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L'UE lance le "prix Samir Kassir pour la
liberté de la presse"

La délégation de l'Union
européenne a lancé lundi à Beyrouth le "prix Samir Kassir pour la liberté de
la presse", du nom du journaliste libano-français d'origine palesto-syrienne,
tué dans un attentat à Beyrouth le 2 juin.
"En récompensant des reportages ou
des travaux de recherche sur l'Etat de droit et de la liberté de la presse,
l'UE affiche une véritable volonté de lancer le débat dans la région, et au
Liban en
particulier", a affirmé l'ambassadeur de l'UE au Liban Patrick Renauld, dans
une conférence de presse.
"Le prix Samir Kassir n'est pas
une opération de marketing européen", a ajouté M. Renauld, rappelant que son
lancement intervient alors que l'accord d'association
Liban-UE entre
en vigueur le 1er avril.
Ce prix est divisé en deux
catégories: journaliste (doté d'un montant de 15.000 euros) et jeune
chercheur (10.000 euros).
Dans la première, le concours est
ouvert aux journalistes ressortissants d'un des neuf pays du sud de la
méditerranée (MEDA), les candidats devant soumettre un reportage relatif à
l'Etat de droit diffusé dans un organe de presse d'un pays du partenariat
Euromed (les 25 de l'UE et les neuf pays associés).
La deuxième catégorie concerne les
étudiants de moins de 26 ans ressortissants d'un pays MEDA, inscrits dans
une université d'un des pays de cette région ou de l'UE. Leur travail doit
également traiter de l'Etat de droit ou de la liberté de la presse.
Co-fondateur de la Gauche
démocratique (opposition), le journaliste et enseignant en sciences
politiques assassiné était l'un des inspirateurs du soulèvement populaire et
des manifestations monstres antisyriennes de mars qui avaient accéléré le
retrait syrien du
Liban fin avril
2005.
Ce prix sera décerné à Beyrouth
tous les ans le 2 juin par la
commission européenne
et la fondation Samir Kassir.
Un trophée symbolisant un
albatros, sculpté par Réthy Tambourgi, artiste libanaise diplomée des Beaux
arts de Paris et de l'école du Louvre, sera remis aux deux lauréats.
(AFP)
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