Science, science, science…

Wina Lokondo
Wina Lokondo

Tous les pays techniquement avancés et ceux qui émergent aujourd’hui, ceux de l’Est-asiatique particulièrement, ont tous fait de l’éducation de leurs populations une priorité. Ils ont amplement investi dans la formation, dans la recherche scientifique. Bref, dans la science. L’exemple de l’Inde dans le domaine médical et spécialement dans la production pharmaceutique. Ils ont construit de bonnes écoles et des grandes universités aux bibliothèques et laboratoires richement équipés en ouvrages et matériels de pointe divers, et pour lesquels ils consacrent de bonnes parts de leurs budgets.

Les ressources naturelles ont besoin de l’intelligence humaine pour être mises en valeur. La RDC regorge sous ses terres du coltan, du cuivre et plusieurs autres matières précieuses. Pour leur donner localement une valeur ajoutée, le pays doit se pourvoir en savants et ingénieurs. Et ces derniers sortent des universités et de nul autre endroit, ni de nos distrayantes boîtes de nuit et de nos bruyantes terrasses ni de nos sacrées et si respectueuses églises. Les établissements d’enseignement supérieur de grande renommée sont, sous d’autres cieux, des pépinières d’inventeurs où les entreprises privées et publiques vont les dénicher et les soutenir financièrement.

Tant qu’au Congo, les grandes parts de nos budgets continueront à être dépensées pour des activités politiques et pour de futiles réjouissances (massive impression des drapeaux, des pagnes, des casquettes, des polos et autres babioles de propagande; fidélisation obsessionnelle des petits et grands acteurs politiques par une corruption institutionnalisée; festins et beuveries pour n’importe quelle petite occasion politique, etc.), nous tournerons en rond pendant longtemps et resterons à la queue du peloton du marathon mondial du progrès économique et social.

 

Par Wina Lokondo

4 thoughts on “Science, science, science…

  1. Les démons territoriaux, principautaires, administratifs (Puissances, Principautés, Autorités et Dominations démoniaques) mélangés à des esprits déchus religieux et guerriers embrigadent tout le pays Kongo, y distillent le venin des 7 pêchés que raffole Satan le Chérubin jadis oint: la luxure, la paresse, la gourmandise, l’envie, l’orgueil, l’avarice, la colère…
    Quand il y a une paire inapte intellectuelle au sommet de l’État failli de la taille de la RDC (République Démocrature du Congo-Kinshasa), il n’y a pas lieu d’attendre d’elle un quelconque support académique comme projet à court, moyen, long terme sur la formation scolaire, universitaire, technique. En plus, quand cette paire inapte intellectuelle (ex Taximan de Dar-es-salam et ex Pizzaiolo de Bruxelles) est adepte de Satan le Chérubin jadis oint baignant corps et âmes dans les « sciences » occultes, exotériques, il est pratiquement impossible qu’elle favorise l’apprentissage de la « science technologique » comme support de développement économique d’un pays Nation de la trempe du KONGO…
    Le démon (ange déchu) Territorial du Continent « Afrique » qui choisit le démon Principautaire du pays « RDC » lui dicte les démons Administratifs (ministres, gouverneurs, députés, sénateurs, PDG, Bourgmestres…) pieds nickelés, bras cassés pour asseoir un leadership collectif défaillant qui provoque un chaos généralisé au KONGO…
    Le prophète Noir « Daniel nom francisé » le dit [Daniel 10 : 13 « Le chef (démon Principautaire) du royaume de Perse m’a résisté vingt et un jours; mais voici, Micaël, l’un des principaux chefs, est venu à mon secours, et je suis demeuré là auprès des rois de Perse »]… Chaque pays a son Chef visible et son Chef invisible (Le Chef de Perse-Iran et le Chef de Javan-Grèce étaient des anges déchus établis par Satan le Chérubin jadis oint comme démons territoriaux et principautaires de ces pays) pour agir en son compte…
    Les Kongolais doivent inclure le vrai « combat spirituel » pour vaincre les Tutsi Nilotiques Rwando-Burundo-Ougandais qui assujettissent notre Peuple car le Véritable Dieu Tout-Puissant Redoutable qui vit inexplicablement hors de toute réalité n’aidera jamais le KONGO sans les Kongolais eux-mêmes…
    Si la génération sacrifiée (1965-1997) a eu accès à l’École, à l’Université, aux Bourses d’études de l’État Kongolais bénéficiant d’une formation scientifique multiforme adéquate mais peine de vaincre l’imposteur alias Kabila et ses frères et sœurs venus d’ailleurs. Que fera l’actuelle génération gravement sacrifiée (1997-2019) par alias Kabila et sa nébuleuse Empire Hima Tutsi Power qui est dépourvue des armes intellectuelles propices ? Ça craint la fin de la Nation Kongo car les Tutsi Power ont envoyé en catimini une cohorte des jeunes Rwando-Burundo-Ougandais pour étudier à l’étranger avec leurs bourses pendant qu’elle (génération sacrifiée 1997-2019) ne produit que des Kulunas, Shegues, Udjanas et Wewas…
    [Éphesiens 6 : 12 « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes » et Hébreux 11 : 1 « Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas »]… Ainsi soit-il… INGETA

  2. Wina,
    Les occupants rwandais ne sont pas là pour le progrès économique et social du Congo. Ils sont là pour exploiter le Congo au profit de leur pays. Ils ne sont pas fous au point de vouloir encourager ou investir dans l’éducation pour les congolais. Il suffit d’observer ce qui se passe dans les deux pays pour s’en rendre compte. Tant que les congolais accepteront l’occupation par ces nouveaux  » partenaires  » , rien de positif ne se produira au Congo. Rien ! Sauf que la bière et les églises de sommeil continueront de fleurir à chaque coin de rue… on boira, chantera, dansera et priera.

  3. Cher Wina Lokondo,
    Ce que vous avez écrit s’inscrit dans la vision pour le développement d’une nation. Le travail de développement d’une nation est un travail de longue halène ; c’est un travail non pas d’une personne, d’un président, d’un régime ou d’une génération ; mais c’est plutôt un travail d’un peuple, d’une succession des présidents et des régimes, et de chaque génération. Merci pour le grand travail de sensibilisation et de mobilisation que vous faites.
    Une des composantes principales de ce travail de développement c’est la mobilisation de la jeunesse de la RDC à acquérir des connaissances, compétences et capacités technoscientifiques et professionnelles pour se prendre en charge et non pas attendre du miracle des dirigeants de la RDC, miracle qui ne vient jamais. C’est à ce niveau que les instituts d’enseignement supérieurs et universitaires qui existent déjà doivent faire leur part du travail. C’est dans ce sens que vous avons organisé le symposium international sur la transformation technologique et humaine de la RDC et la sustainabilité de la planète, le 29 Juin 2019 à Washington, DC. La participation à ce symposium est de deux manières : envoyer un article si l’on ne peut pas venir physiquement au symposium, ou alors venir présenter personnellement l’article au symposium. De quoi faudrait-il écrire ?
    Ce symposium est pour collectionner des idées concrètes de développement et d’initiatives personnelles. Il s’agit pour quiconque a une bonne idée concrète sur ce que les habitants de la RDC peuvent faire par eux-mêmes pour eux-mêmes avec leurs moyens locaux, de venir présenter cette idée au symposium, et nous allons faire parvenir ces idées aux habitants des villes, villages et milieux ruraux en RDC (nous allons expliquer ci-dessous comment ces idées vont atteindre les habitants de la RDC). Il s’agit donc de proposer ce que chacun(e) pense, dans son domaine d’expertise, que les habitants de la RD Congo peuvent et doivent faire par eux-mêmes, à travers leur imagination propre et avec les moyens locaux, dans leurs villages, milieux ruraux et urbains, pour se transformer et satisfaire leurs besoins fondamentaux tels que la nutrition, la santé, l’accès à l’électricité, l’accès à l’eau potable, se construire des maisons décentes avec des matériaux locaux, maisons bien aérées et adaptées au climat local ; maintenir des conditions hygiéniques acceptables dans et autour des maisons ; fabrication sur place des outils élémentaires de travail comme brouettes, arrosoirs, bèches, machettes, bicyclettes, et d’autres outils simples de travail ; l’élimination de l’extrême pauvreté ; et réussir à vivre décemment grâce aux travaux résultant des imaginations et créativités locales, afin d’améliorer la qualité de vie des gens tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des frontières nationales. Il est vivement souhaité que les articles à présenter à ce symposium ne soient pas des élaborations de haut niveau scientifique et surtout pas des élaborations trop théoriques ; mais que les articles puissent vraiment ressembler à des plans stratégiques de développement étape par étape, des plans d’actions concrètes qui intègrent les ressources humaines, l’éducation (enseignement appliqué aux niveaux primaire, secondaire, supérieur et universitaire), la formation des mains-d’œuvre et la productivité locale dans des villages ; les ressources naturelles exploitées avec programmes de réhabilitation de l’environnement aux niveaux local, provincial et national ; la gouvernance transparente qui travaille avec les populations pour éliminer l’insécurité et les exactions policières, exactions des soldats, des rebelles et des milices aux niveaux local, provincial et national ; les institutions civiques dirigées par les populations locales avec mécanismes clairs pour rendre comptes des recettes et dépenses devant les populations aux niveau local, provincial et national ; les organisations professionnelles constituées des populations locales qui réfléchissent sur ce que les populations peuvent faire par elles-mêmes pour elles-mêmes aux niveaux local, provincial et national ; des visions de développement avec les moyens locaux pour améliorer les conditions de vie aux niveaux local, provincial et national ; des plans spécifiques d’actions de développement à court et à long terme aux niveaux local, provincial et national, ainsi que les indicateurs et mesures de développement aux niveaux local, provincial et national. Les thématiques sont donc divers et chacun(e) peut formuler son propre sujet en se basant sur ce qui est décrit ci-dessus.
    Et voici la partie importante de ce symposium du 29 Juin 2019 à Washington, DC, qui consiste à faire parvenir les idées présentées au symposium aux habitants de la RDC : le comité organisateur et toutes les organisations qui veulent y collaborer attendent collectionner tous les articles, traduire les textes Anglais en Français, et en faire un livre. L’effort sera fourni pour qu’une copie du livre soit donné gratuitement à chaque institution d’enseignement supérieur et universitaire en RDC, dans toutes les provinces, mais avec une et une seule condition : l’institut ou l’université qui accepte la copie du livre doit organiser dans un délais de six mois et pas plus, organiser sur son campus, dans ses sales de classe, avec ses professeurs et étudiants et les populations locales, (organiser) son propre symposium ou conférence afin de discuter des articles contenus dans le livre et voir comment mettre en pratique les idées soulevées par les articles qui sont dans le livre ; c’est-à-dire l’institut ou l’université s’engage à examiner avec les populations locales comment avec les moyens locaux, les jeunes et les habitants du milieu peuvent s’inspirer des idées et plans d’actions contenus dans le livre pour résoudre les problèmes locaux et améliorer les conditions de vie locale. Voilà donc une façon de faire arriver des bonnes idées aux jeunes et aux habitants des villes, villages et milieux ruraux à travers la RDC.
    Ceci veut dire qu’à travers les actes de ce symposium du 29 Juin 2018, les idées vont initier un momentum de changement de mentalité, initier un mouvement de pensée-action pour ouvrir les yeux des populations locales à travers la RDC, surtout les jeunes, à comprendre que ce sont eux les agents de changement et de transformation, et que ce qu’ils désirent voir se réaliser dans le pays ne se réalisera qu’à travers eux-mêmes, par eux-mêmes, pour eux-mêmes. Et comme résultat : c’est leur réalisation qui va transformer tout le pays. Nous sommes donc déterminé, avec tous ceux qui ont du cœur et ont en cœur la situation tragique de la RDC qui a tout mais qui manque de tout et traine derrière tous, à attiser le feu de pensée-action qui embrasera les populations de la RDC pour le bien de la nation. Nous croyons qu’ensemble, nous pouvons faire du contenu de ce symposium une source d’inspiration et de motivation des jeunes à travers la RDC, à pouvoir mettre leurs talents à créer des petites et moyennes entreprises, des petites usines, des petites compagnies pour produire sur place par eux-mêmes pour eux-mêmes tout ce dont ils ont besoin en transformant les immenses ressources naturelles du pays en produits manufactures. C’est cela le développement : être capable de penser, imaginer, concevoir et exécuter des idées concrètes pour résoudre les problèmes réels de la vie quotidienne afin d’améliorer les conditions de la vie. Le processus de trouver des solutions à ses problèmes par soi-même conduit au développement des connaissances, compétences et capacités locales pour se transformer et transformer son milieu. Et une fois que les jeunes en RDC comprennent ce qu’ils représentent pour eux-mêmes, ce qu’ils peuvent réaliser par eux-mêmes pour eux-mêmes, pour l’Afrique et pour le monde, plus rien n’arrêtera leur émergence – they will be unstoppable.

  4. Les congolais aiment s’époumoner dans des débats stériles sans aucune importance. Mr Lokondo Wana a fait œuvre utile en abordant un sujet ô combien déterminant pour le développement qualitatif de notre pays. Le Congo notre pays regorge d’énormes ressources naturelles qu’il faut mettre en valeur. C’est à dire les transformer pour créer de la valeur ajoutée. Pour réussir cette transformation, il faut une main d’œuvre qualifiée. Cette main d’œuvre nécessite un système éducatif efficient. Le pouvoir public doit donc invertir massivement dans la recherche scientifique et technologique. Bravo Mr Lokondo.

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