Questions à mes sœurs et frères congolais

Philémon Mukendi, Philosophe

Comme mon nom l’indique, je suis muluba. Et je suis aussi un patriote congolais, ancien séminariste, chrétien, ancien étudiant de l’Université Catholique de Louvain, professeur d’université, panafricaniste et afro-centriste, fils d’un ancien gendarme qui a travaillé dans les provinces du Kwilu, du Kwango et du Maï-Ndombe, dont un frère est né à Bulungu, un autre à Kikwit et dont la mère est enterrée à Kenge. Plusieurs autres caractéristiques peuvent être ajoutées à cette présentation, notamment les associations dont je suis membre, mes options en politique ou mes goûts en matière de sport ou de musique, etc…Je me présente ainsi parce que ma lettre porte sur l’identité. Je me dois en effet de dénoncer un phénomène malheureux qui s’est réveillé dans la vie sociale congolaise, à savoir la tendance à voir d’abord dans les individus leur origine tribale, en oubliant les autres aspects de leur identité.

Après avoir lu ma présentation, certains s’exclameront: « encore un muluba qui se vante! », sans voir en moi un patriote en colère ou un intellectuel inquiet de l’avenir de son pays.

Chers sœurs et frères congolais,

Je vous adresse cette lettre parce que tout en comprenant la joie des membres de l’UDPS et des partisans de Félix Tshisekedi, je n’arrive pas à saisir la raison de l’euphorie et du triomphalisme de ceux qui déclarent en chantant et en dansant que le tour des baluba est arrivé de diriger le pays; je vous écris aussi suite à mon inquiétude provoquée par les réactions de certains qui déclarent que « les » baluba jubilent, « les » baluba ont trahi le pays. Bon nombre de compatriotes mettent en effet tous les baluba dans le même sac et suggèrent qu’ils sont tous occupés à fêter l’élection de leur « frère ».

Dans le contexte actuel, quand je vois le triomphalisme des uns et les réactions haineuses des autres, je réalise à quel point les démons du tribalisme risquent d’anéantir notre jeune nation en danger.

Bien sûr, la haine des baluba est ancienne en RDC où elle est assez répandue. Il y a ceux qui affirment qu’entre un serpent et un muluba c’est ce dernier qu’il faut éliminer, Il y a aussi ceux qui traitent les baluba d’arrogants, escrocs, dominateurs. Toutefois, les réactions haineuses d’aujourd’hui s’expriment dans un contexte particulier où un muluba a été proclamé Président de la République et où le pays se trouve devant des défis énormes et des enjeux brûlants.

En fait, je vous pose à tous une première question: qui est tribaliste et qui ne l’est pas?Ceux des baluba qui affirment qu’avec l’accession d’un des leurs à la magistrature suprême le tour de leur tribu est arrivé de diriger le pays, sont tribalistes. En effet ces personnes croient à tort que leur tribu est parvenue au pouvoir alors que celui-ci n’est jamais exercé par une tribu entière mais par une poignée de privilégiés parmi lesquels figureront des ressortissants d’autres tribus. Mais sont tout aussi tribalistes les autres congolais qui assimilent ce groupe de personnes triomphalistes à toute une tribu sans connaître le pourcentages de triomphalistes, d’indifférents ou de ceux qui sont inquiets des résultats annoncés. Est donc tribaliste celui qui prétend que les baluba jubilent sans savoir si tous les baluba jubilent.

A cette première question s’ajoute une autre: en dehors de ses proches, famille, amis, partisans et membres de son parti, quelle raison tous les Baluba du monde entier auraient-ils de se réjouir de la proclamation de Félix Tshisekedi comme Président de la République?Chaque muluba trouvera-t-il un emploi, aura-t-il de meilleurs soins de santé ou une bonne scolarité pour ses enfants du seul fait qu’un Tshisekedi est devenu Président au lieu d’un Mungala ou d’un Mboyo? L’histoire de notre pays nous apprend que tous les Ngbandi n’ont pas bénéficié des avantages du pouvoir de Mobutu, beaucoup d’entre eux étaient des laissés pour compte à Gemena et à Gbadolite. L’état dans lequel le régime Mobutu a laissé la ville de Mbandaka ne peut pas laisser penser que tous les ressortissants de l’Equateur, considérés par les autres zaïrois comme les « frères » de Mobutu et d’autres dignitaires originaires de cette province, avaient exercé ou simplement profité du pouvoir.

Chers sœurs et frères congolais,

Si la proclamation de Félix Tshisekedi s’était faite dans la transparence et le respect des règles démocratiques et suivant des procédures incontestables, le groupe de baluba si heureux aurait, plutôt que de céder à l’euphorie et au triomphalisme, pris la mesure de la situation, de la gravité des enjeux et de la complexité des défis pour s’interroger: le premier muluba Président de la République a-t-il les atouts nécessaire pour être à la hauteur des enjeux? Aura-t-il la marge de manœuvre requise ainsi que la vision, le programme et les cadres susceptibles de l’aider à relever le défi? Bref a-t-il les moyens de sa politique? Et qu’arriverait-il s’il échouait?

Pour un peuple qui se dit et que l’on dit intelligent, ces interrogations seraient plus indiquées que le triomphalisme tapageur affiché par certains, car un échec d’un Président muluba ferait date dans l’histoire du pays et serait une aubaine pour les congolais qui détestent les baluba.

Car beaucoup de choses sont dites au sujet de la proclamation de Félix Tshisekedi comme Président de la République et certains faits troublants suscitent des questions. Le calendrier électoral prévoyait la publication des résultats des élections provinciales et législatives après l’investiture du Président élu mais cette publication a eu lieu même avant la validation du résultat de la présidentielle. Rien n’indique que les résultats annoncés aient fait l’objet d’une compilation transparente et incontestable .Un organisme aussi crédible que la CENCO, qui a déployé 40.000 observateurs électoraux sur le terrain, conteste le résultat de la présidentielle annoncé par la CENI. D’aucuns suggèrent que ce résultat serait le fruit d’un arrangement avec le FCC, que cet arrangement aurait déjà prévu la cohabitation entre l’UDPS et le FCC qui, suite aux résultats présentés, aura le contrôle du Sénat, de l’Assemblée nationale, des Assemblées provinciales, de la Primature et des gouvernorats de province; et que de ce fait le nouveau Président sera dans l’incapacité d’impulser le changement attendu par le peuple congolais. Les méchantes langues vont jusqu’à affirmer que le nouveau Président a emboîté le pas à Samy Badibanga et Bruno Tshibala, certes avec un titre plus ronflant mais sans pouvoir réel. Tout cela est-il vrai? L’avenir nous le dira. Si cela était vrai, quelles raisons y aurait-il de chanter et de danser? Ceux qui chantent et chantent devraient plutôt s’inquiéter que l’élection du premier Président muluba soit si controversée! Ils devraient se demander si, à long terme, son échec éventuel ne se retournerait pas contre eux. On peut déjà imaginer les commentaires: ces traîtres de baluba! Ces incapables de baluba! Ces fanfarons de baluba! Où est donc passée leur grande gueule?

Ceux qui chantent et dansent devraient donc prier pour que le Président Félix Tshisekedi réussisse, car alors leur joie sera de longue durée et surtout tous les congolais, et avec eux tous les baluba, n’auront pas à déplorer les élections qui viennent de se dérouler.

Si le nouveau Président ne parvenait pas à réhabiliter l’Etat de droit, à sécuriser tous nos concitoyens, à doter les congolais d’une carte d’identité, à moraliser la magistrature et l’ensemble de la vie publique, à éradiquer la corruption et l’impunité généralisées; s’il ne parvenait pas à modifier la structure de notre économie, à créer des emplois et à assurer un minimum de bien-être à la majorité des congolais, s’il n’arrivait pas à redresser l’enseignement, à coup sûr les baluba seraient traités de tous les noms.

Les propos anti-baluba d’aujourd’hui préfigurent l’opprobre qui demain pourrait être jetée sur toute une tribu dont la majeure partie n’aura, comme les autres congolais, tiré aucun parti du pouvoir de leur « frère ». D’où cette autre question: pourquoi tant de congolais ont-ils la haine des baluba? Pourquoi les excentricités et les fanfaronnades de quelques individus sont-elles attribuées à leur tribu dans sa totalité? En d’autres termes pourquoi, au Congo, voyons-nous, non pas les individus qui agissent mal ou bien, mais toujours le groupe tribal auquel ils appartiennent?

Chers sœurs et frères congolais,

En ce moment où plus que jamais notre peuple espère voir se concrétiser un changement auquel il aspire depuis des décennies, force est de nous mettre tous en garde contre les démons du tribalisme et les dérives d’une mauvaise compréhension de l’identité. Bien sûr, chaque individu a toujours une identité à plusieurs facettes ou aspects comme je l’ai indiqué en commençant cette lettre.

Nous congolais nous devons nous demander pourquoi, parmi tous ces aspects, seul l’aspect tribal est valorisé. La même dérive est constatée dans d’autres pays africains où des compatriotes sont assassinés uniquement en raison de leur appartenance tribale.

La question se pose avec d’autant plus de force que cet aspect tribal de notre identité nous ne le choisissons pas en naissant, contrairement aux autres aspects. En effet nous ne choisissons pas de naître mumbala ou murega mais nous choisissons notre église, notre syndicat ou notre parti politique. Alors pourquoi reprocher à quelqu’un une identité qu’il n’a pas choisie? Pourquoi lui reprocher non pas ce qu’il fait mais ce qu’il est? Et pourquoi penser que tous les ressortissants d’une même tribu ont le même comportement alors que chacun est différent selon son caractère, son éducation et l’influence de son milieu social?

Nous sommes enfermés dans un véritable piège identitaire qui réduit l’identité si complexe de chacun d’entre nous à son seul aspect tribal. Et du coup, dans la vie sociale, ce ne sont pas les individus que nous voyons mais leur tribu que parfois eux-mêmes ne connaissent pas. Notre identité est devenue un piège dans lequel nos tribus sont enfermées, au lieu d’être un pont pour vivre notre diversité dans l’unité et la cohésion. Et de ce fait, notre pays est en danger et nos conflits tribaux profitent aux ennemis du Congo, Le Christ disait: « une maison divisée contre elle-même ne peut pas subsister ». Effectivement, l’avenir d’un peuple divisé comme nous le sommes est incertain, tant les risques de balkanisation du pays sont réels.

Chers sœurs et frères congolais,

Notre identité tribale est un piège chaque fois que nous l’introduisons dans la vie politique, tant les différences entre ces deux éléments sont grandes.

En fait à quoi sert l’identité tribale? Que signifie être ngombe ou tetela, yombe ou mushi? L’identité ethnique nous donne une origine, une langue, un nom et des coutumes que nous devons observer dans certaines circonstances de la vie (naissance, mariage, mort etc…) Avec un tel rôle, l’identité tribale est bien loin de la vie politique. Par exemple, dans la vie politique règne une seule loi valable pour tous les citoyens, contrairement aux coutumes qui sont respectées par chaque tribu particulière. Autre exemple: dans la vie politique les acteurs développent, dans le cadre de leurs partis, des idées et des programmes bien différents des traditions pratiquées par les diverses tribus. Finalement le domaine politique ne se réfère pas aux origines des citoyens mais à l’action qui doit être menée pour satisfaire leurs besoins. En d’autres termes, le domaine politique est celui du pouvoir, c’est à dire la capacité d’agir sur les choses et sur les hommes en vue du progrès du pays et du bien-être des citoyens.

Quand on observe bien ces différences, on comprend combien il est absurde de mélanger l’identité tribale et la politique. En effet, l’acteur politique ne peut pas être considéré par rapport à ses origines ni à son nom qui ne lui sont d’aucune utilité dans l’exercice de sa fonction. Il doit être considéré par rapport à ses idées et à son programme. Dans les pays développés, l’origine des acteurs politiques n’intéresse pas les citoyens parce qu’elle n’a rien à voir avec leurs besoins de sécurité, de stabilité économique, d’emplois, de routes, de soins et de scolarité pour leurs enfants. Par contre au Congo, les acteurs politiques sont toujours choisis en fonction de leurs origines tribales qu’on appelle « géopolitique »; l’identification des citoyens commence toujours par les origines comme si c’était la chose la plus importante, pourtant le fait d’être musakata ou muhemba ne change rien à l’efficacité d’un ministre. Tous les lunda ou mongo peuvent élire comme bourgmestre leur « frère » mais cela ne changera rien à la technicité de son travail! Un ministre twa ou un bourgmestre musingombe peut favoriser ses « frères » au détriment d’autres concitoyens mais cette pratique trahit le service de l’Etat qu’il prétend servir car l’Etat recherche l’intérêt général, il est au service de tous et non d’une catégorie des citoyens.

Les baluba qui sont aujourd’hui dans l’euphorie devraient se rappeler leur sagesse ancestrale qui a toujours rejeté le tribalisme. A propos du pouvoir cette sage: « mukalenga kakuidi tshoto neakuila bantu bonso »(le chef n’est pas au service de son clan mais plutôt au service de tous ses administrés). Concernant la cohabitation entre les habitants d’un même village, cette sagesse estime que le lien social est plus large et plus important que le lien de sang: « muasa nende ngua nyoko » (ton voisin est vraiment le fils de ta mère), « muena mutumba mmuanenu » (ton voisin est ton frère). Même un adage ancien qui disait « ku tshinu kuikala wenu » (il vaut mieux qu’il y ait un des tiens autour du mortier pour que tu sois servi) a été ainsi modifié: « ku tshinu kuikala muimpe » (il vaut mieux qu’il y ait quelqu’un de généreux autour du mortier).

Certainement ces adages ont leur équivalent dans les autres langues congolaises. La colonisation a renforcé le sentiment tribal et s’est employée à opposer les tribus les unes aux autres pour mieux les dominer. Et la classe politique a souvent utilisé ce sentiment tribal pour obtenir des adhésions ou affaiblir un adversaire, en négligeant de renforcer plutôt le sentiment national nécessaire pour une jeune nation comme la nôtre.

On entend l’un ou l’autre muluba déclarer que Dieu a créé sa tribu avec plus de soins que les autres et que les baluba sont les plus beaux. Devant de tells inepties qui rappellent le racisme le plus primaire subi par les Noirs dans le monde, la réaction doit être unanime: de tels propos sont une honte, ils sont inadmissibles! Tout patriote doit être convaincu qu’il n’y a au Congo aucune tribu supérieure aux autres à quelque point de vue que ce soit. Il n’y a que des individus avec leurs qualités et leurs défauts, tous appelés à être des citoyens responsables et de bons dirigeants; tout patriote doit se convaincre que les congolais sont tous sœurs et frères, appelés à l’unité et à la cohésion sans lesquelles le Congo n’a pas d’avenir.

Chers sœurs et frères congolais,

L’heure est grave. Les démons du tribalisme qui se sont réveillés sont un danger mortel pour le Congo. L’unité que nous chantions dans « la Zaïroise » et que nous continuons à chanter dans le « Debout congolais » est notre première arme face aux forces qui envient notre terre et convoitent nos ressources.

Les élections chaotiques que nous venons de connaître ainsi que les résultats controversés qui en sont sortis ne doivent pas nous conduire à des déchirements tribaux suicidaires. Si nous nous laissons aller à ces passions, que sera notre pays dans vingt ans? Nos différences tribales peuvent-elles nous assurer l’emploi, l’habitat, les soins de santé et la scolarité de nos enfants?

Notre famille c’est le Congo et nos tribus respectives sont ses enfants qui naturellement peuvent avoir des préjugés les unes envers les autres et même entrer en conflit. Mais vu la situation actuelle de notre famille qui est le Congo, n’est-il pas plus sage de nous attacher d’abord à œuvrer pour le bien-être de cette famille afin que chaque tribu en profite plutôt que de nous entre-tuer et d’anéantir nous-mêmes notre patrimoine commun? A qui profitent les déchirements et les conflits tribaux entre congolais? Qu’est-ce que les congolais y gagnent vraiment? Qui a gagné à Yumbi?

Le tribalisme ne sauvera personne mais le patriotisme nous sauvera tous.

Chers sœurs et frères congolais,

Le contexte actuel de notre pays est grave et lourd de menaces. Nous n’avons pas le droit de perdre de vue l’essentiel en nous attachant à des considérations secondaires pour savoir qui a dansé pour Félix Tshisekedi ou qui déteste les baluba. Nous ne pouvons pas dire que l’alternance démocratique se soit déroulée selon les règles ni être sûr que le changement auquel aspire le peuple congolais se produira. D’ores et déjà certains faits doivent être constatés:

  • L’identité tribale continue à imprégner la vie sociale congolaise alors que jusqu’à présent elle a été instrumentalisée et nous a fait trop de mal comme nous venons de le voir encore à Yumbi, où batende et banunu se sont entre-tués, après tant d’autres conflits tribaux depuis l’indépendance du pays.
  • Le chaos et le cafouillage ayant émaillé le processus électoral ont pour conséquence la persistance du problème éternel de la légitimité du pouvoir dans notre pays qui n’a jamais connu une alternance démocratique et pacifique.
  • La passion du pouvoir l’emporte sur le souci de l’intérêt collectif et la préoccupation pour le bien-être de notre peuple et la grandeur de notre pays.
  • Les valeurs de base de toute vie sociale telle que le respect des règles, la transparence des procédures et l’intégrité semblent minimisées dans notre fonctionnement collectif.
  • L’égoïsme et l’attachement aux intérêts personnels restent la principale motivation des acteurs politiques qui, de ce fait, s’exposent à des accusations d’imposture, chaque fois qu’ils prétendent s’occuper de l’intérêt général qui n’est pas en fait leur objectif.
  • Les enjeux idéologiques et les débats d’idées restent désespérément absents de la scène politique congolaise qui est un véritable désert idéologique où le positionnement des individus et l’instrumentation de l’appartenance tribale sont vus à tort comme les éléments les plus importants de la politique.

Quand donc tournerons-nous ces pages?

Chers sœurs et frères congolais,

Finalement une dernière question se pose: avons-nous réellement le souci de l’avenir de notre nation?

D’autres pays ont connu la balkanisation, comme le Soudan en Afrique ou la Yougoslavie en Europe. Savons-nous que sans une prise de conscience responsable, sans un patriotisme ardent, intrépide et constant le Congo pourrait un jour subir le même sort? Jusqu’à quand nous tromperons-nous d’ennemi et de combat?

Je vous ai posé ces questions ce 17 janvier 2019 car nous avons le devoir de nous montrer dignes de nos héros nationaux morts pour la patrie: Patrice Lumumba et Laurent-Désiré Kabila. Faisons en sorte qu’ils ne soient pas morts pour rien.

 

Par Philémon Mukendi

15 thoughts on “Questions à mes sœurs et frères congolais

  1. Compatriote Mukendi,

    Je ne sais pas si votre catégorisation entre ceux qui font preuve de triomphalisme pour saluer leur frère muluba devenu PR et ceux qui ont des réactions haineuses envers ces derniers suffit à décrire les faits devant nous.
    En effet personnellement je vois des très nombreux Congolais sinon une majorité qui simplement s’interrogent et dénoncent les conditions de cette élection sans être dans l’euphorie des premiers ou dans la haine des seconds. Ils se soucient simplement du sort qui sera réservé à notre pays après ces résultats contestés et posent un regard critique sur les faits.
    Je crains ainsi que votre schéma n’introduise dans le débat et dans notre société cette dérive tribaliste que vous dénoncez à raison.
    Ce que pour moi le tribalisme est davantage pratiqué et entretenu par ceux qui le voient à chaque coin de rue et à chaque alerte que par ceux
    qu’ils dénoncent.

    Je vais même vous heurter en vous posant une question à vous muluba et néanmoins vrai patriote : vous attestez l’existence d’un problème muluba au Congo selon lequel entre autres les autres tribus manifesteraient une haine envers eux, mais sont-ce les baluba qui sont d’abord tribalistes et l’en accusent les autres ou ce sont tous ces autres qui sont tribalistes ? Vous en tant que muluba et les autres baluba, vous êtes-vous déjà posé la question sur la part des baluba eux-mêmes dans leur comportement qui provoquerait certaines réactions d’autres tribus à leur égard ?
    Dans le cas présent, n’êtes-vous pas frappé que peu des baluba se montrent publiquement critiques envers l’élection contestée de F Tshisekedi, au contraire on les voit toujours l’approuver ?

    Voilà selon moi une entrée dans ce problème qui ne résoudra certes pas grand chose parce que nous sommes d’abord en face d’une question sociologique structurelle que seul le temps peut réguler mais qui peut dépassionner un débat où l’on a tendance à trouver toujouts la culpabilité chez l’autre que soi-même.
    Rassurez-vous donc, cher ami, on peut critiquer sévèrement l’élection de FT sans en vouloir au muluba qu’il est et aux baluba en général ; j’ai même la naïveté de croire que nous sommes une majorité des Congolais à agir ainsi

  2. @ Philémon Mukendi,

    Pitié ! Epargnez-nous tout cela. Vous venez mettre inutilement de l’huile sur le feu avec un article en forme de questionnaire qui n’apporte RIEN aux débats.

    Je n’ai jamais entendu « boma muluba tika nioka » d’où tenez-vous cette fausse information.

    Je déteste kimbuta, Muzito… (Bandundu), je déteste Tshilombo le fils à papa (kasaï)… et j’en passe. Je les déteste pour leur comportement. Je me bats comme d’autres pour que l’occupation du Congo et la chosification des congolais prennent fin.

    Le tribalisme en RDC ne joue qu’au niveau national quand il faut se disputer et conserver l’accès à la mangeoire nationale. Observer le fonctionnement de nos provinces dirigées par les fils originaires de ces mêmes provinces. Quel est le résultat ? On se retrouve avec des chamailleries entre majorité PPRD et opposition machin (le tribalisme ne joue).

    Les massacres au kasaï n’ont été dénoncés que par les balubas ? Les massacres au Kivu ne sont dénoncés que par les kivutiens ? Quand Sindika Dokolo dénonce dans les médias internationaux les massacres au kasaï et envoie une aide humanitaire où étaient Tshilombo et son fun club de balubas.

    Tous ceux qui ont suivi Ya Tshitshi (et certains sont morts pour son combat) étaient tous balubas ou ne savaient-Ils pas qu’il était muluba.

    Sur ce site on a tiré sur Bemba, incendié Katumbi, vilipendé les médiocres de tous bords sans que le débat sur le tribalisme ne voit le jour. Le problème est que dès que l’on critique Tshilombo la défendre consiste à répliquer qu’on n’aime pas les balubas et vous, Monsieur le professeur, emboîtez les pas.

    C’est cette confusion entretenue par les balubas eux-mêmes qui s’identifient à Tshilombo et assimilent la critique à ce dernier comme une insulte à l’ethnie Luba qui pose problème.

    Connaissez-vous l’identité des hommes armés qui ont massacré les balubas dans le kasaï ? Si je vous apprends que certains sont de l’ethnie Luba que me diriez-vous ? Ngoy Kasanji acquis à la cause du rwandais surnommé Kabila est de quelle ethnie ?

    Je note aussi que vous avez pris soin d’éviter de parler des compromissions de Tshilombo. Quand vous affirmez, je vous cite … « Les méchantes langues vont jusqu’à affirmer que le nouveau Président a emboîté le pas à Samy Badibanga et Bruno Tshibala, certes avec un titre plus ronflant mais sans pouvoir réel. Tout cela est-il vrai? L’avenir nous le dira. »… je comprends votre position que je ne partage pas.

    Arrêtez de venir nous servir votre soutien inconditionnel à Tshilombo sous prétexte d’une prétendue haine viscérale des Balubas qui menacerait de faire éclater le pays. On n’a rien contre les balubas. On n’aime pas ce que fait Tshilombo, c’est tout.

    Il s’agit ici d’un contentieux électoral pour lequel nous réclamons la publication des PV par bureau de vote. La vérité des urnes n’est pas la haine contre les balubas et ne menace en rien l’unité nationale.

    Présenter un faux diplôme, négocier en catimini avec le pouvoir d’occupation, rendre hommage à un génocidaire et faire de lui un partenaire, cautionner la fraude aux élections, envoyer des avocats à la CC pour contrer la vérité des urnes, donner des béquilles à un régime finissant, dire que la corruption par la kabilie n’est pas un problème puisque c’est l’argent du Congo… menacent l’unité nationale.

    Soutenez la vérité des urnes afin que le future président s’installe dans des bonnes conditions et cessez avec votre victimisation ridicule.

  3. Cher Philémon Mukendi,

    Votre discours sur le phénomène identitaire mérite d’être salué et plusieurs de vos questions mériteraient des réponses claires. Vous pouvez trouver certaines d’elles dans mon livre « L’ajustement politique africain. Pour une démocratie endogène au Congo-Kinshasa » (L’Harmattan, Paris, L’Harmattan, Montréal, 1999). Je note cependant que votre article a cette fâcheuse tendance à vouloir mettre le déferlement de haine anti-baluba que je condamne sur le compte de la haine ancienne contre les Baluba. Les réactions haineuses ne s’expriment pas parce qu’un Muluba a été proclamée vainqueur de la présidentielle. Non. On n’en veut pas à Felix Tshisekedi parce qu’il est Muluba. On lui en veut parce qu’il n’a pas gagné l’élection et qu’il s’est arrangé avec le despote Joseph Kabila pour que ce dernier le « nomme » président de la république pendant que le despote détiendrait tous les leviers du pouvoir.

  4. Pauvre Tshilombo ! Il n’a vraiment pas de chance cet homme. Il est mal entouré, mal conseillé, et depuis sa proclamation controversée au poste de président de la république par Nangaa, il est encore une fois, très, très mal défendu par les siens contre les critiques pourtant légitimes suscités par le contexte rocambolesque de sa nomination.

    Monsieur le Philosophe, faites honneur à la philosophie ! Nous rabâcher les oreilles avec cette histoire de tribalisme, de haine contre le muluba n’est pas crédible. Personne ne critique Tshilombo parce qu’il est muluba. Personne n’a la haine contre les baluba. Arrêtez avec vos convictions personnelles. Celles-ci sont bonnes pour la messe. Pas ici, SVP ! Vous ridiculisez votre titre académique. Prenez de la distance, de la hauteur… philosophique. Ne vous mettez pas à parler comme des rwandais qui voient la haine partout dès qu’on leur balance leur barbarie dans la figure.

    Voltaire disait : La politique est le moyen pour des hommes sans principe de diriger des hommes sans mémoire.

    Depuis son engagement en politique, à côté de son père, votre Tshilombo a montré qu’il n’était pas un homme de principe. Mais très franchement, nous prenez-vous pour des enfants naïfs ? Croyez-vous que nous ne savons pas ce qu’a fait votre champion pour bénéficier de cette promotion aujourd’hui ? Ce qui est bien au Congo, c’est que par la grâce de je ne sais qui, tout finit par se savoir. On ne peut rien cacher au Congo. La Ceni vient d’en faire l’amère expérience. Tout se sait. On sait que Tshilombo est compromis jusqu’au cou. Il n’a pas été élu par le peuple congolais. Il a été promu par les mêmes qui tuent son peuple, qui ont organisé le génocide au Kasaï. Ceux qui ont condamné son propre père à un exil post-mortem dans une morgue à Bruxelles, au lieu de retourner dans sa terre natale. Aujourd’hui votre champion veut nous faire croire que ces assassins sont ses partenaires. Sans rire.

    Monsieur, votre Tshilombo, celui qui -envouté- signe un accord à 22 heures et le renie 4 heures après, celui qui négocie, en catimini, à Paris, Venise, Ibiza et à Entebbe, Nairobi avec les ennemis de son pays pour devenir un président fantoche, n’est pas un homme de principe. Par contre, le peuple congolais, même dans sa misère la plus crasse, n’a pas encore perdu totalement sa mémoire. Il vient de le prouver dans le vote sanction contre l’occupation rwandaise en renvoyant Shadary, le candidat des fosses communes à son slogan fétiche  » bafingi mama na yo, finga mama na ye  ». Ce peuple sait également qu’il n’a pas élu Tshilombo. Il demande qu’on respecte son choix. Ce n’est point une question tribale. Il n’est pas contre les baluba mais reste déterminé à barrer la route à quiconque essayerait de servir des béquilles aux tueurs rwandais.

    Si vous voulez vraiment aider ce monsieur, conseillez-lui de refuser publiquement cette nomination, en demandant le recomptage des voix, à force des PV, bureau par bureau. Il en sortira grandi. Sinon, il est voué aux poubelles de l’histoire.

  5. Et voilà encore un autre … Je dirais MULUBA qui se victime en nous balançant le même credo . Décidément vous avez tous du mal à dissimuler vos sentiments tribaux épidermique . Si je dis le muluba est vantard , arrogant , sans manière , mythomane , tribaliste etc . Auriez vous le courage de reconnaître ces tares que vous reprochent les congolais? Comment expliquez vous cet hystérie collective suite à la nomination de votre Tshilombo au poste de président de la république alors que tout le monde est au courant que c’ est Madidi Fayulu qui a gagné ces élections ? Qu’ est ce qu’ on a pas entendu et lu dans les réseaux sociaux ? Toutes sortes des messages qui font des vous des gens en marge de la population congolaise . Et qu’ attendez vous en retour que les congolais applaudissent ces excès verbaux à la nomination d’ un muluba à la tête de ce pays ?Pourquoi cet hystérie collective ? Qu’ est ce que votre Tshilombo a fait pendant que celui qui est devenu votre ami (Kanambe) massacrait vos frères et soeurs au Kasai ? Citez moi un seul leader luba qui a apporté son aide ou son soutien à l’ affaire Kamuena Nsapu ? Le seul qui a apporté l’ aide morale et matériel c’est Sindika Dokolo un kongo . Vous n’ avez qu’ a vous en prendre à vous même car il vous manque de la retenue et de la sagesse pour vous faire accepter dans ce pays . Apprenez le savoir vivre que nous les kongo désignons sous le vocable « BUKONGO » !

    1. Bjr monsieur Mukendi,
      Je vous remercie pour votre franchise et je n’ai rien à ajouter. Je voudrais tout simplement faire une observation. Monsieur Felix aurait obenu presque 100 % des voix au K.O . Aucun candidat issu d’une autre province ne peut faire un tel score dans sa province. Cela peut vous aider à comprendre les réactions de certaines personnes. Merci

  6. Le pays luba au Congo, c’est le Kasai. Qu’est-ce les baluba ont fait de leur espace vital? L’ont-il transformé?

    Les baluba ont des ingénieurs urbanistes,même les agglomérations kasaîennes sont des bidonvilles.Ils ont des ingénieurs ponts&chaussées,les ponts se son effondrés et les routes héritées des colons belges sont devenues des sentiers et elles ont disparu à certains endroits.Les baluba ont beaucoup des médecins,mais au Kasaî ont meurt des maladies éradiquées sous d’autres cieux. Ils ont des ingénieurs agronomes et des médecins vétérinaires,mais ont meurt de faim au Kasaï. Les luba seraient des intellectuels,des rationalistes et cartésiens,mais on trouve encore chez eux des croyances idiotes et paralysantes comme la sorcellerie,le thsibau…Ils ont des ingénieurs architectes. Mais la population kasakienne dans sa majorité vit dans cases en chaumes.On trouve le diamant au kasaï, mais un muluba achète les bijoux de sa femme à Anvers,à Paris,à Pretoria;parce qu’il n’ y a pas de bijoutier au Kasaï.

    Quand un alasacien bombe sa poitrine en disant qu’il est alsacien,allez voir ce qu’il a fait de son pays. Je peux dire la même chose des bretons,des flamands,des basques,des flamands,des suisses des différentes langues.

    Les baluba sont des congolais comme les autres. Ils partages avec les autres congolais les mêmes tares.Le narcissisme luba n’a aucun fondement,aucune explication rationnelle.

  7. Les néo Tshilombistes défendent très mal leur faux leader surestimé de l’Udps aile familiale Limete Pétunias pris dans la tourmente d’une nomination négociée avec l’imposteur alias Joseph Kabila pour trafiquer les résultats des élections pièges à con organisées par les Occupants Envahisseurs Barbares Tutsi Nilotiques Rwando-Burundo-Ougadais… Persister dans les mensonges aggrave de plus en plus leur cas face à cette situation politique inédite…

    Il y a décidément un décalage entre la Vérité et les propos indigestes de victimisation d’une petite caste de coterie tribale de Kabeya Kamuanga versus Mupompa dans cet article. Tout Kasaïen censé, épris de paix et d’amour indescriptible pour le Kongo n’est pas obligé de suivre aveuglément le trublion Tshilombo aka Philippe Pétain Léon Degrelle qui n’est populaire qu’auprès de sa Base électorale fanatisée à l’extrême…

    Qui a donné à Tshilombo les attributs de tous les pouvoirs au Kongo pour effacer les crimes de Hippolyte Kanambe alias Joseph Kabila ? Ce n’est pas le Peuple Kongo Souverain Primaire par le suffrage universel qui ne l’a pas voté massivement mais ce sont les Tutsi Nilotiques Rwando-Burundo-Ougadais ses beaux-parents, sa belle famille qui le séquestrent par sa femme légitime, qui l’ont nommé « Président provisoire »…

    Il y a un paramètre très important que les Tshilombistes oublient est que Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi est pacsé officiellement en mariage officiel avec une Tutsi Nilotique Rwandaise, sa progéniture l’est aussi…

    Il ne donne plus l’impression d’être un béni oui oui mais d’être infiltré par sa propre femme quand il s’agit de prendre une position claire sur le problème politique qui oppose sa belle famille Tutsi Power qui occupe le Kongo à sa famille d’origine Bantoue qui est le Peuple Kongolais Souverain Primaire, son manque d’instruction et d’amour pour la Kongo de ses aïeux, son penchant pour l’amour de l’argent facile prennent le dessus sur la raison…

    Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi sacrifie les 80 millions des Kongolais sur l’autel de ses ambitions personnelles afin de s’enrichir, d’assurer l’avenir de ses propres enfants, de sa propre famille…

    Pour un politicien, l’acceptation d’un avantage en nature ou numéraire en contrepartie d’un retour d’ascenseur est un délit pénal surtout quand le présumé coupable essaie de cacher la Vérité, son immunité doit être levée afin que ses avocats le défendent librement car c’est un délit pénal…

    Au pays de la fratrie Kanambe (Hippolyte Jeanette Zoé) le Bien est devenu Mal, la Vertu est confondue avec le Vice. Les voleurs et corrompus sont élevés au rang des Présidents, ministres et députés. Empêtré dans la corruption, Tshilombo et ses thuriféraires s’enfoncent dans les mensonges en lieu et place de s’amender et de réprouver cet acte odieux de trahison contre la Nation Kongo…

    Vive la Résistance. Vive l’Article 64. Vive le soulèvement populaire éboulement final pour stopper net la Tutsisation du Kongo occupé par les Tutsi Power. La luta continua la Victoria e Certa. Ingeta

  8. Le Con-golais a la fâcheuse réputation de faire les choses ‘au brouillon’ tout en se bombant le torse et en fanfaronnant qu’il fait mieux que quiconque.
    Pourquoi ne s’asseoit-on pas d’abord pour réfléchir assez profondément au sujet des décisions à prendre au lieu de se contenter de solutions mi-chemin ?
    Je le dis à notre honte et déshonneur, tous les gros titres dont nous nous vantons n’ont fait que nous rabaisser à la face du monde. En bon bourlingueur, partout où on s’est présenté comme Congolais, ça a suscité d’énormes inquiétudes de la part de nos hôtes.

  9. Je suis de l’Équateur mais ce débat ne m’intéresse pas, mr le prof, comme vous venez de le souligner que une petite partie de baluba ne signifie pas tout les baluba, je profite également de vous signifier que je pense pas qu’il y a même 0.05% de congolais qui s’intéressent à ce débat, ce sont des cas isolé et pour moi je ne prend pas ça de la manière dont tu décrits cela, à Kinshasa ou un peu partout dans le pays, on parle souvent de MUKONGO ZOBA, TALA MUYAKA OYO, BANGALA KINDUMBA donc spécifié le cas baluba de la manière dont tu viens de le décrire moi je ne pas ça nécessaire, parce que malgré tout les congolais sont habitués à vivre ensemble sans discrimination

  10. Chers Compatriotes,

    Je suis un peu étonné de lire MBTT écrire ceci à Philémon Mukendi : « Vous pouvez trouver certaines d’elles dans mon livre « L’ajustement politique africain. Pour une démocratie endogène au Congo-Kinshasa » (L’Harmattan, Paris, L’Harmattan, Montréal, 1999) ». Certaines d’entre elles ? qui sont les questions sur lesquelles Philémon trouverait des réponses dans cette publication. J’ai l’impression d’entendre certains professeurs Zaïrois imposant à leurs étudiants la lecture de certaines publications qui ne feraient pas l’objet d’intérêt de recherche pour les étudiants. MBTT aurait, de mon point de vue (ceci n’est pas un dogme, ni un évangile) de résumer les questions de Philémon que lui avait déjà anticipées dans sa publication. Quand on a écrit quelque chose, on ne peut pas être ennuyé de reprendre en résumé ce que l’on a écrit pour répondre à une question. Ceci pourrait aussi permettre à Philémon de voir si le résumé de MBTT répond réellement à son questionnement. Nous avons un Dr en Philosophie d’une université qui pourrait être bien nuancé dans ses propos et en face, un évangéliste. En philosophie, il n’y a ni dogme, ni Evangile, à toute pensée on peut en opposer une autre, si la pensée opposée est logique dans son argumentation. C’est ainsi que l’on peut se retrouver devant deux ou plusieurs manières de réfléchir sur un sujet de façon à enrichir l’histoire de la pensée. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. Cher Elili,
      Oui, vous avez raison. Je pouvais résumer les questions de notre compatriote et lui donner les réponses contenues dans mon livre. Mais je tenais avant tout à souligner ce que j’ai souligné, à savoir qu’on ne s’en prend pas à Tshisekedi parce qu’il est Muluba. Cela dit, veuillez trouver ci-dessous comment s’articule le troisième chapitre de mon livre. J’explique comment est née l’idée que les « races supérieures » se font d’elles-mêmes et quelles réactions cela engendre chez leurs compatriotes.

      Chapitre III
      Le mythe de la race supérieure ……………………………………77
      1. Le cas rwando-burundais ………………………………………..78
      2. Le cas congolais …………………………………………………….82
      2.1. La « race supérieure » des Bangala ……………………….82
      2.2. La « race supérieure » des Baluba …………………………85
      2.3. La « race supérieure » : actions et réactions ……………92

  11. Ce débat a juste l’avantage de révéler qu’il y a un problème de sectarisme que tous ceux qui ont la détermination de piller le Congo et de le diviser peuvent exploiter. Les coeurs ont une fertilité évidente à servir de moteur de la division aux prédateurs internes et externes. Ce esprit a abouti à une situation où des kasaiens ont été tués et chassés de leurs maisons au Katanga. Ils l’ont été par ce que kasaiens. Les Nande sont massacrés à Béni du fait d’être nande. Ces faits attestés de génocide ne se nourrissent que des coeurs préparés à ne regarder les autres qu’à travers le prisme de leurs intérêts égoïstes et ambitions sans aucune mesure avec l’interet national. Personne ne peut nier que le mépris du muluba n’a pas emaillé la campagne électorale depuis Genève jusqu’au discours éloquent de Olive L’Elbe. et Il faut un minimum de sagesse pour comprendre qu’il y a une paix à préserver en ce moment. Le processus électoral a été compromis depuis longtemps avec la modification de la Constitution, une loi électorale taillée sur mesure, un enrôlement sur une population électorale choisie et partisane, un fichier électoral corrompu, une machine électorale décrié. Fayulu, connaissant tout ça et tous les pièges, a accepté de jouer le jeu en se servant de ruse, de théâtre et mensonges. La bonne foi devrait conduire à accepter ce résultat pour avancer. Il y a plus de chance d’évoluer avec ce résultat sans la personne de Kabila qu’avec des contestations qui nous exposent à des conflits et à la poursuite du pouvoir Kabila. La procedure suivie par Fayulu à la Cour constitutionnelle a montré les insuffisances de son organisation, de sa défense et des ses allégations, par ailleurs contradictoires. Pourquoi ne pas en parler? Le recomptage bureau par bureau obéit à une méthodologie légale et ne se plie pas au dictat d’un candidat, qui a intérêt à montrer son respect des lois qu’il a acceptées dès lors qu’il s’est lancé dans le jeu électoral. La Constitution donne au président le pouvoir de dissoudre l’Assemblée nationale et une assemblée provinciale, et même de révoquer un Gouverneur. Donnons la chance à la paix et construisons avec les ingrédients que Dieu a voulu mettre aujourd’hui à notre disposition. Dieu approuva le pouvoir de Jacob dans les conditions que ceux qui aiment la Bible connaissent. S’il y eu magouille quelque part, il y a un effort à faire de reconnaître la volonté de Dieu, qui n’a pas voulu voir encore le sang de nombreux congolais couler pour l’accession au pouvoir.

  12. Chers Compatriotes,
    Je tiens à remercier notre MBTT d’avoir réjoint ma préoccupation. Je n’ai pas eu l’occasion de lire ce qu’il a écrit et je suis heureux d’en découvrir les titres maintenant. MBTT écrit : « J’explique comment est née l’idée que les « races supérieures » se font d’elles-mêmes et quelles réactions cela engendre chez leurs compatriotes ». Je pense que cette petite introduction dit tout sur ce qui devrait suivre que je n’ai pas ici. Je ne sais pas si MBTT connaît les sociétés traditionnelles bantoues qu’il a présentées ici, ou si cette étude part des connaissances de ces tribus après les indépendances. Cette préoccupation qui est mienne, pourra me permettre de dire probablement quelque chose qui pourrait nous conduire à une autre lecture de la situation. Je pars un peut d’un mythe rwandais, que j’ai lu d’un livre reçu cadeau. Selon ce mythe les trois tribus: Hutu (Gahutu), Tutsi (Gatutsi), et Twa (Gatwa) qui peuplent le Rwanda et le Burundi descendent d’une souche commune. Comment un peuple qui descend d’une souche commune avec une autre peut-il se considérer supérieur à celui qui descend de la même souche ? Je pense que notre compatriote nous éclairera là dessus, ainsi, je pourrai lui poser quelques questions sur les tribus congolaises dont il a parlé. Que Dieu nous vienne en aide

  13. Merci pour cette exhortation mais je constate que dans la présentation de votre parcours et cursus vital vous avez oublié ou omis sciemment une étape importante de votre parcours. Souffrez que je puisse vous le rappeler et le devoir de mémoire oblige, vous n’avez pas dit que vous êtes un ancien ministre de la culture et arts du gouvernement Kabila alors je me demande pourquoi avoir escamoté cette étape si importante votre parcours de votre parcours si ce n’est une manière de se dissimuler dans l’anonymat. Prière nous éclaircir sur ce point merci. Nana.

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