Un médiocre politicien nommé Felix Kabange Numbi

Soixante années après la proclamation de l’indépendance du Congo ex-belge, le politicien congolais, à quelques rares exceptions près, n’a pas changé. Il est resté immature, bête et méchant. Il est resté populiste, affabulateur, intolérant et surtout incapable de se mettre au-dessus des dissensions dérisoires et autres antagonismes égoïstes. Le politicien congolais est resté médiocre.

Que les médiocres dégagent. Contrairement aux idées reçues, le mot « médiocre » n’est pas une injure en soi. Bien au contraire. Il s’agit d’un constat. Le constat d’une insuffisance. Le constat d’une incapacité. « Que les médiocres dégagent », déclarait, en janvier 2018, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya. L’ancien archevêque de Kinshasa ne faisait que constater que les gouvernants en place n’étaient guère à la hauteur de leur charge. Ils étaient incapables de promouvoir non seulement le progrès mais aussi la paix et la justice au point de transformer la capitale congolaise en une « prison en plein air ».

Depuis soixante ans, le professionnel congolais de la politique est resté un « commun de mortels » au lieu d’être le « meilleur parmi nous ». Ce commun de mortels ignore des notions essentielles pour une vie collective harmonieuse: la justice, la paix, la solidarité, l’unité, la tolérance. Bref, le bien commun.

Depuis soixante ans, le politicien congolais d’hier et d’aujourd’hui préfère servir un homme plutôt qu’une idée. Une politique. Ces politiciens considèrent le pouvoir comme le bien personnel d’un clan au sommet duquel se trouve une prétendue « autorité morale », vénérée et élevée au rang de « demi-dieu ».

Un certain Felix Kabange Numbi. Vingt mois après l’investiture de Felix Tshisekedi Tshilombo à la tête de l’Etat, « Joseph Kabila » et les apparatchiks qui gravitent autour de lui ont les nerfs à vif. L’homme qui était censé servir de « faire-valoir » commence à s’émanciper. Aussi, piaffent-ils d’impatience de récupérer « leur » pouvoir. Un pouvoir d’Etat qu’ils considèrent comme un « héritage » leur légué par on ne sait qui. « Nous ne sommes pas prêts de céder le pouvoir à n’importe qui », déclarait Zoé « Kabila », sans doute par « procuration », en septembre 2016. . Les caciques du Fcc/Pprd sont prêts à faire feu de tout bois y compris de jouer la carte du séparatisme.

C’est le cas notamment d’un certain Felix Kabange Numbi qui est devenu politicien par « génération spontanée » durant les dix-huit années de pouvoir de « Kabila ». Natif du pays Lubakat, médecin de profession, cet homme est un politicien d’une rare médiocrité. Depuis plus de soixante-douze heures, cet ancien ministre de la Santé, étiqueté Fcc/Pprd s’est mis tristement en vedette. Député national, élu ou nommé lors des consultations politiques chaotiques du 30 décembre 2018, il a tenu des propos indignes d’un « élu du peuple ».

Pprd, parti-Etat de fait. Pendant que des « tueurs non-identifiés » sont occupés à occire impunément des paisibles citoyens dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, sieur Kabange Numbi a jugé opportun de faire une sortie médiatique le jeudi 10 septembre à Lubumbashi. Il a proféré des menaces à l’égard de ceux qui, selon lui, mènent une « campagne de dénigrement » à l’encontre du gouverneur du Haut-Katanga, Jacques Kyabula Katwe. Celui-ci porte également la casquette de président provincial du Pprd (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie). Un anachronisme qui fait de la mouvance kabiliste un parti-Etat de fait. Au nom de quel principe une autorité publique peut s’auto-proclamer « inattaquable » sur sa gestion?

Chacun a un chez soi? D’après l’ex-ministre de la Santé, le gouverneur Kyabula est un « intouchable ». L’ex-président « Kabila », mêmement. « Chacun a un chez soi. Ici, dans l’espace Katanga, c’est chez Joseph Kabila. Nous ne tolérerons plus que quelqu’un vienne injurier Joseph Kabila qui, à 45 ans, a accepté d’abandonner le pouvoir ».  En clair, on peut critiquer le successeur de Mzee partout ailleurs sauf dans « l’espace Katanga ».

Les propos de Felix Kabange ont ravivé des souvenirs douloureux dans les esprits. Les Zaïro-Congolais se sont souvenus de la chasse aux Luba du Kasaï dans le Shaba-Katanga. C’était en août 1992, au lendemain de l’élection d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba au poste de Premier ministre en remplacement du « katangais » Jean Nguz a Karl i Bond.

Médecin de son état, on imagine que Kabange Numbi sait lire. Et qu’il se donnera la peine de parcourir les articles 13, 51, 63 et 66 de la Constitution. Ces dispositions stipulent, dans leur esprit, que le citoyen congolais est chez lui dans les 26 provinces du pays. Il ne peut, de ce fait, faire l’objet d’une quelconque discrimination. Le second alinéa de l’article 51 va plus loin en assignant aux autorités du pays le devoir d’assurer « la protection de toutes les minorités ». Un Luba du Kasaï est parfaitement en droit de résider dans « l’espace Katanga ». Un natif de cette dernière contrée peut faire de même au Kasaî ou ailleurs. Tous les Congolais sont historiquement chez eux au Congo-Kinshasa.

« Joseph Kabila » est chez lui dans « l’espace Katanga ».  Allons donc! Né à Lulenge, Fizi, Mpiki, Yungu et… Hewa Bora II, « Joseph Kabila » reste un mystère pour ses « compatriotes ». Personne ne connait à ce jour le véritable lieu de naissance de l’ex-raïs. Personne ne connait non plus sa véritable identité. Kanambe? Mtwale? Kabila? Personne ne connait enfin son parcours personnel.

C’est en juin 2006, un mois avant le premier tour de l’élection présidentielle, que le Grand Chef Kasongo Nyembo a « décrété », à l’issue d’une entrevue avec le vice-président Abdoulaye Yerodia, que le successeur de Mzee était un « Mulubakat à 100% ». Un cas sans précédent dans l’histoire du Congo-Zaïre.

N’appartenant à aucune tribu ou ethnie de ce pays, « Kabila » n’a cure de l’unité nationale. L’homme et sa fratrie n’ont aucune attache affective avec un pays qui n’est pas le leur. Un pays qui ne les a vus ni naître ni grandir. Un pays dans lequel ils refusent de s’intégrer. C’est de la pure mystification de soutenir que « Joseph Kabila est chez lui dans l’espace Katanga ».  En dix-huit années de pouvoir (2001-2019), quelles sont les réalisations de « Kabila » dans « l’espace Katanga »?

Sieur Kabange Numbi Felix a intérêt à lire l’article 6 de la Constitution qui énonce que le « pluralisme politique est reconnu ». L’opposition s’exerce, dès lors, au grand jour. Le rôle de l’opposition consiste justement à s’opposer en formulant des critiques sur la conduite des affaires publiques. La démocratie, c’est le débat permanent. Tous les courants politiques s’expriment sur un pied d’égalité.

« Pauvre Kabila » qui a « abandonné » le pouvoir à 45 ans. Né officiellement en juin 1971, « Kabila » a accédé au sommet de l’Etat le 26 janvier 2001 par un accident de l’histoire. Il devait avoir 29 ans. Il a quitté le pouvoir le 24 janvier 2019, à 46 ans, soit deux années après l’expiration de son second mandat. L’homme n’a pas « abandonné » le pouvoir par conviction à l’alternance comme semble suggérer Felix Kabange Numbi. « Kabila » a été contraint de faire un pas de côté par des pressions tant internes qu’externes. Les manifestations réprimées du 31 décembre 2017, du 21 janvier et 25 février 2018 sont là pour rafraîchir les mémoires.

Felix Kabange Numbi devrait revoir ses « fiches ». Il lui sera loisible d’apprendre que « Joseph » et sa fratrie – qui étaient pauvres comme Job à leur arrivée dans l’ex-Zaïre fin 1996 – sont devenus immensément riche. Le journaliste d’investigations Richard Miniter attribue à l’ex-Président une fortune estimée à 15 milliards de dollars. Que dire de toutes ces sociétés attribuées à « la famille »? C’est le cas notamment d’Egal qui a le monopole de l’importation de vivres frais. Que dire de Trafigo Sarl qui sous-traite les activités douanières de la DGDA (Direction générale des Douanes et Accises) au poste-frontière de Kasumbalesa?

Le silence du gouverneur du Haut-Katanga. Le député national Kabange Numbi est un médiocre politicien. Il n’est pas digne de siéger à l’Assemblée nationale. La tentation est forte de dire autant du gouverneur Jacques Kyabula qui était présent au moment des faits. Par son silence, ce dernier a manqué au devoir d’assurer la « coexistence pacifique harmonieuse » de tous les groupes ethniques vivant dans la province du Haut-Katanga (article 51-1). Les deux politiciens ont commis une faute politique.

Il revient aux autorités judiciaires d’examiner l’opportunité d’engager des poursuites. Il s’agit de mettre solennellement en garde tous les apprenti-pyromanes au service de « Kabila » dont la mission est de faire imploser l’unité nationale.

 

Baudouin Amba Wetshi

19 thoughts on “Un médiocre politicien nommé Felix Kabange Numbi

  1. Comme les Ngoyi Kasanji, Mwilanya Nehemie, ou encore Shadary Ramazani, ce fanfanron et farfelu Kabange Numbi se revele mediocre meme dans ses flatteries de son chef-voyou.

  2. Nos frères Katangais étonnent plus d’un Congolais, ils veulent transformer un Rwandais, fils adoptif de leur grand frère héros national autoproclamé après nous avoir amené la peste des Rwandais sur notre territoire national, lui Soi disant Docteur, il est originaire de Malemba Nkulu au bas fleuve., milieu sans eaux potables, ni electrucité ,on boit l’eau dans laquelle on a fait cacas, raison pour laquelle, il y a toujours des maladies récurrentes de Choléra, et dysenteries ,pas plus que la semaine passée lors de passation des Examens d’État , on a vu les élèves assis dans la poussière, à même le sol à Malemba, qu’est-ce que ce tribaliste patenté a fait chez lui , pour alléger la souffrance de ses propres frères, chez lui , c’est à Malemba dans la province de Haut- Lomami, Chef lieu Kamina, sans minerais que les petits poissons salés, il n ‘ y a pas des latrines , tout se fait sur le fleuve, bains, cacas on l’appelait Katanga inutile dans le temps , les lubakat nous étonnent, Lubumbashi n’est pas votre territoire, les originaires sont les lamba, bemba, sanga , vous venez créer la xénophobie dans un territoire qui ne vous appartient pas, aller le faire à Bukama, Kabondo dianda , Malemba, Munongo, Luena, Kamina., c’est quel type d’intellectuels qui réfléchi en rétrograde de son temps, avec des pensées médiévales , c’est regrettable., jusqu’à rendre des Rwandais Lubakat, prenez le et allez avec eux au Haut Lomami., son jeune frère Zoé est au Tanganyika , originaire de Manono, finalement JKK, est d’où ?

  3. Les politiques considérés comme médiocres se retrouvent dans tous les camps majorité parlementaire, majorité présidentielle, opposition institutionnelle, opposition extra-institutionnelle. Ne nous voilons pas la face, il n’y a pas des saints d’un côté et des démons de l’autre. Le nivellement par les bas s’est malicieusement fait dans ce pays si bien que ne reste qu’un panier à crabes. L’état dans lequel se trouve le pays dans tous les secteurs d’activité ne peut aucunement plaider de l’existence des politiques visionnaires et patriotes.

  4. Kabila a accédé au pouvoir par un « accident de l’histoire « . Je me rappelle la conférence de presse tenue à Kinshasa par le trio Che Okitundu, Mwenze Kongolo et Sakombi Inongo au cours de laquelle ils ont essayé d’expliquer aux congolais pourquoi le dénommé Joseph Kabila « fils » de l’autre était la personne la mieux indiquée pour succéder à l’infortuné Nzee, quelques années après, les congolais ont fini par découvrir éberlués à quel point ils ont été manipulés par certains compatriotes qui voulaient à tout prix conserver le pouvoir et les prébendes qui vont avec. Kabange Numbi ne mérite même pas l’attention et la lumière qui sont braquées sur lui. Médiocre, l’adjectif est faible, ce braillard doublé d’un politicien sans scrupule n’est qu’un des ramassis parmi les plus nuls qui ont profité du système mis en place par les Katumba Mwanke, Katumbi et consort pour servir l’ovni venu d’ailleurs. Je rappelle à ceux qui m’ont reproché d’avoir retracé le parcourt de Katumbi, que ce dernier était un des profiteurs, un maillon important de la chaîne du système qui est décrié aujourd’hui. Aussi longtemps que les congolais ne prendront pas le temps de lire avec lucidité l’histoire de leur pays, les événements tragiques comme ceux qui ont eu lieu au Katanga en 1992 peuvent encore se reproduire. Ceux qui ont brandi le drapeau de la république du Kivu ne sont pas tombés d’une autre planète, ce sont des compatriotes qui sont manipulés par quelques politiciens véreux tapis dans l’ombre. Les baves de Kabangé Numbi sont toxiques, il faut que la justice fasse sont travail pour ne pas donner l’impression que n’importe quidam peut à loisir proférer ces genres n’inepties sans risque d’être poursuivi. L’histoire de notre pays est jalonnée des drames provoqués par des aventuriers sans scrupules comme Kabange Numbi. Prenons garde et soyons vigilants.

  5. Tribune : « Ordonnances controversées, Jeanine Mabunda livrée à la colère des combattants par Jean-Marc Kabund ! » 7 sur 7 cd.
    « Les incidents qui se sont produits le lundi 10 juin 2019 au Palais du peuple, et qui se sont prolongés le lendemain à Lubumbashi où le siège du Pprd a été systématiquement pillé par les combattants s’affichant de l’Udps, ne sont pas pour consolider la démocratie. Il est à craindre que ce mercredi ou dans les jours à venir, l’exploit de destruction des bureaux du Fcc soit réédité.
    Cest surprenant que des faiseurs d’opinion, parmi lesquels ceux qui sont considérés comme références, s’abstiennent de les condamner avec fermeté. Une façon subtile d’encourager les auteurs de ces incidents entendre la dérive.
    Des victimes, la plus touchée dans sa chair et dans sa conscience est sans doute Jeanine Mabunda Lioko. Non pas du fait d’être la première femme congolaise à exercer la présidence de l’Assemblée nationale sur base d’une double élection (d’abord comme députée nationale, ensuite à la tête de la chambre basse), mais du fait d’avoir été livrée en pâture aux combattants par son adjoint direct, Jean-Marc Kabund. « 

  6. Les leaders d’opinion doivent encadrer leurs militants respectifs. Quel intérêt y a-t-il à aller à la rencontre du péril qui semble accourir à grand pas vers vous ! On doit cesser de jouer avec du feu, car on peut facilement l’allumer, mais l’éteindre devient toute autre chose et très compliqué.
    La diabolisation de leaders politiques à travers leurs plates formes peut conduire aux frustrations et rancœurs qui, en fin de compte, aboutissent aux divisions de tout genre, y compris tribales et provinciales.
    Par exemple, avant d’être Présidente de l’Assemblée Nationale et Membre du FCC, Jeannine Mabunda est d’abord et avant tout une femme Mongala charismatique comme ses illustres ainés grand-frères : Jean Bolikango, Cyril Adoula, Prof Marcel Lihahu, Dominique Sakombi Inongo, Moleka, Général Donatien Mahele et Gen. Eluki, etc. Doit-on douter que tout traitement inhumain, haineux et injustifié de la part de militants d’un parti monocolore n’aura pas d’impact sur les gens de sa tribu, de sa province, du Grand -Equateur et ses amis d’autres provinces ! La RDC est un ensemble des tribus. On devrait éviter de réveiller les démons qui dorment (le tribalisme et le régionalisme) par des comportements fanatiques.
    En 1992, l’élément déclencheur de la chasse de kasaïens à Likasi était le fait que certains militants de l’UDPS ont fait porter une cravate à un chien et ce chien était baptisé Nguz a Karl I Bond.
    Nombre de Kasaïens en ont souffert alors qu’ils n’avaient rien avoir avec les auteurs de ce geste déplacé commis rien que pour un mépris inutile ou un plaisir malsain. Plus grave encore, le Gouverneur de la Province du Kasaï Occidental d’alors s’était plaint officiellement auprès du Ministre de l’Intérieur en exigeant que les refoulés du Shaba ne puissent pas aller à Kananga, mais débarquent des trains voyageurs en provenance de Likasi à Mwene-Ditu. Il disait qu’il y avait fort à craindre que la situation de 1960 se répète à Kananga. Le Gouverneur du Kasaï Oriental était trop remonté au point qu’il n’adressait plus un mot à son collègue de Kananga.
    C’est toute même pénible que des jeunes désœuvrés, en plusieurs milliers, puissent quitter leur province d’origine pour aller créer du désordre dans d’autres provinces au nom d’un parti politique, allant jusqu’à attaquer régulièrement les résidences des autorités.
    Aux leaders politiques et d’opinion : Attentions, encadrez vos bases !

    1. @ Musa,
      Tu es hors sujet en braquant tes jeremiades sur les Kasaiens au lieu d’aborder le point focal de l’article ci-dessus.
      Serais-tu l’avocat de Kabange Numbi pour tenter si maladroitement de « diluer » son tribalisme et xenophobisme primaires?

    2. En 1992, l’élément déclencheur était le fait d’avoir fait porter la cravate à un chien qu’on aurait nommé Nguz a Karl I bond, frère ça c’est un un prétexte les dessus de cartes sont à demander auprès des services d’espionnage du temps de Seskul, ce dernier se sentant poignardé par ses amis Belges, il décida de les punir, pour cela, faire tomber la GCM, et la SNCZ, en attaquant la tribu travailleuse , et il a atteint son objectif où en sommes nous avec la GCM aujourd’hui ? Il faillait faire vibrer la corde tribale comme en 1960, en 1960 c’etait encore la faute de Kasaiens d’avoir fait porter le pantalon au chien ? Diviser pour régner , A Kinshasa on appelle les Kasaiens que vous traitez de chien, Baluba,avec raison. parce que et les Lubakat et les Luba Kasaï, sont tous descendants de Ilunga Bindi et Kongolo Mwamba, étudier l’histoire , vous comprendrez la manipulation de tous ces tribalistes.

  7. @ Musa.
    Les mots encadrement, discipline, meditation, humilite, tolerance, verite et beaucoup d’autres valeurs morales ne se retrouvent pas dans le logiciel de l’udps.

  8. Cher Robert Nyoka,
    Vous êtes libre de réagir comme vous voulez sur mon commentaire. Je me dois d’être tolérant des points de vue des autres.
    Je ne suis pas du tout avocat de M. Kabange Numbi. Au contraire, je déplore tout comportement susceptible de provoquer des troubles au sein de la population.
    Voici la déclaration de Kabange : « Chacun a un chez soi, ici dans l’espace Katanga c’est chez Joseph Kabila Kabange. Nous ne tolérerons plus que quelqu’un vienne, allez faire vos histoires où vous voulez mais quand vous venez, respecter les gens que vous trouvez. Et lorsque nous vous trouvons en train de faire tout un meeting pour injurier le pauvre Joseph Kabila Kabange qui, à 45 ans a accepté d’abandonner le pouvoir, et l’alternance a bénéficié à l’UDPS, est un manque de respect, ça nous ne tolérerons plus et plus jamais. C’est un message que nous donnons et nous disons que nous avons averti »
    Ceci peut s’interpréter différemment. Ce n’est pas puisque Kabange dit que l’espace Katanga est Chez Joseph Kabila que je dois l’accuser automatiquement de Xénophobie et de Tribalisme. On entend souvent les gens dire ou la presse écrire que le Kasaï est le bastion de Tshisekedi. Ou encore que le Kasaï est le terroir de l’UDPS. Pour certains militants de l’UDPS, lorsqu’ils ne sont pas d’accord avec quelqu’un, il n’y a pas sommation, ils passent immédiatement à l’attaque.
    Jérémiades sur les Kasaïens : j’ai du mal à m’expliquer pourquoi vous sortez le gros mot et surtout évoquez les Kasaïens. Je n’ai aucune raison qui me pousserait à faire une généralisation abusive. Je parle de l’intolérance de certains militants de l’UDPS dont même certains Kasaïens sont victimes (Alphonse Ngoy Kasanji et Steve Mbikaye par exemple).
    Nous sommes à l’heure de l’Internet où l’information circule en temps réel. N’êtes-vous pas au courant des dégâts matériels énormes occasionnés par les WEWA à Kinshasa au mois de juin ! Pour votre information, le VP Ministre de l’Intérieur a promu le dédommagement aux victimes.
    N’avez-vous lu un article sur une dame de l’UDPS qui s’est déshabillée publiquement en pleine Kinshasa sous l’œil bienveillant d’un député de l’UDPS et qui a pissé sur la photo de Ronsard Malunda!
    La résidence du Maire de la ville de Lubumbashi a été attaquée en pleine journée par les WEWA au mois d’avril de cette année.
    Pour revenir à l’incident de Likasi de 1992, indigné, le regretté Etienne Tshisekedi a réagi en ces termes : « Mes frères ne me facilitent pas la tâche. »
    Pour tout dire, on attend mieux de l’ex-fille ainée de l’opposition !
    Encore une fois, les leaders doivent encadrer leurs militants, fidèles, disciples et bases.

    1. Compatriote Musa, vous n’avez pas tout terminé , je suis en possession de la Vidéo, l’ex ministre national de la santé de surcroît, prof assistant à l’UNILU, a dit ceci: Les féticheurs venus du Kasaï sont entrain de faire laver les bizaba, à Kasumbalesa, ça nous ne tolèrerons jamais, il a cité nommément le féticheur Lupungu fils dont son papa avait arrêté par sa magie l’avancée de la guerre menée par RCD-Goma , jusqu’au niveau de la province de Lomami , précisément à Kabinda, d’ailleurs à Lubumbashi, c’est toujours les Lubakat qui ont tendance aux visées tribalistes, alors que les vrais originaires du Haut Katanga sont pacifques, les Bemba, Lamba et Sanga., ce qui est marrant il parle au nom du sénateur à vie , à côté du gouverneur Jacques Kyabula, alors que lui Kabange Numbi,est du Haut-Lomami, il vient xénophober dans une province qui ne lui appartient pas, du moment que chez lui à Malemba-Nkulu, pas d’eaux potables, maladies récurrentes Choléra, dysenteries font la loi.il est vraiment médiocre comme le dit BAW.

  9. « Nous condamnons avec force les propos nauséabonds tenus lors d’un rassemblement de l’UDPS à l’endroit de Mme Jeanine Mabunda et exigeons des actions disciplinaires et pénales contre leurs auteurs. Les + responsables + de ce parti doivent les condamner sans ambiguïté », dénonce de son côté le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA).
    Mais la LUCHA va plus loin, d’autant plus qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé au sein de l’UDPS. « Finalement, l’UDPS a-t-il un autre projet de société que la violence, la rumeur, l’insulte facile, la haine tribale et la démagogie ? A-t-il encore un règlement, et des leaders capables d’y faire régner l’ordre et la discipline? Il est plus que temps que la Loi sévisse ! » s’est-elle exclamée.
    Source : Politico

    1. @ Musa,
      Nous citer Politico-cd comme une « bible » n’est que diversion evidente.
      Et ton Numbi Kabange que meme son compatriote Katangais Kyungu Gabriel (oui, le meme) condamne vu ses propos evidemment tribalistes et xenophobes (mais que toi et Numbi peinez a justifier), lui serait donc « innocent » selon tes sophismes dignes d’un avocat maladroit?

    2. Faites arrêter les fauteurs qui injurient,! Comparez avec Kyungu Gedeon qui bouffent les organes sexuels de ses victimes , qu’en pensez vous ? vous allez encore soutenir un cannibale et anthropophague, de ta tribu, à Lubumbashi, on a tué les militants de l’UDPS, puis jeter dans la rivière Lubumbashi, là tu n’en fais pas cas, , tu connais le carnage planifié et raté lors de la marche de Moise Katumbi, les notables Katangais conscients du complot- cabale avaient déconseillé Moise de reporter la marche, Pesez avec tes justifications, quand il y a mort d’hommes, ce n’est pas grave, c’est un fait divers pour toi, bien aimé frère. Musa.

  10. La justice congolaise ne doit pas etre seulement une justice punitive. Elle doit aussi etre une justice preventive. Le sieur Kabange Numbi n’est pas seulement un mediocre, c’est un pyromane. La justice doit l’arreter et le mettre en prison pour incitation a la haine tribale. Ce discours qu’il a donne en presence du gouverneur du Haut-Katanga est bel et bien une justification en aval d’un progrom de kasaiens. Lorsque cela arrivera, personne ne pourra prentendre qu’il ne savait pas qu’on en arrivera jusque la. Je souhaiterais que tous les ennemis de l’unite nationale, tous ceux qui pensent qu’il ya des coins du congo ou d’autres congolais ne devraient pas habiter soient mis hors d’etat de nuire et pour longtemps.
    Tout le monde sait combien il est facilae d’exacerber le sentiment tribal au katanga; tout le monde sait combien il est facile de dresser de congolais contre d’autres congolais; surout combien il est facile de dresser des gens contre les balubas. Quand un homme politique tient le langage que Kabange Numbi a tenu, il devient un danger public. Pretendre qu’il n’a fait que l’usage de sa liberte d’expression, c’est etre complice d’un pyromane. Le meilleur moment de mettre un arsoniste hors d’etat de nuire, c’est quand il planifie son fortait.
    Remarquez comment ces mediocres du PRRD sont en train d’assimiler l’UDPS a une organisation terroriste pour epouvanter les faibles d’esprit et affaiblir la base de Fatshi. Comme ils ont jure de ramener Kabila au pouvoir par tous les moyens, ils ne se genent meme pas de programmer un progrom de leurs compatriotes au grand jour!

  11. Un médiocre politicien ? Non, c’est lui faire trop d’honneur. C’est juste un pauvre type qui essaie de trouver son compte dans l’accompagnement de l’imposture rwandaise.

  12. Tant que les Congolais n’auront pas pris le courage d’éclaircir unz fois pour toutes le cas « Joseph Kabila », il leur sera difficile d’avoir la quiétude et un sommeil apaisé. Les Numbi ne sont que les avatars de cette question cruciale!
    Qui vivra verra!

  13. Très Cher Frère Mwamba Rama,
    Peut-être avec émotion, vous parlez de plusieurs choses à la fois, que je veux tenter de réagir à certains points saillants que j’ai pu relever.
    1. Tout mort d’homme est infiniment regrettable. Je ne sais pas ce qui peut conduire à cette atrocité. Connaissez-vous réellement les auteurs de cette tragédie ?
    2. Gédéon Kyungu : c’est un criminel de droit commun condamné à mort en 2009. Quoi d’autres peut-on ajouter à ça ?
    3. Tribu travailleuse : C’est le moins que l’on puisse reconnaitre. Certains militants de l’UDPS sont les premiers à faire de mauvaises choses, mais des lors que quelqu’un d’autres partis politiques tente de réagir, même très timidement, il y a immédiatement des réactions en cascades des gens pros UDPS ou d’autres militants déguisés. Il y a quelqu’un part un évêque, un apôtre, un pasteur, un professeur d’université, un député national, une organisation de la société civile, une certaine presse écrite, un indépendant, etc. pour enflammer la situation. Ce modus operandi est déjà connu.Faut-il le généraliser! Bien souvent, tous ces militants déguisés s’adonnent aux fausses alertes et déforment les faits et les récits exagérément tant et si bien que les non avertis peuvent se perdre. C’est encore une surchauffe dangereuse de la masse populaire. Tout cela, c’est de la bonne guerre tant que ça ne va pas au-delà de l’acceptable. Mais la violence physique ou verbale actuelle de certains militants irresponsables, ce n’est plus l’UDPS que nous a fait tous rêver. Aujourd’hui, il faut et il suffit de dire que Kabila veut revenir au pouvoir à tout prix ou l’injurier pour crédibiliser les mensonges, les manipulations et les rumeurs qui l’on veut que le public avale. Kabila a passé 18 ans au pouvoir; il n’offre plus aucun rêve. Il ne viendra plus. N’oubliez pas que FATSHI quittera le pouvoir au retour de Jésus, semble-t-il !
    4. Faites arrêter les fauteurs qui injurient : L’Ambassadeur Itinérant du PR, Nicholas Kazadi, a déjà donné sa position : Les Responsables de l’UDPS doivent répondre. Les déclarations méchantes ont été faites lors d’un meeting organisé par l’UDPS à son Siège de Limite. « Mme Jeanine doit nous prouver qu’elle est réellement de la province de l’Equateur. Peut-on se déclarer ressortissante de l’Equateur et être mince et élancée comme la sœur de Paul Kagame… ». « Des Congolais ne sont pas filiformes, moi-même je suis mince mais j’ai de la chair derrière »
    5. Sorcellerie : Je n’ai pas vraiment de commentaires à faire à part que quand j’étais enfant on racontait que Changwe wa Changwe, l’ex-comzone, avait empêché les forces de l’ONU d’atteindre Luashi, avec des nuages épais qu’il avait créés à partir du Centre-ville.
    6. Vous décrivez Malemba-Nkulu comme un coin sous développé. C’est exact. Mais c’est autant à Mbuji-Mayi en dépit de la présence du diamant dans son sous-sol et son élite politique abondante. Certaine presse écrit bien souvent que la ville de Mbuji-Mayi est ce qu’elle est puisqu’elle a été détruite par Mobutu et Kabila. C’est du n’importe quoi. Les belges n’avaient construit que la cité du personnel de la MIBA, à la colline. C’est la raison pour laquelle toutes les activités économiques classiques se passent aux marchés de Bakwadianga et de Simisi, nouvelle ville. Les nombreuses personnalités politiques de Malemba et de Mbuji-Mayi, comme celles d’autres provinces ou territoires, n’ont rien fait sous Mobutu et Kabilas. A Mobutu, au moins, on lui reconnait le Pont Marechal au Kongo Central, les barrages d’Inga et sa ville de Gbadolite (c’est peu pendant 32 ans). Mais en somme, les régimes successifs n’ont rien laissé comme infrastructures dans toutes les provinces. Cependant, ce qui est intéressant est que les commerçants de Mbuji-Mayi vont acheter en toute quiétude les petits fretins de Malemba. Tout le monde y gagne. Ce sont ce genre d’échanges qu’il faut encourager à travers des infrastructures appropriées, loin des politiciens qui font des histoires.
    7. Même dans les plus vielles démocratie de grandes nations, la liberté d’expression et les droits de manifestation sont strictement encadrés. A plus forte raison, c’est vital pour une Société remarquablement identifiée par des tribus et des populations semi-lettrées.
    8. Enfin, tout n’est que opinions et débats sans amertume sauf pour ceux qui sont payés, le jour ou la nuit, pour diviser la communauté nationale à des fin égoïstes.

    1. @ Musa
      Très bien compatriote Musa le mal ne peut pas être embelli par nous, ipso facto , nous ne pouvons pas participer au mal de nos soi-disant leaders politiques, autrement dit le mal décrié, doit être condamné , et le bien encouragé, aujourd’hui nous regrettons le grand chantre de l’unité nationale, on l’a vu dans la territoriale les Shabiens gouverneurs à l’équateur, les Kasaiens au bas Congo pourquoi n’est pas capitaliser cette avancée de Mobutu ?, si Mzee avait amené Fimbo pour discipliner les Congolais et que nous aurions conserver cet acquis , ensemble avec celui de Mobutu, je pense que ces dérapages constatés dans le langage des uns et des autres auraient disparus, nous congolais ne savons pas conserver les acquis positifs de différents régimes qui se sont succedés, c’est cela le mal congolais.

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