Nationalité congolaise d’origine: coup de génie ou ineptie?

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

Qu’il me soit permis dans ce papier de revenir sur une longue citation de chryso45. Je ne sais pas s’il s’agit du même Chryso que j’ai connu à Bruxelles. Qu’importe! Son intervention, réaction à mon article intitulé ‘L’occupation du Congo-Kinshasa’ (Congo Indépendant, 19 mars 2020), mérite un temps d’arrêt. L’auteur écrit: « Le Congo-Kinshasa est sous occupation. Et les occupants tutsis rwandais, sous la supervision de leurs tuteurs occidentaux qui en tirent des dividendes, ont élaboré et imposé aux Congolais une ‘Constitution’ taillée sur mesure de l’imposteur rwandais, Hippolyte Kanambe alias ‘Joseph Kabila’. Afin de tromper la vigilance du peuple congolais et accommoder ces occupants tutsis rwandais, dont le leader Paul Kagame est assis sur son trône à Kigali et manifeste ses velléités expansionnistes, la notion de ‘tribu’ qui caractérise la nationalité d’origine depuis l’accession du Congo-Kinshasa à l’indépendance sera remplacée par celle des ‘groupes ethniques’ pour ainsi lire à l’alinéa 3 de l’article 10 de cette charte du pouvoir d’occupation – reconnue, à tort, comme la ‘Constitution’ de la ‘République Démocratique du Congo’ – ‘Est Congolais d’origine, toute personne appartenant aux groupes ethniques dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo (présentement la République Démocratique du Congo) à l’indépendance’, ignorant également délibérément trois dates importantes, à savoir le 18 octobre 1908, le 15 novembre 1908 et le 1er août 1885 respectivement retenues précédemment dans la Constitution de Luluabourg et les deux lois (l’ancienne et la nouvelle) sur la nationalité durant la IIe République comme références historiques pour la configuration ethnographique du Congo-Kinshasa ».

D’entrée de jeu, cette citation renvoie à la fâcheuse tendance que nous avons, nous Congolais, à rechercher des boucs émissaires comme responsables de la gestion calamiteuse de notre Etat. Rarement nous mettons le doigt sur nos propres errements. A titre d’exemple, quand se déroulait le dialogue Inter-Congolais qui a donné lieu à l’Accord de Sun-City signé le 19 avril 2002, une voix s’était élevée au sein même de la famille biologique de Laurent-Désiré Kabila pour crier haut et fort que Joseph Kabila était un usurpateur. Avait-on vu un seul dirigeant occidental ou tutsi rwandais pointer son revolver sur la tempe de chaque participant, le forçant à poursuivre les travaux plutôt que de les suspendre afin de ne se pencher sur cette information troublante? Non. Il en est de même de la Constitution congolaise que chryso45 qualifie de ‘charte du pouvoir d’occupation’. Rien n’empêchait les dirigeants congolais de refuser qu’elle soit rédigée à Liège en Belgique plutôt que sur place au pays. Lors du référendum, il n’était interdit à aucun parti politique de la combattre pour cette raison ou celle liée à la nouvelle définition de la nationalité congolaise. Depuis l’entrée en vigueur de cette Constitution, aucune formation ou coalition politique n’est allée en guerre contre cette définition. Pourtant, la liberté d’expression est une réalité dont on use et abuse sous le régime de Joseph Kabila. En quoi une telle Constitution serait-elle imposée aux Congolais?

Par ailleurs, que la nouvelle Constitution ait choisi les mots ‘groupes ethniques’ à la place du mot ‘tribu’, cela change-t-il quoi que ce soit qui mériterait qu’elle soit considérée comme une ‘charte du pouvoir d’occupation’? Les mots ‘groupes ethniques’ ont-ils ajouté une autre composante dans le tissu social congolais qui n’existerait pas si on avait maintenu le mot ‘tribu’? Si oui, laquelle et de quelle manière? Souligner un tel fait présente quel intérêt quand on sait en plus que les termes ‘ethnie’ et ‘tribu’ ont des sens assez proches et sont parfois utilisés sans trop savoir à quoi ils se réfèrent exactement?

Admettons maintenant qu’il mérite la peine d’être mené, le combat de chryso45 pour une définition de la nationalité congolaise se référant à la ‘tribu’ plutôt qu’au ‘groupe ethnique’. Tel est le cas de la Constitution de Luluabourg de 1964 à laquelle il fait justement référence. L’article 6 définit le Congolais d’origine comme « toute personne dont un des ascendants est ou a été membre d’une tribu ou d’une partie de tribu établie sur le territoire du Congo avant le 18 octobre 1908 », date du passage de l’Etat Indépendant du Congo (propriété personnelle du roi Léopold II) au Congo Belge. On sait que plusieurs tribus ou ethnies congolaises sont à cheval sur les frontières du pays. Deux cas pour illustrer cette réalité connue de tous: les Zande, au Nord-Est, et les Bakongo, au Sud-Ouest. Au sein de la première entité, certains citoyens sont des sujets congolais, d’autres sud-soudanais et d’autres encore centrafricains, sans compter les nombreuses nationalités acquises par des Zande de la diaspora. Il en est de même des Bakongo qui sont des citoyens congolais soit du Congo-Kinshasa, soit du Congo-Brazzaville ou encore des sujets angolais, toujours sans tenir compte de multiples nationalités que des Bakongo de la diaspora ont pu acquérir. Dans une même famille biologique et nucléaire Zande ou Bakongo, on peut trouver plusieurs nationalités différentes. Ceci est vrai pour l’écrasante majorité des tribus ou ethnies situées aux frontières du pays. A la lumière de cette réalité, la définition de la nationalité congolaise d’origine est-elle pertinente? Si oui, un Lunda de nationalité zambienne ou angolaise, par exemple, n’est-il pas un citoyen congolais selon cette définition? Pourtant, il ne l’est pas. Quand il est Zambien ou Angolais, il n’est pas Congolais.

Même si la définition ci-dessus était pertinente, de quels moyens dispose l’Etat congolais pour l’authentifier si jamais un homme ou une femme se présentait à l’Etat civil pour obtenir un passeport congolais? En 2013, après 22 années d’absence au pays, j’avais foulé le sol de nos ancêtres à partir d’un poste frontalier pour être refoulé aussitôt parce que je ne disposais pas de la carte d’électeur alors que j’étais détenteur d’une carte consulaire délivrée par notre ambassade dans le pays voisin. A l’époque, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) n’avait pas encore doté la Direction générale des migrations (DGM) locale d’un bâtiment. Ses agents travaillaient sous un manguier. Je voyageais en compagnie d’une fille dont les parents étaient des Congolais mais qui avaient acquis la nationalité du pays voisin qu’ils avaient transmise à leurs enfants. Mais la fille s’était fait enregistrer comme Congolaise lors des élections de 2011. Elle avait sa carte d’électrice. Sous son bureau-manguier, l’agent de la DGM lui avait demandé de décliner les noms de son secteur, territoire, province et ethnie. Elle ne connaissait que le nom de la province d’où étaient partis ses parents: le Bas-Congo. Face à son hésitation, je lui avais dicté des noms relevant de l’administration territoriale et de l’ethnographie de la province de Bandundu. L’agent les avait notés dans son registre et la fille pouvait entrer sur le territoire congolais. Ce qui n’empêchera qu’on rebrousse chemin ensemble pour aller passer le congé à Douala au Cameroun puisque j’avais été refoulé.

Quelle leçon tirée de la mésaventure ci-dessus? On peut mettre à la disposition des fonctionnaires de la DGM ou des officiers d’Etat civil les noms de tous les secteurs ou chefferies, territoires, provinces et ethnies. Mais sous les administrations Mobutu et des deux Kabila comme aujourd’hui, ces employés n’ont jamais été outillés pour vérifier les déclarations des personnes remplissant les formulaires en face d’eux pour l’obtention du passeport, l’entrée sur le territoire national ou tout autre besoin. Si depuis l’indépendance le Congo-Kinshasa est incapable de faire ce qui est possible, c’est-à-dire se doter d’un fichier d’Etat civil comme d’autres Etats modernes, que dire de la vérification de la nationalité d’origine qui se référerait à « un des ascendants […] membre d’une tribu ou d’une partie de tribu établie sur le territoire du Congo avant le 18 octobre 1908 »? Une telle définition de la nationalité d’origine constitue-t-elle un coup de génie auquel il faut s’accrocher ou une ineptie?

La nationalité est une notion juridique même quand elle est d’origine. L’attacher à au moins un ascendant qui aurait été membre d’une tribu ou d’une partie de tribu établie sur le territoire du Congo avant 1885 ou 1908 est une aberration. D’abord parce qu’une telle définition ouvre la porte à tous les voisins africains dont les tribus se situent à cheval sur les frontières. Ensuite parce que le Congo-Kinshasa, qui ne dispose pas d’un fichier d’Etat civil digne de ce nom depuis son indépendance, n’a aucun moyen de remonter à un quelconque ascendant qui serait Congolais en 1908 ou 1885. A cet égard, est Congolais d’origine tout personne se réclamant ou voulant se réclamer de cette nationalité avec les ‘évidences’ à sa disposition. Libre à l’Etat de lui démontrer le contraire avec des preuves à l’appui; ce qui n’est pas sorcier. Car de nos jours, il existe aux frontières du Congo-Kinshasa un petit Etat disposant d’un fichier d’Etat civil informatisé. Comme dans tout Etat moderne.

NB: Dans un prochain article, je vais traiter de la perception de l’autre comme étranger, en partant une fois de plus d’une démonstration intéressante de chryso45 à laquelle je n’ai pas encore réagi. J’espère que mes ancêtres seront suffisamment puissants pour que le ‘Kuluna-virus’ (dixit Koffi Olomide) ne m’emporte pas d’ici-là.

 

Par Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

53 thoughts on “Nationalité congolaise d’origine: coup de génie ou ineptie?

  1. Mon frere Mayoyo Tippo Tippo,
    J’ai la nette impression que vous n’aviez jamais lu mon article « la nationalite d’origine: une escroquerie legitimee par une elite « intellectuelle » congolaise » publie dans ce meme site en aout 2019 et que je reprends in extenso ci-dessous.
    La nationalité d’origine: une escroquerie légitimée par une élite “intellectuelle” congolaise!
    Par Chryso Tambu, publié le 28 aout 2019
    Tout commence à Sun-City en 2002, après l’assassinat de Laurent Désiré Kabila, avec le fameux Dialogue “inter-congolais” où prennent activement part des Tutsis rwandais ou “Banyamulenge” (Banyarwanda), dont Azarias Ruberwa, qui vont décider, avec le consentement des gangsters congolais réunis sur place, du destin du peuple congolais. Afin de “bénéficier de l’égalité des droits et de la protection aux termes de la loi en tant que citoyens” tel qu’exigé à l’article 14, alinea 1er de la « Constitution » de la Transition du 4 avril 2003, il sera ainsi prescrit dans la loi organique 04/024 du 12 novembre 2004 à l’article 6 ce qui suit: “Est congolais d’origine toute personne appartenant aux groupes ethniques et nationalités dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo (présentement la République Démocratique du Congo) à l’indépendance.” Traduction: un tutsi de nationalité rwandaise ou un ndingari de nationalité sénégalaise, voire même un flamand de nationalité belge est Congolais d’origine au même titre qu’un muluba, un muyaka ou un mongo par le simple fait qu’il s’identifie à des individus qui se sont retrouvés sur le territoire qui couvre le Congo-Kinshasa et qui est éventuellement devenu « indépendant » à la date du 30 juin 1960. Curieusement, mais certes pour tenter de tromper la vigilance du peuple congolais sans modifier l’intention de la loi, le terme “nationalités” ne figure pas dans l’article 10 de la loi suprême reconnue à tort comme “Constitution” de la “République démocratique” du Congo du 18 février 2006! Une telle référence aussi explicite dans un document largement disponible aurait été suicidaire pour ces “hommes venus d’ailleurs”!
    Lorsqu’Azarias Ruberwa, au cours d’une interview (cfr:https://www.youtube.com/watch?v=z2FQCnNUrks) publiée le 13 février 2016, déclare au micro de Marius Muhunga TV que “lorsque le Congo est devenu Congo en 1885…il y avait une composante de la communauté tutsi dans ce qui est devenu par la suite la RDC”, le journaliste aurait pu lui poser la question suivante: laquelle? Car, il existe au Rwanda 20 clans (ubwoko en Kinyarwanda), à savoir Abanyiginya, Abagesera, Abega, Ababanda, Abacyaba, Abasinga, Abashambo, Abahinda, Abazigaba, Abungura, Abashingwe, Abenengwe, Abasita, Abatsobe, Abakono, Abanyakarama, Abarihira, Abahondogo, Abashambo, et Abongera. Ils ont tous la même langue (le Kinyarwanda), la même religion et la même culture. Et les deux groupes ethniques – Tutsi et Hutu – sont effectivement des classes sociales ou des catégories socio-économiques au sein de tous ces clans et ne peuvent en aucun cas être considérées comme “tribus”, encore moins des “tribus congolaises”!
    La Constitution de Luluabourg du 1er aout 1964 est la toute première à définir la nationalité congolaise à l’article 6 comme suit: “Il existe une seule nationalité congolaise. Elle est attribuée, à la date du 30 juin 1960, à toute personne dont un des ascendants est ou a été membre d’une tribu ou partie de tribu établie sur le territoire du Congo avant le 18 octobre 1908”, tout en prévoyant aussi à l’article 7 une option pour la naturalisation dans la loi organique nationale du 18 septembre 1965. Gardant cette même notion sociologique de la nationalité congolaise basée sur la tribu, la législation sur la nationalité durant la IIe République ne modifiera initialement que la date de référence du 18 octobre 1908 pour la remplacer par celle du 15 novembre 1908 dans la loi 72-002 du 5 janvier 1972, et ,par la suite, par celle du 1er aout 1885 dans la loi 81-002 du 29 juin 1981. De même, n’y ayant trouvé d’inconvénient, Laurent Désiré Kabila maintiendra cette même provision de la loi pour ne changer que le nom du pays afin de l’adapter à la nouvelle terminologie due au changement de régime.
    Mais quelle est la pertinence de toutes ces dates mentionnées dans la législation sur la nationalité congolaise d’origine? Il s’agit des références historiques pour une configuration ethnographique du Congo-Kinshasa par rapport à ses frontières héritées de la colonisation. Ayant aussi compris l’attachement d’un individu à sa communauté de base, nos koko – d’abord Joseph Kasa-Vubu, ensuite Mobutu Sese Seko, et plus tard Laurent Désiré Kabila – tenaient tous les trois à éviter toute confusion avec une identification basée sur les origines, notamment la tribu, laquelle distingue essentiellement un autochtone (mokolo mabele) d’un étranger (mopaya) qui avait d’ailleurs gardé son statut d’immigré ou réfugié après l’”indépendance”. Car, ni la toute première carte ethnographique du Congo-Belge présentée par le révérend père Moellar de Laddersous en 1910, ni l’Encyclopédie du Congo-Belge, Tome 1, au chapitre 1er consacré au récensement de toutes les tribus ou ethnies du Congo-Belge, ni même la documentation relative à la région du Kivu et qui couvre la période de 1870 à 1918 publiée par l’archiviste belge EJ Vanderwood en 1939 ne signalent la présence d’une tribu « tutsi » ou « banyamulenge », encore moins “hutu” sur le territoire du Congo-Kinshasa.
    Une première parenthèse. Le principe d’un « caractère strictement individuel » de la demande de la nationalité zairoise à l’époque ayant été introduit dans la loi 81-002 du 29 juin 1981 pour les originaires du Ruanda-Urundi, Azarias Ruberwa qui prétendait, au cours de la même interview accordée à Marius Muhunga TV, être fier d’être « tutsi » devrait éclairer l’opinion sur l’ajustement de son statut d’immigré ou réfugié à celui d’un Congolais d’origine qui l’aurait permis justement de rejoindre la course à la magistrature suprême en 2006. Peut-être qu’avec la nomination de son grand-frère comme « chef coutumier » à Minembwe (cfr:https://www.youtube.com/watch?v=RU_46ZEjaww), il n’est pas érroné de croire qu’il s’identifie alors, lui aussi, à la deuxième vague de ces réfugiés que la Croix Rouge avait installés dans les hauts-plateaux de Mulenge en 1964 et qui tentent de revendiquer une portion de terre congolaise sous le vocable frauduleux de « Banyamulenge ».
    Il sied de mentionner qu’Azarias Ruberwa n’est pas le seul à trouver refuge dans l’article 6 de la loi 04/024 du 12 novembre 2004 qui lui reconnait la nationalité congolaise d’origine. Moise Katumbi Chapwe et Vital Kamehre, nés tous les deux des parents étrangers, sont parmi ceux-là qui peuvent aussi la révendiquer sans être inquiétés! Mais pendant que le premier demeure tout de meme vague et inconfortable à chaque fois que la question sur ses origines lui est posée, le dernier, lui, ayant tenté en vain de convaincre l’opinion sur sa “congolité ”, s’identifie aux Bashi du Kivu par sa première épouse, semble-t-il, tout en évitant de présenter son arbre généalogique au risque d’exposer sa filiation, laquelle, selon Valentin Mubake, est repérée à l’autre rive de la rivière Ruzizi.
    Une deuxième parenthèse. A côté de ces dates historiques qui ont servi de références à la configuration ethnographique du Congo-Kinshasa et qui ont été délibérément ignorées, non seulement le terme “tribu” qui figurait dans toutes les législations précédentes en la matière a été remplacé avec ruse par celui de “groupes ethniques” mais aussi le terme “ascendants” a été substitué par celui de « personnes » (une référence tres vague) afin d’éviter de se conformer à la loi 197 du 29 janvier 1999 – la dernière à exiger implicitement en même temps une filiation ou un lien familial avec le terme précis “ascendants”. Et c’est ce qui explique l’émigration massive planifiée des Banyarwanda vers l’est du Congo-Kinshasa et éventuellement la création des chefferies atypiques dont celle de Minembwe dans le Sud-Kivu qui est aujourd’hui une réalité avec l’installation officielle du grand frère d’Azarias Ruberwa nommé comme « chef coutumier » en violation de toute tradition ou pratique ancestrale!
    La survie du Congo-Kinshasa en tant que nation aura ainsi été compromise par une élite « intellectuelle » congolaise.
    chryso45@hotmail.com

    1. Mon frère chryso45,
      Vous utilisez un pseudonyme pour intervenir dans cet espace. Moi, j’utilise ma véritable identité. Je respecte votre pseudonyme en l’écrivant comme vous l’écrivez. Est-ce si difficile que vous fassiez de même en ce qui concerne mon identité ? Pourquoi vous permettez-vous d’écrire mon nom comme bon vous semble ? Cela dit, à vous personnellement, cet article pose deux questions. Vous vous insurgez contre la définition de la nationalité congolaise dans la Constitution actuelle en avançant l’argument suivant : « Afin de tromper la vigilance du peuple congolais et accommoder ces occupants tutsis rwandais, […] la notion de ‘tribu’ qui caractérise la nationalité d’origine depuis l’accession du Congo-Kinshasa à l’indépendance sera remplacée par celle des ‘groupes ethniques’ ». Voici ma première question : « Les mots ‘groupes ethniques’ ont-ils ajouté une autre composante dans le tissu social congolais qui n’existerait pas si on avait maintenu le mot ‘tribu’ ? Si oui, laquelle et de quelle manière ? En homme libre, vous préférez la définition de la nationalité congolaise d’origine contenue dans la Constitution de Luluabourg (1964). Une fois de plus, la voici : « Est Congolais d’origine toute personne dont un des ascendants est ou a été membre d’une tribu ou d’une partie de tribu établie sur le territoire du Congo avant le 18 octobre 1908 ». D’où ma deuxième question : Le Congo-Kinshasa dispose-t-il des moyens pouvant lui permettre de vérifier si un homme ou une femme déclarant être Congolais d’origine a eu ou non au moins un des ascendants comme membre d’une tribu ou d’une partie de tribu établie sur le territoire du Congo avant le 18 octobre 1908 ? Si oui, citez-moi ces moyens. Je constate que vous ne répondez pas à ces deux questions pourtant simples. Il n’y a donc plus de débat entre vous et moi.

      1. Mon frere Mayoyo Bitumba Tipo -Tipo,
        Je m’excuse pour le typo au sujet de votre nom. Cela arrive souvent lorsque j’envoie souvent des messages par telephone portable et cela devient tres regrettablement une « habitude ». Vous vous rendrez d’ailleurs compte certainement que c’est aussi le cas lorsque j’utilise, comme maintenant, un ordinateur avec un clavier anglais. Je vous apprends que Chryso45 n’est pas un pseudonyme. Il s’agit d’un « username ». Tous mes articles ou blogs – comme les deux que vous citez – font mention de mon nom complet Chryso Tambu suivi de la date de publication juste en dessous de chaque titre. Merci!
        Premiere observation: Je constate que vous m’aviez lu mais sans presque rien piger et, par moment, vous sortez totalement du contexte de l’article. Alors que tous les intervenants n’ont jamais eprouve une difficulte de saisir ce qu’un autodidacte comme moi et qui est passe par l’institut Mashakado ecrit pratiquement en francais facile! C’est aussi le cas, tres souvent, avec les citations des uns et des autres, comme d’ailleurs, la derniere fois avec celle du professeur George Weis sur laquelle vous fondiez votre argumentation pour en tirer une conclusion erronee!
        Deuxieme observation: je vous prie de toujours garder un article dans son contexte lorsque vous choisissez de reagir! Cherchez a comprendre les nuances. Au fait, il y a une nuance tres, tres, tres importante entre « tribu », « ethnie » et « groupes ethniques »! J’ai mis du temps a l’expliquer en francais facile et je ne suis responsable que de ce que j’ecris et non de ce que les lecteurs comprennent. Et ces trois mots ne sont pas des synonymes!
        Troisieme observation: Vous vous etes arrete a l’article 6 de la Constitution de Luluabourg de 1964 sans pour autant vous donner la peine de lire la loi organique sur la nationalite congolaise qu’elle prevoyait a l’article 7, notamment la loi du 18 septembre 1965! Et toutes les dates mentionnees dans la legislation en matiere de nationalite congolaise depuis l' »independance » devraient susciter la « curiosite »! Moi qui suis de l’institut Mashakado, j’ai pris le temps de consulter l’Histoire et de reflechir sur la pertinence de toutes ces dates! J’ai ete d’ailleurs surpris de constater, par exemple, que la date du 18 octobre 1908 particulierement – la toute premiere a etre evoquee – a tout son sens par rapport a d’autres dates! J’ai enfin compris par la que nos ancetres, notamment les « peres de l’independance », tenant compte de l’attachement d’un individu a sa « tribu » qui est en fait sa vraie identite ou origine, ont anticipe (ba monaki mosika, donc batalaki ku tseki pe batalaki ku mamba), malgre leur niveau intellectuel, un probleme qui aujourd’hui est au centre meme de la survie du Congo-Kinshasa en tant que nation dont vous semblez ne pas comprendre les enjeux majeurs avec votre perception de la notion de l’occupation!
        Quatrieme observation: Au moment de l’elaboration de la toute premiere Constitution du Congo-Kinshasa en 1964, il y avait une identification heritee de la colonisation, notamment un numero « SD » (sigle digital) repris au bas de la photo d’une carte delivree a un citoyen a la « Cite » ou « Population noire » (un batiment qui n’existe plus et qui etait juste a cote de l’endroit ou les martys de la pentecote, Kimba, Bamba, Mahamba et Anani ont ete pendus et ou se trouve aujourd’hui l’ex stade « Kamanyola » rebaptise « Martyrs » avec l’entree de l’Afdl). Cette forme d’identification est restee valable jusqu’en 1968, au moment ou la deuxieme republique avec le Lieutenant General Mobutu Joseph-Desire introduira la toute premiere carte d’identite nationale cette meme annee-la bien avant l’epoque des 3Z!
        Cinquieme observation: Si vous aviez saisi la nuance entre la « tribu » et « groupes ethniques », vous ne seriez pas aussi critique envers cette notion sociologique de la nationalite congolaise d’origine. Mais d’apres votre raisonnement, si les « Banyamulenge »/ »Tutsis » sont reellement des « Congolais authentiques », pourquoi alors ont-ils insiste – avec la complicite de nos compatriotes gangsters – a ce que le terme « tribu » soit remplace par celui de « groupes ethniques », d’apres vous? Pour vous aider a reflechir, je vous signale qu’il s’agit d’un piege! Et decouvrir ce piege, c’est repondre a une de vos questions!
        Sixieme observation: Vous ne repondez toujours pas a ma question fondamentale qui est celle de savoir comment, par rapport a trois caracteristiques propres a une tribu, c’est a dire la langue, le territoire et la chefferie, identifiez vous donc les « Banyamulenge »/ »Tutsis » qui sont en realite des Banyarwanda mais que vous seul considerez comme « Congolais authentiques »?
        Septieme observation: Incidemment. La « Mission d’Immigration des Banyarwanda » durant la colonisation ne suggere-t-elle pas grand chose, d’apres vous?
        Huitieme observation: je n’ai lu nulle part dans votre papier une reference pourtant tres pertinente par rapport a l’exclusivite de la nationalite congolaise, notamment l’article 7 de la Constitution de Luluabourg ou l’article 1er de la loi 04/024 du 12 novembre 2004, particulierement lorsqu’il s’agit d’une tribu « a cheval » ou commune avec un pays frontalier, pour ne citer que ce cas-la!
        Neuvieme observation: la desorganisation de l’administration a partir des annees 70 est un autre sujet! Mais pour revenir a la question de la verification, avec la notion sociologique de la nationalite congolaise, elle a relativement bien fonctionne puisque le Congo-Kinshasa avait herite d’une administration coloniale bien organisee!
        Je risque d’etre trop long et je prefere, pour le moment, m’arreter ici, craignant ainsi me repeter davantage.
        Salut! Et surtout « tala ku tseki, tala ku mamba! »

  2. Quelques remarques sur le propos de notre compatriote Mayoyo, qui ne manque jamais de traiter les sujets les plus sensibles, et ce de façon souvent peu orthodoxe. Ce qui est à son honneur. Ça nous change des débats de quincaillerie de la politique politicienne congolaise.
    Mes remarques brèves ne porteront que sur les deux éléments qui m’ont le plus frappés.
    Tout d’abord, l’illustre auteur nous indique que la « nationalité est une notion juridique même quand elle est d’origine. L’attacher à au moins un ascendant qui aurait été membre d’une tribu ou d’une partie de tribu établie sur le territoire du Congo avant 1885 ou 1908 est une aberration. »
    On se demande bien ce que la première phrase vient faire ici. Il semble que dans l’esprit de beaucoup de commentateurs congolais, le fait que la nationalité soit une « notion juridique » impliquerait nécessairement qu’elle ne puisse pas être définit en fonction de critères ethniques. Drôle de raisonnement… Apparemment, « notion juridique » aurait une signification particulière…
    Ensuite, l’auteur nous dit qu’une « telle définition ouvre la porte à tous les voisins africains dont les tribus se situent à cheval sur les frontières. Ensuite parce que le Congo-Kinshasa, qui ne dispose pas d’un fichier d’Etat civil digne de ce nom depuis son indépendance, n’a aucun moyen de remonter à un quelconque ascendant qui serait Congolais en 1908 ou 1885 ».
    Ces deux arguments ne sont pas convaincants à notre avis. Le premier est simple à écarter. Il suffirait de préciser que la nationalité congolaise ne concerne que les individus descendants des membres des groupes ethniques établis sur le territoire congolais. Sur ce point, la vérité peut être rapidement connu dans la majorité des cas, car presque tous les Congolais ont un village d’origine que l’on peut situer sur une carte.
    Le deuxième argument peut être écarté de la même manière. A moins d’être orphelin, la plupart des Congolais, même les citadins les plus endurcis, peuvent trouver le village d’origine de leur grands parents. En cas de doute, des audiences foraines résoudraient le problème. Problèmes qui ne se poseraient que dans une minorité de cas, sauf évidemment au sujet des populations Rwandophones du Kivu. Le problème de la preuve n’en est donc pas un.
    Invoquer le caractère juridique de la nationalité ou la difficulté matérielle à identifier le lieu d’origine des ascendants, alors que nous parlons d’un passé pas si éloigné, n’est pas convaincant pour écarter les prétentions de ceux qui veulent définir la nationalité congolaise de la manière dont le fait Chryso.

    1. Cher Paysan Congolais,
      Voici un exemple qui pourrait vous aider à voir si votre première remarque est à sa place. Je m’appelle Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo. Je suis Congolais. Je me suis marié et j’ai eu tous mes enfants biologiques au pays. Aujourd’hui, je suis le seul membre de ma famille biologique à rester Congolais. Les réalités de la vie en Europe ont fait que mon épouse et mes enfants estiment qu’il leur était plus pratique de devenir Belges ou Britanniques ; ce qu’ils sont désormais. Comme moi, ils ont chacun au moins un des ascendants comme membre d’une tribu ou d’une partie de tribu établie sur le territoire du Congo avant le 18 octobre 1908 ». Sont-ils pour autant de nationalité congolaise ? Non ! Pour aller en vacances à Kinshasa, par exemple, mes enfants demandent des visas aux ambassades du Congo-Kinshasa à Bruxelles ou à Londres.
      Je suis très heureux de lire votre deuxième remarque. Vous savez pourquoi ? Parce qu’elle pulvérise la perception des Congolais de la trempe de chryso45 qui estiment que les Tutsi du haut plateau de Minembwe, qu’ils soient appelés Banyarwanda ou Banyamulenge, ne sont pas des Congolais d’origine. Car contrairement aux Tutsi arrivés au Nord-Kivu à la suite des pogromes anti-Tutsi au Rwanda, ils ont leurs villages d’origine. Comme le signale le livre suivant de G. Weis que j’ai déjà cité dans un article précédent : « Le pays d’Uvira. Etude de géographie régionale sur la bordure occidentale du lac Tanganika ». Vous l’avez écrit vous-même. Je vous cite : « A moins d’être orphelin, la plupart des Congolais, même les citadins les plus endurcis, peuvent trouver le village d’origine de leurs grands-parents ». Vous me donnez raison dans le débat qui m’oppose à chryso45 sur la nationalité des Banyamulenge. Mais que faites-vous ? Vous écrivez en même temps que « Mayoyo […] ne manque jamais de traiter les sujets les plus sensibles, et ce de façon souvent peu orthodoxe ». Vous feriez mieux de devenir un vrai paysan, car les paysans réfléchissent de manière orthodoxe.

      1. Cher Mayoyo
        # Pour démontrer que « la nationalité n’est qu’une notion juridique », vous avez pris appui sur votre exemple personnel d’une famille biologique qui a des ascendants Congolais mais dont les membres – votre épouse et vos enfants – ont pris tour à tour la nationalité belge et britannique. Tout à fait convainquant et juste mais permettez-moi alors de vous démontrer que la nationalité est davantage qu’un ‘laisser-passer juridique et même judiciaire’. Savez-vous que si un de vos enfants avait pris la nationalité américaine ou si il lui arrive demain de l’acquérir, tout en étant devenu juridiquement citoyen américain de plein droit, il ne pourrait jamais devenir président américain quels que soient ses mérites personnels à exercer le job parce qu’il n’est pas né en Amérique.C’est un exemple parmi d’autres pour vous prouver que la nationalité n’a pas à avoir qu’avec le droit mais contient une dimension qui prend compte de l’histoire, de la sociologie et de la philosophie (vision) d’un pays. Au Congo aussi, une condition stipule que ne peut devenir PR qu’un Congolais d’origine et beaucoup militent pour que les Congolais d’origine jouissent où qu’ils aillent, quoi qu’ils deviennent du droit à la nationalité Congolaise à vie. Passons…
        # Ailleurs, citant au passage G. Weis , géographe chroniqueur belge tardif (1958-59) « « Le pays d’Uvira. Étude de géographie régionale sur la bordure occidentale du lac Tanganika » en confirmant que les Banyamulenge peuvent eux aussi trouver leurs villages d’origine au Congo d’avant 1885. Au passage vous reléguez curieusement les Banyarwanda du Nord Kivu à des nouveaux-venus arrivés dans les suites des pogroms anti-tutsi. A quand situez-vous ces pogroms car à ma connaissance non seulement les émigrés du Rwanda sont au Nord Kivu depuis des lustres, par contiguïté ou officiellement, les belges organisèrent même immigration jusqu’à leur céder des chefferies internes dès les années 20, mais aussi parmi les Banyarwanda de cette époque on dénombre Hutu et Tutsi.
        # Quant à votre intronisation des Banyamulenge comme citoyens de droit Congolais parce qu’habitant les hauts-plateaux du Sud Kivu « depuis des générations » en les comparant même à notre propre immigration actuelle en Occident, je crains que vous oubliez trop vite les querelles et conciliabules entre autochtones et immigrés inscrits noir et blanc depuis l’époque coloniale attestant bel et bien le statut d’étrangers de ces derniers. L’histoire fourmille des preuves écrites, orales et événementielles jusqu’il y’a peu et même jusqu’à aujourd’hui du paradoxe des Banyamulenge qui tantôt se considèrent toujours étrangers dans le coin, fût-ce par leur loyauté active et violente envers le Rwanda leur berceau d’origine, et tantôt revendiquent leur statut de citoyens Congolais – ce qu’ils croyaient ne pas l’avoir, pourquoi alors si leur émigration date d’avant 1885 ? Sinon croyez-vous que les documents officiels et officieux belges des protagonistes (on peut en trouver dans des livres et autres production de Ngbanda) valent moins que le constat d’un Weis ?
        Quant aux immigrés Congolais actuels en Europe, vous êtes les seuls à les avoir vus réclamer un coin de terre et une réglementation spécifiques à eux par la force ou la négociation comme font les Banyamulenge…

    2. Mon frere Paysans congolais
      En reponse a la question posee par notre frere Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo, ses enfants ne sont pas congolais, meme si un de leurs ascendants est ou a ete membre d’une tribu ou d’une partie de tribu, car la loi interdit la double nationalite. Il est en effet prescrit a l’article 1er de la loi 04/024 du 12 novembre 2004 « La nationalite congolaise est une et exclusive ».
      Comme je l’ai explique dans mon article « La nationalite d’origine: une escroquerie legitimee par une elite « intellectuelle » congolaise! », avec le terme « groupes ethniques », le danger est que personne n’est etranger sauf si il ou elle detient une autre nationalite et refuse de la renoncer! C’est justement le piege enfoui dans l’article 6 de la meme loi! Et qui sont ces groupes ethniques? les rwandophones, « Banyamulenge », les « ndingaris », les « falamans » (flamands) », les bazombos, les Banyarwanda, les Tutsis, les Hutus, les mindeles (blancs), les francophones, les anglophones, les « lingalaphones », les « bandibu » (pakistanais, etc.), les Yudas (middle-easterners), les chinois, les libanais, bref « le monde entier »!

  3. Cher Mayoyo,
    # Il faut dire que je vous apprécie moins quand vous devez vous occuper entièrement de vous défendre de quelqu’un, vous avez la polémique facile et légère.
    Je vous trouve bien plus crédible lorsque vous devrez défendre une idée mais vite excessif lorsque vous vous attaquez à quelqu’un, vous prenez un plaisir malin à la surenchère d’arguments et des querelles à son endroit pour vous valoriser et crédibiliser votre argumentaire au-delà de l’admissible. Voyons voir ce que vous dites :
    # 1° Vous répétez ad nauseam que la « NATIONALITÉ EST UNE NOTION JURIDIQUE », qu’est ce donc ? Cela signifierait-il que l’acte juridique qui vous reconnait citoyen d’un pays empêche qu’il soit fondé sur des critères précis comme votre appartenance à une tribu présente sur notre territoire depuis 1885 ou 1908, comme si seuls ceux qui l’auront obtenue par une naturalisation dont on peut brandir l’acte devront jouir de la nationalité Zaïro-Congolaise au contraire de ceux qui la justifient par leur présence indéfinie depuis des générations sur le territoire de l’ancien EIC, l’ancien Congo belge, l’ancien Zaïre jusqu’à l’actuelle RDC. « Notion juridique » serait devenue dans votre bouche un ‘qualificatif mythique’ qui se vaut à lui seul pour parler de la nationalité. C’est bien curieux ; à me demander si beaucoup d’autres personnes à part vous comprennent ce que signifie « la notion juridique » de la nationalité et y voient décidément aucune relations avec l’histoire, la sociologie, la politique… d’un pays, seulement avec le droit…
    2° La NATIONALITÉ D’ORIGINE lorsqu’elle est évoquée fait souvent appel au ‘droit de sang’ qui attribue aux enfants la nationalité de leurs parents, quel que soit leur lieu de naissance ; il s’oppose au ‘droit du sol’ attribuant une nationalité à une personne physique en raison de sa naissance sur un territoire donné. Ailleurs on parle de Français ou d’Italien de souche et jadis de « Congolais de souche » pour désigner les personnes n’ayant pas d’ascendance étrangère immédiate à leur pays. Sinon mon avis est que la « nationalité congolaise d’origine » serait une garantie pour le pays pour garder ses origines. Beaucoup militent que ceux-là et leurs descendants restent d’office Congolais comme l’est par exemple la nationalité rwandaise. Sinon la nationalité d’origine s’oppose aussi à la nationalité acquise : aujourd’hui ce distinguo a moins la côte mais pendant longtemps ce nationalisme a prévalu à travers tous les pays où par exemple il était prévu ouvertement que certains citoyens ne pouvaient accéder à certaines hautes fonctions civiles ou militaires s’ils avaient une nationalité acquise.
    # 3° La TRIBU VS GROUPE ETHNIQUE
    Je suis moins porté à défendre ‘tribu contre groupe ethnique’ car si l’ethnie a une base géographique plus large, en pratique cela ne pose pas trop de problèmes car la « tribu » qui est la « nation en miniature » chez nous garde ses attributs même au-delà dans l’ère du groupe ethnique, langue, territoire, chefferie, communauté appelée à évoluer ensemble. L’élargir sur le terrain du groupe ethnique n’empêche la jouissance de ses attributs. Mais c’est vrai les rédacteurs de la notion groupe ethnique à la place de tribu avaient comme motivation d’y diluer des étrangers possibles, ce qui n’est pas inquiétant entre « Congolais de souche » le devient entre eux et « Banyarwanda » où la proximité géographique n’empêche pas qu’ils ne parlent pas la même langue et n’ont pas les mêmes vues.
    Quant au reproche d’une difficulté à retrouver son origine géographique vu le délai qui nous sépare de 1885 ou de 1908 à aujourd’hui, il est clair qu’il est téléphoné : peu de gens ignorent le village de l’ancêtre quand même il se situerait dans un autre pays frontalier et mieux les éventuelles querelles entre Bakongo ou Zande transfrontaliers ne vont pas jusqu’à la détestation légitime des Bafuliro ou Bembe des Banyarwanda, l’histoire en témoigne.
    # 4° ALORS “NATIONALITÉ CONGOLAISE D’ORIGINE : COUP DE GÉNIE OU INEPTIE ? » ICI RIEN QU’UNE POLÉMIQUE ÉGOTISTE, L’ESSENTIEL EST AILLEURS, SELON MOI : ARRÊTER SUR LE TERRAIN TOUS LES SUPPÔTS DE L’OCCUPATION OU DE L’INFILTRATION ET LA CONSTITUTION REDEVIENDRA NOTRE !!!

    1. Cher Nono,
      Pour votre information, nous sommes ici dans une tribune libre que Congo Indépendant a mise à la disposition de ses lecteurs que nous sommes. Il n’y a que deux types de censure. L’auto-censure et la censure du journal en fonction de sa ligne éditoriale. L’existence de ce texte démontre qu’il a franchi ces deux barrières. A cet égard, vous plaindre ne rime à rien. Par ailleurs, contrairement à ce que vous affirmez, je ne m’occupe pas entièrement à me défendre de quelqu’un. Je continue à défendre des idées, en avançant des arguments contre la perception que Chryso45 a de l’autre comme étranger. A ce sujet, je lui ai posé deux questions. Elles sont toutes les deux en français facile. Je constate qu’il fait tout sauf répondre à ces questions. Si vous épousez sa façon de voir les choses, on s’attendrait que vous l’aidiez à répondre clairement à ces deux questions. Mais vous ne faite qu’effleurer l’une d’elles : « Quant au reproche d’une difficulté à retrouver son origine géographique vu le délai qui nous sépare de 1885 ou de 1908 à aujourd’hui, il est clair qu’il est téléphoné : peu de gens ignorent le village de l’ancêtre ». Mais le problème ne réside pas dans le fait que peu de gens ignorent le village de leurs ancêtres. Il réside dans le fait que l’Etat congolais qui définit la nationalité d’origine en se référant à la tribu avec les dates que l’on connait n’a pas les moyens de vérifier cela.

      1. PS
        « […]Mais le problème ne réside pas dans le fait que peu de gens ignorent le village de leurs ancêtres. Il réside dans le fait que l’État congolais qui définit la nationalité d’origine en se référant à la tribu avec les dates que l’on connait n’a pas les moyens de vérifier cela. »
        Kiekiekieee, cher ami, connaissez-vous beaucoup de Congolais de tous les jours à Kinshasa ou à Masi-Manimba pour qui l’État est obligé de vérifier leur identité et le village de leurs ancêtres pour prouver leur nationalité Congolaise ? Comme vous l’a suggéré Chryso, cela ne concerne qu’une infime minorité située dans des populations à problèmes comme les Banyamulenge, et pour cause ? Rassurez-vous il se trouvera encore si pas toujours un vieux cousin ou un vieux condisciple à vous pour témoigner de votre village pour votre enfant ou votre petit-fils. Sinon kiekiekieeee d’ici là, je ne doute guère que nous disposerons d’un état-civil numérique pour nous régler tous ces problèmes…

      2. Mon frère Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
        C’est tres ridicule de vous plaindre que je refuse de repondre a votre question alors que la response en francais facile est evidente dans l’article que j’ai repris ici in extenso! Je peux comprendre ne pas partager le meme avis que vous, mais je ne suis pas, encore une fois, responsible de ce que vous comprennez!
        Vous me posez la question suivante: « Les mots ‘groupes ethniques’ ont-ils ajouté une autre composante dans le tissu social congolais qui n’existerait pas si on avait maintenu le mot ‘tribu’ ? Si oui, laquelle et de quelle manière ?
        Et voila ce que l’autodidacte que je suis et qui est passé par l’Institut Mashakado ecrit dans son article “La nationalite d’origine: une escroquerie legitimee par une elite “intellectuelle” congolaise!” et publie dans ce meme forum en aout 2019, et je cite: “Et c’est ce qui explique l’émigration massive planifiée des Banyarwanda vers l’est du Congo-Kinshasa et éventuellement la création des chefferies atypiques dont celle de Minembwe dans le Sud-Kivu qui est aujourd’hui une réalité avec l’installation officielle du grand frère d’Azarias Ruberwa nommé comme « chef coutumier » en violation de toute tradition ou pratique ancestrale!” fin de citation. Et je ne peux etre plus clair!
        Cependant, au lieu de me plaindre, moi, je vous rappelle tout simplement qu’une de mes questions restees sans reponse est la suivante: “par rapport a trois caracteristiques propres a une tribu, c’est a dire la langue, le territoire et la chefferie, comment identifiez vous donc les « Banyamulenge »/ »Tutsis » qui sont en realite des Banyarwanda mais que vous seul considerez comme « Congolais authentiques »?
        Salut! “Tala ku tseki, tala ku mamba”!

      3. PPS
        C’est dire que telles que sont les mœurs et pratiques coutumières de notre société, juger de la nationalité Congolaise d’origine d’un citoyen aux réels ascendants présents depuis des générations sur notre sol, est selon moi un problème pratique vite résolu dans 99% des cas, le 1% restant pourra bénéficier d’une expertise judiciaire. Quant aux autres qui s’en réclameraient à coup de réclamations, moi je présume qu’ils ne le sont pas sans néanmoins cesser d’être des Congolais à part entière avec tous leurs droits mais de nationalité acquise

  4. la notion de congolais d origine est grotesque, le congo en tant que tel dans ses frontières est une invention de leopold ll.les congolais, aucun .n y est pour quelque chose, les occidentaux auraient pu decider de n importe quelles autres frontières et quelques demeures seraient en train de crier de la patrie leur léguée par leurs ancêtres envahie par les voisins …

    1. madiata.
      Le Congo n’est pas seul pays africain qui est dans ce cas. C’est tous les pays africains. Et l’UA tient l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation.

  5. @MBTT
    Nous (Combattant Résistant de l’Ombre) avions humblement dit et prévenu que vous jouiez avec le feu en défendant avec obstination les Nomades Occupants Banyarwanda qui ont tué 18 millions des Bantous et Pygmées Kongolais… S’ils (Banyarwanda) étaient des vrais Kongolais copropriétaires car ils ont fondé des villages au Kongo avant 1885 ; pourquoi alors violer avec des objets contondants 1 million des bébés, enfants, filles femmes jeunes, vieilles et vieux hôtes Kongolais et massacrer par les machettes ou enterrer vivants 18 millions d’autochtones Kongolais propriétaires ?… C’est contradictoire même cynique de leur part, ces actes des tueries massives à eux seuls ne sont-ils pas des mobiles du Crime contre l’Humanité pour cacher leur Nomadisme et Ubuenge (Ruse machiavélique) ?… Le Crime contre l’Humanité qui est pénalement imprescriptible commis par les Banyarwanda, c’est la preuve qu’ils (Banyamulenge-Banyarwanda) sont des « Kongorais » allochtones, des coupables sanguinaires, des criminels, des Nomades Occupants venus d’ailleurs (L’imposteur cheval de Troie du Rwanda au Kongo-Zaire alias Joseph Kabila qui a nommé Tshilombo-Pétain président protocolaire est le sceau de cette Occupation militairo-économico-admnistrative)… En répondant à Ndeko « Paysan Congolais » vous écrivez ceci, nous vous (MBTT) citons « Parce qu’elle pulvérise la perception des Congolais de la trempe de chryso45 qui estiment que les Tutsi du haut plateau de Minembwe, qu’ils soient appelés Banyarwanda ou Banyamulenge, ne sont pas des Congolais d’origine. Car contrairement aux Tutsi arrivés au Nord-Kivu à la suite des pogromes anti-Tutsi au Rwanda, ils ont leurs villages d’origine. Comme le signale le livre suivant de G. Weis que j’ai déjà cité dans un article précédent : «Le pays d’Uvira. Etude de géographie régionale sur la bordure occidentale du lac Tanganika »… Sieur MBTT, vous n’avez pas raison d’affirmer cela car vos enfants nés d’union mixte [avec une personne de nationalité Belge ou Britannique] au moins peuvent brandir que leur parent que vous êtes a ou avait un village au Kongo pour revendiquer la nationalité RDCongolaise, cela n’est pas le cas de Tous Banyarwanda-Banyamulenge qui viennent d’ailleurs, du Rwanda, de l’Ouganda, du Burundi, de la Côte Africaine, du Yémen via le Tigré, nous vous l’avions prouvé (leur ADN et leur Arrivée sur la terre Rwanda) dans notre post sur l’autre sujet « L’Occupation du Congo-Kinshasa » par les écrits de Wikipédia, en passant nous (Combattant Résistant de l’Ombre) sommes officiellement bénévoles WIKIPÉDIA, nous connaissons parfaitement les étapes à franchir pour qu’une information soit validée sur cette plateforme d’encyclopédie libre… En Droit des Successions, un parent ascendant ou descendant du 1er ou 2e degré voire 3e degré n’a-t- il pas droit à l’héritage de peur que celui-ci (Héritage) ne soit en déshérence mais les Banyarwanda n’ont aucune part à l’héritage du Kongo, ils (Banyarwanda) en sont ni propriétaires, copropriétaires, nu-propriétaires, usufruitiers si l’on considère la préséance, le droit d’aînesse du « Droit de Propriété » des Pygmées et Bantous Kongolais sur eux (Banyarwanda-Banyamulenge) à propos de la Terre KONGO-Zaïre … En plus l’argument de Ndeko « Paysan Congolais » peut-être solidifié pour qu’il élude le vôtre qui juridiquement parlant [à savoir que les Banyarwanda et Banyamulenge qui ont soi-disant créé un village au Kongo sur les hauts plateaux d’itombwe ou Minembwe] ne tient pas débout si l’on prouve que ces Tutsi Banyarwanda sont des Imposteurs, des envahisseurs, des Nomades Occupants qui débarquèrent en 1920 et 1959 bien après l’EIC comme le stipule les édits de la Conférence de Berlin de 1885… Votre argumentaire de la création des villages par les Banyamulenge-Banyarwanda ne tient pas non plus debout… Nous (Combattant Résistant de l’Ombre) l’avions expliqué largement sur le sujet « L’occupation du Congo-Kinshasa » , G.Weis a publié son livre en 1959 chez Duculot Bruxelles mais vous (Mayoyo Bitumba Tipo Tipo) occultez sciemment de tenir compte des écrits, des encyclopédies et témoignages antérieurs qui confirment que les Banyarwanda Banyamulenge n’ont jamais créé de village au Kongo avant 1885-1908 (Cfr Livre d’Adam Hochschild intitulé « Les Fantômes du Roi Léopold. La terreur coloniale dans l’État du Congo 1884-1908 » qui contient toute la documentation nécessaire et le livre de Joseph Conrad « Au cœur des ténèbres »), leur présence dans l’espace EIC (Était Indépendant du Congo) a été visiblement fabriquée de toutes pièces par les Impérialistes, il est écrit Jean 8 : 17 « Le témoignage commun de deux personnes n’est-il pas vrai ? C’est ce qui est écrit dans votre Loi ! »), G. Weis est le seul à ce jour qui affirme sans preuves irréfutables la présence des Banyamulenge Banyarwanda dans l’EIC… Actualité oblige. Dernièrement les Banyarwanda Banyamulenge [qui ont manifesté à travers le monde pour revendiquer bêtement un lopin de terre qui ne leur appartient pas] ont introduit toute honte bue au « Parlement Norvégien » un mémorandum pour revendiquer l’appartenance de Minembwe mais la « Commission parlementaire Norvégienne » les a déboutés vite fait bien fait après avoir auditionné un Missionnaire Protestant [un centenaire Norvégien qui a vécu au KONGO-Zaïre] qui a affirmé qu’aucun Munyarwanda n’a habité le Kongo avant 1885-1908… En résumé les Banyamulenge Banyarwanda doivent demander officiellement la nationalité au cas par cas pas « en vrac » collectivement, un Gouvernement Kongolais (RDCien) fort, légitime, souverain, bien organisé, très bien documenté tranchera équitablement après examen du dossier de chaque demandeur comme cela se passe dans TOUTES les démocraties qui ne sont pas des Démocratures ni des Dictocraties comme l’est la RDC (République des Criminels, des Caïds, des Cimetières) occupée par les Nomades Occupants Tutsi Banyarwanda que vous (MBTT) défendez… Pour votre gouverne Cher MBTT, en ces temps fâcheux du COVID-19, la RDC est le seul pays au monde qui a un médecin (Docteur) réparateur des femmes primé au niveau international « Prix Nobel de la Paix » à cause ou [grâce à] des Banyarwanda-Banyamulenge… Ainsii soit-il… INGETA

    1. @Combattant Résistant de l’Ombre©
      Je vais vous aider à bien réfléchir car vous réfléchissez exactement comme un ancien élève d’un Institut Mashakado. Vous estimez que je défends « avec obstination les Nomades Occupants Banyarwanda qui ont tué 18 millions des Bantous et Pygmées Kongolais ». Non, je ne défends aucun meurtrier des Congolais. J’avance des arguments en faveur de l’existence des Tutsi congolais. Vous vous demandez pourquoi les Banyarwanda auraient tué les Congolais s’ils étaient de vrais Congolais. Vous devriez vous poser la même question s’agissant des Kuluna qui tuent d’autres Congolais, des Katangais qui avaient tué puis chassé les Kasaïens du Katanga, de Mulele dont la rébellion avait massacré des milliers de Congolais, de tous les autres rebelles congolais ou africains qui ont tué ou continuent à tuer d’autres Congolais et Africains. Dois-je continuer ? Non, ce serait de la peine perdue. Je préfère vous conseiller de reprendre vos études, cette fois-ci dans une école qui ne dispense pas des enseignements au rabais.

      1. @MBTT,
        Vu votre raisonnement bâclé, incohérent, bancal totalement à la dérive, vos putains des collèges fréquentés ne sont pas différents des Instituts Mashakado, vous vous donnez des satisfecits immérités… Si les vrais intellectuels existaient réellement au KONGO-Zaïre, les 2 inaptes intellectuels [Félix Antoine Tshilombo-Kaniki et l’imposteur Kanambe alias Kabila] ne seraient pas au sommet de l’État et n’auront pas eu des irréductibles supporters au sein des intellectuels Kongolais, vous faites la honte delà région de Bandundu, ce n’est pas étonnant d’avoir été éduqué par les Jésuites, ce sont des satanatistes Nephilim…Parait-il l’injure est l’arme des faibles, vous avez une dent contre nous pour vous avoir qualifié de « Nègre de Maison » de Malcolm X… En manque d’arguments vous perdez votre sang froid… Vos titres pompeux qui servent aux Impérialistes ne vous donnent aucun droit de se croire supérieur aux autres… Vous réfléchissez aussi comme les intellectuels de la science sans conscience n’est que ruine de l’âme du genre BHL (Bernard Henri Lévy), Elikya Mbokolo, Mokolo wa Pombo, Alain Atundu Liongo et tant d’autres qui ont vendu le pays… Vous (MBTT) n’avez pas argumenté contre les livres de Adam Hochschild (Les Fantômes du Roi Léopold et Au Cœur des ténèbres de Joseph Conrad)…. G. Weis n’a jamais vécu en 1885… Vos articles partisans deviennent de plus en plus louches, on dirait que vous combattez votre pays et vos propres compatriotes pour plaire à vos employeurs des Bula Matari…. Comme les faux Pasteurs Binzambi Nzambi qui n’aiment pas les gens qui le contredisent, vous avez horreur que vos contradicteurs vous froissent à ce point, cette susceptibilité est à fleur de peau, elle devient une faiblesse intellectuelle… Bon débarras !

  6. Je ne comprends rien du Droit. Qui peut m’aider à répondre à ces deux questions :
    1. Comment peut-on devenir ministre de la défense du Rwanda, ensuite conseiller spécial du président du Rwanda quand on a été chef des armées congolaises, RDC ? Par naturalisation ou simplement parce que les rwandais et les congolais forment un seul et même peuple ?
    Comment passe-t-on d’étudiant rwandais, sous protection du HCR, inscrit au campus de Lubumbashi en RDC au président d’une faction rebelle d’obédience rwandaise opérant en RCD, au vice-président de la RDC, ensuite ministre de la…décentralisation de la RDC ? Par naturalisation ou simplement parce que les rwandais et les congolais forment un seul et même peuple ?
     » Tala ku tseki, tala ku mamba !  »

    1. Cher Jo Bongos,
      James Kabarebe n’était pas un citoyen congolais. C’est l’aventurier Laurent-Désiré Kabila qui en avait fait un Congolais. Concernant Ruberwa, les choses ne sont pas aussi claires comme vous les présentez. On peut être Congolais et réussir à se faire reconnaitre comme réfugié d’un autre pays. Des Congolais devenus citoyens angolais ou d’autres pays juste pour jouir du statut de réfugié ou des Angolais devenus citoyens congolais dans la même optique, ils sont légion dans les pays occidentaux notamment en Belgique.

      1. @Mpangi,
        Vous êtes trop fort !
        Les rwandais qui ne veulent pas être rwandais mais devenir à tout prix congolais ont trouvé leur meilleur avocat. Ce n’est pas un rwandais. Ce n’est pas un belge. C’est un congolais.
        Vous êtes extraordinaire.
        Ad maiorem Dei gloriam !
        De la part d’un autre jésuite.

      2. « Concernant Ruberwa, les choses ne sont pas aussi claires comme vous les présentez », peut-on lire par là.
        Du n’importe quoi ! Le phénotype tutsi du Rwanda de cet individu n’est-il pas identifiable depuis plusieurs kilomètres ? Ptrrrr!!!

    2. Mon frere Jo Bongos,
      Pour le cas de James Kabarebe, Laurent Desire Kabila savait qu’il etait rwandais, il nous avait donc menti lorsqu’il avait declare au cours d’une interview que quand il a demande a l’armee rwandaise de partir, il a ete surpris de constater que James Kabarebe et ses compatriotes que lui croyait etre « Congolais » ont aussi intime l’ordre. Mais ce qu’il n’a peut etre pas compris au moment ou il rencontre pour la premiere pour le deal avec les responsables de l’operation (Museveni et Kagame) recrutes par les anglais saxons pour envahir le Zaire, c’est qu’il n’etait qu’une marionnette choisie pour se debarasser de Mobutu ou masque pour faire croire a l’opinion internationale qu’il s’agissait d’une rebellion nee d’un soit-disant conflit ethnique! Et sachant que l’infiltration se situait au sommet de l’Etat, comme il a lui meme avoue au cours de la meme interview, il esperait certes se debarasser de ces etrangers au moment opportun! La suite est connue.
      En ce qui concerne Ruberwa, c’est l’imposture. Et il faut remonter jusqu’en 2002 a Sun City avec la complicite de nos propres freres comme Etienne Tshisekedi, Jean Pierre Bemba, Wamba dia Wamba, etc.

  7. Le Congo est un grand et beau pays. Mais il est mal habité.Il est malade de son élite intellectuelle et de sa classe politique congénitalement incompétente. Celle-ci,s’est révélée,en 60 ans de souveraineté nationale et internationale,incapable de faire avancer d’un pouce,ce pays-contient,aux potentialités immenses.Elle en a fait un trou noir au coeur du continent africain.
    Faute d’une gestion moderne du pays,le Congo est aux yeux de Mayoyo est fourre-tout. La nationalité comme ,une notion juridique,s’applique à tous les habitants du Congo.Un Azande centrafricain ou soudanais,un mukongo du Congo-Brazza ou d’Angola,un Chinois,un Rwandais…sont de nationalité congolo-zaïroise au même titre que le Lokele de la Tshopo et le Mutetela du Sankuru qui n’ont jamais mis pied hors de nos frontières.Cela me paraît excessif.
    Claude Makelele est Français d’origine congolaise,donc franco-congolais. Ses enfants sont Français.Un étranger qui s’installe au Congo est déjà Congolais au même titre que les « Congolais d’origine ».A défaut d’un fichier d’Etat civil,les Congolais se connaissent entre eux dans les villages, même dans ces villages frontaliers.En novembre 1991,Mungul Diaka alors nommé Premier Ministre,avait dans son gouvernement de combat un certain Balu,un Hoyo de Mwanda au Bas-Zaïre.Il avait été dénoncé qu’il n’était pas Zaïrois.Son Excellence était passée à la Télé pour protester et affirmer qu’il est bel et bien Zaïrois. Dans une vie antérieure,il était parti à Cabinda pour soutenir ses frères rebelles cabinais qui se battaient contre le gouvernement angolais . Il n’avait convaincu personne. Au Nord-Kivu, lors des élections ou d’enrôlement,le peuple chassait lui-même des Rwandais qui se faisaient passer pour Congolais. Ils disposaient des cartes d’électeurs qui leur avaient été délivrées par nos élites corrompues.
    Le problème de Banyamulenge est celui-ci: qu’ils acceptent que la nationalité est une notion juridique. Dans ce cas,qu’ils se fondent dans la population congolaise;au lieu de réclamer des entités politico-administratives à eux. Il existerait 100 milles Congolais qui ont pris la nationalité française. Mais il ne réclament pas à la France des communes et un département à eux. En France cohabitent 157 nationalités différentes. On trouve pas au pays de Macron : »Petite Pologne », « Petite Cote-d’Ivoire », « Petit Zaïre », »Petite Italie ».Même s’il en existait,les maires de ces communes ne serait pas Polonais,Ivoirien,Zaïrois ou Italien.

    1. Cher kolomabele,
      Ce qui parait excessif, ce sont les propos que vous tenez. La définition de la nationalité congolaise d’origine n’est pas un fourre-tout dans lequel viendraient s’ajouter des Chinois comme vous l’écrivez. Car, il n’y avait aucun Chinois vivant dans les cadres spatial et temporel fixés par les différentes Constitutions congolaises. Par ailleurs, quand vous écrivez que « les Congolais se connaissent entre eux dans les villages, même dans ces villages frontaliers », vous oubliez que les cadres temporels retenus jusqu’ici par les différentes Constitutions du pays soit 1885, soit 1908. Or, depuis ces années-là, la situation des villages a évolué. De même que celle des frontières elles-mêmes. Il y a des villages qui ont disparus, que nous appelons Mayumbu au Kwilu, et des villages qui ont été créés et cela sans compter les mouvements des populations. Pouvez-vous citer les noms des villages où vivaient vos ancêtres en 1885 ou en 1908 ? Puisque vous parlez des villages, au nom de quel principe allez-vous nier la nationalité d’origine des Tutsi du haut plateau de Minembwe, eux qui, comme les autres Congolais de souche, ont leurs propres villages d’origine ? Au nom de quel principe les comparez-vous aux Congolais ayant acquis la nationalité française, par exemple ? Je suis d’accord avec vous quand vous rejetez l’idée que ces Tutsi aient leur propre territoire. Je vais m’expliquer à ce sujet dans un prochain article.

    2. @kolomabele
      Oniati! Le Congo Kinshasa est un fourre-tout avec la notion actuelle de la nationalite d’origine!

      1. Compatriote Chryso,
        Une précision si vous permettez !
        # Aujourd’hui en Europe le regain des populismes et des extrémismes est une réalité forte visible partout du Danemark à l’Italie en passant par l’Autriche, la France et les Pays-Bas confirmée à travers leurs différentes élections nationales. Il suggère une ‘crise identitaire’ ravivée par la crise et les effets négatifs de la mondialisation. Jusqu’en Amérique s’est installé un discours de protectionnisme économique, culturel et identitaire qui pose la question aujourd’hui du lien des citoyens avec leur pays, avec l’Europe politique. Les citoyens semblent avoir un besoin vital d’une « identité nationale », celle européenne apparemment ne la remplace pas (encore).
        # Au Congo depuis 25 ans d’occupation rwandaise, l’illégitimité des pouvoirs successifs s’est accentuée et on l’oublie trop souvent, elle a aussi pour nom le reproche d’identité douteuse fait à beaucoup de ses éminents représentants. Y’a-t-il aujourd’hui une identité Congolaise car chaque citoyen en a un besoin vital ? La réponse passe aussi par le débat sur la nationalité qui se déroule ici.
        C’est dans ce sens que pour moi la « nationalité d’origine » pour les Congolais de souche a toute sa pertinence, le débat se limiterait juste à ses critères et aux droits spécifiques qu’on accorderait aux Congolais d’origine, de souche. C’est à partir des critères partiaux que notre pays deviendrait un fourre-tout et non par la seule existence d’une nationalité d’origine.

  8. Errata:
    2è §1è ligne: lire : »un fourre-tout » à la place de « est fourre-tout ».
    Dernier§:dernière ligne: lire: »les maires de ces communes ne seraient pas » à la place de « ne serait pas ».

  9. jo bongos ou encore le si ridiculement auto decrit « combattant de l ombre », beaux examples de l interhamwhetisation des (plus faibles ?)esprits au Congo..autre pandemie… pathetique…

    1. Et voilà les légionnaires au front…les propagandistes rwandais qui s’imaginent que tout le monde doit se coucher devant leurs mensonges ubuengesques. Dès que ces tueurs ataviques se sentent froissés, ils ressortent la sempiternelle rhétorique désuète de  » interhamwhetisation  ». Vous avez oublié l’autre chanson :  » anti-…..  » ?
      Reprenez vos vaches, vos hutu et vos bâtards et rentrez chez vous régler vos problèmes. Moto na moto na mboka na ye !
      Question esprit, yo te. Okokoka te bandaes !
      Biso nyoso toza bayuma te. Oyoki ?

    2. @madiata (nom d’emprunt)
      Pfff… Défendez bêtement comme vous le faites vaille que vaille au nom des Banyarwanda Banyamulenge MBTT « un Nègre de Maison » qui ne veut pas visiblement perdre sa casse croute chez les Impérialistes Nephilim qui l’emploient comme Bula Matari, pour nous (Combattant Résistant de l’Ombre)
      Félix Antoine Tshilombo-Kaniki, Mende Omalanga, José Makila, Patrick Nkanga et tant d’autres mariés à des femmes Banyarwanda ne sont pas différents de MBTT qui s’allie spirituellement, intellectuellement aux Nomades Occupants Banyarwanda, eux (les premiers cités) au moins défendent sans roublardise l’avenir incertain de leur progéniture mais la plume de MBTT qui use avec hypocrisie, ruse machiavélique e politiquement correct, l’obstination, l’entêtement de MBTT deviennent très louches pour des vrais Kongolais que nous sommes nombreux ici à le contredire légitimement … Un vrai Musakata pur sang Kongolais pure souche du Centre du Kongo est-il ridicule puisqu’il défend son pays puisque un Nomade Occupant Munyarwanda le dit, ça ne va pas la tête… Décidément Umberto Eco a raison « Les réseaux sociaux ont donné le droit à la parole à des légions d’imbéciles qui avant ne parlaient qu’au bar et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite. Aujourd’hui ils ont le même droit de parole qu’un prix Nobel. »… MBTT croît nous déstabiliser puisque nous le qualifions preuves à l’appui de « Nègre de Maison » et vous (mafiata) pensez que nous pouvons avoir peur de vos petites attaques à la con, heureusement les Banyarwanda ne sont pas venus au pays des Basakata puisqu’ils savent que leur sort serait scellé physiquement et spirituellement… Pasi na Mawa n’a Kanda… Soyez heureux et honorés vous (Banyarwanda) avez trouvé votre avocat virtuel en la personne de MBTT qui relaie sur cet espace CIC le Belge « Bernard Maingain » le vrai avocat défenseur de la cause perdue des Banyamulenge marié à une Munyarwanda de Belgique… Pfff. Allez voir ailleurs à Kigali @madiata si nous y sommes Bon débarras

      1. « @madiata (nom d’emprunt) »
        L’hôpital qui se moque de la charité? « Combattant Résistant de l’Ombre© » ne serait-il pas un cache-sexe mal ajusté?
        Heureusement que le ridicule ne tue point… autrement, la terre serait dépeuplée!

  10. Cher chryso45,
    Chers compatriotes,
    Notre pays est vaste. Il ne faut pas s’imaginer que les réalités que vous pouvez observer dans votre petit coin de la république se retrouvent partout ailleurs. Concernant l’administration du territoire par exemple, la plus petite entité administrative de l’Etat n’est pas la même partout. A l’est où les pouvoirs traditionnels ont conservé une grande vitalité, c’est la chefferie. Mais chez moi au Kwilu et ailleurs, c’est le secteur.
    Chryso45 me rappelle la question suivante : « Par rapport à trois caractéristiques propres à une tribu, c’est-à-dire la langue, le territoire et la chefferie, comment identifiez-vous donc les Banyamulenge/Tutsis ? ». D’abord, ces 3 caractéristiques ne s’appliquent pas partout pour que soit reconnu une tribu ou ethnie. Les Hutu et les Tutsi sont considérés comme des tribus ou ethnies différentes. Ils n’ont pas pour autant des langues, territoires et chefferies différents. Je suis Mumbala du secteur Luniungu dans le territoire de Bulungu au Kwilu. Il n’existe aucune chefferie des Bambala dans notre contrée. Et dans celle-ci, les Bambala partagent le même territoire avec les Bahungana, les Bangongo, les Basamba et, dans une moindre mesure, les Basongo. Cela n’empêche que les Bambala existent comme tribu ou ethnie.
    Dans son blog. chryso45 raconte des carabistouilles dictées par ces perceptions et hallucinations mais il croit dur comme fer qu’il renseigne ses lecteurs sur les réalités sociales congolaises.
    Continuez à nier l’existence des Tutsi congolais et vous verrez ce qu’il adviendra plus tard de notre pays qui nous est cher à tous.

    1. @Mpangi,
      Je vous trouve très arrogant quand vous écrivez que  » Chryso45 raconte des carabistouilles dictés par ces perceptions et hallucinations  ». Au nom de qui et de quoi, pouvez-vous affirmer une telle sottise ? Que vous prenez le pari de défendre votre point de vue est légitime. Mais vous n’avez pas le droit – dans un espace  » Opinion & débat  » d’être l’arbitre qui distribue les cartons, jaune ou rouge. M’enfin, qui croyez-vous être pour déclarer que tel argument est une carabistouille et tel autre, surtout venant de Mayoyo le jésuite, est la science infuse ?
      Continuez à défendre vos amis et on verra ce qu’il adviendra plus tard de notre pays qui nous est cher à tous.
      En fait, on sait déjà : il y a déjà plus de 12 millions de morts. Et si c’était vous qui racontiez des carabistouilles ?

      1. Jo Bongos,
        Pardonnez ye! Moi qui suis un autodidacte qui est passe par l’institut Mashakado, je viens avec des evidences! Trois evidences de l’Histoire! Mais ye, il n’a de preuve (et non d’une evidence) que la seule citation du professeur George Weis dont il tire d’ailleurs une conclusion erronee! Comprendre ye!

    2. Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo,
      Vous ecrivez « D’abord, ces 3 caractéristiques ne s’appliquent pas partout pour que soit reconnu une tribu ou ethnie. Les Hutu et les Tutsi sont considérés comme des tribus ou ethnies différentes. Ils n’ont pas pour autant des langues, territoires et chefferies différents. Je suis Mumbala du secteur Luniungu dans le territoire de Bulungu au Kwilu. Il n’existe aucune chefferie des Bambala dans notre contrée. Et dans celle-ci, les Bambala partagent le même territoire avec les Bahungana, les Bangongo, les Basamba et, dans une moindre mesure, les Basongo. Cela n’empêche que les Bambala existent comme tribu ou ethnie. »
      Des tribus avec un meme territoire, c’est possible! Une chefferie commune, peut etre (pour la simple raison qu’il s’agit ici d’un pouvoir ancestrale, et dans ce cas, oui)! Mais, une meme langue? Nonsense! Pure nonsense!
      Vous etes Mumbala, ne parlez vous pas le Kimbala? Et les tribus Bahungana, les Bangongo, les Basamba ainsi que les Basongo parlent-ils quelle langue – chacune ou ensemble? Comprenez vous la pertinence du prefixe « mu » (au singulier) ou « Ba » (pluriel) devant le nom de chaque tribu?
      Ensuite, deux questions questions restees sans reponse: 1) »Banyamulenge »/ »Tutsis » ou Banyarwanda parlent-ils quelle langue? Et s’ils sont des « Congolais authentiques » comme vous le pretendez, comment se fait-il que ces memes trois groupes ethniques – pour ne citer que ceux-la – qui font partie des 20 clans repertories au Rwanda (cfr mon article La nationalite d’origine: une escroquerie legitimee par une elite « intellectuelle » congolaise) ne sont pas tous les trois signales ni dans la toute premiere carte ethnographique presentee par le reverend-pere Moellar de Laddersous en 1910, ni l’Encyclopédie du Congo-Belge, Tome 1, au chapitre 1er consacré au récensement de toutes les tribus ou ethnies du Congo-Belge, ni même la documentation relative à la région du Kivu et qui couvre la période de 1870 à 1918 publiée par l’archiviste belge EJ Vanderwood en 1939?
      2)Si les « Banyamulenge »/ »Tutsis » sont des « tribus » comme vous le pretendez, pourquoi alors ont-ils insiste, avec la complicite de nos compatriotes gangsters, a ce que le terme « tribu » soit remplace par celui de « groupes ethniques »? Je vous rappelle. encore une fois, qu’il y a nuance entre « tribu », « ethnie » et « groupes ethniques »! Et pourquoi le terme « ascendants » a ete aussi remplace par le terme vague « personne » dans cette meme notion de la nationalite congolaise d’origine?
      Enfin, la troisieme question: comment se fait il que ces « Banyamulenge »/ »Tutsis » – pourtant originaires du ruanda-urundi par leur aveu mais que seul vous les considerez comme « Congolais authentiques » par votre seule imagination basee sur une conclusion erronee tiree de la seule citation du professeur George Weis – ne revendiquaient que dans une lettre adressee au Seceretaire General des Nations Unies en date du 20 juin 1980 la resitution de leur statut de naturalises accorde collectivement precedemment par une ordonnance presidentielle?
      Enfin, dites-moi. Mumbala que vous etes, aviez vous besoin d’une ordonnance presidentielle pour que la nationalite d’origine vous soit « accordee » lorsqu’elle vous est d’office plutot reconnue par la loi?
      « tala ku tseki, tala ku mamba »!

  11. Cher tous ,
    A l’heure de l’internationalisation ( mondialisation) , la nationalité est universellement admise comme réalité beaucoup plus juridique que sociologique. Quand Monsieur Mayoyo indique sans le dire ouvertement ce qui peut advenir à notre pays c’est partant de cette réalité admise au niveau d’instances internationales : ONU, U.E, Cour européenne de justice……..
    Nos enfants belges , français , hollandais……..sont européens d’un point de vue juridique . Ce juridisme prévaut sur nos réalités sociologiques. Aussi, devrons-nous solliciter des visas pour aller visiter les pays de nos ancêtres. Les marocains et les turcs par exemple n’ont pas besoin de solliciter des visas parce que le juridisme de leurs Etats admet le pluralisme en termes de nationalité . La plupart d’entre eux disposent de plusieurs passeports et jouissent de plusieurs nationalités.
    Puissé-je mettre en exergue la citation du professeur Achille Mbembe aimant dire:  » l’africain est étranger en Europe, en Asie , en Amérique et même dans son propre continent l’Afrique.
    En ce qui concerne mon pays le Congo , il faudra une révision constitutionnelle supprimant la disposition archaïque (antique) de nationalité unique et exclusive. Cette révision permettra de replacer le Congo à l’échelle des pays respectueux des droits d’individus jouissant de plusieurs nationalités.

    1. Cher Armand,
      Dans le contexte actuel de notre pays, un pays qui ne dispose pas d’un fichier d’Etat civil, réviser la Constitution pour autoriser la double nationalité ne serait pas une bonne chose. Ce serait ajouter au chaos. Quant aux Tutsi de Minembwe, ce sont des Congolais de souche comme vous et moi, contrairement à certains de leurs frères et sœurs du Nord-Kivu. J’espère que mon prochain article sur la différence entre la perception et la réalité aidera plus d’un compatriote à comprendre cela.

      1. « Quant aux Tutsi de Minembwe, ce sont des Congolais de souche comme vous et moi, contrairement à certains de leurs frères et sœurs du Nord-Kivu ». Décidément, ce Monsieur sort de la nuit! La PERCEPTION, faut-il l’enseigner et l’en convaincre aux kwilois (Kwilu) et aux kwanguais (Kwango) sur les mystérieux pasteurs et leurs vaches sur leur terre. Kiadi!

    2. Cher Armand,
      Je ne sais pas si vous êtes belge. Supposons que vous l’êtes et que vous vivez en Belgique.
      Un jour, les FARDC attaquent la Belgique et occupent la ville de Bruxelles. Que feriez-vous si vous êtes en âge de vous engager ? rejoindriez vous l’armée de vos ancêtres et vous mettriez-vous du côté de l’armée belge ?

      1. Cher Bongos,
        Je suis devenu belge sur la base d’un criterium basé sur les diplômes obtenus en Belgique ainsi que mes contributions en termes d’emploi rémunéré en tant qu’enseignant fédéral belge. Mes enfants le sont devenus parce qu’ils sont mineurs d’âges mais mon épouse est restée congolaise. Le cadre juridique belge en matière de nationalité a beaucoup changé. Il faut justifier son ancrage par des diplômes ou un travail rémunéré.
        Par ailleurs, votre hypothétique exemple sur les FARDC attaquant la Belgique me semble trop osé. Vous semblez comparer deux réalités sans commune mesure: les frontières terrestres congolaises trop perméables en 1994 avec l’entrée des troupes d’Habyarimana au Congo sous Mobutu; les entrées chaotiques des troupes d’Afdl en 1995, les rebellions successives……. A tort ou à raison, les ex-faz cédèrent leurs uniformes aux Hutus. Ce fut la déconfiture. Maintenant , il faudra ajuster mieux corriger. La bataille devrait s’opérer au niveau d’ instances judiciaires locales et internationales. En substance, votre exemple sur les FARDC attaquant la Belgique ne tient pas en l’air parce qu’il ne tient pas debout. Belge vivant à Bruxelles, je me retrouve chez moi. Bruxelles appartient aux belges d’origine étrangère. C’est comme New York aux USA. Plusieurs nationalités coexistent dans la concorde avec harmonie. D’ailleurs, les belges de souche n’existent pas. La Belgique est un Etat crée en 1830 par la communauté internationale pour briser les emprises et convoitises françaises , hollandaise et allemandes sur les régions wallonnes , bruxelloises et flamandes. C’est ce que nous devons éviter pour nos régions orientales riches en minerais. La communauté internationale ne tranchera pas sur la base d’un cadre sociologique tribalo-claniste devenu incompréhensible à cause des mutations spatiales et temporelles. Les cours internationales brandirons des textes juridiques admis mondialement. D’où la définition d’un critérium plus juridique et moins sociologique.
        Bien à vous
        Armand

  12. Mon Frere Mayoyo Tipo Tipo, les attaques que vous subissez suite à votre réflexion sur l’occupation et la nationalité congolaise d’origine prouvent que nous congolais nous aimons toujours trouver des bouc-émissaires pour justifier notre incapacité à mener un débat de qualité sur les sujet sensibles. Je suis du centre du Congo, précisément du Nsakuru, mais j’ai fait une bonne partie de mes études au Katanga et au Congo centrale. Je me suis retrouvé à la frontière où j’avais du mal savoir qui est congolais d’origine et qui ne l’est pas. Ceux qui tiennent de discours simplicité et polémique n’ont rien compris. Je tenais à vous exprimer ma sympathie.

  13. cher Mayoyo,d abord laisser moi vous dire toute ma consideration pour votre probite ,courage intellectuel car denue de toute haine ,complexe ,obsession et autre condition pyschologique particuliere anti tutsi si repandues .je suis tutsi du nord Kivu, contrairement aux banyamuleneges du sud kivu (qui nous considerent comme des rwandais pour les moins intelligents d entre eux:)tout les tutsis ne sont pas arrives en meme temps , mais d autres y sont depuis des siecles, car au nord kivu ,les banyarwandas occupent une partie du territoire qui historiquement a appartenu au royaume du rwanda,notamment le Bwisha, sans parler des chefferies tutsi de Bukumu,Jomba,Busanza et Binja. comme je vous sais plus curieux qu epidermique, je vous laisse vous renseigner si vous pensez ces informations interressantes. a bientot,Kalisa

    1. @Kalisa
      Vous fondez votre argumentation sur quelle evidence en ce qui concerne la presence des « Tutsis » « depuis des siecles »?
      Vous etes, par aveu, vous meme de la classe sociale ou groupe ethnique « Tutsi », mais de quel clan parmi les 20 repertories au Rwanda sont vos ancetres « Tutsis »?
      Si vous voulez aider Mayoyo Tipo-Tipo, repondez alors a la question suivante:s’ils sont des « Congolais authentiques » comme vous le pretendez aussi, comment se fait-il que ces memes trois groupes ethniques – pour ne citer que ceux-la – qui font partie des 20 clans repertories au Rwanda (cfr mon article La nationalite d’origine: une escroquerie legitimee par une elite « intellectuelle » congolaise) ne sont pas tous les trois signales ni dans la toute premiere carte ethnographique presentee par le reverend-pere Moellar de Laddersous en 1910, ni l’Encyclopédie du Congo-Belge, Tome 1, au chapitre 1er consacré au récensement de toutes les tribus ou ethnies du Congo-Belge, ni même la documentation relative à la région du Kivu et qui couvre la période de 1870 à 1918 publiée par l’archiviste belge EJ Vanderwood en 1939?
      Et encore la suivante: La lettre adressee au Seceretaire General des Nations Unies en date du 20 juin 1980 par les originaires du ruanda-urundi ne revendiquant que la restitution de leur statut de naturalises accorde collectivement precedemment par une ordonnance presidentielle et non la reconnaissance de la nationalite d’origine se justifiat-elle, d’apres vous?
      Enfin, dites-moi. Mumbala qu’est Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo, avait-il besoin d’une ordonnance presidentielle pour que la nationalite d’origine lui soit « accordee » lorsqu’elle lui est d’office plutot reconnue par la loi?

  14. # Cher Mayoyo, je vous ai lu encore en train de clamer comme vous avez coutume que personne ne répond à vos questions, me voici personnellement obligé de répéter en vrac mes principales réponses qui n’ont rien fui :
    # 1° La « NATIONALITÉ EST UNE NOTION JURIDIQUE » n’est pas comme vous voulez nous l’assener un simple laisser-passer juridique (et/ou judiciaire) accordé au premier venu sans tenir compté des critères propres à chaque pays basés sur sa vision, sa politique, son histoire, sa sociologie… Voilà pourquoi ceux exigés pour acquérir la nationalité américaine ne sont pas tout à fait les mêmes que ceux pour être naturalisé Français comme d’ailleurs les droits et devoirs d’un citoyen américain ne sont pas tout à fait les mêmes que ceux d’un citoyen français dans bien des domaines. Voilà où contrairement à votre sermon d’un juridisme tout puissant quasimenent aveugle où l’imprimatur du droit commence et s’arrête, la nationalité n’a pas qu’avoir avec le droit mais aussi avec d’autres facteurs de la vie, préalables indispensables. Voilà qui relativise votre proclamation d’une « nationalité qui ne serait qu’une notion juridique » !
    # 2° La « NATIONALITÉ D’ORIGINE » qui n’est pas une invention Congolaise et a même prévalu dans l’histoire, fait référence au ‘droit de sang’ qui attribue aux enfants la nationalité de leurs parents, quel que soit leur lieu de naissance ; il s’oppose au ‘droit du sol’ attribuant une nationalité à une personne physique en raison de sa naissance sur un territoire donné. De même parler d’un Français ou d’un Italien « de souche » désigne les personnes n’ayant pas d’ascendance immédiate étrangère à leur pays. Des pays comme le Congo ou le Rwanda qui l’ont inscrites dans leur Loi ou leurs mœurs se font une idée propre de leur identité nationale. Voilà qui fait que les Américains, Rwandais ou Congolais n’accordent pas totalement les même droits à leurs citoyens de souche ou nés sur le sol qu’avec ceux naturalisés ou nés ailleurs. Les éventuelles difficultés pratiques d’états-civils comme au Congo n’autorisent nullement ces pays à transiger avec leurs principes sinon à améliorer d’une façon ou d’une autre leurs états-civils et la traçabilité des trajectoires de leurs citoyens.
    # 3° La TRIBU VS GROUPE ETHNIQUE ! L' »ethnie ou groupe ethnique » suppose une base géographique plus large que la « tribu », mais tous les deux supposent une ascendance commune à leurs membres. C’est sans doute parce qu’ils voulaient diluer cette notion jusqu’à profiter d’une plus large ‘transfrontalité’ admise par rapport aux États actuels que les rédacteurs de la nouvelle rédaction ont remplacé le premier par la seconde. N’empêche qu’en réalité cela pose peu de problème car dans la grande majorité des cas, de quelque bord ils se trouvent, leurs membres parlent la même langue ou le même dialecte où ils se comprennent, ont les mêmes us et coutumes, obéissent et respectent une même origine à cause de cela ils ne vont pas planifier de s’entretuer à l’extrême entre eux. Le cas qui nous concerne ici est tout le contraire : des voisins transfrontaliers qui s’opposent et se disputent des terres, plu grave, ils ne parlent pas la même langue et se font la guerre. C’est le cas entre Banyarwanda avec leurs leurs transfuges Banyamulenge avec leurs voisins occidentaux Vira, Fulero, Bembe, Shi, Hunde…
    # 4° OCCUPATION, INFILTRATION, BALKANISATION
    – D’abord, désolé, c’est un lâche procès des termes pour des processus réels et des risques qui sont dans un cas et les autres de même nature, elles concernent le pays et devraient nous préoccuper et non comme chez certains pro ou anti les voir adressés à à l’administration de Tshisekedi en place. Je ne me résous donc pas à entrer dans cette fuite en avant d’autant que notre histoire depuis 25 ans prouve à suffisance infiltrations, mixages , brassages et nominations du haut en bas qui n’avaient pas d’autre but que d’installer une gouvernance fortement dépendante du Rwanda, apparentés et parrains. Tout s’est fait en ce sens planifié en concertation avec la CI pour que le Congo fonctionne sous leur tutelle locale, régionale et internationale. Il faut se voiler la face comme un aveugle volontaire pour ne pas le voir ou l’expliquer par le fait que nos propres concitoyens leur ont prêté la main en complices, en traitres.
    – Ensuite permettez de m’étonner de votre entêtement et celui des autres qui s’époumonent à chercher une définition internationale du terme « occupation » que les ‘occupants’ ont justement eu le génie de brouiller : comme les Russes ont envahi militairement l’Ukraine (Crimée) en 2014-15, les Rwandais et Cie ont occupé le Congo en usant de dissimulation, de ruse et de l’indifférence arrachée à la CI pour opérer leur occupation sans le dire pour s’épargner le reproche et les sanctions du crime d’occupation militaire. A nous de les dénicher sinon d’autres temps d’autres mœurs, les Conventions antérieures classiques qualifiant et condamnant l’occupation militaire ont été contournées et il n’ya que vous à continuer gloser naïvement sur une perception plutôt qu’une réalité comme dans un débat potache…
    – Il ne nous reste plus en fait à « Comment sortir de l’occupation ou de l’infiltration des Rwandais dans les institutions congolaises ? ». C’est vrai vous avez eu, cher Mayoyo, la bonne idée de proposer vos solutions. Le reste n’est donc que de la littérature qui comble son égo mais n’ajoute rien du tout ni à la bonne compréhension du sujet ni à sa résolution…
    # 5° Les MIGRATIONS sont le lot de l’humanité, présentes partout sur cette terre, on s’en inquiète davantage quand elles créent des guerres inarrêtables. L’histoire des Congolais de l’Est avec leurs voisins rwandais, ougandais et burundais a eu des hauts et des bas avec notamment des incursions et tentatives d’invasion à partir d’un grand royaume du Rwanda auquel les petits royaumes de l’Ouest, Shi, Hunde, Bembe… et leurs petits mwami se sont toujours défendus. C’est même leurs titres de gloire historiques précoloniaux et postcoloniaux. Sinon la plupart de tous ces temps leurs relations ont été plus pacifiques : des banyarwanda en mal des terres et de quoi vivre sur leurs collines exiguës et pauvres ou en délicatesse avec leurs pouvoirs politiques ont émigré et se sont installés en cohabitation intelligente aux Kivus en même temps que la colonie pour ses raisons a organisé une immigration et installation officielles.
    La description qui commence à devenir célèbre du géographe belge Weis du pays Vira dans les années 50 témoigne assez de la cohabitation quasiment pacifique entre autochtones et les quelques éleveurs rwandais dont certains de très fraiche date. Leurs relations se sont davantage tendues avec l’arrivée croissante des immigrés en provenance du Ruanda-Urundi jusqu’à devenir carrément guerrières dès les années 90 culminant horriblement en 1994 avec le génocide rwandais dont les Tutsi vont vite exporté le conflit sanglant dans notre pays avec les conséquences tragiques qu’on vit encore aujourd’hui. Retenez donc d’où vient la sourde et sanglante guerre qui endeuille aujourd’hui notre cohabitation à l’Est au lieu de nous épuiser sur des prétendus Tutsi Congolais. Le péril ne sort donc pas des Congolais mais vient des voisins orientaux !
    # Les Hébreux ont le terme « ARMAGEDDON » pour désigner le lieu du combat final entre le Bien et le Mal lors de la fin du monde ; il est en rapport avec la défaite inattendue sur la colline fortifiée de Megiddo (Har Megiddo) en 609 av. J.-C du roi Josias du royaume de Juda par le pharaon Nékao II alors que le Dieu des défenseurs de Mégiddo était censé les protéger. Une défaite ressentie comme une catastrophe traumatisante. C’est en son souvenir que le terme « Armageddon » est ensuite employé pour qualifier une destruction catastrophique. Un point focal de l’histoire « juive ».
    Les Palestiniens ont la « NAKBA » (désastre, catastrophe) commémoré dans leur mémoire nationale, il correspond à leur exode au décours de la guerre israélo-arabe de1948.
    On lit des Congolais qui n’ont aucune mémoire nationale à ne pas mettre à leur place l’INVASION RWANDAISE de 1996-97 et son GÉNOCIDE OUBLIE. C’est notre Nakba, notre Armageddon, après lui, les relations rwando-Congolaises n’ont plus jamais été et seront plus difficilement les mêmes. Personnellement ça m’interpelle au plus haut point que certains Congolais ne le comprennent pas !!!

  15. Cher MAYOYO,
    Vos arguments ne remettent pas en cause mes remarques intitailes.
    Pour le premier, vous opposez la situation de votre épouse et de vos enfants à l’idée d’une nationalité congolaise d’origine reposant sur les ascendants, càd un critère ethnique. Mais en réalité vous confondez deux choses. Le critère ethnique n’est qu’un élément de définition de la nationalité. Mais il n’empêche en rien, comme l’on fait vos enfants et votre épouse, de renoncer à cette nationalité. Ce critère n’est pas à confondre avec les éventuelles modalités de perte de cette nationalité. C’est donc un non argument.
    Quant à la question de la traçabilité des ascendants, heureux de voir que vous me rejoignez. Si vous me rejoignez sur ce point, alors il y a la moyen de résoudre le problème des Rwandophones : selon que l’on considère qu’ils étaient ou pas sur le territoire congolais en 1908 (ou à une autre date d’ailleurs), ils sont ou non Congolais d’origine. Vous conviendrez avec moi que cette question fait l’objet de débats incendiaires chez nous et a conduit à deux guerres, ou plus. Mais il s’agit d’une question factuelle; ils étaient là ou pas. Mais ici aussi, la question des Rwandophones ne remet pas en cause l’idée d’une nationalité d’origine définit sur une base ethnique.
    La question de la définition ethnique de la nationalité d’origine n’est in fine pas une question juridique ou une question pratique, c’est une question politique : comment est-ce que les Congolais veulent définir l’appartenance à leur groupe.

  16. @kalisa aka mopape,
    De prime abord, les Banyarwanda Banyamulenge Kongolais n’existent pas parmi les 450 tribus répertoriées dans l’espace EIC {État Indépendant du Congo} par les Belges…Votre cellule d’Ubuenge (ruse machiavélique) de l’ANR Gestapo Kigali-Rwanda est en totale ébullition, la confusion spirituelle qui y règne ressemble à celle habituelle du Royaume divisé de Satan le Chérubin jadis oint quand une prière consciente d’un juste est exaucée par le Véritable Dieu Tout-Puissant Redoutable qui vit inexplicablement hors du continuum temps et espace après avoir été transportée par les Ophanim (Roues spirituelles) et téléportée devant le Trône Divin… @kalisa vous écrivez désespérément ceci, nous vous citons « condition pyschologique particuliere anti tutsi si repandues .je suis tutsi du nord Kivu, contrairement aux banyamuleneges du sud kivu (qui nous considerent comme des rwandais pour les moins intelligents d entre eux:)tout les tutsis ne sont pas arrives en meme temps »… Vous (kalisa et Cie) êtes des piteux incorrigibles menteurs professionnels, tout ce charabia méli-mélo, c’est de l’UBUENGE (ruse machiavélique) pur et simple que les hirondelles Banyarwanda (Denise Nyakeru, Francine Muyumba, Olive Lembe Sita, Francine Mabunda….) pratiquent, usent magistralement pour ameuter leurs proies faciles à travers le monde entier pour leur soutirer des informations confidentielles entre deux parties des jambes en l’air… Votre nouvel avocat virtuel n’est pas plus intelligent et plus convaincant que les 90 millions des Vrais Kongolais de souche qui le contredisent à travers l’échantillon représentatif [Jo Bongos, Nono, Chryso45, mamale, Paysan Congolais, Combattant Résistant de l’Ombre…] de ces vrais Kongolais sur CIC, ledit échantillon représentatif n’attaque pas la personne de votre nouvel avocat virtuel mais combat ses idées déviationnistes qui prônent le négationnisme [qui consiste en un déni de faits historiques, malgré la présence de preuves flagrantes rapportées par les historiens, et ce à des fins racistes ou politiques] sur la nationalité RDCongolaise, sur l’Occupation étrangère Banyarwanda au KONGO-Zaïre car il est écrit « Les grands esprits discutent des idées; les esprits moyens discutent des événements; les petits esprits discutent des gens » dixit Henry Thomas Buckle… La particularité diabolique des Nomades Occupants Banyarwanda Banyamulenge est la ruse satano-occulto-nécromancienne non l’intelligence (science ou connaissance interdite), c’est avec cette arme psychologique destructrice (UBUENGE) que vous (Banyarwanda) avez réussi à tromper plusieurs Kongolais traîtres collabos qui vous soutiennent aveuglement… Heureusement une race incorruptible d’intellectuels tel que Honoré Ngbanda, Yaa-Lengi M. Ngemi, William Yakutumba pour ne citer que ceux-là combattent les Nomades Occupants sans demi mesure sans partisanerie politique, sans complaisance sans peur, sans utiliser des langages alambiqués politiquement corrects… Bref @kalisa aucun vrai Kongolais pure souche pur sang ne peut accepter le Discours Mensonger sur les Banyarwanda de votre nouvel avocat défenseur, seul les Banyamulenge Banyarwanda comme vous (kalisa, madiata, pro Rwanda, mopape et semblables) peuvent essayer de les imposer sur CIC en surfant sur les sentiments et émotions totalement pourris… Pigé

    1. Lisez « l’échantillon représentatif [Jo Bongos, Nono, Chryso45, mamale, Paysan Congolais, Kolomabele, Muana mukolo lopango, Kolomboka, GERMAIN, KUM, Combattant Résistant de l’Ombre…]… » Merci

  17. au fait , a tous les interhamwes de ce site, Bongos et son collègue de combat /resistance version planque derriere leurs computers, l autre au surnom extraordinairement grotesque et ridicule, le « combattant de l ombre »:))))ou vous amèneront toutes ces vituperations?vous allez nous chasser de force de chez nous?de derriere vos ordinateurs?vous devez êtres sacrement desoeuvres a mon avis pour passer autant de temps a un combat aussi vain.quant a moi je vous laisse a vos débats de losers meme si de temps en temps je trouverai le temps de lire mr Mayoyo

    1. @rwandais kalisa
      UBUENGE !!!!!
      Vous devriez vous plaindre auprès du bon dieu. Ce n’est pas de ma faute s’il vous a fait rwandais. Vous avez un beau pays, des jolies collines, de l’igname, du thé vert et des vaches. Pourquoi voulez-vous absolument être congolais ? Nous pourrions très bien vivre en bon voisinage. Quel est votre problème ? Les 12 millions des congolais décimés par la faute de votre folle aventure, un vrai combat vain, ne vous suffisent pas ? Vous voulez tuer le monde ?
      A propos de vos frères interhamwes : combien en restent encore, depuis le temps que vous contrôlez le Congo et les massacrez ?
      Tenez, je vous apprends quelque chose : le coronavirus est un interhamwe. Il faut l’arrêter !

  18. assez drole et pas insensee votre blague sur les interhamwes,et il est vrai que le rwanda est un beau pays, surtout de puis que certains s en occupent et est incomparable au Congo en tous points d organisation,serieux, proprete ,tous les services de l etat fonctionnant de facon comme nulle part en afrique, corruption inexistante ,etc, mais le Congo est chez nous et que votre maitre(payant) a penser(terminator ngbanda)insiste a vous faire braire indefiniment, sachez une chose, on a pas besoin de votre assentiment pour vivre chez nous, votre avis,ON S EN FOUT, c est clair?pas d ubuenge la, c est simple…

  19. Jusqu’à la veille de l’indépendance, nos anciens colonisateurs se seraient préoccupés de l’avenir de leur colonie qu’ils ont réfléchi à la NATIONALITE CONGOLAISE. Au-delà des questions propres à leur statut « d’étrangers », les Belges se sont posés presque les mêmes questions que nous nous posons ici et ont convergé vers une NATIONALITE DE FAIT et une NATIONALITE DE DROIT. Cette étude est intéressante fût-ce par la retrospective qu’elle nous permet d’aujourd’hui vers la veille de l’indépendance d’autant que bien des voeux et points analysés ici sont mesurables au regard d’aujourd’hui
    {[« LA NATIONALITÉ CONGOLAISE – VERSTRAETE, M.(1959) »
    ° http://www.kaowarsom.be/documents/MEMOIRES_VERHANDELINGEN/Sciences_morales_politique/Hum.Sc.(NS)_T.XX,3_VERSTRAETE%20M._La%20nationalit%C3%A9%20Congolaise_1959.pdf
    INTRODUCTION
    Au cours du voyage de M. le Ministre Van Hemelrijck au Congo, l’Union Nationale Congolaise exprima le vœu de voir promulguer une législation relative à la natio­nalité congolaise « pouvant permettre que celle-ci soit conférée à tous, Européens ou étrangers, habitants de ce pays, qui justifieraient, tant sur le plan moral que sur le plan technique ou financier, de l’intérêt qu’ils présen­tent pour le développement du Congo ». La presse donna une large publicité à ce vœu et M. le Ministre du Congo belge et du Ruanda-Urundi, dans son discours au Sénat, à la séance du 26 février 1959, déclara que la nationalité congolaise était sollicitée, au Congo, avec insistance, de façon à faciliter l’accession à la vie politique par des populations étrangères prati­quement incorporées dans la vie du pays. Il releva à juste titre que le statut actuel des ressortissants du Congo était équivoque et qu’il ne correspondait plus aux enga­gements solennels pris par la Belgique pour acheminer le Congo à l’indépendance (1).
    (1) A nn. parlem., Sénat, 26.11.1958, p. 411
    M.Henri Rolin abonda, dans son discours prononcé au Sénat le 4 mars 1959, dans le même sens. Il faut reconnaître, déclara-t-il, que « depuis l’annexion, cette nationalité est devenue assez difficilement définissable puisque réputée distincte de la nôtre », et que la création d’une « nationalité congolaise commune aux Blancs et aux Noirs du Congo. belge paraît répondre d’ailleurs aux vœux d’une partie de la population blanche » (1). Depuis, ces vœux furent encore renouvelés près de M. le Ministre du Congo et du Ruanda-Urundi par des délégués de différents partis politiques du Congo, et, le18 avril, par quatre bourgmestres de communes de diffé­rentes provinces (2). A notre éminent confrère, M. Antoine S o h i e r, revient le mérite d’avoir, depuis des années, attiré l’attention du législateur souverain sur la nécessité urgente de régler le statut juridique de nos compatriotes d’Afrique (3). Relevons immédiatement avec les auteurs qui se sont occupés des problèmes que fait surgir la nationalité, que par suite des différents sens qu’a reçu ce vocable, le mot « nationalité » provoque souvent une certaine confusion [25, p. 17 ; 49, p. 16 ; 33, p. 63 ; 38, n° 89 et9, n° 12] (*)
    Il a d’abord, suivant René J o h a n n e t , un sens abstrait juridique. En ce sens, la nationalité est le lien de dépen­dance politique unissant l’individu à l’État. C’est la conception qu’on retrouve dans toute la doctrine [14,t. I, n° 339 ; 36, t. III, n° 62 ; 4, n° 60 ; 40, p. 83] (4) et la définition qu’en a donnée notre confrère M. P. Jentgen dans son intervention du 16 février après l’exposé du mémoire de M. A. D u r i e u x .
    (1) A nn. parlent., Sénat, 26.III.1959, p. 466.
    (2) M. le Ministre Van HemelriJck vient à nouveau de déclarer à la séance du 21 avril à la Chambre qu’il faut trouver une solution satisfaisante à la revendication de la nationalité congolaise, et M. le député Larock insista, à son tour, pour qu’il soit fait droit à ce vœu exprimé par la population du Congo.
    (3) Journ. des T rib. d ’Outremer, 1950, pp. 49 à 51 ; 1953, p. 17. Rev. Gén.,15.III.1955, pp. 763 à 773. Zaïre, 1951, pp. 899 à 928.(*) Les chiffres entre [ ] renvoient à la bibliographie m fn e .(*) Novelles. Droit civil. T. I, V° Nationalité belge.
    Ce mot a ensuite, suivant le même auteur, un sens concret politico-ethnographique. La nationalité signifie alors un groupe humain propre à former un État national [25, p.17], car « là où il y a une nation, dit-il, il doit être un État » [25, p. 20]. C’est le sens originaire du mot, écrit R o u s s e a u ; il ne désigne rien d’autre dans ce casque le groupe ethnique né (natus) sur un territoire déter­miné [38, n° 89 ; 9, n° 12]. Ce vocable, relève René J o h a n n e t , a enfin encore un sens plus ancien qu’on rendrait par des équivalents tels que « l’amour-propre national, nationalisme déplacé, excès de nationalisme » [25, p. 20]. Les auteurs de droit interétatique font, à leur tour, une distinction entre la nationalité de fait et la nationa­lité de droit, distinction qui concorde avec les deux premiers sens signalés par J o h a n n e t. La nationalité de fait, précise Batiffol , est « l’appartenance à une communauté dont la notion relève de la sociologie, mais dont le juriste doit rappeler les traits essentiels pour définir et organiser en connaissance de cause la nationalité de droit » [4, n°59], tandis que la nationalité de droit est « l’appartenance juridique d’une personne à la population constitutive d’un État » [4, n°60]. C’est ainsi que Lefur a pu dire que la nationalité, là où elle est, est distincte de l’État et «avant tout une virtualité, un État en germe, un peuple en construction », comme inversement l’État est une nation organisée [33, p.153]. On n’aperçoit pas toujours avec précision dans quel sens le terme de « nationalité congolaise » est employé : est-ce dans le sens abstrait juridique ou dans le sens politico-ethnographique ?
    Peut-être certains, pressés de voir réaliser la pro­messe d’indépendance, envisagent-ils déjà la nationalité congolaise comme un fait juridique prêt à recevoir sa consécration, tandis que d’autres ne la conçoivent-ils que comme une anticipation sur un avenir à respecter. Comme l’a péremptoirement exposé notre confrère M. A. D u r i e u x , « par le fait de l’annexion on se trouve en présence d’un seul et même État : l’État belge », et il ne peut en conséquence exister en droit qu’une seule nationalité, mais à double statut. Quant à la nationalité de fait, non seulement la reconnaissance comme nation d’un groupement d’hommes non encore constitué en État a un caractère exceptionnel [32, p.365], mais encore serait-il téméraire d’oser affirmer qu’il existe dès ores au Congo une conception idéologique d’une véritable nationalité congolaise. Cette considération n’exclut toutefois pas l’opportu­nité de rechercher une solution au vœu qu’ont exprimé des délégués de plusieurs partis politiques du Congo et que M. le Ministre du Congo belge et du Ruanda-Urundi désire voir réaliser. Cette communication a pour objet de faire à cet égard quelques suggestions qui pourraient donner lieu à un échange de vues utile.
    I. NATIONALITÉ DE FAIT.
    Les auteurs qui se sont spécialement attachés à re­chercher les éléments qui contribuent à faire naître le sentiment national, et parmi eux citons notamment René J o h a n n e t et Armand V a n G e n n e p, en énumèrent un certain nombre : la race ou plutôt, car une race puren’existe pas, la conscience erronée ou non d’y appartenir,la langue avec le facteur littéraire qui en est la consé­quence, le territoire, la religion, la dynastie, les grandshommes, les souvenirs de la vie en commun, l’opportu­nisme. A côté de ces facteurs classiques, d’ordre positif, il convient d’ajouter pour les colonies, un élément d’ordre négatif [32, pp. 510 et 516 ; 17, n°253] : l’opposi­tion à la puissance qui exerce la souveraineté. Trouvons-nous quelques-uns de ces éléments réunis au Congo belge, ou, allons plus loin, en trouverait-on même un seul s’affirmant d’une façon suffisamment générale et profonde parmi la population pour conclure dès à présent à la réalisation de ce phénomène de con­science de vouloir constituer un groupe à part bien déterminé ?
    Certains de ces facteurs n’apportent rien au pointde vue de l’unité du pays. La race ? Le mot « race », relève notre regretté con­frère G. Van der Kerken dans son Ethnie Mongo, peut s’entendre au sens restreint, c’est-à-dire au sens anthropologique, ou au sens large, autrement dit, au sens ethnique [48, p. 515].Au sens anthropologique, la race nègre se retrouve dans toute l’Afrique noire, et elle ne pourrait donc être retenue comme facteur d’unité dans le Congo. Au sens d’ethnie, ou de « groupement naturel », résul­tant du milieu et de l’histoire, défini par des caractères somatiques : linguistiques, culturels, mentaux et reli­gieux », le Congo comprend de très nombreux groupes. « Ainsi, dit Van der Kerken, les diverses peuplades Mongo constituent-elles une ethnie, qui formera peut-être plus tard une seule nation, mais cet ensemble de peu­plades est bien différent des autres grands groupes : celui des Ngombe, celui des Balima — Badia — Bosa-kata — Bobai, celui des Baluba, celui des Azande » [48,p. 516]. Comme le précisait récemment notre Confrère Paul Coppens :« A de rares exceptions près, les éléments des nombreuses tribus qui habitent le Congo sont loin d’avoir pris conscience d’une unité nationale congolaise, en dehors de celle que nous, Belges, sommes occupés à leur forger de toutes pièces. Entre nos Baluba du Kasai, nos Bashi du Kivu, nos Azande, nos Bakongo il n’existe aucun senti­ment de solidarité ou de cohésion quelconques, pouvant servir de base à une commune nationalité, en dehors de nos liens adminis­tratifs » (1).
    (1)(M L ib re B elgique, 4 mars 1959.
    M. le Procureur général honoraire D e l l i c o u r , dansun article paru dans la Revue Congolaisede février 1959écrivait que si on interrogeait les populations du Katanga« on aurait une idée de la tendresse que se portent lesgens du Kasai et du Katanga ».Le grand chef de secteur de Baia, du territoire dePange-Péné — M u s h e n g e rappela, par une lettre adres­sée au Gouverneur général, les premiers jours du mois demars, la requête adressée par les autorités coutumières etdes groupements d’évolués du Kivu-Maniéma à M. leMinistre, lors de son passage à Bukavu, où ils s’insur­geaient contre les revendications de soi-disant représen­tants du Congo, qui, à Léopoldville, prétendaient parlerau nom de tout le pays, alors qu’ils ne représentaientqu’eux-mêmes. Et qui ne connaît par des événementsrécents, la tension entre les Bangala et les Bakongoainsi qu’entre les Lulua et les Baluba ? Aussi est-ce àjuste titre que M . Albert K a l o n j i , membre du Conseilde Législation et secrétaire général du Mouvement natio­nal congolais, releva au Congrès de Luluabourg que si lapopulation congolaise voulait réaliser son unité natio­nale, elle devait mettre fin au tribalisme.A u r e s t e , r e l è v e Lefur,« Ce n’est pas la race, ni le sang qui ont créé l’unité des nations, c’est l’effet de la vie en commun sous une même direction politique. La race, si race il y a, est le résultat de l’existence nationale et non un facteur originaire » [33, p. 33].
    […]
    Et Dabin d’écrire dans le même sens :
    « Il est difficile d’assigner à chaque nation, toujours envisagée à part de l ’État, un but, une mission, une vocation quelconque, comme aussi de découvrir en elle les organes indispensables à l’accomplisse­ment de cette prétendue vocation. Un caractère commun, même fortement senti, même générateur d ’obligation, ne suffit pas à faire naître un être réel distinct, doué d’individualité objective, moins encore doué d ’individualité subjective, bref, une personne morale »[9, no 13] f1). Mais en attendant que la nation congolaise devienne un État centralisé qui en fera une perfecta communitas, il n’est nullement dépourvu d’intérêt d’examiner com­ment il y aurait moyen de donner, dès ores, une large satisfaction au vœu exprimé tant par de nombreux Blancs que par de nombreux Noirs au Congo, en leur attribuant un statut qui serait la préfiguration de la future nationalité juridique congolaise. Et puisque la Belgique s’est engagée à octroyer au Congo le statut d’État, conformément à la procédure suivie pour élever le Congo au rang d’État [40, p. 127], il semble qu’elle ferait œuvre utile en reconnaissant dès ores, en droit, un nom à cette communauté, ce qui accréditerait encore davantage la sincérité de ses intentions.(!) Peut-être serait-on tenté d’invoquer que le Congo possède une personnalité distincte de la Métropole (art. 1 de la Charte coloniale) et qu’il est en droit public et en droit privé un être juridique distinct qui a sa vie propre, son organisation et son droit séparé. (Heyse, Notes sur le droit public du Congo belge, n. 24, p. 18). Mais il importe de relever que « bien que constituant deux personnes distinctes, la Belgique et sa Colonie n’en constituent pas moins les parties d’un seul et même É tat » (op. cit., n. 27), et que c’est la Belgique qui, par son pouvoir législatif, exerce sur les deux pays sa souveraineté (op. cit., n. 2). Par conséquent, l’être juridique du Congo, tel qu’il est actuellement constitué, ne représente nullement la volonté de la Nation congolaise, qui ne participe d’ailleurs pas au Gouverne­ment, mais uniquement la volonté métropolitaine.]}
    A SUIVRE…

    1. {[« LA NATIONALITÉ CONGOLAISE – VERSTRAETE, M.(1959) »
      ° http://www.kaowarsom.be/documents/MEMOIRES_VERHANDELINGEN/Sciences_morales_politique/Hum.Sc.(NS)_T.XX,3_VERSTRAETE%20M._La%20nationalit%C3%A9%20Congolaise_1959.pdf
      SUITE
      II. NATIONALITÉ DE DROIT
      La nationalité de droit est l’appartenance juridique d’une personne à la population constitutive d’un État [4 ; 14, t. I, n» 339, p. 60] (1). A défaut du fait social qu’est une Nation, et qui en l’occurrence ne s’est pas encore manifesté, comme nous l’avons démontré, ce n’est que l’État, fait politique, qui seul peut être pris en considération pour déterminer la nationalité des ressortissants du Congo. « Que le territoire du Congo fait partie intégrale du territoire natio­nal et constitue avec le territoire de la Belgique métropolitaine le territoire national », il serait superflu d’y insister après le mémoire de notre confrère M. A. Durieux . L’exposé des motifs de la décla­ration gouvernementale du 23 juin 1953 au Parlement, relatif à la révision constitutionnelle, le déclara d’ailleurs de la façon la plus formelle et proposa de modifier en ce sens l’article 1er de la Constitution. Les ressortissants du Congo ne peuvent donc être en droit interétatique que des nationaux belges [53, n° 46]. Et pourtant, en droit constitutionnel, la nationalité belge devrait, en toute ri­gueur, leur être refusée, puisqu’aux termes de l’article 4 de la Constitution : « La qualité de Belge s’acquiert, se conserve, et se perd d’après les règles déterminées par la loi civile ». Or aucune loi n’a encore reconnu cette qualité à ceux que le Roi Baudouin dans son message du 13 jan­vier 1959 appela : « Mes chers compatriotes du Congo ». Dans les codes belges, on chercherait vainement à la table alphabétique, au mot « nationalité », le renvoi à un texte légal, qui permettrait d’attribuer une nationalité (1) déterminée aux ressortissants du Congo.
      (1) Novelles. Droit civil. T. I, v° nationalité belge 43 et nombreux renvois.
      Ce silence explique les divergences d’opinion qui existent à cet égard en Belgique, notamment entre les diverses administrations communales, entre celles-ci et les mi­nistères, et entre les ministères eux-mêmes. Notre con­frère, M. Sohier, insistait déjà en 1950, dans un article du J . T. O. (pp. 49 à 51) sur l’urgente nécessité de définir la situation juridique des Congolais dans la métropole pour mettre fin aux fantaisies des administrations dans l’établissement des cartes d’identité délivrés aux indi­gènes du Congo. […] En réalité, comme l’a rappelé M. A. Durieux dans son étude sur la Souveraineté et la Communauté bel go-congolaise (pp. 33 et s.), la doctrine est unanimement d’accord pour recon­naître aux indigènes du Congo la nationalité belge. Elle les distingue des Belges métropolitains en leur donnant la qualification de sujets belges qu’ils reçurent d’ailleurs au cours des discussions sur la loi du 18 octobre 1908. Mais jusqu’à présent le législateur omit « d’édicter une loi spéciale qui fixât ce qu’il fallait entendre par Belges (citoyens belges) et par Congolais » [19]. Si aucune loi métropolitaine ne reconnaît de façon expresse la qualité de Belge aux ressortissants du Congo,(L) Ann. pari., Sénat, 4.III.59, p. 466. par contre nombreux sont les textes de la législation coloniale où ils reçoivent la dénomination de « Congo­lais ».
      […]
      Depuis le dépôt de cette note de service, dont la rédaction remonte au 20 octobre 1958, des événements importants ont eu lieu : le message royal et la déclara­tion gouvernementale du 13 janvier 1959, les vœux émis au Congo au sujet de la « nationalité congolaise » par différents groupements et les promesses faites par le ministre M. V a n H e m e l r i j c k de les mettre à l’étude. Comment d’ailleurs pouvoir se faire illusion d’une part devant le fait de la consécration légale du terme « Congolais » et de la reconnaissance par les plus hautes autorités du Pouvoir exécutif d’une « population congo­laise », et d’autre part devant le déchaînement d’un natio­nalisme, qui, parti de l’Afrique occidentale, envahit, à travers l’Afrique centrale, l’Afrique orientale, de pou­voir encore différer plus longtemps de donner satisfaction à des minorités agissantes ainsi qu’à de nombreux Européens, inquiets pour leur avenir au Congo, quant à leur désir commun de voir reconnaître une nationalité propre au pays ? Il semble en conséquence qu’il serait peu heureux, si pas vexatoire, de maintenir un projet où serait donné aux ressortissants du Congo une qualification qui ne correspond plus aux exigences de la situation actuelle. Mais, à part la terminologie dépassée par les derniers événements, les principes suivants paraissent rester pleinement justifiés :
      1. Qu’il appartient au Pouvoir législatif souverain de déterminer la nationalité des ressortissants du Congo ;
      2. Que cette nationalité doit être réglementée, en détail, par le Pouvoir législatif local, en vertu d’une délégation du Pouvoir législatif souverain
      .3. Que le Pouvoir législatif souverain accorde aux ressortissants du Congo, domiciliés en Belgique les mêmes droits qu’aux « Belges ».
      1° La détermination de la nationalité des ressortissants du Congo.
      Ils sont de nationalité belge, avons-nous vu, mais de statut différent. Pourtant, en opposition avec cette situation de droit, la qualification de « Congolais » leur a été maintenue après la reprise de l’État Indépendant par la Belgique, et M. le Ministre du Congo a formelle­ment déclaré au Sénat, le 26 février 1959, qu’il avait mis à l’étude la recherche d’une solution pour leur accorder une nationalité propre. Reconnaître à une population qui n’a, à aucun moment de son histoire, manifesté de façon certaine une prise de conscience nationale, une nationalité différente de celle de l’État qui exerce régulièrement sur elle une souveraineté incontestable, constitue une impossibilité juridique et serait au surplus un fait sans précédent. Pourtant une solution ne pourrait-elle être trouvée dans la simple consécration de la terminologie actuelle par une loi du Pouvoir législatif souverain ? L’art. 4 de la Constitution déclare que« La qualité de Belge s’acquiert, se conserve et se perd d’après les règles déterminées par la loi civile ». Cet article ne prévoit qu’une seule sorte de Belges : ceux de statut métropolitain. Mais qu’est-ce qui pourrait empêcher le législateur de partager suivant leur origine géographique les nationaux en nationaux de statuts différents ? Il serait même inutile d’invoquer, à cette fin, le pouvoir résiduaire du Pouvoir législatif, dont il a usé dans des cas souvent douteux [56, n° 181-414], puisqu’une distinction de statuts n’est que la conséquence de l’article 1er de la Constitution qui reconnaît la spécialité législa­tive pour les territoires d’outre-mer. Vainement opposerait-on à cette division des Belges entre Belges de deux statuts différents l’article 6 de la Constitution qui proclame l’égalité de tous les Belges devant la loi. « L’égalité juridique visée n ’implique pas, déclare Wigny, que des lois identiques s’appliquent uniformément à tous les individus, mais il faut que ces différences soient justifiées par des raisons objectives qui ne trouvent pas leur fondement dans la personnalité même de l’individu » [56, n° 178],Et plus loin encore ü écrit : « Ce principe implique que les pouvoirs publics ne puissent justifier leurs actes par des considérations se fondant arbitrairement sur des qualités de personnes » [56, n° 188],« Les décisions doivent se fonder sur des règles générales préétablies sans distinction de personne » [56, n° 183] .En l’occurence, la loi ne ferait qu’attribuer un statut différent aux Belges de la Mère-Patrie et aux Belges du Congo, pour respecter leur caractère propre. Du moment que le législateur reconnaît deux sortes de Belges, comment lui refuser la compétence pour don­ner à ceux des territoires non métropolitains une appella­tion spéciale ? Ainsi, l’article 1er de la loi pourrait-il s’énoncer dans des termes équivalents à ceux-ci : « Sont Belges de statut de droit congolais, ceux qui acquièrent cestatut en vertu du Code civil du Congo. Ils conservent la dénomina­tion de « Congolais » .En réalité, ce ne serait qu’une anticipation sur l’union ou communauté belgo-congolaise, dans laquelle, à l’exemple du British Nationality Act de 1948, les res­sortissants du Congo auraient une double nationalité, congolaise et belge, comme dans le Royaume-Uni les membres du Commonwealth possèdent deux nationalités : la leur propre, et la nationalité britannique.Le jour où le Congo deviendrait un État, cette natio­nalité, congolaise de nom, mais actuellement belge de droit, deviendrait effective. Cette solution ne pourrait qu’être favorablement accueillie par les Congolais, en tant que favorisant leur nationalité de droit future et elle réserverait pour nous l’avenir.
      2° La r é g l e m e n t a t i o n d e l a n a t i o n a l i t é d e s C o n g o l a is Constitutionnellement, il appartient au Pouvoir lé­gislatif souverain de réserver au législateur ordinaire du Congo le soin de réglementer dans les détails la nationa­lité de ses ressortissants.Comme le déclara M. le Procureur Général H a y o i tde T e r m i c o u r t , dans un avis donné au sujet d’un procès où l’on invoquait pour refuser l’application en Belgique, d’un décret contraire à une disposition d’ordre public une loi qui réglait la même matière :« Un décret pris conformément à la Charte coloniale, c’est en réalitéune loi émanant de la souveraineté belge ».La Cour Suprême s’appropria cette argumentation, en reconnaissant qu’un décret édicté par le Roi, dans les limites des pouvoirs que la loi du 18 octobre 1908 sur le Gouvernement du Congo belge lui attribue, avait force de loi en Belgique par la volonté du législateur souve­rain (1).Il s’agit en réalité d’une délégation de pouvoir, mais tout à fait constitutionnelle, puisque l’article 78 de la Constitution autorise explicitement le pouvoir législatif à conférer au Roi des pouvoirs non prévus à la Constitu­tion, du moment que cette attribution se fait par des « lois particulières portées en vertu de la Constitution elle-même ».Or, tant la Charte coloniale qui accorde au Roi (1) le pouvoir législatif pour le Congo que la loi nouvelle qui lui réserverait la compétence pour organiser la nationalité « congolaise » constituent précisément des lois particu­lières prises en vertu de l’alinéa 4 de l’article 1er de la Constitution.
      (1) Journ. des Trib. d’Outremer, 1953, p. 177.
      Depuis la nouvelle orientation de notre politique à l’égard du Congo, il semble qu’il ne puisse être con­testé que cette solution s’impose.«Le pouvoir de décision, a proclamé la déclaration gouvernementaledu 13 janvier 1959, sera progressivement laissé à la population du Congo dans les domaines de plus en plus vastes »,et déjà le Conseil de législation, appelé à donner son avis sur les projets de décrets, comprend douze membres élus par les Conseils de province. Ainsi, dans une matière qui intéresse au plus haut point les habitants du pays, pourraient-ils faire entendre leur voix et donner leur opinion. Au surplus une réglementation faite par décret offrirait l’avantage de pouvoir être plus aisément modi­fiée suivant les contingences politiques futures.Enfin faut-il rappeler qu’une législation a d’autant plus de chances d’être acceptée qu’elle répond aux vœux de la population et a reçu l’adhésion de la conscience sociale ? C’est donc, surtout en l’occurrence, l’opinion des ressortissants même du Congo qui doit prévaloir.Des réformes, signalées depuis des années par la doctri­ne, s’imposent de toute urgence.La prépondérance donnée au jus soli est surannée, in­cohérente et conduit à des résultats aussi injustes vis-à- vis des intéressés que préjudiciables au pays. Bien que né de parents congolais, l’enfant né en dehors du terri­toire du Congo n’acquiert pas la nationalité de ses au­teurs. Ainsi l’unité de la famille dépend-elle du hasard de ses déplacements et le Congo perd-il une population qui normalement devrait lui revenir. Bien plus, cet enfant, selon la législation du pays où il a vu le jour risque d’être considéré comme apatride.
      Certaine doctrine et le Ministère du Congo belge et du Ruanda-Urundi tiennent pour tel l’enfant né en Belgique de parents congolais [53, n08 47-48].L’option de patrie exige la naissance sur le territoire, ce qui exclut de ce moyen d’acquérir la nationalité congolaise l’enfant né à l’étranger de parents congolais. Et une telle importance est donnée à la naissance « sur le sol de l’État » qu’il suffit que l’enfant y ait été domicilié durant l’année qui suit l’époque de sa majorité et pen­dant les trois années précédentes, pour qu’il acquière par option tacite la nationalité congolaise. C’est, comme le dit pittoresquement notre confrère M. J e n t g e n«un phénomène d’incorporation clandestine » [24, p. 264]. Cette importance donnée au jus soli se révèle encore dans l’option expresse : une déclaration d’option de la part de l’enfant né au Congo, durant l’année qui suit l’époque de sa majorité, est suffisante pour lui faire obtenir d’office la nationalité congolaise, sans le moindre contrôle ni au sujet de la sincérité de ses sentiments ni au sujet de son honorabilité. Par contre, le législateur commit une inexplicable inelegantia juris en n’exigeant aucune condition relative au lieu de naissance pour l’acquisition de la nationalité congolaise par reconnais­sance, alors que précisément dans ce cas le jus sanguinisest des moins certain [53, n° 50]. S o l u s ne nous signale-t- il pas que, dans les territoires d’outre-mer, des citoyens français pratiquent une philantropie intéressée, en recon­naissant, contre rémunération, des autochtones désireux de changer de statut ? [44, p. 53].Le mariage d’une femme étrangère avec un Congolais reste sans effet sur sa nationalité [54, n° 54]. D’où l’indignation du Congolais, qui a épousé une étrangère, de devoir payer en Belgique pour son épouse la taxe d’étranger, dont est dispensé son compatriote de statut métropolitain.
      [….]
      3° La SITUATION DES CONGOLAIS EN BELGIQUE.
      Comme le disait M. A. S o h i e r déjà en 1950 : la situa­tion juridique des Congolais en Belgique doit être défi­nie (1). Or, elle y reste toujours incertaine. M. le Sénateur Henri R o l i n le signalait encore à la séance du 4 mars 1959 (!).Comment concilier cette position ambiguë du Congo­lais avec la qualification que leur donna le Roi dans son message du 13 janvier 1959 « mes chers compatriotes » et avec le désir exprimé par la déclaration gouvernementale de la même date de voir les « deux peuples associer leur destin » ?Si l’on veut vraiment cette association, il importe au premier chef que les Belges d’Afrique, se sentent chez eux en Belgique, qu’ils y soient réunis avec les Belges d’Europe en une seule communauté nationale,« condition essentielle, disait M. S o h ie r, pour qu’un jour, libres dedécider de leur sort, ils choisissent le maintien de l’association actuel­le ».
      (1) Journ. des Trib. d’Outremer, 1950, p. 49.
      […]
      En terminant, nous croyons pouvoir dire que si une loi du Pouvoir législatif souverain :1° Reconnaissait aux ressortissants du Congo la qualification officielle de Congolais, dans la nationalité belge de droit ;2° Confiait au Pouvoir législatif du Congo, où doréna­vant ils pourront faire valoir leur avis, le soin de régle­menter cette nationalité congolaise et notamment la naturalisation congolaise ;3° Assurait aux Congolais, domiciliés en Belgique, les mêmes droits qu’aux Belges métropolitains.
      Une large satisfaction serait accordée aux vœux qu’ont émis plusieurs groupements congolais et des Européens résidant au Congo.Cette loi prouverait au surplus aux ressortissants du Congo la loyauté des intentions de la Belgique de favori­ser la formation de leur nation en construction et prépa­rerait, pour la future union entre la Belgique et le Congo, une citoyenneté comparable à celle du Commonwealth à contenu variable suivant la localisation géographique de celui qui en bénéficie.] »}

  20. PS
    # A notre illustre Mayoyo, encore à propos des Banyarwanda ou Banyamulenge qui seraient des Congolais authentiques comme tous les autres Congolais !?!
    Sans doute allez-vous une fois de plus m’accuser de n’en avoir qu’une perception, c’est votre nouveau slogan mais la réalité que vous ne pouvez nier est que je vous ai posé plus d’une fois une question à laquelle vous n’avez osé répondre. Vous prenez à juste titre acte de la présence d’éleveurs tutsi au Congo avant 1885, c’est votre argument massue, comment expliquez-vous alors que ni l’administration ni les scientifiques du terrain belges assez sourcilleux n’aient jamais comptabilisé dans leurs statistiques et dictionnaires linguistiques et ethnographiques le kinyarwanda comme une langue congolaise et les Banyarwanda comme un groupe ethnique Congolais ???
    # Moi je vous ai répondu la « réalité » : les autochtones, l’administration et les scientifiques belges – comme eux-mêmes les Banyarwanda – ont toujours considéré les banyarwanda comme toujours des étrangers au Congo, des immigrés venus du Ruanda-Urundi ou du Rwanda et du Burundi au fil des années surtout au XXème siècle au gré de leurs besoins et déboires qui n’ont pas manqué au Rwanda et au Burundi.
    Les documents de l’époque que j’ai lu là-dessus ne se sont jamais hasardés à mélanger les Rwandais et Burundais aux Congolais parce que leur bonne connaissance du terrain les leur présentaient en tout point de vue différents de ces derniers, étrangers.
    Qu’avez-vous à répondre là-dessus ???

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