RDC: Recadrer les enjeux

De la nécessité de préserver la cohésion et l’unité nationale

Mwamba Tshibangu
Mwamba Tshibangu

En RDC, il y a ces derniers mois une agitation politique toute particulière. Elle se singularise par sa virulence contre le chef de l’État actuel, Antoine Félix Tshilombo Tshisekedi et par son aspect de catégorisation ethnique et non idéologique. Le fait est d’autant grave que le pays est en proie à une instabilité chronique à l’Est qui risque à tout moment de faire imploser la maison commune. La seule façon de ne pas baisser pavillon en offrant une main à ceux qui ont d’autres visées sur le pays est de se montrer non seulement unis mais déterminés à préserver la cohésion et l’unité nationale.

Partis politiques métamorphosés!

Le climat d’incandescence et de révolte qui prévaut, sous sa forme actuelle, bien des mois après les élections politiques suscite des inquiétudes. En effet, les clivages ethniques se sont formés et continuent à s’enraciner. On dirait que le principal enjeu n’est plus strictement politique et encore moins, lié aux tripatouillages électorales. Il est devenu ouvertement tribal. La nature des partis politiques, qui par essence sont ouverts à tous leurs partisans essaimés sur toute l’étendue de la république et adhérant à leurs idéologies, a été métamorphosée.

On voit s’ériger des blocs arbitraires au détriment de nombreux partisans qui avaient milité ou militent encore, de bonne foi, pour défendre ou soutenir certaines causes. Ce confinement des enjeux politiques taillé sur mesure est dangereux. Il est politiquement inadéquat et inefficient d’autant plus que ceux qui s’adonnent à l’agitation à outrance ne semblent pas avoir conscience que les cartes sur l’échiquier politique ne sont plus les mêmes. Les choses évoluent au jour le jour. Ainsi, ceux qui sont au pouvoir posent des actes de gouvernance et avancent en dépit des tumultes. Pendant ce temps, les agitateurs, eux, embrayent toutes les marches et façonnent des moules homogènes sur des bases non-conformes à la sociologie politique comme si les partis politiques en RDC sont essentiellement à connotation tribale. Il est à se demander où peut conduire une telle dynamique.

L’équation: Martin Fayulu ou rien, produira-t-elle des effets?

Toute l’agitation se fait au nom de Martin Fayulu dont il faudra, à ce point, épingler la vision politique. Ses stratèges ne feraient-ils pas mieux d’entrevoir la problématique du « contentieux électoral » non plus en termes de pure contestation sur base de l’équation: c’est Fayulu ou rien et aller outre cette question considérant que la politique est dynamique et évolutive? À bien voir les choses, la voie suivie actuellement ne semble pas avoir d’issue, à moins d’un miracle à la congolaise. De même, les critiques acerbes ou des insultes proférés contre Félix peuvent le froisser et même le blesser, mais politiquement, ils n’aboutiraient à rien de concret. A contrario, sur le plan social, ils aiguisent des antagonismes à saveur tribale, ce qui n’avantage point l’idéal de la reconstruction du pays avec l’apport de tous.

Une voie alternative

Pourquoi ne pas envisager une autre façon d’agir en prenant en ligne de mire les échéances à venir, car la configuration électorale ne sera plus la même d’ici la fin de cette législature. De façon responsable, il y a lieu de talonner le gouvernement sur des dossiers épineux tels que la situation de Minembwe ou sur des cas de tueries à Beni et dans d’autres régions en dépit des promesses faites et des engagements pris sur le terrain etc. Il faudrait également veiller attentivement aux gestes et faits des alliés actuels de la CACH, pour qu’ils ne tricotent pas la constitution. La CENI est à reformer totalement. Or, Nangaa est pour l’instant inamovible alors que le cycle électoral n’est pas terminé. Les juges de la cour constitutionnelle ont besoin d’une cure de jouvence. Le ministère de la justice a des dossiers très importants à éplucher pour rendre justice à de nombreuses victimes des violations flagrantes du régime sanguinaire et dictatorial de Kabila. Voilà autant de dossiers que Fayulu pourrait prendre entre ses mains et se montrer le porte étendard de revendications populaires. Dans cette perspective, ses actions seront tournées vers l’avenir plutôt que vers un passé récent non porteur des solutions. En agissant de la sorte, il maintiendrait son aura non seulement auprès de ses nombreux supporters, mais auprès de tout Congolais soucieux du bien-être collectif et du bon fonctionnement d’un État de droit.

Viser l’homme qui ombrage tout au lieu de l’encenser!

La gouvernance actuelle a encore un long trajet pour convaincre et pour résoudre les nombreux problèmes qui affligent le pays à tous les niveaux. En principe, on ne devrait pas accepter l’écart entre les paroles et les actes de la part de nos gouvernants. Cependant, il y aurait fort risque à continuer à critiquer l’un et à encenser l’autre. Les Congolais sont comme tétanisés par la prétendue puissance de Kabila. Son ombre voltige partout. On le croit omnipotent et capable d’enclencher l’acte de destitution contre Félix pour des prétendues violations de ceci ou de cela, comme si du coup il s’est purifié de ses nombreux abus tant sur le plan financier que celui de la non-respectabilité des règles démocratiques et des droits humains. S’il représente un danger pour la démocratie ou pour la stabilité du pays, c’est lui qu’on devrait viser le premier et chercher à le neutraliser et non le contraire.

Tout compte fait, au-delà des enjeux politiques épineux ou compromettants soient-ils, le peuple congolais a tout intérêt à préserver, dans les faits et dans la pratique quotidienne, son unité si chère à Lumumba et à tous ceux et à toutes celles qui ont donné de leur vie pour que vive à jamais une nation forte au cœur de l’Afrique.

 

Par Mwamba Tshibangu

12 thoughts on “RDC: Recadrer les enjeux

  1. @Mwamba Tshibangu,
    D’après vous, il y a lieu de talonner le gouvernement sur des dossiers épineux tels que la situation de Minembwe ou sur des cas de tueries à Beni et dans d’autres régions en dépit des promesses faites et des engagements pris sur le terrain etc.
    Une question candide : d’après vous, qui orchestrent ce qui se passe à Minembwe, à Beni et dans d’autres régions ?
    Vous ne le savez pas ? Je vais vous l’apprendre. Ce sont les autorités morales des membres de ce même gouvernement. Seriez-vous naïf au point de penser qu’on peut résoudre un problème avec ceux qui le fomentent ?
    Autre chose, Monsieur Tshibangu, s.v.p, épargnez-nous cette manipulation qui consiste à évoquer  » les antagonismes à saveur tribale  » à chaque critique légitime des actes posés par votre champion. Et s’il s’agissait simplement de son incompétence et impuissance? Croyez-vous que ceux qui l’ont placé à la présidence vont lui demander de reformer la CENI ou de purger les FARDC, la Police Nationale, les Services spéciaux des infiltrés généraux rwandais, par exemple ?
    Parce qu’il s’agit de Tshilombo, les autres ne doivent rien dire. Il faut attendre 2023. On n’a pas le droit de fouiner dans le passé, même quand de façon limpide on voit qu’il n’est qu’un simple instrument d’une imposture puante.
    Toloba te, to fouiner te… po biso ba  » nyangalakata  » na bino ?
    A propos, où sont mes 15 millions de dollars ?

  2. En voici de ces « descendants de Méphistophélès ». Si hier ce fut la sortie sur ce site d’un certain auto-proclamé gardien du temple dans l’optique difficilement voilable de recruter des fanatiques pour son idole Tshilombo, aujourd’hui, par un sophisme agencement des mots, c’est Sieur Mwamba qui nous apparaît avec le net message que voici: « Vous qui critiquez et en voulez à mon cher Tshilombo, vous n’êtes que de simples tribalistes qui mettez en danger l’unité et l’intégrité du pays. Taisez-vous, laissez faire et soumettez-vous à Tshilombo. Veuillez plutôt lui faire une « certaine » opposition durant cinq ans, le temps d’attendre votre tour »
    Monsieur Mwamba, veuillez savoir de prime abord que ni Tshilombo, ni « l’opposant fabriqué » Fayulu, tous deux sortis des moules des hégémonistes tutsis rwandais, ne remplissent les critères intellectuels et moraux pour présider aux destinées du Congo. Avec Fayulu, le peuple a dû voter ce qui lui a parru un moindre mal pour d’abord saisir la balle au bond d’élections organisées par les tutsis, de se défaire formellement du rwandais Kanambe, sans pour autant laisser libre voie au rejeton du « Moïse » (Tshisekedi) qui, par son parti, a exercé une opposition de façade durant des décénnies.
    C’est cette dupplicité et cette manière hypocrite de faire la politique depuis le mobutisme dont Tshilombo est produit par son feu père, que le germe de la division tribale a été enraciné. Soyons francs sur ce sujet. Pendant d’ailleurs que le MPR tentait de sauver les apparences par une certaine diversité tribale en son sein, le fameux parti UDPS d’hier comme celui d’aujourd’hui n’est pas allé par quatre chemins dans sa composition essentiellement luba, parlant luba, …
    Sommes-nous droits dans nos bottes de plaider pour un Monsieur qui, dès sa soi-disant « accession au pouvoir » sollicita l’élimination des sanctions pénales internationales décrétées par la Justice Internationale contre l’Etat Ougandais pour son agression à notre pays? Faut-il concéder cinq ans à un ignare doublé de la mauvaise foi de priver de justice les peuple congolais meurtri jusque dans son âme? Mwan’etu Mwamba Tshibangu, dans quelle planète sommes-nous? Hein?
    L’histoire et les épreuves subies prouvent que par les propres congolais, notre pays ne peut craindre la désintégation que Monsieur Mwamba brandit comme fonds de commerce pour faire avaler la pillule âcre Tshilombo. Par la révolution et pouvoir constituant du peuple congolais qui est une étape constitutionnelle universellement reconnue, les intrus tutsis et leurs alliés congolais devront subir toute la force de l’ouragan de la révolution ci-haut dite.

  3. Cher Mwamba,
    Felix Tshilombo serait plus credible comme « porteur du changement » que souhaitent les Congolais meurtris et appauvris par 18 ans de la Voyoucratie que dirigeait le Criminel de Kingakati si Felix pouvait commencer a debarasser sa propre cour des jouisseurs et voleurs de la trempe d’e Vital Kamerhe et autres aventuriers, copains et cousins.
    Mais helas, qui se ressemble, s’assemble !

  4. @ Tatu Tshibangu,
    Je ne sais pas par où commencer mais d’emblée, je voulais vous dire que je peine à vous lire et je m’inscris totalement en faux par rapport à vos dires.
    Votre papier confirme qu’il y a un gap énorme entre vous (certains baluba) et nous autres. Un décalage si profond que nos positions semblent irréconciliables. Le pire dans tout cela est que beaucoup de baluba qui ont un niveau d’études suffisant (les élites) pour cerner le problème et permettre d’aplanir les choses (plus l’incompréhension que le différend) se sont mis à faire comme les autres, c’est-à-dire à se victimiser et à crier au tribalisme.
    Prenons donc les choses dans l’ordre:
    *** 1 sur Fayulu
    En quoi son combat empêche Tshilombo d’exercer son pouvoir. Étienne Tshisekedi a réclamé son impérium jusqu’au bout sans que cela ne gêne le surnommé Kabila. C’est de la malhonnêteté intellectuelle que de faire croire aux gens que le combat De Fayulu empêche la coalition fcc – cach de gouverner.
    Laissez le réclamer sa vérité des urnes!!! Que Tshilombo et ses criminels du fcc devenus partenaires exécutent leur programme. Nous ne sommes pas tous de pro Fayulu.
    *** 2 sur le tribalisme
    C’est devenu l’argument principal de certains Luba à commencer par Félix lui-même. Le problème est d’avoir fait de Félix le représentant sanctifié des baluba. Toutes critiques envers votre santu Félix Tshilombo est une offense envers tous les baluba du monde. C’est de la haine tribale, de la jalousie… on a tué les baluba à kiwit, on a violée les femmes à kingasani parce qu’elles étaient luba…
    Pourtant les représentants des baluba à kikwit a démenti ces infos mais rien y fait. Nous aimerions connaître le nombre exact des baluba tués parce que luba, les informations judiciaires lancées par le procureur et la suite… un muluba est président de la république pourquoi à ce jour il n’y a aucune plainte et aucune action du procureur contre les massacres des baluba. C’est devenu votre fond de commerce. On critique pas Tshilombo parce qu’il est muluba. Mais d’où tenez vous cette fausse information ?
    ***4 sur le rôle de l’opposition et les réformes
    Vous demandez une autre façon d’agir, d’étalonner les gouvernements sur des dossiers épineux que Fayulu pourrait prendre en charge comme porte étendard… (la réforme de la ceni, la CC, l’insécurité dans l’Est…) mais quelle grosse plaisanterie de votre part !!! Qui empêche Tshilombo et ses partenaires de réformer la ceni, la justice… et s’occuper de l’insécurité? Fcc et cach ont tous les pouvoirs pour faire toutes les réformes. Puisque Tshilombo (le faussaire, tricheur et fraudeur) et certains de ses frères de tribu sont les seuls à croire qu’on peut résoudre les problèmes avec ceux qui les ont créés, qu’il le fasse.
    ***5 viser kabila plutôt que l’encenser
    Une fois de plus le constat est diamétralement opposé. Celui qui encense le génocidaire rwandais surnommé Kabila s’appelle Tshilombo. Il a fait de lui un partenaire et lui a rendu des hommages nauséabonds. Au nom du deal mafieux de kingakati, le président postiche ne fouinera pas le passé. Nous constatons seulement que les officiers FARDC, Kakiak (ANR), les ministres, les politiciens fcc… tous vont se prosterner à kingakati. Nous constatons que l’avion présidentiel, le domaine présidentiel à Lubumbashi, … sont confisqués par alias kabila, que les massacres dans l’Est se poursuivent, que les troupes rwandaises opèrent à minembwe, que le président pantin diplômé de l’école buissonnière alias icc n’a aucun levier de pouvoir, que des contrats de magouille signés de gré à gré par la présence avec des entreprises fantoches se chiffrent à plusieurs centaines de millions de dollars… to loba to loba te!!!
    ***6. Les faits et les opinions
    Pour certains Luba, le seul problème du Congo s’appelle les opinions négatives envers le santu Tshilombo. En quoi nos OPINIONS empêchent-elles les FAITS (les réformes) de se réaliser ?
    Nos critiques n’ont pas empêché le contrat avec rwandair de se concrétiser, les 15 millions de dollars de disparaître… cessez juste d’assimiler la critique envers Tshilombo à la haine tribale et tout ira bien.

  5. Cher Mwamba Tshibangu,
    Ouy, ouy; grosse déconvenue pour moi que de découvrir que nous ne portons pas les mêmes lunettes pour regarder le pays. C’est vrai, c’est la diversité humaine et le droit démocratique de libre expression à chacun et à tous mais une distance si marquée entre nos regards dans un même pays m’interpelle au plus haut point !
    En effet si je vous suis entièrement dans la nécessité d’une cohésion et d’une unité nationales, là où vous voyez une agitation politique autour de notre nouveau PR singularisée par sa virulence contre lui avec une « catégorisation ethnique et non idéologique » moi je vois d’abord un Tshishekedi qui déroute tout le monde, « brouille » son image par un discours « conservateur, passif et cynique » éloigné de ses prises de position « réformistes et progressistes » dans l’opposition et même par son récent engagement à « déboulonner le système dictatorial » qui le précédait. Je ne vois donc pas où vous avez vu une « cabale tribaliste » contre le « muluba » qu’il est.
    # Désolé donc, je n’en démordrais point : pour moi le tribalisme se trouve davantage dans la tête et le cœur de celui qui le voit à chaque coin de rue que dans ceux de celui qu’il accuse. Les clivages ethniques que vous voyez sont pour moi des épiphénomènes ou de faits passagers qui ne structurent en rien des nouveaux partis politiques comme vous le dites. Il est de notoriété publique qu’au moins deux partis en vue se sont distingués dans le passé par leur coterie tribale, l’UDPS et le PALU, n’en créez pas vite d’autres pour votre cause.
    # Dans tous les cas, la question qui vaille est de savoir si on peut critiquer honnêtement les propos et les actes de Tshisekedi sans s’attirer les reproches dans tout sens : les contre-offensives des pro-tshisekedistes sont toujours sans nuances jusque souvent à des insultes. Convoquer « l’équation Martin Fayulu ou rien » est selon moi une stérile fuite en avant où l’on croit trouver un argument contre lui alors que si dans les faits il a le droit de revendiquer sa victoire, son combat pour la vérité des urnes ramené à son seul cas ne portera pas éternellement. La « vérité des urnes » est une valeur démocratique qui va au-delà du cas de Fayulu et pourra être exploitée dans la suite. En outre une majorité des Congolais a déjà donné une chance à un Tshisekedi reconnu dedans et dehors malgré son élection contestée. Contrairement aux accusations légères d’incitation à la haine répétées par Tshisekedi contre lui, je vois mal Fayulu lancer une guerre tribale pour sa seule cause. Pour le reste, j’approuve personnellement vos « conseils » à Fayulu, ils sont bienvenus…

  6. Cher frère et compatriote Nono,
    Laissez-moi d’abord vous dire que j’apprécie votre ton et je suis admiratif du regard que vous portez sur la situation du pays. Quant aux autres intervenants, je les comprends aisément. Chacun de nous fait la lecture avec ses propres lunettes. Il y a ceux qui déforment carrément le message et lui donne une autre connotation. Ils sont libres de le faire. Pour revenir à votre réaction, je soutiens, une fois de plus, que nous sommes embarqués dans le même bateau. Pendant que moi je regarde ce qui se passe à la rive droite, votre attention est attirée par autre chose à la rive gauche. Je suis peut-être trop sensible, mais j’ai l’habitude de dire vrai, selon toujours ce que je pense. J’ai voulu recadrer les choses car on s’est trop écarté des enjeux politiques et cela représente un danger pour la cohésion nationale. Par contre, vous considérez les excès et les dérapages continus comme des épiphénomènes. C’est ici où notre divergence est nette. Je n’ai pas dénié à quiconque le droit légitime à la critique. Elle est positive et constructive si elle vise l’amélioration de la situation de façon générale. Mais, quand on passe la plupart du temps à viser l’individu, à le ridiculiser, c’est de bonne guerre dirait quelqu’un, mais je me demande sincèrement quelle incidence tout cela peut avoir sur la bonne marche du pays. Cher Nono, si dans toutes les critiques qui sont proférées contre l’actuel locataire qui est à la tête de nos institutions, on évoquait ou on s’en prenait à son parti au nom duquel il a été candidat et il est parvenu aujourd’hui à être au pouvoir, je pourrais comprendre la chose et l’accepter légitimement. Mais hélas, vous en conviendrez avec moi que tel n’est pas le cas. On lui a attribué d’autres allégeances loin de la politique. Voyez également ce qui est choquant et par ailleurs regrettable, c’est quand on interprète tout écrit, toute analyse, au regard du nom que vous portez. Ici, une fois de plus, vous n’allez pas vous confiner à considérer cela comme accessoire ou négligeable alors que sur ce même Forum quand j’écrivais autre chose en mettant en vedette certaines personnalités qui ne sont pas issues de mon petit coin, on ne faisait nullement mention à mes origines. Personne ne s’adressait à moi avec des qualificatifs aimables que j’adore par ailleurs de « Tatu Tshibangu » ou de « Muan’etu Mwamba Tshibangu ». Que c’est joli si on se portait tous du respect tout en discutant chaudement sur des sujets d’intérêts communs. Beaucoup évoquent le droit à la revendication de la « vérité des urnes », faut-il que je le dise ici que je m’inscris aussi dans cette logique. J’étais, il faut le rappeler, parmi ceux qui soutenaient l’inutilité d’aller aux élections ayant une attitude « ngulu ngulu. » Les archives sont là, pour ceux dont la chose échapperait de vue, voici le lien : http://www.congoindependant.com/avec-la-machine-a-voter-les-politiciens-congolais-vont-ils-participer-aux-elections-ngulu-ngulu/. Cependant, j’estime avec raison que ce temps est révolu puisque cette revendication ne changera rien sur la situation politique d’où l’intérêt de commencer à préparer le futur si l’on croit avoir quelque chose à apporter au bon fonctionnement du pays. Si on veut continuer à tourner en rond, sans aucune perspective, ce n’est pas moi qui va arrêter quiconque, la liberté d’actions étant le maître-mot. Je vais terminer pour ne pas trop m’allonger en citant l’exemple d’un vieux routier de la politique qui nous a quitté. Etienne Tshisekedi, en dépit de sa popularité, de son aura et de son charisme politiques, avait beau revendiqué « la vérité des urnes », mais le résultat est celui que nous connaissons tous. Un grand merci pour la passion qui vous anime pour le bien de Nôtre Congo.
    Mwamba Tshibangu

  7. @ Monsieur Mwamba Tshibangu,
    Il m’arrive de m’adresser à Mayoyo en écrivant @Mpangi Mayoyo puisqu’il est Mumbala. Nous avons débattu sur ce forum avec des positions divergentes notamment sur le changement de mentalité. Le mot Mpangi n’a jamais été vu comme péjoratif.
    Le fait d’appeler quelqu’un Ndeko, Mpangi, Tatu… n’a rien de tribalisme ou d’irrespectueux, je vous rassure. Vous êtes inutilement sensible sur le prétendu problème de tribalisme que vous voyez partout.
    Vous dites « J’ai voulu recadrer les choses car on s’est trop écarté des enjeux politiques et cela représente un danger pour la cohésion nationale. »
    premier désaccord profond !!!
    Le problème majeur actuel du Congo n’est pas l’unité nationale mais un drame humain insupportable. Depuis les massacres de kamuina nsapu près de 1,4 millions de kasaïens déplacés vivent en détresse en Angola. Plus de 4 millions de congolais sont déplacés ou réfugiés dans leur propre pays, plus de 13 millions sont insécurité alimentaire, plus de 300 mille déplacés rien que pour Minembwe, je vous épargne le nombre de morts et de femmes violées.
    Vous rajoutez,
    « Elle (la critique) est positive et constructive si elle vise l’amélioration de la situation de façon générale. » « Mais, quand on passe la plupart du temps à viser l’individu, à le ridiculiser… je me demande sincèrement quelle incidence tout cela peut avoir sur la bonne marche du pays. » « On lui a attribué d’autres allégeances loin de la politique »
    Deuxième point de désaccord !!!
    Les opinions positives ou négatives n’ont aucun effet sur les actions des gouvernants sauf si vous êtes adepte du binzambi nzambi et de prière dans le stade. Je vous ai donné l’exemple de rwandair. On a critiqué et on critique cette décision mais il l’a fait. Qu’il fasse pareil pour les autres réformes.
    Vous avez un niveau suffisant pour faire la différence entre les FAITS et les OPINIONS.
    Vous dites enfin « Cependant, j’estime avec raison que ce temps est révolu puisque cette revendication ne changera rien sur la situation politique d’où l’intérêt de commencer à préparer le futur … »
    Troisième point de désaccord !!!
    Si en 2006 les congolais avaient secoué le cocotier et refusé d’accepter la fraude, on aurait pas eu 2018. On passe pour un peuple peu tenace ayant une mémoire courte. En 2023, on aura la même chose puisqu’il suffirait de trafiquer les résultats et de dire à tout le monde qu’il faut attendre 5 ans et ainsi de suite.
    Le combat de la vérité des urnes est le combat de tout un peuple afin que plus personne ne falsifie les résultats des élections. Il ne faut plus accepter le fait accompli et des décisions absurdes de la cour constitutionnelle.
    En résumé, Pour vous les enjeux sont:
    La politique, la cohésion nationale (le tribalisme), les critiques trop virulentes contre Félix, l’opposition républicaine, la préparation de 2023 et le combat inutile de Fayulu.
    Pour moi les enjeux sont:
    L’insécurité dans le pays (la réforme de l’appareil sécuritaire),
    les massacres et les viols des congolais, les réfugiés internes et externes qu’il faut prendre en charge immédiatement (avec nos 15 millions volés),
    le pillage économique, la corruption institutionnalisée,
    l’insécurité alimentaire (les congolais meurent de faim),
    l’impunité accordée aux criminels du fcc devenus partenaires.
    **** Pour votre information, j’ai la copie du CV de Félix. Aucun diplôme d’état n’y est indiqué (il n’en a pas). Son diplôme de l’ICC est un faux (il n’en a jamais eu). Félix, comme son prédécesseur rwandais, n’a pas le niveau, n’a pas de plan, n’a aucune boussole… il ne résoudra aucun problème du Congo car ces problèmes ont été créés par ses partenaires criminels du fcc qui détiennent tous les leviers du pouvoir. LA MAISON RDC BRÛLE !!!!!
    La prochaine fois que vous livrerez une opinion sur ce forum, je tâcherai de ne plus réagir. Le tribalisme comme toile de fond dans un débat en mode dialogue des sourds ne m’intéresse pas vraiment.

  8. Cher frère Muana ya Mokolo Lopango,
    Je viens de lire votre réaction. Je vous demanderai comme première chose de ne pas vous offusquer pour des remarques que j’avais avancées dans ma précédente réplique. Elles se situent dans un certain contexte et j’accepte tout à fait vos explications. Je comprends aussi qu’on ne peut pas toujours avoir les mêmes points de vue, mais de grâce éloignons nous de ces préjugés à connotation tribale qui font dire que si un certain Mwamba écrit, il défend absolument la cause de Félix parce qu’il est luba ou kasaïen. Avant son avènement au pouvoir j’écrivais et j’analysais des situations. De même je continue à le faire aujourd’hui avec certainement une indépendance d’esprit. Qu’on discute sur le contenu de mes écrits, en étant en accord ou en désaccord, cela va de soi. C’est tout ce que je demande. Voilà, je tourne cette page et je m’en vais maintenant dire peu de choses sur vos prises de position. Vous avez très bien résumé mes préoccupations exprimées dans le papier dont il est question. Mais, il faudra aller outre cela et englober également toutes vos préoccupations. Dans un papier on ne peut tout embrasser. J’avais ciblé quelques points, mais cela ne veut pas dire que je ferme les yeux sur autre chose. En parlant de Minembwe, de la justice, du CENI etc., j’ai dit sans le dire directement beaucoup de choses. Par contre, je suis contrarié que vous ne puissiez partager aucun point de vue avec moi. Nous avons certes des approches différentes, mais ce que je soulève comme problématique me semble tellement ancrée dans le réel qu’il est difficile de tout jeter à la poubelle. Écoute, cher compatriote, je suis de ceux-là qui élève tout ceux et celles qui se battent pour un Congo meilleur. Je sais que nous avons encore beaucoup de contraintes à relever, mais ce n’est vraiment pas en vociférant qu’on saura redresser la situation. Et ce n’est pas non plus en étant divisés surtout qu’on y parviendra. Voici mon appel qui est si simple : battons-nous « intelligemment » pour obtenir réellement un changement dans le sens que nous voulons. Mes excuses si je vous ai vexé quelque part. Retiens bien que les remerciements que j’ai adressés à Nono, ils s’adressent à vous (nous) tous qui ne cessons de nous préoccuper pour que les choses changent positivement au pays.
    Mwamba Tshibangu

  9. Mon frère Muana Ya Mokolo Lopango,
    C’est chaque fois pour moi une immense joie de constater que par leur rigueur de raisonnement, j’ai des compatriotes sur qui compter pour un redressement de notre pays demain. C’est le cas notamment ici de votre personne et Jo bongos particulièrement. Rien donc à redire de votre érudique intervention.
    De Monsieur Mwamba Tshibangu, l’on s’empresserait certes de dire « laver la tête d’un singe, c’est gaspiller du savon ». Loin s’en faut. Monsieur Mwamba n’a rien d’abrutti. Bien au contraire, c’est un fin calculateur digne de vrai « descendant de Méphistophélès ». Figurez-vous que bien accroché à ses lunettes et déclarant de manière la plus absolutiste « j’ai toujours l’habitude de dire vrai, selon toujours ce que je pense », Monsieur viens balayer d’un revers de la main les arguments « des autres intervenants qu’il comprend aisément ». En revanche, il trouve une issue auprès de Nono qu’il tente désespérément de séduire et sous la soutane de qui il vient s’occulter. Voyons voir donc, comment pouvons-nous construire avec pareils individus? Hein?

    1. @Ndeko Mamale,
      La maison RDC brûle mais certains voudraient qu’on débatte de la tonte de la pelouse et de la hauteur des haies.
      La semaine passée, j’ai demandé à un officier de l’armée qui fait partie de mes contacts, le résultat de l’opération tempête de l’Ituri.
      Réponse: ce n’était pas une opération militaire mais de com. Et qui empêche une vraie opération militaire ? La haute hiérarchie !
      Est ce que tout le monde est conscient de la gravité de la situation ? Pas sûr.

    2. MAMALE,
      oyo raisonnement ? Eh ! Sans vous en rendre compte (aveuglement !), vous êtes aussi concerné par : « laver la tête d’un singe, c’est gaspiller du savon ».

      1. Monsieur Mwamba n’est pas concerné par ce proverbe. Il n’est nullement abrutti, et cela a bien été souligné ci-haut.
        Dois-je vous dire en revanche que votre réaction n’apporte rien de substantiel à la confluence d’analyses sur le texte.

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