Muzito: « Il faut empêcher Kabila d’exercer un contrôle exclusif sur le processus électoral »

En séjour à Bruxelles, Adolphe Muzito, un des six prétendants (dont Samy Badibanga Ntita, Jean-Pierre Bemba Gombo, Marie-José Ifoku…) « recalés » à l’élection présidentielle, a animé, samedi 1er septembre, un point de presse. Dans la capitale de l’Europe, l’ancien Premier ministre s’est entretenu avec Moïse Katumbi Chapwe, président de la coalition politique « Ensemble pour le changement ». Un rendez-vous est prévu « dans deux jours » avec le président du MLC Jean-Pierre Bemba Gombo. Après la Belgique, Muzito se propose, à son retour au pays, de rencontrer Félix Tshisekedi Tshilombo et tous les autres postulants « validés ou pas ». But: arrêter une stratégie concertée pour empêcher « Joseph Kabila » à avoir la haute main sur le processus électoral. Selon lui, le risque est grand que ce dernier, grâce à la fraude, demeure à la tête du pays après le 23 décembre prochain.

A Kinshasa, la Cour constitutionnelle a entamé, vendredi 31 août, l’examen des recours introduits par les candidats à l’élection présidentielle contre la décision de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) déclarant « irrecevables » leurs dossiers de candidature. Il faut dire que cette institution dont la mission originelle était d’appuyer la démocratie s’est discréditée à la suite de certaines incohérences. La Cour constitutionnelle n’est pas loin de subir le même opprobre au niveau de l’opinion.

Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public a demandé à cette haute juridiction de « repêcher » les postulants Samy Badibanga et Marie-José Ifoku. Les « autres » restent « inadmissibles ». Les juges se plieront-ils au point de vue exprimé par le parquet général près cette juridiction ou feront preuve d’indépendance en appliquant le droit et rien que le droit en ce qui concerne notamment Jean-Pierre Bemba Gombo [Subornation de témoins, Ndlr] et Adolphe Muzito? La sentence est attendue le 7 septembre.

A Bruxelles, l’ancien Premier ministre Muzito a déclaré ne se faire aucune illusion sur l’impartialité de la Cour constitutionnelle. « J’ai été invalidé » [Pour conflit d’intérêt avec son ancien parti le Palu, Ndlr]. « Je n’ai pas d’assurance que je serai validé par la Cour constitutionnelle ».

Pour lui, l’enjeu est désormais ailleurs. Il s’agit d’empêcher « Joseph Kabila » d’exercer un contrôle exclusif sur le processus électoral. A défaut, l’homme va continuer à exercer le pouvoir « directement ou indirectement » à travers son homme-lige Emmanuel Ramazani Shadary.

REJET DE LA MACHINE A VOTER

Selon Muzito, les « candidats validés » seraient mal inspirés de penser que « la lutte est gagnée ». Pour lui, l’heure n’est pas venue de baisser la garde. « Kabila veut nous diviser pour nous affaiblir, dit-il. Nous devons continuer à faire pression afin d’obtenir des élections libres, démocratiques et inclusives ». Pour lui, faire pression signifie notamment le rejet de la « machine à voter » et l’exigence du nettoyage du fichier électoral afin d’élaguer près de 10 millions d’enrôlés sans empreintes digitales.

Moïse Katumbi

L’ex-lieutenant d’Antoine Gizenga justifie sa présence en Belgique par la nécessité de « consulter » les autres prétendants à la présidentielle. Il a déjà eu une entrevue avec l’ancien gouverneur du Katanga Moïse Katumbi Chapwe. Un entretien avec Jean-Pierre Bemba Gombo est prévu « dans deux jours ». Il compte mener des démarches analogues au pays auprès de Felix Tshisekedi et des autres candidats. L’objectif, est d’arrêter une « stratégie » en vue d’obtenir des élections transparentes et démocratiques. Cette stratégie devrait bénéficier de l’ « accompagnement » tant de la communauté internationale que des pays de la région.

Il a estimé que face au candidat du FCC (Front commun pour le Congo), les « 25 » devraient commencer « à réfléchir sur un programme commun ». Pour lui, il faudra privilégier le « programme » et non un homme. Il espère qu’un « débat public » aura lieu pour déterminer le programme ou le projet qui devrait être porté par « le meilleur d’entre nous ».

LA CENI SOUS LA BOTTE DE « KABILA »

Muzito a qualifié de « souverainisme anachronique », la volonté exprimée par « Kabila » de refuser l’aide internationale dans l’organisation des élections. Une attitude qui suscite, au demeurant, des soupçons au niveau de la communauté internationale alors que le pays continue à accepter l’aide humanitaire. « Joseph Kabila ne pourra organiser les élections que s’il est sûr de pouvoir frauder », souligne l’ancien Premier ministre.

Interrogé sur l’influence du Rwanda et l’incapacité du Congo-Kinshasa à défendre l’intégrité de son territoire, Muzito a préféré botter en touche. D’après lui, « le problème ce n’est pas eux, c’est nous ». Comme pour dire que les autres ne sont pas forts. « C’est nous qui sommes faibles ». Cette faiblesse ne serait éradiquée, selon lui, qu’en commençant par le commencement. A savoir, doter le pays d’une économie forte.

Ancien ministre du Budget dans le gouvernement d’Antoine Gizenga issu des élections de 2006 avant de succéder à celui-ci à la primature jusqu’au mois de mars 2012 soit après les consultations politiques de 2011, Antoine Muzito n’a pas manqué de clamer que « la CENI est sous la botte de Joseph Kabila ». A partir de quel moment a-t-il découvert cette « réalité »? Réponse: « La CENI était depuis longtemps sous la botte de Kabila. Sauf qu’à l’époque de l’abbé [Apollinaire] Malumalu, la situation était différente… » Pour lui, il faut empêcher « Joseph Kabila » d’exercer une domination exclusive sur le processus électoral. « C’est le véritable enjeu! »

 

Baudouin Amba Wetshi

16 réflexions au sujet de « Muzito: « Il faut empêcher Kabila d’exercer un contrôle exclusif sur le processus électoral » »

  1. AH BON! CET ANCIEN 1er MINISTRE, ONCLE DE GECOCO SORT DE SON SILENCE EN NOUS RACONTANT CETTE HISTOIRE DE FILS KWANGOLAIS QUI AVAIT OPERE UN MIRACLE INCROYABLE EN TRANSVERSANT LA MEDITERRANEE A PIED POUR ATTEINDRE LA PEMDUSA ITALIENNE.
    TANDISQUE SON NGWASI OLIVIER KAMITATU DE RASSEMBLEMENT POUR LA DESTRUCTION DU GRAND KONGO, AVEC SON HISTOIRE DE MOISE APOTRE DE JESUS DE NAZARETH , A L’AIDE DE SON BATON MAGIQUE, DIVISA LA MER ROUGE EN DEUX, MIS LA MER A SEC ET LES EAUX SE DRESSANT EN MURAILLE OU CETTE HISTOIRE DE NOTRE PATRIACHE GIZENGA LE MASIYA KWANGOLAIS, PAR SA PRIERE SUR LE MONT KWANGO MULTIPLIA UNE VACHE ( NGOMBE ) EN PLUSIEURS TETES ILIMITEES ET LES DISTRIBUA GRATUITEMENT A TOUS LES KWANGOLAIS POUR S’EN DONNER A L’ELEVAGE DES BOVINS.
    LES KONGOLAIS SONT FATIGUES, ILS EN ONT MARRE D’ENTENDRE DES BLABLAS, DES SLOGANS ENFANTINS, DES STRATEGIES, DES TIC-TACS ET DES TIKI-TAKAS MADE IN KINGAKATI, LEQUELS NE SONT QUE DES UTOPIES.
    HIER, VOUS ETIEZ TOUS DERRIERE CE FAUX MTOTO WA KATANGA. AUJOURD’HUI, VOUS CRITIQUEZ VOTRE DIEU LE PERE HIPPOLYTE KANAMBE. POUR QUI PRENNIEZ VOUS LES KONGOLAIS? POUR DES IDIOTS OU POUR DES COBAYES POUR VOS EXPERIMENTATIONS?
    VOTRE RAIS AVEC LEQUEL VOUS AVIEZ ENSEMBLE TRUQUE, VOLE, VIOLES, TUES ET JETES DANS LES FOSSES COMMUNES, CE MEME RAIS EST DEVENU AUJOURD’HUI VOTRE ENNEMI JURE. C’EST QUOI CA COMME THEATRE?
    SI VOUS ETES LES VRAIS MIBALI YA TEMBE, ALORS DONNER LE MOT D’ORDRE AUX KWANGOLAIS DE MARCHER DANS LA RUE POUR CHASSER VOTRE NGWA NKASI RWANDAIS CE TAXIMAN & QUADO QUE VOUS L’ACADEMICIEN MOZITOV & CO. AVIEZ FAIT PARACHUTE PAR LA FORCE COMME UN ALI BABA ET LES 40 VOLEURS AVEC SON TAPIS VOLANT EN L’OBLIGEANT D’ATTERIR EN TOUTE BONTE AU GRAND PARADISO KONGO.
    POUR SE MOQUER DES KONGOLAIS VOTRE RAIS SOURIANT AU COIN DE SES LEVRES EN DISANT IRONIQUEMENT  » KONGO CHANCE ELOKO PAMBA ». VOUS ET VOS OPPOSANTS N’AVEZ MEME PAS HONTE EN OUVRANT VOS GROSSE FRESSE  » VOS GRANDES GUEULES « .
    VOUS AND CO, SAVIEZ-VOUS TRES BIEN LE MOTIF D’INVALIDATION DE VOS CANDIDATURES A L’ERECTION PRESIDENTIELLE, PARDON A L’ELECTIOONT PRESIDENTIELLE.
    SELON TOUT KONGO, VOUS AVIEZ ROULE VOTRE KADOGO DANS LA FARINE. LES AUTRES CANDIDATURES VOIRE MEME LES CRIMINELS ONT ETE VALIDEES, CAR CES DERNIERS SONT RESTES LOYAUX AU RAIS, AU GUIDE DE L’OCCUPATION EN LUI REMBOURSANT SES 100.000 DOLLARS SOMMES EXIGEES PAR LA CENI CRIMINEL DE NANGAAVOSKI. ICI A L’EXCEPTION DE MWANA MBOKA JEAN PIERRE MBEMBA A QUI KANAMBE GARDE UNE RANCUNE AIGUE ET DE SURCROIT, SON ENNEMI JURE DE TOUJOURS, COMME CHIEN ET CHAT. VOILA LE MOTIF DE DISQUALIFICATION DE JEAN PIERRE MBEMBA PAR MTOTO WA RWANDA-TANZANIA-BURUNDIA.
    LE MALIN KADOGO NE FAIT QU’APPLIQUER CE VIEIL ADAGE NE KONGO  » MBONGO NKATU, CANDIDATURE NKATU, DISU MU DISU , DINU MU DINU , OEIL POUR OEIL, DENT POUR DENT  » D’OU LE RAIS N’EST QU’UN CHAMPION DES CHAMPIONS CANAILLEUR DE TOUTES LES CATEGORIES DANS CETTE PLANETE TERRESTRE..
    SURTOUT NE VENIEZ PLUS MENTIR LES NAIFS KONGORAIS, CES KONGORAIS NE SAVENT A QUEL SAINT SE VOUER POUR TROUVER LA VERITE ET SORTIR DE LA MISERE.
    SEUL SAINT ADOLPHO MUZITOV CONNAIT LE SECRET.DE SON MANIPULATEUR HIPPOLYTE KANAMBE. TOUT CA C’EST DE ROKUTA, BIKOSA KOSA, BOZUA BA KONGOLAIS MIBOBE QUOI!
    SAPRISTI.JE M’ARRETE ICI.

  2. Et voilà un autre aventurier. tu sera jugé monsieur. mais c´est bon de nous raconter ce que nous connaissons déjà. mais la réalité s´impose. qu´il n´y aura pas de éléctions avec kabila pcqu´ils ne le veulent pas . donc à mon avis pour sauvé le congo il faut que nous les patriotes , faisons tous ce qui est possible pour abattre joseph kabila. c´est la prémière solution. et la deuxièmes , arréstation de tous ceux qui l´ont accompagné pour détruire le congo. pcq les cancert est généralisé si non , l´avenir du congo est incertaine.

  3. Bien que nous soyons d’accord que Muzito est un opportuniste politique, donc non different d’un jouisseur de la trempe d’un Tshibala ou un Kengo, goutant a toutes les assietes, nous ne doutons pas du patriotisme de Muzito.

    Les alertes de Muzito concernant le voyou et voleur Tanzanien illegitimement et illegalement au sommet, son cheval de Troie et cousin Ramazani Shadary, et ses cireurs de bottes a la CENI sont a prendre tres au serieux.

    L’objectif du voyou Tanzanien de Kingakati est clair: A travers tricheries et corruptions a vaste echelle, conserver le pouvoir (donc tout le pouvoir) en se cachant derriere son cousin et valet Shadary Ramazani.

    Aux Congolais (et les vrais) de devancer ce criminel et sa bande FCC en les boutant tous dehors et a Makala !

    1. VIVRE AU PRESENT POUR MODIFIER LE FUTUR ?

      Quelques soient les accusations contre Muzito, chaque fois… qu´il parle ce dernier temps. on apprend beaucoups sur la gestion d´un État.
      Mieux? Muzito est entrain de placer les débats politiques au Congo á un autre niveau… pas au niveau du patron de Swede-Swede et cie.

      Avec tout le respect pour les interventions que nous pouvons lire ici, Muzito exprime un message important: Faire front commun contre la machine á voter et les électeurs fictifs (10 millions !)

      Muzito est entrain d´expliquer les « termes de réference » pour la candidature commune de l´opposition…une explication que nous n´avons pas encore entendu parler des autres leaders de l´opposition.

      >Quand Muzito aborde les thèmes qui traitent des relations avec la Banque Mondiale et le FMI, la loi « Bakajika » qui ne reconnait pas aux communautés locales congolaises le droit de proprieté qu´elles avaient pendant l´EIC, quand Muzito aborde la question du « partage » de responsabilité entre le président de la République et le premier ministre, …. les congolais devraient discuter de ces sujets..afin de mieux comprendre la gestion de l´État.

      > Muzito semble introduire une nouvelle approche qu´il avait commencé avec l´université populaire qui consiste á lancer des débats d´un bon niveau afin de rendre la politique « comprehensible »

  4. Encore une fois plutôt que de rabrouer illico presto Muzito pour son passé de « collabo » comme je vois souvent faire, je préfère examiner son offre. Bien sûr je ne le dédouane pas purement et simplement de ses compromissions passées d’autant que sa capacité à mettre en œuvre ses propositions tient aussi à son personnage qui n’a pas manqué de rejoindre ce régime quelque peu pour que son parti vite allié à ‘JK’ sur base d’une proximité confuse avec un représentant brouillonnement représenté comme d’une gauche nationaliste – l’idéologie du PALU, son parti – soit au pouvoir, il m’a néanmoins semblé que son mandat en tant que PM après Gizenga, s’est quand même efforcé d’être ‘gestionnaire au-delà des idéologies et a connu quelques succès macroéconomiques qui ont désendetté le pays. De quoi être attentif à son discours actuel !
    Ici il fait preuve du même souci gestionnaire et cette fois se plaçant ouvertement dans l’opposition au régime dans sa condamnation claire de son ancien allié et en même temps de son (ancien) parti toujours derrière ‘JK’ au nom de cette alliance confuse plus politicienne que vraiment politique et propose une union de l’opposition « non derrière un homme mais sur un programme ».

    Qu’à cela ne tienne je lui reproche de trop se cristalliser sur une offre ‘essentiellement économiste’ en oubliant la dimension politicienne (politique ?) qui reste le premier verrou, qui s’il n’est ‘dégoupillé’, obérera l’exercice et l’intérêt de tout programme, le plus pertinemment économique soit-il.
    Nous ne pouvons en effet nous empêcher de faire de « la politique » si nous voulons atteindre le changement. Ce régime a verrouillé tous les moyens de l’Etat, ceux-là qui permettent tout exercice de pouvoir : l’Armée, la Police, les Services de sécurité, la Justice, le personnage politique, la haute administration, les moyens économiques, le processus électoral lui-même… restent pris en otage par ce régime. Nous n’arriverons nulle part si nous n’agissons pas pour les rendre « républicains ». Voilà ce que j’appelle ici « faire de la politique » et ce que Muzito semble, à mon avis, minimiser indûment.

    Tenez, lorsqu’on lui pose la question « sur l’influence du Rwanda et l’incapacité du Congo-Kinshasa à défendre l’intégrité de son territoire » Muzito cite à raison notre « faiblesse propre » et finit par répondre qu’une « économie forte » en viendrait à bout. C’est « commencer par le commencement », assène-t-il. Je crains hélas que le réel « commencement » soit plutôt la conquête politique, c’est dire les moyens et les conditions de reprendre en main tous ces moyens de l’Etat confisqués par les apprentis dictateurs, ce qui passe par des tactiques, hélas ‘situationnistes’.
    Ici c’est en l’occurrence « cette stratégie concertée pour empêcher ‘JK’ à avoir la haute main sur le processus électoral en obtenant notamment le rejet de la « machine à voter » et le du nettoyage du fichier électoral », c’est « endiguer les tactiques de division de l’opposition pour l’affaiblir menées par le pouvoir notamment en responsabilisant les leaders de l’opposition », c’est « faire une pression efficace sur la communauté occidentale, continentale et régionale pour qu’elle empêche voisins et puissances derrière le régime pour d’abord piller profitant de notre faiblesse ponctuelle pour une juste indépendance au service des progrès de nos populations », etc, etc…
    Muzito en parle et dit même en faire son « véritable enjeu » mais en l’écoutant il ne semble pas en faire vraiment la priorité des priorités : c’est bien beau de « soutenir un programme plutôt qu’un homme » encore faut-il mettre tout le paquet en priorité sur les possibilités de conquérir la capacité d' »arriver au pouvoir »pour mettre en place ce programme.
    Voilà confusément mon commentaire sur sa sortie que je viens d’écouter !

    1. Nono@

      En Occident, les questions de la défense et de la sécurité…sont aussi des questions « économiques ». Nous devons depasser le niveau de l´emotion quand nous abordons la question de la défense de la RDC*

      > Muzito apporte une..partie des reponses en parlant du « budget » basé sur les ressources economiques. Selon sa perception, avec un budget de 10 milliards de $, il est possible de consacrer 1 milliards de $ pour le budget de la défense…

      > OFFSET
      Connaissez vous le concept « offset », compensation, qui est avant tout un concept « economique » qu´on utlise dans le domaine de la défense?
      Selon ce concept, quand la RDC va acquerir des avions de combat ou des avions de transport pour son armée chez Boieng, Airbus ect… Boieng devrait « investir » l´équivalent du prix d´achat au Congo selon le domaine economique et les congolais vont choisir.. C´est á dire soit dans les infrastructures de communication (route, chemin de fer ou aéroport, port..) soit sous forme de transfert des technologies de l´idustrie automobile ect..

      Muzito a raison de ne pas parler du Rwanda… la question du Rwanda va se resoudre par un rapport de force et non par des discours des accusations et des plaintes.
      Rendez la défense de la RDC crédible en depassant la configuration de la Force Publique, des FAZ ect.. au lieu de continuer á nous plaindre..

      1. Compatriote Ghost,

        Je ne comprends pas très bien toutes les remarques que vous m’adressez sauf sur le Rwanda et la place de la défense particulièrement dans notre pays !
        Contrairement à votre proclamation, vous ne nous offrez là aucun scoop et je dirais même plus : de tous les temps et au Nord comme au Sud, à l’Ouest comme à l’Est, les questions politiques – et la défense en est une – sont toujours assises sur des ressources économiques ! La politique de n’importe quel pays du monde est d’autant plus souveraine et plus efficace que son économie est forte. Ainsi regardez un pays comme les Usa, le plus puissant économiquement au monde (malgré l’intrusion de la Chine) qui en assoit d’autant une puissance géopolitique et militaire dominante ! Néanmoins n’en renversez pas pour autant trop vite les termes, c’est bien l’économie qui est au service de la politique et de la sécurité et pas le contraire !
        S’agissant de Muzito, je vante noir sur blanc ses priorités économiques (qui datent d’ailleurs de sa conversion ‘gestionnaire’ lors de son passage à la tête du gouvernement) tout en en regrettant de façon documentée qu’il ne les précède pas de la nécessaire conquête politique ; n’allez donc pas nous enfoncer vainement des portes ouvertes !!!

        Cela dit, la DÉFENSE davantage qu’ailleurs est pour l’heure chez nous éminemment POLITIQUE : c’est illusion inqualifiable de s’imaginer que dans ce pays post-conflit la garantie d’une sécurité à l’intérieur et aux frontières du pays ne dépende que d’une technique de défi : nous aurons acheté les meilleurs avions et les armes les plus modernes notre sécurité n’en sera pas mieux assurée si son commandement reste confié à des rwandophones sans loyauté républicaine infiltrés partout et autres corrompus et si une volonté politique ne préside pas nos choix de défense. Pas de sécurité crédible sans volonté politique adéquate tant les réels rapports de force intra et internationaux sont moins logistiques que géopolitiques et votre fameux « Offset » relève d’une motivation d’abord politique (donnant/donnant ?) et ensuite basée sur des compensations économiques. Le ‘transfert de technologies’ n’est ainsi rien d’autre, il répond d’une orientation politique sinon politicienne !

        Quant au RWANDA, c’est une autre cécité politique, tactique et stratégique de l’écarter d’une bonne gestion politique de ce pays comme si on décidait à ne pas voir la réalité : avec le régime de ‘JK’ toutes les options politiques, économiques, sociales et même au niveau du personnel, obéissent à un agenda du Rwanda. La dépendance pire l’occupation du Rwanda est même si manifeste que ce régime est vite sévère envers les gens de l’Ouest peu liés au Rwanda mais toujours complaisant envers ceux gens de l’Est ou associés au Rwanda, quoique ou même parce qu’ils commettent des crimes envers le pays. Ils sont faciles à compter, si vous ne le voyez pas c’est donc que vous avez décidé de ne pas les voir.
        C’est donc d’autant plus clair pour tout observateur sérieux et réellement patriotique : notre pays restera manchot dans tous les domaines aussi longtemps que ses dirigeants n’auront pas déminé la dépendance du Rwanda. La dictature prédatrice et criminogène qui sévit aujourd’hui est lourdement favorisée par les profits politiques, économiques et sécuritaires du Rwanda (de l’Ouganda et apparentés), il n’y a qu’à voir la plaie chronique et combien entretenue par le régime comme commanditée du Rwanda, et combien castratrice de toute avancée nationale. De plus, elle persévéra avec ce scrutin piégé auquel l’exclusion politique et arbitraire de Bemba et Katumbi donne toutes les ailes.

        D’ores et déjà on peut gager sans trop se tromper que même avec un ‘JK’ nominalement hors de la barre, l’après 23 décembre 2018 sera égale à l’avant 23 décembre 2018 avec son dauphin-lige, càd une démocrature patrimonialiste, profitant à une minorité autour du pouvoir et aux commanditaires occupants rwandais et plantant encore des inégalités néfastes, càd incapable de donner un élan propre de développement au pays en dehors de l’inertie logique du temps ! On ne fait pas des poules avec des dindons !
        Bref, demain est un autre jour avec tous les risques de voir une armée politisée plus occupée à sévir contre les hommes, les coins du pays et quelques voisins ou puissants ‘contestataires’ plutôt qu’aux réels ennemis, loin hélas de votre obsession logistique mal embranchée (je ne sais plus qui avait dit que « la guerre est une chose trop grave pour la confier à des militaires » au point d’ailleurs où aujourd’hui l’on nomme volontiers des femmes aux ministères de la défense). Quoi qu’on en pense c’est conclure que si la guerre est menée par des militaires, elle n’en est pas moins déclarée et orientée par des politiques pour des fins politiques et dépendante des ressources économiques, ‘le nerf de la guerre’, dit-on…
        Voilà mon avis !

      2. PS
        1° ADDENDUM
        Lire svp : « …il n’y a qu’à voir A L’EST la plaie chronique et combien entretenue par le régime comme commanditée du Rwanda, et combien castratrice de toute avancée nationale…. »

        2° Permettez-moi d’ajouter que mon propos sur la dimension politique de notre défense n’obère point le fait que le domaine militaire est un secteur propre qui exige une expertise et des actions spécifiques de haute qualité et de grand intérêt national.
        Elles commencent par la formation exigeante de nos soldats, de leur conditionnement adapté (casernes…), d’une rémunération suffisante, etc, etc…
        Elles se poursuivent avec un équipement de qualité dans tous les secteurs.
        Et chez nous en prime avec un commandement composé de professionnels avérés.
        C’est sur ce dernier aspect que tout a été politisé à outrance et à rebours avec des nominations rocambolesques (sans la moindre qualité des recrutés) et partisanes…

        Ainsi donc je m’inquiète largement d’une fable qui affirme que notre défense n’a jamais été au programme des politiques nationales, elle a seulement été comme toute la politique chez nous « privatisée » servant d’abord les intérêts des régimes successifs même quand cela a servi aussi à nous défendre de l’extérieur ou à étoffer une haute image du pays.
        Voilà où la politique doit reprendre ses quartiers : faire de notre Armée, notre Police, des Services de sécurité annexes des instruments réellement républicains qui puissent utiliser ses hommes; ses équipements pour la bonne marche du pays et non au service des régimes.

  5. Quand il s’agit du Rwanda, ils se font plus philosophes que Descartes, Platon, Thomas D’Aquin, Nietsze et autres.
    Puisqu’on reconnait sa faiblesse, pourquoi Monsieur Muzito qui a assumé les hautes fonctions de premier ministre justement dans la faiblesse ne se résigne t-il pas à se mettre à l’écart de la gestion de la res publica? Pour quelle leçon morale de sa part en tant que dilapideur des deniers de l’Etat? De qui se moque t-on?

  6. Comment empêcher Joseph Kabila d’exercer un contrôle exclusif sur le processus électoral? Je pense que cette responsabilité revient à l’opposition qui se targue d’avoir le peuple avec elle.
    Kabila a réussi un coup de maître, en divisant les opposants.Bemba et Muzitu invalidés, Moïse Katumbi exclu, absence totale de solidarité des rescapés avec les discriminés, Kabila est resté ainsi seul maître à bord du processus électoral. Tous les participants aux prochaines élections ne contestent la machine à tricher que de bout des lèvres.
    Le FCC a à sa disposition tous les moyens de l’Etat: l’armée, les forces de l’ordre, les services de sécurité, les médias officiels, la territoriale…et le trésor public. Dans ces conditions, les chances de victoire de l’opposition sont minces. De mon point de vue
    Le discours de Muzitu sur la politique économique est beau et vrai. Il l’ avait peut-être appliquée. Il oublie de nous dire qu’il s’est bien servi. Ses biens immobliers sont bien connus. Kabila ne lui avait-il pas ravi la clé du coffre-fort? Il n’ a pas eu de peine pour casquer 100milles de$ de caution, comme son successeur Samy Badibanga. Que les deux anciens PM ne nous disent pas que c’est le fruit de cotisation des membres de leurs petites et obscures formations politiques; créées à la hâte pour le besoin de la cause.

  7. C’est lassant à la limite écœurant de croire un seul instant à la masturbation intellectuelle de cet ex 1er sinistre qui possède une centaine de maison rien qu’à Kinshasa, fruits amers de ses détournements des fonds publics… À son âge s’il ne comprend toujours pas que gouverner c’est prévoir, non seulement il est sorcier et intellectuel de la science sans conscience n’est que ruine de l’âme mais en plus il prend les vrais Kongolais pour des demeurés… Comme dans l’occultisme tout initié est membre pour toujours ainsi tout collabo des occupants Tutsi Power le reste a vie jusqu’à la libération totale du Kongo des mains des étrangers Tutsi Nilotiques Rwando-Burundo-Ougandais.

    Ces Tutsi Nilotiques Rwando-Burundo-Ougandais et leurs Zouaves (Tshilombo, Fayulu, Bemba, Muzito, Bazaiba…) prennent les vrais Kongolais Bantous pour des cons. Au Kongo EIC de 1885, il n’y a pas des Tutsi Nilotiques mais des Nilotiques Kongolais…

    Qu’a-t-il dit de plus que la Résistance Combattante Kongolaise n’a pas étayé en long et en large au fil des années ? Ce genre d’individus tel que Adolphe Muzito ont pris de la carrure alors que ce sont des escrocs voleurs cupides traîtres collabos de la pire espèce… Mawapanga…

    Les meilleurs d’entre nous (Vrais Kongolais Bantous) tapis dans l’ombre ont proposé et mis en œuvre une stratégie payante, gagnante de « Transition sans alias Kabila » en organisant une élection miracle des Administrateurs (Cardinal Laurent Mosengwo et Docteur Dénis Mukwege), en lieu et place d’y adhérer massivement pour soutenir cette initiative, on (fanatiques aveugles des faux politiciens corrompus) se perd à écouter cette race de vipère qui distrait les Kongolais… Pourquoi vient-il uniquement en Belgique pour faire une conférence de presse ? Les Blancs Aryens ex-colonialistes Beiges ne font pas partie de son électorat du Kwango-Bukangalonzo-Kwilu-Masimanimba… Sic

    Cette génération des Kongolais de 18 à 65 ans pêche par le fanatisme aveugle qui est une forme d’esclavagisme mental spirituel moral, par la religiosité imbecilisante, par le laxisme à outrance, par la tolérance hypocrite ou hypocrisie tolérante, elle appelle à l’existence ce qui est considéré sous d’autres cieux comme des antivaleurs, elle considère des traîtres collabos comme des sommités incontournables pour sortir le pays Nation Kongo de la merde que ces dernières l’avaient trempé consciemment…

    À cette allure sauf un miracle de la Providence divine comme un certain 04 Janvier 1959, il est à ce jour impossible de sortir du gouffre à crabes dont se trouve tous les Kongolais sans exception…

    Sous d’autres cieux, en l’occurrence chez nos Frères et Sœurs Arabo-musulmans, Adolphe Muzito serait déjà 6 pieds sous terre, personne ne sera triste de son sort mais au pays de 10 églises de sommeil Binzambi Nzambi par rue, les victimes s’auto-congratulent à la vue d’un tel fléau vivant, d’autres osent même bêtement l’encenser… Où va-t-on ?

    Si Sieur Adolphe Muzito ne parle pas du Rwanda, s’il considère alias Joseph Kabila le Proconsul de Kagame Cheval de Troie du Rwanda au Kongo comme un adversaire politique, c’est simplement à cause de sa félonie, sa concussion, son collaborationnisme avec les Occupants Tutsi Power… Point barre

    Que la classe politique Kongolaise indigne qui continue le processus électoral vicié ait honte ! Que les millions des fanatiques aveugles de ces faux politiciens corrompus pourris toxiques cessent de les soutenir sinon la Nation Kongo court indubitablement vers son inanition… Sic

    “En politique, on succède à des imbéciles et on est remplacé par des incapables.” (Georges Clemenceau)

    Vive le Soulèvement Populaire imprévisible éboulement final à l’improviste. La Luta continua la Victoria e certa. Ingeta

  8. Tiens tiens certains commencent à encenser le sieur Muzito . Je ne comprendrais jamais les congolais ! Jamais vu des gens aussi versatiles et doublé d’ une perte de mémoire aussi profonde .

  9. A quoi utile développer des théories économiques que l’on maîtrise peu du reste sans une idée claire du territoire d’application de ces politiques économiques? Est-il censé de conduire une étude statistique basée sur l’échantillon sans idée d’inférence sur la population? Hein?

    1. Mamale@

      Quand on a jamais exercé la gestion d´un État… il est toujours facile de parler de « maîtrise » si éloignée des réalités.
      Muzito partage avec nous son experience de premier ministre et ses réflexions après avoir quitté ces fonctions.

      Faut-il faire un effort pour separer les idées qu´il est entrain de partager avec sa personne ?
      Ceux qui ne font jamais des efforts de réflexion, partisans de la « tradition orale » ne vont que rester á la surface > refusant de tirer profit de ces connaissances.

      Ceux qui parlent de la « versalité » sont pourtant membres de l´église d´Apareco… .. kie kie S´ils avaient été discriminés, torturés, et leur familles massacrées par Terminator… qui sait s´ils vont s´abstenir de s´en prendre á Muzito et ses idées.. kie kie

  10. NONO@

    La source du chaos c´est en 1960, moins de trois après l´indépendance quand le « premier ministre et ministre de la défense » avait « distribué » les grades aux ex membres de la Force Publique sans état d´âme… Ce que ces braves congolais ex membres de la FP ne possedaient pas l´éducation militaire necessaire pour commander la nouvelle armée nationale.
    Si nous souhaitons tirer des enseignements de cette experience destructive, observons comment en Irak on a signé un « accord de partenariat avec l´OTAN pour former la police et l´armée…. tout comme l´Afghanistan qui continue á beneficier de l´apport de l´OTAN

    > L´obstacle chez nous est cette étrange comprehension du « nationalisme » où on accepte pas quelqu´un qui ne possede pas un bon niveau academique pour enseigner dans une université, mais on accepte quand même des généraux qui ne possedent pas une éducation academique.

    > Ce « gap » entre l´education academique des citoyens congolais et ceux des congolais qui servent dans l´armée est sans doute un bon sujet de recherche en matière de défense. Pourquoi ces academiciens de l´Unikin ne peuvent pas participer activement á la formation des officiers dans l´armée…surtout quand les technologies de notre temps exigent une niveau de formation plus complexe ?

    > La question des investissements dans la construction des nouvelles infrastructures militaires est aussi á l´ordre du jour dans un pays où on continue de croire que les infrastructures vetustes héritées de la Force Publique ou des FAZ peuvent continuer á servir de logement aux membres de l´armée.
    La défense du Congo, tout un programme..

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