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13  JANVIER  2006

L’UDPS ET TSHISEKEDI ONT- ILS TRAHI ?

   
 

On a du mal à comprendre que ceux qui ont soumis au referendum une constitution que ses soi-disant électeurs n’ont pas lue puissent du jour au lendemain et sans raison valable consentir à la volonté conciliatrice de l’UDPS et de Tshisekedi. Les marchands d’une vue conciliatrice se leurrent car la participation de Tshisekedi n’est pas une bonne nouvelle pour les tenants du pouvoir actuel. Le croire serait de la naïveté. Quels sont les moyens dont disposent l’UDPS et Tshisekedi pour obtenir le « consentement » d’un adversaire insensible au déshonneur. Un adversaire qui ne connaît point le sentiment de honte. Pour le pouvoir actuel, le peuple congolais qui n’a pas lu la constitution qu’il a malgré tout massivement voté, le résultat truqué ou pas le démontre, est considéré comme le mouton de Panurge.

Ceux qui ont conseillé à Tshisekedi cette voie seront sévèrement jugés  par l’histoire. Ils ne doivent pas omettre que la Conférence Nationale Souveraine fut conciliatrice. Son résultat est connu de tous. Les accords du Palais du Peuple furent conciliateurs. La suite est aussi connue. Plus personne ne parle des Forces Politiques du Conclave. Les accords de Sun City se sont inscrits presque dans le même schéma. Il faut être aveugle pour ne point voir son produit le 1+4 n’est pas du goût de tout le monde.

Faut-il alors continuellement rêver ? Mais jusqu’où pourrait-on aller dans cette logique de suicide permanent. Je ne suis pas de l’UDPS, mais son combat est un patrimoine national et à ce que je sache,  Tshisekedi mérite mieux que cette démarche ridicule.

Les Occidentaux qui ont financé les premières élections des années 60 n’ont pas été satisfaites par la victoire du feu Patrice Emery Lumumba. Ils l’ont liquidé par la suite. Ce sont les mêmes qui ont aussi financé la tenue de la Conférence Nationale Souveraine d’où est sortie victorieuse Tshisekedi. Ils ne l’ont ni aidé ni volé au secours du gouvernement de le CNS. Pourquoi vouloir qu’il en soit aujourd’hui autrement avec les élections futures qui sont loin d’être financées pour faire de Tshisekedi président de la République du Congo, ni pour satisfaire les intérêts du peuple congolais. On se demande dans ce cas pourquoi prendre part aux élections dont on ignore les raisons précipitées  de leur organisation. La volonté manifestée de l’UDPS et de Tshisekedi de prendre part aux élections tenues dans les circonstances actuelles, quelques soient les intentions et les conditions, et en outre en face de qui, est une légitimation du pouvoir en place qui doit sûrement se frotter les mains.

Tout « peuple a besoin de mythes »  pour bâtir sa nation.  Que Julien Benda ne m’en tienne pas rigueur si je paraphrase un personnage de Miguel de Unamuno. Tshisekedi est un mythe et en tant que tel, il n’a pas besoin de mourir malade ni dans un lit d’hôpital.

Je persiste et signe que tant que les congolais ne mourront pas pour le Congo, nous serons loin de mériter de la patrie. Le comble chez nous est que peu sont prêts à payer le prix réel d’une vraie libération.

Les autres ne nous donneront pas le Congo sur un plateau d’argent. Le Congo est un pays indépendant depuis les années 1960. Il compte en sein d’éminents historiens, tels que Elikia Mbokolo, Ndaywel et bien d’autres encore. Mais ni l’un ni l’autre ont proposé aux congolais l’arbre généalogique de celui qui est là par le vouloir des autres. C’est de la plume d’un belge, en la personne d’Eric Kennes que les congolais sont informés sur les origines vraies ou fausses du fils monarque dont le seul mérite est d’être le fils de son père, celui-là même qui a légué à la nation congolaise un lourd tribut : 4 000.000 de morts. Il ne faut pas avoir fait Sorbonne ni avoir défendu une thèse de doctorat et s’exercer sur le net pour comprendre.

Dans la déclaration d’indépendance des Etats-Unis, signée à Philadelphie le 4 juillet 1776, Benjamin Franklin et Thomas Jefferson écrirent : « Nous tenons les vérités suivantes pour évidentes par elles-mêmes : tous les hommes ont été crées égaux : le Créateur leur a conféré des droits inaliénables, dont les premiers sont : le droit à la vie, le droit à la liberté, le droit au bonheur […] C’est pour s’assurer de la jouissance de ces droits que les hommes se sont donné des gouvernements[…] Lorsqu’un gouvernement, quelle que soit sa forme, s’éloigne de ces buts, le peuple a le droit de le changer ou de l’abolir, et d’établir un nouveau gouvernement en le fondant sur ces principes et en l’organisant en la forme qui lui paraîtra la plus propre à lui donner sécurité et bonheur. »

Peuple congolais, le temps d’écrire l’histoire du Congo a sonné

Mufoncol Tshiyoyo

Président et Porte-parole du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC,

R.A.P. en sigle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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