RDCongo: retour du sénateur Bemba a Kinshasa sous forte militarisation de la ville et violation du droit de jouissance de la résidence

La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) a observé avec attention le retour à Kinshasa en République Démocratique du Congo (RDCongo) mercredi 01 août 2018 du Sénateur, ancien Vice-Président de la République et Président du parti politique de l’opposition « Mouvement de Libération du Congo (MLC) », monsieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO.

Le retour au pays du Sénateur Jean-Pierre BEMBA GOMBO dans un contexte électoral en RDCongo intervient consécutivement à son acquittement en appel après onze (11) années d’absence due à sa détention prolongée de dix (10) années à la Cour Pénale Internationale (CPI) à la Haye, aux Pays–Bas.

Tout en saluant le bon comportement des éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC) face à des milliers de militants et cadres du MLC ainsi que des sympathisants qui se sont déplacés pour accueillir le Sénateur Jean Pierre BEMBA GOMBO, la VSV est cependant au regret de constater que certains éléments de la PNC dépêchés sur terrain ont lancé des gaz lacrymogènes et tiré des balles en l’air causant ainsi de nouvelles victimes dont entre autres madame Jeanne NSONA, âgée de 35 ans et mère de quatre (4) enfants blessée à la jambe.

Sur un autre registre, la VSV fustige la violation du droit à la liberté de circulation et du droit de jouissance de résidence dont ont fait l’objet le Sénateur Jean-Pierre BEMBA GOMBO et les membres de sa famille de la part des autorités rdcongolaises.

En effet, l’interdiction faite par les autorités rdcongolaises au Sénateur Jean-Pierre BEMBA d’accéder à la résidence familiale sous le fallacieux prétexte que celle-ci se trouve dans la « Zone présidentielle », alors que ladite résidence y existe depuis de nombreuses décennies est inacceptable et frise une sorte d’acharnement ayant causé des frustrations dans le chef du Sénateur Jean-Pierre BEMBA, sa famille, les militants et cadres du MLC ainsi que de nombreux sympathisants qui auraient pu conduire à la révolte ou à la violence.

Pour la VSV, les autorités rdcongolaises doivent, avec le contexte actuel lié au processus électoral en RDCongo, œuvrer en faveur de la paix, de la concorde nationale, de la décrispation politique en vue de l’aboutissement heureux du processus électoral devant conduire à l’alternance démocratique avec les élections présidentielle et législatives prévues le 23 décembre 2018.

Eu égard à ce qui précède, la VSV invite les autorités rdcongolaises à:

  • Respecter scrupuleusement les instruments nationaux et internationaux garantissant le droit à la liberté de circulation et de jouissance de propriété;
  • Prendre en charge les soins médicaux de madame Jeanne NSONA et l’indemniser pour les préjudices subis;
  • Respecter le droit à la liberté de circulation du Sénateur Jean-Pierre BEMBA GOMBO et celui de s’installer librement dans la résidence de son choix;
  • Œuvrer positivement pour une réelle décrispation du climat politique en vue des élections libres démocratiques et apaisées.

Fait à Kinshasa, le 2 août 2018.

 

La voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV)

2 réflexions au sujet de « RDCongo: retour du sénateur Bemba a Kinshasa sous forte militarisation de la ville et violation du droit de jouissance de la résidence »

  1. Chers Compatriotes,
    Nous avions accepté de mettre le serpent dans la maison, maintenant, il se dresse contre nous. Je ne suis pas membre du MLC, mais je trouve inacceptable que Kanambe qui est venu au Zaïre comme il est venu, se dresse pour dire à celui qui a grandi dans un environnement de ne pas le regagner. Ce qui est ahurissant, c’est le silence de ceux qui devraient parler et se révolter. Incroyable mais vrai. Je crois c’est cela aussi « accepter l’inacceptable ». Que Dieu nous vienne en aide.

  2. Les frondeurs-médiocres du MLC, s’ils n’étaient pas des collabos, quitteraient immédiatement les parodies d’institutions de ce protectorat rwandais qu’est devenu le Congo. Papa Jeannot doit se retourner dans sa tombe. Son fils est interdit de rentrer dans sa propre résidence par des rwandais et leurs Vichy-médiocres. C’est insoutenable !

    Et avec ça, lui même, Igwe, mwana ngbaka, continue à croire au processus d’élection régenté par la CENI.

    Kindoki ou simplement inacceptable ?

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