Nationalisme et souveraineté nationale

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

Peu avant et peu après la commémoration du soixantième anniversaire de l’indépendance du Congo-Kinshasa, le 30 juin 2020, j’ai zappé sur toutes les chaines de télévision du pays captées sur Canal Plus. Les termes nationalisme et souveraineté de même que les noms du Premier ministre Patrice Lumumba et des présidents Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila Kabange ont ravi la vedette à tous les lexèmes et patronymes existant sur terre. « Il n’est pas facile d’être le Zaïre », clamait Mobutu tout au long de son long règne. Le professeur Isidore Ndaywel e Nziem semble lui donner raison quand il écrit: « Un siècle après Berlin, le Zaïre redevenu Congo est encore et toujours au cœur de toutes les convoitises. Ses dirigeants d’hier et d’aujourd’hui et peut-être ceux de demain, peu importe qu’ils s’appellent Kabila, Mobutu ou Lumumba, se trouvent toujours confrontés, face à des appétits du dehors, à la même exigence du ‘devoir d’ingratitude’. La durée de leur mandat est inversement proportionnelle à leur capacité d’honorer ce principe » (Le Soir,19-20 juin 1999).

A l’origine de la première et la deuxième guerre occidentale contre le Congo se trouve, a-t-on toujours soutenu, le devoir d’ingratitude ou le nationalisme des dirigeants congolais. Hier, le nationalisme du Premier ministre Patrice Lumumba. Hier encore, avec des conséquences vécues aujourd’hui, celui du président Laurent-Désiré Kabila. Le nationalisme étant un de ces vocables politiques chargés d’ambiguïté, en raison de sa complexité et de sa fluidité à travers le temps et l’espace, il convient qu’on s’y arrête pour mieux apprécier l’affirmation ci-dessus.

Le terme nationalisme a vu le jour en Grande-Bretagne pour aussitôt émigrer en France dans le courant du XIXè siècle. Depuis lors, il a été chargé de quatre significations. La première, péjorative, stigmatise « certaines formes outrancières de patriotisme, devenant alors synonyme de chauvinisme ». Tel est, par exemple, l’état d’esprit des militants de l’extrême droite en Occident. La deuxième signification, positive, désigne « les revendications d’un peuple assujetti aspirant à l’indépendance ». Le Congo-Kinshasa et tous les autres Etats africains l’ont démontré et dépassé sur le plan formel. La troisième est une profession de foi affirmant « la primauté dans l’ordre politique de la défense des valeurs nationales et des intérêts nationaux ». La quatrième renvoie aux « manifestations de la conscience nationale ou du caractère national du pouvoir », opposé à toute hégémonie familiale, clanique, tribale, ethnique, régionale ou corporatiste.

Le fond idéologique du nationalisme peut varier d’un pays à l’autre ou, dans un même pays, d’une époque à l’autre. Mais il se décline partout suivant ces quatre axes: la souveraineté nationale à réclamer, affirmer, défendre ou étendre; l’unité ou la cohésion de la communauté nationale à défendre ou à renforcer; le passé historique commun à exalter et, enfin, la prétention à l’universalité caressée par tous les dirigeants nationalistes à travers le monde.

Comment cette idéologie se décline-t-elle au Congo-Kinshasa, de l’indépendance à nos jours? Du nationaliste Patrice Lumumba, la postérité retiendra surtout l’affront qu’il a infligé au roi des Belges le 30 juin 1960, jour de la proclamation de l’indépendance du pays, et sa volonté farouche d’être le Premier ministre d’un Etat véritablement indépendant.

L’indépendance du Congo-Kinshasa, on s’en souvient, fut négociée et non conquise par les armes. Il allait de soi que le chef d’Etat de l’ex-puissance coloniale assiste, sur invitation des autorités congolaises, aux cérémonies marquant l’émancipation du peuple congolais. Deux discours étaient prévus à l’ordre du jour, le 30 juin 1960. « Baudouin 1er, arrivé la veille, rendit hommage à l’œuvre coloniale et invita les nouveaux dirigeants à parfaire l’œuvre accomplie. Président de la République, Joseph Kasa-Vubu manifesta sa reconnaissance à l’égard de l’ancienne métropole » (Ndaywel, E. N., Histoire générale du Congo. De l’héritage ancien à la République Démocratique, Louvain-la-Neuve, Duculot, 1998).

L’ordre protocolaire fut alors bousculé par le Premier ministre Lumumba qui, sur le conseil du sujet belge dénommé Jean Van Lierde, « fit le contre bilan de la colonisation, dénonça ses revers, à savoir les injustices, les inégalités, l’exploitation, le mépris » (Ndaywel, Op. cit.). Certes, le discours du roi Baudouin 1er était historiquement incorrect, en évoquant la colonisation sous l’angle mythique ou propagandiste de la mission civilisatrice. Celui du président Kasa-Vubu était non conforme à la Loi Fondamentale, car il n’avait pas daigné en informer le premier ministre. Ces détails, passés inaperçus, n’avaient aucune importance aux yeux de l’opinion publique nationale et internationale. Les deux discours étaient politiquement corrects. On ne pouvait pas en dire autant du troisième. Non seulement il était historiquement injuste, puisque la colonisation ne se résumait pas aux seules humiliations subies par les colonisés « matin, midi et soir », mais surtout éminemment incorrect sur le plan politique et des règles élémentaires de savoir-vivre. Car, quand on assume de si hautes fonctions, on n’arrache pas le droit à la parole quand le protocole ne l’accorde pas. Par ailleurs, même dans la tradition des Tetela, l’ethnie de Lumumba, on n’invite pas un hôte de marque à une fête pour l’humilier en lui crachant tout le mal qu’il aura fait. Ce faux pas contribuera à sonner le glas pour le Premier ministre et la nation entière, les impérialistes l’ayant dès lors dans leur ligne de mire. Pour toutes ces raisons, le nationalisme de Lumumba est ici synonyme d’impétuosité et n’honore nullement son pays.

A la décharge du Premier ministre congolais, on pourrait prétendre qu’il se voulait l’apôtre de « l’indépendance totale et immédiate ». La politique étant l’art du possible, Lumumba avait-il les moyens d’atteindre son objectif, alors que l’économie, l’armée, l’administration territoriale et les cabinets du président, du premier ministre, des ministres et de tous les autres hauts fonctionnaires de la jeune république étaient entièrement entre les mains des ex-colonisateurs? Quand on accède au pouvoir dans ces conditions-là, n’est-il pas suicidaire d’engager le bras de fer avec l’ex-puissance coloniale? Non, la première guerre occidentale contre le Congo-Kinshasa n’était pas l’aboutissement logique du nationalisme de Lumumba. Le pays était victime de l’idéalisme, du radicalisme et de la formation politique insuffisante de son premier ministre, qui, comme le souligne le professeur Ndaywel dans son livre ci-dessus, « en deux mois de gouvernement, avait accumulé une série quasi exceptionnelle d’erreurs politiques », notamment le fait de n’avoir pas mis en place une politique favorable à « l’unité et la cohésion de la communauté nationale ».

Les dirigeants congolais n’avaient pas compris que le 30 juin 1960 n’était pas le jour de l’indépendance de leur pays, mais la date à partir de laquelle ils avaient la possibilité officielle d’œuvrer pour la souveraineté nationale. Celle-ci était un long processus dont la date du 30 juin, aussi mémorable fut-elle, ne constituait qu’une étape et non une fin en soi. En d’autres termes, les Congolais avaient acquis l’indépendance formelle le 30 juin 1960, mais il leur restait de conquérir paisiblement l’indépendance effective. Le nationaliste Lumumba a échoué à mener à bien cette entreprise, qui, dans l’intérêt supérieur de la nation, devait s’étendre sur plusieurs générations. Sa façon d’honorer le devoir d’ingratitude était d’une grande naïveté et, surtout, néfaste pour son peuple.

Sans doute, devons-nous souligner avec clarté et fermeté que notre condamnation de la politique de Lumumba n’implique nullement adhésion ni complaisance à l’égard de son assassinat sur commande occidentale. Car, l’assassinat pour servir les intérêts politiques et économiques de nations étrangères d’un premier ministre démocratiquement élu et désigné constitue un crime contre l’humanité. Un crime imprescriptible qui, dans le cas présent, attend toujours réparation alors même que le pays a connu des gouvernements dits nationalistes et souverainistes.

Au nationaliste Patrice Lumumba a succédé un autre, le non moins nationaliste Mobutu Sese Seko dit « Guide éclairé », arrivé au pouvoir dans les fourgons de l’Oncle Sam. Tout au long de son interminable règne, Mobutu a affirmé et défendu la souveraineté nationale, en dépendant entièrement de l’Occident. Il a exalté l’unité nationale, en menant au sommet de l’Etat une politique clanique, tribale et régionale. Le passé historique commun des Congolais a été revisité et sublimé par la philosophie politique du recours à l’authenticité, pendant que les attributs de celle-ci étaient importés de l’Occident et que cette philosophie salvatrice était corrompue par le « djalelo » ou culte de la personnalité. L’économie du pays a été nationalisée, mais pour permettre au clan Mobutu et à ses nombreux clients congolais et maîtres occidentaux de piller systématiquement l’Etat et de le détruire en fin de compte.

Face aux appétits du dehors, Mobutu a fait semblant d’honorer le devoir d’ingratitude, alors que sa reconnaissance était totale. Comble d’ironie, les opérateurs économiques occidentaux cherchant leur profit dans le cadre d’une logique de productivité et de rentabilité (ce qui est, après tout, la logique dominante de l’Occident capitaliste) ont mis la clé sous le paillasson les uns après les autres, pour laisser la place aux charognards vivant dans une logique purement minière, spéculative et parasitaire, accompagnant ainsi les Congolais dans leur descente aux enfers.

Le 17 mai 1997, un troisième nationalisteétait officiellement né sous le ciel congolais: le « Libérateur » Laurent-Désiré Kabila, porté au pouvoir par des armées étrangères. Celui-ci disposait d’un capital de sympathie important, surtout grâce à la manière dont les Yankees, suivant une tradition du Far West bien cultivée, ont prématurément et diamétralement opposé sa personne à celle du prédateur Mobutu. Kabila avait-il tiré les leçons qui découlaient du nationalisme aux effets pervers de ses prédécesseurs? Rien n’est moins sûr!

Sur le plan intérieur, Kabila a mené une véritable politique de désunion nationale aux antipodes de l’idéologie nationaliste. Volontiers triomphateur et préférant vaincre plutôt que de convaincre ses administrés, il a refusé tout dialogue et s’est lancé dans un exercice arbitraire et autoritaire du pouvoir. Fort de son statut de tombeur (visible) de l’inamovible Mobutu, il s’est investi du monopole idéologique. Son nationalisme s’est exprimé uniquement sur le plan externe. En refusant de se plier aux injonctions occidentales, en montrant qu’il ne se laisserait rien imposer de l’extérieur, le « tombeur » de Mobutu a réellement voulu défendre la souveraineté nationale. Il a tenu à affirmer « la primauté de la défense des valeurs nationales et des intérêts nationaux dans l’ordre politique ». Mais quand on connaît sa politique sur le plan interne, on est bien en droit de se poser la question de savoir si les intérêts nationaux ne sont pas ici synonymes des intérêts particuliers, comme du temps de Mobutu.

L’indépendance effective est certes une idée fort séduisante. Mais un pays totalement sinistré peut-il la mettre en œuvre, surtout à l’heure de la mondialisation comprise non pas dans son idéal, c’est-à-dire l’ouverture généralisée des peuples aux autres peuples et des nations aux autres nations, mais dans sa réalité foncièrement antihumaniste, c’est-à-dire l’ultra-capitalisme devenu un outil d’uniformisation, de domination et d’aliénation? Kabila avait lui-même répondu à cette question à l’issue du défilé militaire célébrant le premier anniversaire de son pouvoir, le 17 mai 1998: « Nous avons demandé aux grands de ce monde de mettre en place un plan Marshall pour notre pays. Au lieu de cela, ils nous posent des conditions sur le respect des droits de l’homme » (Le Figaro, 18 mai 1998).

Dans son entreprise de mystification du régime Kabila, mission qu’il avait accomplie avec succès auprès de Mobutu, le flatteur récidiviste Sakombi Inongo a eu le mérite de souligner, malgré lui, qu’aujourd’hui comme hier l’éveil de la nation congolaise passe par un partenariat avec l’Occident: « De récentes découvertes effectuées grâce aux satellites ont démontré et mis en lumière l’existence de fabuleuses richesses insoupçonnées. Il revient aux Congolais de les mettre en valeur et d’en profiter en premier lieu. Si tel n’est pas le cas, tout risque de nous être enlevé ».

Les propos de Kabila et de son conseiller en communication, qui avait retrouvé son poste favori du temps du mobutisme triomphant (le ministère de l’Information), laissent entendre que pour connaître et mettre en valeur les « fabuleuses » richesses de leur sous-sol, les Congolais, qu’ils se disent nationalistes ou non, doivent recourir à la technologie, aux capitaux et au savoir-faire des Occidentaux. A cet égard, le nationalisme de Kabila s’apparente d’une certaine manière à celui de tous les autres dirigeants africains. En effet, quand il s’agit d’organiser des élections qu’ils finissent par tripatouiller, construire des routes, des écoles, des hôpitaux et bien d’autres infrastructures, les nationalistes africains ne se gênent pas de se conduire comme des mendiants sur la scène internationale et donc de dépendre entièrement des impérialistes occidentaux. En revanche, quand il s’agit de mettre de l’ordre dans l’appareil de l’Etat, de construire des institutions solides ou encore d’élaborer une Loi Fondamentale opposable à tous les citoyens, les décideurs africains refusent toute expertise extérieure au nom de la souveraineté nationale.

Il est aisé de discourir sur l’impérialisme occidental. Mais les dirigeants africains devraient savoir que cela n’a de valeur que s’ils respectent d’abord leurs peuples. En réalité, le nationalisme en Afrique ne défend pas la souveraineté des nations ou la dignité des citoyens, mais le « droit » des gouvernants de garder les populations sous contrôle par la terreur (tracasseries administratives et policières, brimades, arrestations arbitraires, tortures, assassinats, etc.), pendant qu’eux-mêmes se goinfrent au festin du pouvoir. Car le désordre ou l’opacité en tant que mode de gestion étatique est plus profitable à l’affirmation de la puissance, de la gloire et à la quête de l’enrichissement personnel.

Tout compte fait, de Lumumba à Kabila, en passant par Mobutu, le Congo n’est pas victime du nationalisme de ses dirigeants mais de leurs égarements, de leur folie ou encore de leur incapacité à bien gérer les rapports de force qu’un pays convoité doit entretenir avec l’extérieur. Face aux regards rapaces inévitables de l’Occident sur les richesses congolaises, face à la grande capacité de nuisance de la domination occidentale, il y a de l’espace pour plusieurs réponses possibles. Honorer ou ne pas honorer le devoir d’ingratitude ne sont pas les seules alternatives.

Les Congolais devraient se méfier des solutions naïves et séduisantes que leur proposent certaines de leurs élites. Pour ne citer que quelques exemples, dans l’ouvrage « La guerre d’agression contre la République Démocratique du Congo et l’interpellation du Droit international » (Faculté de Droit, Université de Kinshasa, 1998), le professeur Yezi Piana affirme que « le nationalisme et le patriotisme sont les deux armes les plus efficaces contre l’impérialisme ». Le professeur Sayeman Bula Bula, lui, résume dans ces termes le défi à relever face à la nouvelle épreuve vécue sous Laurent-Désiré Kabila: « Résister, toujours résister, est le mot d’ordre que doit cultiver la mémoire collective des Congolais héritiers d’un patrimoine national considérable, objet d’une agression permanente multiséculaire. Jusqu’à ce que les droits des Congolais en tant que peuple uni et en tant qu’individus soit respectés ». Ces mêmes droits que piétinent pourtant les dirigeants congolais eux-mêmes. De son côté, le professeur Lwamba Katansi enseigne que « les Congolais ont enfin appris, aujourd’hui plus qu’hier, qu’ils ont à compter sur eux-mêmes et, partant, sur leur détermination à défendre la patrie et les intérêts supérieurs de la Nation. C’est cette nouvelle philosophie politique qui fait l’adhésion autour de l’homme sage, Mzee, Président de la République, nouvelle philosophie qui fera la force du peuple congolais dans sa marche vers le progrès et le bonheur ».

Que des professeurs d’université, qui devraient éclairer l’opinion, tiennent des discours qui seraient à leur place lors d’un meeting électoral, il y a de quoi douter de notre espérance sur notre pays et son destin. Heureusement que la pensée n’est pas unique et que le Congo-Kinshasa compte des intellectuels de haut rang capables d’édifier leurs compatriotes au chapitre du face-à-face inégal entre le nationalisme congolais, aussi pur et dur soit-il, et la suprématie occidentale.

Ministre délégué aux Nations Unies du premier gouvernement du Congo indépendant et ministre de la Coopération du gouvernement Kabila, Thomas Kanza a tiré cette leçon universelle de la première guerre occidentale contre le Congo: « Il faudrait toujours reconnaître à son adversaire et à son créancier plus d’intelligence qu’à soi-même et à son ennemi plus d’imagination et des moyens d’action plus efficaces que les siens propres. Cela éviterait bien de catastrophes impardonnables. L’ignorance est admissible mais elle devient un défaut quand on y persiste alors que les possibilités de s’informer sont à sa portée » (Ndaywel, Op. cit.).

Aujourd’hui comme hier, l’intérêt supérieur de la nation exige que nous gagnions un premier combat déjà difficile pour plusieurs nations mais facile au regard des potentialités immenses de notre pays. Il s’agit de répondre aux besoins de base de la population dans le contexte de l’ordre ou du désordre mondial actuel, plutôt que de nous lancer dans une guerre perdue d’avance pour un idéal, qui s’avère être une chimère: l’indépendance totale et immédiate ou le nationalisme pur et dur. En 2019, le magazine américain Forbes a rendu public son classement dans le domaine des affaires. Celui-ci « évalue 161 pays en se basant sur 15 critères dont le droit de propriété, l’innovation, les taxes, la corruption, la liberté (personnelle, économique et monétaire), la bureaucratie et la protection des investisseurs, la disponibilité de la main-d’œuvre, les infrastructures, la taille du marché et la qualité de vie ». Le Congo-Kinshasa a occupé la 150è place. Parmi les meilleurs pays africains dont le top 10 formé par Maurice (39è à l’échelle mondiale), Afrique du Sud (59è), Maroc (62è), Seychelles (66è), Tunisie (82è), Botswana (83è), Rwanda (90è), Kenya (93è), Ghana (94è) et Egypte (95è), les élites politiques et intellectuelles ne se bombent pas le torse en s’autoproclamant nationalistes; spectacle ridicule auquel on assiste souvent au Congo-Kinshasa. Elles n’organisent pas des émissions télévisées pour s’extasier devant un discours iconoclaste comme celui de Lumumba, faute politique élevée au rang de trait de génie. Elles ne passent pas leur temps à discuter sur des slogans du genre « Ne jamais trahir le Congo », brandi par un Laurent-Désiré Kabila arrivé au pouvoir dans les valises des armées étrangères, ou encore « Le peuple d’abord », agité par un Félix Tshisekedi tombé dans le piège à cons tendu par un despote, en acceptant un deal foulant au pied la vérité des urnes. Dans ces pays-là, les élites règlent les problèmes de gouvernance auxquels elles sont confrontées. Et ça marche! Alors, le nationaliste congolais? Un tas de merde à jeter vite dans les poubelles de l’histoire.

 

Par Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

13 thoughts on “Nationalisme et souveraineté nationale

  1. Cher compatriote Mayoyo. Je ne sais pas s’il existe un seul dirigeant politique au monde qui n’est pas nationaliste. Je n’en trouve pas! Tous le sont et s’expriment differemment. Pourquoi avez vous de probleme avec la verite? Elle doit etre exposee partout, elle est dans la these et dans l’antithese. Lumumba n’a dit que la verite car il n’ etait pas un immoral, un hypocrite. La verite est une valeur qui ne se marchande pas, c’est elle le secret des grands hommes comme Jesus le nazareen. Les jesuites de kiniati devraient vous enseigner cela dans les exercices spirituels de leur fondateur Ignace de Loyola, un autre grand homme.les jesuites n,insistent pas seulement sur la formation du quotient intellectuel (QI) , mais aussi sur le quotien emotionel,social et le quotient d’adversite pour former un homme complet. Les grands hommes marchent dans la verite au risque meme de leur vie. Il suffit de lire la derniere lettre de Lumumba a son epouse pour comprendre cela. On n’enferme pas la lumiere. Quand M. Fayulu a commence a reclamer la VERITE des urnes, c’est vous, un ancien de kiniati qui lui a repondu, Fayulu taisez vous! Tout le monde ne se retrouve pas dans des voies obscures pour faire de la politique. La societe europeenne trouve la fondation de sa reussite dans l’evangile avec l’amour du prochain, le partage des biens etc…meme s’ils ne vont pas tous a l’eglise, les symboles de la presence de Dieu le juste sont partout. Si nous ne pouvons pas transmettre la loyaute, la transparence, le courage a nos enfants nous n’aurons pas construit un congo meilleur demain. Defendre la verite c’est dire NON au mensonge, pas dire oui et non in the same time. Il faut etre lucide pour aimer la verite comme Lumumba, Mandela et les autres. Les mensonges de Felix, de Kanambe, du Fcc, de l’udps , du Rwanda et de l’Ouganda ne devraient pas etre couverts mais denonce avec force au risque de nos vies pour un congo meilleur quand nous ne serons plus de ce monde.

    1. Cher Raz,
      Si vous estimez que tous les dirigeants du monde sont nationalistes, avis que je ne partage pas, cela signifie que dire qu’on est nationaliste ou que tel ou tel autre dirigeant l’est, cela ne veut rien dire ; ce qui serait une raison de plus pour stigmatiser la tendance des élites congolaises quand elles passent leur temps à discuter sur le nationalisme des uns et des autres. Cela dit, aucune partie de mon texte n’indique que j’ai un problème avec la vérité. Ce que j’ai, c’est un problème avec le lieu choisi pour dire une vérité. J’espère que vous êtes maintenant conscient de la nuance entre ces deux affirmations. J’ai une question à vous poser quand vous affirmez le plus naturellement que « la vérité est une valeur qui ne se marchande pas ». Vous êtes en visite chez votre belle-famille en compagnie de votre épouse. La mère de celle-ci souffre d’une fistule uro-digestive, maladie qui affecte au moins deux millions de femmes en Afrique, en Asie et dans la région arabe. Comme toute malade de la fistule, votre belle-mère sent mauvais. Puisque pour vous, « la vérité est une valeur qui ne se marchande pas », oseriez-vous dire tout haut à votre belle-mère qu’elle sent mauvais ? Vous semblez me reprocher d’avoir écrit l’article « Fayulu taisez-vous ! ». Pour votre information, je n’avais pas écrit cet article pour m’opposer au combat de Fayulu pour la vérité des urnes. C’était pour monter que des l’instant ou notre peuple ne bougeait pas pour réclamer son droit et que Félix Tshisekedi était reconnu comme le cinquième président du Congo, un tel combat était voué à l’échec. Et je ne m’étais pas trompé. Je constate plus loin que vous connaissez très mal la société européenne dans laquelle j’évolue depuis 1991 quand vous soutenez que « la société européenne trouve la fondation de sa réussite dans l’évangile avec l’amour du prochain ». La réussite des Etats européens est dans la bonne gouvernance et non dans l’évangile. En Europe, ce que vous appelez « évangile » a constitué pendant longtemps un frein à l’avènement de la bonne gouvernance.

  2. # « Le nationalisme revendiqué par les dirigeants Congolais, un tas de merde à jeter vite dans les poubelles de l’histoire ». Sans doute, disons que nos dirigeants feraient mieux en effet ‘de régler les problèmes de gouvernance auxquels ils sont confrontés plutôt que se lancer dans une guerre perdue d’avance(?) pour un idéal, qui s’avère être une chimère, une indépendance totale et immédiate ou le nationalisme pur et dur’. C’est l’avis de Mayoyo dans son article ci-dessus !
    Questions rapides : est-il quand-même possible que les Congolais pratiquent un nationalisme utile, comment, existe-t-il déjà un nationalisme défendable, surtout en cette mondialisation néolibérale tout azimut ?
    J’ai entendu F Mitterrand, enfant de la guerre, déclarer solennellement que le ‘nationalisme c’est la guerre’. Ce que vite dit, le nationalisme est l’exercice du patriotisme face à l’étranger ennemi. De Gaulle, si je ne m’abuse, avait dit que ‘le patriotisme c’est aimer son pays, le nationalisme détester celui des autres’.
    # Les peuples et Nations africains longtemps colonisés par les Occidentaux ont tous eu besoin de s’en libérer pour leur souveraineté mais aussi ont toujours besoin d’asseoir leur politique sur une bonne dose de nationalisme pour assurer une gouvernance libre face au néocolonialisme qu’ils subissent. De l’ère des indépendances où les pères fondateurs de leurs Nations ont usé et abusé du concept de nationalisme à 60 ans plus tard où les échecs de leurs Indépendances sont généralisés, il n’est pas usurpé qu’ils incluent une préférence nationale dans leurs programmes de gouvernement sans doute mieux pensés et mieux pratiqués que ceux dénoncés ici. Voilà !
    # Sinon, personnellement je me sens comme tétanisé à commenter davantage cet article. En m’interrogeant je trouve une raison possible. Curieusement lorsque je pense aujourd’hui ‘nationalisme au Congo et en Afrique’, mes souvenirs me renvoient intellectuellement non à 1960, son Indépendance et ses folles péripéties politico-sociales que j’ai pourtant vécues trop jeune mais aux années 1980 avec la fréquentation des livres, périodiques et cercles africanistes (je fus notamment un fervent lecteur de Politique Africaine’) à Paris. Ça me fait donc quelque peu bizarre à débattre ici du nationalisme vu de Lumumba et de la période des années 1960. En effet dans les années 1980 les débats se concentraient déjà sur la politique en cours en Afrique, ses pratiques, ses attentes et les espoirs qu’ils pouvaient laisser croire. Et les africanistes, nombreux occidentaux mais aussi quelques africains discutaient abondamment en experts sur la place du nationalisme dans la democratie et la politique en Afrique en général. L’article de Mayoyo m’y ramène. Si comme tous je vois nos échecs et comprends tout à que les défis vitaux pour nos dirigeants sont de répondre aux besoins de base de la population dans le contexte du désordre mondial actuel, je regrette alors de m’être quelque peu éloigné de ces cercles intellectuels. Ça m’aurait sans doute autorisé de donner ici un avis plus documenté comme je l’aurais souhaité au-delà du simple empirisme.
    A plus peut-être…

  3. @ Mr Mayoyo
    J’insiste que la verite ne se marchande pas. A quel lieu vouliez vous que Lumumba dise sa verite au monde? L’exemple que vous donnez sur la visite chez votre belle famille ne tient pas debout avec un discours que Lumumba avait deja prepare. Sur Fayulu, votre argumentation est lamentable car ce n’est pas puisque le peule ne bougeat pas par la peur qu’un tel combat etait voue a l’echec. La verite ne se marchande pas. Meme si vous etes en europe depuis 1950, je vous prie de relire les hymnes nationaux des pays europeens, de revoir les symboles de leurs drapeaux et surtout d’entrer en contact avec des europeens historiens de leur continent, ils vous diront d’ou viennent les valeurs qui alimentent leur reussite. Je vous informe que la bonne gouvernance n’est rien d’autre que la transparence dans les biens communs. La transparence c’est la verite qui n’est pas differente de celle du vrai evangile, il n’y a pas du tout separation, a moins que vous soyez dirige par d’autres lumieres obscures. J’ai eu des contacts avec des grands economistes chretiens anglais qui m’ont eclaire la dessus. Faisons attention d’abuser le nom jesuite si nous ne pouvons pas approfondir la doctrine ignacienne car saint Ignace et saint Benoit sont reconnus comme les peres de l’Europe. Informez vous.

    1. Cher Raz,
      Vous posez une bonne question : « A quel lieu vouliez-vous que Lumumba dise sa vérité au monde ? ». Pas le jour de l’indépendance et devant le Roi des Belges. Vous savez comme moi que l’accession d’un Etat à l’indépendance est une grande fête. Voici comment le dictionnaire Larousse définit le mot fête. « Réjouissances publiques destinées à commémorer périodiquement un fait mémorable, un événement, un héros, etc. ». « Réjouissances, festin, bal offerts par quelqu’un en l’honneur de quelque chose. Partie de plaisir ». « Toute cause de vif plaisir ». Je sais que le Congo ayant des centaines d’ethnies, les us et coutumes des uns ne sont pas forcément connus des autres. Si chez les Tetela on peut inviter quelqu’un à une fête pour provoquer en lui autre chose que le sentiment de plaisir ou de réjouissance, envoyez-moi une vidéo là-dessus. Comme je suis un bourlinguer, la prochaine étape sera Lodja, Katakokombe ou Wembonyama au Sankuru. Chez nous les Bambala, ça ne se fait pas. Car cela constituerait un manque criant de savoir-vivre en société. Au fait, quelle est votre ethnie ? Peut-être que vous avez les mêmes traditions que les Tetela.
      Pour répondre maintenant à votre question, Lumumba était devenu Premier ministre après une independence négociée avec la Belgique et des élections démocratiques transparentes et crédibles. Il devait se doter d’un programme gouvernement susceptible de redresser tous les griefs que son peuple reprochait aux colonisateurs. C’est à travers la réussite d’un tel programme qu’il allait dire sa vérité au monde sur la colonisation belge.
      Dans son discours du 30 juin 2020, Félix Tshisekedi note avec raison ce qui suit : « Alors que le revenu moyen par habitant [du Congolais] était de 1.000 dollars américains en 1960, il est estimé à 400 dollars américains aujourd’hui, en termes constants ; autrement dit, le Congolais moyen a perdu 60% de sa richesse au cours des 60 dernières années ».
      Cher Raz, adepte inconditionnel du nationalisme à la con, lisez maintenant jusqu’au bout ce que je viens de sélectionner pour vous sur Internet concernant le Botswana, par exemple, pays où il n’y avait aucun Lumumba en 1966 pour humilier la Reine d’Angleterre.
      « Le Botswana est un pays enclavé. Plus des deux tiers du pays sont recouverts de couches épaisses de sable formant le désert du Kgalagadi (Kalahari) ; les terres arables ne représentent que 5 % du territoire. Lorsque le Botswana accède à l’indépendance en 1966, après 80 ans passés sous protectorat anglais, il figure parmi les pays les plus pauvres et les moins avancés de la planète, dépendant toujours de la Grande-Bretagne qui prend en charge la moitié de son budget ordinaire. Il n’a pas de capitale et seuls quelques kilomètres de route sont goudronnés ; la majeure partie de sa population vit de l’agriculture de subsistance et est illettrée : les diplômés de l’université ou de l’école secondaire sont rares et seulement 80 élèves sont inscrits en dernière année d’école secondaire. Peu après l’indépendance, la découverte de gisements de diamants a un profond impact sur l’économie du pays : pendant 25 ans, soit de 1965 à 1990, le Botswana affiche la croissance la plus rapide de la planète, avec un PIB progressant à un taux moyen de 13 % par an et un PNB par habitant à un taux de 8,5 %. De ce fait, les revenus moyens réels sont pratiquement huit fois supérieurs en 1990 à ceux de 1965. En 1992, son PNB par habitant atteint 2.790 dollars des États-Unis (mettant ce pays en deuxième position sur la liste des pays africains, juste après le Gabon); en outre le Botswana est l’un des rares pays d’Afrique à être sorti du rang des pays à revenu faible les moins avancés pour entrer dans le groupe des pays à revenu moyen (Banque mondiale, 1994) ». No comment !

      1. Lumumba aurait été impoli le 30 juin 1960 de faire devant le roi belge en ce jour de fête le procès de la colonisation, le bon roi sage et averti a-t-il lui, été plus poli en ne vantant que les mérites et les bienfaits de sa colonisation dans son discours auquel Lumumba avait à repondre ? Si Lumumba avait assez vécu après cet événement, je suis sûr qu’il n’aurait pas manqué de poser cette question et il aurait eu raison…

      2. PS
        C’est dire, que nous le voulions ou non, que nous approuvions ceci et dénoncions cela, ce dialogue impossible renvoie au dilemme et à l’objet même de l’Indépendance ; à moins que nous allions jusqu’à refuser celle-ci. Le colonisateur défend son oeuvre de civilisation des sauvages, le colonisé veut recouvrer sa liberté et sa souveraineté volées. Le difficile juste milieu se trouve dans un équilibre de rapports de force que nous peinons à conquérir, hélas. Pas donc la peine de nous épuiser à regretter leur rôle, ils ont fait ce qu’ils pouvaient à cette epoque, à nous de faire aujourd’hui notre part…

      3. Cher Mayoyo ,
        J’espère qu’avec tous ces détails , les « hors-propos » multirécidivistes vont devoir se taire et orienter le débat autrement.
        Par ailleurs, paraphrasant Adam Smith sur son ouvrage « les richesses des nations », Mon professeur d’histoire des idées et faits économiques avait coutume de dire : »le Japon ne dispose d’aucune ressource minière. Le Japon n’a que du riz et des intelligences  » .
        A ce jour, les richesses des nations ne consistent donc nullement en des ressources minières à l’origine de convoitises internationales supposées , fantasmées ou réelles, mais en des intelligences ou ressources humaines locales à même de rentabiliser ces richesses minières au profit de tout un peuple. En effet, le Botswana est l’un de rares pays africains à avoir réussi la transformation locale d’or , de diamant, du cuivre et du nickel à la base d’une valeur ajoutée exponentielle profitable à toutes les parties prenantes aux investissements locaux et étrangers.
        Au niveau institutionnel, le Botswana eut l’opportunité d’être dirigé depuis son indépendance par des personnalités de qualité telles que Khama , Kethumile Masire…… Khama fils…..

    2. @Raz
      Mais c’est drôle ce que vous persistez dans l’erreur. Vous n’avez jamais appris ce que tout le monde sait que « Toute vérité n’est pas bonne à dire » ? Pourtant, cela signifie que le mensonge et la dissimulation ont leurs vertus parce qu’il est préférable de taire certaines vérités qui peuvent blesser son interlocuteur ou son public. Comme l’a bien écrit MBTT, même chez les Tetela c’est comme ça. Toute vérité n’est pas bonne à dire partout. Il faut parfois avoir le courage de reconnaitre qu’on a tort.

  4. No comment? Kie kie kie. Je vois que Mr. Mayoyo n’a pas lu mon commentaire sur son precedant article. Il a le botswana du google. Moi je viens du botswana ou j’ai vecu pendant six ans. J’ai refuse de renouveller mon contrat a cause de la xenophobie et le pays n’est plus ce qu’il etait a cause des multiples crises. J’ai quite le botswana en fevrier 2020. En voici qlqs faits: 1. Meme si il y a des bons politiciens, le pays vit une grave crise politique a cause de la mesentente entre l’ancien chef de l’Etat Ian Khama et le nouveau Masisi qui fut son dauphin. Les botswanais sont divises car l’ancien president a forme son nouveau parti politique, abandonnant l’ancien parti qui est d’ailleurs l’oeuvre de son pere qui fut le premier president du pays. 2. Sur le plan social chaque motswana sait que l’economie et les finances ne sont plus comme avant. Des nombreux jeunes sont en chomage, certaines mines de cuivre et autres minerais ont ferme leurs portes et la dame pauvrete est presente. Si vous connaissez un medecin congolais qui vit au botswana, verifiez si ce que je dis est faux, ceci ne vient pas de google. On voit de plus en plus des petits vendeurs a la sauvette et des voleurs. Je respecte beaucoup les politiciens batswana et j’espere qu’ils auront la sagesse de redresser leur pays, contrairement a Felix qui est entrain de s’enfocer dans la boue avec ses belgicains. Cessons de croire aux faux rapports sur des pays, soyons lucides dans la verite et non sur des bla bla bla.

    1. Monsieur Raz,
      Mon frère est médecin au Botswana depuis plus de 15 ans.Il vit bien avec sa famille. Sa situation socio-économique voire celle des botswanais est au-dessus de la moyenne en Afrique sub-saharienne. Je suis en contact journalier avec lui.
      Les enquêtes qualitatives sur terrain alimentent aussi les publications documentaires dont les moteurs de recherche « Google ».Wikipedia…..

    2. Cher RAZ,
      Je pensais que vous aviez refusé de renouveler votre contrat au Botswana parce que le pays était devenu si pauvre que vous aviez décidé de rentrer chez vous dans le riche et prospère Congo-Kinshasa. Vous méprisez les connaissances acquises sur Google et les autres sources d’information pour privilégier les visites de terrain. Retenez que ce n’est pas vous qui m’apprenez le conflit entre l’actuel et l’ancien présidents du Botswana. Je l’ai appris dans les médias. Comme quoi, les médias peuvent être une source d’information crédible. En plus de tous cela, l’actuelle first lady du Botswana est une amie à moi à qui j’ai fait visiter un coin de mon pays où elle fut scandalisée de voir dans quel état pouvaient être les bâtiments administratifs d’un territoire. Nous nous sommes connus en travaillant comme fonctionnaires internationaux dans un même bureau quand son époux était encore numéro deux du pays. Voilà une autre source d’information sur le Botswana à ma disposition. Au sujet du conflit ci-dessus, par exemple, j’ai des détails auxquels vous n’aviez pas accès tout en étant sur place dans ce pays-là. Au fait, qu’est-ce que vous étiez parti faire au Botswana ? N’étiez-vous pas à la recherche d’un ailleurs meilleur, à l’opposé du riche Congo-Kinshasa aux populations parmi les plus pauvres au monde ?

  5. @ Djo X
    Vous ne mentirez pas, c’est le commandement qui dirige ma vie et mes reussites et non, toute verite n’est pas bonne a dire. Je suis un chretien heureux et fier.

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