Ngbanda: « Nos voisins ont intérêt que le Congo reste en état de liquéfaction »

L’Apareco (Alliance des patriotes pour la refondation du Congo) a soufflé, lundi 4 juin 2018, ses 13 bougies. Cet anniversaire a donné prétexte à une interview, par téléphone, avec son fondateur Honoré Ngbanda Ko Atumba. Au centre de l’entretien, la situation générale au Congo-Kinshasa. Sans omettre, les récentes déclarations du président angolais sur le processus électoral chez son grand voisin. Le bilan des treize années d’existence de l’Apareco a été évoqué. Fondée en 2005, cette organisation se définit comme un « mouvement de résistance contre l’occupation ». Ancien conseiller spécial en matière de Sécurité du maréchal Mobutu Sese Seko, Ngbanda est un homme qu’on ne présente plus. Officier de renseignements, il a effectué toute sa carrière dans les « services » où il a gravi tous les échelons. Il a occupé, par ailleurs, les fonctions de ministre de la Défense nationale dans le gouvernement de Bernardin Mungul Diaka (1991) et celui d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba (1992).

En tant que père et acteur politique, quelle a été votre réaction en apprenant le décès du Père de l’activiste des droits humains Rossy Mukendi Tshimanga deux semaines après l’inhumation de son fils, abattu par la police lors de la marche pacifique du 25 février dernier?

C’est une situation pénible. En tant que leader du mouvement de la résistance, je trouve cela révoltant! Voilà pourquoi, je ne cesse, dans mes prises de position, de dénoncer le fait de « sacrifier » le peuple pour rien. Le but de la politique est d’amener le peuple vers le bonheur. J’estime qu’il est criminel de pousser le peuple à des sacrifices inutiles, à des objectifs occultes et inavouables. Pour quelle raison mobilise-t-on les gens dans la rue? Quel est l’objectif atteint après la disparition de toutes ces victimes? Où sont les dirigeants qui les avaient amenés sur le terrain? Outre Rossy et son père, il y a eu plusieurs autres victimes. Derrière la mobilisation des jeunes gens dans la rue, il y a des tractations politiques pour le partage des postes. Avez-vous entendu un seul homme politique se soucier du sort de ces victimes? C’est ça que j’appelle sacrifier le peuple pour rien.

Voulez-vous dire que les « marches pacifiques » sont inutiles?

On doit organiser une marche pour attendre un objectif. Lorsque la population a manifesté en Tunisie, en Egypte ou au Burkina Faso, elle a atteint un objectif. L’objectif ici tient au fait que le peuple s’est libéré d’une situation d’oppression. Cela est loin d’être le cas chez nous. Parlons de « marches pacifiques » des laïcs catholiques que vous évoquez. On demande aux paroissiens de sortir sans objectif ni but politique à atteindre. En face, le pouvoir d’occupation ne cesse de se renforcer. Pour les Rwandais qui sont au pouvoir, ces manifestations constituent une occasion pour repérer les meneurs afin de les éliminer. C’est le cas notamment de « Rossy ». Nous avons besoin de nos jeunes gens pour un soulèvement populaire pour sortir le pays de la servitude. C’est ainsi que nous ne cessons de lancer un appel à tous ceux qui veulent réellement libérer le Congo à nous organiser ensemble pour élaborer un plan d’action.

Monsieur Honoré Ngbanda ne voudrait-il pas une chose et son contraire? Que répondez-vous à certains observateurs qui disent ne pas comprendre la logique de votre combat particulièrement lorsque vous invectivez des opposants tels que Félix Tshisekedi ou Moïse Katumbi?

Ceux qui font ce genre de réflexion ne comprennent rien à la vie politique congolaise. S’il y a deux hommes qui aident régulièrement Kabila à perpétuer la situation dans laquelle nous sommes c’est bien Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi. N’est-ce pas Félix Tshisekedi et ses coéquipiers qui ont signé des accords secrets avec Kabila? C’est toujours les mêmes qui ont signé des « accords secrets » en Europe et partout ailleurs. Quand nous disons « mettons-nous ensemble », nous parlons des Congolais qui veulent réellement libérer leur pays. Aujourd’hui, vous conviendrez avec moi que plusieurs acteurs politiques sont en réalité des « collabos ». Des opposants continuent, comme à l’époque de Mobutu, à s’opposer le jour. Dès la tombée de la nuit, ils vont négocier des postes. Hier, on manifestait contre Mobutu. Aujourd’hui, on manifeste contre Kabila. C’est un petit jeu que je connais bien. Avez-vous déjà vu dans ce monde, deux prétendants au même poste de Président de la République devenir des alliés politiques? Les messieurs que vous avez cités prennent les Congolais pour des demeurés

Ne trouvez-vous pas qu’on colle un peu trop facilement l’épithète « collabo » sur n’importe qui sans qu’on ait apporté le moindre début de preuve?

Lorsque vous vous dites opposant politique à un « régime d’occupation », cela voudrait dire que vous reconnaissez le système en place comme un pouvoir légitime.

Nombreux sont des Congolais qui partagent votre analyse selon laquelle le pays est « sous occupation ». Sur le terrain, il n’existe aucun mouvement de résistance comme ce fut le cas en France. Jusqu’ici le combat se limite au niveau des média. Selon vous, que faire concrètement pour « libérer » le pays?

Vous faites une fausse analyse. Beaucoup de Congolais pensent qu’il faut constituer une « armée de Rambos ». Nous avons des paramètres qui nous sont propres. Lorsque la France était occupée, plusieurs puissances sont venues à sa rescousse. En ce qui concerne le Congo-Kinshasa, la situation est plus complexe: il y a des puissances étrangères qui sont complices de l’occupation de notre pays. Nous nous battons pour que le peuple congolais prenne conscience qu’il doit se libérer. Je peux vous assurer que si une armée de mercenaires venait pour libérer le Congo, vous verrez que les « vautours » qui convoitent le pays vont revenir à la charge pour une nouvelle occupation. Le travail que je fais est une oeuvre de longue haleine. Nous visons le long terme.

N’avez-vous pas le sentiment que l’homme congolais parle beaucoup mais agit peu?

C’est vous qui parlez beaucoup et agissez peu. Moi, je parle et j’agi. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre, il y a des gens qui opèrent sur le terrain. Il y a d’abord le travail au niveau de la mentalité. L’homme congolais souffre du « nombrilisme ». Chacun pense à sa famille, ses enfants, sa tribu, sa province. Tant que la mentalité d’un peuple n’aura pas changé, il va demeurer esclave. Je vais vous faire une révélation. A l’Est du pays, nous n’avons pas une armée qui protège le pays. Ce sont des « jeunes gens » qui font un travail de résistance. Sans ces derniers, le pays serait  « parti » depuis très longtemps.

Vous avez suivi les déclarations du président angolais Joao Lourenço sur le processus électoral au Congo-Kinshasa. Quelle est la réaction de l’officier de renseignements que vous êtes et qui connait bien les relations entre notre pays et l’Angola sous Mobutu Sese Seko, Laurent-Désiré Kabila et « Joseph Kabila »?

Le Congo-Kinshasa d’aujourd’hui est toujours cette « terra nillius ». Soixante années après la proclamation des indépendances, les dirigeants africains demeurent encore les marionnettes des Etats-Unis. Dans les années 70, le Zaïre de Mobutu était le gendarme de l’Occident. Dans les années 86-95, le président ougandais Yoweri Museveni a joué ce rôle au Rwanda. C’est Paul Kagame qui joue aujourd’hui le gendarme pour le compte des Etats-Unis au Congo-Kinshasa. Aujourd’hui, l’Angola de Joao Lourenço joue le rôle de gendarme des Etats-Unis dans notre pays et dans la SADC. Voilà pourquoi nous devons nous battre afin que les peuples africains prennent conscience qu’eux seuls peuvent mettre fin à ce cycle infernal. Je tiens, par ailleurs, à signaler que nous devons faire très attention avec le président français actuel. Celui-ci est différent de ses prédécesseurs qui étaient des « représentants » du monde français des affaires. Emmanuel Macron, lui, est le produit direct du monde des banques et du CAC 40 [CAC 40: cotation assistée en continu, Ndlr]. Il n’y a que ça qui compte chez lui. La déclaration de Lourenço sur le Congo-Kinshasa est un non-événement. C’est tout simplement absurde de dire qu’on accorde le bénéfice de doute au président Kabila. Joao Lourenço connait bien la réalité de ce qui se passe. Son pays a contribué à l’installation du régime de Kabila. Le président angolais ne travaille nullement pour l’intérêt du peuple congolais. Il faut reconnaître une chose. A savoir que tous ces pays voisins ont intérêt à voir le Congo-Kinshasa demeurer dans l’état de liquéfaction actuelle. C’est une erreur que font des Congolais de penser que la solution aux problèmes de leur pays viendra de l’Angola ou d’un autre pays ». Nous faisons le jeu de ceux qui veulent nous asservir.

Une douzaine d’universitaires dont le docteur Denis Mukwege et les professeurs André Mbata Mangu et Alphonse Maïndo, battent actuellement « campagne » pour la mise en place d’une « Transition citoyenne sans Kabila ». Qu’en pensez-vous?

Je respecte beaucoup la combativité de mon frère le docteur Mukwege et de tous les autres frères que vous avez cités. Je crois en la sincérité de chacun d’eux. Quand j’entends des compatriotes évoquer l’idée d’une « Transition citoyenne sans Kabila », je me suis souvent posé des questions: par quel mécanisme pourraient-ils mettre Kabila à l’écart? Est-ce que le « système d’occupation » qui a installé ce dernier laissera faire? Une transition sans Kabila ne suppose-t-il pas la libération préalable du pays du système qui a placé cet homme au sommet de l’Etat?

Des hommes en uniformes ont attaqué à l’arme lourde, le vendredi 1er juin, à 1 h00 du matin, le siège d’un parti politique pro-Katumbi à Lubumbashi. « Joseph Kabila » et son ministre de l’Intérieur se trouvaient dans la ville au moment des faits. Devrait-on parler de « terrorisme d’Etat »?

La situation que  vous décrivez occulte une seule vraie réalité. A savoir que le Congo-Kinshasa est sous occupation. Aujourd’hui, la vie d’un Congolais n’a plus de valeur. On tue impunément. Cette situation est cautionnée par la communauté internationale. Si le président Mobutu et ses proches avaient commis l’un millième de ce qui se passe maintenant dans notre pays, ils auraient subi le sort réservé au colonel Kadhafi

L’Apareco vient de souffler ses 13 bougies. Pourriez-vous esquissez un bilan au regard des objectifs lui assignés en 2005?

Lors de la création de l’Apareco en 2005, je comptais beaucoup sur les militaires des ex-Forces armées zaïroises pour surprendre l’ennemi. On espérait sortir le pays de l’occupation en quelques mois ou années. Hélas, je me suis rendu compte que mes compatriotes militaires étaient facilement corruptibles. L’ennemi a été plus efficace. Nous avons perdu beaucoup d’hommes sur le terrain. Ils ont été trahis par des officiers qui devaient les amener au combat. Voilà pourquoi, nous avons jugé bon de mettre l’accent sur la conscientisation de notre peuple. Dans ce combat, nous affrontons des Africains et des Européens qui sont au service du « système ». Nous avons commencé ce travail contre nos propres frères. Ce n’est pas facile. Je peux vous assurer que nous avons réussi à réveiller la conscience des Congolais aussi bien dans la diaspora qu’à l’intérieur du pays. Quand nous avons commencé ce combat via l’Internet, d’aucuns s’étaient moqué de nous. Nos détracteurs d’hier ont fini par comprendre que l’Internet permet de contourner pas mal d’obstacles au niveau médiatique.

Auriez-vous des regrets?

Je regrette d’avoir placé ma confiance en mes compatriotes militaires. Il y a beaucoup d’actions entreprises qui n’ont pas abouti. Je prends cela positivement. Ne dit-on pas que l’expérience est la somme des échecs?

Vous avez été ministre de la Défense au début des années 90 sous la IIème République. A l’époque, on parlait des « forces spéciales » ou des « forces d’intervention spéciales ». Où sont passés tous ces commandos formés dans les meilleures académies militaires? Que sont-ils devenus vingt ans après?

Nous avions effectivement les meilleurs éléments formés notamment en Israël et aux Etats-Unis. J’ai été chargé de négocier la formation de nombreux d’entre eux. Quand le Tchad se disputait la bande d’Aouzou avec la Libye du colonel Moammar Kadhafi, nos troupes étaient intervenues du côté tchadien. Beaucoup de nos meilleurs éléments ont été décimés au cours des premières années qui ont suivi l’occupation. Pour être précis, c’est entre 1997 et 2000. Laurent Désiré Kabila, Kanambe et autre James Kabarebe avaient empoisonné la nourriture destinée aux militaires et officiers congolais à Mbanza Ngungu, Kitona et ailleurs. Certains de nos militaires ont préféré mettre leur savoir au service des Rwandais.

C’est la deuxième fois que vous accordez une interview à notre journal via le téléphone. Auriez-vous des craintes pour votre intégrité physique?

Je mène un combat difficile. Vous comprendrez le sens de ce combat peut-être plus tard quand je ne serai plus là. Ce combat ne consiste pas à défendre mes intérêts particuliers. C’est pour les générations à venir. Nous nous battons contre un monstre à plusieurs têtes. Toutes ces puissances dont je dénonce l’implication dans l’occupation de notre pays seront heureuses de me localiser. Je suis un homme à abattre. Les vice-présidents et les secrétaires généraux de l’Apareco font face aux mêmes menaces. Chaque jour, je reçois des messages de menace de toutes parts. Je n’ai pas peur. Je suis tout simplement prudent. Vous vous souviendrez de ce qui est arrivé au commandant afghan Massoud. Il avait commis une seule erreur. Dans les milieux sécuritaires, on dit: « la première erreur est la dernière ».

 

Propos recueillis par Baudouin Amba Wetshi

48 réflexions au sujet de « Ngbanda: « Nos voisins ont intérêt que le Congo reste en état de liquéfaction » »

  1. @Kolomabele

    Simultanément nous avions eu la même pensée avec Ndeko Elili… Le Cardinal a la capacité de renoncer s’il le veut, il le peut…

    Votre premier argumentaire était que Mosengwo est vieux (80 ans ou plus), ne prendra jamais le pouvoir, maintenant vous nous parlez qu’il doit renoncer à sa mission de sacerdoce catholique croyant que nous ne le savions pas laïcité oblige. Or notre argumentation fait fi de ses convictions religieuses, nous nous focalisons sur sa citoyenneté Kongolaise qui est la clé primaire qui peut le pousser à s’engager…

    Tout est possible… Êtes-vous propriétaire du coeur du Cardinal Mosengwo pour prendre la décision à sa place ? Nulle part nous avions dit que les deux (Ekofo et Mosengwo) sont les seuls intellectuels capables de mener à bien la période de Transition pour occuper le poste du Président Suprême du Kongo…

    Ne sont-ils pas intellectuels et religieux catholiques/protestants à la fois qui garantissent une certaine éthique morale pour le Peuple Kongo Souverain Primaire friand de la religiosité imbecilisante par rapport aux simples intellectuels « païens » ? Le Peuple a plus confiance en eux (ces prélats) qu’aux escrocs voleurs politiciens corrompus, quoique personnellement nous (Combattant Résistant de l’Ombre) ne croyions pas en cette religion Catholique du JC Blanc Aryen Indo-européen qu’ils professent…

    Après la Transition le Cardinal ne peut-il pas reprendre ses activités ecclésiastiques ? Ne peut-il pas avoir une dérogation d’une année ou deux de la part de l’Etat Vatican ? Les religieux catholiques le demeurent à vie même s’ils renoncent à leur apostolat momentanément, définitivement, ils resteront toujours ainsi jusqu’à la mort, retraités, pensionnés du Vatican… Sic

    1. @combattant résistant ya molili.
      Il est vrai que le Cardinal Monsengwo aura bientôt 80 ans. Mais il ne les porte pas. L’homme n’est pas croulant, ni voûté. Il se conserve bien. Il travaille normalement et tient son agenda pourtant plus chargé comme un quadragénaire.
      Je dis tout simplement que à la CNS, il avait presque 30 de moins que aujourd’hui. Il soulevait les foules. Le peuple zaïrois aurait voulu qu’il remplace Mobutu. Il nous a prouvé que la carrière politique ne l’intéressait pas. A-t-il changé aujourd’hui? Je ne le pense pas.
      Je vois aussi le fonctionnement de l’Eglise catholique romaine. Je vous ai donné quelques exemples d’hommes d’Eglise qui embrassé la carrière politique. Personne parmi eux n’a repris son ministère. Dans l’Eglise, on peut pas écrire une lettre de mise en disponibilité à sa hiérarchie, et revenir après un mandat politique. Ca n’existe pas.

      Nous peuple congolais, nous devons apprendre à cesser d’être de grands enfants, à la recherche d’hommes providentiels capables de résoudre nos problèmes pour nous et sans nous. Les dirigeants qui tuent et laissent tuer, qui pillent et laisse, des dirigeants corrompus et corrupteurs, bref des dirigeants médiocres, nous devons nous en occuper nous mêmes. De gré ou de force, par tous les moyens, nous devons les dégager. Cela suppose de notre part une culture politique très poussée. Celle-ci fait défaut chez nous. Le sentiment religieux très élevé chez nous, la musique et la danse ont fait de nous un peuple pacifiste, débonnaire, irresponsable.

      1. @Kolomabele,

        Tolandi yo na bokebi nyoso…Il y a un hic… Tout prélat catholique même après sa mort demeurera toujours un faux saint. Il y en a même qui sont béatifiés, sanctifiés par les humains…

        Des grands enfants ! L’homme Blanc sait que nous (Africains noirs de peau) ne le sommes plus dans cette ère du Verseau où tout se sait, la preuve même le Vatican doit revoir sa pale copie biblique pour l’adapter aux temps modernes… C’est ici que nous déplorons l’esprit figé des intellectuels Kongolais qui veulent se libérer
        totalement sans utiliser la faiblesse de nos ennemis impérialistes Occidentaux Anglo-saxons qui courbent l’échine face à d’autres peuples… La religiosité imbecilisante et le fanatisme aveugle y sont pour beaucoup nous vous le concédons…

        Quand l’homme occidental a une faille dans son système, ils (les Kongolais et leur élite politico-intellectuelle-artistico-religieuse) ne l’utilisent pas. Eh ben à cette allure plusieurs seront des pensionnaires des maisons de repos ou retraite loin de la terre Kongo…

        Nous fûmes partisans du soulèvement populaire, de la lutte armée mais chemin faisant, vu la gravité de l’état de délabrement de notre pays quelque soit le leader qui conduira ce pays dans les prochains jours il devient urgent de jouer carte sur table sur un partenariat franc gagnant-gagnant avec nos ennemis extérieurs, un Kongo pacifié, propice à devenir un terrain des investisseurs nous sera plus bénéfique que de continuer à vociférer sur les réseaux sociaux sans résultats probants…

        Le chemin de la liberté est celui-là, récupérer notre lopin de terre, donner de la soupe à notre peuple, pacifier le pays, avoir un budget conséquent pour les années à venir. Qui sait ? On pourrait un jour renverser la vapeur, l’Angola l’a compris, les Angolais l’ont fait après plusieurs années de guerre interminable…

        Exit les Tutsi Nilotiques Rwando-Burundo-Ougandais nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots pour paraphraser Martin Luther-King… Peace

  2. Chers compatriotes,
    Je suis un peut sidéré de voir la mauvaise foi de « Muana ya mokolo lopango ». Quand on parle des victimes de février 1992 et qu’il affirme qu’il s’agit de mon imagination, je vois l’action d’un agent de renseignement qui ne cherche qu’à ébranler ma volonté et mes convictions. Je me demande si cet agent n’est pas télécommandé par le Terminator, vu son niveau de manipulation. Ngbanda a demandé pardon et a reconnu des erreurs, et je vous renvoie la question: « Si Ngbanda a reconnu ses erreurs, de quelles erreurs s’agit-il lui qui n’a rien fait ? « . Si tout est invention d’Elili, pourquoi a-t-il demandé pardon ? Une stratégie d’un opportuniste ? Ensuite, vous me dites pour le dédommagement, il faut passer en justice ? Vous pensez que la justice précède un règlement à l’amiable ? Ensuite, vous parlez de quelle justice ? Celle de la CPI ou la justice congolaise ? Je ne rentrerai pas dans cette manière de voir qui dénote d’une mauvaise foi manifeste. Car, je sais que celui qui écrit sous ce pseudonyme, n’ignore pas qu’au Congo, la justice appartient au plus offrant et qu’à la CPI, la justice appartient au plus influent. Vous pouvez soutenir la main du Maréchal pour les basses besognes, je ne ferai pas cette injure là aux Zaïrois qui ont beaucoup souffert durant la deuxième république à cause, entre autres, du Terminator. Si les Zaïrois ont ouvert les bras à Ali le Mzee et sa bande d’aventuriers, c’est parce que l’on en avait assez du Maréchal et aussi sa bande des bourreaux contre le peuple Zaïrois. Vous le savez bien. J’espère que le peuple n’aura pas une mémoire courte pour commettre encore une enième erreur envers le Terminator et le Chairman du MLC. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. pardonnantes.

      @Elili,

      Calmez-vous et redescendez sur terre. Je n’ai jamais rencontré Ngbanda de ma vie. Si vous voulez savoir de quelles erreurs s’agit-il, il faut acheter et lire ses livres. Il faut vaincre la paresse intellectuelle.

      Vous parlez des massacres de Lubumbashi sans être capable de donner le bilan exact et la liste des victimes. Pis, Vous n’avez rien qui prouve que c’est Ngbanda le commanditaire.

      Vous parlez de l’indemnisation des victimes par arrangement amiable (MDR). Pour votre information, il s’agit du pénal. C’est le procureur qui poursuit et les victimes sont parties civiles. Vous pouvez le poursuivre où vous voulez, en RDC, en France, en Belgique…

      Au pénal le procureur qui représente le pouvoir public peut poursuivre, même sans plainte, dès qu’il a connaissance des faits. Les poursuites pénales ne s’etteignent après arrangement avec les parties civiles.

      Vous engagez un débat avec des éléments et des notions qui manifestement vous échappent. Votre dernier post c’est vraiment du grand n’importe quoi. Restons en là.

  3. 1° Le Cardinal Monsengwo a aujourd’hui 78 ans…
    2° La plupart des prélats catholiques romains qui sont entrés en politique dans le monde l’ont fait de leur propre chef sans aval spécifique de Vatican, ce non-respect de la règle les a alors exclus de leur ministère ecclésiastique. C’est dire que de principe le ministère confessionnel dans l’Eglise Catholique Romaine est incompatible avec une fonction politique…
    3° Pour officier comme Président du Bureau de la CNS puis comme Président du HCR agissant en parlement de transition, Monsengwo doit avoir bénéficié d’une permission spéciale de sa hiérarchie, sans doute en raison de la période particulière que vivait le pays d’un retour présumé à la démocratie, pour un intermède voulu court et grâce à la volonté populaire illustrée par la CNS qui approuvait sinon réclamait sa présence…
    4° Monsengwo peut tout à fait bénéficier aujourd’hui du même aval au moment où la situation d’instabilité et de fortes attentes du pays ressemble à maints égards aux années 1990 ; pourvu que le peuple en fasse la demande et que Vatican l’entende, pourvu que lui-même qui n’est plus très jeune accepte la tâche, pourvu que ce soit pour une courte période sinon la présence enfin à ses côtés d’un Évêque Coadjuteur qui peut le remplacer à l’Archevêché de Kinshasa le laisserait proprement libre de remplir une telle fonction : Président de la République d’une transition appelée à préparer un retour encadré à la démocratie ; encore faut-il que le dictateur qui est là ‘dégage’ et cela c’est encore très loin d’être acquis…

  4. Bonjour cher tous,

    Des petits voyous de Molenbeek en Belgique sont parvenus à frapper la France au cœur de son dispositif à Paris, et 80 millions de Congolais sont incapables de se débarrasser de leur petit dictateur

    A vous lire on comprend vite pourquoi …

  5. Kum ,
    Je ne vois pas ce qu’il y a  » d’émotif » dans mon intervention … C’ est plutôt vous qui êtes émotif ; dédouaner un criminel pour en faire demain un héros c’ est non !

    1. Vous dites bien « un criminel »!
      Ingénieur de votre état (car je vous connais très bien), vous êtes incapable d’en fournir la moindre preuve.
      Vous le dites parce quelqu’un d’autre vous l’a dit.
      Kiadi kibeni (pour vous paraphraser vous-meme).

  6. Chers Compatriotes,
    Muana ya mokolo lopango dit me conseille de lire le livre de Ngbanda parce qu’il y fait des confessions de ses erreurs ? Muana ya mokolo lopango dit nous conseille de vaincre la paresse intellectuelle ? Je dis merci. Et je voudrai seulement lui dire que j’ai vu ce livre et j’en ai eu un dégoût. Il reconnaît les erreurs quand il ne peut plus rien faire, et quand il ne sait plus rien faire, sans nous garantir qu’il ne pourra plus jamais commettre d’erreurs une fois qu’il reviendrait à la même position qu’avant. Muana ya mokolo lopango dit lit beaucoup et je crois qu’il utilise moins sa faculté critique. Le mois de février 1992 est une invention émotive d’Elili ? Rien que cette affirmation en dit long sur la personnalité de Muana ya mokolo lopango dit et sa volonté de défendre l’indéfendable. Cette affirmation est aussi une insulte à la mémoire de ceux qui ont perdu leur vie ce jour là et ceux qui ont été maltraités par les hommes de Ngbanda et du Maréchal. Il me conseille de porter plainte contre Ngbanda avec des faits et des preuves que ce dernier a été le commanditaire de ce qui s’est passé. C’est votre droit de dire ce que vous dites. C’est le mien aussi de dire ma position sur base de ce que je sais. Muana mukolo lopango me parle des matières pénales. Je cite  » Pour votre information, il s’agit du pénal. C’est le procureur qui poursuit et les victimes sont parties civiles. Vous pouvez le poursuivre où vous voulez, en RDC, en France, en Belgique… ». La théorie a été bien assimilée. Bravo. Mais je crois que l’assimilation de la théorie ou de l’enseignement suivi vous a déconnecté de la réalité et vous êtes en train de planer. Vous m’aurez bien convaincu avec une illustration classique ou bien connue de l’application de votre théorie au Zaïre, Congo Démocratique sans me citer la France ou la Belgique. Restons en là comme vous l’avez écrit. Ngbanda est pour vous ce que vous savez, et il est pour moi ce qu’il est. Mais tant que je pourrai écrire quelque chose pour que nous n’assistions plus à une erreur collective susceptible d’entraîner le pays dans une dynamique qui hypothèque l’avenir de nos enfants et petits enfants, je ne me tairais pas. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. @ Elili

      Je n’a rien compris mais ça doit venir de moi. Je n’ai pas le niveau de débattre avec vous. Ça vole trop haut pour moi.

      Encore une autre théorie: Au pénal on inverse pas la charge de la preuve. Ce n’est pas à l’accusé de prouver d’emblée son innocence. Il faut apporter la preuve de la culpabilité.

      Si nous voulons créer un état de droit en rdc, nous devons faire que tous les congolais puissent bénéficier de la présomption d’innocence.

      Un juge Français vient d’acquitter un criminel pour vice de procédure. Les émotions et les opinions ne changent rien.

      Nietzche disait: ce n’est pas le doute qui rend fou, c’est la certitude!!! Vous êtes remplis de certitudes sur le massacre de Lubumbashi.

      Avez-vous les éléments concrets pour poursuivre terminator ?

      Si oui sortez les sinon tika makelele ya pamba pamba.

  7. Chers compatriotes,
    Notre Muana ya mokolo lopango dit, avance une chose et son contraire. Quelles sont les erreurs que le Terminator qu’il défend en vertu de la présomption d’innocence confesse et dont il se répand ? Je parle plus des massacres des chrétiens en février 1992. Vous demandez que nous prouvions sa culpabilité parce que lui ne peut pas s’accuser. Vous avez raison, mais dire que sa culpabilité n’est pas établie faute de preuve est un argument qui tient à la logique du fonctionnement de la justice. Mais ici, nous parlons de ses compétences à gérer le pays en tant que président possible de ce pays là. Il n’est pas président d’un parti ou d’une plateforme pour rien. Et c’est là que son passé de patron de hibous et responsable des forces qui ont assassinés des chrétiens (sans armes, avec chapelet), le rattrape. Une chose, être condamné au bout d’une procédure judiciaire, une autre être sanctionné par un choix des citoyens qui accordent un mandat à un autre citoyen pour occuper les fonctions importantes qui est de s’occuper du pays: des citoyens que l’on droit protéger et défendre contre les ennemis externes, et en leur assurant un bien-être à l’intérieur du pays. Terminator a géré avec le Maréchal ce pays, et il est aussi responsable de ce qui s’est passé. Dites-moi que les Zaïrois étaient à l’aise dans leur propre pays. Si non, alors, regardons d’autres possibilités de redresser le pays au lieu de nous distraire avec le Terminator. Il est bien là où il est, pourquoi il ne prépare pas la relève avec une nouvelle génération des personnalités politiques de sa tribu, car, il fonctionne sur cette base là. Les Congolais qui doivent redresser le pays pour que l’on atteigne une forme de gestion profitable, non à un clic, à une tribu, à une province, mais à tout le pays, devraient être trouvés parmi ceux qui affrontent certaines réalités du pouvoir actuel, et qui ne vivent pas sur la modalité ni de la deuxième république, ni de la république du Raïs. Cher ami, vous citez Nietzche en Français ? J’aurais souhaité que cela soit fait en allemand, ainsi je pourrais aussi avoir une traduction de l’allemand qui me prouverait la pertinence de votre citation. Souvent, ce que l’on qualifie de « Makele ya Mpamba » en dit long sur l’auteur du qualificatif. On ne peut pas tout comprendre dans la vie. Je suis le premier à reconnaître mon ignorance. Mais contre les faits, il n’y a pas d’arguments qui tiennent. J’ai aussi appris que les principes de droit sont invoqués pour défendre même les plus crapuleux des criminels et les dédouanant de toute responsabilité des faits malgré les conséquences subies par les victimes. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. @Elili,

      Qui a parlé de Ngbanda comme un présidentiable ? Vous ne lisez même pas même pas ce que les autres ont écrit.

      Vous battez sur rien, vous êtes hors sujet. Vous avez une logique que je ne suis pas. Relisez au moins ce que j’ai écrit au lieu de balancer des inepties.

      Que Dieu vous vienne en aide!!!!

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