Quelle loi de la république Kabila et ses courtisans auraient-ils violé pour que Tshilombo ne les laissa pas célébrer leur messe? Et s’il avait voulu les en empêcher, sur quel pilier du pouvoir se serait-il appuyé?

Pour Madilu, la deuxième erreur de Tshilombo serait de « ne pas nommer un informateur pour identifier la majorité parlementaire bien qu’il y ait eu des signes qu’il y avait des groupements politiques qui ne demandaient pas mieux de quitter le bateau FCC ». Au regard de l’alliance aux termes restés secrets entre le despote et le « démocrate » Tshilombo, quelle serait en fait l’erreur? Ne pas nommer ou nommer un informateur? Que se serait-il passé s’il avait nommé un informateur et que celui-ci avait réussi à identifier une majorité parlementaire contraire au diktat du despote? Le rétropédalage de Tshilombo n’est-il pas révélateur du piège dans lequel ses intérêts égoïstes et sa trahison l’ont précipité?

Madilu s’empêtre davantage dans des contradictions quand il évoque la troisième erreur de Tshilombo: « ne pas dire haut et fort que c’est lui le chef de la coalition FCC-CACH. Ce n’est pas Kabila. S’il laisse les membres du FCC aller prendre leurs ordres à Kingakati, il se rendra vite compte que sa véritable opposition n’est pas Lamuka mais ses soi-disant partenaires dans la coalition FCC-CACH ». Ce ne sont pourtant pas les déclarations, aussi hautes et fortes soient-elles, qui font de quelqu’un le chef d’une coalition mais plutôt le rapport des forces au sein de la coalition. En fait, il n’y a pas de coalition FCC-CACH. La coalition CACH, quantité négligeable par rapport au FCC, s’est en réalité diluée au sein cette dernière. C’est d’ailleurs pour cette raison que Madilu conclut, au sujet de sa deuxième erreur, que pour n’avoir pas nommé un informateur, Tshilombo « va devoir travailler avec une majorité parlementaire qui n’est pas du tout acquise à sa vision politique ». Car, Tshilombo n’a aucun droit et, pire, aucun moyen d’empêcher les membres du FCC d’aller prendre leurs ordres à Kingakati; ce qui est une fois de plus révélateur du piège dans lequel ses intérêts égoïstes et sa trahison l’ont précipité.

Quatrième erreur, Madilu reproche à Tshilombo de « laisser Kabila convoquer les anciens et nouveaux gouverneurs de province à Kingakati! Nulle part un ancien président n’a été aussi omniprésent dans la gestion du pouvoir de son successeur! Pour moi, c’est la plus grave de ces quatre erreurs. Les hauts cadres de la territoriale que sont les gouverneurs de province représentent le Chef de l’Etat dans leurs entités provinciales respectives. Ils ne représentent pas l’ancien chef de l’Etat. Cette convocation de gouverneurs était un défi à Fatshi que le service de communication de ce dernier n’a même pas cru bon de relever ». Comment peut-on constater cette anomalie sans précèdent et ne pas y voir la réponse à la question « Qui commande en RDC? ». Que pouvait faire le service de communication de la présidence face à la gifle ainsi administrée? Celle-ci n’est-elle pas suffisamment révélatrice du piège dans lequel les intérêts égoïstes et la trahison de Tshilombo ont précipité ce dernier?

Tricheur récidiviste, pour s’être fabriqué un faux diplôme d’études supérieures dans son dossier de candidature à l’élection présidentielle et pour avoir trahi « le peuple d’abord » qui avait massivement rejeté le despote Joseph Kabila et ses courtisans, Tshilombo est avant tout un homme que le despote et son FCC tiennent par la barbichette. Madilu est lucide quand il note: « Il faut dire ici tout haut qu’il y a un bras de fer qui ne dit pas son nom ». Mais il est aveugle quand il estime que « tant que Fatshi ne se laisse pas faire, il est dans le bon ». Dans un pays comme le nôtre, on ne peut pas être dans le bon quand on passe les 100 premiers jours de son pouvoir sans avoir formé le gouvernement et que tous les autres griefs articulés par Baudouin Amba Wetshi restent d’actualité, à savoir le maintien des « Kabilistes » tant décriés et honnis au gouvernement, dans les structures de contrôle que sont l’appareil judiciaire, la Cour des comptes et l’inspection des finances ainsi qu’à la tête des organismes générateurs de recettes (Douanes, Impôt, DGRAD, etc.), sans compter l’appareil sécuritaire. Madilu est lucide quand il constate que « la situation est inquiétante ». Mais il est aveugle quand il se dit « optimiste ». Car, tenu par la barbichette, le tricheur récidiviste Tshilombo restera victime d’un chantage permanent. A moins de recourir à une puissance planétaire, comme nous l’avons déjà recommandé, il n’aura pas suffisamment de poigne pour renverser l’ordre politique inhumain établi par son prédécesseur.

Dans sa « Lettre à Thiriot », Voltaire notait que « le mensonge n’est un vice que quand il fait mal. C’est une très grande vertu quand il fait du bien ». A travers ses mensonges, Madilu se fait du bien face à une situation politique extrêmement inquiétante au lieu de « critiquer sévèrement tout ce qui est de nature à prolonger la misère du peuple congolais ». La nature ayant horreur du vide, il ne serait pas surprenant que l’immobilisme consécutif au pacte secret entre le dictateur et le « démocrate » Tshilombo soit comblé par un coup d’Etat fomenté par les puissants de ce monde qui viendraient neutraliser les deux tricheurs et traîtres à la nation.

 

Par Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

19 thoughts on “Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose

  1. @ Binsonji Madilu,
    La riposte ci-dessus de MBTT est plus que cinglante, elle semble te clouer au mur… L’indecisif FaTshi en prend aussi pour son compte.
    A toi de retourner la balle, car MBTT n’a pas encore dit son dernier mot !

  2. Si « Kabila » peut se permettre de pousser son hardiesse et sa témérité jusqu’à ne pas craindre le jugement de celui qui est cense avoir autorité sur toutes les institutions, alors il est certain qu’il y a crise d’autorité au sommet de l’Etat. Seuls les ignards et les corrompus ne peuvent voir cette réalité.

  3. Mr Tipo, vous faites tout pour nous convaincre sans y parvenir que vous n’appartenez à aucun parti politique. A force de le rabâcher, vous nous prouvez le contraire. D’ailleurs vos écrits sont sans équivoques là dessus, mais, bref, c’est votre droit d’appartenir ou pas une structure politique. Dommage que ne vous vouliez pas assumer vos choix. Pour ce qui est de votre rengaine habituelle, tous ceux qui vous lissent sont forcement lassés de ne retenir que ce discours teinté d’ostracisme voire de haine. Plusieurs fois, je vous ai posé la question de savoir ce qu’aurait votre champion Fayulu au cas où la fameuse CENI l’aurait proclamé vainqueur de nl’élection présidentielle. Dans vos certitudes habituelles, vous m’aviez demandé où j’ai vu le vainqueur de l’élection présidentielle perdre les législatives. Ces genres de raccourcis me fait poser des questions sur votre honnêteté intellectuelle. Vous êtes sans ignorer qu’en France p.ex., les deux élections ne sont pas organisées au même moment pour permettre à la dynamique de la victoire à la présidentielle de jouer à fond. D’ailleurs il y a une réalité que vous feignez d’oublier: En Afrique et Congo particulièrement, l’absence d’une véritable culture politique ne permet pas à la population d’appréhender cette réalité partisanes. Mais ça, vous refusez de le souligner parce que guidé par un manichéisme qui vous fait voir le monde uniquement en noir et blanc. Je ne sais pas ce que cache votre acharnement sur la personne du Président Felix, mais tout compte fait, vous finirez par vous y faire, il est aussi votre Président. Vous pouvez continuer à laïusser sur ses faux diplômes, sa tricherie ou sa prétendue traîtrise, je sais que quelque part dans un petit coin de cerveau, vous reconnaissez que Felix est l’homme de la situation.

    1. @Elombe
      # Vous écrivez : « Plusieurs fois, je vous ai posé la question de savoir ce qu’aurait VOTRE CHAMPION Fayulu au cas où la fameuse CENI l’aurait proclamé vainqueur de nl’élection présidentielle. »
      C’est une grave infamie que le fanatisme, il a vite ôté au meilleur esprit sa lucidité d’analyse comme notre ami Elombe qui ne voit le monde qu’à l’aune de son manichéisme passionnel et il le professe sans scrupules le long de ses interventions : celui qui défend la cause de Fayulu ne peut être que son adepte sectaire comme lui l’est de Tshisekedi.
      # Non, cher Elombe, je ne vais pas répondre à la place de Mayoyo mais j’ai lu de sa part des critiques sévères envers Fayulu qui se situaient loin d’une dithyrambe sectaire, en faire comme vous le faites un supporter inconditionnel de celui-ci est tout sauf fondé, à mon avis.
      On s’éloigne là de la critique patriotique et utile sur les affaires du pays. C’est dire que ce n’est pas parce qu’on reconnaît juste la revendication de la vérité des urnes d’un Fayulu et qu’en conséquence on pointe la traîtrise et la tricherie de Tshisekedi qu’on prend pour champion le premier et le contraire pour l’autre.
      Svp, défendez autrement plus objectif vos choix et tout le monde vous en saura gré comme à un intellectuel utile à la cause du pays…

    2. Cher Elombe,
      Depuis le 24 avril 1990, date du lancement officiel du deuxième processus de démocratisation dans notre pays, je reste convaincu que la démocratie partisane et conflictuelle n’est pas la voie appropriée pour aboutir à l’Etat de droit sous le ciel congolais. Mieux, j’ai écrit un livre à ce sujet qui fait partie de la bibliographie de certains enseignements universitaires sur la politique africaine. Dans CIC, je reviens encore et toujours sur la même prise de position. Je ne peux donc pas faire partie d’un parti politique. J’assume entièrement ma vision de la démocratie. Remarquez que pendant que moi je savais que la voie choisie n’était pas la bonne, un certain marchand d’illusions appelé Tshisekedi wa Mulumba faisait croire le contraire à notre peuple qui le suivait aveuglement. Oui, je n’ai aucune sympathie pour les marchands d’illusions et encore moi pour les tricheurs à l’instar de Tshilombo. Libre à vous d’être sympathique avec eux. Concernant Fayulu, retenez qu’il n’est pas mon champion. C’est après les résultats de la présidentielle que j’ai appris qu’il était de Bandundu comme moi. Je le prenais pour un Mukongo, car dans le clan de mon épouse, qui est Mukongo, il y a des Fayulu et des Madidi. Et jusqu’à ce jour, je ne sais même pas de quelle est l’ethnie de Fayulu dans le Bandundu. Cela dit, je ne pense même pas que Fayulu soit en mesure d’instaurer la démocratie dans notre pays. Quelqu’un qui n’a jamais réfléchi à la démocratie est tout simplement incapable de la construire. Réfléchir à la démocratie, c’est se poser deux questions fondamentales et y répondre de manière satisfaisante. Pourquoi la démocratie a-t-elle du mal à s’enraciner en Afrique ? Que faire pour que la démocratie s’enracine enfin en Afrique ? Dans notre pays, il n’existe aucun homme politique ou aucun parti politique qui se soit déjà posé ces deux questions fondamentales. Tous nos hommes politiques et tous nos partis politiques vouent un culte beat à la démocratie à l’occidentale dont les nuisances évidentes discréditent l’idéal démocratique. Mais quand on se dit « démocrate », comme Tshilombo, quand on a pour slogan « Le peuple d’abord », comme l’UDPS parti de Tshilombo, on respecte le choix du peuple. Ce que vous ne comprenez pas quand vous me posez la question de savoir ce qu’aurait fait Fayulu si la vérité des urnes était reconnue par la Cour constitutionnelle, c’est que le despote Joseph Kabila n’allait pas se permettre ce qu’il se permet avec un tricheur qu’il a placé dans le fauteuil présidentiel. On ne peut pas avoir la même attitude envers un homme qu’on a fait roi et un homme que le peuple a fait roi. Sur les résultats des législatives, seuls les fanatiques du tricheur Tshilombo s’imaginent qu’ils reflètent la vérité des urnes tout simplement pour accréditer la thèse selon laquelle le tricheur n’est pas un tricheur mais un homme effectivement élu par le peuple. Si la victoire de Fayulu était reconnue par la Cour constitutionnelle, notre Tour de Pise, il aurait été facile pour le président élu par le peuple de se constituer une majorité à l’Assemblée nationale. Il en serait de même pour Tshilombo qui ne peut malheureusement pas nommer un informateur parce que le despote le tient par la barbichette. Vous vous trompez terriblement quand vous dites que Tshilombo est l’homme de la situation. Il a été aux Etats-Unis pour demander de l’aide afin de déboulonner le système dictatorial mis en place par le despote pourtant devenu son allié. Qu’a-t-il obtenu ? Si l’immobilisme actuel continue, il y a fort à parier que comme dans la situation d’hier où Mobutu Sese Seko et Tshisekedi wa Mulumba s’étaient vus damé le pion par un troisième larron, les deux tricheurs que sont Tshilombo et son allié très très encombrant soient neutralise par un troisième larron.

    3. @Elombe,
      Au lieu de vous acharner inutilement sur l’appartenance politique de Mayoyo, vous feriez mieux de demander à ce semi-lettré de Kabund s’il est toujours de l’UDPS. Il vient de lancer la garde montée contre les jeunes  » bâtisseurs » de l’UDPS amenés par Fils Mukoko. Il y a eu tir à balles réelles, des coups, des blessés et peut être même pire. Tout cela à Limete, devant le siège de l’UDPS.
      Etienne Tshisekedi est en train de tousser. Votre histoire de  » haine  » devient insipide et ridicule. Trouvez autre chose pour défendre votre Tshilombo. Sans mentionner qu’il serait très étonnant que Mayoyo reconnaisse que Félix est l’homme de la situation. Quelle situation ? La situation cauchemardesque, crée par le gang rwandais avec sa complicité, dans laquelle vivent les congolais ? En quoi serait-il l’homme de la situation alors qu’il ne contrôle rien ? Arrêtez de rêver debout, de vous ridiculiser avec des incantations. Lui même doit se gratter la tête en vous lisant. Bokobomisa ye pamba…

  4. « Un prince,même s’il danse mal,on l’applaudit toujours »,dit un proverbe congolais.
    Félix Tshilombo est un roublard, tricheur et traître.Comme nous sommes un peuple incapable de faire le distinguo entre le bien et le mal,certains d’entre nous cherchent des circonstances atténuantes au mal que le fils de son père a fait au peuple congolais.
    Les derniers élections ont été un grand mensonge. On a mobilisé le peuple pour les élections. Le peuple a voté massivement pour le changement. Kabila,le maître absolu du Congo, a choisi le PR, les députés nationaux et provinciaux, les sénateurs et les gouverneurs. Ce mensonge demeurera un vice,parce qu’il nous fait mal,très mal.

  5. Ça c’est l’évangile selon Saint Mayoyo Bitumba Tipo Tipo , la véritable évangile politique sans complaisance , j’estime qu’appeller un chat par son vrai nom ça ne nous lie pas aux péchés capitaux. Ce qui est vrai le président Felix Tshilombo , est pris entre la guerre des intérêts de l’occident et ceux des Russes , Coréens, Chinois et Indopakistanais , s’il ne joue pas franc -jeu , il risque d’y laisser ses plumes , dire ça n’équivaut pas à haïr Fatshi , le diable n’a pas de partenaires à la table , il mange avec de longues fourchettes dit-on

  6. Cher Mayoyo,
    # Je ne sais pas si c’est moi qui suis trop indulgent et/ou naïf, est-il que je n’ai pas trouvé autant de raisons que vous d’être aussi sévère envers notre ami Binsonji E Madilu.
    J’avais justement réagi à son intervention plus qu’optimiste sur le début de mandat de Tshisekedi en lui montrant qu’au contraire les 4 erreurs qu’il avait épinglées chez lui interdisaient sinon devraient largement tempérer son enthousiasme.
    # Ce sont les mêmes points que vous lui reprochez ici. Je ne les discuterai pas même si j’approuve certaines de vos critiques. J’ai pris le parti de considérer ces erreurs d’abord comme des faits sur lesquels on peut agir plutôt que comme des volontés ou des incapacités indépassables.
    C’est mon optimisme à moi un peu comme lorsqu’on nous recommande « d’allier le pessimisme de la raison à l’optimisme de la volonté ». Une raison de plus pour agir en somme même quand la situation nous en offre peu ; je me dis qu’il ne faut pas nous résigner au fatalisme.
    Ce n’est pas gagné dans le cas de notre nouvelle présidence mais je préfère encore croire que si notre Tshilombo national traîne tant à nommer un PM et à former son gouvernement c’est que quelque part il résiste aux diktats de son fourbe de prédécesseur.
    J’en suis là, j’attends, j’espère…

    1. Cher Nono,
      Je suis d’accord avec Madilu et vous quand vous soutenez que si Tshilombo tarde à nommer le Premier Ministre, c’est qu’il résiste au bras de fer qui l’oppose à son encombrant allié. Mais cette résistance ne signifie pas être dans le bon parce que pendant ce temps, le système politique mis en place par le despote Joseph Kabila est en place et avec lui, son lot de nuisances. Par ailleurs, dans cette résistance, le despote qui a réussi à avaler la coalition CACH a plus de chance d’avoir le dernier mot car il tient le tricheur Tshilombo par la barbichette. Si le despote veut que Tshilombo tombe de son piédestal, il tombera. Telle est la situation dans laquelle se retrouve le tricheur Tshilombo. Je l’ai déjà écrit, seul un deal avec une puissance planétaire qui déploierait ses forces aux Congo aux côtés de celles de la MONUSCO pourrait sauver le soldat Tshilombo. Jusqu’à preuve du contraire, rien n’indique qu’il ait réussi à faire un tel deal. Et c’est regrettable pour notre pauvre peuple qui a tant souffert d’une indépendance qui s’est avérée pire que la colonisation. Croyez-moi, je vais être le premier Congolais à applaudir le tricheur Tshilombo si jamais il réussissait à mettre le despote hors d’état de nuire. Mais j’ai l’intime conviction que Tshilombo n’est pas à la hauteur d’un tel retournement de situation.

  7. Chers Compatriotes,
    On peut ne pas apprécier MBTT, mais sa réflexion est une réflexion qui est intelligible et qui s’explique. Je ne peux pas reprendre ce qu’il a déjà éminemment bien exposé. Je me réjouis d’une chose, l’absence des qualificatifs désobligeant. Toutefois, il émet une conclusion : « La nature ayant horreur du vide, il ne serait pas surprenant que l’immobilisme consécutif au pacte secret entre le dictateur et le « démocrate » Tshilombo soit comblé par un coup d’Etat fomenté par les puissants de ce monde qui viendraient neutraliser les deux tricheurs et traîtres à la nation ». Un coup d’Etat contre Tshilombo est quelque chose qui lui pend sur la tête depuis la prestation de serment du fait que le président du Congo n’a pas de main mise sur l’armée. Donc, de l’intérieur, un coup d’Etat est possible, et pourrait être profitable au pays si ceux qui peuvent orchestrer un tel renversement étaient des personnes qui aimeraient travailler au service du pays et de ses citoyens. Mais l’aspect inquiétant de ce renversement c’est son origine extérieure possible, les Puissants de ce monde. Car, ces Puissants de ce monde n’agissent pas en mettant leurs agents à contribution en première ligne. Ils mettent en première ligne les natifs du pays. Ceci pourrait vraiment être libérateur ? Notons que si les natifs du pays ne veulent pas devenir esclaves au service de ces Puissances contre leur propre peuple, on pourrait aussi assister à l’expérience américaine au Cuba contre Castro, et au Vietnam. Le Congolais est-il capable de défendre à ce point ce pays ? L’avenir nous le dira, que Dieu nous vienne en aide.

    1. Qu’on se rappelle ici que le président Macron, en déplacement en Afrique de l’Est à la mi-mars 2019, a appelé son homologue congolais, le tricheur Tshilombo, à « prendre son autonomie » vis-à-vis du clan de son prédécesseur. Du point de vue de la France, il n’est évidemment pas question de réorganiser un scrutin, en référence aux appels inutiles de Martin Fayulu. La France a pris acte de « l’arrangement à l’africaine », mais le bénéficiaire de cet arrangement, le tricheur et traitre à la nation Tshilombo, doit apporter des gages pour prouver qu’il incarne bien l’alternance. Ce qui est loin d’être le cas pendant les 100 premiers jours de son administration. Si le tricheur continue à naviguer dans le brouillard créé par son alliance avec son encombrant prédécesseur, il finira par échouer dans un banc de sable. Et ce sera peut-être l’occasion pour un troisième larron d’accéder au pouvoir, sans doute avec la bénédiction occidentale. Oui, la nature a horreur du vide. Et nous Congolais sommes incapables d’empêcher que le vide que nous créons soit comblé par d’autres et cela avant tout pour leurs intérêts.

      1. Cher Mayoyo.
        ✓ Je ne vois pas dans quelle mesure le vide créé par l’inaction continue de Tshisekedi serait comblé par un troisième larron avec la bénédiction occidentale.
        En effet pour l’heure si les puissances occidentales en l’occurrence les USA et la France demandent à Tshisekedi de s’autonomiser de son prédécesseur, ils n’en accordent pas moins leur soutien ferme à ce dernier.
        L’ambassadeur US décidément volubile ne rate pas une occasion pour nous le serinner. Et puis non seulement la période est pour les Occidentaux d’éviter trop de grabuge qu’ils ne risquent pas de contrôler mais aussi ils ont nettement fait le choix de Tshisekedi au contraire d’un scénario qui consisterait à contester son poste genre Fayulu.
        ✓ Opter pour un troisième larron signifierait qu’ils s’immiscent davantage sur le terrain comment d’autres sinon militairement. Même s’ils parviennent à débaucher des militaires dans l’entourage de l’ancien président et à forcer l’appui des Casques bleus présents, je ne les vois pas changer autant de cap et surtout s’engager dans une action sur le terrain dont ils ont perdu l’habitude en Afrique qu’ils regardent malgré tout de loin.
        Je crois qu’ils continueront à privilégier l’option de renforcement de Tshisekedi et d’affaiblissement de ‘JK’ quitte à sanctionner personnellement ce dernier et sa famille.
        ✓ Ailleurs, y’a-t-il encore des Congolais, civils et militaires, suffisamment convaincus du changement qui tarde à venir et assez courageux pour tenter d’agir ? Sans doute et ce serait là où si les Occidentaux veulent changer d’options qu’ils pourraient puiser ce troisième larron mais seulement de guerre lasse car pour le moment ils misent surtout sur Tshisekedi.
        Une indication de ce revirement possible ? Le bavard Mike Hammer tout en ne tarissant pas de soutien envers notre Tshilombo national ne l’en a pas moins mis en garde que les investisseurs américains ne sont pas encore prêts à venir au Congo en raison de la corruption et de l’insécurité qui y règnent.
        Autre chose, les Yankees ne feront-ils pas davantage avec la présence annoncée de l’État islamique à l’Est ?

  8. ERRATUM
    « … ils n’en accordent pas moins leur soutien ferme A CE PRESIDENT EN PLACE…. »

    1. Cher Nono,
      Je le sais, les Occidentaux misent actuellement sur le « tricheur » et « traitre » à la nation Tshilombo. Mais quand on vous soutient pour vous émanciper d’une tutelle et que vous ne réussissez pas, doit-on vous soutenir infiniment ? Par ailleurs, retenez qu’opter pour un troisième larron ne signifie pas forcément intervenir sur le plan militaire. Il y a des coups d’Etat qui ne nécessitent pas d’opérations militaires. L’achat des consciences peut suffire.

  9. Chers Compatriotes,
    Je reste personnellement persuadé que toutes nos réflexions sur le Congo sont pour l’instant des spéculations logiques, mais théoriques et (hypothèse), sans beaucoup plus de chances d’être confirmées par les faits dans un proche avenir. Connaissons-nous les occidentaux ? Je ne peux l’affirmer en ce qui me concerne. Je ne sais pas ce qu’en pensent les autres. J’aimerais quand même avoir leur point de vue à ce sujet. Avoir un larron qui comblerait le vide avec la bénédiction de l’Occident ! A quand deviendrons-nous indépendants de cette bénédiction ? Le larron au service de… n’est pas à chercher au Congo. Je pense que c’est le profil le plus facile à trouver dans les milieux des acteurs politiques qui sont plus des chercheurs d’intérêts individuels que d’hommes d’Etat au service du pays. « L’Etat Islamique à l’Est »? Fake News ou manipulation pour inviter les Yankees à venir s’implanter au Congo ? Eh bien on aura, les Rwandais, la Monusco, les Yankees, chacun avec ses qualités et ses défauts, eh bien bonjour les …. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. @Elili
      « « L’Etat Islamique à l’Est »? Fake News ou manipulation pour inviter les Yankees à venir s’implanter au Congo ?  »
      Je ne sais pas ce que vous mettez dans votre fameux « Fake news » et la part de la « manipulation des Usa dans
      l’État islamique au Congo »./
      Pour ma part, c’est là une légèreté qui ne colle pas avec le danger de cette sinistre organisation : quelle que soit la réalité de ses relations authentiques avec les criminels ADF et la prétendue récupération américaine, la présence de l’EI doit être autrement prise au sérieux. Ça fait prendre trop de risques à notre pays si d’ores et déjà on ne fait rien pour l’arrêter ou la prévenir. Elle engagera tôt ou tard à encore plus de crimes de la part des ADF. Et ça se passe et ça se passera au Congo et pas aux USA. Nous n’avons donc pas le droit d’en rester aux spéculations, aux discussions sur les liens réels des ADF et une instrumentalisation americaine, on a déjà vu le peril que représentent les ADF dans la région et celui de l’EI partout où il sévit.
      Bref, à mon avis, ça serait irresponsable que de s’arrêter à une simple dialectique verbale à propos de cette annonce où l’on voit bien qu’il n’y a ni « fake news ni manipulation americaine » qui tiennent s’agissant des préjudices possibles pour notre pays.
      Voilà mon pauvre avis !

    2. Cher Elili,
      « A quand deviendrons-nous indépendants de la bénédiction occidentale ? ». Bonne question. La réponse est toute simple. C’est quand nous serons en mesure de nous diriger par nous-mêmes. Jusqu’à ce jour, Lumumba et Kasa-Vubu demeurent les seuls dirigeants que nous avons choisis nous-mêmes. Mais je pense que vous devriez vous poser une autre question : « A quand deviendrons-nous indépendants des manigances du despote Joseph Kabila ? ». Est-ce en acceptant qu’il foule aux pieds le vote du peuple pour nous imposer un président de la république de son choix ? Quand vous parlez des hommes politiques qui sont des chercheurs d’intérêts individuels que d’hommes d’Etat au service du pays, j’espère que votre doigt reste bien pointé en direction du premier d’entre eux, à savoir le « tricheur » et « traitre » à la nation Tshilombo.

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