Un nouveau « leader » quitte Lamuka: Freddy Matungulu, administrateur à la BAD

La nouvelle s’est répandue jeudi 11 juillet comme une « mauvaise blague ». C’est désormais officiel! Après Antipas Mbusa Nyamwisi, Freddy Matungulu Mbuyamu quitte le navire « Lamuka ». Il rejoint Abidjan où il va siéger, durant trois ans, parmi les administrateurs de la Banque africaine de développement (BAD). Fin juillet prochain, l’ancien ministre des Finances de feu Mzee Laurent-Désiré Kabila devait prendre en charge la Présidence tournante du présidium de cette coalition politique qui ne compte plus que quatre membres fondateurs. A savoir: Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi, Martin Fayulu et Adolphe Muzito. Un « petit fossé philosophique » semble séparer les deux premiers aux deux autres. Les premiers cités prônent le « pragmatisme » consistant en une « opposition constructive » à l’égard du président Felix Tshisekedi Tshilombo. Les seconds semblaient jusqu’au 12 mai dernier s’accrocher mordicus à « la vérité des urnes » sur l’élection présidentielle du 30 décembre 2018.

Dans la soirée de jeudi, l’auteur de ces lignes a contacté, par écrit, Freddy Matungulu afin, dans un premier temps, d’obtenir l’authentification de l’information faisant état de sa désignation en qualité d’administrateur à la BAD. Et, dans un second temps, réaliser une brève interview. Pour toute réponse, l’ancien économiste au Fond monétaire international à Washington s’est contenté d’afficher un tweet diffusé par le média kinois « Top Congo » sur son compte Twitter.

On peut y lire ces mots: « Freddy #Matungulu administrateur #BAD ». « Sa candidature a été soutenue par la #RDC » reconnait un leader@_Lamuka [non-autrement identifié, Ndlr] qui ne sait pas dire « si sa fonction lui permettra d’être actif en politique ».

Réputé posé et très peu friand des envolées lyriques, Matungulu s’est muré dans un silence pour le moins étrange au moment où certains membres de la coalition Lamuka ne juraient que par « la vérité des urnes ». Quelle était sa position?

MUTISME

Martin Fayulu

Depuis la signature de la Convention portant transformation de l’ancienne plateforme électorale – ayant porté Martin Fayulu à l’élection présidentielle du 30 décembre 2018 – en coalition politique, des observateurs avaient noté le « mutisme » éloquent que gardait « Freddy ». C’est à croire que l’homme était (déjà) soumis à un devoir de réserve. Par qui?

Les « cartésiens » d’estimer que Matungulu ne faisait que conformer son comportement aux « axes principaux » énumérés dans ladite Convention. Ces axes sont au nombre de quatre. Il est vrai que « la vérité des urnes » n’y figurait pas.

Les « réalistes », eux, avaient une lecture plus prosaïque. « Freddy Matungulu et Felix Tshisekedi ont des liens qui dépassent la sphère politique », soutiennent-ils. Et d’ajouter que Madame Matungulu serait la fille de Mbwakiem Nyaroliem, un vieux camarade de lutte à Etienne Tshisekedi wa Mulumba. « Cette situation mettait Freddy Matungulu dans l’embarras face à Felix Tshisekedi ».

Lors de la « manifestation pacifique » organisée le 30 juin dernier par Martin Fayulu, personne n’a vu l’ombre de Matungulu. Pire, celui-ci n’a fait aucune déclaration publique. Le « Président élu », comme d’aucuns aiment appeler le président de l’ECIDé, n’avait à ses côtés que l’ancien Premier ministre Adolphe Muzito.

ACROBATIES DIALECTIQUES 

Dimanche 7 juillet, Matungulu Mbuyamu Ilankir est intervenu dans un débat, sur le thème « Les mutations politiques en RDC ». La rencontre était organisée par des membres de la diaspora congolaise des Etats-Unis d’Amérique à Charlotte (Caroline du Nord). On imagine que l’assistance piaffait d’impatience d’être fixée enfin sur la position de ce membre fondateur de Lamuka. Hélas, La prestation du « professeur » n’a guère répondu aux attentes.  

Au lieu d’aller droit au but, le « scientifique » qu’est censé être le « prof » Matungulu s’est livré à quelques contorsions voire des acrobaties dialectiques en commençant par donner lecture d’une tribune qu’il avait publiée in tempore non suspecto en… 2015! Le thème portait sur la nécessité de respecter la vérité des urnes afin de garantir « la légitimité au sommet de l’Etat ».

HAUT CONSEIL NATIONAL DE RÉFORMES INSTITUTIONNELLES

Dans son article, le Président de « Congo na Biso » plaidait pour « l’implication des citoyens dans le choix de leurs dirigeants ». C’est ici que « Freddy » est sorti du bois en soulignant que « cette position est conforme à la proposition de sortie de crise signée le 10 mai dernier par [Martin] Fayulu ». Il n’est pas allé par quatre chemins en clamant le « soutien » qu’il apporte « à la substance » de cette suggestion.

Selon Matungulu, la démarche entreprise par le « patriote Fayulu » [Ndlr: la création d’un Haut conseil national de réformes institutionnelles, HCNRI] « rappelle dans le fond l’impérieuse nécessité pour notre pays de mener des réformes susceptibles de permettre l’établissement au plus tôt d’un processus électoral respectueux du choix de l’électeur ». En français facile, la traduction serait comme suit: le combat pour « la vérité des urnes » est reporté aux prochaines consultations politiques.

Pour la petite histoire, Fayulu avait prévu d’être assisté au HCNRI par Freddy Matungulu et Adolphe Muzito. Il n’était manifestement pas au fait des tractations qui se déroulaient au niveau de la Présidence de la République.

Après le départ de Mbusa et de Matungulu, il ne reste plus que quatre « leaders » au sein de Lamuka. D’un côté, les « modérés » Bemba et Katumbi. De l’autre, les « radicaux » – ou prétendus tels – Fayulu et Muzito. Va-t-on assister à la naissance de deux ailes dissidentes de cette coalition lors de la réunion prévue le 20 juillet prochain à Lubumbashi?

Au moment de boucler ces lignes, un vent favorable a fait atterrir à notre « box » un communiqué de presse revêtu de la signature de Freddy Matungulu. « Fait à Abidjan », le texte est daté du 10 juillet 2019.

DÉBAUCHAGE?

L’intéressé y explique, en liminaire, que « le mandat triennal de la Banque Africaine de Développement » (BAD) pour le Burundi, le Cameroun, la République du Congo (Brazzaville), la République Centrafricaine, la République démocratique du Congo et le Tchad a pris fin le 30 juin 2019. « Ce mandat qui était porté par le Cameroun pendant les trois dernières années revient désormais à notre pays, la RDC, qui l’exercera au cours des trois prochaines ».

Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo

Matungulu d’aller à l’essentiel: « Soucieux de s’assurer de la bonne représentation de notre pays auprès de cette grande institution financière continentale, il a plu à SEM le Chef de l’Etat (sic!), Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo, de me désigner pour assumer le mandat confié à la RDC. (…)« . « J’ai répondu favorablement à l’appel et souhaite dire ma gratitude au Président de la République qui par cet acte d’ouverture, réaffirme sa volonté de privilégier l’intérêt supérieur de l’Etat et de rassembler les Congolais au-delà des clivages et affrontements politiques nuisibles à la nation ».

Quid de la participation du tout nouvel administrateur de la BAD dans les activités de la coalition Lamuka? La réponse tombe au dernier paragraphe du communiqué: « Ce nouvel engagement international me réimpose des devoirs de réserve. J’entends dès lors prendre une distance conséquente de mes activités politiques militantes y compris dans Lamuka (…)« .

A Charlotte, Freddy Matungulu – dont le savoir-faire en matière économique et financière ne peut être mis en doute -, n’avait pas manqué d’étonner le public venu l’écouter en déclarant que la coalition Lamuka était devenue un « état d’esprit ». Chacun pourrait épiloguer sur cette nomination aux allures de « débauchage ».

 

Baudouin Amba Wetshi

36 thoughts on “Un nouveau « leader » quitte Lamuka: Freddy Matungulu, administrateur à la BAD

  1. Seuls les naïfs et irréalistes se sont fait roulé dans la farine par le « professeur » qu’on nous présentait comme un homme d’une moralité irréprochable. Tombé le mythe d’un homme désintéressé par la jouissance du pouvoir et qui vivrait « très bien » avec sa retraite dorée à la BM. Ils sont tous pareils, ces animaux malades de la peste. Il a réussi, sans base réelle, à se hisser au sommet de l’opposition en côtoyant Vital KAMERHE dans la dynamique de l’opposition, Etienne TSHISEKEDI dans le Rassemblement et JP BEMBA et Moïse KATUMBI dans la coalition LAMUKA. Le congolais est un peuple sans culture politique qui ouvre la porte à les opportunistes qui ne visent que leurs propres intérêts. Combien de députés « Congo na yandi » aligne -t-il dans toutes les assemblées? . Le voilà promu pour son ventre. Avenir rassuré pour son clan (son petit frère Bertrand est déjà aux USA pour festoyer la promotion, chance eloko pamba). Et dire qu’il était parmi ceux qui avaient un discours virulent vis à vis des sbires de la kabilie, aujourd’hui, c’est Kabila qui donne son quitus pour sa nomination. Congo na Beno. C’est choquant d’attendre qu’à la BAD, Freddy Matungulu est au service des congolais. évaluons d’abord ce qu’il a fait pour les congolais quand il était à la BM. Miyibi…..

    1. TRES BIEN DIT. L’OPPOSITION EN RDC S’ARRETE AU VENTRE…
      APRES LA RECENTE LETTRE DE « DEMANDE D’EMPLOI » DE FAYULU AUPRES DE FELIX, VOILA UN AUTRE « LAMUKISTE » QUI SE SAUVE !
      NOTONS AUSSI QU’UN ADOLPHE MUZITU, DILAPIDEUR-CONNU DES DENIERS PUBLICS, JADIS 1ER MINISTRE GRACE A SON ONCLE PALU GIZENGA ET LA BENEDICTION DE KANAMBE-MTWALE QUE MUZITU PRETEND DIABOLISER AUJOURD’HUI EST L’ECHANTILLON PIMPANT DU DECADENCE DE LA « CRASSE » POLITIQUE, DONC PAS DIFFERENT D’UN PUR VAGABOND COMME THAMBWE MWAMBA.

  2. Au moment où l’Afrique amorce des grandes mutations pour structurer son espace économique avec l’ouverture de la zone de libre échange, l’intégration sous régionale et régionale, la RDC ne pouvait – eu égard à sa position géographique – que se donner le moyen de peser de tout son poids sur l’échiquier politique et économique africaine. La nomination du Prof. Matungulu au poste d’administrateur pour l’Afrique centrale à la BAD me réjouit profondément. Mr Matungulu n’est pas un politicien professionnel, c’est un économiste de haute facture qui a fait ses preuve au sein de FMI, un homme modéré qui met l’intérêt général devant toute autre considération, oh, bien sûr, certains esprits étroits en mal du sensationnel verront dans cette nomination un débauchage ou une transhumance politique, pour moi, le nouveau Président de notre pays a prouvé qu’il était vraiment à l’écoute des préoccupations de congolais et que le pays avait besoin de rassembler tous ses fils pour amorcer son décollage. Économiste chevronné, Mr Matungulu va défendre et plaider avec brio la cause de notre pays au sein cette institution. Avec plus au moins 90 millions d’habitants, la RDC est un énorme marché potentiel à condition de prendre conscience de sa dimension et de sa position géographique au cœur du continent. Dans le cadre de cette volonté d’ouvrir les espaces avec la suppression de barrières douanières, notre pays doit transformer son économie en favorisant les investissements dans le secteur industriel pour créer de la valeur ajoutée, car, pour gagner des parts de marché, il faut produire localement des produits finis et semi-finis susceptible d’être exportés vers d’autres pays africains. Aujourd’hui, la RDC vit d’une économie de rente, dans ces conditions, elle risque d’être un déversoir des biens produits ailleurs qui seront soit consommés sur place ou en transit pour d’autres destinations sans favoriser la création des richesses dans notre pays. Pour les non initiés, l’intégration régionale et la création de zone de libre échanges ne peuvent réussir qu’à condition de remplir des exigences liées aux critères de convergence micro-électronique. La maîtrise de l’inflation et des déficits sont indispensables pour que les objectifs définis soient atteint. L’harmonisation des politiques en matière fiscale doit aussi être renforcée pour éviter de favoriser certains au détriment des autres. D’ailleurs, les écarts de développement économique entre les pays africains peuvent être un obstacle, mais avec la volonté des uns des autres, les africains peuvent peser sur les échanges Transcontinentaux. Pour rappel, aujourd’hui, la part de l’Afrique dans les échanges au niveaux mondial n’est que de 3 ou 4 % hors secteur pétrolier, ce qui n’est pas grand chose. À suivre.

    1. ELOMBE@
      La RDC est un « NON-ETAT » où les citoyens ne possedent même pas une carte d´identité… Quand les congolais sont entrain de lutter pour en place un ÉTAT, les africains qui n´ont rien fait en faveur des congolais pendant toutes ces invasions de la part des pays voisins, nous proposent une intégration régionale ?
      Ne trouvez-vous pas qu´il ya une priorité au Congo, et cette priorité pour « construire » un ÉTAT a besoin de toutes les capacités intellectuelles disponibles?
      La BAD? C´est quoi au juste la BAD pour l´économie du Congo? Avons-nous besoin de la BAD?
      Cette « BAD » qui était entrain de nous proposer la construction d´un pont entre Brazza et Kin afin de favoriser le port de Pointe Noire et d´atomiser toute la province du Kongo Central.. où les deux ports Boma et Matadi y compris le chemin de fer vont cesser leurs activités… La BAD qui nous propose de reduire totalement et efinitivement toute une province au chomage !
      Matungulu pouvait contribuer á l´emergence d´un ÉTAT au Congo..ses connaissances et son expertise étaient necessaires pour les propositions de LAMUKA..
      L´Afrique n´est pas une priorité pour la RDC.. La RDC doit devenir un État avant d´intégrer une zone de libre échange..

      1. Cher Ghost,
        # « La RDC est un « NON-ETAT » » ; « Ne trouvez-vous pas qu´il ya une priorité au Congo, et cette priorité pour « construire » un ÉTAT a besoin de toutes les capacités intellectuelles disponibles? » ; « Matungulu pouvait contribuer á l´emergence d´un ÉTAT au Congo..ses connaissances et son expertise étaient necessaires pour les propositions de LAMUKA..
        L´Afrique n´est pas une priorité pour la RDC..  » Soit…
        Question : – Le Congo doit attendre selon vous de devenir un État, comment realisez-vous cet anachronisme inutile dans une Afrique qui s’est déjà constituée en ‘Union Africaine’ et maintenant en ‘zone de libre échange’ ?
        # Ces institutions existent et obéissent à un besoin d’union tant au niveau politique qu’économique. Matungulu qui est un technocrate Congolais reconnu y a sa place pour défendre nos intérêts. Cela ne nous empêchera pas de faire chez nous ce que nous sommes les seuls à faire pour le développement de notre État.

      2. @Elombe,
        ZLEC
        Sur la fameuse ZLEC, voici ce que vous affirmez.
        « Aujourd’hui, la RDC vit d’une économie de rente, dans ces conditions, elle risque d’être un déversoir des biens produits ailleurs qui seront soit consommés sur place ou en transit pour d’autres destinations sans favoriser la création des richesses dans notre pays. »
        C’est vrai ce que vous dites mais à quels produits faites vous allusion et à quels pays producteurs africains pensez-vous ? Quel est le taux d’industrialisation des pays africains ? Du Nord au sud qu’est-ce que l’Afrique produit pour pensez une seconde que les barrières douanières actuelles sont un frein à la commercialisation entre pays africains?
        Vous écrivez :
        « Pour les non initiés, l’intégration régionale et la création de zone de libre échanges ne peuvent réussir qu’à condition de remplir des exigences liées aux critères de convergence micro-électronique. La maîtrise de l’inflation et des déficits sont indispensables pour que les objectifs définis soient atteint. L’harmonisation des politiques en matière fiscale doit aussi être renforcée pour éviter de favoriser certains au détriment des autres. »
        Vous allez chercher trop loin Ndeko Elombe. Le traité de Kigali est une énorme Connerie signé Kagame (VRP des multinationales). Le Nigeria est le seul à avoir eu le courage de dire NON.
        Ça ne peut en aucun cas fonctionner. Jamais!!! Il faut commencer par mettre en place des politiques d’industrialisation pour réduire la part des produits importés (Chine et autre), définir les produits exclus de la libre circulation comme les minerais. La RDC a tout intérêt à obtenir un tel dispositif.
        Autre chose, il faut commencer par les organisations sous-régionales (sadc, cedeao,…). Harmoniser au sein de la sous-région, puis harmoniser entre les sous-régions pour enfin faire quelque chose de global au niveau du continent. La ZLEC telle que proposée n’a aucun sens. On va inonder l’Afrique à partir de 2 où 3 points d’entrée… et les pays africains déjà pauvres vont perdre les recettes douanières. Quelle connerie !!!

    2. @Elombe,
      La proposition de Matungulu à la BAD est un non événement. Si c’est la personne la plus indiquée why not. Je crains cependant que cela ait été fait avec d’autres idées derrières la tête.
      On se souviendra de Sarkozy proposant DSK au FMI pour affaiblir la gauche. En toute hypothèse, Matungulu a le profil du Job.
      De là à affirmer que « le nouveau Président de notre pays a prouvé qu’il était vraiment à l’écoute des préoccupations de congolais … » c’est excessive comme conclusion ( c’est mon opinion). Les congolais refoulés d’Angola et de Brazza ainsi que les déplacés internes attendent désespérément un seul mot à défaut d’un geste de sa part.
      Vous affirmez « Avec plus au moins 90 millions d’habitants, la RDC est un énorme marché potentiel à condition de prendre conscience de sa dimension et de sa position géographique au cœur du continent. » au delà de la prise de conscience, il faut agir. Quand on autorise, en 2019, l’armée rwandaise du criminel Kagame à rentrer au Congo avec tout ce que cela occasionne comme dégâts, est-ce qu’on agit dans le bon sens ? Quand l’insécurité permanente occasionne l’insécurité alimentaire de plus de 13 millions de congolais dont plus de 5 millions d’enfants, n’est-ce pas une folie de vouloir dépenser 200 millions de dollars pour rénover les bâtiments de la présidence ?
      Vous rajoutez :
      « Dans le cadre de cette volonté d’ouvrir les espaces avec la suppression de barrières douanières, notre pays doit transformer son économie en favorisant les investissements dans le secteur industriel pour créer de la valeur ajoutée, car, pour gagner des parts de marché, il faut produire localement des produits finis et semi-finis susceptible d’être exportés vers d’autres pays africains. »
      Je ne sais pas si nous parlons du même pays. Moi, je parle d’un NON état, où en juillet 2019:
      une armée étrangère se balade,
      Les viols et les massacres se poursuivent
      Les habitants n’ont pas de pièces d’identité
      Près de 5% de la population sont des réfugiés internes
      13 millions d’habitants meurent de faim…
      Si vous ne réformez pas le pays en créant un état doté d’une justice, d’un système institutionnel, d’une armée… si vous ne mettez pas fin à l’insécurité comment et par quel miracle vous allez transformer l’économie ?

    3. @Elombe,
      sur les échanges Transcontinentaux
      Vous dites
      «…les écarts de développement économique entre les pays africains peuvent être un obstacle, mais avec la volonté des uns des autres, les africains peuvent peser sur les échanges Transcontinentaux. Pour rappel, aujourd’hui, la part de l’Afrique dans les échanges au niveaux mondial n’est que de 3 ou 4 % hors secteur pétrolier, ce qui n’est pas grand chose. À suivre. »
      Ce que vous dites est totalement FAUX. La fameuse ZLEC made by criminel Kagame ne résout pas le problème du faible poids des pays africains à l’OMC.
      Pascal Lamy disait ne pas comprendre le pourquoi de la présence des pays africains individuellement à l’OMC.
      Pour peser à l’OMC il faut être gros, disons avoir une taille significative. La cedeao, la sadc… ne sont pas membre de l’OMC disait M. Lamy. Il faudrait déjà mettre en place des politiques d’industrialisation, des infrastructures routières… au sein des organisations sous-régionales, puis harmoniser les économies au sein de la sous-région, supprimer les barrières douanières dans la sous-région puis inscrire les organisations sous-régionales à l’OMC pour peser. Après on pourra parler de ZLEC enfin disons que nos petits enfants pourront Parler de ZLEC. Pas maintenant.
      A titre perso, je préfère débattre avec Mayoyo, Nono, Kum, Elili, Jo Bongos, Ghost,… sur comment créer un état en RDC, qui massacre à minembwe, les magouilles de Tshilombo avec des contrats gré à gré… que de me lancer dans le débat sur la ZLEC même si je connais bien le sujet. On n’est même pas capable d’organiser le commerce des kwanga entre le Bas-Congo et l’Equateur, des makemba entre le Kivu et le Bandundu…

  3. Eh bien, quand nous avions dit au départ que nous n’accordions aucun crédit à cette coalition Lamuka, car hétéroclite, c-à-d composée des rapaces et mangeurs à tous les râteliers, mais aussi de quelques vrais patriotes (Fayulu notamment); certaines personnes ont été scandalisées. Nous voilà!
    Il y a deux sortes de politiciens au Congo dit « démocratique »: les partisans majoritaires de « la mangeoire d’abord, ma poche d’abord, mon ventre d’abord, voyages d’abord,… » et il y a une petite poignée de patriotes. Que pouvait-on donc s’attendre de ce ballon d’air, sinon qu’il soit balloté à tout vent?

    1. KUM
      « … mais aussi de quelques vrais patriotes (Fayulu notamment) » : FAYULU est si patriote qu´il oublia que Kabila est un « OCCUPANT » (pour citer les Ngbandistes) et déclara avec fermeté que « KABILA EST CITOYEN CONGOLAIS, il a sa place ici au Congo , il fera ce qu’il voudra, et d’ailleurs la constitution est claire, il est sénateur à vie. »
      Apprenez aussi à vous SCANDALISER de vos propres schématismes simplistes et inepties.

  4. Pourquoi avoir pris une retraite anticipée au FMI, si on doit aller échouer à la BAD? J’ai toujours pensé que le Prof n’est pas « Good » en politique. Du reste, il était très marginalisé dans le Rassemblement. Certaines décisions se prenaient derrière son dos, notamment lors des négociations de la CENCO. Son départ de Lamuku peut être une façon de prendre sa revenge sur Fayulu avec lequel il s’était brouille un moment donne…. Matungulu est un bon technocrate. Il a une expertise pointue en gestion financière et des banques…..Il devrait poursuivre sa carrière dans cette perspective. A la BAD, il bouffera tranquille. Tranquillement, loin de la corruption qui sévit a Kin! Alors, qu’il cesse d’embrouiller les Congolais, puisqu’il y en qui ont investi en lui! Sinon, bokolesa ye mbwa mokolo mokolo moko….Qui plus est, ce n’est pas un GROS calibre. En tout cas, son débauchage ne nous ramène pas la paix à Minemgbe ! Le Prof est seulement en manque. Il va vite récupérer sa caution électorale et le reste…. Un intellectuel est toujours un matérialiste, car l’intellect est un produit du cerveau, limite à la matière dense, à l’espace et au temps.

  5. LAMUKA = Conglomérat d’aventuriers = AFDL = Conclave de Genval = FCC = CASH ! Parait-il que cette plateforme jadis électorale devenue politique fût créée par Félix Antoine Tshilombo… Sic
    « On ne peut pas résoudre un problème avec le même mode de pensée que celui qui a généré le problème. » ou «Ce n’est pas avec ceux qui ont créé les problèmes qu’il faut espérer les résoudre» dixit Albert Einstein, la nomination du Professeur Freddy Matungulu pour les Combattants Résistants aguerris Patriotes Nationalistes est un non-événement, un coup d’épée dans l’eau, c’était prévu, du déjà vu, du déjà vécu…
    Naïvement le Professeur Freddy Matungulu était apprécié pour sa dernière démission du Gouverne et ment de alias Kabila en Février 2003, mais chasser le naturel il revient au galop, il a bu le calice du débauchage jusqu’à la lie avec cette ème concussion avec la coalition FCC-CASH qui signalons-le avait perdu les élections de 2018… Ainsi le vote en Afrique est un acte d’esclave, l’Africain glisse le bulletin dans l’urne sans choisir ses dirigeants, c’est l’homme Occidental qui en décide après casting…
    Nous le citons «Soucieux de s’assurer de la bonne représentation de notre pays auprès de cette grande institution financière continentale, il a plu à SEM le Chef de l’Etat (sic!), Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo, de me désigner pour assumer le mandat confié à la RDC. (…) ». Si nous (Combattant Résistant de l’Ombre) comprenons bien le Professeur a fait fi de la nomination électorale au poste de président protocolaire de Félix Antoine Tshilombo, il s’est vautré corps et âme dans la mangeoire dressée par les Unpowered Tutsi Nilotiques Rwando-Burundo-Ougandais à Kingakati où les ustensiles en Or, en Argent, en Coltan de cuisine de ladite mangeoire sont rangés… Pasi na mawa
    Ceci prouve encore et encore que la classe politique Kongolaise-Kongoraise toutes tendances confondues est la malchance du Kongo, surtout cette ultime trahison d’un intellectuel « surcôté » confirme clairement que le Véritable Dieu Tout-Puissant Redoutable a créé l’homme et la femme les mettant dans le Jardin d’Éden mi-asrral pour les cultiver mais leur adversaire Satan le Chérubin jadis oint les a mentis, manipulés avec un enseignement du Bien et du Mal et a ensuite créé le politicien pour les embrouiller…
    LA CLASSE POLITIQUE KONGOLAISE-KONGORAISE EST FOLLE À LIER ! Qui ira encore à Canossa parmi les aventuriers de LAMUKA ? À qui le tour ? L’homme aux mille identités et passeports Moses Soriano alias Moïse Katumbi l’infiltré Juif-Zambien faux Kongolais de carte d’électeur, fossoyeur de la Gecamines et de la SNCC a déjà franchi le rubicon en reniant le combat sur la vérité des urnes de Martin Fayulu… Décidément l’aïeul des parrains et marraines de la classe politique Kongolaise corrompu l’excellent Albert Einstein a toujours raison en disant « La folie c’est de faire toujours la même chose, et de s’attendre à un résultat différent »… Ainsi soit-il… Ingeta

    1. Décidément l’aïeul des parrains et marraines Blancs Aryens Indo-européens de la classe politique Kongolaise corrompue, l’excellent Albert Einstein a toujours raison en disant « La folie c’est de faire toujours la même chose, et de s’attendre à un résultat différent »… Ainsi soit-il… Ingeta

    2. Freddy Matungulu est un homme compétent, ce n’est pas un médiocre du genre Kanambe, Makila, Néhemie, Minaku… la liste n’étant pas exhaustive. Il mérite d’être à ce poste, il nous fera honneur. Merci au Président Fatshi de lui avoir choisi.

      1. En tout cas, moi je préfère l’ail au matungulu!
        Ba compétences ya libumu d’abord, mboka on verra après…

  6. Les débats sur les hommes ne feront jamais avancer le Congo. Ce qui fera avancer notre pays sur le chemin de la gouvernance, ce sont les débats sur le système politique ou les instituions. Il n’est écrit sur le front d’aucun individu qu’il est patriote, nationaliste, etc. S’imaginer que les choses iraient mieux quand tel ou tel autre Congolais arrivera au pouvoir, c’est se tromper terriblement. Cela dit, il y a deux types de fonctions au sein des institutions internationales. Des fonctions soumises à compétition et des fonctions pour lesquelles le soutien d’un Etat est indispensable même quand les candidats doivent passer par un concours. Dans cette dernière catégorie, notre pays a toujours brillé par sa légèreté légendaire. Là où de petits pays comme le Benin ou le Rwanda aligne plus de mille hauts fonctionnaires internationaux, notre pays lui n’en compte même pas une centaine en dépit de sa « grandeur ». Sous le règne du despote Joseph Kabila, un ami avait fait une étude comparative là-dessus, à titre personnel, et il avait soumis les résultats à notre Assemblée nationale. Ces résultats étaient publiés partiellement pendant un laps de temps dans le site du Ministère de l’Emploi, pour aussitôt disparaitre. Une décision avait été prise au niveau du gouvernement ou de ce ministère de créer une cellule devant promouvoir les Congolais dans les instances internationales. Car, même là où notre pays disposait des quotas, ceux-ci étaient remplis par des étrangers tout simplement parce que le Grand Corps Malade Congo ne faisait rien pour remplir les postes qui lui étaient réservés. Mais comme il fallait s’y attendre, la décision ci-dessus resta lettre morte.

  7. Les politiciens sont des formations et des professions variées. On trouve parmi eux les officiers d’armée, les avocats, les médecins, les banquiers, les chefs d’entreprise, les syndicalistes, les enseignants les professeurs d’université,les scientifiques…Les faits d’être bardé des diplôme ne signifie pas qu’on aura une carrière politique brillante.
    En France, le Professeur d’économie Dominique Strauss-Khan avait été battu aux primaires du PS par Ségolène Royal. Il sera nommé au FMI. Mais Sarkozy voulait s’en attribuer le mérite,ça n’avait pas marché. Si c’était au Congo,ce serait Félix qui l’avait nommé et il se mettrait à le remercier.
    Au Sénégal, l’égyptologue de réputation mondiale,Cheik Anta Diop ,s’était lancé aussi en politique;mais sans succès. Son compatriote Abdoulaye Wade, un professeur d’université a été élu PR. Son bilan était mitigé et il est sorti de l’histoire politique de son pays par la petite porte. Il voulait s’accrocher au tabouret présidentiel.Il n’avait pas fait grand’chose,après plusieurs années d’opposition. Le Professeur guinéen Alpha Code se bat pour obtenir un 3è mandat comme les autres vulgaires dictateurs africains. Son bilan n’est pas brillant,à en croire ses opposants.Le scientifique malien de la NASA Modibo Diara s’est essayé aussi en politique. Il a vite disparu.Le Professeur des mathématiques Faustin- Archange Touadéra,actuel PR de la RCA,peine a restaurer la paix dans son pays. Pourtant le Sergent Bokassa savait mettre l’ordre dans ce pays. Mwalimu Nyerere n’a pas sorti la Tanzanie de la pauvreté.
    Chez nous,les professeurs-politiciens Oscar Kashala et Géorges Alula ont disparu totalement de l’échiquier politique congolais.Avant la dernière présidentielle, les Professeurs Noel Tshiani et Matungulu, anciens hauts cadre du FMI et BM sillonnaient les métropoles des pays occidentaux,battant campagne dans les milieux de la diaspora congolaise. Ils étaient sûrs de gagner. Avec des partis politiques inconnus du peuple congolais.
    Tshiani n’a été que l’ombre de lui-même. Maintenant il est devenu fatshiste,presque un taliban.Je l’ai suivi dans une video dans laquelle il disait qu’il est docteur en économie et Kabila est nul.Mais Kabila l’inculte a dirigé le Congo pendant 18 ans. Félix derrière qui il court à quel niveau? Freedy a su se hisser au niveau des autres politiciens grâce aux alliances. Ce sont eux qui ont assuré sa visibilité. Son discours sibyllin cachait mal son penchant du côté de la soupe.
    Nos savants devaient rester dans les bibliothèques et les laboratoires pour enseigner nos jeunes dans les amphithéâtres.Et aussi conseiller ceux qui sont sur le terrain. Comme cela se fait ailleurs. Au lieu d’investir l’arène politique. Pour moi,quoi..

    1. PROFESSEURS ET ECONOMISTES
      Examinez attentivement le profil de ces « politiciens » professeurs.. Ils possedent un savoir academique en économie.. Ils ont une experience internationale ayant été fonctionaires au FMI ou á la Banque Mondiale.
      Mais..notez une chose capitale: Aucun d´entre eux ne possede une « entreprise » ne fis qu´une entreprise de taxi, une petite usine de savon, une petite compagnie d´aviation, une petite entreprise de téléphonie, une chaîne de TV ou une radio privée si pas un journal.. kie kie
      Mais pour quelle raison posseder ce savoir en économie si on n´est pas capable de fonder une entreprise où les gens peuvent verifier votre savoir, vos connaissances ?
      INVESTISSEMENT ?
      Pouvez-vous (aussi) comprendre comment des économistes qui sont sensés mieux comprendre la notion d´investissement se sont retrouvés « candidats á la présidence » en payant une caution de 100 000 $ ? Ils ont été non seulement incapable de faire une analyse des risques en payant la caution, mais pire que tout.. incapables de faire une campagne électorale digne de ce nom.. pour garantir leurs chances d´accèder la présidence.
      Entre nous, si les congolais étaient plus lucides.. ces genres des « professeurs » ne peuvent jamais se voir confier une mission internationale pour le compte de la RDC.. En effet, le profil qu´ils ont car n´ayant jamais « testés » leurs connaissances en économie sur le terrain et dans le privé au pays.. kie kie kie
      PS: Tshiani est le pire d´entre eux sans doute? Il fait des annonces á l´étranger.. mais une fois á Kin, il ne possedait même pas les 100 000 dollars de la caution… Maintenant, il tente d´impressioner Felix pour se faire accorder un poste… kie kie
      Mais pourquoi ne fonde-t-il pas une petite entreprise de fabrication de pain, une petite ferme agro-industrielle pour démontrer son savoir ?

    2. – « Pourtant le Sergent Bokassa savait mettre l’ORDRE dans ce pays » : Ou comment insulter tout un peuple. Quelle affirmation! Êtes-vous sérieux?
      – « Nos savants devaient rester dans les bibliothèques et les laboratoires pour enseigner nos jeunes dans les amphithéâtres » : Commencer par les construire et entretenir.
      – « Et aussi conseiller ceux qui sont sur le terrain » : Et qui conseillait Mobutu?

  8. # Désolé, chers amis, de ne pas sonner cet hallali ambiant avec tous ceux que je viens de lire ici et qui semble refléter l’opinion populaire ; pourquoi pas me hasarder à assumer que le souverain primaire peut aussi se tromper. Dans tous les cas tel est si son avis, je n’approuve ce que je considère comme une flambée trop émotive. Du coup, une fois de plus je réprouve le ton trop inquisitorial de BAW dans son papier. Je m’explique :
    # Freddy Matungulu, 64 ans, économiste reconnu internationalement, ancien Ministre des Finances et du Budget du premier gouvernement de ‘JK’ (et pas de LDK comme écrit ci-dessus !) et retraité à 60 ans du FMI vient d’être nommé Administrateur à la BAD pour le compte de l’Afrique centrale sur proposition de Tshisekedi, PR mais en même temps (ancien) adversaire politique. En effet il avait entre-temps embrassé une carrière politique pleine, candidat à la dernière présidentielle et membre fondateur à Genève en novembre 2018 de Lamuka, coalition électorale puis politique qui fait aujourd’hui office d’opposition au pouvoir FCC-CACH après leur échec et la nomination/élection de FA Tshisekedi Tshilombo.
    Il est bien curieux que sa nomination à la BAD ne draine que déception et reproches d’avoir abandonné sa carrière politique et donc Lamuka pour « son ventre » et ne note pas qu’à la BAD il est aussi censé travailler au service de notre pays.
    On lui reproche à raison (!?) son mutisme sur la querelle dans Lamuka entre « pragmatiques » (« opposition républicaine ») et radicaux (« vérité des urnes ») alors qu’il venait d’affirmer la nécessité du respect du choix du peuple pour une légitimité institutionnelle et populaire qui suggère donc que la « vérité des urnes » est bel et bien une vertu démocratique au delà du seul cas de Fayulu, une position autant pondérée que foncièrement démocratique. A souligner en passant que la distinction faite ici entre « cartésiens » et « réalistes » est une vue d’esprit populiste facile plutôt qu’une analyse objective et critique de l’opinion. On lui reproche aussi d’abord d’avoir accepté sa désignation par Tshisekedi censé être son adversaire politique et on fait volontiers fi du fait que sa nomination à la BAD prend aussi en compte ses qualités d’économiste.
    # La question ici c’est de s’interroger si Matungulu en choisissant de revenir à sa fonction de technocrate et ainsi quelque part ses intérêts personnels alors qu’il avait décidé dès 2015 de devenir politicien actif, a tort et trahi son combat au sein de la sphère politique sinon politicienne du pays ? A-t-on à ce point raison de lui reprocher d’avoir opté de travailler à la BAD sur proposition du PR, aussi adversaire politique ? On épilogue ainsi sur un débauchage jusqu’à une transhumance politique coutumière des politiciens Congolais affaiblissant à dessein son ancienne coalition politique Lamuka. Qu’en est-il au juste ?
    # Mon avis personnel est que s’il a sans doute privilégié une rente personnelle, il n’en sera pas moins utile à la BAD pour l’intérêt général du pays et considère ainsi que son choix n’est pas que personnel et ne nécessite pas tant de blâmes. Je n’épouse donc pas totalement cet hallali général contre sa nomination à la BAD. La politique active n’est pas le seul secteur où il pouvait être utile au pays, ses fonctions de technocrate rendront aussi des services indispensables au pays.
    A suivre…………..

    1. ERRATUM
      « …Dans tous les cas SI TEL EST SON AVIS, je n’approuve PAS ce que je considère comme une flambée trop émotive…. »

    2. @ Nono,
      J’espere que vos interventions sur ce site sont lues avec attention par ceux qui savent resister a la tentation de se jeter du ‘Taliban’ et du ‘Mpangistan’ a la figure. Je salue le courage que vous prenez pour dire ce qu’il faut dire sans parti-pris et sans emotion superflue. Franchement, je ne comprends pas nos compatriotes! Ils semblent presque tous vouloir une chose et son contraire! Il n’y a pas de raison de tirer sur Fatshi ou sur Freddy. Fatshi et Freddy Matungulu ont pris de la hauteur, en mettant l’interet superieur de notre pays avant leurs interets personnels ou les preferences de leurs regroupements politiques respectifs.
      Fatshi aurait pu nommer un cadre du CACH comme administrateur a la BAD., d’autant plus qu’etre administrateur a la BAD, c’est plus prestigieux qu’etre ministre dans dans un gouvernement. Il a compris qu’il est plus que temps que la RDC retrouve la place qui est la sienne dans cette prestigeuse institution panafricaine. Il a compris que pour ce faire, il faut nommer a des postes comme celui-la de meilleurs fils et filles du pays, independamment de leurs affiliations politiques.
      Je connais personnellement le professeur Freddy Matungulu. Il a une expertise incontestable en matiere d’economie et de finance. Il est d’une probite et d’un patriotisme rare chez les politiciens congolais. A ceux qui croient qu’il se serait laisse debaucher pour les besoins du ‘ventre’ Freddy Matungulu a toujours dit qu’il a une retraite comfortable du Fonds Monetaire qui le met a l’abri de la concussion. Il n’est pas millionaire en dollars, mais il n’est pas indigent non plus! En tout cas, il n’est pas du genre a faire de la politique pour s’enrichir!
      Quant a Lamuka, Freddy a raison. C’est plus un etat d’esprit qu’une force politique. En ce qui concerne ‘la verite des urnes’, il ne faut quand meme pas chercher a etre plus fayuliste que Fayulu. Ca ne ne meme nulle part!
      Binsonji E Madilu!

      1. Compatriote Binsonji E Madilu,
        Merci pour le compliment et espère juste que je le mérite.
        Je ne vais pas trop spéculer sur l’objet en arrière plan, « Tshisekedi et Matungulu ont pris de la hauteur, en mettant l’intérêt supérieur de notre pays avant leurs intérêts personnels ou les préférences de leurs regroupements politiques respectifs ; à leurs niveaux et à leurs postes ils sont « payés » pour ça, dirais-je. Moi à ma pauvre place, j’essaie, comme vous dites, de « résister à la tentation de prendre inutilement parti » ayant ce que je crois être l’intérêt commun comme mesure.

  9. PS
    # Quant à Lamuka, son avenir dépend certes de l’union de tous ses leaders mais peut-être pas nécessairement de la présence de Matungulu un de ses fondateurs qui vient de choisir de quitter temporairement(?) sa carrière politique pour un poste de technocrate au service du politique.
    N’empêche que le réel problème qu’il pose c’est d’abord de compter en son sein 8 puis 6 puis 5 et aujourd’hui 4 ténors avec des vues divergentes qui n’en font pas une coalition cohérente et efficiente.
    Et ce le lieu de blâmer les partants ou d’abord de dénoncer la divergence de leurs vues au sein pourtant d’un groupe qu’ils ont créé ? Et ce le lieu de condamner un Lamuka fait de brick et block ou de souhaiter qu’il devienne moins hétéroclite en accordant les différentes vues de ses membres pour constituer cette opposition utile au pays ?
    L’avenir de Lamuka est donc bel et bien en question et le départ de Matungulu le fragilise davantage en même temps qu’il conforte le pouvoir de Tshisekedi qui s’est fendu à dessein de cette ouverture en proposant un adversaire politique.
    # Et au-delà cela pose aussi la question de la moralité et de l’efficience en politique dans notre « crasse » politique sinon répétons que la vocation d’une opposition démocratique est d’être un contre-pouvoir à l’administration en place (Tshisekedi, CACH, FCC) et ses ténors encore en lice s’honoreraient non de l’enterrer dans la division mais d’aligner le groupe vers une certaine cohérence. Et c’est possible si on ne conjugue pas la vérité des urnes au seul passé mais à l’avenir, à toujours, comme une exigence démocratique.
    Voilà ce dont le peuple a légitimement besoin plutôt que de la limiter à une soufflante obligée contre le départ justifiable d’un Matungulu…
    A suivre…………..

    1. MUSCLES « ECONOMIQUES »
      Nous avons été insultés autre fois pour avoir dit tout haut que l´opposition au Congo a grandement besoin des leaders qui possedent des muscles économiques.
      Ce que Katumbi, Muzito ou Bemba.. peuvent lutter pendant longtemps car n´étant pas á la recherche du poste pour financer leurs existences.
      Ils peuvent continuer á vivre sans être parlementaire, gouverneur ou ministre.
      La pauvreté économique de certains leaders politiques est un facteur qui retarde la démocratie*

  10. # Beaucoup de diabolisation et un peu de polémique autour de la nomination de Matungulu à la BAD…
    Diabolisation en reproche à une trahison d’une cause vouée au pays pour sa propre rente, en reproche d’avoir succombé aux manœuvres d’un Tshisekedi qui veut davantage légitimer son pouvoir en puisant dans Lamuka, en l’affaiblissant.
    Polémique pour quelques uns qui lui donnent quand même crédit d’avoir accepté de travailler dans son domaine pour le pays au sein d’une institution continentale.
    On voit que les réactions tournent autour d’un procès de Matungulu et de Lamuka comme d’ailleurs de Tshisekedi et peu sur le sort du parti de Matungulu, « Congo na biso » et sur le bénéfice ou sur les dommages qu’en subissent ‘JK’ et son FCC.
    # Matungulu hors de la scène politique directe, son parti dont déjà on ne connait personne d’autre et sans élus et qui dispose d’une base insignifiante aura du mal à subsister ; d’ailleurs aura-t-il des raisons d’exister sans son initiateur ?
    Nous le savons, l’alliance CACH-FCC n’est que d’intérêts et comme par vases communicants tout ce qui renforce Tshisekedi affaiblit son partenaire d’occasion. Ainsi le poste d’Administrateur à la BAD offert à Matungulu par Tshisekedi peut ramener quelques adhésions et du crédit en plus à ce dernier.
    Selon qu’on donne peu de chances à la gestion de Tshisekedi ou qu’on prédit une adaptation et un succès possibles à son mandat, on aura tendance soit à le féliciter de son coup et à plaindre le FCC soit alors à minimiser son avantage ici et à retenir que c’est toujours ‘JK’ qui continue à être le maître du jeu…
    A chacun d;en juger sinon attendons la suite pour en savoir davantage.
    # Enfin je ne sais pourquoi je me suis surpris d’un devoir de défendre d’une façon ou d’une autre une certaine probité et un pari de l’excellence en politique chez Matungulu et vous convie ainsi à lire ses prises de positions politiques publiées in tempore non suspecto :
    – RDC : une société malade de ses politiciens et de son élite
    = https://www.jeuneafrique.com/39571/politique/rdc-une-soci-t-malade-de-ses-politiciens-et-de-son-lite/
    – RDC: La Difficile Quête d’une Economie « Pauvreticide »
    = https://majoritesilencieuserdc.wordpress.com/2014/12/28/rdc-la-difficile-quete-dune-gestion-pauvreticide-de-leconomie/
    – RDC : « des graves faiblesses dans la gestion financière des élections »
    = http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-de-graves-faiblesses-dans-la-gestion-financiere-des-elections/

  11. @Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
    « Les débats sur les hommes ne feront jamais avancer le Congo. Ce qui fera avancer notre pays sur le chemin de la gouvernance, ce sont les débats sur le système politique ou les instituions. »
    On ne peut pas faire l’un sans l’autre. Débattre sur les institutions et la « gouvernance » sans débattre des hommes censés conduire et être conduits par ces institutions, c’est se condamner, comme nous le faisons déjà depuis des décennies, à établir des systèmes institutionnels purement formels, ne fonctionnant jamais comme ils devaient.
    Nous ne ferons jamais l’économie d’un questionnement sur l’homme congolais.

    1. Paysan Congolais@
      Quand on visite les pages de l´histoire du Congo.. on apprend beaucoups…
      CES « HOMMES » QUI FONT RECULER LES INSTITUTIONS
      1960, quelques universitaires.. mieux éduqués que la grande majorité des congolais ..acceptent de devenir des « Commissaires Généraux » lors du premier coup d´État de Mobutu.. Ils savent sans doute depuis qu´ils ont fait RECULER la démocratie au Congo.
      CONFERENCE NATIONALE SOUVERAINE
      Nous sommes á la fin de la Guerre Froide et le vent de la démocratie souffle en Afrique.. Une fois de plus, ces congolais mieux éduqués, dont parmis eux on trouve des « professeurs » du genre Matungulu.. font retarder la « démocratie » quand ils ne sont pas pressés d´organiser les élections et tournent autour de « per diem » au Palais du Peuple pendant plusieures années.
      CENCO
      Dans ce « syndicat » des prélats catholiques congolais se retrouvent aussi des gens très éduqués..
      Trois fois, trois élections où la Cenco affirme que la « vérité des urnes » est autre..
      Mais ..observez attentivement un fait étrange: La CENCO ne partage jamais les résultats des élections avec TOUS les congolais. Et pourtant, il suffit d´afficher ces résultats de la « vérité des urnes » devant chaque église afin que TOUS les congolais puissent en savoir plus.. kie kie kie
      Tshitshi n´avait eu les « PV » de la CENCO ni Fayulu très recement.
      Et maintenant, la CENCO a acceptée que Felix est « le seul président de la RDC »… kie kie.
      KYUNGU ET MATUNGULU
      Kyungu disait qu´il n´était plus question de rester dans Lamuka.. Sa lutte á lui était contre Kabila. Ainsi, il obtient un poste dans l´entreprise publique de chemin de fer.
      Matungulu qui devait présider la « présidence tournante » de Lamuka ne fait pas autre chose quand il accepte de quitter Lamuka pour un poste.. offert par Felix.
      CES HOMMES SANS CONVICTION QUI FAIT RECULER LE CONGO
      Oui, il est question d´HOMMES.. toujours ces « hommes » éduqués qui devaient faire avancer le pays. mais qui ne sont pas souvent á la hauteur de ce que nous attendons d´eux.
      L´opposition a besoin des économistes quand il faut discuter du budget minable de la RDC ou de la dette dont on a besoin pour construire les infrastructures.
      Quand Matungulu quitte Lamuka, les débats politiques sur les questions économiques et financières seront reduit.. faut d´expertise.

  12. J’ai toujours dit que non seulement l’opposition politique au Congo-Kinshasa est une farce et une fiction mais aussi tous les politiciens congolais n’ont aucune conviction (y compris Feu Etienne Tshisekedi wa Mulumba de son vivant). Aujourd’hui Monsieur Freddy Matungulu vient de me donner raison en acceptant d’etre nomme par un « chef de l’Etat » recelleur d’une mascarade d’election et dont il contestait la legitimite jusqu’hier! La faim (nzala) justifie-elle les moyens?

    1. Ndeko Chryso45,
      En vrais patriotes nous avons tous quasiment le même « souhaitable » pour notre pays mais moi j’ai appris qu’une gestion efficiente d’un pays doit nous conduire à faire vivre le SOUHAITABLE à côté du POSSIBLE sinon nous nous priverons des balises exploitables pour avancer.
      Notre classe politique n’est qu’une « crasse » (majorité et opposition comprises), peu en doutent mais que faisons-nous ? Attendre indéfiniment sans aucune garantie de son avènement une révolution populaire qui balaie tout ou des martiens qui viendraient remplacer nos politiciens ?
      Pensez-y et pour le plus grand bien de notre Patrie vous deviendrez peut être moins idéologique et à l’occasion plus pragmatique pour concilier le souhaitable au possible car sauf à croire au miracle, à l’impossible nul n’est tenu.
      Voilà pourquoi j’ai tendance à ne pas excommunier aussi catégoriquement espérant toujours des hommes des remises en question, un changement négocié et progressif…

    2. chryso45
      « tous les politiciens congolais n’ont aucune conviction… Aujourd’hui Monsieur Freddy Matungulu vient de me donner raison » : Ou c´est votre propre interprétation des faits qui vous donne raison.

  13. Chers compatriotes,
    Voici une des raisons de nos problèmes vient de ce fait. Voyons, une affirmation telle que je viens de lire ne peut s’expliquer autrement que par d’autres raisons qui ne sont pas du domaine de la logique. Examinons ensemble : « « Les débats sur les hommes ne feront jamais avancer le Congo. Ce qui fera avancer notre pays sur le chemin de la gouvernance, ce sont les débats sur le système politique ou les institutions. ». Une telle affirmation ne découle pas de la logique élémentaire. Lorsque l’on doit faire marcher une institution, on doit parler du profil et le profil concerne l’acteur humain qui serait chargé de faire fonctionner l’institution de façon adéquate afin d’atteindre les objectifs suivis. Lorsque l’on affirme une telle monstruosité logique alors que l’on est parmi la crème de la crème de Congoindependant, il y a de quoi se poser des questions. Le débat sur les hommes ne peut pas nous avancer sauf, lorsque l’on doit parler des élections présidentielles aux résultats bien contestés. C’est cela notre problème. Lorsque nous devons nous lancer dans des analyses essayons au moins de respecter une règle: la logique. Pas deux poids, deux mesures, surtout lorsque je déforme la mesure afin d’y mettre ce que je veux y mettre pour ménager les susceptibilité de ceux qui sont indéfendables, et surtout parce qu’ils sont indéfendables. Pour faire marcher des institutions, on doit parler d’hommes. Pour faire voler un avion, on a besoin d’un pilote formé, qui a fait preuve devant un jury d’examinateurs aussi bien théorique qu’en vol, de même lorsque l’on veut avoir un hôpital qui est bien géré et qui marche on doit parler des profils et des personnes qui doivent le gérer. Ne pas reconnaître ceci est une erreur qui ne peut jamais nous permettre d’atteindre certains objectifs suivis par nos efforts (théoriques pour l’instant). Que Dieu nous vienne en aide.

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