Quand le conseiller spécial Beya commet un excès de pouvoir

Lors des consultations électorales du 30 décembre dernier, Felix Tshisekedi Tshilombo n’a cessé de seriner les fondamentaux chers à l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). A savoir notamment: la restauration de l’Etat de droit et la lutte contre les antivaleurs. Au cours de ses 100 premiers jours à la tête de l’Etat congolais, le nouveau chef de l’Etat peine à « calmer » le zèle de certains membres de son cabinet qui posent des actes à caractère administratif sans se soucier de la légalité. Les mauvaises habitudes décriées sous « Joseph Kabila » ont décidément la peau dure. De quoi s’agit-il?

Depuis 48 heures, une lettre n° PR/SCS/CS/ 367/019 datée du 4 mai 2019 adressée au directeur général de l’Autorité de l’Aviation Civile (AAC) circule sur les réseaux sociaux. Elle émane, jusqu’à preuve contraire, du conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité, François Beya Kasonga. La missive suscite une vive controverse.

On peut y lire notamment: « Pour des raisons évidentes de sécurité nationale, je vous informe que désormais, toute délivrance par vous, en votre qualité de directeur général de l’Autorité de l’aviation civile, d’une autorisation de survol et atterrissage des aéronefs civils dans l’espace aérien de la RDC est subordonnée à l’avis préalable obligatoire du Service du Conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de Sécurité ».

Après avoir relevé que « les mêmes dispositions s’appliquent aux aéronefs d’Etat (aéronefs militaires ou de la Monusco) pour lesquels le Service du conseiller spécial (…) travaillera en collaboration avec l’Etat-major du Renseignement militaire », le conseiller spécial Beya Kasonga adopte un surprenant ton directif voire autoritaire: « Vous prendrez toutes les dispositions nécessaires pour une application sans faille de la présente instruction ».

EXCÈS DE POUVOIR

Cette correspondance qui émane de l’ancien patron de la DGM (Police des frontières) appelle au moins quatre observations:

Premièrement, le conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité n’a pas d’existence constitutionnelle. Membre du cabinet du Président de la République, il n’assume aucune responsabilité politique devant la représentation nationale.

Deuxièmement, l’Autorité de l’Aviation Civile est une des directions du ministère des Transports et voies de communications. Il n’a pu échapper au conseiller spécial Beya que ce département ministériel exerce sa tutelle sur ce service éminemment technique. Notons qu’une « copie pour information » de la missive querellée a été transmise au ministre des Transports.

Troisièmement, tout au long de sa correspondance, ce conseiller à la Présidence de la République ne fait mention d’aucun texte légal lui conférant le pouvoir de donner des « directives » à cette direction du ministère précité. Et ce à l’insu du ministre. Le gouvernement sortant expédie les affaires courantes? Allons donc!

Quatrièmement (et dernière observation), en agissant comme il a fait, le conseiller spécial François Beya a commis un excès de pouvoir positif en s’arrogeant un pouvoir que la loi ne lui a pas attribué.

PRIMAUTÉ DU DROIT

Devrait-on parler d’ignorance ou simplement de la tentation irrésistible qui pousse tout détenteur d’un pouvoir d’en abuser? Un expert en matière de l’aéronautique a confié à notre journal son analyse: « Du point de vue de la Convention de Chicago , le Congo-Kinshasa n’est pas en guerre. Cette Convention reconnait la souveraineté de l’espace aérien de la RDC et de tous les pays signataires. Toute demande de survol ou d’atterrissage d’un aéronef est transmise au ministre des Transports et voies de communications via l’Autorité de l’Aviation Civile. Toutes les autorisations sont données dans le strict respect de la législation nationale ».

Pour cet expert, le conseiller spécial en matière de Sécurité s’est trompé de destinataire de sa lettre: « Le conseiller spécial Beya devait s’adresser au ministre des Transports et voies de communications qui exerce l’autorité hiérarchique sur l’Autorité de l’Aviation Civile et non le contraire ».

Le non-respect des textes légaux – par ceux-là qui devraient prêcher par l’exemplarité – constitue un des maux qui empêchent l’Etat congolais non seulement d’assainir son environnement des affaires mais surtout de se frayer une place dans le cercle très fermé des nations où règne la primauté du droit.

Donneur de leçon? Assurément pas! Il n’est tout simplement pas question de tolérer aujourd’hui ce que l’on trouvait, jadis, intolérable sous le pouvoir du satrape « Joseph Kabila ».

 

B.A.W.

34 thoughts on “Quand le conseiller spécial Beya commet un excès de pouvoir

  1. Le peuple d’abord, la restauration de l’Etat de droit, la lutte contre les antivaleurs, des fondamentaux de l’UDPS ? Mais non, ce ne sont que des mots pleins de vide comme sous les régimes précédents. On peut parcourir tous les textes de l’UDPS, on ne trouvera pas un seul dans lequel ce parti ou son chef actuel ou celui d’hier explique comment construire un Etat de droit dans notre pays. Comment veut-on qu’un parti ou un homme qui n’a jamais réfléchi à cela soit en mesure de construire l’Etat de droit ? Les Congolais n’ont jamais compris et ils ne comprendront peut-être jamais que les déclarations des hommes et partis politiques ne valent rien tant qu’elles ne reposent pas sur des stratégies concrètes. Dans le cas qui nous intéresse, comment Tshilombo peut-il lutter contre les antivaleurs en acceptant d’accéder au pouvoir par l’antivaleur qu’est la tricherie ? Nous détestons Joseph Kabila avec raison. Mais tout porte à croire qu’il a rendu un certain service à la nation en piégeant Tshilombo. Car, si ce dernier était arrivé au pouvoir par la voie normale des élections, des Baluba accapareraient les postes au sommet de l’Etat pour nous imposer à leur tour leur hégémonie. Comme ce fut le cas des Ngbandi sous Mobutu Sese Seko. Comme ce fut le cas des Balubakat et autres Katangais sous Laurent-Desire Kabila. Comme ce fut le cas, dans l’ombre cette fois-ci, des Tutsi rwandais sous Joseph Kabila. Tout cela pourquoi ? Parce que les Congolais, des fainéants sur le plan intellectuel, comme du reste la quasi-totalité des Africains, n’ont jamais réfléchi sur la gouvernance de leur pays de manière à instaurer l’Etat de droit, une quête pourtant légitime du peuple. La prochaine fois que les Occidentaux chercheraient à balkaniser ce pays, je pense qu’il serait de l’intérêt du peuple de se mettre de leur côté. Car notre pays ne vaut pas la peine d’exister.

    1. Cher Mayoyo,
      # Je vais presque vous emboîter le pas !
      Paradoxalement malgré (ou ou parce que ?) que je sois volontiers compatible avec une possible réussite de Tshisekedi nonobstant son départ mité, je me suis aussi interrogé comme vous sur ses ressources propres au-delà de son pacte castrateur et les limites quasi rédhibitoires qu’il inflige à son exercice. Bien entendu que lui-même ou son parti n’aient pas sérieusement réfléchi au mode de gouvernance à nous mener vers l’État de droit les empêche de mieux s’y prendre au pouvoir contrairement à ce que j’ai lu ailleurs mais plus généralement lorsque je les regarde faire aujourd’hui je me demande s’ils ont vraiment un plan précis, s’ils savent exactement où ils voudraient bien conduire le pays et comment ; ne naviguent-ils pas trop à vue au gré des passages laborieux face obstacles qu’ils découvrent ?
      # « Prétendre vouloir « déboulonner le système dictatorial qui était en place », vouloir l’État de droit, crier la lutte contre les anti-valeurs dont la corruption et l’impunité », vouloir la bonne gouvernance économique, etc, etc…, ne sont-ils pas à ce stade que des slogans, des belles promesses sinon des effets d’annonce ? En effet non seulement Tshisekedi et son CACH ne nous ont pas montré les voies concrètes pour y arriver mais aussi dans leur souterraine confrontation avec le FCC champion incontesté du non-Etat de droit et des antivaleurs, ils semblent subir les orientations de leur gouvernement – on voit par exemple sa volonté de déboulonner le système proclamée d’abord à Washington buter à des refus de ses partenaires -, plutôt qu’ils les initient et les pilotent selon un projet de gouvernement dûment structuré et suivi pour leur mandat et au besoin un plan de sortie élaboré à l’avance.
      Quid demain par exemple des réformes indispensables des secteurs sécuritaire et judiciaire, d’une gestion économique voire minière dûment budgétisée, de la gouvernance électorale… ? Beaucoup de proclamations peu de signaux de leur possibilité de mise en œuvre, regardez les promesses pour lutter contre l’insécurité à l’Est par exemple… Voilà pourquoi malgré l’apparente bonne volonté politique, du nouveau PR sa gouvernance effetive justifie largement d’interpeller sur les ressources de Tshisekedi à gouverner ce pays même chez des personnes comme moi qui veulent lui faire crédit à ce stade…
      Ou plus simplement quelles sont ces réformes en profondeur qui vont apporter les moyens de sa politique?
      C’est vrai, des mesures encourageantes ont été prises, grâce présidentielle ou libération conditionnelle ont permis à des prisonniers politiques et d’opinion ou exilés politiques de sortir ou revenir, quelques cachots de l’ANR ont été fermés, une libérté d’expression et de manifestations plus manifeste avec libération des médias règne dans le pays, une construction ou une réhabilitation des routes et ponts sont en cours… mais il n’en demeure pas moins que cela ne démontre pas encore une vision politique de moyen et long terme surtout que Tshisekedi paraît pris au piège entre promesses de rupture et impossibilité immédiate de s’affranchir de son prédécesseur habitué à l’arbitraire par ailleurs « partenaire ». Ne va-t-il pas dans les domaines majeurs se résigner au statu quo faute d’autonomie et d’une politique dûment réfléchie ?
      Autant d’interrogations légitimes : où va précisément la RDC sous Tshisekedi, comme se demandait l’autre, quels moyens de sa politique ambitieuse a-t-il ou se donne-t-il ?

    2. … « Parce que les Congolais, des fainéants sur le plan intellectuel, comme du reste la quasi-totalité des Africains, n’ont jamais réfléchi sur la gouvernance de leur pays de manière à instaurer l’Etat de droit, une quête pourtant légitime du peuple »…
      Médiocre! Vous êtes tellement imbu de vous-même que vous vous croyez plus réfléchi que tous!
      De quel droit vous autorisez-vous de produire ce genre d’écrits où vous vous substituez aux congolais sans vergogne? Qui vous a mandaté? Vous parleriez à la première personne du singulier, je comprendrai!
      Si vous aviez un peu de sagesse, vous sauriez d’abord apercevoir la poutre qui vous aveugle!
      De quel peuple parlez-vous? Celui que vous traitez de fainéant?
      De quel état de droit parlez-vous? Où vous, seul intellectuel éprouvé, serez à la manette pour imposer aux fainéants congolais et africains les productions de votre esprit tordu, vantard et suffisant?
      Soyez humble et moins méprisant! Même si vous êtes le seul à avoir réfléchi sur la démocratie et l’état de droit comme vous le dites!
      Si c’est votre façon de chercher de l’emploi au sein du gouvernement Tshisekedi parce que la plonge dans votre pays d’accueil ne vous sourit plus, mais faites-le de manière élégante!
      Le même kabila que vous prétendez ne pas aimer, vous l’adulez en prétendant que les balubas allaient se comporter comme les ngbandi et autres katangais! La notion de présomption ne vous dit absolument rien, intellectuel!
      Vous êtes simplement pathétique!
      J’ai dit.

  2. Cher BAW,
    Voila encore une fois une des manisfestations de l’amateurisme et cacophonie au sommet, consequences du manque de serieux de Fatshi dans l’exercice de ses fonctions, inbu de vides promesses.
    Presque 4 mois apres prestation de serment, pas de Gouvernement.
    Alors, dans cette logique, le tres affairiste Directeur de Cabinet de Fatshi, nous citons donc Vital Kamerhe, et la cohorte de conseillers a la presidence, parmi lesquels de rejetons de la Voyoucratie Kabiliste comme Beya Kasonga, s’arrogent des pouvoirs excessifs au mepris des lois et Constitution de la Republique. Beya n’est pas le seul.
    N’avons-nous pas vu un Kamerhe nous donner le Bilan de la gestion Budgetaire du Gouvernement, et se vanter hier de son excedant de $238 Million, en lieu et place du rapport du 1er Ministre, Ministre des Finances et/ou du Budget, ou encore le Gouverneur de la BCC?
    Que dire encore de ce « noceur » Kamerhe qui s’active a nommer des copains et courtisans aux postes strategiques non seulement a la presidence mais aussi a travers le Pays, et donner des injonctions administratives contraignates au « 1er ministre » Bruno Tshibala (vomi et faineant soit-il) sans se referrer aux prescrits de la Constitution?
    Quant a l’indecisif Fatshi qui enfin se la coule douce apres « maigres » annees de traversee du desert en Belgique, il attend de consignes de Kingakati avant de « nommer le 1er ministre dans les prochians jours » comme – tenez bien – il nous le promet depuis le 30 Janvier 2019.
    Que Vive donc » l’Etat de non-Droit » et continuation du regime PPRD !

  3. Brillante analyse. Comme d’habitude, les articles de BAW sont un régal pour les lecteurs avertis ou non de Congo indépendants. Vous avez du mérite de la réparti et du talent, monsieur. William IKOLO

  4. Cacher le naturel, il reviendra au galop. Cette vieille sagesse a tout son sens en RDC de Félix. La grosse erreur de Félix est d’avoir repris les caciques de Kabila sans qu’ils aient subi une cure d’âme. A-t-il pris Beya parce que….
    Tous les services et institutions stratégiques étant occupés par les caciques de Kabila ayant la peau dure, le changement attendu ne viendra pas et Félix aura du mal à déboulonner le régime assassin de Kabila.

  5. Toloba, toloba te… Soki tolobi ekomi oh haine anti-luba, oh haine anti-tutsi, oh haine anti-rwanda…
    37 ans dans l’opposition pour voir ça…

    1. Comme si toi tu ferais mieux!
      Mange tes mangoya tranquillement là.
      De toutes les façons, sachez que la compétition sera rude avec la jeunesse montante.Plus de place pour vous….

  6. Chers Compatriotes,
    Le Congo a besoin d’une révolution. Et je crois que ceux qui s’attaquent au président congolais actuel commettent une erreur de logique. Cet homme n’a pas fait de réflexion. Je ne sais pas comment il est devenu président. Ce dont je peux parler avec moins de peur d’être contredit est qu’il s’est mis dans une situation qu’il ne pourra jamais contrôler s’il n’a pas l’appuie de la majorité des Congolais. Dire, il a allumé le feu qu’il y crève est une attitude qui peut calmer ceux qui croient que cela les dédouanerait d’une responsabilité que nous avons tous envers ce pays là, et nos compatriotes qui n’ont pas eu la chance et les opportunités que nous avons. Dire comment on peut en arriver à l’Etat de droit est une preuve qu’on y réfléchit ou on y a réfléchi, mais ce n’est pas une preuve de la bonne volonté qu’une fois aux commandes du pays, on le ferait. MBTT reste bien théoricien à la frontière de l’idéalisme non prouvé par les faits. Le Congo est un pays de tous les Congolais, si certains ou plusieurs d’entre eux sont d’avis que l’on doit faire avancer les choses avec le président actuel, qu’ils essayent. Mais ne nous acharnons pas sur le « traître », « tricheur » etc parce que nous avons réfléchi sur telle ou telle réalité politique. S’il s’agissait des théories, le Congo aurait déjà retrouvé et le développement et l’Etat des droits. Car, ce ne sont pas des réflexions qui nous manquent à ce propos. MBTT n’est pas le premier à réfléchir sur cette réalité. A moins qu’il me prouve le Contraire. Nous avons tous un défi, et chacun de nous a un devoir sacré d’apporter sa petite pierre pour nous en sortir. Mais ne commettons pas l’erreur de penser que les autres « yankees » ou autres viendraient nous enlever les « médiocres » pour nous apporter l’Etat de droit, sans succomber à la tentation de faire des Congolais leurs esclaves. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. Cher Elili,
      Quand vous soulignez que « MBTT reste bien théoricien à la frontière de l’idéalisme non prouvé par les faits », laissez-vous entendre que la théorie n’est pas importante pour construire l’Etat de droit ? Quand vous poursuivez que « s’il s’agissait des théories, le Congo aurait déjà retrouvé et le développement et l’Etat de droit », pouvez-vous me citer un seul grand rendez-vous de notre histoire au cours duquel notre nation aurait réfléchi sur la démocratie par exemple ? En tant que nation, nous n’avons jamais réfléchi à la démocratie. JAMAIS ! Est-ce que je m’acharne sur le « traître », « tricheur » ? Non, pas du tout. Je le désigne par ce qui le caractérise. Comme hier on désignait le « dictateur » Mobutu Sese Seko, le « dictateur » Laurent-Désiré Kabila ou encore le « dictateur » Joseph Kabila, sans que cela ne vous offusque. Alors, expliquez-moi pourquoi vous vous sentez soudainement offusqué ? Seriez-vous par hasard amoureux des « tricheurs » et des « traitres » ? Remarquez que c’est votre droit mais pas le mien. Que pensez-vous que le « tricheur » Tshilombo se dise chaque matin quand il se regarde dans la glace sinon que « Chance eloko pamba » ? On voudrait bien qu’il réussisse, mais cela s’avère impossible.

  7. J’aime bien ça, la RDC est en guerre, vous le niez? C’est vraiment aberrant, les jiade islamistes sont là, les problème a Béni, et autres…. Vous appelez ça quoi?, Et je voudrais bien vous signaler que en matière de sécurité intérieure et extérieure de la RDC Mr François Beya en connait nettement mieux que votre amuteurisme et vos manipulations messieurs, criez, criez et criez sur tous les toits, Fatshi est a la Présidence et a la direction. Allez et essayez d’utiliser vos mercenaires ils trouverons la vraie armée congolaise sur leur chemin. Trop c’est trop. Le sabotage nous en avons ras le bol. (Mr. François Beya est un Congolais). Criez sur tous les toits. Il en restera ainsi.

  8. Félix n’a-t-il pas reconnu lui-même en pleine campagne électorale que seul Joseph Kabila avait l’expertise dans la gestion de l’état Rdcongolais ? Normal que l’expert insère ses pions dans l’entourage du nouveau prince de Kinshasa. Je me suis toujours posé la question pour qui roule le conseiller spécial François Beya Kasonga. En Rdc, le directeur de cabinet du chef d’état ou ses divers conseillers sont-ils au dessus des ministres, vice ministres ou haut fonctionnaires de l’administration? Nous avons tous vu lors de l’après élections sénatoriales, les militants de l’udps s’en prendre aux biens des particuliers mais aussi tuer un policier à Mbuji-Mayi sans que le président de la république tout comme ses collaborateurs ne s’en émeuvent mais aussi le parquet est resté silencieux. Le respect de la loi n’est que pour nous citoyen lambda ou l’on continue avec le système d’impunité décrié par tous lors de la campagne électorale. Ce serait décourageant qu’avant 30 décembre 2018 = après 30 décembre 2018. Si c’est le cas, ce serait triste pour notre pays.Cela signifierait qu’il n’y a point d’avenir pour ce grand pays.
    Comme je veux être positif, je suppose que cette décision du conseiller spécial Beya serait le résultat des fuites d’informations d’un éventuel dysfonctionnement de ce secteur par les ennemis de notre pays. Qui ne sait pas que le monsieur est des services comme on dit en Rdc ?

    1. @Lidjo
      « Comme je veux être positif, je suppose que cette décision du conseiller spécial Beya serait le résultat des fuites d’informations d’un éventuel dysfonctionnement de ce secteur par les ennemis de notre pays. Qui ne sait pas que le monsieur est des services comme on dit en Rdc ? »
      Je ne comprends pas bien votre allusion aux « fuites d’information d’un éventuel dysfonctionnement de ce secteur par les ennemis de notre pays ». Voulez-vous suggérer que ce sont les ennemis de notre pays qui auraient inventé un dysfonctionnement qui n’existe pas en réalité ? Question dysfonctionnement ou plutôt bavure manifeste sur fond d’arbitraire, selon l’analyse de BAW, il existe. Soit vous n’êtes pas d’accord avec son avis et vous nous dites pourquoi, soit vous l’approuvez et vous le corroborez comme dit le début de votre intervention, vous restez « positif » en l’attribuant à l’inexpérience de notre PR et aux choix risqués de son entourage et votre allusion devient une diversion qui n’a plus lieu d’être.
      Je ne vois pas en effet comment on aurait besoin d’ennemis du pays pour en faire le constat.

  9. Amba Wetshi,parle-nous aussi des réalisations des cents jours de Félix! Bientôt tu vas aussi nous offrir ta face réelle dans ce « combat » politique des congolais.
    C’est fou de constater que tout congolais devient politicien et donneur de leçon! What the f..ck!? Vous prenez vraiment tout votre temps juste pour exprimer soit la jalousie ou la haine (…) Quel peuple!!!? On est vraiment un peuple maudit. Je me demande souvent si la plupart d’entre vous a une occupation dans vos pays là car au regard du temps que vous prenez pour distiller vos inepties, cela prouve suffisamment que vous vivez sous l’assistance sociale des pays qui vous ont accueillis comme réfugiés. Arretez vos conneries et revenez au pays.

  10. Trouve sur la toile, un autre son de cloche par rapport à cette décision
    Felix Tshisekedi interdit à Joseph Kabila de s’envoler sans son autorisation
    Félix Tshisekedi vient de soumettre au contrôle et à l’autorisation de son conseiller spécial en matière de sécurité, tout décollage et tout atterrissage des jets privés sur l’espace aérien de la République Démocratique du Congo. À en croire plusieurs analystes, cette mesure vise principalement Joseph Kabila, ex-président et sa suite militaire qui s’en volaient aussi librement que quand il était président de la République.
    Les manœuvres militaires suspicieuses seraient à la base de ce changement de ton, Félix Tshisekedi craint des représailles de celui avec qui il avait contracté pour arriver au pouvoir mais de qui il s’émancipe progressivement.
    Joseph Kabila n’est pas de nature à affronter la presse le plus souvent et surtout en matière d’initiatives militaires et sécuritaires, il ne communique pas souvent. Étant toutefois visé par une mesure qui consacre une atteinte à sa protection personnelle et sa liberté de circulation, d’aucuns se demande quelle sera sa réaction.
    Une chose est claire : les jours à venir nous en dirons plus.
    à mai 10, 2019

    1. @Bismark,
      D’autres disent que cette mesure vise Katumbi afin de contrôler ses allées et venues.
      Je doute que ça concerne le surnommé Kabila. En effet, quand vous mettez en place une règle, il faut avoir la force de contrainte pour sévir ou dissuader les contrevenants.
      Quelle force dispose t’il pour faire plier aka Kabila. S’il veut engager un bras de fer avec son allié, ce serait stupide de commencer par là.
      Peu importe celui qui est visé, s’il y a dysfonctionnement, il faut une vraie réforme efficace pour mettre de l’ordre et non des mesurettes arbitraires qui ne règlent pas le problème.

    2. Cher Bismark,
      Merci pour cette revelation qui ote un brin du mystere motivant cette decision visant le petit voyou qui se croit toujours « proprietaire » de la RDC. Un Pays que lui et ses frangins-voyous n’ont decouvert qu’en 1997

    3. Ah bon, notre Président aurait commis son Conseiller de décréter une oukase contraignante qui cible son prédécesseur, l’ancien Patron du même Conseiller. Je ne l’avais pas vu comme ça.
      Vive la démocratie au Congo de notre Tshilombo National et en plus même pas peur de titiller son prédécesseur par ailleurs partenaire et autorité (im)morale de la majorité et qui en tant que tel ne cesse intrusion sur intrusion sur les institutions qui limitent oh combien l’exercice de notre Président en place.
      Et le Conseiller décidément converti aux règles démocratiques et au nouveau Président qui représente aujourd’hui le pays contrairement à ses anciennes habitudes arbitraires s’est exécuté illico presto ; il manquait la forme, dommage !

      1. ADDENDUM
        « .. il manquait la forme, dommage ! » VESTIGE DE SES COUTUMES DANS L’ANCIENNE MAISON ?

  11. Un éminent membre du FCC nommé conseiller spécial en matières de sécurité d’un président protocolaire issu de l’opposition, lui-même nommé par l’imposteur Rwandais alias Joseph Kabila, c’est la démocratie des fosses communes qui s’installe de plus en plus au Kongo…
    Le pouvoir corrompt l’homme, l’excès du pouvoir déifie l’homme ! Même dans un couple si l’homme ou la femme se sent investi d’un pouvoir sur l’autre, tout part en vrille, ce n’est plus l’amour Agapé mais l’amour possessif charnel qui prend le dessus. La gestion de cité est souvent réservée à des personnes qui aiment servir non se servir. Gouverner c’est prévoir non improviser comme au théâtre, ce n’est pas non plus intimider, menacer, tuer, manipuler, séquestrer ou apeurer le Peuple Souverain Primaire qui mandate ses dirigeants gouvernants…
    La religiosité imbecilisante, le fanatisme aveugle des Kongolais et l’hypocrisie tolérante ou tolérance hypocrite de l’élite politico-intellectuelle-artistico-religieuse ont conduit la RDC (Rép à démocratiser) dans la merde jusqu’au cou. Le Rwanda de Kagame prend le contrôle du Kongo…
    [« Heureux toi, pays dont le roi est de race illustre, et dont les princes mangent au temps convenable, pour soutenir leurs forces, et non pour se livrer à la boisson ! » Ecclesiaste 10 : 17]… Ainsi soit-il… Ingeta

  12. Chers Compatriotes,
    Nous profitons encore une fois de la plateforme pour donner quelques réponses aux écrits de notre MBTT. Voyons ce qu’il nous reproche. A sa question :  » laissez-vous entendre que la théorie n’est pas importante pour construire l’Etat de droit ? » Je réponds par l’affirmative, mais lorsque la théorie n’est pas suivie par la pratique, ou l’engagement, elle reste vide. Cela me semble bien le cas maintenant. Je peux alors renvoyer une question à MBTT. Ce qu’il avance pour le redressement du Congo, est-ce sa théorie ou une description intelligente de l’observation de ce qui se passe ailleurs? Ensuite, s’agit-il de la théorie sur la démocratie, ou sur l’administration de l’Etat?
    A la question  » pouvez-vous me citer un seul grand rendez-vous de notre histoire au cours duquel notre nation aurait réfléchi sur la démocratie par exemple ? En tant que nation, nous n’avons jamais réfléchi à la démocratie ». Je lui renvoie sa question. Qu’il me donne une nation qui a suivi cette démarche qu’il invoque au sujet de la démocratie. Quelle est la nation qui a procédé comme il le décrit ici ?
    Quant à l’utilisation des termes :  » le « traître », « tricheur »  » MBTT dit : »Je le désigne par ce qui le caractérise. Comme hier on désignait le « dictateur » Mobutu Sese Seko, le « dictateur » Laurent-Désiré Kabila ou encore le « dictateur » Joseph Kabila ». Les limites de MBTT apparaissent clairement ici. Tous les concepts sont les mêmes. « Dictateur » et « tricheur » sont les concepts de la même catégorie et peuvent être utilisés dans le même contexte logique. Horreur ! MBTT est psychologiquement comparable à un disque vinyle qui une fois blessé ne peut dépasser sa blessure alors ça joue au même endroit: « tricheur », « tricheur », « tricheur »… A la question: « Seriez-vous par hasard amoureux des « tricheurs » et des « traitres » ? », non je suis amoureux des écrivains qui manient la langue dans la courtoisie, et non dans l’arrogance et le trop plein de soi. Les concepts moraux nous regardent tous et nous interpellent tous. Vous arrive-t-il de parler de la politique belge ? Si oui, quand vous parlez de Charles Michel, parlez-vous toujours du « menteur » Charles Michel ? Je n’ai jamais entendu cela des écrivains ni journalistes belges. Nous voulons appliquer la bonne disposition des choses que nous constatons chez autrui, mais en même temps nous restons incapables d’en adopter les attitudes… Ma préoccupation n’était pas Félix, mais vous, parce que vous avez une potentialité que vous pouvez utiliser positivement pour le pays, si vous sortez de ce carcan. Quand on parle de votre arrogance, cela ne peut pas être flatteur et c’est un mauvais qualificatif vous concernant, car, il pourrait jouer contre vous. Félix, je m’en balance, je ne vis ni dans sa maison ni dans son environnement immédiat. Mais vous perdre vous en tant que matière grise du pays, parce que vous vous exprimez de façon à avoir de vous une image d’une intelligence qui ne peut pas se remettre en question, trop pleine d’elle-même et qui ne peut permettre une autre vision à côté d’elle; est bien une chose regrettable. Elili est le premier à avoir exprimé beaucoup d’inquiétudes quant au résultat des élections présidentielles congolaises de 2018; inquiétudes au sujet du président proclamé, et du pays. Et c’est pourquoi, j’exhorte les Congolais à renverser la situation au profit du pays. Quant à vous cher MBTT, vous êtes libre. Elili s’excuse s’il a blessé votre susceptibilité. Les Congolais ont encore du chemin à faire pour se libérer. Ce n’est pas un chemin facile. MBTT écrit :  » On voudrait bien qu’il réussisse, mais cela s’avère impossible », l’impossibilité n’est pas avérée MBTT, l’impossibilité est une apparence maintenant. Cette impossibilité peut être atteinte. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. Merci pour votre position raisonnée et pondérée. Nous avons tous besoin de ce genre de réponse édifiante.

    2. Cher Elili,
      Quand vous répondez par l’affirmative à la question de savoir si la théorie n’est pas importante pour construire l’Etat de droit, vous devriez citer une seule avancée en matière de gouvernance qui serait tombée par génération spontanée, c’est-à-dire sans réflexion au préalable. Quand vous piaffez d’impatience de voir ma vision de la démocratie se concrétiser, vous devriez nous dire par exemple combien de temps il aura fallu aux idées nouvelles des philosophes des lumières de se concrétiser en matière de gouvernance. Retenez, cher Elili, que la particularité des idées nouvelles est qu’elles mettent du temps pour prendre leur envol. En ce qui concerne ma vision de la démocratie, je crie depuis le 24 avril 1990 que la voie suivie par notre pays mène à tout sauf à la démocratie. Pendant ce temps, un marchand d’illusions appelé Tshisekedi wa Mulumba et l’écrasante majorité de notre élite estimaient que notre peuple était mûr pour la démocratie à l’occidentale. L’avenir ne leur a pas donné raison après les élections générales de 2006, 2011 et 2018. Ce que j’avance pour concrétiser l’idéal démocratique dans notre pays part de mon intuition confortée par trois années de recherches sur le sujet. Vous vous demandez s’il existe une nation au monde qui a mis en place un système démocratique après avoir réfléchi là-dessus. Votre niveau d’instruction est tout simplement déplorable. Comment pouvez-vous ignorer que les philosophes des lumières tels que Montesquieu et John Lock sont les théoriciens de la démocratie à l’occidentale ? Pourquoi voulez-vous que je traite Charles Michel de menteur alors qu’il n’est pas arrivé au pouvoir dans les mêmes conditions que le tricheur Tshilombo ? Vous vous dites amoureux de la courtoisie. Mais pourquoi votre courtoisie ne concerne que Tshilombo ? Pourquoi n’avez-vous jamais parlé de courtoisie quand on Tshisekedi wa Mulumba traitait Mobutu de tous les noms d’oiseaux ? Que se cache-t-il derrière votre indignation sélective ? Comment voulez-vous que j’épouse vos points de vue quand ils sont marques par autant d’incohérences ? Et depuis quand souligner une incohérence est-il synonyme d’arrogance ? J’ai un avantage sur mes contradicteurs. J’ai passé trois années de ma vie à faire des recherches sur le deuxième processus de démocratisation de notre pays en particulier et de l’Afrique sub-saharienne de manière générale. Par ailleurs, ma carrière professionnelle depuis 2004 se déroule dans le domaine de la gouvernance africaine. Chaque jour qui passe depuis la publication des résultats de mes recherches en 1999 me donne raison y compris récemment dans le cas du Bénin. Si cela signifie être arrogant, alors je suis fier de l’être. Vous ne me connaissez pas en dehors du style coup de poing que j’adopte volontiers dans CIC. Un conseil, demandez à ceux qui me connaissent et ils vous diront tous que je suis un homme simple, humble, effacé et généreux. Il n’existe pas une seule personne qui me connaisse dans la vie courante qui vous dirait que je suis un homme arrogant. Mais dans un espace appelé « Opinion & débat », keba nde soki oley otondi te ! Parce que Dieu ne te viendra pas en aide.

  13. @Lidjo,
    Bien dit a ce (tres) arrogant tonneau-vide de « MBTT » qui ne rate jamais l’occasion de deverser sa haine primaire anti-FaTshi et anti-Baluba.
    Pauvre type. MBTT et copains agirs devront attendre jusqu’en 2023 !

    1. Cher Alidor Semayote,
      Je sais que pour vous et bien d’autres intervenants dans ce forum, mon arrogance est synonyme de force sur le plan argumentaire. Et je suis très fier d’une telle arrogance. Cela dit, juste une question quand vous estimez que je suis un tonneau vide. Si l’on doit comptabiliser le nombre des têtes pleines dans notre pays, qu’exhiberiez-vous pour qu’on vous classe vous Alidor Semayote parmi elles ? Rien. Concernant ce que vous considérez comme une haine anti Tshilombo, j’avoue détester cet adepte de l’école buissonnière qui pensait déjà que pour être considéré comme un homme ayant fait des études supérieures, il suffit de se fabriquer un faux diplôme. Je sais que le Congo est vaste et que dans sa diversité, il puisse y avoir des ethnies qui ont de la sympathie pour les tricheurs. C’est sans doute le cas de votre ethnie. Mais comprenez que ce ne soit pas le cas de mon ethnie, les Bambala, et surtout pas de la formation que j’ai suivie. Un tricheur, on ne le respecte pas même s’il devient président de la république. Quant à l’amalgame que vous faites entre Tshilombo et le groupe ethnique Baluba, je vous laisse en assumer les conséquences. Car si Tshilombo égal Baluba, dans ce cas, je ne peux que détester les Baluba. Mais avant cela, vous devez m’expliquer comment Tshilombo, qui n’est qu’un individu, est soudainement devenu toute une ethnie. Quand vous me prenez pour un « pauvre type », je vous conseillerais d’aller sur n’importe quel moteur de recherche sur Internet pour comprendre à partir de quel salaire un homme est considéré comme riche non pas dans des bidonvilles planétaires comme notre pays mais dans des pays riches. Vous trouverez plusieurs chiffres suivant la taille de la famille. Pour votre information, aucun de ces chiffres n’atteint même la moitié des émoluments d’un fonctionnaire international de mon organisation et de mon grade. Certes, je souffre de voir l’état dans lequel se trouve notre pays. Mais je ne souffre pas pour moi. Moi, je vis bien. Plus que bien. Je souffre pour notre pauvre peuple qui vit mal entre autres à cause des individus médiocres tel que le tricheur et traitre à la nation Tshilombo. Faut-il vous apprendre que dans la situation sociale qui est la mienne, ma souffrance est une souffrance noble ? Au fait pendant que vous liez le sort de Tshilombo à celui des Baluba, auriez-vous oublié que quand nous parlions d’hégémonie ngbandi sous Mobutu ou lubakat sous Kabila, l’écrasante majorité des Ngbandi et des Balubakat partageaient la même misère que les autres Congolais ?

  14. Chers compatriotes,
    J’ai l’impression que nous avons un problème de concepts avec MBTT. Il formule bien des phrases mais n’est pas attentif aux nuances. Voilà ce qu’il écrit :  » Vous vous demandez s’il existe une nation au monde qui a mis en place un système démocratique après avoir réfléchi là-dessus. Votre niveau d’instruction est tout simplement déplorable. Comment pouvez-vous ignorer que les philosophes des lumières tels que Montesquieu et John Lock sont les théoriciens de la démocratie à l’occidentale ? » MBTT ne me donne pas une réponse d’une nation, mais il répond en me nommant des penseurs qui appartiennent à des cultures aussi différentes du point de vue national. Donc, Montesquieu n’est pas la nationa française. Quand bien même MBTT citerait les universités, il se rendraient compte que dans des universités occidentales il existe des écoles de pensée et toutes ces écoles ont leur vision ou théorie qu’ils défendent. MBTT qui a une formation intellectuelle extraordinaire devrait savoir que dans ces nations qu’il prend pour modèle après avoir fait trois ans d’études (ce qui est énorme pour lui mais qui me semble être un temps convenable pour bien cerner la question), aucun courant de pensée ne s’est posée comme un dogme. MBTT est un penseur certainement. Mais est-il logique dans ce qu’il écrit ? Oui, à ses prores yeux. Mais comprend-il toujours ce que les autres écrivent ? J’en doute. Il projette dans autrui ce qu’il a dans sa tête et s’institue juge et même évaluateur des autres: leurs niveaux d’études, et de culture … Quelle mégalomanie !
     » Pourquoi voulez-vous que je traite Charles Michel de menteur alors qu’il n’est pas arrivé au pouvoir dans les mêmes conditions que le tricheur Tshilombo ? » Lorsque l’on ne veut pas répondre à une question, il y a là un souci. Charles Michel a dit une chose et a fait son contraire, le mot « menteur » est sorti une fois lors des débats au sujet des élections. Une fois cette étape terminée, les politiciens belges ont continué à parler de leur pays et de leurs propres projets.
    « Vous vous dites amoureux de la courtoisie. Mais pourquoi votre courtoisie ne concerne que Tshilombo ? » parce que Tshilombo est maintenant président du Congo et ce n’est pas Elili qui a proclamé cela.
    « Pourquoi n’avez-vous jamais parlé de courtoisie quand on Tshisekedi wa Mulumba traitait Mobutu de tous les noms d’oiseaux ?  » Vous affirmez des choses que vous ne contrôlez pas MBTT.
    Quand on a traité Mobutu de la manière dont vous décrivez, Elili était dans une situation qu’il ne peut pas décrire maintenant pour ne pas se laisser repérer. Ce que vous décrivez est quelque chose qu’Elili a condamné et c’est pourquoi Elili n’a jamais pris de carte de membre de parti politique ni de l’UDPS, ni d’un autre parti. Cette affirmation de votre part, sans vous poser une question essentielle de savoir qui est cet Elili me déçoit beaucoup. Je croyais que vous aviez lu ce que j’avais écrit à ce sujet parce que vous êtes, à l’instar d’un vinyle griffonné, en train de revenir sur des points sur lesquels je vous avais apporté mes réponses. C’est là ma déception en ce qui vous concerne. Je ne vous ai jamais demandé d’épouser mes points de vue parce que vous ne me comprenez pas du tout. Le Contraire m’aurait étonné. Votre arrogance apparaît clairement et je ne suis pas seul à le constater, par votre manière d’aborder les points de vue des autres, surtout avec assurance que c’est vous qui devez juger les autres.
    « J’ai un avantage sur mes contradicteurs. J’ai passé trois années de ma vie à faire des recherches sur le deuxième processus de démocratisation de notre pays en particulier et de l’Afrique sub-saharienne de manière générale ». Ce que j’avance pour concrétiser l’idéal démocratique dans notre pays part de mon intuition confortée par trois années de recherches sur le sujet. Vous vous demandez s’il existe une nation au monde qui a mis en place un système démocratique après avoir réfléchi là-dessus. Votre niveau d’instruction est tout simplement déplorable. Comment pouvez-vous ignorer que les philosophes des lumières tels que Montesquieu et John Lock sont les théoriciens de la démocratie à l’occidentale ? Pourquoi voulez-vous que je traite Charles Michel de menteur alors qu’il n’est pas arrivé au pouvoir dans les mêmes conditions que le tricheur Tshilombo ? Vous vous dites amoureux de la courtoisie. Mais pourquoi votre courtoisie ne concerne que Tshilombo ? Pourquoi n’avez-vous jamais parlé de courtoisie quand on Tshisekedi wa Mulumba traitait Mobutu de tous les noms d’oiseaux ? Que se cache-t-il derrière votre indignation sélective ? Comment voulez-vous que j’épouse vos points de vue quand ils sont marques par autant d’incohérences ? Et depuis quand souligner une incohérence est-il synonyme d’arrogance ? J’ai un avantage sur mes contradicteurs. « J’ai passé trois années de ma vie à faire des recherches sur le deuxième processus de démocratisation de notre pays en particulier et de l’Afrique sub-saharienne de manière générale ». Je viens de me prononcer sur ces trois années. Lorsque l’on part de fausses bases, on ne peut prétendre aboutir à un résultat incontestable.
    « Par ailleurs, ma carrière professionnelle depuis 2004 se déroule dans le domaine de la gouvernance africaine ». Qu’est-ce que cette affirmation sous-entend ?
    « Chaque jour qui passe depuis la publication des résultats de mes recherches en 1999 me donne raison y compris récemment dans le cas du Bénin ». Etant juge et partie vous pensez que cela est une bonne attitude d’un homme de science ? Quand bien même vos recherches de trois ans seraient primées, elles n’auront pas le dernier mot dans la matière, car les hommes évoluent, les sciences aussi.
    « Vous ne me connaissez pas en dehors du style coup de poing que j’adopte volontiers dans CIC. Un conseil, demandez à ceux qui me connaissent et ils vous diront tous que je suis un homme simple, humble, effacé et généreux. Il n’existe pas une seule personne qui me connaisse dans la vie courante qui vous dirait que je suis un homme arrogant. Mais dans un espace appelé « Opinion & débat », keba nde soki oley otondi te ! Parce que Dieu ne te viendra pas en aide ». Je constate qu’ici vous vous jetez des fleurs. Rien d’étonnant. Mais une chose, même Mobutu était aussi généreux pour ses amis et ceux qu’il affectionnait aussi. Le tableau que vous faites de vous-même est bien impressionnant, mais l’impression que vous laissez en ligne est en flagrante contradiction avec votre tableau. Mais c’est normal, l’ego est bien mis en évidence. Mais personnellement je regrette une chose et je ne me répéterai pas. Regardons ce qui peut être fait pour le pays et évitons de revenir sur ce qui est passé et qui pourrait nous bloquer pour rien. Nous devons faire avec ce qu’il y a et évoluer vers la libération du pays. Que Dieu nous vienne en aide.

  15. M BAW,
    Il y a un bout de temps que je participe aux debats sur cet espace de liberte, et je m’interdis de me meler des invectives ou de verser dans des injures. Lorsqu’ un debatteur hausse le ton ou profere des injures et/ou des menaces, ce qu’il est a court d’arguments. Il y a des gens dont je respecte la rhetorique, meme si je ne suis pas toujours d’accord avec eux; des gens comme MBTT ou notre compatriote Nono, pour ne citer que ces deux-la. Je constate pour votre titre de ce ce jour qu’il y a plus d’invectives et d’injures que des contributions positives au debat. Il y a plus du fumier que de lumiere!
    Le Conseiller principal Beya Kasonga a-t-il commis un abus de pouvoir? Je reponds par la negative et j’explique pourquoi.
    De prime abord je voudrais souligner que je ne connais pas personnellement ce conseiller principal. Ceux a qui j’ai pose la question de savoir quel genre d’oiseau il est ont ete unanimes pour reconnaitre que Francois Beya Kasonga est le prototype d’officier de renseignemt que tous les les bons citoyens aimeraient avoir dans leurs services de renseignement: courtois, discreet, respectueux des lois et de la hierarchie, et surtout efficace. L’homme a servi trois presidents, et il ne leur a certainement pas survecu en commettant des abus de pouvoir! D’aucuns n’ont pas hesiter a affirmer que sa nomination a ce poste est l’une des meilleures decisions de Fatshi.
    Francois Beya Kasonga connait la securite! Il n’est pas homme a crier au loup la ou il n’y a pas de loup! Il n’est pas homme a prendre des mesures qui ne relevent pas de sa competence! Si dans le cas d’espece il semble avoir outrepasse son pouvoir, ce qu’il en a recu l’ordre! En bon soldat, il sait que les ordres s’executent et ne discutent pas! Et si ces ordres concernent la securite, il est tout-a-fait l’homme indique pour les executer car sait qu’il sera le premier a qui on demandera des comptes si l’admissible arrivait!
    La gestion de l’Aviation Civile de notre pays pose probleme, et ce probleme s’est aggrave au cours de vingt dernieres annees. Depuis la decouverte du coltan et du nobium a l’est de notre pays, il y a des aeronefs qui entrent et sortent de notre pays sans que l’Aviation Civile n’en ait la documentation adequate. On a vu des photos des aeronefs poses sur des pistes de fortune chargeant des minerais dont les dirigeants congolais sont les seuls a connaitre les acheteurs et les destinataires. Qui voudrait que ce pillage continue?
    Il parait que JKK a amenage une piste a Kingakati d’ou il peut decoller et ou il peut atterir sans rendre compte a personne! Y-a-t-il en ex president au monde qui a ce genre de privilege? Les criminels de son long regne ne seraient-ils pas tentes de se servir de ce genre des pistes pour exfiltrer leur butin et infiltrer des saboteurs ou autres mercenaires pour venir saboter l’action de Fatshi? Ces messieurs-dames du FCC ne font mystere de leur determination a faire revenir JKK au pouvoir! Fatshi et ses barbouzes doivent donc etre proactifs! Il vaut mieux prevenir que guerir!
    Binsonji E Madilu

    1. Cher Binsonji E Madilu,
      Merci mais permettez-moi quand même un rapide commentaire à votre intervention :
      Je crois qu’ici la question n’est pas tant de discuter des qualités de « bon officier de renseignement » de Beya encore moins de ses mérites de « bon soldat » mais plutôt de « savoir si l’acte commis – le Conseiller décrète des mesures directement exécutives sur l’aviation sans passer par le ministère attitré – respecte ou non la loi » ?
      Je lis ci-dessus Mr ou Mme Kalueta conclure que « la question fondamentale serait : François Beya est-il au service de Tshisekedi ou de Kabila ? » Je ne le crois pas car je ne doute pas de sa qualité de soldat loyal quel que soit le commandant, disais-je.
      Je suis même d’accord que « si dans le cas d’espèce il semble avoir outrepasser son pouvoir, ce qu’il en a reçu l’ordre » mais cela justifie-t-il que « vous répondiez par la négative à la question de savoir s’il a commis un abus de pouvoir » ?
      Selon moi, il n’est pas certain qu’être en mission commandée dédouane de tout et dans tous les cas les reproches faits ici concernent autant le commanditaire…

      1. PS
        Notons à l’appui d’un excès de pouvoir au mépris des textes légaux le point évoqué par BAW selon lequel le Conseiller Beya ne fait mention d’aucun texte légal lui conférant le pouvoir de donner des « directives » à la Direction de l’Aviation Civile à l’insu de son ministre de tutelle.
        Alors ignorance ? Je n’ose le croire dans son cas.
        Par abus immodéré de pouvoir ? Peut-être pas non plus.
        J’y vois s’agissant expressément de lui tout au plus un excès de zèle face à son nouveau Patron et au final malgré tout cela fait quelque peu tâche par ces temps de quête renouvelée de l’État de droit.

      2. @Nono,
        Salut Nono,
        Je suis tout-a-fait d’accord avec vous que que l’acte pose est reprehensible. Si j’ai bien saisi la substance de beaucoup d’interven tions a ce sujet, cet acte serait meme illegal. Si vous soustrayez les invectives, vous verrez que la plupart d’interventions concernent l’homme, pas son message. Je voulais simplement relever qu’apres avoir dechire le message, ce n’est pas necessaire d’executer le messager!
        Quand a la question de Kalueta de savoir si Francois Beya est au service de Tshisekedi ou de Kabila, on pourrait repondre qu’il est au service de la nation, pas au service de Tshisekedi ou de Kabila. Tshisekedi l’a trouve a son poste. Il aurait pu le congedier s’il estimait qu’il n’est pas aussi competent qu’on le dit. Au contraire, il l’a promu. S’il etait au service de Kabila, il serait parti avec ce dernier comme Kalev Mutond l’a fait ou comme Ngbanda l’avait fait a la chute de Mobutu.
        C’est vrai, etre en service commande ne justifie pas necessairement l’execution de n’importe quel ordre. S’il fallait tirer a boulets rouges, c’est sur le commanditaire, pas sur le messager. A mon avis, Francois Beya Kasonga est simplement le messager.
        Binsonji E Madilu

  16. A Kalueta,
    S!l faut répondre à votre question apparemment bête mais pertinente, je dirai que François Beya est au service de Joseph Kabila et du Rwanda voisin. La division qui sévit actuellement au sein de la communauté congolaise est un processus qui nous mène lentement mais sûrement vers une guerre civile inévitable. Il s’en suivra ainsi, la disparition du Congo. Nous n’aurons nos yeux que pour pleurer. Félix Antoine Tshilombo ne rassure pas les congolais. L’homme est fort limité sur le plan intellectuel. Il dispose d’un échantillon de conseillers très mal en point. Certains parmi eux furent de simples plongeurs et nettoyeurs de caniveaux en Europe. Il n’y a donc rien à espérer de positif dans un avenir proche. Et Dieu ne nous aidera pas sans nous…..!
    J’ai dit !
    Kolomboka

    1. Quand vous dites: » Felix Antoine Tshilombo ne rassure pas les congolais », de quels congolais s’agit-il? Je pense au contraire que l’unanimité n’existe dans aucun pays du monde. Même dans les pays autocratiques connus!
      Lorsque vous affirmez aussi : « La division qui sévit actuellement au sein de la communauté congolaise est un processus qui nous mène lentement mais sûrement vers une guerre civile inévitable » A quand remonte, de mémoire, la dernière unité dans la communauté congolaise?

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