Discours de "Joseph Kabila" aux Nations Unies

Nationalité: Le « raïs » ouvre la boîte de Pandore

Le Tout-Kinshasa-politique ne parle que de ça. De quoi s’agit-il? Il s’agit de la controverse autour de la nationalité de l’ancien « gouvernator » du Shaba-Katanga Moïse Katumbi Chapwe, muloko yake, pardon, le frère cadet de l’ex-homme d’affaires prospère Raphaël Soriano Katebe Katoto. Les « super faucons » de l’ex-Kabilie sont décidés à empêcher « Moïse » à voir la Terre promise. Ils l’accusent de détenir la nationalité italienne en plus de la nationalité congolaise. Pour eux, « Chapwe » est « non-partant » pour la prochaine élection présidentielle. Ancien conseiller spécial (CS) en matière de Sécurité du « raïs-président », alias ex-commandant suprême des FARDC, de la Garde républicaine et de la police nationale, Pierre Lumbi Okongo qui sait tout sur tout serait prêt à pilonner les positions de son ex-patron. Il a aligné des « orgues de Staline ».

Quelle mouche a pu piquer le « raïs » hors mandat à ouvrir la boîte de Pandore qui renferme des demi-vérités qui sont loin d’être à son avantage?

Selon mon ami qui sait tout sur tout et presque tout sur rien sur les cancans de Kinshasa-Lez-Immondices, on a rarement vu Bwana Pierre Lumbi Okongo, Mtoto wa Maniema, piquer une telle colère.

Samedi 17 mars, l’ancien « CS » qui est devenu vice-président de la toute nouvelle coalition des « Katumbistes » dénommée « Ensemble pour le changement » – à ne pas confondre avec « La République en marche » d’Emmanuel Macron -, a lancé des paroles comminatoires en direction des membres de son ancienne famille politique les mettant en garde face à la polémique sur la citoyenneté congolaise de « Moïse ».

A en croire mon ami qui sait décidément tout sur tout, tout a commencé avec des propos tenus par l’ex-mobutiste débauché André-Alain Atundu Liongo au cours d’une interview accordée à la télévision commerciale RTGA de Tatu Pius Muabilu Mbayu Mukala. Réagissant à l’annonce de la candidature de « Moïse » à la Présidentielle prévue le 23 décembre 2018 – si tout va bien -, cet ex-mobutiste qui n’a pas encore tiré les leçons du passé a déclaré que « Katumbi est disqualifié par sa double nationalité ».

Selon mon ami, Bwana Lumbi a vu rouge à l’image d’un taureau qui voit un chiffon rouge en face. Il a aussitôt décidé d’animer un point de presse au cours duquel il a qualifié ces « accusations » de « fausses ». Mon ami de me souffler dans le creux de l’oreille quelques propos belliqueux tenus par ce Mtoto wa Maniema: « Si on veut parler de la nationalité, qu’on déballe tout de tout le monde ». Okongo aurait ajouté: « Que ceux qui pensent être plus Congolais que Katumbi lèvent leurs petits doigts et ils auront secoué la niche des abeilles ». Kokamua! Mama yake na Mama! « Mama mia », diraient les Espagnols. « Bualu bwa dikema », aurait dit notre regretté Tatu Etienne.

OKONGO ATI MUTU BAKATA

Pierre Lumbi Okongo

D’après mon ami qui adore le « parler kinois », Okongo ati mutu bakata. Advienne que pourra! L’ex-CS n’a apparemment plus rien à perdre en croisant le fer au « raïs » sans mandat dont la force se limite en sa capacité à ôter la vie aux dignes fils Kongomani. L’ami de me souffler à nouveau dans le creux de l’oreille quelques autres paroles dignes d’un procureur prononcées par Bwana Lumbi: « Toutes ces accusations ont pour source le Président de la République, Joseph Kabila. Katumbi n’est pas en conflit avec la justice mais plutôt avec le président de la République. Recrutement de mercenaires, spoliation immobilière et aujourd’hui on parle de la nationalité ».

Avec ma naïveté habituelle, je me suis hasardé à poser une question à mon ami: « Entre Moïse et le raïs, qui est Congolais et qui ne l’est pas? » L’ami me lance un regard noir et tonne: « Tu vis sur Terre ou ailleurs? ».

Redevenu plus calme, il me dit: « Quelle mouche a pu piquer le raïs pour laisser ses porte-flingues déclencher une querelle aussi suicidaire? ».

Voyant que je ne comprenais toujours rien à rien, l’ami vient s’asseoir à mes côtés. Il m’explique: « Le Papa de Moïse était un Muzungu. Un Mundele. La maman, elle, est une Congolaise issue de la tribu Bemba Sanga. Elle aurait même des liens avec le roi des Bayeke. Le peuple bemba vit à cheval entre la province du Katanga et la Zambie. Katumbi est né à Kashobwe. C’est un Congolais d’origine par sa mère ». « Et le raïs? », lui ai-je rétorqué.

Embarrassé, l’ami se lève et commence à faire les cent pas. Il parle sans croiser mon regard: « Le raïs a plusieurs lieux de naissance. Certains parlent de Hewa Bowa II, une localité qu’on ne peut pas localiser. D’autres parlent de Fizi, Lulenge et Mpiki. Sa mère, Sifa Mahanya, n’est pas sa véritable mère. Son père, le Mzee Kabila, n’est pas non plus son véritable père. Avant de s’appeler ‘Joseph Kabila’, le raïs portait les patronymes de Mtwale et de Kanambe. Il se prénommait Hyppolite ». « Ouf! », ai-je lâché.

Mon ami se tait un moment et poursuit: « Pour être candidat Président de la République chez les Kongomani, il faut être Congolais d’origine. Ce n’est pas moi qui le dis. C’est l’article 72 de la Constitution qui le dit. Le raïs a fait le service militaire dans l’armée tanzanienne. Était-il à l’époque Congolais d’origine ou Tanzanien? » Pour l’ami, le raïs a ouvert la boîte de Pandore.

Erudit et croyant, mon ami cite une expression latine tirée du livre des Psaumes: « Omnis homo mendax ». Voyant mon air incrédule, il traduit: « Tout homme est menteur ».

 

Par Robert Yuka ea Djema
© Congoindépendant 2003-2018

34 réflexions au sujet de « Nationalité: Le « raïs » ouvre la boîte de Pandore »

  1. Je suis gêné, voire retissant à l’idée d’aborder ce sujet. L’ambiguïté du mot nationalité exige beaucoup de prudence dans son utilisation. L’appartenance à un État ou à un aspace géographique donné, c’est à quelques mot la définition du mot  » nationalité ». Il y a une centaine d’années, nos pays n’étaient pas des États dans l’acception moderne de ce mot. Des massacres, des génocides, des pogroms ont été perpétrés au nom de ce mot. Les tracées des frontières en Afrique ont été opérées selon la volonté et les intérêts bien compris des aventuriers, envahisseurs et enfin des colonisateurs. Il y a une chose pour laquelle je dois être reconnaissant au Président Mobutu, c’est d’avoir sauvegardé et consolidé l’unité nationale, il a poursuivi l’œuvre pour laquelle notre héros national, ( le vrai ) a donné sa vie. Grâce à cette action salvatrice, j’ai parcouru notre beau pays de l’est à l’ouest, du nord au sud. Moi qui suis du centre du Congo, j’ai tissé des liens d’amitiés avec des nombreux compatriotes des cultures, des religions et d’obédiences politiques diverses. Le nationalité ne doit pas être un mot tabou, on doit en parler, engager le débat dans le respect des uns et des autres. Le monde étant tel qu’il est, c’est à dire fait d’intérêt et des rapports de force, chaque pays à le droit, voire l’obligation de définir ou déterminer sa politique en fonction de ses intérêts et des réalités qui lui sont propre. Appartenir à une communauté nationale, c’est en accepter le droits et les devoirs, en consentir le cas échéant les sacrifices. De ce point de vue, la vigilance doit être de rigueur, si non, l’angélisme risque de produire des catastrophes susceptible d’anéantir toute volonté de vivre ensemble. Je suis congolais chevillée au corps, j’aime mon pays plus que tout, mais je refuse le nationalisme obscurantiste qui rétrécit l’épanouissement et l’ouverture vers les autres. Un grand homme politique Français disait: le nationalisme c’est la guerre, il précède le fascisme qui est le niveau fini de la bestialité humaine. L’Italie de Mossolini, le Japon des Empereurs, et le régime Nazi qui a enfanté un des plus grands criminels que l’humanité ait jamais connu en sont les illustrations. On doit aimer son pays, c’est même une nécessité pour mieux le servir, mais en restant lucide et solidaire.

    1. Ailleurs, un bon citoyen est celui qui respecte la loi du pays d’accueil,paie ses impôts et ses taxes municipales;l’origine importe peu mais en lisant la Constitution Ruandaise,tout RdCongolais digne doit se poser des questions …
      Également,je suis Congolais chevillée au corps,dans le respect strict de la loi du pays;j’aime mon pays plus que tout,mais je refuse le nationalisme obscurantiste qui rétrécit l’épanouissement et l’ouverture vers les autres.
      Mais face à la constitution Ruandaise sur la question de sa nationalité le nationalisme obscurantiste qui défend notre beau pays la RdCongo a sa place…Selon la constitution Ruandaise;Un Ruandais est Ruandais à Vie càd malgré la nationalité acquise ailleurs;on reste Ruandais une fois sur le sol Ruandais;les Ruandophones RdCongolais deviennent un danger pour la RdCongo ;donc, les Ruandais ne devraient pas bénéficier de la nationalité RdCongolaise à cause de l’impossibilité d’extradition advennant les poursuites judiciaires.
      De ce fait ,observer vous même la vitesse par laquelle le Colonel Tshibangu a été extradé alors pourquoi pas M.Laurent Nkunda,M.Makenga et autres Ruandophones se trouvant au Ruanda leur pays d’origine;ils sont couverts à vie par la constitution Ruandaise malgré les graves accusations commises en RdCongo.
      Tenant compte de la logique de la constitution Ruandaise sur sa nationalité les Ruandais ne devraient pas bénéficier de la nationalité RdCongolaise;donc,le législateur RdCongolais doit vraiment faire attention pour le cas Ruandais:Pour moi et aussi longtemps que cette logique Ruandaise sera en vigueur au Ruanda;tous les Ruandophones RdCongolais doivent être écarter des nos services des sécurités-Police-Armée-Douane-Ministère des Finances-Ministère des affaires étrangères et plafonner ainsi leur carrière dans tous les secteurs de la vie nationale;la constitution Ruandaise oblige.
      Vive la RdCongo…

  2. Si la nationalité est définie comme un « groupe humain uni par une communauté de territoire, de langue, de traditions, d’aspirations, et qui maintient ou revendique son existence en tant que nation », cela va sans dire que ce n’est pas n’importe quel individu qui s’arrogera le droit d’en prendre les rênes.
    Un quidam se présente, bien mis, décoré même, et qu’on prendrait pour un gentleman et patriote; mais au fil des années, on finit par découvrir que ce n’était qu’en fait un imposteur, à la solde des intérêts étrangers, prêt à aliéner tout ce qui peut l’être pour contenter ses mentors.
    En 1854 le chef amérindien Seattle, tenait ce discours au gouvernement américain qui lui proposait d’abandonner sa terre aux blancs et promettait une ‘réserve ‘pour le peuple indien : « Les morts des Blancs oublient le pays natal quand ils s’en vont dans les étoiles. Nos morts n’oublient jamais cette terre si belle, puisque c’est la mère des Peaux-Rouges. Nous faisons partie de la terre et elle fait partie de nous. Les fleurs qui sentent si bon sont nos sœurs, les cerfs, les chevaux, les grands aigles sont nos frères; les crêtes rocailleuses, l’humidité des prairies, la chaleur du corps des poneys et l’homme appartiennent à la même famille, Cette terre est sacrée pour nous. Cette eau scintillante qui descend dans les ruisseaux et les rivières, ce n’est pas seulement de l’eau, c’est le sang de nos ancêtres. Si nous vendons notre terre, vous ne devez jamais oublier qu’elle est sacrée. Vous devez apprendre à vos enfants qu’elle est sacrée, que chaque image qui se reflète dans l’eau claire des lacs est comme un fantôme qui raconte des événements, des souvenirs de la vie de ceux de mon peuple. Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père. » (Fin de citation)
    Mais en revanche, le Congolais lui dirait: « TOTEKA MBOKA’ ANGO TOKABOLA MBONGO ». Il abandonne ainsi sa Terre aux prédateurs de tous bords: Rwandais, Ougandais, Burundais, Tanzaniens, Multinationales,…. QUEL PEUPLE!

  3. Devrait-on interdire aux congolais de débattre du thème de nationalité ? NON. On voit désormais que des spécialistes de l’intimidation même du meurtre qui hier ont accompagné le célèbre sans papier débarqué un certain 17 mai 1997 à Kinshasa devenir volubile.On parle même d’un essaim d’abeilles qu’il ne faut pas toucher au risque de tout emporter. Tacitement, il reconnait que le problème se poserait aussi pour son ancien chef Kabila et pourquoi aujourd’hui dirait-il la vérité au sujet de son nouveau chef. Ne dit-on pas, qui a bu, boira ? Doit-on continuer dans notre pays dans le culte du secret pour des choses si simples ? Tous les congolais ont le droit de savoir tout concernant la personne qui aspire à les diriger sinon allez faire vos affaires et là personne ne sera curieux.C’est le prix à payer lorsque l’on aspire être un personnage public.

  4. Ils doivent aussi denoncé la nationalité Rwandaise de azarias ruberwa, bizima kahara,nyarugabo qui occupent notre pays depuis 20ans.
    Et c mm « katumbi »doit nous(congolais) dire qui sont ses vrai parents.pcq c notre droit de connaitre des personnes qui pretendent nous dirigé.pcq nous ne voulons plus des etrangés a la tete de nos institutions. Nous avons deja un tutsi rwandais » kabila joseph » a la tete de notre pays,que l,occident ns ont imposé. Et c mm occident veut ns imposé un autre etrangé(zambien-italien) katumbi a la tete de notre pays.et cela au vu de tous.
    Enough is enough.

  5. L’ancien président Jerry Rawlings considéré comme le père de la démocratie au Ghana, est de père Britannique, Le président Alassan Ouattara qui vient de redresser la Côte d’Ivoire après une guerre civile meurtrière de 10 ans, est d’origine Burkinabé, L’actuel Président Seretse Lan Khama du Botswana, un pays toujours cité en exemple pour sa réussite économique, est de mère Britannique, Par contre, l’ancien Président le feu Mobutu du Zaïre et l’actuel du Congo Brazzaville Sassou Nguesso, sont des vrais fils du pays qui ont ruinés et détruits leur pays Je suis totalement d’accord avec l’analyse de notre compatriote Elombe qui a cité un grand homme politique français qui disait que le nationalisme c’est la guerre. Donc, le rejet de l’autre, c’est cette triste image qu’offre toujours l’Est du Congo ravagé par des conflits ethniques à caractère multiple entre Hutu et Tutsi, Hema et Lendu, Pygmées et Balubakat, Hunde et Nande, etc. Moïses Katumbi, doit être jugé à travers son bilan en tant qu’ancien gouverneur du Shaba et sur l’origine de sa fortune certainement mal acquise et non sur sa nationalité, d’ailleurs l’effet tout simplement qu’il avait été autorisé à participer aux élections quand il s’était fait élire gouverneur du Katanga, était de facto une reconnaissance de sa nationalité. Chaque jour on fustige, les rwandophones, hier Badibanga, aujourd’hui Moïses Katumbi et çà sera qui demain ? Ce genre de discours qui n’honore pas la lutte du peuple Congolais contre la dictature, est certainement contre productif parce qu’il donne parfois des arguments à la mafia soutenant Kabila pour plaider sa cause auprès de la Communauté Internationale. Stop aux polémiques inutiles ! et il est donc urgent et crucial de procéder au recensement biométrique de la population pour identifier les congolais enfin de résoudre définitivement ce problème de la nationalité.

    1. MbutaVanza,

      D’après vous, pourquoi depuis la  »libération » par les  »libérateurs » afdliens, on a pas jugé utile de procéder au recensement de la population ? D’après vous, pourquoi – à ce jour, les congolais n’ont toujours pas de carte d’identité ? Hein ?

    2. @vanza lutonda sébastien.

      Quand il était Président des USA, Obama ne cachait pas ses origines kenyane. Il disait que son grand-père était cuisinier chez les colonisateurs britaniques. Il se rendait au village de son papa, quand il était encore sénateur. Dans le cadre de la campagne électorale de 2007,Sarkozy rencontre des jeunes français. Une jeune dame pose à Sarkozy la question sur les moutons égorgés dans les salles de bain par les musulmans français, en brandissant ses origines algériennes. L’ancien président français lui avait répondu qu’elle n’est pas algérienne, mais française. Et que, lui, Sarkozy n’est pas hongrois,mais français. Il visitait la famille des ses parents en Hongrie.
      Chez nous, les Congolais d’origine étrangère cachent celle-ci. Ils tiennent à se faire passer pour des congolais de souche en adoptant en catimini des tribus congolaise. Or il n’ y a pas de honte d’être congolais d’origine étrangère. Personne au Congo ne conteste la congolité de Dokolo Sindika, Olivier Kamitatu, Bamanisa,..

      Même s’ils font de la politique politicienne, Alain André Atundu Liongo et Pierre Lumbi,ne sont pas n’importe qui au Congo. Les deux sont des barbouzes professionnels, ayant assumé des hautes responsabilités dans leurs secteurs. S’ils parlent, on doit les écouter…

      Dans un pays qui se respecte, le fauteuil présidentiel n’est pas le banc d’un jardin botanique, sur lequel n’importe qui peut poser son derrière. C’est réservé exclusivement aux fils du pays.

      La Côte d’Ivoire n’est pas vraiment réconciliée. Le pays d’Houphouët Boigny est toujours divisée. Les partisans de Gbagbo ruminent toujours. Ils subissent la justice des vainqueurs. Parmi les immigrants esclaves en Libye,il y avait des Ivoiriens fuyant la misère de leur pays. Selon un reportage, la ville ivoirienne de Bouake se vide de sa jeunesse. Au niveau du PIB/habitant, la Côte d’Ivoire occupe la 22è place en Afrique. Quand on pose à Ouatara la question s’il sera candidat en 2020,il reste évasif. Il répond: « on verra » .Donnant ainsi l’impression qu’il tient …

    3. TRES BIEN DIT CHER COMPATRIOTE.

      LA MAFIA DES VOLEURS ET JOUISSEURS AUTOUR DU BANDIT SANGUINAIRE DE KINGAKATI VOUDRAINT VEHICULER CE XENOPHOBISME ET PASSR LEUR POULAIN TANZANIEN POUR VRAI CONGOLAIS AFIN D’ECARTER LE MEME KATUMBI QU’ILS CELEBRAIENT JADIS DANS LEUR BANDE-VOMIE PPRD-MP..

      POUR CES TRAITRES, ET LA CHORALE DE PSEUDO-INTELLECTUELS INCLU DES TONNEAUX VIDES FAISANT TROP DE BRUIT ICI SUR CIC, CRACHER SUR NOTRE CONSTITUTION POUR SE CRAMPONNER ILLEGITMEMENT ET ILLEGALEMENT AU SOMMET SERAIT PLUS ACCEPTABLE QU’UN DIGNE FILS DU PAYS TEL QUE NOTRE COMPATRIOTE MOISE KATUMBI AYANT UNE MERE OU UN PERE ETRANGER(E).

  6. Lidjo a tout à fait raison.
    Nous avons le droit de débattre autour de la nationalité de ceux qui aspirent nous diriger demain. La déstabilisation du Congo tire en partie sa source dans le flou qui entoure les origines de ceux qui sont aux manettes. Aujourd’hui Pierre Lumbi jure sur la nationalité Congolaise de Katumbi. C’est ce qu’il a fait hier avec « Raïs sang pour 100 » , etqu’il remet en cause.
    Delly SESANGA a botté en touche sur cette question chez top Congo.
    NOUS ATTENDONS IMPATIEMMENT QUE PIERRE LUMBI SECOUE FORTEMENT L’ESSAIM D’ ABEILLES. Même lui sera « pique par la piqûre », parce que COMPLICE !

  7. L’ESCROQUERIE INTELLECTUELLE DES MITU KABAKATA SONT NOMBREUX AU KONGO, C’EST POURQUOI IL Y A RIEN DE BON AU KONGO.
    LE GRAND KONGO EST EN FACE DE SES PROPRES FILS ET FILLES TRAITRES QUI DEFENDENT LES INTERETS DES MAFIOSIS. CE N’EST PAS ETONNANT QUE DANS CE PAYS KONGO, LE MENSONGE ET LE BRIGANDAGE SONT DEVENUS UNE PHILOSOPHIE.
    CELUI QUI N’EST PAS ARME DES CONNAISSANCES EST FACILEMENT MANIPULABLE, QUE L’ON NE PRENDS PAS LES AUTRES COMPATRIOTES POUR DES IMBECILES ET NAIFS POUR NOUS FAIRE GOBER TOUS LES MENSONGES D’OU QU’ILS VIENNENT.
    CELA VEUT DIRE QUE SI ON EST DE LA TRIBU BEMBA SANGA, TRIBU QUE L’ON TROUVE EGALEMENT EN ZAMBIE, CELA SIGNIFIE QUE L’ON A LE DROIT DE BRIGUER LA MAGISTRATURE SUPREME.
    AUTREMENT, ON POURRAIT DIRE QU’UN MUKONGO DU KONGO BRAZZA, D’ANGOLA, DE CABINDA, GABON A LE DROIT ABSOLU DE POSER SA CANDIDATURE A LA MAGISTRATURE SUPREME. COMME LES MENSONGES NE TUENT PAS AU KONGO, AINSI, LES MEMES MENTEURS ET BRIGANDS NOUS FERONT CROIRE QUE HIPPOLITE KANAMBE EST UN MUKONGO NE AU RWANDA, DONC A LE DROIT ABSOLU DE BRIGUER LE TROISIEME MANDAT. CHAQUE PAYS A SA CONSTITUTION, SES PROPRES LOIS ET PERSONNE A LE DROIT DE PIETINER LES LOIS DE SON PAYS ET PERSONNE EST AU DESSUS DE LA LOI, A MOINS QUE L’ON SOIT UN MENTEUR ET UN BRIGAND, UN HORS LA LOI.
    CES MENTEURS, BRIGANDS, HORS LA LOI, INCIVIQUES SONT NOMBREUX A L’EST DU PAYS OU VIENT LE MAL KONGOLAIS. CE N’EST PAS ETONNANT QUE CERTAINS PAYS LIMITROPHES COMME RWANDA, OUGANDA, BURUNDI.. FONCTIONNENT COMME UNE MONARCHIE AU GRAND KONGO.
    VU SON POIDS LOURD DE FLIBUSTIER, SORIANO MUTU KABAKATA VA SUREMENT INFLUENCER CERTAINS ESCROCS DE LA PRESSE DE MEDIATISER SA CANDIDATURE AUX ELECTIONS KONGOLAISES DE DECEMBRE 2018, LESQUELLES N’AURONT PAS LIEU.
    A BON ENTENDEUR, SALUT.

  8. Cher compatriote Mwabilu,
    Je suis entièrement d’avis avec vous.
    L’étranger trahit toujours quelque part.
    Quand on n’a pas ses racines bien ancrées quelque part, on finit toujours par trahir, et les exemples sont legion.
    Même Napoléon (d’origine corse) fulminait contre la France métropolitaine et promettait de se vanger.

  9. À la différence des vrais Kongolais purs sang pure souche de père et de mère, de génération en génération qui participent dans ce forum, qu’on reconnaît facilement par leurs apports positifs, les Kongorais infiltrés faux Kongolais de carte d’électeur moitié Tutsi moitié inconnue sont mal à l’aise quand on aborde l’épineux problème de nationalité de leurs faux leaders (Kanambe alias Joseph Kabila, Moses Soriano Carlo Gambino alias Moïse Katumbi Chapwe, Azarias Ruberwa, Vital Kamehre, Pierre Lumbi etc…) fabriqués sur mesure par les ennemis extérieurs et intérieurs du Kongo pour tromper, manipuler, distraire la population du KONGO RDC (République Démocrature du Congo-Kinshasa)…

    Sous le labyrinthe de Kingakati ou crèche l’imposteur usurpateur d’identité Kongolaise Cheval de Troie du Rwanda au Kongo, ils (faux politiciens Kongolais et Kongorais corrompus médiocres toutes tendances confondues) ont ouvert la boîte de Pandore sur leurs propres nationalités douteuses…

    Moses Soriano Carlo Gambino alias Moïse Katumbi est Juif-Zambien-Greco-Italien, l’homme aux multiples nationalités et différents passeports se croit indispensable pour le Kongo, ses fanatiques aveugles manquent d’arguments pour prouver sa Kongolité, nous (Peuple Kongo Souverain) n’en avons rien à branler…

    Kongo vraiment elata elamba ya mawa na mokuya banda ba mitu felo lokola buatu na ba minu songe ya ba Pangolins Tutsi Nilotiques bakotela biso ti na chambre à coucher. La classe politique Kongolaise Bantoue médiocre corrompue qui compose avec ces Occupants Envahisseurs Tutsi Nilotiques Banyarwanda Banyamulenge est maudite de génération en génération…

    Presque tous (Felix Antoine Tshilombo, José Makila, Delly Sessanga, Pierre Lumbi, John Numbi, Thomas Luhaka, Eve Bazaiba, Bitakwira, Eliezer Ntambwe, Soriano Carlo Gambino alias Moïse Katumbi et Cie) ont des différentes manières (mariage, consanguinité, enfants, parenté, intérêts, héritage…) de près ou de loin des atomes crochus avec la grande famille race des vipères Tutsi Nilotiques nomades sans terre venus tout droit du Tigré via le Yémen pour se sédentariser de force au Kongo de Kimpa Vita, Kimbangu, Lumumba, Mulele, Anuarite Nengapeta, Malula…

    Vivement un recensement comme dans les années sous l’ère Mobutu en bonne et due forme pour séparer le blé (Vrais Kongolais Bantous et Pygmées jusqu’à la 10e génération) de l’ivraie (Kongorais faux Kongolais de carte d’électeur infiltrés Tutsi et autres) avant de reconstruire le Kongo sur des bases solides, sur une fondation durable, voilà pourquoi seuls les Anges moissonneurs serviteurs du Très Haut l’Unique Véritable Dieu Tout-Puissant Créateur Souverain Redoutable Nzambe Tata qui peuvent faire cette séparation miraculeuse devraient aider le KONGO à se doter des institutions étatiques fortes pour faire ce tri judicieux…

    La luta continua la Victoria e Certa. Ingeta

  10. QUI EST PLUS CONGOLAIS QUE KATUMBI DONT ON CONNAÎT AU MOINS LA NATIONALITÉ DE MAMAN, QUI EN PLUS EST D’UNE LIGNÉE ROYALE.
    On dirait que ces gens de la MP sont décidés à S’AUTO-NOYER.

    Sinon comment peut on comprendre qu’après leur grande bourde dans la loi électorale(promulguée et dont on ne doit pas faire marche arrière, sinon la COUR CONSTITIONNELLE confirmerait tout ce que les filles et fils de la RDC pensaient et pensent d’elle: d’ÊTRE AU SERVICE DE LA KABILIE), après cette bourde qui les conduit à leur auto-ruine, qu’ils N’AIENT PAS COMPRIS QUE CETTE QUESTION DE NATIONALITÉ ASSURE LEUR NOYADE DÉFINITIVE!
    Juste un petit conseil pour eux: QUI REGARDE AU SEIN DE LA MP, IL Y A CERTAINEMENT LES GENS QUI TRAVAILLENT CONTRE LA MP ET LE PPRD EN PARTICULIER!

  11. Kabila est Rwandais mais ce qui l’a vraiment trahi c’est sa mauvaise foi. Il a fait souffrir les congolais et continue a les faire souffrir en s’enrichissant trop sans s’occuper de la population congolaise. S’il nous avait mis a l’aise on aurait oublie cette histoire de nationalite.

    Je ne suis ni pour ni contre Moise Katumbi mais vous qui contestez sa candidature, pouvez-vous citer des noms (congolais) des gens que vous souhaiteriez voir au pouvoir ?

    Puisque dans tout ca, il faut savoir que c’est un homme integre qu’il faut au pouvoir qu’il soit de telle ou telle origine mais qui a vecu au Congo et considere le Congo comme son pays. Quand Kabila a pris le pouvoir, il ne connaissait rien du Congo mais il vous dirige depuis bientot 20 ans mais malheureusement lui il n’est pas integre.

    1. BIEN DIT.

      CECI DEVRAIT METTRE FIN A CE DEBAT STERILE QUI N’INTERESSE QUE DES PSEUDO-NATIONALISTES INCLU DES NGBANDA-ISTES FAINEANTS ASSIS DEVANT LEUR ECRAN DANS LEUR SALON A BRUXELLES, PARIS, TORONTO, ET JOHANNESBOURG, OU ENCORE CEUX « DEBOUT » SOUS LEUR MANGUIER A LIMETE.

  12. Les « Tutsis congolais »: une assertion mensongère!
    Par Chryso Tambu, publié le 12 décembre 2017

    Ils sont plusieurs – ces « intellectuels » ou pseudo-lobbyistes congolais – à tenter de défendre la « cause » d’une catégorie des originaires du Ruanda-Urundi, particulièrement celle de la classe sociale tutsi venue du Rwanda. Après Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo et Jnfb Bondekwe (prétendument un Congolais), la dernière tentative sur les réseaux sociaux revient à un certain Basile Diatezwa sur le mur facebook de Jnfb Bondekwe qui partage d’ailleurs son avis. Ayant identifié par l’ordonnance-loi 71-020 du 5 janvier 1972, selon Basile Diatezwa, non seulement une violation des « droits acquis des personnes originaires du Rwanda et du Burundi établies au Zaire entre Janvier 1950 et Juin 1960 » mais aussi des « contradictions », semble-t-il, qui « vont s’aggraver avec la loi 81-002 du 29 juin 1981… » et de nature à causer préjudice à la « nationalité congolaise d’origine » reconnue à la population d’expression kinyarwanda, d’après lui, depuis la Table Ronde et « confirmée » par l’article 6 de la Constitution de Luluabourg ». Basile Diatezwa se trompe!

    La toute première observation à faire est que Basile Diatezwa ignore que l’ordonnance-loi 72-002 du 5 janvier 1972 rendait caduque celle du 26 mars 1971 portant numéro 71-020. Et le retrait d’un privilège – une naturalisation collective – n’est pas une violation d’un droit!

    Fondant son argumentation sur l’article 6 de la Constitution de Luluabourg, Basile Diatezwa se perd dans son raisonnement. Il est écrit à l’alinéa 1 qu' »Il existe une seule nationalité congolaise », tout en précisant à l’alinéa 2, qu' »elle est attribuée, à la date du 30 juin 1960, à toute personne dont un des ascendants a été ou est membre d’une tribu ou d’une partie de tribu établie sur le territoire du Congo avant le 18 octobre 1908″. Et Basile Diatezwa a tort de considérer cette « population d’expression kinyarwanda », notamment des Tutsis ou « Banyamulenge », comme étant une tribu et de surcroit une tribu congolaise! Alors que, d’après la toute première carte ethnographique du Congo-Belge présentée par le révérend père Moellar de Laddersous en 1910, la présence d’une tribu tutsi, encore moins hutu n’est signalée! Cette information est relayée par l’archiviste belge EJ Vanderwood qui publie en 1939 de la documentation relative à la région du Kivu et qui couvre la période de 1870 à 1918. Et dans l’Encyclopédie du Congo Belge, Tome 1, au chapitre 1er consacré au recensement de toutes les tribus ou ethnies du Congo-Belge, la « tribu » ou « ethnie » tutsi et hutu ne sont pas répertoriées. Par conséquent, l’ordonnance-loi 71-020 du 26 mars 1971, laquelle accordait collectivement, dans un premier temps, la nationalité congolaise aux personnes originaires du Ruanda-Urundi établies « au Congo à la date du 30 juin 1960 », se justifiait.

    Cependant, moins d’un an après exécution de la loi, cette première naturalisation collective sera déclarée nulle et non avenue par l’ordonnance-loi 72-002 du 5 janvier 1972. Se limitant à un certain groupe d’étrangers à l’article 15, cette nouvelle loi n’accordera collectivement la nationalité qu’aux personnes originaires du Ruanda-Urundi établies « dans la province du Kivu avant le 1er janvier 1950 et qui ont continué à résider depuis lors dans la République du Zaire jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi ». De ce point de vue, la question d’une prétendue violation de la loi ne se pose pas non plus étant donné que la procédure d’abrogation d’une loi précédente avait été effectivement respectée.

    Par ailleurs, l’abrogation de l’ordonnance-loi 72-002 du 5 janvier 1972 par la loi 81-002 du 29 juin 1981 introduisant entre autres le principe d’un « caractère strictement individuelle de la demande de la nationalite zairoise » était ni une violation de la loi ni une contradiction.

    Le Congo-Kinshasa est sous occupation. Et les occupants tutsis rwandais, sous la supervision de leurs tuteurs occidentaux qui en tirent des dividendes, ont élaboré et imposé aux Congolais une « Constitution » taillée sur mesure de l’imposteur rwandais, Hypolite Kanambe alias « Joseph Kabila », au sommet de l’Etat. Afin de tromper la vigilance du peuple congolais et accommoder ces occupants tutsis rwandais, dont le leader Paul Kagame est assis sur son trone à Kigali et manifeste ses vélléités expansionnistes, la notion de « tribu » qui caractérise la nationalité d’origine depuis l’accession du Congo-Kinshasa à l' »indépendance » sera remplacée par celle des « groupes ethniques » pour ainsi lire à l’alinéa 3 de l’article 10 de cette charte du pouvoir d’occupation – reconnue , à tort, comme la « Constitution » de la « République démocratique » du Congo – « Est congolais d’origine, toute personne appartenant aux groupes ethniques dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo (présentement la République démocratique du Congo) à l’indépendance ».

    Certes, une tentative de falsifier l’Histoire!

    chryso45@hotmail.com

  13. « Joseph Kabila », un rwando-Tanzanien à la tête de la République Démocratique du Congo!
    Par Chryso Tambu, plublié le 1er novembre 2011

    A près d’une trentaine de jours avant la date probable du scrutin présidentiel prévu cette année, d’aucuns pourront être choqués par l’oisiveté de l’opposition suite à une information en rapport avec le service militaire en Tanzanie de « Joseph Kabila » qui revient dans le collimateur et devrait disqualifier sa candidature. L’opposition a-t-elle tort de négliger une telle information? Les candidats à la magistrature suprême se gardent-ils de contester l’égibilité du président sortant pour éviter un examen approfondi de leurs propres dossiers?

    Lorsque la mère putative de « Joseph Kabila », Sifa Mahanya, durant l’interview qu’elle a accordée à Colette Braeckman du journal « Le Soir » en date du 2 juin 2006, commet « l’imprudence » de révéler avec un peu trop de précision que « après avoir terminé les études secondaires à Dar es Salaam et fait , comme tout le monde en Tanzanie, une année de service militaire, les jumeaux sont envoyés à l’université de Makerere en Ouganda », elle avoue implicitement que « Joseph Kabila » et sa soeur détiennent la nationalité tanzanienne.

    S’étant certainement rendu compte de la gravité d’une telle révélation, l’ancien porte-parole à la présidence de la République, Kudura Kasongo, tentera de « limiter les dégats » comme plus tard avec la « note biographique » de « Joseph Kabila » que Baudouin Amba Wetshi, dans son article « L’égibilité de Joseph Kabila en question » paru dans Congoindépendant.com en date du 6 octobre 2011, rapporte avoir été publiée le 12 février 2009 et sur laquelle il est mentionné « Formation militaire en Tanzanie ». En présentant l’épisode militaire de « Joseph Kabila » sous cette connotation (positive), le porte-parole avait comme intention de tromper l’opinion afin de suggérer qu’il s’agissait d’un simple stage ou d’une simple formation plutôt d’un recrutement.

    Cependant, la déclaration de mama Sifa ne laisse aucun doute qu’il s’agit bien d’un devoir de citoyen (réservé à un tanzanien ou une tanzanienne qui a atteint l’age de maturité). En effet, le brigadier général, Emanuel Maganga, confirme que d’après la Constitution tanzanienne de 1961, telle qu’amendée en 1966, 1977 et 1998, il est requis « uniquement aux Tanzaniens d’origine et naturalisés de servir une année dans les forces armées ».

    « Joseph Kabila » est né en dehors des frontières de la République « Démocratique » du Congo (Hewa bora étant une localité fictive) et certainement au Rwanda. Il a immigré en Tanzanie où il a été éduqué dans un système scolaire britannique. Dans un cable diplomatique confidentiel daté 19 septembre 2007 et rendu public par Wikileaks, l’ambassadeur et le chargé d’Affaires américains – tous les deux impressionnés – informent leur gouvernement après l’entretien avec « Joseph Kabila » que « …Pour quelqu’un qui n’a pas fait des études en français, sa maîtrise de la langue de Molière est carrément impressionnante… » Bien sûr, pendant onze ans de séjour illégal en RD Congo, il a eu le temps de recycler sa langue maternelle! Et les deux diplomates d’ajouter: « …l’anglais qu’il a appris en grandissant en Tanzanie est idiomatique et articulé ».

    Après son service militaire en Tanzanie, « Joseph Kabila » est retourné au Rwanda où il retrouvera ses origines tutsi, s’assimilera très facilement aux autochtones et sera recruté dans l’armée.

    Une parenthèse. L’Université de Makerere en Ouganda est une mascarade pour éviter du tout de le localiser sur le territoire rwandais durant cette période au risque de compromettre sa nouvelle identité fabriquée de toutes pièces par Louis Michel et adoptée par la communauté internationale. Au moment de la rédaction de cet article, le doyen de la faculté de Droit, le professeur Ben Twinomugisha, avait été contacté, au mois de septembre dernier, pour la vérification de l’information sur le parcours académique de « Joseph Kabila » et il avait promis de consulter les archives. Depuis lors, non seulement il se retient de faire tout commentaire mais il ne retourne plus les appels téléphoniques et ne répond plus non plus aux couriers électroniques!

    Quand « Joseph Kabila » foule le territoire congolais (zairois) en octobre 1996, il est réellement Tanzanien mais assimilé Rwandais (la Constitution rwandaise d’alors ne reconnaissant pas la double nationalité). Agé d’environ 25 ans, il répond encore à son vrai nom de Hyppolite etc mais sera « baptisé » Joseph et adoptera le patronyme de Kabila au moment où Laurent Désiré Kabila s’auto-proclame président de la République Démocratique du Congo.

    Après la mort tragique du « libérateur », Mzee, une oligarchie des Congolais et des étrangers -particulièrement l’Américain Mwenze Kongolo, un Congolais assimilé, alors ministre de la Justice et un des trois hommes forts du régime de Laurent Désiré Kabila – va investir « Joseph Kabila » à la magistrature suprême en 2001 par un coup d’Etat. Et en 2006, profitant de la faiblesse de l’opposition, l’imposteur usurpe le pouvoir dans un système où l’équilibre des pouvoirs est inexistant, la corruption est institutionalisée au plus haut sommet de l’Etat, et le peuple est victime des violations quotidiennes des droits de l’homme et de la répression.

    Aujourd’hui, le peuple congolais est sorti de sa léthargie et proteste. Mais, il incombe aux candidats à la magistrature suprême qui déclarent justement incarner les aspirations des Congolais pour un Etat de droit de contester la candidature du président sortant avant l’éléction. C’est une question de principe. C’est surtout un droit. Et « joseph Kabila » n’est toujours pas Congolais (ne sera jamais d’origine!).

    Le peuple congolais sera pris à témoin!

    chryso45@hotmail.com

  14. A JO BONGOS ET KOLOMABELE
    Les congolais n’ont plus des papiers d’identité à cause de la destruction par le régime de Mobutu des registres d’Etat Civil et de l’administration et que seul un recensement biométrique de la population permettra de reconstituer. Car, comment peut-on diriger une population qui vous est inconnue? Même les éleveurs des vaches, des moutons ou des chèvres établissent tous à chaque naissance d’une de leur bête une fiche technique leur permettant de les identifier. Dans un pays sans Etat comme la RDC où toute la population est inconnue y comme vous-même, car il n’existe nulle part où l’Etat tient un registre sur votre Etat Civil, donc quelqu’un peut être Pierre le matin, Jean à midi et Paul le soir, sans problème. Exactement pareil avec tous ceux que l’on qualifie des étrangers qui juridiquement sont dans la même situation que tout le monde. C’est la loi qui donne la nationalité et fait de chacun de nous un citoyen à part entière. C’est très triste pour la RDC avec cette analyse de Mr Kolomabele faisant la différence entre les vrais congolais métis, alors que la plus part d’entre eux ont toujours cachés une partie de leurs origines, à l’exemple de Kengo Wa Dondo qui n’a jamais parlé de l’origine de sa mère, parait il une Tutsi rwandaise. Donc, je refuse d’être embarqué dans ce genre de débat complètement inutile que notre peuple n’a pas besoin et qui attend de nous plutôt des solutions aux problèmes du pays (sécurité, économie, pauvreté, éducation, formation, emploi, santé, recherche et innovation, etc.). Les contestations des partisans de L. Gbagbo ne sont que des stratégies politiciennes qui ne remettent pas en cause le bilan du Président Alassan Ouatara reconnu même par les experts en économie et voir même hier sur RFI, par un artiste de renon international comme Tiken Jah Fakoly. La seule et l’unique solution à ce problème de la nationalité, c’est le recensement biométrique de la population permettant l’identification des congolais avec la remise en place des registres d’Etat Civil et le redéploiement de l’administration sur tout le territoire national. De toute façon, les vrais débats dans le pays seront engagés après le départ de Kabila et sa bande, donc après la fin de cette supposée occupation et on pourra à ce moment savoir qui avait fait quoi ?

    1. Nonsense! Le commentaire que vous faites ne peut provenir que d’un infiltre ou un collabo! Le feu « roi du Zaire » Mobutu Sese Seko nous a laisse des cartes d’identite. Ayant quitte le Congo-Kinshasa depuis 35 ans, je garde encore et toujours la mienne!

    2. @vanza lutonda sebastien.
      Vous avez tout faux. Ou bien vous n’avez pas connu le régime Mobutu, ou bien vous avez tout simplement de la mauvaise foi. Sous la dictature mobutienne, les zaïrois avaient la « carte d’identité pour citoyen ».On y mentionnait l’identité du détenteur, son conjoint et la liste des enfants. Comme le Zaïre était un Etat policier, il fallait l’avoir sur soi chaque fois qu’on était en déplacement, surtout quand on passait d’une collectivité locale à une autre, d’une zone à une autre. Les agents des forces de l’ordre l’exigeaient tout le temps. C’est l’AFDL qui nous avait demandé de la jeter. Il était interdit de détenir la carte d’identité de la Deuxième République.Sinon cela peut causer d’ennui.

      Je voudrais tout simplement dire ceci: un immigré rwandais, érythréen, malien, chinois, brésilien, belge…installé au Congo qui veut postuler à l’élection présidentielle ne doit pas cacher ses origines. S’il est hutu rwandais, qu’il ne mente pas en disant qu’il est hutu congolais. Si c’est lui qui peut sauver le Congo, il n’ y a pas de mal. « Celui qui se noie ne regarde pas la couleur de la perche qu’on lui tend », dit un proverbe africain.
      A propos de la Côte d’Ivoire, Tiken Jah Fakoly n’est qu’un point de vue, en tout cas pas la preuve..

      1. Crois-tu qu’avec ce debat inutile inbu de xenophobie primaire, toi, Chryso et autres « pretendus-purs » Congolais s’elucubrant ici allez sauver la RDC des griffes de la Mafia de Kingakati?

        Que dites-vous de la jouissance de vos propres freres (« pretendus-purs Congolais » aussi) a la solde cette Mafia inclu les bandes PPRD-MP-PALU-Tshibala-Olengankoy?

        N’allez chercher vos ennemis trop loin, des traitres sont parmi vous.

  15. Chers Tous,

    On ne peut pas vouloir être un président de la RDC et faire publiquement des déclarations qui posent soucis.

    1) Je suis allé en Zambie… j’ai pris la nationalité Zambienne grâce à ma mère. Qu’on arrête de nous dire le contraire. Katumbi a déclaré publiquement que sa maman est Zambienne, c’est ce qui lui a permis de devenir citoyen Zambien. La justice Zambienne l’avait poursuivi comme un citoyen Zambien.

    http://maravi.blogspot.fr/2007/02/people-forced-me-into-politics-katumbi.html

    2) De surcroît, mon père étant originaire d’Italie, j’ai aussi droit à la nationalité Italienne que j’ai demandée et obtenue ( confirmation des autorités Italiennes).

    Pour un citoyen lambda, qui fait sa vie dans son coin, c’est une situation qui ne pose aucun problème. Il a le droit d’être congolo-Italo-zambien en catimini pour ce qui est de la RDC.

    Moi, j’ai 2 passeports ( je suis Franco Américain). Je respecte la règle en n’ayant plus de passeport congolais.

    Juridiquement, le fait, pour Katumbi, d’avoir eu la nationalité Zambienne l’avait fait perdre sa nationalité congolaise. Il a demandé et obtenu le passeport congolais frauduleusement puisque la perte est automatique mais la récupération de la nationalité ne l’ai pas. On n’a aucun document des autorités Zambiennes qui attestent que Katumbi a renoncé à la nationalité Zambienne.

    Katumbi joue avec cet aspect juridique qui est loin d’être anodin. Il confond avoir le passeport (document papier) et avoir la nationalité. Il n’a fait aucune démarche pour récupérer sa nationalité congolaise.

    Le fait d’avoir possédé la nationalité Italienne pendant plus de 10 ans, lui a fait perdre automatiquement la nationalité congolaise qu’il n’avait déjà pas récupérée.

    Renoncer à la nationalité Italienne ne lui fait pas récupérer la nationalité congolaise automatiquement sans aucune démarche de sa part.

    On ne peut pas mettre à la tête du pays un homme qui ne respecte pas les règles et dont on se sait dire avec certitude de quelle nationalité (notion juridique) il est aujourd’hui. Ce n’est pas du simple clapotis, c’est sérieux. Les congolais ont tendance à tout prendre à la légère.

    Demain son passeport congolais peut être confisqué et annulé.

    1. Erratum

      … la perte est automatique mais la récupération de la nationalité ne l’EST pas. On a aucun document des autorités Zambiennes qui ATTESTE que Katumbi a renoncé à la nationalité Zambienne.

      A 23h53 … un peu fatigué

  16. je viens d » entendre sur RFI que Moise Katumbi a été Italien de 2000 à 2017 et qu’il n est pas eligible pour les presidentielles. Mais Joseph Kabila a été aussiTanzanien? Bruno aussi était Belge.et tant d autres politicien Congolais.chers compatriotes, le fait d’ avoir été Français Americain ou Sud Aff elongolaka moto kozala Congolais de sang? Moise a eu à gerer le Katanga et son bilan n’était pas négatif .Pourquoi ce probleme ne s’ est pas posé pendant qu’ il etait gouverneur?si une personne peut sortir le Congo de la situation qu’ il traverse aujourd hui, quelque soit son origine sa nationalité pour moi il est le bien venu. Aujourd hui à Goma on kidnappe les enfants et on demande 1 rançon de 10.000$ à Bunia les gens meurent comme des mouches , les Congolais se refugient en Ouganda par millier les Congolais souffrent et meurent partout au Congo et nous nous sommes encore entrain de discuter sur
    qui est tutsi. Celui qui pense que le problème du Congo est tutsi qu il fasse de nouveau des recherches de manière objective et cela depuis l Independance, .Comme ça il n amenera plus ce genre de sujet sur ce forum. Que Dieu vienne en aide le Congo

    1. Mr Luwowo,

      Sous prétexte de la contestation populaire de Katumbi et d’autres méfaits des Congolais, vous nous revenez nous vendre la cause des Tutsi avec un message qui ne paie pas de mine nous assenant sans honte que les Tutsi rwandais ne sont pour rien dans la déstabilisation du Congo… Même pas à travers l’insécurité chronique de l’Est en cours depuis deux décennies contemporaine du génocide dont ils ont été victimes par leurs propres concitoyens en avril/juin 1994 ?
      Plus d’un Congolais s’en passera volontiers car comme dans une lecture sélective vous vous montrez curieusement garant des victimes Tutsi et en Congolais bien douteux vous avez décidé d’effacer de l’histoire, tout ce que le FPR tutsi gagnant sur le terrain avec l’assistance américaine a fait au Rwanda et surtout au Congo.
      A oublier les faits, les massacres systématiques au Rwanda d’abord des Hutus et des mêmes dans leurs camps au Congo où ils s’étaient réfugiés puis dans une course-poursuite infernale systématique contre eux à travers forêts et savanes, plaines et montagnes du Congo via leurs kadogos incorporés dans l’AFDL et ensuite des millions des Congolais fauchés systématiquement à dessein avec leurs troupes puis avec leurs groupes armés sans compter le pillage aussi systématique des minerais et faune du Congo.
      Je vous voudrais bien indigent de la cervelle à comprendre tout cela mais quand même, avec le RCD, le CNDP, le M23, avec un Rwanda devenu miraculeusement producteur important de coltan, d’or, de café alors que son sous-sol et son sol n’en disposent pas autant, ne poussez-vous pas le bouchon un peu trop loin dans l’imposture mafieuse ? Les Congolais fainéants en face des malins Tutsi va mais en quoi leur faiblesse justifie le brigandage des Rwandais ?

      Vous n’êtes pas un Congolais, vous le seriez, vous n’êtes qu’un vendu à la solde des Tutsi rwandais, vous ne méritez pas le moins du monde de venir louer ici le brigandage éhonté des Rwandais sur le dos des Congolais : vous n’êtes qu’un lâche profiteur mais sachez que les Congolais que vous pillez impunément se réveilleront demain pour vous exiger dédommagement, foi du Révérend Ekofo…Méfiez-vous donc, demain est un autre jour…

  17. @Luwowo

    Des quelles recherches vous parlez? On en a déjà fait assez et nous savons. Malgré toutes les tentatives de falsifications. Vos  »Tutsi » sont des rwandais. Arrêtez de nous bassiner les oreilles avec votre pseudo-gêne de parler de ces gens qui tuent vos propres parents et pillent systématiquement les richesses de votre pays. Voulez-vous dire que vous ne savez pas ce qui se passe au Congo? Et vous voudriez que tout le monde courbe l’échine comme vous? Nous n’avons rien contre vos Tutsi. Nous condamnons leur rêve diabolique de régner sur la région des Grands lacs en exterminant leurs voisins, en pillant les richesses du Congo. Si dire cela est un crime contre l’humanité, que la rédaction de CIC décrète publiquement qu’il est interdit de dénoncer ceux qui sont  »au cœur de la tragédie congolaise. ». Les congolais meurent chaque jour comme des mouches. Ils sont humiliés, chosifiés dans leur propre pays. Et on ne doit rien dire? Pourquoi? Au nom de qui, de quoi? Qui sont ces gens? Des dieux?

  18. N’en déplaise les intimidations des uns et les accommodements forcés des autres, la révélation/confirmation de JA sur la nationalité italienne (à un moment) de Katumbi a le mérite d’actualiser « le débat indispensable dans notre pays sur la nationalité de ceux qui nous gouvernent ou sont candidats à le faire » ! Sinon sauf pour des fanatiques et donc aveugles volontaires tous déjà connotés ou alors quelques ignorants regrettables, iI n’est plus besoin d’en justifier l’opportunité : depuis deux décennies à partir de la fausse libération de l’AFDL notre Congo est bel et bien tombé sous la coupole de vautours régionaux et internationaux… Il faut refuser de ne pas voir pour s’apercevoir que ‘JK’ est un ‘vassal’ de Kagame et Museveni de fait si jamais on doutait des accords tacites ou signés clandestinement entre eux…
    Hélas dans la défaillante gouvernance et conséquences en cours, ce débat risque fort de se perdre dans une confrontation illogique entre la force du droit et le droit usurpé des rapports de force des camps en présence…

    Du côté du droit : la particularité de notre Constitution qui décrète (encore) notre « nationalité exclusive », elle ne peut être détenue en même temps qu’une autre, et cette exigence pour la fonction du Magistrat Suprême d’être « Congolais d’origine »… Notons à propos que les malheureuses péripéties conflictuelles qu’a vécu notre pays semblent avoir justifié( ?) une modification de la Loi : du « Congolais de souche » défini par le père ET la mère appartenant à une des ethnies du territoire devenu Congo(belge) en 1885 ou en 1908 on est passé avec la Constitution de 2005/6 à un « Congolais d’origine » défini par « le père OU la mère »…
    Pourquoi pas sauf qu’à tenir compte des évolutions il serait plus conséquent de redéfinir aussi notre « nationalité juridique » : beaucoup d’enfants du pays ont été obligés d’émigrer, il serait plus logique de leur accorder une « nationalité d’origine » conséquente au-delà de la « nationalité exclusive absolue »…
    Là-dessus quelle place accorder au « procès en nationalité » de Katumbi ?
    S’agissant des « rapports de force » en présence l’agitation légitime autour de la nationalité de Katumbi ne peut cacher les ‘peurs’ brandies à dessein, une boîte de Pandore, un nid d’abeilles, menacent certains comme pour dire et s’en contenter sans plus que tout le monde serait coupable d’usurpation de nationalité chez nous alors que notre histoire récente nous exige de savoir qui est vraiment Zaïro-Congolais et qui ne l’est pas à la tête du pays… En revanche il reste malgré tout évident que beaucoup dans les arcanes de ce pouvoir se servent de cette « histoire de nationalité » pour régler les comptes à leurs adversaires/ennemis sans mériter à leur tour toutes les garanties de « bonne nationalité »…
    C’est quelque part le cas dans le cirque devant nous entre ‘JK’ et Katumbi…
    Il y’a aussi ce cortège de fuites en avant ambiantes comme ce fameux « moratoire sur la double nationalité » (mieux sur « l’usurpation de nationalité » étant entendu que légalement il ne peut y avoir de ‘double nationalité’)…

    « Nationalité » n’est pas un ‘concept tabou’ mais une réalité encore justifiable de toute ’investigation dans un pays récemment au centre de ce que certains ont appelé « première guerre mondiale africaine » et dont les traces d’invasion et d’occupation subsistent…Des boomerangs imprévisibles fâcheux ne manqueront pas…
    L’enjeu réel d’un débat sur la nationalité se situe alors, comme je disais ci-dessus, dans le contexte d’un Congo attaqué à dessin, déstabilisé, son sol et son sous-sol pillés, infiltré de partout dans ses arcanes dirigeantes, envahi et occupé et cela à la quasi indifférence et même à l’aval de la CI… De plus on se retrouve par exemple piégé par des voisins rwandais dont la Loi protège ou garde dans sa « nationalité » tous ses enfants qui auraient quelque lien de sang ou de sol dans leurs origines, leurs infiltrés vont ainsi bénéficier au Congo avec la complicité d’un pouvoir vassal d’une double protection, du Rwanda officiel et de ce Congo à la solde du Rwanda…
    S’agissant de Katumbi et de sa nationalité, on est légitimement autorisé devant la récente révélation au moins de se poser la question sur la validité de son éventuel leadership : s’il est convaincu ne pas respecter les règles démocratiques à l’entrée lors de sa candidature à la Magistrature Suprême dont une des fonctions principales est de garantir le respect de la Constitution mérite-t-il encore de représenter une alternative crédible de changement, de meilleur gouvernant ?
    Bref, ne nous conformant qu’à ces attendus Katumbi perd quelque part la légitimité de ses prétentions à la Magistrature Suprême, sauf qu’à travers tout cela il apparaît clairement qu’il est aussi la cible de ceux qui ne méritent pas mieux et que face à ces derniers les faits nous obligeront peut-être de choisir, sauf qu’un ‘droit positif’ nous obligera peut-être à adopter des mesures pragmatiques de bon sens, fussent-ils pas toujours conformes aux canaux juridiques académiques…
    Ainsi donc; soit nous faisons à raison du cas Katumbi un exemple de gouvernance politique et juridique quoi qu’il nous en coûte dans l’immédiat, soit nous prenons quelque distance avec la rigueur de la loi pour la rendre plus efficace mais au-delà il faudra exiger les mêmes devoirs à tous les autres prétendants, à ce niveau mais aussi aux postes subalternes si l’on veut en obtenir des bénéfices pour la cause nationale…

    1. Ndeko Nono,

      Une faute reste une faute même si elle est pointée par celles et ceux qui ne sont pas irréprochables. Être président c’est occupé une fonction d’une importance capitale. La fonction présidentielle demande ou exige la capacité à être bien entouré (à bien choisir ses collaborateurs).

      Le moins que l’on puisse dire est que katumbi ne sait pas bien s’entourer malgré sa fortune. Pourquoi n’a-t-il pas soldé les comptes, sur ce sujet, avant de se lancer. Il aurait dû le faire avant de quitter le PPRD.

      Dans l’interview qu’il donne au journal Maravi en 2007, personne ne l’oblige à dire que sa maman est Zambienne et qu’il a demandé et obtenu la nationalité Zambienne. Ses propos sont publiques et en ligne sur le Net. Ne connaissait-il pas la règle. Pendant qu’il est gouverneur et Italien, ne connaissait-il toujours pas la règle.

      La loi est peut être dure mais c’est la loi. Soit on la change soit on la garde en l’état et on l’applique. L’application de la loi à géométrie variable est contraire à l’état de droit que souhaitons voir au Congo. A cette allure, On pourra trouver des excuses à tout le monde.

      Nul n’a le droit de se constituer une preuve. Sa déclaration indiquant avoir renoncé à la nationalité Zambienne ne constitue pas une preuve en l’absence d’une attestation des autorités concernées.

      Il a volé mais c’est manifestement pas grave puisque Dieu lui-même à la tête du Congo aurait volé aussi selon Mayoyo. Il piétine les règles sur la nationalité, là encore cela ne semble pas nous émouvoir puisque la comparaison est devenue raison et que ceux du PPRD qui l’incriminent ne sont pas mieux.

      Où plaçons-nous le curseur du strict respect de nos lois?

      Son enrichissement illicite et ses nationalités doivent nous permettre d’être plus méfiants. En toute hypothèse nous devons être plus exigeants dans le choix de nos dirigeants . Après l’épisode Kanambe, il serait catastrophique de refaire la même connerie.

      Pour moi, il n’a pas le profile pour diriger le Congo. Il est disqualifié pour avoir participé au bradage et pillage des biens communs. L’histoire de ses nationalités n’est qu’une circonstance aggravante.

      1. Compatriote Muana ya mokolo lopango,

        Bingo, je vais encore dire n’importe quoi, ravi de vous avoir une fois de plus comme interlocuteur : si vous n’existiez pas, j’aurais la mort dans l’âme désespéré de nos Concitoyens. Le Congo a besoin de tous ses enfants qui discutent sans trop d’anathèmes mutuels de son avenir, passons…
        Globalement d’accord avec vous : notre Etat est en faillite, plongé aujourd’hui dans une impasse politique reflet de sa faillite multiforme et pour l’en délivrer, c’est vrai, appel capital non à des solutions seulement ponctuelles, à des structures quasi informelles pour le besoin mais à un pilier de légalité constitutionnelle qui établit et assure un réel Etat de droit, le seul utile au bien-être de ses populations…
        Et d’accord aussi s’agissant de Katumbi : son passé d’entrepreneur et de ‘gouverneur’au Katanga avec un ‘JK’ plus prédateur que soucieux du sort de son peuple, nous offre de lui un profil douteux pour présider ce pays qui a bien besoin de changer complètement son mode de gouvernance ; son ‘histoire des nationalités’, en fait,je suis tout à fait d’accord avec vous, une ‘circonstance aggravante’…
        Mais encore ? Katumbi est aujourd’hui un adversaire/ennemi de ‘JK’, ce n’est pas rien : quels que soient ses mobiles, une stratégie pragmatique contre le régime n’aurait peut-être pas si tort d’en faire un ‘allié objectif’, passons encore pour le moment…

        Sinon comment exactement sortir de l’engrenage maléfique qui nous enserre ? Voilà où nos approches divergent quelque peu. Dans l’absolu, disais-je, il nous faut rejoindre un fonctionnement démocratique avec la loi qui s’impose à tous et une efficacité socio-économique des politiques menées mais qu’est ce davantage en pratique ?
        Au-delà de la nécessité d’une démocratisation à moyen ou long terme des esprits et des consciences au sein du peuple, objectif en même temps que stratégie (seul le long terme peut y pourvoir), communément quelques schémas logiques se présentent à nous :
        – Soit une mobilisation populaire décisive arrive à renverser le pouvoir, solution rêvée mais hélas peu planifiable et donc imprévisible…
        – Soit la fraction opposée au pouvoir prend les armes pour le renverser ; qui en est capable et ailleurs a-t-on encore besoin d’une guerre en ce XXIème siècle même pour détrôner un dictateur, une guerre dont on ne sait où elle va commencer et où comment elle va finir. Vaste programme…
        – Soit les rapports de force en balance obligent une négociation entre le pouvoir et son opposition pour que le premier jusque-là dominant soit acculé à ouvrir un espace de dialogue qui reconnaisse au second son droit au contre-pouvoir légitime et légal jusqu’à des élections libres, transparentes et équitables ; notons que c’est ce qui a été fait notamment avec la médiation des prélats catholiques sans succès, la dictature est restée le pouvoir arbitraire qui n’entend pas céder…
        – Soit de guerre lasse l’opposition au régime hier réclamant une ‘transition sans ‘JK’ qu’elle n’a pas les moyens d’obtenir, consent d’aller tant bien que mal aux élections dans les conditions brinquebalantes présentes espérant quand même les gagner. C’est ce qui se passe aujourd’hui, jusqu’où…
        – Etc, etc…………….

        Pour ceux comme moi préoccupés d’une efficacité la plus visible possible en ces temps de brouillard et pour beaucoup d’autres, existe en contrebas de tous ces divers scénarii une option programmatique et stratégique à prendre : la fermeté sinon un certain radicalisme sur les principes démocratiques à imposer et à opposer à tous quitte à différer les résultats ou alors un degré de pragmatisme qui prend en compte la réalité imparfaite de notre démocratie qui à l’occasion accepte les fautes et erreurs de notre société et de notre classe politique pourvu que malgré elles le ‘changement survient, pourvu que des nouvelles garanties encadrées soient possibles en direction de cette nouvelle gouvernance efficace dont nous rêvons ; et c’est possible ?!?…
        A chacun d’opter pour un schéma mais croyez-moi, cher ami, méfions-nous que chacun prenne sa stratégie comme la seule pertinente : nous sommes encore en politique càd pas dans une science exacte mais un art de la décision à partir de plus d’une ‘théorie’, d’une gestion du ‘possible’ à partir des ‘souhaitables’. Katumbi quelque nationalité on lui reconnaisse à terme n’est pas un extra-terrestre mais un des nôtres…
        Voilà encore en vrac l’état de mes pauvres réflexions sur l’état du pays…

  19. @ Ndeko NONO,

    Contrairement à ce que vous croyez, je ne suis pas contre l’idée ou le principe de réalité qui consiste à reconnaître le rapport de force sur le terrain (largement à notre défaveur) et essayer de trouver un deal / compromis pouvant nous permettre de faire un pas en avant.

    En gros, vous dites, il vaut mieux l’avoir avec nous que contre nous. Je suis d’accord avec vous sur le principe mais il faut évaluer les plus et les moins de chaque stratégie.

    1. Est-il vraiment un ennemi du surnommé Kabila comme vous dites ? Pas sûr ! Il est vu du côté Kagame comme le meilleur choix possible selon nos infos.

    2. Peut-il remettre en cause les contrats de pillage qu’ils ont mis en place? Pas sûr ! Le risque d’être éclaboussé est trop important pour lui. Or, avec le système de pillage en cours, le redressement économique du pays est impossible.

    3. Peut-il nous garantir la sécurité et la souveraineté perdue notamment face à Kagame ? Pas sûr ! En allant chercher l’appui chez le satrape rwandais, il se met en position de vassal qui est incompatible avec un chef capable de purger l’armée et siffler la fin de l’aventure afdl au Congo.

    4. A-t-il une vision pour construire un état de droit au Congo? Pas sûr ! Hier il a été irrespectueux des lois, je ne vois pas comment, demain, il pourra faire respecter les lois qu’il a piétinées (lutte contre la corruption par exemple…).

    Au final cette option présente beaucoup d’incertitudes et d’inconvénients eu égard au profil et parcours de cet homme. Faut-il tenter cette option pour faire un petit pas en avant dans la bonne direction ? Ma réponse est non.

    Nous avons déjà perdu 20 ans. Le pacte avec le diable comporte toujours une part de compromission dont les conséquences peuvent être désastreuses.

    Si nous prenons l’hypothèse absurde des élections. Dans le paysage actuel des médiocres voici mon classement de 6 personnes du très mauvais au pire solution: Fayulu, Tshilombo, Minaku, Matata, Kamerhe et katumbi.

    Les 2 premiers sont corrompus mais moins impliqués dans le bradage du pays. Une fois le pouvoir entre les mains, ils peuvent remettre en cause le système avec un réflexe nationaliste (souvenez-vous le LD Kabila).

    Le 3e connaît le système de l’intérieur et peut facilement le détricoter. Néanmoins, Le risque de poursuivre l’oeuvre du PPRD avec ses potes est beaucoup trop élevé.

    Les 3 derniers sont acquis à la cause de Kagame avec une implication importante dans le pillage du pays. C’est la continuité du système et à terme la liquidation de la RDC… rédhibitoire !!!

    Alors entre la peste et le choléra…

    La diaspora doit jouer son rôle pour sauver ce pays. Il y a d’autres options qu’on ne peut mettre sur la place publique. Le Congo n’a pas que ces 6 personnes.

    1. Encore une fois, complètement d’accord avec votre point de vue, Compatriote Muana ya mokolo lopango !
      Sauf à vous répéter mon souci : nos capacités pour l’heure d’imposer un(des) leader(s) de notre choix contre celui des pesanteurs internes, régionales et internationales sont-elles suffisantes ? Le Congo, c’est vrai, n’a pas que ces six ‘enfants’ pouvant présider le pays mais la réalité est qu’en dehors de 6 à 10 personnes déjà connues, il sera difficile d’improviser un candidat jusque-là inconnu mais moins souillé, davantage ‘souverain’, outillé intellectuellement et psychologiquement si les élections se tiennent dans 9 ou 12 mois… Vous semblez là-dessus faire valoir cette possibilité et ajoutez la nécessaire contribution de la diaspora, je ne la vois pas encore bien mais pourquoi pas, attendons voir…
      Je pense plutôt de mon côté que malgré tout nous aurons peu de ressources propres de ne pas faire avec ceux que nous avons : des candidats dits de l’opposition de valeur limite qui vu les rapports de force réels risquent fort de ne pas gagner d’abord parce que divisés face à un candidat ‘officiel’ unique du pouvoir qui lui à terme, pourra gagner..

      Finalement nous finirons par patauger peu ou prou encore dans la même fange du système en place : voilà pourquoi je me dis que se rabattre sur un compromis certes pas idéal en choisissant parmi les présents un candidat moins bon et même lié quelque part au système interne, régional et international peut devenir un mal nécessaire, (Katumbi n’est pas tant que ça mon obsession mais avant la confirmation de son ‘usurpation de nationalité, je le prenais à tort ou à raison pour celui qui pouvait gagner et présente une volonté à mieux gouverner fût-ce par défi à son ancien allié). Comment minimiser ce mal ?
      Résignation inacceptable, ‘incombativité’ coupable au point de succomber au choléra en fuyant la peste… ? Sans doute, à moins, disais-je, de prévoir comment nous pouvons minimiser le mal dans le temps qui nous est imparti sinon alors prenons le temps de différer le changement en préparant progressivement nos armes…
      Bon, je me suis trop répété, je clos la discussion ici ! A plus pour partager d’autres facettes sur les nécessaires efforts à faire pour sauver notre pays !

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