Muzito: « Pas d’élections le 23 décembre, sauf si Kabila se représente »

Cacique parmi les caciques du PALU (Parti lumumbiste unifié), ancien ministre du Budget (2007-2008) et Premier ministre (2008-2012), Adolphe Muzito, 61 ans, a tenu, mercredi 6 juin, à Bruxelles, un point de presse devant une dizaine de journalistes congolais de la diaspora. Le processus électoral au Congo-Kinshasa était au centre des échanges. Pour l’ancien « Premier » qui se réclame désormais d’une « opposition-citoyenne », les élections fixées au 23 décembre prochain ne pourraient avoir lieu que si, seulement si, « Joseph Kabila » était admis à se représenter. Selon lui, la crise politique dans laquelle le pays est plongé depuis le 19 décembre 2016 « va s’amplifier ». Il n’a pas exclu l’hypothèse de l’irruption d’un « troisième larron » comme en octobre 1996 avec l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre).

A quelques sept mois de la date fixée pour la tenue de l’élection présidentielle, des législatives et des élections provinciales, l’ex-Zaïre ressemble plus que jamais à un navire, sans boussole, « piloté » par un capitaine devenu sourd et aveugle. « C’est lui ou le suicide collectif », est-on tenté de dire.

L’opposition congolaise multiplie des conciliabules et autres « ententes ». Le but avoué est d’imposer le respect de la Constitution et de barrer la route à la dérive dictatoriale qui plonge inutilement le pays dans une nouvelle crise de légitimité. Et ce, par l’obstination du président sortant – dont le dernier mandat a expiré le 19 décembre 2016 – à retarder les consultations politiques. Les subterfuges ne se comptent plus.

A Bruxelles, l’ancien Premier ministre Adolphe Muzito et le président de l’UDPS, Félix Tshisekedi, ont fait, dimanche 2 juin, une déclaration commune rejetant non seulement la mise œuvre de la fameuse « machine à voter » mais surtout l’idée d’un « nouveau mandat » pour « Joseph Kabila ». Ils ont, par ailleurs, exigé la restructuration de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) dont la connivence avec la majorité sortante est plus qu’évidente.

Selon certaines indiscrétions, Muzito qui est candidat à la présidentielle aurait trouvé porte close chez le président de la coalition « Ensemble », Moïse Katumbi Chapwe. Celui-ci et « Felix » font partie des prétendants. A en croire une source, l’ancien gouverneur du Katanga n’aurait pas digéré une « réflexion » attribuée au successeur d’Antoine Gizenga selon laquelle « Kabila et Katumbi, c’est blanc bonnet et bonnet-blanc ».

Mercredi 6 juin. Press Club Brussels Europe. Il est 19h25 lorsque Muzito et sa suite font leur entrée dans la salle de réunion. Les yeux rougis de fatigue, l’ancien chef du gouvernement est apparu prétentieux, arrogant et cassant. Habitué à avoir des journalistes obséquieux en face de lui, le politicien s’est cru en droit de « remonter les bretelles » à deux confrères qui murmuraient quelques mots durant son mot introductif.

OPPOSITION CITOYENNE

On apprendra qu’il entend profiter de son séjour en Europe pour faire un « check-up » et prendre des contacts avec des « partenaires ». « Nos partis sont pauvres du fait de la rareté des cotisations des affiliés. Ce sont des individus qui sont riches ».

Hier allié du « raïs » à travers le PALU, Muzito se présente désormais en membre de « l’opposition citoyenne ». Attention: à ne pas confondre avec l’opposition politique. Il n’est pas question de « diaboliser » le successeur de Mzee dans l’opposition citoyenne. « Je suis ni de l’opposition ni de la majorité, dit-il. Je m’oppose au chef de l’Etat parce qu’il n’a pas organisé les élections dans les délais constitutionnels ». Et de préciser: « Je ne m’oppose pas à un individu mais plutôt à une politique ».

D’après Muzito, l’alliance scellée par le PALU et le PPRD lors de la présidentielle de 2006 a pris fin à la date du 19 décembre 2016 qui marque la fin du dernier mandat de « Kabila ».

Pour la petite histoire, le PALU fait partie du gouvernement dit d’union nationale dirigée par le Premier ministre Bruno Tshibala. L’inamovible ministre Martin Kabwelulu (Mines) et Lambert Matuku Memas (Travail, emploi et prévoyance sociale) y sont les représentants du PALU. Pour l’anecdote, l’épouse Matuku serait la propre nièce du Patriarche Antoine Gizenga.

Né le 12 février 1957 en plein pays Pende, dans l’actuelle province de Kwilu, Adolphe Muzito Fumuntsi est issu du corps des inspecteurs de finances. Nommé ministre du Budget en 2007, il devint Premier ministre en 2008.

L’homme se dit fier de son bilan en tant que Premier ministre. Il faut bien reconnaitre que c’est sous son « mandat » que le Congo-Kinshasa a atteint le fameux « point d’achèvement de l’initiative PPTE ». Autrement dit, l’effacement de la dette extérieure du pays.

« TROISIEME LARRON »

Les détracteurs de Muzito lui reprochent d’avoir été un chef de gouvernement falot. Une situation, disent ces derniers, qui a permis l’émergence au niveau de la Présidence de la République du fameux « gouvernement parallèle » qui régentait tout à l’époque du tout-puissant ambassadeur itinérant Augustin Katumba Mwanke.

Les mauvaises habitudes ayant la peau dure, le Premier ministre Tshibala ne détient que l’apparence du pouvoir. Le « dircab » Néhémie Mwilanya Wilondja se permet même de « démonétiser » les documents officiels revêtus de la signature du « chef du gouvernement ».

Le 28 mai 2009, le directeur du cabinet présidentiel d’alors, Adolphe Lumanu Mulenda, avait adressé au « Premier » Muzito une missive d’anthologie: « (…), j’ai l’honneur de vous informer que sur instruction de la ‘haute hiérarchie’ [Entendez, « Joseph Kabila », Ndlr], tout ordonnancement des dépenses publiques devra, avant paiement, requérir l’autorisation préalable de son excellence Monsieur le président de la République. Il en est de même des plans de trésorerie mensuels ».

Muzito qui invoque aujourd’hui la « violation de la Constitution » pour justifier son « combat », avait laissé faire le chef de l’Etat, politiquement irresponsable, s’arroger les prérogatives dévolues au gouvernement en violation de l’article 91. « On ne parle pas la bouche pleine », ironisent les humoristes kinois.

Revenons au point de presse du 6 juin. Evoquant les banderoles qui sont déployées sur certaines artères de la capitale présentant « Joseph Kabila » comme candidat du PPRD à la prochaine élection présidentielle – en dépit de son inéligibilité consacrée par les articles 70 et 220 de la Constitution –, Adolphe Muzito de déclamer son message: « Je ne crois pas que les élections auront lieu à la date fixée. Et ce tant que Joseph Kabila ne sera pas candidat ». Traduction: pas d’élection le 23 décembre, sauf si « Kabila » pouvait se représenter. L’ancien « Premier » n’a pas exclu que ce « blocage » annoncé favorise l’irruption d’un « troisième larron »…

 

Baudouin Amba Wetshi

20 réflexions au sujet de « Muzito: « Pas d’élections le 23 décembre, sauf si Kabila se représente » »

  1. LE VAGABONDAGE POLITIQUE SE PORTE BIEN EN RDC. UN MUZITU « OPPOSANT » A QUI? A SON ONCLE?

    « OPPOSITION CITOYENNE » NE REFLETE QUE DE PROPOS VAGUES ET ARROGANTS D’UN MEC VOULANT GOUTER DANS TOUTES LES CASSEROLES, ET S’ETANT ENRICHI SCANDALEUSEMENT A LA PRIMATURE GRACE A SON ONCLE (FAUX LUMUMBISTE) GIZENGA ET SA BANDE TRIBALE DES JOUISSEURS PALU.

    COMME CET IMPOSTEUR ET VOLEUR SE CRAMPONNANT A KINGAKATI, QUEL BILAN SERIEUX MUZITU A-T-IL A ETALER POUR PRETENDRE A LA MAGISTRATURE SUPREME A PART DE SLOGANS CREUX?

  2. Votre restitution sélective faite de son propos pourrait laisser penser qu’il soutient la candidature de Kabila. Pour avoir suivi cette formidable prestation, je n’ai nullement eu cette impression. Mais si je n’avais lu que votre article, je l’aurais cru. Soyons donc honnêtes.
    Muzito à été très clair dans son propos, aussi bien sur son bilan acquis dans des conditions complexes que sur sa vision sur l’avenir du Congo post-Kabila. Il s’est prêté à un exercice auquel bcp de politiciens congolais refusent. Mais j’ai senti chez certains journalistes (un ou deux) bcp de frustrations, parfois de passion personnelle; la simple évocation du nom de « Kabila » suffisait à leur faire perdre leur sang’froid, comme si on peut parler de notre pays sans évoquer le nom de celui qui en constitue son principal problème aujourd’hui. Moi j’encourage Muzito à continuer sur sa lancée, à multiplier les rencontres courageuses avec les congolais du pays et de l’etranger, à continuer à expliquer (pcq il est très convaincant et convaincu de ce qu’il dit) et à faire la preuve de sa bonne foi. Il finira bien par convaincre le plus grand nombre; c’est bien cela le but. N’en déplaise aux frustrés qui préfèrent nous maintenir dans un statu quo et continuer à ergoter sur internet d’années en années.

    1. Quand on a accepté de servir un pouvoir d’occuption qui depuis 20 ans tue les congolais et pille le pays, on se tait dans toutes les langues car on est définitivement disqualifié.

      Muzito est sur la liste de ceux qui vont finir leur vie en prison pour avoir cautionné l’imposture en RDC. Il faut que les médiocres dégagent !!! Muzito est un médiocre.

  3. Ces bouffons du genre Muzito, Mende et consort…, qui se disent intellos, rendront bientôt compte au peuple congolais pour leur fourberie.

  4. Ce sont eux, les Muzito and co, qui ont accompagné, assisté et facilité la tâche des occupants.

    Quand il était premier ministre, combien de congolais ont été massacrés ? Combien de milliards pillés ?

    Muzito partage le bilan du surnommé Kabila. Il finira en prison comme les autres membres du PPRD.

  5. Lors de l’entretien qu’il a accordé à un groupe de journalistes congolais à Bruxelles, Mr Muzito est revenu à plusieurs reprises sur sa gestion du pays et sur la politique économique qu’il a mené pendant 4 ans. J’ai l’honnêteté de reconnaître sa maîtrise de dossiers et surtout ses analyses techniques sur des sujets aussi compliqués. Néanmoins, j’aurais bien voulu qu’il donne des perspectives d’avenir pour le Congo, car le plus grand défi pour notre pays demain sera le démarrage et la restauration du tissu économique qui se trouve dans état de délabrement très avancé. Le Congo est un pays rentier avec une économie essentiellement basée sur le secteur extractif. Plus de 80 % du PIB de l’économie congolaise proviennent des exportations minières, cela pose Evidemment la problématique de la diversification de notre outil de production, en un mot de notre économie. J’ai regretté que Mr Muzito n’ait pas abordé cette question. Il est vrai que pendant 4 ans il devait stabiliser et renouer les relations avec les institutions de Breton Woods en focalisant les efforts sur la dette, la bonne gouvernance et la stabilité macro-économique, sans oublier effectivement les questions sociales qui se posaient avec une certaine acuité. La difficulté – et on l’a bien senti dans ses explications tient au fait que l’augmentation du revenu nominal sans augmentation de la production correspond à un pansement sur une plaie infectée et puante. Les congolais consomment 90% de ce qu’ils ne produisent pas, ils exportent à peu près la même quantité de biens ( mines ) dont ils ne fixent pas le prix. Cette situation provoque une distorsion et un déséquilibre de notre balance de paiement et de notre balance commerciale. En plus, le pays qui a besoin des devises fortes pour acheter les biens d’équipement dont il a besoin pour son développement s’est trouvé confronté a un goulot d’étranglement interne et externe qui a engendré une double conséquences: la détérioration de terme de l’échange due à l’instabilité sur le marché des matières premières et aussi et surtout l’insuffisance des resserves au niveau de la banque centrale pour soutenir le franc congolais, une monnaie non convertible dont la valeur dépend exclusivement de la devise étrangère (dollars). Il y a une triste réalité qu’il ne faut pas occulter, l’impuissance et l’incapacité du pouvoir seigneuriage de notre économie, cela n’a fait qu’aggraver la situation parce qu’il faut recourir souvent à la planche à billet pour satisfaire les revendications sociales quitte à créer une illusion monétaire, voire parfois monétiser le déficit budgétaire. Les différentes tribunes (partie économie) initiées pas Mr Muzito ont eu le mérite de susciter le débat que les congolais n’aiment mettre sur la table compte tenu de son caractère technique et parfois rébarbatif qui décourage nos compatriotes qui préfèrent recourir au juridisme au rabais. Notre pays a énormément d’atouts, son décollage dépend en grande partie de la volonté politique. L’expertise et l’expérience de gestion des affaire existent, Mr Muzito que je ne connais pas personnellement en un l’exemple. Sans oublier d’autre éminents compatriote; Matungulu, Tshiani etc…. la liste est longue. Ce qu’il faut, c’est mettre toutes ces intelligences ensemble pour permettre au pays de repartir sur des bonnes bases. La Côte d’Ivoire qui a connu la situation analogue à la notre après une guerre sanglante et dévastatrice a retrouvé sa position qui fait d’elle la locomotive économique de l’Afrique l’OUEST avec pratiquement 50 % du PIB de cette sous région. Notre pays peut le faire pour peu qu’on parvienne à rétablir la paix et qu’on parviennent à mettre chaque personne à la bonne place. Il y a quelque priorité à retenir: les infrastructures des base, routes, éducation, santé, énergie électrique, eau, promouvoir une agriculture bien pensée, un secteur touristique pourvoyeur des devise fortes investir dans la nouvelle économie; numérique, informatique etc..et surtout combattre de façon implacable la corruption qui garenne et qui annihile tous les effort consentis par tout le monde.
    Sans un grand changement de mentalité, il n y a pas de développement. Le laisser faire, la démission collective, le chacun pour soi sont les tares qui minent aujourd’hui la société congolaise. Le développement doit être structurel, c’est à dire basé sur une transformation radical de comportement de tout un chacun. Les discours soporifiques et anesthésiants ne produiront que la paresse, la facilité et au finish la bêtise qui a élu domicile dans pratiquement tous les foyers en RDC notre pas. La loi du moindre effort est nocive et contre productive. Ce n’est qu’un point vue.

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  6. Ayant suivi la prestation de ce monsieur, je compris de suite que ce pays n’a pas de chance, une fourmi que se prends pour un éléphant, arrogant, cassant, professoral, c’est lui le meilleur d’entre les congolais, il a tout réussi, mais j’ai quelques questions a lui poser.
    -Il dit avoir stabiliser l’économie du pays, est-ce-que c’est le rôle d’un dirigeant de stabiliser ou de faire avancer le pays?
    – quand il est arrivé, a combien il avait trouvé le PIB du pays et combien il l’avait laissé?
    -il avait reduit le chômage du combien, en pourcentage s’il vous plaît ?
    -qu’est-ce-qu’il avait fait pour le social des congolais, construit combien d’hôpitaux, des écoles, des routes ?
    -pourquoi kabila lui avait retirer la signature pour
    tout ordonnancement des dépenses publiques avant paiement, et de même des plans de trésorerie mensuels ?
    Qu’il arrête de venir donner des leçons alors qu’il a un bilan catastrophique.
    Sa place comme les autres est dans la poubelle de l’histoire de la RDcongo. Il est temps qu’il disparaisse du paysage politique du congo

    1. Voila une belle replique qui resume le mepris que les Congolais ont (et devraient avoir) pour ce farfelu-jouisseur « PALUdiste » qui reve de revenir aux affaires sur le dos de l’Opposition afin de s’enrichir davantage.

      Qule credit accorder a ces vagabonds de la trempe d’un Muzitu, Mende, Thambwe, KinKiey, Atundu et Cie…?

      Jadis soutennant l’Imposture avec son Oncle faux-lumumbiste Gizenga (qui se la coule douce dans sa retraite en evoluant sous la botte de l’ex-chauffeur Hypo Kanambe-Mtwale) Muzitu se paie aujourd’hui la masque d’opposant.

      Ces PALUdistes inclu Muzitu et leur Caissier Kabwelulu font tourner notre Heros P.E. Lumumba dans sa tombe.!

  7. Muzitu ? Rien d’autre qu’un minable Vichy-médiocre. Certaines personnes sont nées avant la honte. Comme lui.

  8. Je plains la qualité et consistance générale de l’interrogatoire des journalistes qui ont composé le point de presse et qui ont concédé une certaine apparence d’aisance à un Monsieur Muzito. Je n’ai pas vu tout au long de l’interview, des journalistes à la hauteur de formuler des questions de fond sur les plans économique, politique, juridique, administratif, sécuritaire …et même de la configuration de notre pays comme nation. Ma ferme recommandation à nos journalistes est d’aller davantage à plus de spécialisation. Cela va du devenir même de notre pays compte tenu du rôle que le secteur des médias est appelé à jouer. Le niveau va aussi bas que l’on se rabaisse en lingala, occasion bien saisi par le même Muzito pour nous amener sur le terrain des musiciens voyou. Monsieur Muzito est allé même à affleurer et vanner de gros déficits structurels d’un Congo sans que les journalistes n’aient été à la hauteur de saisir la balle au bond. J’en suis certes attristé.

    Si Monsieur Muzito a été longtemps Premier Ministre d’un rwandais envers qui il ne cache pas sa déférence, si Monsieur Muzito a présidé un gouvernement pendant lequel le rwandais « président » susmentionné s’est fait multimilliardaire, si Monsieur Muzito a présidé un gouvernement congolais pendant qu’un pays voisin, le Rwanda a fait accroître son budget en recettes minière de plus de 210 % annuels, si Monsieur Muzito a présidé un gouvernement congolais pendant que des milliers de familles entières congolaises de l’Est ont été chassé de leurs maisons et terres et depuis lors en errance à travers forêts, savanes et marécages, si Monsieur Muzito a présidé un gouvernement congolais pendant que des sociétés transnationales ont payé pour nos minerais ce qu’ils ont voulu pendant qu’un certain italo-zambien surnommé Katumbi s’est doté de jets particuliers, etc, etc, etc,…Que ce monsieur aux yeux rougis de whisky sorte indemne et Dieu seul sait ragaillardi d’un point de presse, cela déborde de tout entendement.

  9. Figurez-vous que Muzito dit clairement et de forme antinomique que lui et le grand « atalaku » Tshilombo conformément à Saint Sylvestre, sont pour des élections sans Kanambe qu’ils désignent par « Kabila », que celui-ci RESTE CHEF DE L’ETAT pedant une certaine transition (sans précision de contour), et que, tenez-vous bien, LES ELECTIONS N’AURONT PAS LIEU.

    Dans ces conditions dites-moi distingués journalistes, qui est l’auteur du coup d’Etat en préparation? Est-ce le rwandais Kanambe ou plutôt ses chiens collabos disposés à tout sacrifier pour plaire au maître?

  10. Monsieur Muzito,

    L’Union Africaine est une Organisation (internationale) Régionale et en tant que tel, un sujet secondaire de Droit International Public. Veuillez donc arrêter de présenter Kagame comme le super-président des présidents africains pour être président de ladite UA.

    Pendant que votre exportation de points de presse a clairement pour objectif de faire passer le message de « Kabila(Kanambe) reste le chef de l’Etat », un de vos collègues collabo vient de signer un accord avec Kabarebe sur les bornes frontières entre le Rwanda et notre pays. Sachez et dites-le à votre chef Kagame que les frontières héritées de la colonisation sont inviolables. Vos accords sont par conséquent nuls de droit.

  11. C’est une grosse honte de votre part Monsieur Muzito de brandir comme réussite de votre action de gouvernement en temps que supposé économiste le fait d’avoir démontré votre incapacité de gérer positivement l’Economie du Pays. A ce propos, de manière contradictoire, vous vous vantez d’avoir triplé ou quadruplé le PIB du pays. En plein 21è siècle, vous défendez une structure économique juste basée sur les recettes de vente d’extractions minières.

    Il est encore grand temps que vous vous exprimiez sur ce site par écrit. Veuillez nous détailler les instruments de votre politique qui vous ont conduit à quadrupler le PIB du Congo ? De quels instruments de stabilisation automatiques de l’économie avez-vous doté le Pays ? Quel degré de plein emploi avez-vous atteint avec votre gestion ? Qu’en est-il de l’impôt sur la valeur ajoutée (TVA) instaurée par votre ministre des finances devenu après votre successeur à la Primature, une TVA imposée sans la moindre réforme comptable et approuvée par un Parlement d’ignares en session unique ?

    Vous critiquez la dollarisation de l’Economie. Quelle valeur fiduciaire voulez-vous que la population accorde à une monnaie de « merde » ? N’est-ce pas la dollarisation au moins une garantie d’évitement de la planche à billet à plein rendement ? Croyez-vous avec votre monnaie user de l’instrument de la dévalorisation pour booster les exportations ? Pourquoi ne prenez-vous pas votre retraite dans votre Bandundu natal où foisonnent les vaches rwandaises ?

  12. KIE KIE KIE! BIKA MONO SEYA! MUZITO YANDI KELE ENCORE VIVANT? MUZITO HIER IN BELGIEN, MUZITO ICI EN BELGIQUE, MUZITO TUTAJ W BELGII, MUZITO TUTAJ W SIBERI, CO MUZITU TUTAJ W SIBERI? ZATUJESZ ALBO CO? QUI VEUT DIRE, MUZITU ICI EN SIBERIE? MUZITU EN SIBERIE? VOUS BLAGUEZ OU BIEN QUOI!
    MON VIEUX!!!!! AVEC CE FROID SIBERIEN, NOTRE VIEUX MUZITCHOV, JE DIS BIEN NOTRE STARY TOVARICH MUZITU SANS MANTEAU ET CHAPEAU EN FOURURE, EN PLUS MAKOLO YA NGULU ( SANS CHAUSSURE ), VRAIMENT UN COURAGEUX TOVARICH BOLCHEVICH, QUOI, QUE L’URSS ( UNION DES REPUBLIQUES SOCIALISTES SOVIETIQUES ) N’ONT PAS VU ET CONNU JUSQU’ICI. MUZITCHOV LE PHENOMENE EN SON GENRE DOIT ETRE NOMMINE COMME HEROS KONGORAIS ET PLACE VIVANT AU PANTHEON RUSSE PAR LE TSAR KONGORAIS MTOTO WA KATANGA HIPPOLLYTE KANAMBE ALIAS YUZEV KABILATCHOV, QUOI.
    QUANT A MOI, JE DEMANDERAI AU PROCHAIN GOUVERNEMENT DU PEUPLE PAR LE PEUPLE, EN JUGEANT TOUS LES DESTRUCTEURS DU KONGO ( MUZITCHOV, MPONIOV, BADITCHOV, KAMERETCHOV, MENDIOV, MANTEZOLOTCHOV, BOSHABOTCHOV, ANDREI LYONGOV, MOKOLOV WA POMBOV, KIMBUTCHOV, LUBISZ ( CE PETIT MALIN A FRANCISER LE NOM DES SES ANCETRES POLONAIS EN LOBITCH EN PLACE DE LUBISZ QUI VEUT DIRE AIMER, VOUS PETIT MALIN LA DE LOBITCH , ON SE CONNAIT BIEN QUOI ) Y COMPRIS TOUS LES FAUX TOVARISH PPRD/MP DE LEURS MAUVAISES INTELLIGENCES, EN CONNIVENCE AVEC LES ENNEMIS DU KONGO, LEUR POSER SEULEMENT 3 QUESTIONS AU CHOIX, PAS PLUS QUE CA, A SAVOIR :
    1. ETES-VOUS REPONSABLES DE VOS CRIMES?
    YES, SIR!
    2. EMINENTS BAGNARDS, VOUS AVEZ A CHOISIR:
    A. RELEGATION DANS VOTRE PROVINCE NATALE ( PAR EX. POUR MUZITCHOV, SON POPOKABAKA, HEIN POPOKABAKA! MAIS POPO EN ALLEMAND SIGNIFIE FESSE, MASO..) POUR TRAVAILLER DANS LES BILANGA SOUS SURVEILLANCE DE NOS MAMANS. LA FIN DE SEMAINE CHAQUE BAGNARD RECEVRA SON DEPUTAT EN NATURE: SAC DE RIZ, NGUBA, FUFU, QUELQUES BOTTES DE FEUILLES DE MANIOC, BIDON OU KISANGALA D’HUILE DE PALME DIT MAFUTA YA MBILA, LES INSECTES VITAMINEUX LA QU’ON APPELLE LES KIMPIATU, MBINZO, CHENILLES, UN PETIT SAC DE MUNGUA ( SEL ).
    B. LA SIBERIE, POUR DEGAGER LA NEIGE AVEC DES MOPAWU, PARDON AVEC DES PELLES ( PAWU ).
    MES VIEUX DESTRUCTEURS DU KONGO, AVEC CE FROID A MOINS – 50 DEGRE LA BRI BRI BRI KOSAKANA TE OYO MALILI YA NDOKI PENZA , MON VIEUX.
    POUR LE TRAVAIL COMMUNISTE RENDU, CHAQUE EMINENT BAGNARD RECEVRA CHAQUE SOIR UN CASIER DE VODKA GORBATCHOV, NAZDROVIE TOVARISH MUZITU, MPONIOV RECTEUR DE LUNIVERSITE PATRICE EMERY LUMUMBA DE CONSTERMAN VILLE ) , BOSHABOV, ANDREI ATUNDOV LYONGOV, MENDIOV, ANDREI LYONGOV, MOKOLOV WA POMBOV, LUBISZ, ANDREI KIMBUTCHOV, MANTELOZOLOV…
    NAZDOROVIE! GESUNDHEIT GENOSSE VERRAETER!
    QUANT A MOI, JE PROPOSE LE COMPATRIOTE JLES DUO COMAPTRIOTES JO BONGOS ET MFUMU NKOMI MBUTA COMME JUGES POUR JUGER CES BAGNARDS.
    KOSAKANA ESILI EH! BAKO MPUMBUKA TOUS CES POLITICHIENS POUR DEMANDER L’ ASYL NA RIFERO!

  13. Monsieur Muzito parle des congolais auprès de qui il chercherait pourtant le vote pour assouvir ses ambitions Présidentielles, comme de vils annimaux, une masse immonde qu’il a activement abrutie, au point que ladite masse aille considérer une machine à voter comme un engin extragalactique.

    Muzito n’a même pas la moindre retenue de dire qu’il est allé en Europe se faire un check-up médical, reconnaissant ipso facto publiquement par cet acte le néant d’un système sanitaire au Congo, pays dont il a été premier ministre. Outre que le check-up, minimum des droits fondamentaux des citoyens est impossible de réalisation par des populations congolaises appauvries jusqu’à la moelle épinière, Muzito y compris ses frères collabos et ses parrains tutsis rwandais ne peuvent trouver sur le sol congolais ni laboratoire, ni médecins adéquats pour une routine médicale.

    Allant un peu plus loin dans son élan de moquerie du congolais, Muzito affirme que le pouvoir d’achar de ce peuple ne lui permet même pas de subvenir aux cotisations du parti politique d’affiliation, que ce sont plutôt des individus qui sont riches, entendez la coupole des partis. Ceci dit, Muzito que d’emblée se classifie du côté des enrichis par le système, devrait nous éclairer sur l’origine de sa fortune.

    Il se raconte que monsieur est propriétaire de plusieurs chateaux disséminés à travers tout Kinshasa. Que Monsieur nous dise : 1) le montant annuel moyen de son impôt sur les biens immeubles, 2) la valeur cadastrale desdits immeubles, 3) le montant de son impôt sur les revenus des personnes physiques de depuis qu’il exerce les fonctions publiques, 4) la cohérence de son patrimoine avec ses revenus officiels, supposés connus.

    Monsieur Muzito a intérêt à ne pas concéder le bénéfice du « forum prorrogatum » à l’opinion qui le catégorise nettement comme un collabo qui s’est sordidement enrichi par le détournement des deniers publics. Votre réaction est attendue, Monsieur.

  14. Je viens enfin de suivre d’une oreille le long point de presse de Muzito et décidément je veux devenir l’objet de quelques suspicions tant je me trouve de plus en plus en décalage avec des prises de position tranchées de beaucoup d’anti-‘JK’ qui ne tolèrent aucune subtilité. Je dois en effet être trop naïf à la limite de la compromission, trop optimiste, à composer plutôt qu’à exclure car contrairement à beaucoup ici je n’ai pas trouvé son discours absent de tout intérêt.
    Il a certes été parfois trop directif et ses réponses pas toujours bien calées mais les questions non plus n’ont pas toutes été pleines d’à propos, exemptes de préjugés, d’exclusion et sans passions à peine recuites…
    Mes connaissances en économie ne sont pas des plus flamboyantes et c’est sa spécialité dont il n’a pas manqué de vanter trop souvent son bilan positif comme PM… Si tout le monde lui reconnait d’avoir été l’artisan du fameux « point d’achèvement de l’initiative PPTE » et de l’effacement de la dette extérieure du pays qui en résultait, non seulement les exploits macro-économiques n’ont jamais (pas encore) apporté davantage à manger mais aussi c’est lors de son exercice que le gouvernement parallèle de ‘JK’ prit son envol en faisant un peu plus le monarque absolu…

    Qu’à cela ne tienne, j’ai été sensible à son explication des textes qui révèle une satisfaisante maîtrise des dossiers comme l’ont montré ses nombreuses tribunes dans la presse et si cela ne fait pas de lui un acteur exemplaire surtout qu’il a été sous le label du Palu le proche collabolateur d’un ‘JK’ qui est tout sauf un fils intègre et productif de ce pays et présent encore aujourd’hui dans une opposition « citoyenne », pourquoi pas encore faut-il qu’il nous en propose plus sur ses solutions dans ce processus électoral et pour l’avenir du pays en général, comment éviter enfin cette descente plus que jamais inquiétante.
    On ne peut pas non plus vendre que Muzito roule aujourd’hui pour ‘JK’ ou pour celle qu’est sa politique économique et sociale…
    Dans tous les cas, vous l’aurez compris : je me méfie beaucoup des censeurs et donneurs de leçons qui excommunient davantage qu’ils ne veulent construire ensemble pour nous sortir de l’enfer. Je crains que pour beaucoup « l’occupation » ait vraiment contaminé tout le monde et soit devenue un chiffon rouge qu’on agite pour empêcher de réfléchir librement et efficacement. Ainsi Muzito comme beaucoup d’autres qui ont servi le pouvoir d’occupation sont à abattre, rien d’intelligible pour le pays ne peut sortir d’eux… Sont-ce tous médiocres sans espoir d’en sauver un ? Je suis moins tranché, moins radical…

  15. Soyons sérieux Monsieur Muzito, n’est-ce pas une honte en tant que supposé économiste de brandir à haute voix la consécution du point d’achèvement de l’initiative PPTE comme acquit majeur? Ceci en clair n’a t-il pas équivalu à « gérer négativement l’Économie du pays, de démontrer sa pauvreté ou mieux dit son incapacité à gérer positivement l’immensité de ressources dont se trouve doté le pays? Doit-on vous primer pour votre « maîtrise de dossier » (c’est le terme qui jaillit par là) de gestion négative? Un véritable économiste doit-il s’inscrire allègrement dans un jeu de « qui perd gagne »? N’est-ce pas antinomique et suicidaire de votre part de véhiculer aujourd’hui un message d’avoir quadruplé le PIB, en contre du PPTE, en vue de vos élections que vous reconnaissez sans vergogne qu’elles n’auront pas lieu et que selon votre chouchou Saint Sylvestre « Kabila(Kanambe) reste chef de l’Etat »? Réponse?

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