Qu’est devenu l’homme qu’il faut à la place qu’il faut?

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

Nous l’avons écrit mille et une fois. Quand on soutient que pour sortir de la mauvaise gouvernance, « il faut mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », c’est qu’on ne comprend rien à la gouvernance. Malheureusement, au Congo-Kinshasa, il n’y a pas que des hommes ayant un parcours académique, politique ou professionnel douteux qui se permettent ce type de raisonnement. On retrouve également des professionnels de la pensée et des politiciens qui se sont fait un nom à l’échelle nationale alors qu’ils sont censés guider la nation dans sa quête légitime de bonne gouvernance. Nous espérons que la démission prochaine de la Présidente de l’Ile Maurice, Mme Ameenah Gurib-Fakim, leur fera changer d’opinion. Car tant qu’on croira que c’est avant tout l’absence d’hommes compétents qui explique la misère généralisée de l’homme congolais, il n’y aura pas de solution à celle-ci.

Conformément à l’article 28 de la Constitution de la République de Maurice, « le Président est élu par l’Assemblée sur une proposition du Premier Ministre et appuyée par le vote de la majorité de tous les Membres de l’Assemblée ». A la suite de la victoire d’une alliance des partis de l’opposition, l’alliance Lepep (Le Peuple), conduite par Sir Anerood Jugnauth aux élections de décembre 2014, celui-ci, qui deviendra ainsi Premier Ministre, proposera la candidature d’Ameenah Gurib-Fakim au poste de Présidente de la République, poste qu’elle occupera à partir de juin 2015, un accord entre le nouveau Premier Ministre et l’ancien Président ayant permis à ce dernier de rester au pouvoir jusqu’en mai 2015 pour assurer l’alternance au pouvoir dans un climat de stabilité.

Quel est le profil de Mme Gurib-Fakim avant qu’elle ne soit hissée au sommet de l’Etat? Elle est la première femme mauricienne à occuper le poste de professeur d’université. Elle est la première doyenne de la faculté des sciences, entre 2004 et 2010. Elle est Directrice du centre de recherche de phytothérapie de Maurice. Botaniste de renommée mondiale, elle est persuadée que les médicaments à base de plante peuvent être une ressource économique importante pour son pays. Ses recherches sur les plantes médicinales de l’île, dont elle a dénombré pas moins de 675 espèces, l’ont notamment conduite à obtenir en 2007 le prix l’Oréal-Unesco. Elle est donc sans conteste une femme compétente ou l’homme qu’il faut, pour ne pas dire la femme qu’il faut, à la place qu’il faut, celle de Présidente de la République; ce qui explique que sa candidature ait fait l’unanimité dans l’opposition qui avait voté pour sa nomination. Cela l’a-t-elle empêchée de commettre une faute lourde qui entraine aujourd’hui sa démission? Bien sûr que non!

Sa faute? Elle ne représente même pas le dixième de celles commises, en toute impunité, par le Chef d’Etat du Congo-Kinshasa et les membres de sa famille biologique par exemple. Tenez! Planet Earth Institute, une ONG basée à Londres, fournit une carte bancaire à Madame la Présidente. Raison officielle, faire la promotion d’un programme de bourses. Il se trouve que cette organisation est financée par le milliardaire angolais Alvaro Sobrinho, un homme d’affaires controversé qui, depuis 2015, a tenté plusieurs fois d’investir en Ile Maurice. Ces tentatives ont déclenché des polémiques. Et pour cause! Le journal en ligne français Mediapart avait révélé que Sobrinho était poursuivi au Portugal et en Suisse, car il aurait détourné plus de 600 millions de dollars de la Banco Espirito Santo Angola lorsqu’il dirigeait celle-ci, par le biais de sociétés-écrans alimentées par des opérations fictives de retraits d’espèces.

Les médias en Ile Maurice opèrent dans un cadre institutionnel différent de celui des médias du Congo-Kinshasa et de bien d’autres démocraties de façade africaines. Au Congo-Kinshasa, l’environnement politique, pour ne pas parler de la disposition des choses chère à Montesquieu, fait que les médias ressemblent à des chiens qui aboient pendant que la caravane, c’est-à-dire les fossoyeurs de la république, passe. Mais en Ile Maurice, les médias constituent un véritable quatrième pouvoir. Selon la formule anglo-saxonne, leur mission est de « to satisfy the afflicted and afflict the satisfied », c’est-à-dire de « satisfaire les affligés et d’affliger les satisfaits ». Ce que l’on peut aussi traduire par réconforter et défendre ceux qui vivent dans l’affliction, comme justement le pauvre peuple congolais tant martyrisé, et affliger et demander des comptes à ceux qui s’enrichissent au détriment du peuple, comme justement les médiocres dirigeants du Congo-Kinshasa.

Evoluant dans un contexte politique marqué par une bonne disposition des choses, le quotidien mauricien l’Express publie des documents bancaires démontrant que la présidente avait utilisé à des fins personnelles la carte bancaire qui lui avait été remise par Planet Earth Institute. Elle avait fait à l’étranger des achats d’un montant de 25.000 Euros en bijoux, chaussures de marque, etc. Voyant venir le danger ou la sanction, Mme Gurib-Fakim a reconnu les faits, mais a affirmé avoir remboursé l’argent utilisé à titre personnel. Mais le mal était déjà fait. La preuve de corruption était plus que manifeste.

Au Congo-Kinshasa, mêmes les intellectuels de haut rang et les politiciens ayant le vent en poupe s’imaginent que dans les démocraties effectives, les mandataires de l’Etat démissionnent parce qu’ils sont civilisés ou qu’ils ont le sens de l’honneur. Mais comme dans les meilleures démocraties, Mme Gurib-Fakim, qui estimait « ne rien devoir à personne », a d’abord tenté de s’accrocher à son poste en expliquant que le montant dépensé en achats personnels avait été remboursé. Peut-on imaginer un seul instant le milliardaire Alvaro Sobrinho la contredire? Mieux, elle a même été soutenue par le gouvernement, et en particulier par le Vice-Premier Ministre Ivan Collendavelloo, pendant que l’opposition exigeait son départ. Mais en Ile Maurice, autre détail de la bonne disposition des choses, les élections ne sont pas du cinéma comme au Congo-Kinshasa et dans bien d’autres simulacres de démocraties africaines. Elles sont libres, transparentes et crédibles, et les hommes politiques craignent la sanction du peuple. La coalition Lepep de M. Jugnauth ayant été élue sur un programme qui promettait d’en finir avec la corruption, le Premier Ministre n’avait d’autre alternative, face au tollé provoqué par l’affaire, que de lâcher Mme Gurib-Fakim, d’autant plus que ce scandale coïncidait avec les cérémonies marquant le 50ème anniversaire de l’indépendance de l’île vis-à-vis du Royaume-Uni. En annonçant au peuple sa décision, le Premier Ministre a pris soin de sauver les apparences: « La Présidente de la République m’a confié qu’elle démissionnerait de ses fonctions. Nous sommes tombés d’accord sur la date de son départ, mais nous ne pouvons pas l’annoncer ». Il n’y a dans cette démission, qui va bientôt se matérialiser, aucun sens de l’honneur. En deux entretiens avec le Premier Ministre, la Présidente de la République avait compris que les carottes étaient cuites pour elle. La bonne disposition des choses, encore et toujours elle, l’avait placée dos au mur.

Compte tenu de ce qui est dit ci-haut, on peut affirmer que le Congo-Kinshasa demeure un géant aux pieds d’argile non pas à cause des bandits qui les gouvernent, mais à cause de la démission de ses intellectuels et politiciens. Ceux-ci restent impuissants face aux simples questions de gouvernance comme si celles-ci étaient une fatalité alors que comme ailleurs au monde, elles invitent à la réflexion pour trouver solution. Les expressions qu’affectionnent intellectuels et politiciens congolais lors des débats sur la gouvernance – « Il faut l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » – sont faites pour que des petits lettrés se donnent l’impression d’être des grands en les prononçant. En réalité, elles ne disent pas grand-chose qui mériterait d’être retenu pour l’avènement d’un Congo-Kinshasa démocratique. Ce dont notre pays a besoin, c’est d’un système politique dans lequel les contre-pouvoirs sont effectifs. Qu’on se le tienne pour dit ou alors qu’on explique qu’est devenu « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » que fut la Présidente de la République de Maurice, Mme Ameenah Gurib-Fakim.

 

Par Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
© Congoindépendant 2003-2018

27 réflexions au sujet de « Qu’est devenu l’homme qu’il faut à la place qu’il faut? »

  1. En lisant attentivement l’article de notre frère Tipo Tipo consacré aux déboires de la présidente Mauritienne Mme Ameenah Gurib, j’ai pu mesurer avec amertume et tristesse la légèreté avec laquelle certaines accusations peuvent porter préjudice à la réputation d’une dame dont la compétence ne peut être contestée. 25.000 €, une somme dérisoire si on la compare aux centaines de millions détournés allègrement par pratiquement tous les chefs d’Etat Africains. Que dire de la RDC notre pays, où la corruption et le détournement constituent le sport le plus pratiqué par les acteurs politiques sans rendre compte à qui que ce soit. Il y a un adage qui dit qu’à l’origine de toute fortune, il y a des points obscures. A la veille des élections générales en RDC, il y a lieu de s’interroger sur l’enrichissement éclair de certains candidats potentiels. Moïse Katumbi, ancien gouverneur de l’ancien Katanga a amassé une fortune colossale en se servant de sa position à la tête de l’exécutif Katangais. Dans ses interventions, il se garde bien de condamner la corruption et la mauvaise gouvernance dont il a été un acteur et un des principaux bénéficiaires. Nous savons tous ses liens avec Katumba Mwanke l’éminence grise du système Kabila. C’est Katumba Mwanke qui l’a introduit et présenté à celui se fait appeler Kabila, tous les trois ont tissé une véritable toile d’araignée dans le secteur minier au Katanga. Avec l’aide de Dan GetlerGetler, ils ont mis au point un système qui a consisté acheter des actifs miniers à vil prix avant de les vendre quelques mois après pour gagner des centaines de millions. D’ailleurs, Katumbi et ses soutiens n’ont pas quitté l’MP pour cause de mauvaise gestion, mais plutôt par ambition politique. C’est en effet le moment de s’interroger sur ses capacités intellectuelles et ses compétences pour prétendre gérer une RDC à si grande difficulté sociaux-démocrates et sociaux-économiques. Il va peut-être s’appuyer sur ses conseillers comme le fait Tshibala avec les conséquences désastreuses que l’on observe aujourd’hui. Il n y a pas des générations spontanées en politique, il faut un vécu accompagné d’une expérience de gestion efficiente, j’estime que le candidat Katumbi n’est pas à la hauteur de cette tâche gigantesque qui exige abnégation et résilience. J’attend qu’on m’apporte les éléments contraires à ma démonstration susceptibles de me convaincre. Le débat est ouvert. Ma position n’est ni intéressée ni partisanne, je suis guidé par l’intérêt de notre pays.

    1. Cher Elombe,

      Je pense qu’au lieu de « mesurer avec amertume et tristesse la légèreté avec laquelle certaines accusations peuvent porter préjudice à la réputation d’une dame dont la compétence ne peut être contestée [parce que pour vous] 25.000 € [est] une somme dérisoire si on la compare aux centaines de millions détournés allègrement par pratiquement tous les chefs d’Etat Africains », vous devriez plutôt vous féliciter du sérieux de la démocratie en Ile Maurice. Les révélations du quotidien l’Express ne constituent nullement une accusation légère. Ce n’est pas pour les beaux yeux de la présidente que le milliardaire angolais lui avait remis une carte de crédit. Ce milliardaire savait que la Présidente mordrait à l’hameçon en l’utilisant à des fins personnelles. Cela s’appelle achat de conscience pour parvenir un jour à être accepté comme investisseur en Ile Maurice avec des fonds détournés en Angola. Et puisque vous citez un adage, je vous en cite un autre : « Qui vole un œuf, vole un bœuf ».

      Concernant la candidature de Moise Katumbi à la présidence de la république, encore faudrait-il que Kabila ne la disqualifie pas pour des raisons politiques, je pense que vous commettez une erreur en la disqualifiant sur base de ce que vous affirmez. Une candidature doit être examinée en fonction des critères d’éligibilité définis par la loi ; ce qui n’empêche que sur le plan individuel, on puisse disqualifier les candidats, dans le secret de l’isoloir, pour bien d’autres raisons. Ce dont notre pays a besoin, c’est d’atteindre ou de s’approcher du niveau de la disposition des choses permettant aux Mauriciens de vivre une démocratie effective. Pour ce faire, il y a beaucoup de travail à faire, à commencer par les partis politiques si l’option de la démocratie partisane et conflictuelle demeure.

      1. @Mayoyo Le katumbiste,

        Renseignez-vous sur la mine de kinserver achetée quelques dollars par votre champion avant d’être revendue plus de 60 millions de dol. Les exemples concernant Katumbi sont légions.

        La présidente de Île Maurice n’a pas attendu d’être disqualifiée dans les urnes. Lisez Panama papers concernant Katumbi et ses liens avec Dan Gertler. La population congolaise dans sa majorité n’a pas accès à l’information.

        L’heure n’est pas encore arrivée, nous allons nous mobiliser contre votre champion. La place de Katumbi est devant les tribunaux pour s’expliquer sur l’origine de sa fortune et non à la tête du pays.

        Il est temps que les médiocres dégagent !!!

  2. Mr Mayoyo,
    Je n’avais nullement l’intention de porter un jugement de valeur sur le comportement de Mme Gurib, il est vrai que c’est le geste posé qui importe, mais tout de même, faire partir quelqu’un pour 25000 Euros remboursés !!!!, je m’interroge. Pour ce qui est de Moîse Katumbi, ce n’est sa personne qui m’intéresse, c’est plutôt sa capacité à gérer ce grand pays et surtout son comportement passé à la tête de l’exécutif Katangais qui m’interpelle point.

    1. Mr Elombe,

      Je comprends très bien votre réaction. Il est révoltant de constater que quelqu’un qui a été corrompu avec 25.000 EUR perde son poste alors que ceux qui détournent des millions voire des milliards se la coulent douce. Mais il faut se réjouir de la bonne santé de la démocratie mauricienne. Sur l’autre question, quel que soit le passé de Katumbi, cela ne le disqualifie pas comme candidat à la candidature à la prochaine présidentielle. D’ailleurs, de nombreux analystes lui reconnaissent un bilan positif même s’il est vrai qu’il est impossible dans le contexte politique congolais qu’il ne se soit pas enrichi personnellement. Placez le Bon Dieu lui-même à la tête du Congo, il cherchera à s’enrichir personnellement. Cet article cherche à faire comprendre que le fait de mettre au pouvoir un homme compétent ne suffit pas pour que la bonne gouvernance soit au rendez-vous. Car les hommes compétents sont également corruptibles une fois arrivés au pouvoir. Voilà pourquoi il faut se préoccuper beaucoup plus du système politique qu’on met pour que même si le Diable en personne arrivait au pouvoir, que les instituions se mettent en branle pour le mettre hors d’état de nuire aussitôt que ses diableries se manifesteraient contre l’intérêt général. Pour vous faire plaisir, moi non plus, j’aime pas le passé de Katumbi non pas pour son enrichissement personnel mais pour ses déclarations obséquieuses vis-à-vis de Kabila que les Kabilistes passaient en boucle à la télé quand il avait quitté la Kabilie.

      1. @Mayoyo Le Katumbiste,

        Vous dites « …de nombreux analystes lui reconnaissent un bilan positif… » que contient concrètement ce bilan prétendument positif avec la misère qu’il y a au katanga ? Cet homme est l’un des grands artisans du pillage organisé dans Le katanga avec Dan Gertler.

        Paul Kagame possède plusieurs mines dans le katanga. M. Katumbi pourra vous dire le nom de la personne qui gère les intérêts de Kagame au Congo.

        Vous rajoutez «Placez le Bon Dieu lui-même à la tête du Congo, il cherchera à s’enrichir personnellement » ce qui est bonne excuse pour katumbi.

        Cet homme ne peut pas remettre en cause un système dont il est un des architectes et un des plus grands bénéficiaires sans risque de s’éclabousser. C’est impossible. Quand on a fait 2 cursus à Lubumbashi, on doit pouvoir le comprendre.

        Il a quitté ou fait mine de quitter Kanambe non pas pour protester contre la gestion calamiteuse du pays mais pour ses ambitions personnelles.

        Relisez votre article sur Gbanda que vous avez disqualifié pour son passé de mobutiste. Katumbi semble trouver grâce à vous yeux malgré son passé très récent de kabiliste. Les réformes ne tomberont pas du ciel, elles doivent être incarnées et impulsées par des Congolais au pouvoir.

        Il faut purger l’armée, la police, les services de sûreté de l’état,…
        Remettre en cause tous les contrats mafieux qui facilitent le pillage de la RDC,
        Mettre sur pied la justice, l’administration…

        Bref, créer un état de droit. Dire que c’est Katumbi qui peut le faire … c’est une folie. Si nous ne dénonçons pas l’imposture de katumbi qui n’est même pas un D6, nous allons signer la mort de la RDC.

        1. @mwana ya mokolo…
          En lisant aujourd’hui MBTT, je suis tombé des nues. Parce que, même s’il m’arrive de ne pas partager son point de vue, j’ai une grande admiration pour lui. C’est intellectuel de haut niveau.Je peux pas louper un seul de ses articles.
          MBTT loue la bonne gouvernance à l’Ile Maurice. Le peuple mauricien n’a pas voulu des millions du milliardaire angolais Alvaro Sobrinho, fruit de rapine, sur son sol. Il reconnaît que Madame Ameenah Guib-Fakim, la présidente de la République, est compétente, universitaire, hyper diplômée. C’est une scientifique. Mais seulement, la science ne donne confère pas la vertu.
          Le Congo a aussi d’intellectuels, bardés des diplômes. Mais le problème de notre pays est l’absence cruelle des valeurs morales à tous les niveaux. Mayoyo reproche à Moïse Katumbi seulement sa vénération de Kabila, mais pas son enrichissement illicite. Il estime, ave d’autres analystes, que le bilan de Moïse Katumbi à la tête du Katanga est positif.
          Mayoyo est un patriote congolais, attaché sentimentalement à son pays. Après près de 3 décennies de vie à l’étranger, il aurait pu prendre la nationalité de son pays d’accueil. Mais il ne l’a pas fait.

          Depuis la fin de ses études à la Kassapa, j’ai l’impression que notre bourlingueur national n’a plus mis pied au Shaba ya Mikuba. Son centre d’intérêt s’arrête au Sud-Ubangi. Même les vaches qui ont envahi son Bandundu natal ne l’intéresse pas.
          S’il avait été à l’intérieur du Katanga, dirigé par le Governatoré,il se rendrait compte que la situation n’y est guère meilleure que dans la province de Bemba. Les vautours venus du monde entiers pillent, comme dans un pays conquis, les minerais du Katanga. Sous l’œil complaisant de notre désormais Moïse national au propre et au figuré.Les populations riveraines des mines vivent comme il y a 100 ans.

          Apparemment, MBTT n’a pas suivi le reportage sur Glencore au Katanga. Cette entreprise suisse est connue pour 3 défauts; corruption des dirigeants locaux, évasion fiscale, destruction de l’environnement.Si c’était le cas, il se gênerait d’accorder un chèque blanc à Moïse Katumbi.Sous son règne, les ONGs dénonçaient le travail de 60milles enfants dans les mines. Les entreprises minières étrangères amènent tout le personnel de leurs pays d’origine, mêmes les sentinelles. Donc Moïse n’a rien fait pour le chômage au Katanga Yetu.Rien pour la lutte contre la pauvreté.
          A Ankoro, village d’origine des Kabila ,l’hôpital a encore le matériel laissé par les Belges. Armoires, lits rouillés. Des milliards sortent chaque année du Katanga. La riche province congolaise vit toujours dans un dénuement total.

          1. @ kolomabele,

            Vous avez raison. Je n’ai jamais eu la moindre envie de changer de nationalité. D’ailleurs, dans ma famille, je suis le seul Congolais alors que mon épouse et mes enfants, tous d’origine congolaise sont aujourd’hui soit belges, soit britanniques. Pour savoir ce qui se passe au Congo, il n’est pas nécessaire d’y être, surtout pas à l’époque actuelle. Je suis parfaitement au courant de la manière dont les minerais du Katanga et d’ailleurs sont bradés. Je suis aussi parfaitement au courant du niveau de misère qui existe dans toutes les provinces de notre pays. Concernant les candidatures à la candidature au poste de président de la république, ce n’est pas le bilan des uns et des autres qui en décidera. C’est plutôt la loi électorale et peut être même les oukases de la loi faite homme, c’est-à-dire le dictateur. J’aime mon pays et je voudrais qu’un jour il sorte de la misère. C’est pour cela que j’explore des voies et moyens pour qu’il s’en sorte un jour. Je n’écris donc pas pour le plaisir d’écrire. Je le fais parce que je souffre de voir notre peuple souffrir alors qu’il est assis sur une montagne de richesses qui n’attendent que l’avènement de la bonne gouvernance pour se transformer en bonheur collectif.
            .

        2. @ Muana ya mokolo lopango,

          Mayoyo, un Katumbiste ? Réaction épidermique. Comme d’habitude. Dans sa vie, Mayoyo ne s’est jamais rangé derrière un homme. Il s’est toujours rangé derrière les idées. Par ailleurs, Mayoyo a suivi attentivement, à la RTNC, le lynchage médiatique de Katumbi par ses anciens alliés de la Majorité présidentielle. Quel que soit son bilan au Katanga, ses déclarations obséquieuses vis-à-vis de Kabila imposent tout dans l’esprit de Mayoyo sauf de la considération. Vous allez vous mobiliser contre Katumbi ? D’accord. C’est votre droit et c’est de bonne guerre. Mais il vous faut d’abord présenter le résultat de votre mobilisation contre Joseph Kabila qui dirige le pays par défi. En outre, ce n’est pas votre mobilisation qui fera que la candidature de Katumbi soit rejetée. Ce sont plutôt les critères d’éligibilité définis par la loi. Expliquer cela, ce n’est pas être un Katumbiste. En fréquentant ce forum, vous devriez savoir depuis longtemps que pour Mayoyo, la seule mobilisation qui vaille la peine au Congo, c’est celle des intelligences pour l’émergence d’un autre système politique. A cet égard, quand Mayoyo écrit : « Placez le Bon Dieu lui-même à la tête du Congo, il cherchera à s’enrichir personnellement », il ne cherche pas des excuses aux crimes économiques de Katumbi. Il répète pour la énième fois que ce qui compte, ce n’est pas l’intégrité de l’homme mais l’effectivité des contre-pouvoirs. Car un homme réputé intégré peut être corrompu à tout moment. Dernier commentaire, il ne suffit pas de déclarer que vous voulez créer un Etat de droit. Encore faut-il être en mesure d’expliquer comment y parvenir. Avez-vous une idée là-dessus ? Si oui, édifiez-nous.

          1. @Mayoyo Le non katumbiste,

            Vous avez suivi attentivement, à la RTNC (chaîne de la propagande de la Kabylie) le lynchage médiatique de Katumbi par ses prétendus anciens alliés de la Majorité présidentielle… so what? Vous en avez tiré quoi comme conclusion ?

            Soyons sérieux. C’est du cinéma! Ils nous ont fabriqué un opposant qu’ils ont rencontré récemment à Kigali sous la direction de Paul leur boss. C’est leur plan B.

            Vous dites « Mais il vous faut d’abord présenter le résultat de votre mobilisation contre Joseph Kabila qui dirige le pays par défi ». Les deux combats ne sont pas liés et l’un n’est pas conditionné par l’autre. De surcroît, je ne mets pas sur la place publique tout ce que je fais.

            Vous rajoutez « … Il (Mayoyo himself) répète pour la énième fois que ce qui compte, ce n’est pas l’intégrité de l’homme mais l’effectivité des contre-pouvoirs. » une fois de plus, une fois de trop, je le répète ce débat n’avance pas parce que vous n’écoutez que vous-même.

            Je vais tenter une dernière fois: les institutions, le pouvoir et le contrepouvoir doivent être incarnés par les hommes soucieux de respecter les textes car aucun texte n’a de force autonome pour s’imposer à un corps social.

            Si je suis censé jouer le contre-pouvoir et je ne vous sanctionne pas par copinage, les textes ne vont pas s’appliquer par magie. L’effectivité de contre-pouvoir est lié à l’homme.

            Personne n’a jamais dit qu’il ne fallait pas changer et / ou améliorer les textes. On vous dit et on vous répète qu’activer ce seul levier ne suffit pas. Un exemple: l’application des textes sur la peine de mort n’a jamais fait baisser le taux d’homicide nulle part dans le monde.

            Les pays occidentaux mettent des sommes colossales dans la prévention de la délinquance qui amène à la grande criminalité. Ils travaillent en amont sur l’homme. Voilà pourquoi nous disons que tout projet qui ne mettra pas l’homme congolais au centre des préoccupations est voué à l’échec.

            Si le système actuel persiste le changement que nous souhaitons tous ne verra pas le jour. Si demain nous portons à la tête du pays un autre corrompu… le changement dont vous rêvez ne verra pas le jour non plus. Pourquoi ne demandez vous pas au surnommé Kabila et son pprd de mettre en place votre système.

            Par qui, quand et comment comptez-vous mettre en place votre système? vous êtes aussi incapables de nous répondre. Le changement ne tombera pas du ciel, cela passera par les hommes. Quelqu’un a dit sur ce forum que c’est la bonne disposition des hommes qui corrigera la mauvaise disposition des choses et non le contraire.

            Prenons 5 intitulions majeures ( présidence, Assemblée nationale, sénat, gouvernement et l’institution judiciaire). Dites-nous comment, d’un point de vue texte uniquement, elles sont bien disposées dans la constitution française et pas congolaise.

            Quand On fait ce qui n’est pas écrit et on ne fait pas ce qui est écrit … quel est le vrai problème !

            Gbanda n’est pas candidat aux élections mais vous avez tiré sur lui à boulet rouge pour avoir osé tendre la main aux prétendus opposants. Son seul tort est d’être un ancien mobutiste. Je vous trouve très tendre et complaisant avec le kabiliste nommé katumbi.

      2. De mieux en mieux, Mayoyo : « Car les hommes compétents sont également corruptibles une fois arrivés au pouvoir. » Ça alors, c’est quoi encore une « compétence » en politique, je le vois pour unscientifique dans son laboou un universitaire par ses publications mais voudrais bien que quelqu’un me la prouve s’agissant de Mme Fakim ou de MrTrump à leur poste…
        Soyons sérieux : il n’y a pas de diplôme qui sanctionne un exercice politique méritant comme les prix que cette scientifique a reçus dans sa carrière académique… A peine peut-on juger l’atteinte ou non des objectifs qu’un politique se donne ou encore sa reconduction au pouvoir par sa réélection càd l’adhésion qu’il suscite encore auprès de l’électorat…
        Pour le reste faire des parallèles et des déductions entre la ‘compétence scientifique’ et une prétendue ‘compétence en politique’ ressemble à du ‘grand n’importe quoi’, comme vous aimez à le dire des autres, cher Mayoyo ; comme si un élève ou un scientifique méritant l’était automatiquement autant à l’université que dans sa vie privée et sociale…

        1. Nono,

          Cet article revient sur le débat entre les deux thèses qui se sont toujours affrontées dans ce forum dès lors que Mayoyo rédige un article sur la mauvaise gouvernance endémique du Congo-Kinshasa et les remèdes possibles. Pour vous et bien d’autres contradicteurs, le remède serait le changement de mentalité ou encore l’avènement d’hommes compétents et intègres. Dans cet article, je donne l’exemple d’une femme compétente qui a commis une faute et qui est poussée à la démission. Rappelez-vous de l’article du Dr Sondji par exemple. Les exemples d’hommes compétents qu’il avait donnés se trouvaient tous en dehors de la sphère politique. Même s’ils se trouvaient dans la sphère politique, cet article démontre qu’on peut être comptent et commettre des délits. Cela signifie que pour que la bonne gouvernance émerge, l’accent devrait être mis non pas sur la compétence ou l’intégrité des hommes, mais sur la force des institutions.

    2. CITES-NOUS UN SEUL DIRIGEANT ACTUEL OU D’ANTAN DONT LE BILAN DE GESTION D’UNE PROVINCE EN RDC DEPASSE LE BILAN DE MOISE KATUMBI AU KATANGA (AVEC PREUVES A L’APPUI). NE PARLONS MEME PAS DE LA RDC ENTIERE AVEC SUCCESSIONS DES KLEPTOCRATES, INCLU LE VOYOU ACTUEL !

      MAYOYO TIPO-TIPO NOUS ETALE UNE ANALYSE DE HAUT-NIVEAU, DONC LOIN DE « BASSES PASSIONS ».

      NOUS TE SUGGERONS ALORS (ET A TON COPAIN « MWANA MOKOLO WA LOPANGO » CI-DESSUS), NE PAS LAISSER VOTRE ANIMOSITE ANTI-KATUMBI (INBUE DE JALOUSIE) OBSCURCIR VOS RAISONNEMENTS.

  3. Cher Mayoyo,

    Deux choses et presque toujours le même reproche, la même divergence dans l’angle de vue :
    1° Comme toujours vous ne pouvez vous empêcher de tirer la pelote de votre côté en forçant faits et arguments pour prouver vos propositions sans nous convaincre !
    En effet, « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » ne signifie point donner à « l’élu » une assurance à toute épreuve d’« infaillibilité », il suppose simplement un choix judicieux… L’homme est ainsi fait qu’il ne peut jamais être « sans péché » mais cela n’empêche les « vertueux » de continuer à faire efforts et sacrifices pour toujours mieux faire comme cela ne nous privera jamais de choisir nos dirigeants sur une garantie ou une autre de celui que nous choisissons à mieux faire…
    Sinon le choix de la population, le processus électoral… ne serviraient à rien…C’est donc plutôt démagogue de ne le voir que dans votre sens…
    2° Je connais un peu Maurice pour y avoir passé deux fois des vacances grâce à un ami et collègue mauricien, le souci du respect de la loi y est plus établi que dans nos pays et Mme Gurib-Fakim y a bonne réputation de femme scientifique et méfiez-vous ici, sa « faute » relève avantage de la « morale » que de la « légalité » donc quelque part l’opposé de ce que vous défendez et en revanche la confirmation de ceux qui pensent que ce sont les pratiques et les mentalités d’une société qui la rendent ‘démocratique’ ou pas mais non ses textes de lois ! On voit ici l’influence de la presse qui en est le reflet et non une ‘bonne disposition des choses’ inscrite dans les textes…
    Question textes des lois Mme Gurib-Fakim aurait pu s’en sortir avec après tout une erreur bien vénielle (pourquoi la carte bancaire lui était-elle donnée sinon pour l’utiliser mais la notoriété pourrie de son propriétaire a fait déjà de son utilisation une faute morale…) mais pas sur le plan de la réputation morale…

    1. Cher Nono,

      1. Le système politique mis en place dans notre pays voudrait que le peuple se choisisse ses dirigeants. Lors de ce choix, plusieurs critères entrent en ligne de compte pour qu’un électeur préfère tel ou tel autre candidat. Quand vous soutenez que pour nous en sortir, il faut mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, comment procédez-vous ? En l’absence d’une réponse claire à cette question, on ne dit rien qui vaille la peine d’être entendu.

      2. Etes-vous seulement conscient des suites logiques de ce que vous affirmez dans le second point ? Vous écrivez : « Ce sont les pratiques et les mentalités d’une société qui la rendent ‘démocratique’ ou pas mais non ses textes de lois ! ». Qu’est-ce qui vous donne alors le droit de vilipender nos dirigeants médiocres ? Quelle est leur responsabilité si les pratiques et les mentalités de note société sont contraires à la démocratie ? Et qu’allez-vous faire concrètement pour que ces pratiques et mentalités changent ? C’est le jour où je vais recevoir des réponses claires à ces questions que je vais avoir de la considération pour ceux qui réfléchissent de cette manière. Ailleurs, vous parlez de la ‘bonne disposition des choses’ inscrite dans les textes. Pourtant, la bonne disposition des choses n’est pas quelque chose inscrit dans les textes. Relisez mon article à ce sujet. Vous poursuivez : « Pourquoi la carte bancaire lui était-elle donnée sinon pour l’utiliser mais la notoriété pourrie de son propriétaire a fait déjà de son utilisation une faute morale ». Mais voyons ! Relisez ce texte. La carte bancaire devait être utilisée pour la promotion des bourses d’études, mais la présidente l’a aussi utilisée pour ses achats personnels. C’est cela la faute. La notoriété du propriétaire de la carte ne fait qu’accentuer la faute. Commencez par bien lire le texte avant de vous précipiter à réagir.

      1. – {« Ce sont les pratiques et les mentalités d’une société qui la rendent ‘démocratique’ ou pas mais non ses textes de lois ! ». Qu’est-ce qui vous donne alors le droit de vilipender nos dirigeants médiocres ? Quelle est leur responsabilité si les pratiques et les mentalités de note société sont contraires à la démocratie ? } – ?!?
        Les ‘dirigeants médiocres’ font hélas partie de cette ‘société’…
        Oui les ‘pratiques et les mentalités’ ! Sauf à comprendre que celles-ci ne relèvent pas d’une inscription génétique immuable mais d’une ‘dynamique culturelle évolutive’…
        – {« Pourtant, la bonne disposition des choses n’est pas quelque chose inscrit dans les textes. Relisez mon article à ce sujet. »} – ?!?
        C’est encore mieux, vous attestez enfin que la fameuse ‘bonne disposition des choses’ se trouve enfin dans les ‘pratiques’, les ‘habitudes’ donc dans les ‘mentalités des hommes’…

        1. Nono,

          Lizez bien le texte. Car, je n’atteste nulle part que la ‘bonne disposition des choses’ se trouve dans les ‘pratiques’, les ‘habitudes’ donc dans les ‘mentalités des hommes’. J’ai déjà écrit un article expliquant ce que c’est que la bonne disposition des choses. Voici deux simples exemples. 1. La démocratie partisane est basée sur les partis politiques. Mais ce que nous appelons partis politiques au Congo-Kinshasa sont loin d’être des partis. Ce sont des « Ligablo ». On ne peut pas attendre d’un « Ligablo » le même résultat que d’un parti politique. Dès le départ, il y a donc mauvaise disposition des choses. 2. Dans une démocratie, personne n’est au-dessus de la loi. Au Congo-Kinshasa, on construit la démocratie pour n’avoir personne au-dessus de la loi et en même temps, on laisse le président de la république avoir une milice privée faussement appelée Garde Républicaine. J’espère que vous avez enfin compris ce que c’est que la mauvaise disposition des choses. Au fait, dès le 24 avril 1990, Mayoyo a souligné que la démocratie ne serait pas au rendez-vous parce que la voie suivie était mauvaise. Vous, vous dansiez le Mutuwashi avec Tshisekedi, croyant naïvement que la démocratie serait au rendez-vous. Maintenant que vous êtes déçus, vous découvrez comme par enchantement que c’est notre mentalité qui serait en cause. Pourtant, vous connaissiez cette mentalité en 1990. N’avez-vous donc aucune capacité d’anticipation ?

  4. Mr Mayoyo,
    L’essentiel, est que nous sommes d’accord sur le fond, mais à un détail près: Dans l’état actuel de la RDC, on a besoin d’un dirigeant pourvu d’une expérience éprouvée, qui va se mettre directement au travail, pas un novice qui va perdre deux ou trois ans parce qu »il ne maîtrise pas les fondamentaux d’une gestion efficiente. Katanga n’est pas le Congo.
    Merci.

    1. Mr Elombe,

      Le « détail près » qui nous sépare est un détail de taille. Aujourd’hui comme hier au Congo, on a besoin des institutions fortes. Peu importe l’homme qui arrive au pouvoir. Si les institutions sont fortes et qu’il ne fait pas bien son travail, les institutions fortes aidant, il doit être sanctionné.

  5. L’Ile Maurice a été colonisée successivement par les Hollandais, les Français et les Anglais. La majorité de sa population est d’origine indienne, descendants d’indiens venus travailler dans les plantations de canne à sucre. Le reste de la population est de souche africaine, malgache, européenne et chinoise.
    Les Mauriciens ont appris beaucoup de leurs contacts avec les occidentaux. La démocratie mauricienne est d’inspiration anglaise. Elle est la première en Afrique et la 18è dans le monde. La démocratie rime avec le développement économique. L’économie de l’Archipel, d’abord basée sur la canne à sucre, s’est diversifiée: industrie, services financiers, tourisme…. Par contre, au Congo(en Afrique), nous avons une économie de rente, basée sur l’exploitation des ressources naturelles. Au Congo, on pense que les mines et les puits de pétrole sont éternels. Même s’il arrive qu’ils s’épuisent, nous allons prier le Bon Dieu pour le faire pleuvoir à nouveau. Malgré des potentialités, on ne pense pas à diversifier notre économie.
    A l’Ile Maurice, la corruption, les détournements, le népotisme…sont des délits. Au Congo et en Afrique, ces fléaux qui nous paralysent, font partie des mœurs. Ils sont dénoncés mais du bout des lèvres.
    C’est pas la bonne disposition des choses qui est la base de la bonne gouvernance à l’Ile Maurice. C’est l’homme mauricien qui n’accepte pas des antivaleurs. Il s’est donné les moyens pour les combattre.
    Au Congo, Bruno Tshibala pratique le népotisme, embauche à la primature des copains pour résoudre leur problème de chômage(c’est son côté socialiste). Le parlement ferme les yeux pour ne pas voir, la presse se tait. Si Tshibala était premier ministre mauricien, il serait déjà dehors. Au Congo, c’est pas un problème. Mentalité congolaise!.

  6. j’ai toujours demandé à ceux qui aiment contredire et critiquer négativement les publications de notre compatriote Mayoyo de pouvoir rédiger un article contradictoire aux idées de Mayoyo et de ce point de vue le débat deviendra plus cohérent. Epargnez nous donc de vos réactions épidermiques qui n’avancent pas le débat.

    1. @ Roger MURHUZA,

      Ne vous en faites pas, cher compatriote. Nous sommes nombreux à lire ce grand compatriote MBTT vraiment talentueux sans nous préoccuper des réactions épidermiques de certains d’entre nous qui sont souvent les mêmes. J’aime suivre les débats politiques chez nous comme en Occident. Mr. Mayoyo a toujours soulevé des questions essentielles qui sont rarissimes à retrouver parmi nous autres les Congolais et Africains dans les débats politiques. Si on avait beaucoup de Mayoyo dans notre pays, je suis certain que nous ne serions pas là où nous sommes. C’est peu dire que MBTT est un homme des idées. Auteur prolifique, il défend ces idées avec des arguments toujours très puissants. C’est pour cela que moi je ne pense pas que votre souhait ou rêve de voir quelqu’un affronter ce grand intello avec des contre-arguments solides ne se réalisera pas demain. J’ai dit et je vous remercie pour votre intervention pertinente.

  7. Mr Mayoyo,
    Encore une fois je suis en accord parfait avec vous. Je tiens tout de même à vous faire remarquer que les institutions aussi fortes soit elles sont toujours incarnées par des hommes qui malheureusement ou heureusement ont leurs faiblesses, et que leur force (institutions) et leur solidité dépendent le plus souvent de ceux qui les animent, si non il n’y aurait pas des dictateurs et des despotes. On peut accéder au pouvoir à la faveur de moyens démocratiques et se conduire en barbare. Par nature, l’homme est un loup pour ses semblables.
    Fraternellement.

  8. Chers Compatriotes,
    Aucun être humain n’est parfait. Aucune idée ne peut être absolument vraie pour toujours, surtout si elle vient d’un homme. Il est aussi clair qu’aucun homme ne sait voir son visage tant qu’il n’est pas en face d’un miroir. Au niveau de la réflexion, c’est pareil. Tant que vous n’avez pas lu la réaction de ce que votre pensée provoque, vous ne pouvez pas vous dire ce qu’elle est. Car, une pensée lâchée sur la place publique est une nourriture intellectuelle que l’on laisse à l’appréciation de ceux qui vont la goûter. Certains apprécieront, d’autres pas. C’est cela aussi la démocratie. Mais je suis un peu surpris d’apprendre de MBTT que j’apprécie et que je continuerai à apprécier en tant qu’être humain (je pense aux pygmées) qu’il s’appuie sur la RTNC. Je crois qu’il me corrigera. Le sens critique élémentaire et l’expérience de la deuxième république ne pouvaient pas lui permettre de fonder son raisonnement et sa réflexion sur cette chaîne de l’Etat. Mais quelle erreur monstrueuse pour une si haute intelligence ! Et aussi n’attendons pas à ce que notre MBTT voit les limites de sa pensée. Non, cela n’a jamais été le cas parmi les grands penseurs par le passé, ceci est vrai pour chacun de nous, moi le premier. Seulement, lorsque l’on pousse son sens critique loin, et que l’on est ouvert à d’autres courants de pensée, on peut alors revoir sa ligne de réflexion. Il est étonnant que notre ami et frère MBTT affirme soutenir sa thèse depuis plusieurs années sans en avoir modifié une seule ligne. Ceci montre que, soit il est tellement intelligent qu’il est le seul à comprendre ce qu’il dit, soit qu’il a une personnalité tellement forte qu’il ne peut non plus accepter n’importe quelle observation, surtout qui viendrait d’une intelligence inférieure à la sienne (ce qui semble être mon cas). Dans ces deux cas, comment pouvons-nous avancer pour le bien du pays ? Si certains sont plus intelligents que d’autres, comment pourrons-nous avancer ? Si les discussions et les échanges d’idées finissent toujours par l’enfermement dans sa tour d’ivoire intellectuelle, inaccessible et que l’on ne peut pas remettre en question, comment pouvons-nous nous développer. Mon expérience professionnelle dans un pays développé m’a fait comprendre que nous ne sommes tous que des intelligences relatives et que le développement consiste en une remise en question permanente afin d’affronter de nouveaux défis. Et dans ce pays, aucune intelligence ou connaissance n’est acquise une fois pour toutes, définitivement, la remise à niveau est toujours d’actualité et les évaluations sur ce que l’on sait, est quasi permanente. Que Dieu nous vienne en aide.

  9. Cher Elili,
    C’est quoi s’appuyer sur la RTNC ? La RTC a diffusé des images de Moise Katumbi tenant des propos obséquieux vis-à-vis de Kabila quand il était dans la Majorité Présidentielle. Ces images n’ont pas été fabriquées. Donc, l’obséquiosité de Katumbi est un fait. Et je ne parle que de ce fait. Je ne parle pas du sens critique de la RTNC. Là, c’est une autre question. Il n’y a donc pas d’erreur montreuse. Par ailleurs, être ouvert à d’autre courants de pensée, ce n’est pas accepter l’inacceptable. Dans ce forum, quand on me pose des questions sur ma vision de la démocratie, je réponds. Mais quand je pose des questions à ceux qui défendent la thèse de la mentalité congolaise qui serait contraire à l’émergence de la démocratie, personne ne me répond. Comment voulez-vous que j’adhère à une thèse que personne ne sait défendre, à commencer par ceux-là mêmes qui l’évoquent ? Voici deux questions simples et libre à vous ou à quelqu’un d’autre de me répondre enfin. 1. Monsieur Elili, Expliquez-moi pourquoi, alors que la mentalité congolaise est contraire à la culture démocratique, les Congolais faisant la politique dans les démocraties occidentales ne s’illustrent pas par les comportements déviants si caractéristiques de la politique congolaise ? 2. Monsieur Elili, Expliquer concrètement comment vous comptez changer la mentalité de l’homme congolais ? Je suis certain que quiconque oserait répondre à ces deux petites questions se rendrait vite compte de ses erreurs. Soki otie tembe, meka.

  10. Cher Mwana ya mokolo lopango,

    Pour vous, le débat sur le diagnostic et les remèdes possibles à notre mal n’avance pas parce que je n’écouterais que moi-même. Vous affirmez que « tout projet qui ne mettra pas l’homme congolais au centre des préoccupations est voué à l’échec ». Je suis disposé à vous écouter. Dites-moi ce que vous allez faire concrètement pour mettre l’homme congolais au centre des préoccupations ou pour qu’il change. Si vous êtes incapable de me le dire, c’est qu’il n’y a rien dans votre affirmation ; c’est que vous ne savez pas de quoi vous parlez. C’est pourtant ce que je demande à mes contradicteurs depuis longtemps. Je venais de poser la même question à Elili. J’attends vos réponses et j’espère que je vais vous applaudir bientôt en découvrant votre stratégie de changement de mentalité. Au fait, vous qui défendez cette thèse, avez-vous déjà changé de mentalité ? Si oui, expliquez comment vous avez procédé. Si non, qu’attendez-vous puisque vous savez ce qu’il faut faire ?

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