RDC: Adieu unité nationale

Wina Lokondo
Wina Lokondo

Visiblement, le Congolais ne croit plus au vivre ensemble national. Il se recroqueville sur ses identités premières. Aujourd’hui, quand il dit « Congo », il pense plutôt à son village, à son territoire, à sa province. Quand il crie « peuple congolais », il fait intimement allusion à sa famille, à sa tribu, à son ethnie. On le lit, on le voit, on l’entend à longueur des journées et à travers tous les médias, même à la Rtnc, la chaîne… nationale: « Les ressortissants de telle province fêtent un des leurs nommé à telle fonction »; « Les originaires de tel village soutiennent leur fils tel », que l’acte posé par lui soit honorable ou indigne; « Les membres du Grand Katanga, du Grand Kasaï, du Grand Equateur ou du Grand Kivu s’insurgent contre ce qui se dit sur leur frère untel »,… Le monde a bien écouté récemment, par Internet, le message audio du président du Grand Kasaï invitant Ngoyi Kasanji à prendre ses distances du parti Pprd du Katangais Joseph Kabila et à soutenir « son frère » kasaïen Félix Tshisekedi. Un des animateurs du Grand Katanga, qui s’active – avec une opportune ferveur clairement motivée politiquement – à réconcilier ses frères katangais Joseph Kabila et Moïse Katumbi, a, lui aussi, invité ce dernier, sans user de périphrases, à se débarrasser des non-katangais Olivier Kamitatu et Francis Kalombo qui l’entourent.

Les Congolais ont fait un grand bond en arrière. Les voilà revenus aux premières et sombres années de l’indépendance, aux heures des micro-nationalismes, celles où chacun s’identifiait à une association tribale, à un parti politique ethnique, régional. Le discours identitaire s’est décomplexé. Il est de plus en plus tenu dans différentes couches de la société, et à haute voix par l’élite – politique en particulier.

On est loin, très loin, de l’époque où les attitudes et les propos ethnicistes étaient désavoués, réprimés; où le ministre de l’Enseignement supérieur Djelo Empenge fut révoqué du gouvernement pour « tribalisme avéré ». Ils sont bien révolus les temps où les ondes de l’Office zaïrois de radio et télévision berçaient les Zaïrois, du matin au soir, par le refrain de l’ode mobutienne à l’unité nationale « Tata bo? Moko! Mama bo? Moko! Ekolo bo? Moko! ».

Depuis 1990, la démocratisation du pays a laissé libre cours – la totale liberté d’expression retrouvée aidant – au discours identitaire, lequel s’est amplifié, à l’intérieur du pays, dès que sauta la digue de la « territoriale des non-originaires ». Le gouverneur « fils de la province » Gabriel Kyungu wa Kumwanza – celui qui vient, malgré son grand âge et son passé politique sombrement tumultueux, d’être nommé Président du Conseil d’administration de la Société nationale des chemins de fer! – n’avait pas attendu longtemps pour dire à ses compatriotes kasaïens que « son » Katanga ne les désirait plus. On sait ce que ses propos ont occasionné comme violences et dégâts matériels. Les Kivutiens ont poussé le discours identitaire à son paroxysme. Des associations tribales civiles – animées notamment par des chefs coutumiers aux discours plus diviseurs qu’unificateurs – et des groupes armés ethniques font la loi dans le Grand Kivu, devant l’impuissance des autorités de l’Etat. On en vit les néfastes effets en termes de destruction des espaces géographiques, de violences diverses et de pertes en vies humaines – qui se comptent en millions.

Le Congo souffre également de l’existence des partis politiques de philosophie et de fonctionnement ethniques, dans les faits, bien qu’ils disent, dans leurs textes, avoir une vocation nationale. Le défunt Antoine Gizenga, tout « nationaliste » qu’il prétendait être, ne fut en grande majorité entouré, dans les activités du Palu, que de ses « frères Pende » de la province du Bandundu. Son successeur à la tête du parti ne fut autre personne que son fils biologique Luigi récemment décédé. L’Udps est un autre triste exemple – parmi tant d’autres – d’organisation politique (voulue?) ethnique: plus de 90… des dirigeants de ses structures, au Congo comme à l’étranger, sont des Luba du Kasaï. La base militante du parti l’est tout autant. Son président national, devenu chef de l’Etat du Congo – dans les circonstances que l’on connaît – n’a rien fait pour changer cette négative image de son parti.

Le « président de la République » Félix Tshisekedi ne prend pas conscience, de notre point de vue, de la haute et nationale dimension de la fonction et a difficile à y placer sa personne, à la mettre au-dessus des particularismes politiques, religieux, ethniques. La majorité des personnes qu’il a nommées, jusqu’ici et dans toutes les institutions, sont d’origine kasaïenne. Son programme « présidentiel » des 100 jours a fait la part belle à « sa » province, le Kasaï. Son directeur de cabinet Vital Kamerhe, maître d’œuvre dudit programme, a, lui aussi, privilégié « son » Kivu. Sans raison objective, plusieurs provinces ont tout simplement été ignorées – leurs policiers ne méritent-ils pas de se loger dans de belles maisons préfabriquées? – par la présidence de la République, institution qui, pourtant, est l’incarnation de la nation congolaise dans sa globalité et doit ainsi la refléter à travers sa vision et la composition de ses services, mais qui est actuellement réduite à une chasse gardée des seuls lubaphones et swaliphones. La Maison civile du chef de l’Etat est tout entièrement tenue par sa famille biologique, sa sécurité obligeant, dit-on. Serait-ce la même raison… sécuritaire qui explique le fait que Félix Tshisekedi, comme le fut Antoine Gizenga, ne soit tout le temps et partout entouré que de « ses » frères et amis kasaïens?

Le Congo est aujourd’hui en plein règne des coteries tribales, ethniques. A bas la nation! Comment en est-on arrivé là? L’incapacité de l’Etat national – de ses successifs gestionnaires – à traiter avec égalité ses citoyens et à redistribuer équitablement les richesses nationales, à donner à ces derniers les mêmes chances d’ascension professionnelle et sociale en serait-elle la principale cause?

Dans son discours d’investiture, faisant des éloges à ses prédécesseurs et soulignant l’empreinte positive laissée par chacun d’eux dans le pays, le maréchal Mobutu eut droit, de la part de Félix Tshisekedi, à l’honorable étiquette de « l’homme de l’unité nationale ». De sa demeure de mort marocaine, le « Léopard » doit certainement, le diraient les spirites, être en grande tristesse de voir l’unité de la nation congolaise – son œuvre, la plus grande réussite de sa vie – s’étioler au fil des années suite à l’inconscience d’une lignée de piètres héritiers politiques à qui il a longtemps cru avoir transmis la veine patriotique, la passion de l’unité.

Tous les Congolais ne souffrent heureusement pas de l’ethnicisme, maladie tueuse des nations. Il sied de parler aussi de bons exemples… à suivre. On a vu Jean-Pierre Bemba, arrivant à Kinshasa après avoir mis fin à sa lutte armée, accompagné d’une bonne et longue brochette de compatriotes de provinces et d’ethnies diverses à qui il avait confié de hautes responsabilités au sein de son parti politique, de son cabinet comme vice-président de la République, au sein du gouvernement ainsi qu’à d’autres institutions de la « Transition ». On a vu autour de lui les Olivier Kamitatu, François Muamba, Thomas Luhaka, Dominique Nkanku, Delly Sessanga, Gérard Ntumba, José Endundo, Alexis Tambwe Mwamba, José Makila, Fidel Babala, Mbukani, Ndom Nda Ombel, Jocelyne Nkongolo, Roger Nymi, Albert Mpetsi, Ramazani Baya, Jean-Lucien Busa, Tshimanga Buena, Germain Kambinga, Yves Kisombe et tant d’autres. Pour être en sécurité et servir efficacement le pays, Jean-Pierre Bemba n’aurait-il dû faire confiance qu’aux seuls Ngbaka du Sud-Ubangi et ne s’acoquiner exclusivement qu’avec eux, partout et tout le temps?

L’unité nationale ne se construit pas de soi. Il faut qu’il y ait des dirigeants (des leaders) qui la souhaitent avec une ardente conviction, qui en font une philosophie. Il faut également une forte volonté pour la réaliser. A quoi devrait s’ajouter une méthode, un discours et des actes. Unir les Zaïrois fut une religion de la part du maréchal Mobutu. Il y avait mis toutes ses énergies. Il ressassa l’unité nationale chaque fois il était appelé à parler à ses compatriotes. Il traça des voies à suivre et posa des actes concrets : il veilla tant bien que mal aux équilibres régionaux dans le choix de ses collaborateurs, dans la distribution des fonctions publiques et de divers avantages politiques et matériels; il malaxa les Congolais, dès 1966, par sa décision interdisant aux hauts gestionnaires politiques et administratifs de l’Etat de travailler dans leurs provinces d’origine. Ce qui permit à des millions des Congolais d’aller vivre et de faire carrière partout dans le pays, dans les villes et les villages des autres compatriotes, d’en découvrir les diversités humaines et socio-culturelles, de parler leurs langues. Des milliers de mariages interethniques que l’on connaît au Congo en sont, entre autres, les conséquences heureuses. Les administrateurs politiques et militaires non originaires furent, dans les provinces, des gestionnaires « arbitres neutres » devant les conflits tribaux ou ethniques locaux. Ils n’avaient nul intérêt à les encourager ni à s’y mêler ni à les trancher de façon partisane, contrairement aux originaires qui sont aujourd’hui dans des positions souvent inconfortables de juges et parties: il n’est pas aisé de se prononcer en défaveur de son frère de tribu, de décider contre son groupe ethnique d’appartenance.

La réconciliation avec ses adversaires, même avec ceux qui avaient dit des infamies à sa personne – du moins avec ceux qui acceptaient de rentrer dans le rang, de (re)venir dans son giron – entrait également dans cette même quête passionnée, de la part du président Mobutu, de l’unité de la nation, de la paix politique, première condition de progrès économique et social d’un pays, de l’épanouissement physique, psychologique et intellectuel de tout être humain. « La guerre civile est le mal ultime », a dit Blaise Pascal. Il est donc un devoir pour un dirigeant d’en épargner son pays, par tous les moyens possibles. Le rédacteur de ces lignes a eu le privilège d’écouter les récits de quelques anciens et proches collaborateurs du président Mobutu portant sur des missions qu’ils effectuèrent jadis pour aller convaincre des opposants en exil à l’étranger de (re)prendre langue, directement ou par personne interposée, avec le « Léopard ». Et de qui ils reçurent – plusieurs d’entre eux et souvent – divers avantages politiques, financiers ou matériels. « L’unité nationale a un prix qu’il faut payer pour l’avoir », concluait l’un de ces conseillers avec une satisfaction psychologique personnelle d’avoir modestement contribué, dans le rôle qui fut le sien, à la réconciliation des compatriotes, à mettre fin ou, du moins, à atténuer des adversités qui auraient probablement causé des torts au pays.

Comment retrouver l’unité du peuple congolais aujourd’hui mise à mal? Faut-il réinstituer le principe des autorités provinciales non originaires?  Faudrait-il des lois plus répressives contre le népotisme et le tribalisme qui ont gangréné les cerveaux des Congolais et, par conséquent, les institutions du pays? Pourraient-elles être votées par des parlementaires, les mêmes qui entretiennent ces fléaux, qui, presque tous, ont choisi femmes, enfants, sœurs ou frères comme leurs suppléants députés ou sénateurs – n’ayant ainsi pas, étonnamment, fait confiance à tous les membres de leurs partis politiques respectifs? Le gouvernement pourrait-il initier de telles lois, lui dont les ministres n’ont en surnombre dans leurs Cabinets que des amis, des parents et des ressortissants de leurs patelins? Le « président de la République » Félix Tshisekedi – que « ses frères » du Kasaï tirent politiquement par le bas, qui tiennent, par un zèle fanfaron et inconvenant, à rappeler à chaque occasion sa « kasaïnité » (étiquette incompatible avec la fonction et qui pourrait lui être préjudiciable en 2023) l’empêchant ainsi de se placer au-dessus de la mêlée – qui ne fait pas confiance à ses autres compatriotes, qui, comme ses proches collaborateurs de l’Udps et de la présidence, pense « ethnie » que « nation », a-t-il aujourd’hui les ressorts psychologiques et une légitimité morale nécessaires pour recréer la confiance entre Congolais, pour ressouder la nation qui se désintègre? La messe de requiem de l’unité nationale congolaise est-elle en train d’être dite?

 

Wina Lokondo – Citoyen congolais

7 thoughts on “RDC: Adieu unité nationale

  1. # Je suis quelque peu déçu que ce sujet essentiel, l’unité du pays en danger, se situant en fait entre valeurs, mécanismes d’appui à notre caractère démocratique et le projet républicain de notre Nation, n’ait pas attiré plus de commentateurs surtout parmi les nombreux chantres des mérites de l’administration en cours. Le tribalisme est un spectre à double vue comme l’a illustré quelqu’un : épingler apres le procès de 100 jours que la présidence du pays était peuplée quasi exclusivement des luba (Tshisekedi) et des originaires du Sud Kivu (Kamerhe) risquait de vous coûter d’être taxé de tribaliste. Où se trouve le tribalisme ou il n’est pas, qui est tribaliste et qui ne l’est pas ? C’est dire aussi que dans ce secteur national d’importance comme dans d’autres l’exemplarité de nos dirigeants est capitale. On ne peut alors que leur demander des comptes.
    # Il faut des mécanismes et des structures qui favorisent l’unité nationale et dans ce sens l’exemple de conscription nationale de la jeunesse que nous livre notre ami Lokumu en provenance d’Israël est fort instructif. C’est l’idéal mais avouons que notre pays n’en a ni les moyens financiers, logistiques et organisationnels ni n’en a fait encore la priorité. Mais il a besoin de s’armer pour l’unité fût-ce seulement en veillant sans atermoiements au respect des lois qui s’attaquent aux anti-valeurs, le tribalisme, le népotisme et le clientélisme en sont leurs illustrations.

  2. Concernant le maréchal Mobutu, je reviens pour dire que ne confondons pas l’unité du pays liée à l’intangibilité de frontières héritées de la colonisation et l’unité des congolais par rapport à sa cohésion dans sa diversité.
    Nous disons que Mobutu, tenant compte des réalités de son époque, non seulement il avait certes maintenu l’intangibilité de nos frontières mais aussi rappeler et imposé les lois coloniales sur la migration à l’intérieur de nos frontières. Il n’a donc rien inventé la roue.
    Comme le colonisateur, Mobutu n’a jamais mis en place les mécanismes qui façonnent la cohésion des Zaïrois. Il a géré le Zaire de la même manière que les belges l’ont fait.
    Le tribalisme…
    Nous insistons pour rappeler que les partis politiques partout à travers le monde ont un caractère sociologique. Cela est naturel. Il faut aussi noter que les nominations dans les cercles politiques tiennent compte des principes de la loyauté et la confiance. C’est aussi naturel…
    Le problème, c’est qu’au Congo ou dans la plupart des pays africains, les colonisateurs et les autochtones qui ont accédé au pouvoir n’ont jamais créé les mécanismes de brassage pour façonner ou forger l’identité nationale des citoyens. C’est- à -dire que le citoyen même s’il ne doit pas renier ses origines sociologiques, il doit par l’éducation reçue, dépasser ses origines pour servir et défendre d’abord les intérêts de la communauté nationale.
    Le problème c’est aussi parce que faute de l’ancrage du patriotisme, les nominations sont l’occasion de se servir ou d’enrichir les fideles lieutenants du régime même ceux ressortissants d’autres régions sociologiques.
    Les citoyens des pays qui ont réussi à cimenter l’identité nationale ne se regardent pas comme étrangers ou différents sociologiquement les uns contre autres.
    Ce qui importe dans ces pays, ce sont les mérites et l’obligation de rendre compte.
    Nous réussirons notre cohésion lorsque nous serons capables de regarder les nominations des balubas dans le régime de Tshisekedi ou des Bakongos dans le régime d’un ressortissant Ne-Kongo comme des citoyens congolais et le jugeons selon leurs mérites et non du fait qu’ils soient ressortissants de la région sociologique du président.
    Mobutu avait à ses cotés ses fideles lieutenants parmi les bangalas et d’autres régions. Kabila avaient les baswahilis et aussi des ressortissants d’autres régions. Fatshi peut être entouré des balubas et d’autres régions, cela devraient nous importer peu. Mais ce qui devrait nous préoccuper c’est de savoir comme citoyen Congolais, si ceux-ci ont accompli leurs missions pour l’intérêt de la communauté nationale.
    Aucune loi ne peut effacer la loyauté et la fidélité dans les partis politiques. Mais c’est l’éducation au sens patriotique qui permet au citoyen quelque soit ses origines de servir premièrement la communauté nationale.

  3. Un sujet intéressant, mais mal traité. Le texte de Wina est truffé de mensonges, légèretés et erreurs LOGIQUES inadmissibles.
    1. « Les ressortissants de telle province fêtent un des leurs nommé à telle fonction »; « Les originaires de tel village soutiennent leur fils tel », c´est depuis Mobutu que nous vivons cela. ALIBA n´est pas une nouvelle organisation.
    2. „Ils sont bien révolus les temps où les ondes de l’Office zaïrois de radio et télévision berçaient les Zaïrois“ , du matin au soir, par le refrain de l’ode mobutienne à l’unité nationale « Tata bo? Moko! Mama bo? Moko! Ekolo bo? Moko! » : BERCER, oui le verbe est bien trouvé, car c´était de la PROPAGANDE. Peut-être que Wina vivait bien à côté du pouvoir pour comprendre le traumatisme de ceux qui subissaient la dictature et devaient écouter ce slogan de tata bo chaque jour. Unité nationale ? Mon oeil ! Les groupes d´animation chantaient en même „makambo ebomi mboka, makambo ya ndeko ya“. (Il y avait aussi les „boma muluba, tika nyoka“, „yiba ndambu, tika ndambu“, etc.).
    Mobutu a été incapable de construire une UNIVERSITÉ À MBANDAKA pour permettre par exemple aux ressortissants de Kolwezi, Kwilu, Boma de s´y rendre (avec des bourses même) pour étudier et favoriser l´intégration. Incapable de construire des chemins de fer… Et on nous brandit le fait d´avoir nommé des gouverneurs non-originaires comme des hauts faits, la plus grande réussite machin…
    3. Parler de Kyungu sans inscrire son acte contre les Lubas dans le cadre de la politique même du dictateur Mobutu, ce n´est pas sérieux. Il y a lieu de se demander si le reste de ‘mobutistes’ terrés en Europe ne continue pas de faire vivifier la même politique séparatiste, voire de la haine. Car quand il s´agit des Tshisekedi (père ou fils), on voit vite une marche avec un cercueil comme si les Tshisekedi sont les plus mauvais des politiciens de l´histoire du Congo.
    4. Mobutu envoyait ses conseillers pour ramener les opposants dans son giron. Et c´est cela l´unité pour Wina. Est-ce que les critiques sur la justice trouvaient solution ? Non. Cette prétendue réconciliation sans la justice dans la société, c´était de la propagande. Wina a(vait) pourtant la possibilité d´accéder à d´autres récits sur Mobutu au lieu de nous balancer des histoires impertinentes.
    Mobutu nous a épargné de pillages par des militaires ? Nous a-t-il protégés de la guerre de l´AFDL ? Dès que ceux qui le soutenaient pour une mission précise en Afrique s´étaient retirés, nous avons vu ce qu´était cette stabilité de Mobutu.
    5. C´est révoltant de voir Wina prendre le rebelle BEMBA comme un exemple positif. Sa lutte armée, c´était pour les intérêts de qui ? Les armes venaient d´où? Et c´était pour tuer ou pour bénir ? La population que Bemba a prise en otage le lui avait demandé (Honte à AMBONGO d´avoir voulu à la CPI vanter la violence de Bemba contre la population. Wina n´a pas voulu le savoir ? Ni même connaître l´ethnie d´Ambongo. Mais de l´ethnie, il s´en souvient quand c´est Gizenga, Tshisekedi et autres). Il y a sur youtube la vidéo „QUAND JEAN PIERRE BEMBA ALOBELAKA OCCUPATION RWANDAISE“. Bemba vante les Ougandais qui sont venus l´aider et ils clament toute honte bue que ces Ougandais n´ont pas d´intérêt dans notre pays. Citer comme modèles Bemba et son équipe composée de gens très peu recommandables est une INSULTE. C´est comme vanter Kagame et la composition de son équipe devant des Congolais victimes de ses ambitions.
    6. Continuer à affirmer qu´il n´y a que des balubas dans la présidence, que Félix N´EST accompagné QUE de ses frères est malhonnête. Sur base de quelle enquête ou étude ? Eberande, Eboma, Luntadila, Massamba, Alingete et co. sont des balubas ? WINA ignore même ce que signifie le „NE… QUE“ dans ses phrases. Un sérieux problème de logique.
    7. L´unité nationale sous Mobutu, c´était sur et avec quelle justice ? Pourquoi il ya eu la CNS alors ? Wina n´a jamais suivi la vidéo ce militaire qui a dénoncé les maux au sein de l´armée devant Mobutu (dont la réponse a été un véritable „hors-sujet“)? La DSP était composée de qui ? L´étiolement de l´unité n´est pas un fait récent. Pourquoi les FAZ ne se sont pas battues pour Mobutu en 1996?
    8. Félix ne prend pas conscience ? Lutundula vous contredit totalement lors de son interview avec Marius Muhunga. Par ailleurs, le papa de Félix a été souvent prisonnier, persécuté sous Mobutu. Vous pensez que Félix n´a pas souvent échangé avec lui pour comprendre le sens de sa lutte et les enjeux pour le Congo ? En quoi aurait-il fait la part belle à sa province dans son programme d´urgence ? Argumentez, illustrez au lieu de lancer des affirmations du marché. Réhabiliter la Miba ou autre chose dans cette province ne profite pas au Congo? Dangereux comme raisonnement. Vous cherchez quoi dans la maison civile du Chef de l´État ? La représentation de toutes les provinces là-bas? Manque d´argument. Parlons compétence et critiquons l´incompétence au lieu de nous perdre dans considérations ridicules. Quand les 13 parlementaires critiquaient Mobutu, quand même les Wewas manifestent devant le palais du peuple, ils parlent du Congo et non de la province. Ne rabaissons pas nos réflexions. Mokia a eu plus de soutien que Ngoy Kasanji même au Kasai. Dire d´où on vient, est-ce un problème? Même les cartes d´identité sous Mobutu mentionnaient les origines des gens. Wina n´a pas entendu Félix dire qu´il est le Président de tous (Il n´a pas encore visité sa province) ou mettre sa propre famille en garde contre les violations de la loi ?
    Mobutu avait détruit la vraie base de l´unité en détruisant la Justice, la famille et l´enseignement/la formation professionnelle et en clochardisant les militaires, policiers, fonctionnaires… C´est en corrigeant cela que nous construirons la vraie unité au Congo.
    MBANDAKA sans université, sans routes. Et on nous parle de la grande réussite de Mobutu, de l´engagement de ses conseillers… Pfffff !
    „Comment retrouver du peuple ?“, c´est entre autres en étant sérieux, rigoureux. objectif quand on réfléchit ou écrit au sujet de l´unité au Congo.

  4. NONO,
    peut-être que le torchon de Wina (son texte est trop léger, superficiel, très peu ‘intellectuel’) que je respecte néanmoins ne les a pas intéressés.
    Votre déception est décevante. Quand on dit fanatisme, tribalisme, vous avez tendance à regarder ailleurs et oubliez de regarder le mauvais génie intérieur qui vous joue souvent de mauvais tours. Ça ne sert à rien de se fourvoyer dans de grands discours du moment où on est incohérent et ne se conforme pas soi-même aux grands principes rabâchés sans arrêt. Je vous rappelle :
    1. Vous avez en 2018 conclu que je suis muluba parce que je venais de réfuter vos commentaires (basés sur les propos de Katumbi et Matungulu) contre Félix au lieu de me contredire rationnellement. Un manque de logique flagrant qui ne vous a pas offusqué, comme si défendre Félix présupposait (présuppose) être est muluba.
    2. Mayoyo a fait la même chose après les élections en alléguant que Mwamba (qui publie aussi sur CI) mentait parce qu´il était muluba. Nono n´en fut pas offusqué. Au contraire, vous rangeâtes du côté de Mayoyo. Sans honte.
    3. Récemment vous avez mentionné un article « RDC : les coulisses du remaniement dans l’armée congolaise » pour dénoncer le « caractère très tribal » des nominations de Félix au sein de l´armée. Depuis que je vous ai demandé d´indiquer un seul passage de l´article qui justifie une telle critique, vous bottez en touche, tentant par moments de vous faire passer pour une victime. Vous qui avez même développé un lexique pour taxer les autres, avez le culot de vous plaindre ici d´être taxé… Un niveau d´incohérence et d´inconscience très avancé.
    4. Vous êtes très sensible aux noms des Congolais qui travaillent à la Présidence, mais devenez aveugle et insensible quand on vous interroge sur le fait que 3 participants au vote de Genève étaient de la même ‘province’. Fayulu a appelé son acte de traitrise et mensogne contre Félix « vote stratégique ». En plus, « boma muluba tika nyoka », cela se chantait au meeting de Fayulu sans que cela offusque Nono. Interrogé, Nono préféra orienter son regard ailleurs. Mais toujours habile pour des grands discours avec des phrases alambiquées. Exemplarité des dirigeants ? Mais pourquoi pas exemplarité des intellectuels qui veulent tout réduire sur les dirigeants ? L´exemple de Nono lui-même évoqué ci-haut est éloquent. J´ajoute celui d´un autre intellectuel qui comme Nono se plaint aussi du tribalisme, mais dans l´inconscience et incohérence : FABIEN KUSUANIKA. Dans l´entretien où il interroge Fayulu sur son mensonge à Félix dans l´hôtel à Genève, Fabien dit sans gêne : « Bandeko na ye [Félix] balobi yo okosi ye bo se voter. Ye avoté yo, mais yo o voté Matungulu ». Une critique faite par beaucoup de Congolais d´appartenance différente devient chez Fabien une critique de la famille/de la tribu de Félix. Réduction dangereuse. Fabien récidive dans le débat Mokia-Ngoy Kasanji. Il rappelle à Mokia que « les bayaka sont tout de même des électeurs et savent maintenant ce que Mokia pense d´eux ». Comme Nono, Fabien fait un saut illogique en ajoutant : « Au-delà de tout ça, les bayaka savent aussi maintenant comment les autorités du pays les considèrent ». Oh, que viennent faire ces derniers ici ? Comment les propos de Mokia peuvent-ils engager les dirigeants du pays ? De la manipulation. Un dernier ‘intellectuel’ que je voudrais citer, c´est l´Abbé N´SHOLE. Se démenant à montrer au ‘journaliste’ JM Kasamba qu´il n´y a pas de lien entre les propos [irresponsables !] de la CENCO après les élections et les actes de violence dont certains Congolais pro-Félix ont été victimes de la part des pro-Fayulu, cet Abbé ‘intellectuel’ lâche qu´il sait que dans certains coins, certains pro-Félix ont été violentés… La bêtise dont l´’intellectuel’ N´shole n´est pas conscient est que même si on lui concède qu´il n´y a pas de lien comme il le souhaite, mais au moment où cela se passait qu´a-t-il fait, qu´a fait la CENCO en tant que pasteurs pour que l´amour règne et que la haine ne s´installe pas et que la population ne s´entretue pas ?
    Pour conclure, ce qui s´est passé aux rencontres des confessions religieuses (donc, pas celles des dirigeants du pays!) pour choisir le président de la Ceni est interpellant. WINA qui est sensible aux noms des gens dans le Palu et l´Udps n´a pas curieusement vu ce cas et les noms des responsables de l´Église catholique et de l´Église du Christ au Congo ainsi que ceux de leurs candidats : Cyrille Ebotoko pour AMBONGO (Cenco) et Eale Bosela pour BOKUNDOA (l’Ecc). Ces deux responsables sont allés jusqu´à exiger l’élimination de la candidature de Denis Kadima, de Sylvain Lumu et Jérôme Bonso à cause leurs origines ethniques parce qu’ils sont du même espace (Kasaï) que le président de la république. Ambongo retire son candidat au profit de celui de l’Ecc au motif qu’Ebotoko n’a pas la carrure pour être Président de la CENI. [Légèreté de l´Église catholique qui regorge pourtant beaucoup de chrétiens compétents]. Cependant, avec le constat qu’ « Eale Bosela a été candidat aux législatives de 2018 en Équateur pour le compte de l’AR, une plateforme de Ensemble, et donc proche de l’opposant Moïse Katumbi », il ne restait plus que la désignation ‘logique’ de Malonda. Ridicule aboutissement ! Du tribalisme à la manipulation. Des Congolais sont morts dans la rue à cause des pasteurs ‘intellectuels’ qui auraient dû être exemplaires. L´exemplarité des intellectuels est à interroger au Congo.

  5. eRAZ
    electronic Raz gribouille :
    « L’un des bons cotes du proces de cent jours par exemple etait de nous reveler que les conseillers a la presidence etaient TOUS des baluba du kassai et des bashi de walungu chez kamerhe. Si vous dites cela a haute voix, c’est vous qui etes taxe de tribaliste. »
    eRAZ est en train de nous dire que lors de ce procès TOUS les conseillers à la Présidence ont défilé devant le juge. Il les a vus et a alors tiré sa (fumeuse) conclusion. Quel raisonnement ! Soki tolobi, ooo tozo lobela LOGIQUE mingi. Et le plus ridicule, le gars se targue de dire ses stupidités à HAUTE VOIX. Donc, ignorance, inconscience et arrogance. Mélange oyo, diarrhée ya sûr.
    Les mêmes qui nous rappellent la grandeur de l´Udps dans le passé (pour affirmer qu´elle est décadente aujourd´hui) n´hésitent pas à vanter sans réserve Mobutu et son système, oubliant finalement (Logique ?) que cette grande Udps-là était en face d´une dictature féroce, d´un système de clochardisation et de strangulation, ayant sabordé les BASES (justice, famille, éducation, formation, infranstructures [Zéro université à MBANDAKA…]) POUR UNE VRAIE UNITÉ qui est restée un SLOGAN, n´en déplaise à Wina avec son texte-fumisterie.

    1. eletronic RAZ
      Alors, c´est une bonne chose que nul ne doute qu´il NE l´est pas.
      C´est positif. Logique !

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